Interview Femmes Inspirantes Saison #2 – Nadège et les Annales Akashiques

Si vous vous souvenez (pour celles et ceux qui me suivent depuis quelques années déjà), courant 2017, j’avais fait plusieurs interviews de femmes inspirantes, que vous pourrez retrouver ICI. Je lance la saison 2, avec une interview toutes les semaines ou tous les quinze jours (je n’ai pas encore décidé) et on commence aujourd’hui avec Nadège!

Bonjour Nadège, peux-tu tout d’abord te présenter (en 1 mot comme en 100 – à toi de voir) ?

Bonjour Marie, je suis Nadège, j’ai 37 ans et je suis créatrice de possibilités grâce aux annales akashiques.

Quel est ton parcours de vie ?

Mon parcours de vie est plutôt atypique et un rien chaotique, surtout professionnellement ! Petite, je voulais être styliste de mode, mais les circonstances m’ont plutôt conduite à des postes de vendeuse, contrôleuse qualité, préparatrice de commandes… J’ai aussi eu une première entreprise dans le secteur de la rédaction web et de l’édition, jusqu’à ce qu’un burn-out m’oblige à me remettre sur le marché du travail salarié. Mais comme je m’ennuie profondément dans un emploi salarié, je me suis relancée dans l’entreprenariat en 2018 !

Mon projet initial était un programme de coaching en créativité, délivré sur une plateforme et destiné à secouer l’esprit créatif de mes client.e.s. Mon premier lancement a été un échec et je me suis rapidement rendu compte que le second lancement que je prévoyais n’avait pas plus de chances de marcher que le premier. J’ai donc tout arrêté pour me recentrer sur une activité qui, depuis le début de l’année, a déjà trouvé quelques clientes – ce que je prends comme un signe encourageant.

Tu t’es formée il y a quelque temps à la lecture des annales akashiques – peux-tu nous en parler plus en détail ?

 J’étais attirée par la formation Soul Realignment depuis plusieurs mois, et l’échec du lancement de mon programme m’a incitée à m’inscrire. Au départ, je prévoyais de me servir de cet outil uniquement pour travailler sur les blocages qui me pourrissent la vie depuis trop longtemps. Finalement, donner des séances à mes « testeuses » m’a plu, et leurs retours ont été assez convaincants pour me donner envie de développer cette activité dans le cadre de ma microentreprise.

Concrètement, les annales akashiques sont comme une immense bibliothèque virtuelle où sont référencées toutes les informations sur notre âme, depuis sa création jusqu’à aujourd’hui. En accédant à nos annales akashiques, on peut découvrir qui nous sommes vraiment, mais aussi remonter à la source de nos blocages pour les libérer. J’aime bien dire que c’est un raccourci pour mieux se connaître et avancer dans sa vie !

Qu’est-ce que tu as appris durant cette formation qui t’a donné envie d’en faire profiter les autres ?

J’ai appris l’importance de poser des actions alignées avec qui on est plutôt qu’avec ce qu’on croit être. J’ai découvert que lorsque nous faisons des choix en désaccord avec notre âme, que nous nous perdons dans des rôles qui ne sont pas les nôtres ou que nous nous acharnons à maintenir des situations/relations insatisfaisantes, cela peut générer des blocages tenaces dans notre vie – et que poursuivre des efforts désalignés n’est d’aucune utilité pour changer les choses.

J’ai compris aussi qu’il est important d’implémenter quotidiennement de petites actions ciblées pour amener des changements concrets dans notre vie. J’ai été sensibilisée très jeune à la loi de l’attraction et au pouvoir de la pensée positive, mais il manquait à ces outils un ancrage « physique », ce qui fait que j’ai pris l’habitude de rêver, de prier et de « mentaliser » plutôt que d’agir. Et lorsque j’agissais enfin, ce n’était pas forcément dans le bon sens puisque je n’avais plus de boussole intérieure pour me guider !

Du coup, cela me paraît important d’accompagner d’autres personnes à retrouver leur alignement pour agir intelligemment et créer de vrais résultats dans leur vie.

À quel public sont destinés tes services ? Que souhaites-tu apporter aux personnes qui te contactent ?

Mes services sont surtout destinés aux femmes sensibles et idéalistes qui ne se reconnaissent pas dans la société actuelle. J’ai envie qu’à travers mon travail elles se réconcilient avec elles-mêmes et retrouvent du pouvoir sur leur vie.

