Les États d’Esprit du Vendredi 13.12.2019

Vendredi est arrivé, Noël se rapproche, les congés aussi, “ouf” parce que ça commence à tirer un peu. Je profite encore du calme de la fin de journée pour poster mes états d’esprit, avec comme toujours une pensée particulière pour les fondateurs de ce moment particulier de la semaine.

Début [16h40]

Photo: Noël!

Fatigue :  petite nuit de sommeil – demain il n’y paraitra plus
Humeur : souriante
Estomac: libanais, thé menthe
Esprit: en mode “acceptation”
Cond. phys. : abdos, marche à pied
Projet: je bouquine, j’ai testé l’interprétation des rêves – pas concluant pour la personne: est-ce ma technique ou l’attitude du sujet?
Culture: La légende de Zorro et Maman j’ai raté l’avion – Beaubourg en Nocturne

Penser à:  m’accepter (avec mes forces aussi!)
Avis perso (1): Les critiques et avis des autres ne nous regardent pas – ce sont leurs peurs, pas les nôtres
Avis perso (2): être si réfractaire au télé travail c’est insensé en 2019!

Avis perso (3): je me filerais des claques à encore penser que je ne suis pas assez…

Message perso (1): la pluie n’a pas entaché cette délicieuse soirée à deux (2) je ne pourrais pas m’en passer! (3) dommage qu’ils aient volé du si bon matériel! (4) alors ce déménagement, tu t’en sors?

Loulou: les montagnes russes (et dire que je déteste la fête foraine!)
Amitiés : cartes, mails
Love : plein d’idées, lui-même, attentif, m’aide à m’assumer et à m’affirmer, à l’écoute de mes envies, sait détendre l’atmosphère
Sorties : rien de rien (merci la grève, on va pouvoir se la couler douce ce weekend)
Essentiel: penser à soi
Courses: food only
Envie de: ne rien faire
Zic: I kissed a girl – Katty Perry

Fin [16h55]

Très bon weekend, profitez de la chaleur de votre “chez vous” si il pleut et finissez calmement vos courses de Noël, avec le sourire!

Ça se passe de commentaires!

Ça se passe de commentaires
Cette liste de travers
Ces mots parachutés
Sur le pavé mouillé

Des ombres humaines déambulent
Quand les influenceurs véhiculent
Des idées toutes faites
Dans nos jolies petites têtes

Ça se passe de commentaires
Ces certitudes à l’envers
Que les exploiteurs sont les sages
Les exploités, ça dégage

L’insipide café du lundi matin
Nous prend gentiment par la main
Un modèle de plus à honorer
Une énième obligation à respecter

Dans la bousculade des jours d’affluence
On oublie la douce harmonie des dimanches
Ces jours de folie singulière
Dans lesquels, joyeusement, on se perd

Ça se passe de commentaires
Le bonheur que l’on serre
Comme des saltimbanques épris de liberté
On ne les laissera pas nous modeler!

Ce texte est ma participation à l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots imposés étaient: influenceur – modeler – insipide – saltimbanque – ombre – harmonie – bousculade – mouiller – se perdre – exploiteur – certitude – folie

Regards d’enfance

@ Robert Doisneau

Papa disait toujours que maman ne savait pas choisir, qu’il ne fallait surtout pas la laisser seule dans un magasin, sous peine de voir le compte en banque s’affoler. Et maman disait que dans le vie choisir c’est compliqué.

D’ailleurs, elle ne savait pas faire. Ni pour les bagages ni pour nous. Elle emmenait toujours la maison en vacances, les pulls d’hiver même en plein été. Papa avait beau lui dire que ça ne servait à rien et que ça ne rentrerait pas dans le coffre de la voiture, elle faisait comme bon lui semblait. C’est à dire n’importe quoi. Et nous suivions, dociles petits soldats.
Lisa était trop petite. Albert et moi bien assez grands pour saisir certaines réalités

Maman ne nous avait pas choisi. Pas plus qu’elle avait choisi sa vie avec papa. Elle ne prononçait pas son prénom, jamais. Elle faisait tout, maman, sans rien demander, si ce n’est le silence. Elle disait qu’elle ne savait pas comment faire avec nous, avec les pleurs de Lisa et nos bêtises farfelues. Elle souriait, voilà et ça passait.
Maman nous aimait, à sa façon, avec ses deux mains gauches et son cœur pas très causant. Sa beauté faisait le reste.
Les autres mamans, ça vous enveloppait de câlins, ça vous bavait des bisous sur les joues devant l’école, ça vous garnissait votre cartable de mots doux, de biscuits “fait maison”.
La nôtre, elle nous disait au revoir sur le trottoir d’en face. On ne savait pas trop ce qu’elle faisait maman de ses journées. Le soir venu, le diner reposait sur la table du salon, on mangeait bien, sauf Lisa qui n’aimait rien et ça gâchait le sourire de maman. Et ça embêtait bien papa. Quand ils avaient le dos tourné, Albert était de tournée de restes, histoire de sauver la soirée. Lisa pleurait quand même. On n’y comprenait rien.

Maman s’est envolée un soir d’été, à la veille des grandes vacances. On avait déjà mis les valises dans le coffre. Toujours trop petit. Elle a dit “pas de bisou ce soir, vous êtes grands maintenant”. On avait pas l’impression de l’être mais bon, c’était maman, alors on a pris chacun la main de Lisa et on la lui a tenu jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Maman a du partir à ce moment là. On entendait la pluie dans la cour, comme si le ciel pleurait pour nous.
La maman qu’on n’avait pas eu. Ou celle qui était passée comme une étoile filante, sans jamais savoir où se poser. On a laissé sa valise au pied de l’escalier et avec papa on a filé vers la mer, vers le sud, vers la vie sans choix compliqué.

Les jours de…

Crédit Pixabay

Il y a des jours où quoiqu’on écrive c’est d’une tristesse sans nom. Comme si on avait un trop plein, comme si on saturait de partout.
Une nausée bien installée. Qui n’en finit pas. On ne sait plus par quel bout prendre les mots. Du coup on note, on efface, on rature et puis on déchire. Par ras le bol.
Au départ on partait d’une idée lumineuse et puis à force de maux égarés un peu partout, on se retrouve à ressasser le passé. Mauvais choix.
Le mieux encore est de lâcher prise, de se foutre la paix, de laisser les pensées glisser et se perdre dans l’air. Les retenir ne feraient qu’alourdir notre esprit.
Oublions ce qui nous contraint, ce qui nous fait chavirer.
Et revenons à des rivages plus sereins, à des vérités plus lumineuses.