Posted in Carnets de route, Variations Littéraires

Les jours de…

Les jours de pluie, j’écoute les gouttes en fête, leur musique intense, comme des battements de cœur, qui frappent les carreaux, le bitume, s’écrasent lourdement sur les corps, se déposent délicatement sur les fleurs. La nuit, la pluie m’apaise. Elle me chante une mélodie, celle des mots qu’on griffonne, avides que nous sommes de sortir nos tripes, nos rêves sur le papier fiévreux.

Les jours de pluie me ramènent sur cette terre si verte, là où mon cœur erre encore, le long de La Liffey, là où les souvenirs sont, pour toujours ignorants de la fin, pour toujours pleins de vie. Il me semble parfois les entendre frapper à la porte et alors j’ouvre pour passer un temps avec eux, un temps comme à part, temps des quatre saisons qui se mélangent, tant de rires et tant de ce sentiment d’être là où je suis.

Les jours de soleil, je goutte aux rayons qui sur ma peau laissent un baume brun, fragments de chaleur dont je me délecte, tant qu’il ne brule pas, tant qu’il ne me saoule pas. Je rêve alors de bord de mer, des vagues qui lèchent le sable et déposent sur le derme un sel aux accents de liberté.

Le soleil est le temps de la complicité, du présent, celui de l’amitié, un temps de partage, un temps pour être ensemble avant que la fin du jour ne nous pousse à rentrer plus tôt. Le soleil est la bénédiction de nos mains qui se frôlent. Il joue avec les contrastes et les couleurs, avec les ombres, les sens.
Les jours de soleil je me sens dans l’envie de jupes qui volent, de robes longues qui balaient le sol, de déjeuners en terrasse, de nos yeux qui se croisent et se disent tout sans qu’un mot ne sorte de nos bouches assoiffées. Un temps à dévorer.

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Overdose

Photo by Merlin lightpainting on Pexels.com

N’allons-nous pas trop loin
Dans cette quête d’une autre vision
Un monde sans limitation…

Shootés aux anti-dépresseurs
Anxiolytiques, neuroleptiques

Shootés aux promesses euphoriques
De coachs quantiques

Chacun sa drogue
Chacun son espoir

N’allons-nous pas trop loin
Quand de victimes nous devenons bourreaux
Coupables de nous laisser faire
Responsables de notre descente aux enfers

N’allons-nous pas trop loin
Entre soins karmiques et vies antérieures
Messages angéliques et symphonie des couleurs
Energie mouvante et ouverture du cœur

Chacun y va de ses superpouvoirs
Techniques magiques
Energie salvatrice

Chacun scande
A qui veut bien l’entendre
Que rien n’est impossible

Tout ne serait question que de croyance
D’égo, de lâcher prise
Le mental serait le mal
La raison déraisonnable
Le rationnel condamnable
Le terre à terre, un minable

N’allons-nous pas trop loin
Dans la quête de soi
Quête de sens
N’allons-nous pas dans tous les sens

A trop rêver d’une autre société
Ne perdons nous pas notre identité
Dans des messages alambiqués

De l’Univers
De nos alliés, guides ailés, de nos lignées
Des elfes, des arbres, des morts, tous messagers

N’allons-nous pas trop loin
Dans le travail sur soi
Surcharge de thérapies
Pour devenir meilleur
Jusqu’à frôler l’asphyxie

N’allons-nous pas trop loin
En disant que nos pensées créent notre réalité
Qu’en est-il de nos ratés ?

Est-ce que la culpabilité est si bonne conseillère ?
Faut-il passer par la case interdit bancaire ?
Tout cela est-il seulement nécessaire ?

Ou bien le résultat d’un mal être
Que nous refusons de voir…

Ce poème est le fruit de ma réflexion du moment sur un sujet de société, quelque chose qui me touche beaucoup et dont je pense qu’il est important de parler, parce que les abus sont légions et que beaucoup de personnes perdent temps et argent dans ce business si tentant quand on est un peu perdu dans sa vie. Et qui ne l’a jamais été?

