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Sur le chemin du pardon – Un défi ou un écrit #4

J’avoue que pour cette fin de mois, après un weekend et une discussion houleuse, qui a remis quelques doutes dans mon esprit et m’a mise hors de moi (ou presque), ce thème vient à point nommé.

Savoir pardonner. J’ai appris sur le tard. J’ai appris surtout qu’il faut savoir se pardonner à soi, avant de pouvoir pardonner à l’autre. Pendant longtemps je me suis sentie coupable de beaucoup de choses, j’avais pris une décision unilatérale qui impactait trois vies directement et des tonnes d’autres. Cette décision je l’ai remise en question plus d’une fois. Et à chaque fois je m’en voulais presque de l’avoir prise, mais surtout je ne me pardonnais pas de l’avoir prise. Et puis j’ai fini par prendre de la hauteur par rapport à ce choix de vie, j’ai accepté ce qui en a découlé, j’ai pris conscience que mon acte avait été motivé par une question de survie. J’ai pris conscience de l’impact d’une telle décision sur les autres. Mais j’ai aussi compris que j’étais humaine et qu’à un instant T cette décision était la seule que je pouvais prendre pour préserver ma vie et celle que je portais. Une fois pardonnée, il a fallu pardonner à l’autre. La colère du départ ne me servait plus à rien. Il était temps de la transformer. Lui en vouloir ne servait à rien non plus. Et j’avais surtout besoin de lâcher prise. Au fil du temps j’ai réalisé que nos torts dans cet échec étaient partagés. Lui comme moi avions soufferts de cette séparation, chacun à son niveau, chacun avec ses mots. Il était temps pour moi d’avancer, sans regrets, sans lui en vouloir à mort. Je n’ai rien oublié mais petit à petit j’arrive à lui pardonner ces années cauchemardesques.

Agoaye nous demandait tout d’abord de choisir quelques citations de Gandhi qui nous touchent. Mon choix s’est porté sur ces trois-là :

  • “La vie est un mystère qu’il faut vivre, et non un problème à résoudre.”
  • “Le bonheur c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles.”
  • “Un pas à la fois me suffit.”

Vivre en accord avec ses principes, ses valeurs, et vivre pleinement en prenant le temps de mettre les choses en place. Tout ne se passe pas d’un claquement de doigts. Mais à partir du moment où l’on veut vraiment quelque chose, on agit pas à pas pour que le projet prenne forme. Le pardon, c’est un peu ça, un long chemin de libération.

Ensuite Agoaye nous proposait de remplir la fiche de pardon ci-jointe, créée par ses soins. Un bon moyen pour nous de comprendre le processus. Une aide précieuse pour aller plus loin.

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  • Je suis en colère car je m’étais projetée dans une nouvelle vie et que tout d’un coup une discussion remet tous ces projets en cause. Revenue depuis plus de 3 ans en France, voilà près de 3 ans que nous vivons tous ensemble, avec mon escargot et mes parents. Au départ, leur présence était essentielle, une protection permanente qui m’a permis de reprendre pied et d’avancer sans crainte. Pour l’escargot, c’est le bonheur, tous les professionnels me disent que cette situation n’est que positive et émotionnellement très bonne pour le petit homme. Aujourd’hui c’est lourd pour moi : aucune intimité, aucun moment seule, difficile d’inviter mes amies et difficile aussi de prendre du temps pour moi, en dehors de la maison. Beaucoup de compromis sur beaucoup de choses. Et puis les mots et les « menaces » ont été durs et m’ont blessée. Comme si je devais ad-vitam aeternam me sentir responsable de ce qui est arrivé.
  • Comment ne pas souffrir de cette situation: Prendre sur moi et réaliser tout le positif que la présence de mes parents m’apporte au quotidien. Lâcher prise car je n’ai aucun contrôle sur cette situation. Prendre mon mal en patience, même si la patience n’est pas mon fort.
  • Comment expliquer ma colère / peine: Je lui dirais que j’ai désormais besoin d’indépendance, de me retrouver seule avec mon escargot, pour construire cette relation qui a mis du temps à s’installer, que j’ai envie de solitude, de créer une relation plus sereine et apaisée avec lui (mon père) et ma mère, que j’ai envie d’avoir une vie « normale » enfin.
  • Je ne suis pas coupable parce que ce désir est juste humain.
  • Je comprends la personne qui m’a blessée. C’est difficile de quitter une ville, une vie qu’on connaissait. Même si c’est un choix réfléchi, c’est un peu un choix imposé par la situation, mon retour précipité. Nous avons tous payé cher cet évènement troublant de notre vie de famille. Tout le monde a souffert. Chacun à sa manière, chacun de son côté. Il faut s’en remettre. Ca prend peut-être plus de temps aux uns qu’aux autres.

