Mon travail – Mon Tabou (7 mois plus tard!)

En mars 2016, j’écrivais ça. 7 mois plus tard, rien n’a changé !

A l’heure où on entend parler  de « bore out » – c’est faible encore et pour cause, qui peut croire que vous ne glandez rien ou presque de 9h à 18h et que cela vous pèse, que le matin vous regardez votre boite mail dépité à l’idée d’avoir trois pauvres mails à traiter, que votre patron ne voit rien – vous êtes là pour le rassurer, ça lui suffit, que vous avez beau essayé de trouver un sujet auquel vous raccrocher, personne ne vous suit, il y a des urgences, votre projet n’en est pas une et quand il y a du travail, c’est tellement bordélique que ça vous fait presque regretter le temps où vous n’aviez rien à gérer.

A cette heure-là, je fais un bilan sur mon passé professionnel et regarde mon avenir sous un nouveau prisme.

Dans tous les postes que j’ai occupé, je me suis vite ennuyée. Six mois, un an, deux ans. Une fois que j’ai fait le tour du poste, je me retrouve souvent désœuvrée. Il faut dire que la mode (et encore c’est le poste dans lequel j’ai le plus appris) et la finance, à la base, ce ne sont pas mes domaines de prédilection. Mais bon, le poste en lui-même pourrait être intéressant. En janvier prochain, cela fera 5 ans que je suis dans mon poste actuel, dont 3 à me demander pourquoi je reste. J’ai des réponses : pour le salaire, pour le lieu, pour les collègues, pour mes parents, pour mon confort de vie…

Sauf que mis bout à bout toutes ces réponses ne me satisfont plus. Je passe 45h de mon temps au travail et je ne fais rien ni de motivant, ni de stimulant intellectuellement. Je passe le temps. Il y a dix ans j’avais eu la même réflexion et force est de constater qu’en dix ans rien n’a changé. Je suis toujours dans le même genre de boulot, le temps passe et je reste sur le bord de la route.

Quelles sont mes options ?

  • Attendre le départ en retraite d’une collègue prévu en Octobre 2019 dont le poste m’intéresserait un peu plus, dans une autre division du groupe, sans certitude que mon patron soutienne ma demande (on va même dire qu’il y a 80% de chances pour qu’il ne le fasse pas – j’évince tout de suite le potentiel impact des RH dans cette décision – ce sont les dernières personnes à qui je peux faire confiance)
  • Chercher ailleurs, avec encore une fois peu de chance de trouver dans un autre domaine que celui de la finance, avec le risque qu’au bout d’un ou de deux ans je m’ennuie à nouveau.
  • Amorcer un changement de cap. Dans quelle direction ? Le mystère reste entier…

Je crois que j’avais besoin de poser ces mots, après en avoir discuté avec une de mes amies hier. Jamais facile de dire qu’on s’ennuie au travail, jamais facile d’en discuter avec d’autres. Jamais facile de savoir où on est, où on va et comment. Tout en sachant, et c’est peut-être une autre excuse bidon, qu’à la fin du mois, il n’y a qu’un salaire pour assurer / assumer la vie de la maison.

Et vous des expériences similaires? Des reconversions passionnantes? Des envies de changement? Des conseils?

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Les États d’Esprit du Vendredi 19.10.2018

Vendredi, le soleil, les vacances scolaires, la vie est belle. Allez place aux États d’Esprit de The Posman et Zenopia. On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [14h18]