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Le “challenge écriture” reprend du service!

Je reviens pour vous proposer des idées d’écriture. Je ne suis pas certaine de maintenir le rythme d’une proposition par semaine, car en ce moment le rythme au travail est assez soutenu et mon temps personnel d’autant plus précieux!

Pour cette reprise et sur les prochaines semaines, j’ai envie de vous proposer de “travailler” les différents éléments d’un texte. Nous allons commencer par les personnages de notre histoire. A partir de la photo ci-dessous, décrivez ou faites parler les “personnes” de la photo, de manière à ce que nous ayons les grandes lignes de leur personnalité, identité et lien relationnel.

A vos plumes et au plaisir de vous lire mardi prochain!

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Une nouvelle rentrée pleine de surprises!

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Une nouvelle année scolaire débute avec son florilège de points d’interrogation. Premier cas positif et première quatorzaine pour nos jeunes écoliers, tout à leur bonheur de se retrouver!

Nous allons revêtir à nouveau pour 7 jours la casquette de télétravailleur, institutrice, organisatrice de programmes, jongleuse amateur (en phase de qualification). Il va falloir redoubler de patience et mettre de côté nos bonnes résolutions, histoire de garder une vie familiale harmonieuse. Nous nous rassurons, l’isolement n’est que provisoire, il y a la vie de la rue et le calme de la courette pour nous tenir compagnie les jours de grisaille!

Nos bambins sont adaptables parait-il. Ont-ils seulement le choix? Nous aussi, finalement. On commencera juste le travail un peu plus tôt, histoire d’être vraiment présent pour le petit déjeuner. On sortira entre midi et deux, pour se dégourdir les jambes et le cerveau. On fera le plein de repas rapides, faciles et efficaces, sans se casser la tête avec l’équilibre protides, lipides, glucides, fruits, légumes et tout le reste. On reportera la règle de “zéro TV” la semaine.

On gardera le sourire entre les exigences de l’enfant et celles du patron (tous deux se ressemblent étrangement sur ce point!). On se maintiendra à flot avec du yoga, du chocolat et les mots. Oui les mots surtout et avant tout.

Composer. En voilà un bien joli mot pour cette reprise! Voilà, on fait faire comme l’artiste, on va se donner le droit d’essayer plein de choses, sans certitude, on va s’essayer à faire rentrer plein de journées dans une, en gardant le sourire, sans toutefois se dire que c’est facile, sans planquer ses émotions sous l’oreiller. On va accepter qu’il y aura des cris, des temps creux et des rires aussi. On va même espérer un peu de pluie, histoire de se faire un après-midi ciné, sans culpabiliser!

Voilà, où nous en sommes à J+7. Et vous, ça s’est passé comment cette rentrée?

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 03.09.2021

Crédit @mariekleber37

Les états d’esprit, un lointain exercice, que je reprends avec plaisir pour vous donner quelques nouvelles! Avec en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur du vendredi (Zenopia et The Postman).

Début [21:05]

Photo: Rentrée

Fatigue: je fais de bonnes nuits
Humeur: beau fixe
Estomac: tous les restes de la semaine, tisane
Esprit: serein
Cond. phys / Bien être. : un peu de yoga (reprise en douceur car j’ai des douleurs au pied gauche – les chaussures d’été ont causé des dégâts)

Projet/Boulot: Un jour de RTT et c’est la folie!!

Culture: LIVRES: Les fureurs invisibles du coeur de John Boyne (un vrai coup de coeur) FILMS / DOCUMENTAIRES: Candice Renoir (et trois cinés la semaine dernière: A l’abordage, Rouge et Bac Nord – là encore un gros coup de coeur!)

Penser à: couvrir les livres de loulou!

