Face à la haine, je choisis l’amour

Face à la violence

Aux matins au gout amer

Face au chagrin

Aux tragédies qui nous glacent le sang

Face à la colère

Aux adieux silencieux

Face à l’innommable

L’insoutenable

L’enfance foudroyée

L’adolescence décimée

Face aux bombes qui explosent

Aux hommes qui tombent

Face à l’indicible

A l’agonie

A la peur sombre qui nous foudroie

Face à ce qui détruit

En un claquement de doigts

Face à la haine

Qui gangrène la société

Face aux armes qui fauchent

L’innocence, l’insouciance

Face à tout ce qui nous dépasse

Aux ténèbres qui nous pourchassent

Je choisis L’AMOUR

Sa puissance

Son authenticité

Son cœur qui bat

Je choisis D’AIMER

Envers et contre tout

De le dire

De le crier sur tous les toits

Je choisis LA VIE

Faillible et pourtant

Merveilleuse par moments

Je choisis la LUMIERE

Son énergie

Sa clarté vivifiante

Je choisis de RESISTER

Et quand tout vacille

Je PRIE

Pour Manchester

Pour les victimes et leurs familles

Pour la vie fauchée et une ville à tout jamais blessée

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Manuscrit deviendra Roman (ou comment j’ai enfin pris une décision!)

Il y a quelques mois je vous parlais de mon manuscrit inachevé. Vos mots, commentaires, messages et puis la vie autour, les rencontres, les témoignages m’ont aidé à prendre une décision, celle de terminer ce manuscrit, pour moi, pour clore ce chapitre, pour vous, lectrices, lecteurs et pour toutes celles et tous ceux qui luttent, avancent coute que coute, pour toutes les combattantes anonymes.

Où j’en suis ?

Je progresse doucement. Un peu comme un randonneur parti escaladé le Mont Blanc. Je crapahute, m’écorche un peu sur quelques souvenirs déplaisants, fais des pauses pour regarder autour, pour me nourrir de la lumière d’aujourd’hui, contraste saisissant face aux ténèbres d’hier. Je relis chapitre après chapitre, parenthèse après parenthèse, ajuste, rature, réécris, cherche des synonymes, enlève, ajoute.

Je n’ai pas de deadline précise, même si une date retient mon attention, comme un signe. 2018 paraît si loin et si proche en même temps.

Après ma relecture, mes modifications imprimées sur le papier blanc, il y aura l’envoie aux bêta-lecteurs puis l’attente. Puis les remarques, critiques, ajustements nécessaires. Et les corrections, la mise en page. Avant le point final. Le dernier.

Je comprends au fil des mots, des pages. Je n’invente rien mais je m’écris différemment. Je regarde le chemin parcouru avec énormément de bienveillance, sans jugement. Je me sens comme une victime devenue combattante devenue Phoenix. Je me sens de plus en plus fière des choix faits, des actes posés, des batailles menées.

Les mots me font prendre conscience à quel point mon amour pour la vie a triomphé de tout. Je ne veux pas devenir un exemple. Je veux juste dire qu’on peut mourir et renaître, sans perdre ses idéaux ou ses rêves, que tout arrive pour nous élever encore plus haut, plus près de ce qu’on est réellement, au cœur de soi.

Nos cicatrices

Il y a celles du corps, celles qui s’imposent à nous, qui d’un coup d’œil se détectent ou bien qui cachées sous des épaisseurs de laine ou de coton, suivant les saisons, se font toutes petites. Il y a celles que nous exhibons fièrement et d’autres que nous tentons d’effacer – désir inconscient de se protéger.

Nos cicatrices racontent toutes une histoire. Nos cicatrices dessinent des vagues sur nos peaux, sont là pour nous rappeler ce que nous avons vécu, ce que nous avons perdu et ce que nous avons gagné, ce que nous avons offert et ce qui nous a été offert.