Entamer le dialogue, c’est encore trop tôt. Ou bien même c’est quasi impossible, connaissant la personne. Souvent les hommes passent vite à autre chose. Et ne veulent pas revenir sur le passé. Ce qui est dit est dit, ce qui est fait est fait. Je passe ce troisième cœur, et je continue le travail de mon côté pour me libérer de ce qui pèse depuis quelques jours. Ou quelques années. Quand j’aurais regagné mon indépendance, peut-être que le dialogue sera plus aisé ou bien que nos relations seront plus libres. Nous verrons. Je suis en selle pour l’aventure. C’est déjà un premier pas vers une nouvelle vie.

Macaron

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Instantanés Singuliers 2016 – Janvier

Le blog ayant migré, je réintègre le dernier billet pour le RDV mensuel des Instantanés Singuliers. Désolé pour les changements qui doivent vous faire perdre la tête.

Même idée: un rendez-vous photographique mensuel sur un thème donné. Vous êtes libre de présenter une ou plusieurs photos avec quelques mots ou pas, un texte  plus long.

Même délai: 20 jours pour participer (en m’envoyant le lien vers votre article)

Pour la participation: partagez votre photo sur votre blog et envoyez-moi le lien par mail ou indiquez-le en commentaires.

Nouveau logo.

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Laissez-moi maintenant vous présenter le premier thème de 2016. Vous avez jusqu’au 10 février pour ce premier opus de l’année.

FORMES (des choses, des émotions, de la vie, du quotidien, de vos rêves, de vos histoires personnelles). Laissez-vous juste porter par le sujet et soyez inspirés!

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C’est si facile…

J’ai envie de te dire, ne rentre pas. Ne te laisse pas faire. Ne reviens pas.

C’est si facile vu de l’extérieur. Donner des ordres.

J’ai envie de te dire qu’une fois de plus il va t’avoir, qu’une fois de plus tu vas dire oui et sans le savoir signer pour une nouvelle histoire avec la même fin à la clé. J’avais envie de te dire de venir, chez moi, qu’ensemble on arriverait mieux à combattre ce mal là.

C’est si facile de voir ce que toi tu ne vois plus, à force de croire qu’il va changer, qu’il va t’aimer comme tu le souhaites.

J’ai envie de te dire que l’amour, ce n’est pas ça, c’est quelque chose de beau, même si toi comme moi, nous n’avons connu que des histoires qui filent le tournis, qui prennent tout et qui ne donnent rien, qui arrachent l’espoir et ne laissent que des regrets au bord de nos paupières fragiles.

C’est si facile, après coup, de dire stop à cette rengaine incessante, à ce flou dramatique qui nous tient chaud quand ça va mal, qui nous fait froid dans le dos, une fois que tout est dit, que tout est compris.

J’ai envie de te dire, tu vaux mieux que ça. Je te le dis. Tu n’entends pas. Le temps n’est pas encore venu pour toi, de dire à adieu à cette partie de ta vie, à cet autre qui prend le meilleur de toi et te laisse vide, la tête en vrac, le cœur à plat.

C’est si facile pour moi de te dire ces choses-là, si difficile pour toi de les entendre. J’aurai préféré me réjouir pour toi. Mais quand je vois le mal s’engouffrer et te déposséder de toi-même, je ne peux qu’avoir envie de crier.

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Va-t’en. Ce soir, ne rentre pas. Vas chercher de l’aide là où il y en a. Ne te dévalorise pas comme ça. Moi, je sais, que tu vaux mieux que lui, que tu vaux mieux que tout ça. Crois en toi.

C’est si facile d’émettre un avis sur une vie qui n’est pas la sienne. A défaut de pouvoir t’aider, je suis là. Je t’écoute et je te dis que je ne t’abandonnerais pas.