Je me suis moi-même sentie très souvent en décalage vis-à-vis des autres. J’étais souvent heurtée par la méchanceté, la mesquinerie, l’inconscience, l’intolérance et la bêtise dont j’étais témoin. Je pensais que j’avais un problème, que c’était à moi de changer pour m’adapter au monde et être acceptée. Durant mon adolescence, j’ai développé une personnalité cynique, froide et indifférente pour me protéger. Et je me suis perdue dans la manœuvre !

J’ai mis du temps à me retrouver et j’ai parfois encore du mal à me positionner, sans parler de croire en moi. Cela me désole de voir que beaucoup de personnes sensibles sont dans la même situation et souffrent de ne pas être « vraies ». J’aimerais vraiment que mon travail permette aux femmes qui me consultent de laisser tomber leurs masques pour permettre à leurs richesses intérieures de s’épanouir…

Si tu avais un dernier message à faire passer ou un mot à partager, ce serait quoi ?

J’ai très envie de croire qu’en nous réconciliant avec nous-mêmes et en nous réalignant avec notre âme, nous pouvons non seulement nous créer une vie épanouissante, mais également contribuer à construire un monde meilleur…

Merci à Nadège pour sa participation et son partage. J’ai moi-même fais une séance avec elle et je ne peux que vous recommander de jeter un coup d’œil à son offre. Et encore mieux, de vous lancer dans l’aventure. C’est source de grande richesse pour qui se pose des questions et souhaite avancer plus sereinement dans sa vie!

 

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De la critique gratuite…

Petit plaisir fugace sortie d’une collection Harlequin rouge passion modernisée . Pourquoi pas puisque ça marche ? J’en fais la 1344é lecture et le …31é commentaire…no comment !” – Commentaire reçut suite à la publication d’un texte pour le Prix Short Edition Printemps 2019.

Sur le moment, je me suis dit “quel manque de tact”. Tout de même. Et puis après coup, que ça ferait un bon support pour un nouvel article. Et me voilà!

Écrire implique de ne pas satisfaire tout le monde. C’est un fait. Il n’y a pas qu’écrire d’ailleurs. Il y a être, vivre, créer, dire, chanter, parler, oser…

Toutefois est-ce que nous vivons, créons, parlons, osons pour plaire à tous? Ou est-ce que nous souhaitons tout simplement “être” dans l’acte que nous posons  à un instant T?

Mes textes ne remportent pas l’unanimité. Ils touchent certains quand ils en laissent d’autres sur leur faim. Certains les trouvent plein d’émotions quand d’autres les trouvent mièvres. Certains estiment qu’ils sont chantants, poétiques quand d’autres y voient une pâle copie de ce qui se fait déjà.

Très bien, chacun a le droit d’avoir son avis sur la question. Moi même j’apprécie certains textes et j’en trouve d’autres sans âme. Nous avons tous des styles qui nous plaisent plus que d’autres, tant mieux, il y en a pour tous les goûts!

Par contre, ce que je ne comprends pas, c’est ce genre de commentaire gratuit. Qui n’apporte rien. Récemment, j’ai envoyé mes novellas à des personnes pour bêta lecture et le premier retour que j’ai eu a été très constructif. Certaines choses n’allaient pas, les commentaires n’étaient pas du style “guimauve”, ils m’ont amené à réfléchir sur mes écrits. C’est une expérience très positive. A partir du moment où celui qui lit apporte son avis, sa critique dans un sens qui nous permette de nous améliorer, je dis “OUI”. Mais si c’est juste parler pour parler, à quoi ça sert?

A une autre époque, cela m’aurait blessé. Aujourd’hui, j’ai la maturité nécessaire pour prendre les choses avec philosophie. Cela me permet de me rendre compte que j’ai progressé sur la manière dont j’écris et j’appréhende l’écriture en général. Une vraie bouffée d’air frais!

Et vous, les “avis” dans le genre, vous les prenez comment? Avec du recul? Ou bien ça vous touche et ça remet en question vos idées, vos projets, votre envie?