Puis il y a les cicatrices invisibles, celles qui n’ont laissé de traces qu’à l’intérieur, celles que personne ne remarque. Ces cicatrices existent pourtant, elles sont aussi importantes que les cicatrices visibles. Elles parlent de notre cœur.

J’ai longtemps pensé que mes cicatrices s’estomperaient, qu’en évoquant le passé, je ne les verrais plus que comme des petits points insignifiants. Hier, en reprenant la relecture de mon roman autobiographique, j’ai vu les choses différemment. Mes cicatrices sont là. Personne ne les voit. Mais cela ne remet pas en cause leur existence. Et au lieu de les fuir, j’ai plutôt envie de les regarder avec bienveillance, de leur dire “merci” d’être là, comme le souvenir de tout ce que j’ai réalisé, de tout ce que j’ai appris au détour de chacune des expériences qui ont marqué mon chemin. Chacune a sa manière est comme une victoire à savourer, une belle revanche.

Soyons fiers de nos corps et de nos cœurs marqués. Regardons nous sans jugement, avec amour. Aimons ces cicatrices qui nous rappellent qu’envers et contre tout, nous sommes vivants!

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Se faire aider pour renaître

Aujourd’hui, j’ai envie de parler avec vous d’un sujet particulier, assez personnel (mais vu la teneur de bon nombre de mes articles ici, rien de bien « secret » non plus) qui me trotte dans la tête depuis quelques jours, voire semaines et qu’il me semble temps d’évoquer.

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Vous savez tous (ou presque pour ceux qui ont pris le train en marche) que quand je suis rentrée d’Irlande, enceinte jusqu’aux dents, j’étais à terre, complètement paniquée, paumée, rongée par la culpabilité et la honte, la peur et l’envie irrésistible de mettre fin à mes jours. J’aurais pu me laisser glisser lentement vers la déraison et la folie (je n’en étais pas loin) mais je n’étais pas seule. L’enfant dans mon ventre, celui-là même qui m’avait donné l’impulsion du départ, m’imposait une remise à flot – même temporaire – pour lui donner naissance dans les meilleures conditions possibles.

Je peux dire que j’étais bien entourée, merveilleusement entourée même. Personne ne m’a lâché la main. Mais ce n’était pas assez. J’avais besoin d’aide. Et quand je dis besoin d’aide, je pense à l’aide d’un professionnel. Oui j’avais besoin que quelqu’un d’extérieur à mon malaise, mon mal être, quelqu’un de non-impliqué émotionnellement m’écoute et me guide.

Avoir besoin d’aide, c’est encore une notion mal perçue, alors même que nous sommes de plus en plus nombreux à savoir que cette aide est disponible et souvent bénéfique. On veut toujours pouvoir s’en sortir seul. Parfois c’est tout simplement impossible. Voir même dangereux. Demander de l’aide est aussi vu par certains comme un signe de faiblesse. Aujourd’hui je vois cela comme une force, celle de dire que l’on est prêt à aller chercher à l’intérieur de soi ce qui ne fonctionne pas pour ensuite pouvoir aller de l’avant, reconstruire, se reconstruire. Comme le dit souvent ma psy « vous faites le travail – moi je suis juste là pour vous accompagner, vous donner des pistes de réflexion et vous soutenir dans votre démarche ».

Je sais aussi que certain(e)s ont dû faire face à de nombreuses déconvenues et ne souhaitent plus s’engager dans cette voie. J’en reviens donc à moi et à l’histoire. Entre décembre 2012 et février 2013, j’ai rencontré pas moins de six professionnels.

Mon médecin traitant d’abord qui m’a écoutée et qui le premier a évoqué avec moi l’idée même de « violence conjugale », terme que je refusais complètement à l’époque. Il m’a conseillé de prendre rendez-vous avec un(e) psychologue. Le premier rendez-vous a été un désastre. En l’espace de quelques minutes, je me baladais dans les méandres de mon enfance quand l’idée de départ était vraiment de faire face à ma grossesse et de la mener à terme (tout en sachant qu’à ce moment-là l’idée même de devoir mettre un enfant au monde me terrorisait et que je pensais même à accoucher sous X).