Les jolis moments: temps en amoureux, retour de loulou, un jour de RTT et un déjeuner en famille dans Paris, le square et les jeux des enfants

Message perso: (1) Quel beau cheminement, pas à pas! (2) Bravo pour cette vidéo, tellement riche! (3) Merci pour ton écoute et ta prise en compte de mes souhaits/besoins

Loulou: rentré en CE2, a retrouvé ses copains, travaille avec le sourire (pourvu que ça dure!), a encore du mal avec le “non” (dites moi que ça viendra un jour!)

Amitiés : mail, cartes, au téléphone, en vrai de vrai / l’amitié c’est la vie!
Love : en weekend au bord de la mer, attentif, prévenant – 4 ans déjà!

Sorties : en famille demain, au square dimanche sûrement
Essentiel: poser des limites
Courses: des bouquins et des fruits
Envie de: vie sans trop d’écran

Zic: Les Frangines – toujours extra!

Fin [21:35]

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Nouveau Livre

Photo by Tirachard Kumtanom on Pexels.com

J’ai longtemps pensé qu’un évènement viendrait clore une séquence de vie, qu’il suffisait d’attendre. Comme on attend le départ d’un train, une semaine de vacances ou un quelconque déclic – le bon moment en quelque sorte!

Un départ, un divorce, une rencontre, un ou plusieurs déménagements plus tard. Et des centaines de mots mis bout à bout pour exorciser une tranche de vie. Je peux attendre encore longtemps. Parce que finalement n’est-ce pas moi qui suis aux commandes? N’est-ce pas à moi que revient le droit, le choix?

J’ai disséquer le passé, j’ai tout écrit, tout vidé et fut un temps c’était nécessaire, voir vital. Il fallait venir à bout de la colère, de la peur, du déni, de la honte, du chagrin, de la souffrance, des masques portés, des blessures. Que reste t-il de tout ça aujourd’hui?

Des cicatrices. Que le temps, la poésie, l’amour ont apaisé. Je pense aujourd’hui que nos expériences de vie sont ce qu’elles sont, elles ne servent rien en particulier, aucun dessein, aucun but précis. Pourquoi toujours vouloir chercher un sens? Pourquoi toujours vouloir que ça puisse servir aux autres?

Est-ce qu’elles nous rendent plus forts? Ca reste à prouver! Elles nous changent inévitablement. Cette parenthèse me donne d’être plus bienveillante, d’être davantage dans l’acceptation de l’autre, plus dans l’écoute et moins dans le jugement. J’y serai peut-être arrivée d’une autre manière!

J’ai perdu énormément de temps à vouloir pardonner, à tenter de porter un regard “positif” sur notre histoire. J’ai voulu être une fille bien. Quelle connerie!

Je n’ai pas de recette miracle à partager, je ne sais pas comment j’en suis arrivée là où j’en suis aujourd’hui. J’ai juste fait un pas après l’autre. Je me suis souvent perdue en cours de route. J’ai cherché dans la vie des autres des réponses à mes manques. J’ai voulu être différente. Je n’ai pas de conseils, d’avis, de solutions, d’idées sur la question. Je pense que je pourrais écrire encore et encore et encore sur le sujet, il y aura toujours quelque chose à dire, une ligne de plus à écrire. Sur hier et sur aujourd’hui. Il y aura toujours lui, son fantôme ou sa présence.

Mais je peux choisir de dire aurevoir. Je me sens appelée à vivre. Et la vie autour de moi, elle n’attend que ça, que je pose le point final. Au bout d’un moment on ne fait que disserter sur du vent, c’est lassant et le vent s’en moque! Je sais que certains, certaines aimeraient que j’en sorte encore des mots pour raconter tout cela. Je n’en ai plus envie. J’ai envie de soleil et de joie, de jouir de la vie, celle à laquelle je me suis accrochée finalement, de profiter des chances qui s’offrent à moi, de ne plus regarder une situation à la lumière de ce qui ne fut pas de l’amour. Je ne veux plus comparer ni tenter de convaincre qui que ce soit non plus.