Fatigue : j’accuse le coup et compte bien profiter des vacances de loulou pour me REPOSER
Humeur : excellente
Estomac: japonais, tisane
Esprit: apaisé, serein
Cond. phys. : yoga
Boulot/projet : après un début de semaine sans envie, je me suis remis sur mes projets en cours – les journées passent plus vite et c’est plus agréable aussi que de végéter
Culture:  The Power is within you de Louise Hay / L’âme du Monde de Frédéric Lenoir
Penser à : suivre les conseils de Delphine sur l’huile de coco et prendre soin de moi
Avis perso : se poser des questions c’est bien, échanger c’est mieux, lâcher prise c’est la suite normale des choses
Avis perso (2): se rencontrer permet de dédramatiser certaines situations et voir que institutrice et parent sont sur la même longueur d’onde…
Message perso: (1) c’est vrai que leurs photos sont très jolies (2) merci d’avoir insisté pour en discuter (3) l’arbre est magnifique, une vraie merveille (4) je suis si heureuse pour toi (oui je radote et je le vis bien!)
Loulou:  est en vacances ce soir, a un anniversaire demain, part en vacances dimanche, a hâte de refaire du poney
Amitiés : cartes envoyées, cartes en cours, cartes reçues…
Love : épatant, merveilleux (il n’aime pas que je dise ça mais je le dis quand même!), patient, attentif à mes envies / besoins, audacieux
Sorties : demain pour l’anniversaire, dimanche entre filles, la semaine prochaine
Essentiel: accepter l’autre tel qu’il/elle est, se montrer tels que nous sommes
Courses: cadeau pour l’anniversaire de demain
Envie de: vous parler de mon dernier né – d’ailleurs je vous en parle ce soir ou j’attends lundi?
Photo: pour vous faire patienter…

Zic: Enya Echoes in Rain

Fin [14h37]
Bon et beau weekend à tous et bonnes vacances si vous faites partie des heureux chanceux!

Dans mon jardin secret…

Crédit Pixabay

Je garde des mots, quelques instants que je grave sur des carnets, des feuilles blanches qui prennent la couleur que je veux bien leur donner. Je garde des souvenirs et des surprises. Je garde des émotions et les secrets des autres. Je garde des sourires et des coups de cœur. Je garde les idées qui fusent et se désagrègent presque aussi vite qu’elles sont nées. Je garde quelques blessures, des peurs inconséquentes. Je garde les premières lignes des histoires à écrire. Je garde des pardons, des titres de romans. Je garde les scénarios de mes cauchemars, les particularités de certains fantasmes. Je garde des envies à préciser. Et des bonheurs qui me réchauffent le cœur.

Je suis la seule à détenir la clé de cet espace personnel. Je l’ouvre au gré de mes envies, de mes affinités. Je lève certains voiles avec certaines personnes. Tout dépend du degré de confiance, de complicité, de ce que l’autre est prêt à écouter, accueillir. Partager ce qui nous touche est aussi un moyen de rentrer en contact avec l’autre et de grandir avec elle/lui. Encore une fois tout dépend de la personne en face, de son investissement dans la relation, de son ouverture d’esprit, de sa capacité d’écoute. Ce qui sera possible avec une personne ne le sera pas avec une autre. En amour comme en amitié, tout est question d’alchimie !

Confidences (et sondage)

Crédit Pixabay

Tu es la première personne…

A qui je peux tout dire. Tout confier.

Avec qui je peux tout partager.

Avec laquelle je peux être tout ce que je suis.

Avec laquelle je peux être qui je suis.

Alors je te dis tout. Je te confie tout.

Je partage, j’écris, je me livre sans détour.

Tu accueilles tout avec une légèreté qui me séduit.

Rien ne semble alors à tout jamais écrit.

Tout peut changer.

Nous pouvons tout réaliser

Nous laisser transformer par la vie…

Et vous, qu’en est-il dans votre couple?

Et si assumer c’était pas si facile!

Assume !

J’assume. C’est si facile à dire. Mais si, pour de vrai, j’assume. Tout ce que vous voudrez.

Jusqu’à ce que le corps dise l’inverse. Alors ?

La vérité c’est que je n’assume pas du tout. Je peux dire les mots, les répéter, histoire que ça rentre. Mais ça ne changera rien à la donne.

Retour à la case départ. La case  de toutes les idées toutes faites sur tout. La case des idées / pensées à lâcher. Pour piocher de nouvelles idées / pensées en accord avec ce que nous devenons.

Lâche prise !