La troisième personne rencontrée était douce et à l’écoute mais ne cessait de me dire qu’il s’agissait sûrement d’une crise de couple, normale avec l’arrivée d’un enfant et qu’il fallait aussi que je comprenne les émotions, le ressenti du papa – complètement à côté de la plaque. J’avais beau porter toute la culpabilité de ce départ précipité, je n’étais pas à même d’entendre que lui de son côté était blanc comme neige et que les menaces qu’il avait proféré à mon encontre étaient presque « normales ».

La quatrième personne, j’allais la voir à l’hôpital psychiatrique – il fallait avoir le moral. Elle m’a plus enfoncée qu’elle ne m’a aidée. Elle pensait aussi que je devais reprendre contact avec le père. J’avais l’impression qu’elle ne m’écoutait pas. Elle me disait d’ailleurs qu’à terme je pourrais revenir avec lui, quand tout se serait tassé. Elle m’a même mise sous antidépresseurs – j’ai refusé. La cinquième personne m’a orienté vers la sixième. Je suis sortie de son cabinet en pleurs, prise de vertiges et incapable de calmer mes sanglots.

La sixième personne a été la bonne. Je me serais volontiers passée de ce parcours du combattant qui m’a lui aussi pas mal fragilisée (je ne l’étais pas assez !). La sixième personne m’a écoutée ENFIN. Elle m’a surtout aidée à assumer ma grossesse, à aller au bout plus sereinement et elle m’a suivie après la naissance. Car si tout le monde me disait « une fois que tu auras ton enfant dans les bras, tout ira mieux », personne ne savait ce qui se passait à l’intérieur de moi – un enfant ne fait pas de miracle, ce n’est pas son rôle. Si la vie devient douce le temps de quelques heures, la réalité reprend vite le pas sur ces moments volés. Tant que les blessures ne sont pas prises en compte et en charge, le malaise et le mal-être demeurent.

Tout ça pour dire qu’il ne faut pas baisser les bras après un premier rendez-vous raté (ou plus). Il faut laisser le temps au temps et surtout prendre conscience qu’un psychologue ou psychiatre (ou autre) n’ira pas toujours dans notre sens, nous mettra souvent face à nous-mêmes, nos blocages (c’est ce qui est le plus difficile) et nous guidera vers plus de lumière. Cela ne se fera pas sans heurts, sans chagrin, sans larmes. La reconstruction est un véritable processus qui ne se fait pas en un claquement de doigts.

Mais en grande connaisseuse que je suis, je peux le dire, sans hésiter, ça en vaut la peine !

Mes lectures d’Avril

Comme chaque mois, avec toujours un peu de retard (on ne se refait pas), je vous présente mes lectures au nombre de 5 – cette année j’ai décidé d’acheter moins de livres, d’abord parce qu’il s’agit bien souvent d’un budget non négligeable et puis parce que mes étagères ne font pas le poids. Comme je finis par donner la plupart des livres lus, je préfère les emprunter à la bibliothèque de mon quartier. En avril, j’ai fais une exception! Le livre en valait la peine. Je vous dis tout ça plus bas.

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J’ai commencé le mois avec le très beau livre HOME de Toni Morrison en VO. Je crois que je ne saurais dire pourquoi j’ai aimé ce livre. Je l’ai aimé voilà tout. L’écriture poétique de Toni Morrison m’a emportée et fait passer d’excellents moments, douloureux parfois. Une réflexion sur la vie, la terre, nos origines et cet endroit si particulier que nous pouvons nommer “HOME”.