Je suis riche de ce que je suis, de ce que je sais et de ce qui est là, à portée de regard et de cœur. Je ferme la porte. J’ouvre un nouveau livre…

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S’abandonner à vivre

Credit Photo@mariekleber37

Le monde restera toujours cette gigantesque énigme. Le monde du business, de l’argent, des idéologies, un monde à tant de vitesses que parfois rien ne sert d’y prendre part.
Le monde restera un mystérieux hémisphère duquel je m’approche un peu trop parfois, au risque de perdre de vue ce qui compte, là, maintenant.

Le soleil a des airs de trop peu. Alors je savoure chacun de ses rayons. La sensation du chaud sur ma peau me donne envie de rester encore un peu, assise là, sous le feu des projecteurs du ciel.
Le soleil et ta peau.
Et les sourires partagés.
Et les confidences.
Ta peau et les microsecondes d’un contact qui remplit mon être d’une force incomparable.
Et la vie qui bat.
Et les rires d’enfant à la surface.
Et le souffle du vent qui soulève le voile de ma robe.
Les sourires comme autant de « merci » partagés.
Et la passion d’un baiser.
Et la douceur d’un câlin.
Et la saveur d’un pat inventé.
Les confidences, comme autant de chance d’oser dire, d’oser être, de ne plus garder pour soi ce qui pèse, ce que l’on voudrait que la terre entière sache, que l’on cache par pudeur.
Et les souvenirs accrochés au dôme céleste.
Et les nuits d’étoiles filantes à émettre des souhaits, le cœur plein d’un rêve sans tâche.
Et les jours riches d’une vie sans âge.

Les rires, étouffés, fous à lier, dégringolant la falaise, les rues des villes, les routes de campagne, secousses improbables, joie qui fleurit derrière les visages fermés.
Le souffle comme un battement d’aile, un frôlement imperceptible.
Les sourires à en avoir les yeux qui pétillent et la bouche privée de mots.
La passion colorée, éphémère, spontanée, circulaire, inventive, espiègle, mémoire des sens en quête de beau.
La douceur, la saveur, concentré de tendresse, épure des gestes.
Les souvenirs, albums intemporels d’un temps qui nous garde pour toujours, insouciants, amoureux, sensibles, généreux.
Les nuits pour contempler, admirer, rêver sans s’arrêter et retenir le jour entre le coton joyeux du dimanche matin, sage les jours de classe ou imprégné d’un désir sans cesse réinventé

Le monde peut bien s’écrouler, il reste ce cortège d’espérances, toutes ces chances, opportunités saisies, mains tendues, amitiés sincères, liens qui nous hissent au sommet. Demeure la vie dans tout ce qu’elle a de plus surprenant et de plus évanescent. Tout est fragile et solide à la fois, tout passe et tout tient. Rien n’est écrit et tout est là pourtant, déjà.

Face à la folie, à la cruauté, à l’insensé, je voudrai retenir tout cela, tout ce qui a de la valeur, tout ce qui a du caractère, tout ce qui chaque jour nous enveloppe de chaleur et de la conscience que nous ne pouvons pas échapper au monde mais nous pouvons y faire face sereinement et en paix.

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Dérive(s) moderne(s)

Photo by Anni Roenkae on Pexels.com

Chercher, creuser, faire, dire, partir en quête, se questionner, aller plus loin, encore, encore, encore. Se défaire des couches superflues. Comprendre le comment du pourquoi et le pourquoi des choses. Essayer de comprendre toujours plus. Creuser plus loin. Se gaver de psychologie. Se nourrir à l’extrême d’informations prometteuses. Se goinfrer de recettes toutes faites pour réussir ici et là, pour s’affranchir, pour devenir meilleur, plus confiant, plus constant. Chercher la faille et s’y glisser, tout chahuter sur son passage, perdre de vue le nord, se perdre dans les dédales de toutes les propositions alternatives possibles et imaginables.

Vouloir mettre des mots sur les maux jusqu’à l’épuisement, nommer à tour de bras les émotions, noter les sensations, se fier à la lune et ses mouvements, pratiquer des rituels de sang blanc, scander des prières jusqu’à perdre le fil de l’intention, jusqu’à l’oubli.