Les États d’Esprit du Vendredi 15.03.2019

Copyright Marie Kléber

La semaine est passée à une vitesse folle, il est déjà l’heure des états d’esprit, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [21h43]

Photo: one step at a time
Fatigue : après un weekend au lit, j’ai repris des forces
Humeur : très bonne
Estomac: brocolis, avocat, poire, tisane
Esprit: serein, apaisé
Cond. phys. : nothing
Boulot/projet : après des mois voir des années de bore-out absolu, voilà une vraie semaine de travail! Hourra!
Culture: Harry Potter & the Cursed Child – Art de Yasmina Reza – Harry Potter 4 Movie – L’actrice de Maude Perrier
Penser à : vous parler de la reprise des Interview de Femmes Inspirantes…

Avis perso: après des dépenses à tout va, l’heure est aux réductions budgétaires drastiques, aux départs et à la peur… qui est le prochain sur la liste? Sympa l’ambiance de travail!
Message perso: (1) merci pour tes retours constructifs et ta rapidité de lecture (2) ça fait beaucoup de bien de te voir (3) ce voyage a fait éclore quelque chose en toi, qui était là depuis toujours, qui s’est réveillé et c’est beau à voir
Loulou: a repris le chemin de l’école, adore faire des blagues, crée plein d’histoires à partir de rien, s’amuse au foot
Amitiés : mails surtout et cartes aussi
Love : présent, sportif, semble heureux
Sorties : cadeaux pour loulou
Essentiel: respirer et saisir des morceaux d’éternité quand ils se présentent
Courses: nourriture pour la semaine
Envie de: écrire une nouvelle histoire
Zic: The Rose

Fin [22h49]

Bonne soirée et excellent weekend à vous tous.

Ce petit rien

Copyright @Ornella Petit

Je le saisis parfois
Une conscience que je ne garde pas longtemps
Ça vient et ça file
C’est suspendu dans le vide
La conscience que tout n’est rien
Que ce rien non palpable est tout
Ça paraît tordu pourtant c’est simple
Si simple
Que ça en est déroutant
Alors l’esprit reprend les commandes
Et tout retrouve sa place
Tout redevient comme avant
Avant la conscience
De n’avoir rien à prouver
Rien à gagner
Rien d’autre à être que ce que l’on est
Mais le sait on?
Qui l’on est

Quand je les vois cherchant ici et là
Reconnaissance, gloire, regards admiratifs
Quand j’entends leurs peurs intérieures
Quand je saisis leur vulnérabilité derrière la façade de certitudes qu’ils affichent pour faire face au monde
La conscience revient me rappeler que nous finirons tous de la même manière
Poussière…
Poussière de terre ou d’étoile

Alors que restera t-il de nous?
Des hommes – des femmes qui avons réussi
Qui avons été les premiers
Qui avons voulu gagner
Mais gagner quoi?
Il ne restera rien des prix – des économies – des possessions
Même les souvenirs qui nous auront tenu chaud ne seront plus
Il restera un peu de nous pour les autres. Puis cela aussi disparaîtra
Nous disparaitrons…

Alors je tremble de ne pouvoir garder cette conscience plus longtemps
La vie me rattrape
Je respire mal
Je ne sais plus
Je me sens coupée du monde
Et pourtant j’entends le monde qui m’appelle
Alors je reviens au connu
A tout ce que je ne saisis pas toujours
Je reviens aux rires, aux larmes
A la peine, à la joie, à l’incertitude
A l’espérance, à moi, à l’autre
A l’équilibre à préserver
Entre ce que je sais et ce que je ne sais pas encore

J’essaie de prendre davantage la mesure du temps
Avant que le temps ne vient toucher ma bulle d’argent
Et la faire éclater

Tu me manques

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Tu me manques
Le son de ta voix
Le bruit de tes pas
Le vert de tes yeux
Tout ce qui fait toi

Tu me manques
Le matin
A quelques minutes de moi
Le soir
À quelques vols de là

Tu me manques
Une heure
Deux heures
Des jours
Toujours

Tu me manques déjà
A deux doigts
D’un baiser
Les secondes envolées
Au coin du boulevard

Je pourrais écrire
Les frissons
Les dentelles
Les regards
La liberté
Mettre d’autres mots
Sur ces états d’être
Sans toi

Y mettre les formes
Mais rien ne dirait vraiment
Le manque brut
Le manque dense
Des heures sans toi

Ce monde de “Tabou”

Source Internet

Tabou. On entend le mot à toutes les sauces ces temps-ci.