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J’ai poursuivi avec TOUS LES MATINS DU MONDE de Pascal Quignard. On reste dans l’univers poétique avec ce court roman chargé d’émotions, rempli d’images et de musique. Monsieur de Sainte Colombe, Maître de musique, spécialiste de viole vit seul, reclus, avec ses deux filles, depuis le décès de sa femme (dont il a du mal à se remettre). L’auteur nous embarque dans cette épopée musicale tantôt austère, tantôt passionnée et nous dévoile le sens profond de l’art: la maîtrise ne fait pas de nous des artistes, c’est la façon dont nous vibrons avec la passion qui nous anime qui fait la différence. A lire.

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Puis j’ai laissé de côté les romans pour me plonger dans le magnifique livre de Anne Laure Buffet LES VIOLENCES PSYCHOLOGIQUES (de la résistante à la reconstruction). Ce livre est un livre qui parle des victimes, de toutes ces personnes, hommes, femmes et enfants aux prises avec une personne toxique qui perdent pied et tentent de refaire surface, dans la douleur, la colère et la peur le plus souvent. Un livre qui parle de cet enfermement progressif, de ces blessures invisibles qui creusent leur lit sous le corps, dans la tête et de la vie qui devient survie. Ce livre m’a bouleversée mais surtout m’a réellement donné l’impression d’être enfin ENTENDUE. On entend souvent parler des bourreaux, rarement des victimes. Anne Laure les comparent à des combattants, des combattantes. Ce livre très bien écrit et rempli d’exemples concrets et justes nous offre les clefs pour comprendre et nous reconstruire – chemin sur lequel j’évolue depuis plus de quatre ans, parsemé d’embûches mais aussi incroyablement lumineux. MERCI

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J’ai enchainé avec UN BRILLANT AVENIR de Catherine Cusset. Un autre beau roman, à croire qu’en avril j’ai fais les bons choix. Ce livre retrace l’histoire d’Elena, jeune roumaine, devenue Hélène quand elle émigre aux Etats-Unis avec son mari et son fils, décidée à laisser son passé derrière elle. L’arrivée d’une jeune française dans la vie de son fils unique va changer la donne. Un destin de femme des années 50 à nos jours, une histoire de famille, de cicatrices, d’identité, de maux qui mettent du temps à guérir, d’espoir. Une narration fluide et détaillée. Un style simple et efficace. Un très bon moment de lecture.

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Pour terminer, je me suis pris une bonne claque avec CONFIDENCES A ALLAH de Sophia Azzeddine. Ce que je peux vous dire c’est qu’on ne sort pas indemne de ce court roman, véritable coup de poing sur l’oppression des femmes à travers le monde et la cruauté (ou la bêtise) des hommes qui règnent en Maître sur la vie, le corps, l’histoire de chacune d’elles. Jbara, petite bergère, est chassée le jour où sa famille découvre qu’elle est enceinte. De ses chères montagnes à la ville, de la soumission à son père à la prostitution, Jbara connaîtra les pires humiliations. Dans ses moments de joie comme de doutes, de chagrin comme de colère, elle se confie à Allah, son refuge apaisant. Dans ce monologue plein de rage et de sagesse aussi, Jbara nous montre que nous sommes responsables de nos actes et de nos pensées, que les chemins de traverse que nous prenons et les vides dans lesquels nous tombons parfois ne sont pas des malheurs imputables à Allah. Ces erreurs, ces errances nous reviennent. Un magnifique plaidoyer pour l’insoumission. Jbara se crée elle-même son destin, renait, suit sa route avec le soutien de son seul confident et de l’Amour sans borne qu’elle lui voue. A lire de toute urgence (attention aux âmes sensibles, le langage est très cru).

Avez-vous lu certains de ces livres? Qu’en avez-vous pensé? Ou en avez-vous à me conseiller? Je suis toujours preneuse, même si j’ai une PAL impressionnante…

De l’authenticité de mes rêves

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Je suis toujours là. Comme je vous le disais dans mon dernier article, je ne sais pas trop quoi faire de cet endroit. Déjà j’ai moins le temps. A moins que je ne prenne du temps pour autre chose, qui m’apporte autant.