Vouloir toujours aller plus loin et laisser la vie passer. Laisser le plaisir et la joie. Laisser l’esprit, qui dans des milliers d’hypothèses se noie. Laisser filer le goût des choses simples. Se laisser tomber sans s’en rendre compte. Oublier ce qui est en se laissant happer par la pensée de ce qui pourrait être.

Oublier de vivre. A force de chercher un sens à tout. A force d’écouter avec son filtre de vérité. Laisser passer les rêves à coup d’obligations, de missions. Laisser passer l’autre dans une quête d’absolu sans fin.

A force de…

Perdre la force vive en nous. Et s’évanouir dans un tourbillon d’obsessions, tumulte d’idées qui jamais ne se taisent, chaos sans cesse à apaiser, brouillon sans cesse réinvesti pour en tirer un fruit, pourtant depuis longtemps pourri!

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L’empreinte d’août

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Les mois ont leurs empreintes. Echos multiples riches de souvenirs. Les mois se parent des couleurs de nos émotions. Ils sont fragiles à bien des égards et savoureux aussi. Les mois filent au gré des évènements qui construisent nos vies.

Août a le goût de toi. Le goût des premiers pas hors d’une zone protégée, armure portée pour ne pas flancher. Un regard pour effacer des hypothèses. Août a ce parfum féérique d’un temps qui se met en pause et d’une pause qui dure sous un soleil éclatant. Août a ce goût de liberté, surprise au creux des mains que je ne cesse de contempler. Même au milieu des doutes, c’est août qui revient, sa lumière, ce sentiment d’appartenir à un autre univers, un cocon dans lequel il n’y aurait rien d’autre à faire, qu’être.

Août c’est toi, que le soleil soit de la partie ou pas. Il n’y aura jamais assez de mots parce que les mots ne peuvent tout dire. Et c’est peut-être aussi bien comme ça.

Août a une saveur particulière chaque année, une année de plus sur le calendrier, une année qui se déploie avec majesté. Avec toi. Dans un coeur à coeur qui me laisse sans voix.

J’ai accueilli août dans un frisson. Celui de ta main qui se pose sur ma peau. Me voilà rendue à la vie, fragile. En équilibre je reste, comme au dessus du vide. Il y a cette évidence, mais il y en a eu d’autres alors j’esquisse un pas vers toi, retenue par mille fils invisibles. Toi, tu sembles voir au-delà et c’est au contact de ton audace que la mienne doucement se dévoile.

Août, à quelques jours de la rentrée, comme une bulle dans laquelle je peux me poser, profiter de toi, retrouver la sensation exquise d’un partage, la douceur de ta peau, la tendresse de ton regard, le manque qui s’éclipse, cette force que tu me transmets juste en étant là.

Août comme un départ léger, un temps sans questionnement. Se souvenir et puis se taire. Pour apprécier ce qu’il est donné de vivre.

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Retour d’été

L’été est passé. Ou est-il seulement arrivé? La question est sur toutes les lèvres, à l’heure où des milliers d’hommes et de femmes se battent pour survivre, vivre un jour de plus au milieu des décombres de leurs vies.

N’avons-nous donc aucune honte à scander haut et fort un droit quelconque à une liberté qui en laisse tant sur le carreau à chaque souffle posé par nos corps en bonne santé?

Je ne vais pas rentrer dans des débats. Ils sont souvent improductifs. Et puis il y a bien assez de voix comme ça autour, toutes ces voix que j’ai laissé derrière moi pour trois semaines de vacances. J’ai laissé celles d’ici et celles d’ailleurs pour revenir à l’essentiel, toujours. En souhaitant que cet essentiel ne soit pas perdu de vue, une fois de retour au quotidien.