Le tabou sur le désir ou non d’enfant, sur le couple et ses choix de vie, sur les maux physiques, psychiques, l’endométriose, la fausse couche, le deuil d’un enfant, sur nos préférences sexuelles, nos choix politiques, la manière d’élever notre progéniture, le harcèlement, le burn-out, le bore-out, la dépression, le choix d’allaiter ou de ne pas le faire, le sexe, la religion, la PMA, les couples libres, le mariage, la pornographie, la sodomie, l’accès à la propriété, l’argent, l’anorexie, l’infidélité, le “terrible two” et ceux qui suivent, l’adolescence, le célibat, la violence, l’avortement, les familles monoparentales, la prostitution, les problèmes de santé intimes, l’immigration, le nucléaire, le handicap, les maladies auto-immunes, l’orgasme, la maladie en général, les MST, l’autisme, le plaisir masculin, le divorce, l’échec scolaire, l’euthanasie, la drogue, la mort…(vous en aurez sûrement d’autres à ajouter)

Et on se vante d’être plus tolérants que par le passé! Alors même que nous jugeons tout le monde et tout le temps.

Nos vies sont passées au crible de ce que non seulement la société mais les “bien-pensants” jugent “bon” ou “mauvais”. Tout le monde a une opinion sur tout et tout le monde la partage, sans se soucier des conséquences.

Certaines chosent se disent quand d’autres ne se disent pas. Mais rien ne se dit vraiment au final. Tout reste en suspens. On reste dans les non-dits, les silences et la culpabilité. Ce n’est plus la religion qui nous traumatise, c’est le regard de tout un chacun sur la manière dont nous choisissons de vivre notre vie. Comme si nous devions rendre des comptes à tout le monde, tout le temps.

Tous ces sujets ne sont ils pas pour la plupart liés à des choix personnels. A partir du moment où ils ne causent pas de tort à autrui, pourquoi vouloir absolument les remettre en question? Pourquoi vouloir absolument avoir raison? Que manque t-il dans nos vies pour que nous cherchions sans cesse ce qui pourrait clocher dans la manière de vivre, de penser, d’être de l’autre?

Maintenant…

Imaginez un monde dans lequel vous pourriez parler de tout ça, sans vous poser cent fois la question sur votre légitimité à le faire, sans vous demandez si une fois de plus on va vous regarder de travers, un monde dans lequel chacun accueillerait votre confession avec bienveillance, en acceptant votre point de vue, sans pour autant le partager.

Ne vous sentiriez-vous pas plus à l’aise dans ce monde-là? Ou préférez-vous rester dans celui qui voit la différence comme un travers à dompter, qui voit chaque individu comme un électron libre à faire rentrer dans le droit chemin?

Les Etats d’Esprit du Vendredi 08.03.2019

Copyright Marie Kléber

Vendredi déjà et la fin des vacances, l’heure en tous cas des états d’esprit, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [15h02]

Photo: les jardins du Palais Royal
Fatigue : une ou deux nuits très courtes, rien de bien méchant
Humeur : excellente
Estomac: pizza, salade, salade de fruits, tisane
Esprit: heureux
Cond. phys. : yoga – footing en duo
Boulot/projet : un peu plus de boulot mais une ambiance un peu plus détestable…j’écris, je lis et je prends mon mal en patience.
Culture: Harry Potter Tome 7 (près de 300 pages en une soirée, si ça, ce n’est pas de la passion…) et Grâce à Dieu au ciné (ce film m’a complètement bouleversée)
Penser à : mes résolutions pour le carême

Avis perso (1): quand on a vécu des relations amoureuses chaotiques (et toxiques), on ne sait pas combien c’est agréable de faire un footing à deux et on stress pour rien…
Avis perso (2): je me demande si l’écriture inclusive et la féminisation des noms de métiers va vraiment faire avancer les choses.

Message perso: (1) je ne suis pas aveugle, je choisis juste de voir tes forces (2) j’ai passé un super moment et ça m’a fait plaisir de te revoir aussi (3) merci pour toutes tes idées!  (4) merci pour votre enthousiasme et soutient pour la relecture de mes textes, ça me touche vraiment beaucoup!
Loulou: a adoré ses vacances, aurait bien aimé que ça continue un peu, a fait du poney, vu ses copains, aimé mes cartes postales
Amitiés : aux anges que j’ai rejoint le club des fans de HP!
Love : magique, sensuel, drôle, craquant
Sorties : j’en ai bien profité pendant 15 jours, on va ralentir le rythme cette semaine
Essentiel: s’aimer, se le dire, savourer la vie, faire l’amour aussi!
Courses: une trousse pour loulou, de la peinture
Envie de: écrire plein d’articles sur le coaching, le féminisme, mes coups de cœur du moment, partager des interviews de personnes inspirantes, peindre…
Zic: Ama Gents

Fin [15h39]

Bon et beau weekend à tous! Profitez bien. Et bonne reprise à celles et ceux qui étaient en vacances!