Je réfléchis, je prends mon temps – je parle beaucoup de temps, peut-être que mon rapport au temps justement a changé. En tous cas, je tente de profiter de chaque instant sans me laisser distraire par des choses sans importance. Je me surprends à dire “c’est pas grave” plus souvent. Je lâche prise à mon rythme, doucement.

J’écris ici quand je le sens, quand les mots me chatouillent l’extrémité des doigts. Quand je ne suis pas ici, je suis la-bas. Ou alors je suis loin de tout ça, plongée dans mon manuscrit ou dans de nouveaux livres qui chacun à sa manière me donne la nourriture dont mon esprit a besoin.

Sous ma douche ce matin – et oui Messieurs-Dames l’inspiration me vient souvent sous la douche – je vous l’accorde, ce n’est pas l’endroit idéal pour noter des choses, mais ma tête garde en mémoire ce qu’il faut le temps que je me rue sur un carnet ou mon téléphone pour noter les mots en vrac – donc ce matin, j’ai eu une petite illumination.

Je vous explique. Je ne suis ni une romancière, ni une novelliste, encore moins une essayiste, je suis une aventurière du quotidien, une attrapeuse d’instantanés de vie. Une de mes amies l’autre jour disait “j’aime ce que tu écris, c’est court, ça parle de toutes ces petites choses qui forment nos existences. Il n’y a pas de suspens dans tes textes, mais quelque chose de plus subtil, de poétique, qui nous attrape par la main et nous parle, au creux de l’oreille.” C’est un compliment qui m’a énormément touchée, comme vous pouvez l’imaginer. Je trouve surtout que ça résume très bien ce que je fais, qui je suis.

Si un jour dans les maisons d’édition il existe un créneau pour les textes courts, j’ai quelques chances. En attendant je retourne à mes carnets, à ma passion, à mon rêve devenu réalité, à mes scènes de vie choyées, en cherchant dans chaque mot partagé à être plus près de vous, en étant moi. Quand j’entends que mes mots accompagnent de nombreux lecteurs, connus et anonymes, dans leur vie de tous les jours, je suis aux anges et je souris intérieurement! Merci à vous d’être là!

Mots doux

Un merci s’impose pour toutes celles (et ceux) qui m’ont laissé un message sur mon billet d’hier. Votre soutien m’est précieux. Vous le savez – je me répète – mais qu’il est agréable pour moi de recevoir ici et là ces jolis témoignages d’amitié.

Juste quelques mots pour vous rappeler que jusqu’au 30 avril, Chuchotis et Ricochets est à moitié prix (avec dédicace), soit 4.50€ (+3€ de frais de port pour la France et l’Europe). Plus besoin de m’envoyer un mail (sauf si vous le souhaitez bien évidemment!), vous pouvez le commander directement en cliquant sur l’image ci-dessous et vous serez directement connectés à paypal (c’est simple, rapide et efficace).

Les retours sont juste à l’image de ce troisième recueil, empreints de douceur et de chaleur humaine. Merci à chacune des 25 personnes qui l’ont déjà commandé – j’espère qu’il y en aura d’autres très prochainement. Ce livre n’attend que vous!

Je vous souhaite une belle fin de journée et vous dit à très vite pour de nouvelles aventures.

En passant…

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Le froid est revenu et j’ai dû ressortir mon manteau d’hiver. J’avais besoin de chaleur aujourd’hui. Je ne m’imaginais pas passer la journée les bras autour du corps pour me réchauffer. Il y a des jours comme ça. Des jours où tout commence de travers, où la fatigue est telle que les nuits n’arrivent même pas à l’apaiser. Mes rêves biscornus ont repris du service depuis quelques jours. Je m’en serais passée.