Le soleil a joué les discrets cet été. Nous avons composé de nouvelles partitions, tristes parfois de nous réveiller sous le brouillard, nostalgiques des journées à la plage, satisfaits d’être là, ensemble, de nous retrouver après des mois d’errances, riches d’un lien qui semble parfois fragile, qui est bien plus fort que tout ce que nous pouvons imaginer. Confidences partagées et petits déjeuners briochés. Nuits d’étoiles filantes à souhaiter d’autres étés pour contempler le ciel, l’horizon et ses promesses.

Retrouvés aussi les embruns et l’eau salée, les galops à en avoir le souffle coupé, l’alliance subtile de la fraise et du basilic, les parties de pétanque jusqu’au coucher du soleil, Pagnol sous l’oreiller, les rires qui caracolent sur les chemins, vivre aujourd’hui sans penser à demain.

Un été d’amitié, celle qui, contre vents et marées, résiste. Celle des secrets murmurés et des souvenirs en pagaille, celle qui gagne toujours, rassure, celle qui accueille et ne juge pas, celle des premiers pas et des déchirures, celle qui sans cesse nous colle à la peau, celle qui embrasse tout ce qui se dit et ne se dit pas.

Je reviens d’un été qui ne ressemble pas beaucoup aux autres, un été comme un passage. J’ai laissé mon manuscrit, ses maux en prose. Je reviens avec d’autres envies.

Et vous votre été? Il avait quelle couleur? Quelle odeur?

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Peut-être

Photo by Anni Roenkae on Pexels.com

Est-ce le temps qui manque ou le manque d’envie?

Etrangement, il m’arrive toujours de me dire que je pourrais partir, laisser les choses en l’état et prendre la petite porte du fond, m’éclipser sans faire de bruit.

Ce serait une fin, un début, quelque chose de nouveau. Je ne sais pas. Les mots sont là mais souhaitent-ils être partagés?

Simple constat d’un temps comme en pause. Peut-être que c’est nécessaire pour repartir sur autre chose.

Je laisse cet espace ouvert pour plus tard…

Peut-être.

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 23.07.2021

Après une semaine de vacances, une semaine de travail! Place aux états d’esprit du vendredi! Avec en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur du vendredi (Zenopia et The Postman).

Début [12:23]

Photo: Vacances

Fatigue: des nuits un peu courtes à mon goût!
Humeur: heureuse
Estomac: en attente
Esprit: ça varie
Cond. phys / Bien être. : Une séance de yoga et soins énergétiques

Projet/Boulot: ça sent les vacances. Sinon j’avance sur mon recueil de poésie “chemin de guérison”, du coup moins présente ici.

Culture: LIVRES: Les souvenirs de David Foenkinos (toujours aussi fan!) – Le pouvoir du moment présent de Eckart Tolle / FILMS / DOCUMENTAIRES: “Loue moi” à la télé cette semaine

Penser à: vivre au présent (ça m’inspire de plus en plus cette relation au temps!)

Les jolis moments: vacances entre amies, le silence, un déjeuner en terrasse, dire ce qu’on ressent, les photos des loulous qui s’amusent comme des fous, le soleil, sa présence

Message perso: (1) plus qu’une semaine de travail! (2) merci de m’écouter toujours sans porter de jugement (3) cette couleur te va bien!

Loulou: en vacances, chez ses grands-parents, avec son cousin, fait du poney, va à la plage et pêche des palourdes

Amitiés : c’était bien, très bien, et en fin de semaine prochaine…
Love : a l’écoute, très occupé, en vacances dans quelques heures, attentif toujours

Sorties : mémé demain, la fin de soldes et peut-être un massage et/ou un ciné
Essentiel: ici et maintenant
Courses: un short et des cartes postales
Envie de: être là, être bien

Zic: Les Stones…Légendaires!