Posted in Carnets de route

Elle

Elle lace ses chaussures, enfile sa parka verte, retient sa respiration, avant de se lancer sur la piste déserte. Le ciel bleu nuit du début du jour dévoile quelques formes inconnues à ses yeux. Une jambe, puis une autre. Elle trace sur la route, seule face au vent. Elle n’entend que sa respiration et le bruit des vagues autour, qui l’accompagnent dans sa course matinale. La rosée couvre son visage de légères gouttes parfumées. Dans la maison aux volets clos, le reste de la maisonnée profite du feu allumé dans la cheminé avant son départ. Courir lui change les idées.

Hier, elle a fermé les portes du passé, rangé dans un casier tous les mots griffonnés, les colères étalées au grand jour pour surmonter la peine et le chagrin. A force de pas grand-chose, de trop peu, de pas assez bien, elle a couru après toutes les marques d’affection, même passagères. Etre connue et reconnue. Il lui fallait exister. Dans les yeux des autres pour pouvoir s’accorder un rapide coup d’œil dans le rétroviseur.

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Trop d’attentes, une once de jalousie, des tonnes d’envies pas assouvies, plein écran sur ce qu’elle n’est pas, vouloir être comme, quitte à renoncer à soi. Dans sa tête, tout a fini par se bousculer. Entrechoc des pensées, aussi éphémères furent-elles, l’empêchant de trouver une issue à son problème.

Arrêter le temps. Figer l’horloge un instant. Pour comprendre. Il aura suffi de trois années pour lui faire perdre son identité. Et trois années pour la regagner. Une nouvelle ère. Un nouveau souffle. Besoin de commencer un nouveau livre, d’écrire une nouvelle histoire.

Elle court, consciente du bruit de ses pas contre le bitume mouillé, ouverte aux sensations nouvelles de son corps en mouvement. Elle accueille le renouveau le cœur battant. Elle ne cherche ni reconnaissance, ni gloire. Juste dire et partager, écrire et inspirer. Juste être là, insaisissable, sensible, amoureuse et solitaire. Juste être celle qu’elle est, qu’elle n’était plus.

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Défi Zen N°23 – Prendre conscience de son corps

Dans notre vie de tous les jours, nous faisons peu cas de notre corps. Il est là, bien en place et bien en point. C’est tout ce qui compte. Pourtant dès que nous sommes un peu malades, nous prenons conscience, enfin, qu’il est important d’en prendre soin. La réalisation de cette réalité ne dure qu’un temps, car une fois sur pied, nous reprenons nos mauvaises habitudes, sans y faire attention d’ailleurs.

Cette semaine Mylène nous invitait donc à, dans un premier temps, lister les agressions quotidiennes que nous portons à notre corps. Et dans un second temps, nous arrêter quelques minutes par jour pour prendre conscience de notre respiration, tenue, attitude, nos maux, malaises…

Quand je fais du mal à mon corps :

Ongles rongés – nourriture trop sucrée ou trop grasse – pas de démaquillage – trop de café – rythme effréné – pas assez d’eau – le fait de s’arracher les peaux, de gratter une cicatrice – se coucher tard

Quand je fais du bien à mon corps :

Routine démaquillage et pose de crème sur mon corps – massage aux huiles – dire merci aux parties de son corps qui fonctionnent bien – boire de l’eau – manger doucement – manger des fruits et des légumes – pauses aménagées dans la journée – faire du sport

Chaque matin de la semaine, je tente toujours après la douche de m’accorder quelques minutes pour méditer ou m’asseoir tranquillement et respirer, quand le reste de la maison somnole encore. C’est mon unique moment d’intimité et c’est précieux. Au cours des matins de cette semaine, j’ai pu prendre conscience de ma respiration, et de l’importance de bien respirer quand je ressentais une tension ici ou là. Après plusieurs respirations sereines, le mal s’atténue. De temps en temps, j’ai aussi tentée un scan du corps, pour cibler les tensions présentes en moi. J’ai remarqué que plus je relâche mes épaules, plus je me redresse, plus les tensions se dénouent et plus je me sens en paix et détendue.