Un petit creux de vague, sans trop d’importance. Un petit creux qui donne envie d’hiberner. Ce petit creux que nous connaissons tous un peu, plus ou moins, qui vient réveiller des blessures mal cicatrisées (quand on croit qu’il n’y en a plus, une nouvelle surgit et nous demande de travailler encore sur nous et nos pensées erronées). Un petit creux que j’apprends à accepter. En gérant mon impulsivité qui me donne parfois envie de tout envoyer balader. J’ai muri. Je ne me laisse moins dépasser par cette vague d’indécision qui auparavant m’aurait fait prendre des décisions un peu trop radicales – que j’aurais regrettées.

Je me demande toutefois si je ne suis pas arrivée au bout d’un chapitre sur ce blog. Ou si ma présence ici, pour le moment, ne me détourne pas de mon gros projet autobiographique. Ce récit terminé vient de passer de la phase d’écriture à la phase de relecture. Le chantier est conséquent. Je souhaite m’y consacrer davantage dans les mois à venir, afin d’y mettre aussi rapidement que possible un point final.

Je me laisse le temps de la réflexion. D’ici quelques jours, je sais que l’énergie sera revenue, j’aurais à nouveau envie de partager quelques bribes de vies, je me sentirais plus légère et pleine d’énergie. J’aurais de nouvelles idées, de charmants projets à partager. Je ne me sentirais plus engourdie par tous ces mots accusateurs qui fleurissent ici et là sur qui à voter pour qui – pour quoi.

A très vite mes ami(e)s…

Maman solo (mais pas que!)

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Hier j’avais un dîner – phénomène exceptionnel – avec un homme – phénomène encore plus exceptionnel -étant donné que ma vie sentimentale est à l’arrêt depuis plus de quatre ans (même si à mon avis je pourrais rajouter quatre ans de plus, tellement ma dernière relation n’avait rien de sentimental mais bon on va faire simple). Oui je sais on peut aussi avoir des dîners aves des hommes en « ami » mais moi j’ai jamais vraiment eu d’ami sans e. Si, un,  qui j’ai déclaré ma flamme cet été – fiasco complet (normal il était déjà marié !). Ca m’a au moins permis de passer à autre chose.  A toute chose malheur est bon c’est bien connu !

J’arrête de blablater et je reviens au dîner d’hier. Et au pourquoi de cet article surtout – si tant est que cet article ait un but particulier – je me disperse encore. C’est l’effet que ça fait quand on ne parle qu’avec des petits hommes de moins de quatre ans depuis trop longtemps…

Hier soir, je me suis rendue compte de trois choses :

  • Un divorce ça fait de sacrés dégâts et ça se voit au premier coup d’oeil. On se croit à l’abri puis un jour c’est la guerre. Je sais pour certains ça se passe bien. Pas souvent quand même. C’est la débâcle en nous et à défaut de vivre, on survit. On tient le coup pour les enfants, ils donnent un sens à tout le reste. Un divorce c’est une lente descente aux enfers. Il faut faire son deuil et ça prend du temps.
  • J’ai dépassé ce stade. Je suis loin de la fille désemparée et paumée que j’étais à l’époque, pleine de doutes, de peurs, la tête remplie de mauvais films, le cœur complètement broyé, l’énergie à plat. J’ai retrouvé mon sourire, ma joie de vivre. J’ai fait mon deuil. Et s’en rendre compte, ça file la pêche.
  • J’ai davantage confiance en moi et en l’avenir. Et j’ai bien envie de partager ça avec quelqu’un. Je me sens prête – c’est assez relatif tant que tu n’as pas sauté le pas – à faire de nouvelles rencontres « comment ? » – That is the question ! J’ai envie dire « on verra ».

Hier j’avais un dîner et ce dîner m’a ouvert les yeux sur la vie que j’ai quittée, la page que j’ai tournée et m’a orienté vers l’avenir, un avenir lumineux, joyeux, serein et apaisé.

Et comme le disait ma prof d’histoire-géo de Terminal : “Y a qu’à, y a qu’à. Mais faut qu’on !”

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une très douce soirée !

Ps : Si il y a parmi vous des mamans (ou papas) solos qui ont des tuyaux à partager, n’hésitez pas!