Fin [12:40]

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Challenge Ecriture 20

Quel vacarme !
Ce train bondé me donne envie de retourner au frais, une citronnade à portée de main, à l’ombre d’un bosquet, picorer dans les restes du dernier apéritif tardif. Je regarderais les coccinelles, divas parées pour la soirée, et leur ballet gracieux dessiner un labyrinthe d’heureux dénouements. Une vraie régalade.
J’avance d’un pas sûr dans l’allée qui me mène à mon fauteuil. Je reste focus sur la destination. Elle seule a de quoi me maintenir en action.
Une action comme une ritournelle qu’on fredonne les soirs d’hiver pour se tenir chaud. J’ai fait le grand saut.
J’ai laissé derrière moi le pavillon de banlieue et les cris des enfants sur les pelouses voisines, mon ectoplasme de misère qui me donnait l’illusion de servir à quelque chose.
J’ai laissé toutes ces choses qui ont composé ma vie pendant plus de 40 ans. Une évidence, de celle qu’on nomme un jour quand tous les recours pour vivre ont été épuisés, quand on s’est plus trompés qu’aimés.

Le challenge écriture reprendra en septembre. En attendant, je vous souhaite un bel et doux été!

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les Etats d’Esprit du Vendredi 09.07.2021

Credit@mariekleber37

Voilà la semaine de travail s’achève et c’est l’heure des états d’esprit! Avec en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur du vendredi (Zenopia et The Postman).

Début [16:27]

Photo: Montmartre

Fatigue: comme un début de vacances
Humeur: joyeuse & amoureuse
Estomac: riz, poulet, yaourt
Esprit: serein
Cond. phys / Bien être. : Une séance de yoga d’1h et une heure de danse, écriture, sophrologie, soins énergétiques

Projet/Boulot: le bureau des pleurs quant aux projets: profiter de la vie!

Culture:

LIVRES: Wonder de RJ Palacio (un petit bijou!) et Le pouvoir du moment présent de Eckart Tolle

FILMS / DOCUMENTAIRES: Soul de Disney Pixar

Penser à: vivre au présent car c’est le seul temps au compteur

Les jolis moments: nouveaux bureaux, une soirée en amoureux, porter des robes longues, danser, les réflexions qui donnent des ailes

Message perso: (1) merci pour nos échanges, c’est super enrichissant! (2) bon courage pour ce mois de juillet full time (3) heureuse que nous ayons pu prendre le temps de nous parler et de nous voir (4) merci pour tes mots, tes attentions et tout ce qu’on partage

Loulou: en vacances, chez ses grands-parents, on se retrouve ce soir pour partir en vacances dimanche

Amitiés : dès dimanche 15h40!!
Love : il nous fallait ce temps pour nous dire, nous retrouver, nous confier, embrasser d’un même regard le présent

Sorties : mémé demain et départ en vacances dimanche
Essentiel: le présent et la saveur des instants partagés
Courses: vacances
Envie de: lui! et d’apéritifs qui s’éternisent pour refaire le monde…

Zic: à venir…

Fin [16:40]

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Contrastes et Variations

Crédit Ornella Petit

Je suis le rouge
Le blanc nuptial
Le noir corsé

Le coton sobre
La soie raffinée
Les dentelles froissées

Je suis la colère
La rage ensanglantée
La joie ensoleillée

Les larmes d’ivresse
L’amour maternel
L’amie attentionnée

Je suis l’amante
Le frisson aérien
Le corps possédé

La puissance illimitée
La force tranquille
L’onde protectrice

Je suis l’arabesque
L’arc prêt à tirer
L’eau sur le bord de tes lèvres

Je suis la passion
Le stylo fou
Le regard doux posé sur tes rêves

La vie sublime
La mort inaccessible
Un sanglot dans la poitrine

Le tumulte des vagues
La cascade entre les rochers
Le rose aux joues, poudré

Je suis l’ombre et ses tourments
La violence tentatrice
L’âme du serpent

Invincible
Charmeuse
Rebelle

Fragile
Douce
Inconditionnelle

Je brave le jour
Pour affronter la nuit
J’embrasse la nuit
Pour adorer le jour

Je suis Eve
Et Venus
Lilith mise à nue
Déesse et Vierge

Contrastes cathartiques
Variations extatiques