Cette semaine, j’ai regardé mon corps différemment et je me suis rendue pleinement compte de la chance que j’avais d’avoir un corps qui fonctionne parfaitement et qui est plein de vie et d’énergie pour me porter là où je souhaite aller.

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Posted in Carnets de route

Une nouvelle page

Une nouvelle page. Sur la toile. Dans ma vie. Envie de revenir à mes premiers amours, l’écriture, la poésie, la photographie. Envie de vous faire voyager, de vous conter de jolies histoires. Envie de légèreté, de liberté.

Je ne suis plus celle de 2013.J’ai mûri, grandi, avec vous à mes côtés. J’ai appris, pleuré un peu, écouté mon cœur.

J’ai tourné une page, celle de la colère, celle du chagrin, celle de la peur. J’ai pardonné, accepté.

Envie de partager sans chercher la gloire. Envie d’inspirer sans quémander de l’amour. Envie d’être moi sans chercher à me justifier.

J’ai besoin de retrouver le goût particulier de l’écriture, le fourmillement passionné entre mes doigts, sans course aux commentaires, sans chercher à plaire ou pire à faire comme les autres, être comme les autres.

Une nouvelle tranche de vie, à vos côtés. Merci de votre fidélité!

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Posted in Carnets de route

Nouvelles Habitudes 2016: Reprendre le temps de…

Lire – dans le bus, à la maison, entre midi et deux, dans un café en regardant le monde tourner.

Ecrire – laisser à mes mots l’espace pour exister, créer des histoires pour faire voyager, écrire de longues lettres à la main et y glisser un joli mot / une carte inspirante avant de les envoyer aux quatre coin du monde.

Saisir des instants – rien que pour moi, pour la beauté du moment, pour les secrets cachés ici et là et que mes yeux regardent avec toujours autant d’étonnement.

Tenir un journal – de mes progrès, noter des citations qui me parlent, me font réfléchir, grandir, coller des images qui me parlent.

Profiter – de nos jeux à deux, de nos soirées à quatre, de nos déjeuners améliorés, de nos découvertes main dans la main.

Faire – usage de mes mains pour broder, tricoter – faire ce carnet d’aspirations / d’idées qui attend sagement d’être réalisé.

Prendre soin de moi – Un peu de réflexologie, des soins, des après-midi travail en solitaire et de bons dîners entre amis pour refaire le monde ou juste pour le plaisir d’être ensemble..

Vivre – Passionnément / Intensément / A 100%.

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Posted in Tout un poème

A la faveur…

Tout se déchire

Ou

Tout se lie

A la faveur de la nuit

On se cogne

Contre nos folies

Douces lubies

Nos langues chavirent

Se délient

Bien à l’abri

Au creux du lit

***

Et l’infini

Défile le fil

De nos Idées

De d’autres vies

Juste frôlées

Drames inconsolables

Juste évoqués

La tête sur l’oreiller

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Eclats de verre

Sur le pavé

La nuit nous sauve

Ou

Nous oppresse

Loin de nous

Les tendres caresses

Se révolter

Ou bien tomber

***

Fini les rires

Place à l’oubli

La nuit

Se glisse

Sous nos paupières

Lourdes de sommeil

***

Fermer les yeux

Ne plus penser

Jusqu’à demain

Matin

A la faveur du jour

La vie

Porte la marque

De nos toujours.

Marie Kléber

Posted in Les Instantanés Singuliers

Instantanés Singuliers 2016 #1

Les Instantanés Singuliers reviennent. Rien n’a changé depuis l’année dernière.

Même idée: un rendez-vous photographique mensuel sur un thème donné. Vous êtes libre de présenter une ou plusieurs photos avec quelques mots ou pas, un texte  plus long.

Même délai: 20 jours pour participer (en m’envoyant le lien vers votre article)

Nouveau logo.

Pour la participation: Un peu de changement au niveau des participations. Vous pouvez partager votre photo sur votre blog ou via Instagram avec le #instantanessinguliers

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Laissez moi maintenant vous présenter le premier thème de 2016. Vous avez jusqu’au 10 février pour ce premier opus de l’année.

Et le thème choisi est FORMES (des choses, des émotions, de la vie, du quotidien, de vos rêves, de vos histoires personnelles). Laissez vous juste porter par le sujet et soyez inspirés!