Ça aussi c’est facile à dire. Moins à faire. Il y a un moment où les idées se télescopent, les anciennes, les nouvelles et ça pète dans tous les sens. On se retrouve dans un no man’s land terrifiant.

On a beau connaître la route à prendre, on se sent un peu comme un pingouin qui pose la première fois son pied sur la banquise. Ça glisse !

Et clairement c’est ça. On se casse la figure à chaque virage un peu serré, chaque descente un peu rude, chaque choix complètement à l’opposé de nos idées d’avant. Et on se demande si ça en vaut vraiment la peine, tout en sachant qu’on ne fera pas marche-arrière.

On culpabilise de ne pas y arriver. On culpabilise de ne pas assumer. On culpabilise parce que les autres, eux, ça n’a pas l’air de leur poser de problème. Et le corps continue à nous envoyer ses signaux. Et on continue à se dire qu’on va guérir et que cette fois-ci c’est bon, on a compris la leçon.

Jusqu’à la prochaine fois…

Dites-moi, comment fait-on pour assumer ses choix ?

Au premier jour…

Copyright Marie Kléber

Je te donne le premier souffle
Et le dernier au revoir
Le premier mot d’amour
Et le dernier matin à contempler le monde
Je te donne la première fièvre
Et le dernier chaos
Le premier élan de vie
Et la dernière étreinte sous l’astre qui luit
Je te donne le premier espoir
Et le dernier sacrifice
La première peur que le cœur foudroie
Et la dernière danse des corps
Je te donne le premier sourire
Et le dernier regard perdu dans la foule
La première valse ratée
Et le dernier tango endiablé
Je te donne ma première plume
Et ma dernière partition composée

Aux prémices de l’aube
A l’endroit où mer et ciel
Embrassent l’horizon saturé d’espérance

Je te donne les dernières cicatrices incrustées
Et les premières notes d’un futur à tracer

Jour de pluie

© Kyle Wagner

Il pleut, de cette pluie grise et fine. Il pleut, juste de quoi tenir les curieux à l’écart de ce morceau de bord de mer. Le café est plein à craquer, qu’importe, il y aura bien une place, au bar. Je pourrai m’installer, au sec, ôter mon pardessus trempé, reposer mes jambes fatiguées.

A l’intérieur, l’atmosphère est riche de rires, de bruits de verres entrechoqués, de conversations qui n’en finissent plus. On refait le monde au gré des vagues d’accords et de désaccords. Je me pose sur un tabouret en hauteur, à bonne distance des autres, près du percolateur à café. L’odeur qui arrive à mes narines est douce, chargée de souvenirs, ceux des grains moulus par mon grand-père pour son plaisir matinal, instant sacré que nous partagions en silence, les yeux braqués sur l’horizon désert.

Je sors mon carnet, mon fidèle compagnon. Mon regard se perd autour de moi. Je vois les lèvres bouger, les bras posés, les journaux ouverts, nouvelles questionnées d’un haussement de cils. Je vois le vieux monsieur, bien habillé, lunettes basses, concentré sur sa lecture. Mon appareil-photo aurai magnifiquement  saisi quelques-uns de ces visages, expressions, quelques bribes de vie, les restes de mousse donnant à la chope de bière posée sur la table une allure particulière. Mon crayon fera un travail différent. Je le laisse filer en attendant mon allongé aux saveurs d’antan.

Ce texte est ma participation à l’atelier d’écriture 314 de Bric A Book.

Revenir à…

Je me suis beaucoup livrée ici ces derniers temps. Trop? Non. J’ai arrêté de penser en terme de trop. J’ai partagé mes coups de gueule et ouvert la porte à pas mal de débats.  Même si cela m’a beaucoup apporté, je ressens le besoin aujourd’hui de ralentir la cadence. Pour revenir à…

L’essentiel.

L’essentiel de ce que je souhaite partager ici. Mon essentiel. Mes textes. Mes poèmes. Laisser ma plume dessiner des histoires, disséquer les méandres d’un destin.