Drôle de nuit(s)

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Qui ne serait pas désolé devant l’étendue du désastre de mes nuits?

Je vagabonde, innocent, entre impossibles insomnies et rêves abracadabrantesques, dans lesquels je me retrouve tantôt poulpe, prêt à être dévoré, crustacé à être décortiqué – carcasse abandonnée – fromage à être savouré ou repoussé sur le bord de l’assiette, d’un air dégoûté.

J’émerge de ces nuits, en sueur, tel un sportif à plat, complètement déboussolé, les émotions en fleur de lys – mais non à fleur de peau.

Je me demande si, en l’etat actuel des choses, dormir n’est pas une activité superflue…

Ceci est ma participation à l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots étaient: poulpe – Lys – insomnie – fromage – superflu – crustacé – désolé – emotion.

 

Une histoire de confiance

Image by sweetlouise on Pixabay

Nous avons tous / toutes vécus des des revirements de situations. Que ceux ci soient  amoureux, amicaux, familiaux, professionnels. Nous avons tous fait face un jour ou l’autre à un départ inattendu, une séparation. Nous avons donné notre confiance à des personnes qui s’en sont moquées. Ouvertement parfois. Certains mensonges nous ont bousculés, beaucoup. Certains secrets ont été divulgués, sans notre consentement. Certaines révélations marquèrent la fin de quelque chose qui ressemblait vaguement à de l’innocence.

La confiance, certains la donnent en deux minutes top-chrono. Pour d’autres, il faut du temps, beaucoup de temps, le temps d’être rassuré, le temps que l’autre fasse ses preuves, le temps des mots et le temps des actes, le temps de la parole donnée et assumée.

La confiance, quand elle est trahie, certains la reprennent en deux minutes top-chrono, d’autres sont fervents défenseurs de la fameuse “deuxième chance”.  Certains font le serment de ne plus jamais faire confiance. Ni à la personne qui les a trahit, ni à personne d’autre d’ailleurs.

Certains font confiance à tout le monde, quand d’autres ne font confiance à personne. Quand l’insouciance dicte les pas des premiers, la méfiance dicte ceux des seconds. Et si on se fiait plutôt à nos intuitions…

La confiance est un ressenti entier, c’est ce qui nous permet d’entrer en relation avec l’autre. Sans confiance, nous risquons fort de rester sur le bas côté à regarder la vie passer. Toutefois une confiance mise à mal, au delà de la blessure, a des conséquences. Sur la confiance en générale et la confiance en soi en particulier. Faire à nouveau confiance demande d’apprendre à bien / mieux se connaître et d’être capable de faire la part des choses entre ce qu’on a connu et ce qui se présente.

La confiance c’est aussi beau et fragile que de la porcelaine.

Il n’y a pas de miracle. La confiance c’est comme beaucoup de choses, ça s’apprend et çà se construit, ça s’entretient et ça se nourrit. De l’intérieur.

Le bruit du silence

© Sabine Faulmeyer

Le plus assourdissant c’était le silence. Il ne restait rien dans la cour à part un jouet d’enfant. Juste ça. Et des rires imaginés, qui glaçaient le sang davantage. Même pas de larmes. Juste un cri sourd. Juste le silence lourd.

Et des regards. Des regards qui disaient tout ce que les voix ne pouvaient pas. Oui juste ça, des regards froids et perdus. Des regards sclérosés par la chute, violente, rude. Regards vides qui déversaient leur mal être sur le bitume.

Et des yeux attirés vers ce jouet, dernier vestige de l’innocence trahit, d’une justice qui se donnait des airs de grands. Des promesses en équilibre. Juste ça.

Combien de paroles tues pour en arriver là? Combien de témoignages bradés? Combien de drames relégués dans des cartons au grenier? Combien de fantômes? Combien de vies, de destins? Combien de “rien” pour devenir complices de ce drame intime?

Ce texte a été écrit dans le cadre de latelier 324 de Bric A Book