Posted in Carnets de route

Petite Marie – Un défi ou un écrit #2

Cette semaine Agoaye nous proposait de retrouver notre enfant intérieur.

J’ai débuté l’exercice en piquant dans la liste de messages positifs d’Agoaye. Et ai repris ma pratique des affirmations positives. C’est quelque chose que j’avais découvert l’année dernière en lisant le livre de Louise Hay – Heal your Life.
Chaque matin et chaque soir, j’ai instauré un rituel devant ma glace pour reprendre ces 4 pensées positives (Je t’aime exactement telle que tu es / Tu n’es pas responsable de ta mère / Tu n’es pas responsable de ton père / Tu mérites d’avoir ce que tu désires). Un besoin de me détacher d’un sentiment de culpabilité et de m’accepter telle que je suis.

Pour les moments de détente, j’ai opté pour l’option « rire et jouer avec mon escargot », ce qui m’a fait le plus grand bien.

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J’ai terminé la semaine par une lettre à l’enfant que j’étais (j’ai d’ailleurs retrouvé une photo de moi, petite fille, une photo que j’aime beaucoup – quand je me regarde je me donne des forces pour vaincre tous les nuages noirs, pour créer cette vie dont j’ai toujours rêvée et qui se dessine jour après jour sous mes yeux, comme si un jour j’avais décidé que le bonheur était à portée de main et que j’y avais droit.)
Je remarque que je finis souvent par le premier cœur (esprit de contradiction oblige) et voilà ce que ça donne :

Petite Marie,
Je te regarde souvent à travers le filtre du temps. Des photos pas encore jaunies viennent me rappeler tes grands yeux bleus/verts à l’affût de la moindre trace de bonheur, tes envies de sauver le monde, de partir loin pour trouver une raison d’exister, au milieu de la détresse des uns et des autres, enfants traumatisés, vies maltraitées, rêves brisés.
Les autres te regardent de travers et toi, dans ta bulle, tu te sens à l’abri. Cet autre monde n’appartient qu’à toi. Tout y est possible. Tout y est vrai. Tout y est amour. A l’école, tes camarades se moquent de toi et dans ton coin, tu te protèges de leurs mots durs, de leurs menaces, de leurs rires qui se cognent contre la solide paroi de ton univers ouaté.
Je te regarde et je sais déjà que tu as en toi toutes les ressources nécessaires et une force vive intense pour faire de ta vie quelque chose de beau. Il y aura des chutes vertigineuses qui te laisseront vide et perdue. Tu remonteras à la surface. Tu verras que les autres peuvent aussi te projeter dans les étoiles. Tu ne le sais pas encore mais tout autour de toi, de belles âmes, des quatre coins du monde, sont sur le chemin. D’ici quelques années vous vous trouverez. Et l’amitié deviendra une force du quotidien.
Je te regarde et je sais, tu as peur pour maman. Son passé la poursuit. Tu voudrais l’aider. Sois heureuse, c’est tout ce qu’elle demande. Pour le reste, c’est à elle de s’en sortir. Tu ne pourras pas le faire à sa place. C’est dur mais tu apprendras vite, ou pas, tu apprendras à tes risques et périls, qu’on ne peut pas sauver les autres. Notre seul devoir est celui de mener une vie juste, heureuse et épanouie, de trouver notre voie, d’inspirer les autres, à notre manière et de tendre la main quand on le peut.
Tu aimeras. Tu auras mal. Tu croiras que c’est ça l’amour. Puis tu découvriras que ce n’est pas ça. L’amour c’est ce en quoi tu crois aujourd’hui. Il te faudra plus de 30 ans pour redécouvrir ta vraie nature. Au milieu de tout ça, tu mourras et tu renaîtras. Tu apprendras à t’aimer. Ce sera un des beaux cadeaux de la vie. En plus des autres. Je ne vais pas tout te dévoiler aujourd’hui, sinon à quoi bon.
Petite Marie,
Souris. La vie est belle. Elle t’attend pour jouer avec elle au cerf-volant. N’aie pas peur de quitter la plage sacrée de ton enfance. Après des allers et retours, des détours, tu la retrouveras.
Souris. Et continue à croire, à aimer passionnément l’Humanité, la Vie et ses cadeaux.