Il y aura d’autres réflexions, d’autres interrogations, d’autres envies de refaire le monde. Sûrement. Pour le moment, j’ai besoin d’un retour aux sources…

Les États d’Esprit du Vendredi 12.10.2018

Après une semaine en dents de scie, place aux États d’Esprit de The Posman et Zenopia. On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [21h28]

Fatigue : réelle comme une semaine par mois
Humeur : bonne
Estomac: pâtes, maquereaux, yaourt, tisane en cours…
Esprit: agité une bonne partie de la semaine, plus calme ce soir
Cond. phys. : yoga, quelques planches, footing
Boulot/projet : boulot – no comment / projet – initiation massage prévue le 28
Culture:  The Power is within you – Louise Hay
Penser à : vous parler de mon nouveau recueil de poèmes (j’attends de l’avoir entre les mains!)
Avis perso : l’école et moi nous n’étions déjà pas très amies, je pense que ce n’est pas prêt de changer….
Message perso: (1) pour éviter de trop penser, lire, méditer, faire du sport, cuisiner… (2) merci pour ton temps cette semaine, nos échanges, ta présence (3) certains scénarios étaient équivoques…
Loulou:  a du mal à se concentrer sur son travail à l’école, adore le foot et jouer avec ses copains au parc, m’a fait de la peine en me disant “je suis content d’être en weekend comme ça la maitresse ne va pas me gronder pendant 2 jours parce que je travaille trop lentement”…
Amitiés : cartes envoyées, cartes en cours, cartes reçues…
Love : rassurant, présent, attentif, prévenant
Sorties : courses et ciné
Essentiel: faire confiance et se faire confiance, s’aimer aussi, regarder le beau et voir le positif en toutes choses
Courses: pizza, fruits, légumes
Envie de: lessiver les murs de mon appart, changer de canapé, envisager mon avenir pro plus sérieusement et sereinement
Photo: découverte salon de thé – coup de coeur

Zic: Dior…

Fin [22h14]

Bon weekend – Profitez en bien!

 

Le premier contact…

On dit, on dit « l’habit ne fait pas le moine ! » Et pourtant…

Je ne vais pas vous parler chiffons aujourd’hui, plutôt annonces, échange, orthographe. Que vous alliez sur un site de rencontres, un site pour vendre vos produits ou proposer vos services, un forum pour échanger vos idées, c’est la même chose, vous entrez dans une relation avec d’autres personnes. Et qui dit relation, dit respect – enfin normalement.

Et oui, pour moi, le respect ça passe aussi par un minimum de politesse et des règles basiques d’écriture. S’il y a un truc que j’ai en horreur (je suis exigeante et j’assume) ce sont :

  • Les messages qui ne commencent pas par bonjour.
  • Les fautes d’orthographe flagrantes et récurrentes. Une de temps en temps ça passe (j’en fais moi aussi), une à tous les mots, beaucoup moins.
  • Voir « lol » écrit après chaque mot ou presque.
  • L’écriture texto.

Ce n’est pas très compliqué de faire quelque chose qui tienne la route, sans pour autant écrire un roman, ni faire d’effet de style. Ça demande juste un peu d’intérêt pour les autres et de savoir vivre.

Moi, sincèrement quand j’ai quelqu’un qui répond à une annonce sur le bon coin et qui me met « négo 5€ tabl enft que ta mi en ligne », ça coince un peu. Idem quand je lis sur un site de rencontres « on vera ci on ce plais», rien n’est moins sûr. J’avoue, la personne ne part pas avec toutes les chances de son côté.

Comme  l’habit ne fait pas le moine, l’orthographe ne fait pas la personne. Toutefois c’est quand même la première entrée en matière dans le monde  virtuel. Personne n’imaginerait se rendre à un entretien d’embauche avec un jean troué, des baskets sales et le cheveu gras. Et bien là, c’est pareil, autant soigner le premier contact. Des fautes à tous les mots, ça me donne vraiment une impression de « je m’en foutisme » et aucune envie de prolonger l’échange.

Et vous, vous en pensez quoi?