Macaron

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Fidèle à son choix (Histoire d’une femme Indienne)

Je me souviens d’elle, de son visage, de ses doigts apaisants, du timbre de sa voix. Elle s’occupait des enfants des autres, dans un pays qui n’était pas le sien.

Elle avait quitté l’Inde pour une vie meilleure, pour un peu plus d’argent qu’elle envoyait au pays. Au-dessus d’une casserole d’eau bouillante chargée d’épices, elle avait partagé avec moi quelques mots sur son fils. Un départ qui appelait un retour. Pourtant cela faisait plus de 5 ans qu’elle n’avait pas vu son enfant, laissé aux bons soins de sa sœur, dans un pays qu’elle avait quitté à regret.

Aux Etats-Unis, elle et son mari partageaient la vie d’une riche famille. Trois enfants. Trois étages. Trois fois plus de travail. Trois fois moins de temps. Et pas assez pour économiser.

Ils étaient nés avec elle. Elle avait calmé leurs premières peurs, apaisé leurs premiers chagrins. Elle passait ses journées, ses nuits à penser à eux, à leur confectionner de bons petits plats, à entretenir leurs chambres, à laver leur linge, à leur proposer des activités ludiques et attrayantes, à penser à leurs anniversaires dès le lever du jour, à les câliner, leur lire une histoire chaque soir, leur souhaiter bonne nuit et même se lever au moindre bruit suspect, au moindre cauchemar troublant.

Il faut une bonne dose d’amour et de résilience pour aimer autant des enfants qui ne sont pas les siens. Un combat de tous les instants loin de la vie, de sa vie. Son cœur figé dans le temps se souvient par moment. Puis oublie, pour avancer. L’argent est nécessaire. Au pays il assure à la chaire de sa chaire une vie plus clémente que la sienne, lui offre la chance d’étudier, d’apprendre pour choisir sa voie, pour être maître de son destin.

Elle m’enseigne les règles d’or du curry. Je l’écoute, attentive à chacun de ses gestes, à sa voix égale qui parle sans trémolos, à son courage. Comment vivre si loin de celui que l’on espère, que l’on porte, que l’on met au monde ? Comment ne pas en vouloir à la terre entière pour cet éloignement qui pèse, pour chaque jour qui passe sans voir grandir ce petit être qui respire sans sa mère dans son sillage ?

J’ai l’impression que c’est moi qui en veut aux Hommes d’avoir créé autant d’inégalités. Alors qu’elle, elle regarde son plat mijoter, le sourire au bord des lèvres, heureuse de savoir que son fils est heureux, pleine d’espoir à l’idée d’apporter quelques valeurs à ces enfants riches, persuadés d’être les maîtres du monde. Quand l’un d’eux lui parle mal ou pire, ignore une de ses remarques, son cœur se serre. Son sacrifice lui pèse. Un coup d’œil en arrière. C’est son choix, elle lui reste fidèle.

Marie Kléber

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Tendre Nostalgie

On s’attend

Sortie d’école

A la marelle

Je perds tout le temps

Tu danses

Et m’emportes avec toi

J’ai l’air d’un clown

Toi d’une princesse

On se chamaille

Juste pour rire

Comme des Amoureux

On s’entend

Chanter des ritournelles

Tendres querelles

D’adolescents

Tu écartes

Mes cheveux

Je regarde

Tes grands yeux bleus

On est bien là

Tous les deux

Presque Amoureux

On attend

Sourires alcoolisés

Une soirée de plus

A s’aimer

Tu repousses un peu les draps

J’ai peur d’avoir froid

Je me perds

Dans ton regard tendre

On est bien là

Tous les deux

Amoureux

On entend

Le premier cri

Je croise les doigts

Tu serres les dents

Pris au dépourvu

La vie se glisse

Entre nos mains

Ouvertes sur l’avenir

Un sourire

On est bien là

Tous les trois

Amoureux et Heureux

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Défi Zen n°21 – Mes bonnes résolutions 2016

Je suis le blog de Mylène Les défis des filles zen depuis quelques mois et cela m’aide à reprendre contact avec moi-même, avec ma vie. Et par la-même d’aller de l’avant et de construire l’avenir sereinement.

Le premier défi de 2016 concerne nos bonnes résolutions. Nous n’en prenons plus depuis des années, persuadés que ça ne sert plus à rien. Dans nos souvenirs, les bonnes résolutions ne tiennent pas la route. Et si nous ne savions pas les définir correctement?

Pour ce défi, j’ai pris une feuille de papier, un stylo, je me suis mis au calme et j’ai noté tout ce qui me passait par la tête, envies, souhaits, idées, listes de choses à réaliser, rêves, projets, mots qui me parlent.

La liste était longue entre faire de nouvelles rencontres, passer du temps avec ma famille et mes proches, être à 100% dans ce que je fais au moment où je le fais, prendre du temps avec mon escargot, prendre soin de moi, écrire davantage, aller rendre visite à mes amies, manger plus sainement, éviter les achats qui ne servent à rien, faire le vide dans ma tête et ma maison, créer un site pour venir en aide aux victimes de violence/manipulation, ouvrir mon coeur à l’amour, écrire de longues lettres manuscrites, devenir plus pro en photographie, tenir un journal, méditer chaque jour, découvrir Paris, être plus patiente avec l’escargot et moins crier…

Ayant choisi la bienveillance comme mot pour 2016, j’ai décidé de travailler sur les trois axes suivants:

1 – Prendre soin de moi

  • Instaurer routine soin / massage / lecture du soir
  • Instaurer routine soin / méditation / lecture du matin
  • Participer aux défis zen / Défis d’Agoaye
  • Noter mes 3 kifs par jour
  • Boire plus d’eau
  • Une fois  tous les 2 mois, prendre un Rdv Massage / Réflexologie / Soin visage – corps

2 – Me consacrer à mes proches

  • Passer du temps de qualité avec mon escargot
  • Faire 1 fois par mois quelque chose de nouveau / sortie originale
  • Développer ma patience & lire des articles qui m’aident à mieux gérer les différentes émotions de mon escargot
  • Organiser une fois par mois une sortie avec mes amies
  • Accepter mes proches tels qu’ils sont
  • Déjeuner 1 fois / semaine avec ma soeur

3 – Ecrire / Photographier la vie

  • Achever mon recueil de nouvelles et l’envoyer à des maisons d’édition
  • Travailler sur mon recueil de poèmes (en hommage aux victimes des attentats)
  • Travailler sur mon appareil photo et améliorer la technique
  • Continuer mon roman
  • Une fois par mois, prendre 2h hors de la maison pour écrire au calme

Je pense que cela me convient. Une année riche se profile à l’horizon. Et grâce à ces résolutions, je sais au moins où je vais. C’est un bon départ!

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Un défi ou un écrit – Le projet 2016 d’Agoaye #1

Dans la lignée de 53 billets en 2015, Agoaye nous propose cette année de relever certains défis et de cette manière de reprendre contact avec nous-mêmes. Une année d’introspection et de changement. Le programme me convient parfaitement. Je me lance donc dans le premier défi de ce mois de janvier, le cœur en joie et prête à l’action.

Pour ce premier mois de l’année, il s’agit de renouer avec son passé. Il y a quelques mois encore, j’aurais préféré me cacher sous la couette plutôt que d’affronter « ce qui a été ». Et puis le temps a fait son œuvre, j’ai parcouru encore un peu de chemin et quand il m’arrive de me perdre dans le passé, c’est sans regret ni amertume que j’entreprends ce voyage.

Cette semaine, il s’agissait d’écrire pour renouer. Ecrire, ça me connait. Chaque année, je prends plaisir à envoyer mes vœux à chaque personne qui compte dans ma vie. Chaque année j’ai l’impression d’écrire plus ou moins la même chose, mais l’intention est bonne et juste. Et cela suffit.

Les membres de ma famille sont les premiers à avoir reçu mes vœux de vive voix. Je me suis dit, pourquoi me limiter à ma famille, restreinte au demeurant, quand je peux envoyer mes vœux à d’autres personnes, des personnes que je ne vois pas souvent ou qui sont loin. Alors j’ai fait une liste de tous ceux et celles à qui je souhaitais adresser un petit mot. Et je me suis mise à l’ouvrage. Heureusement on a tout le mois de janvier !!

Et puis, je suis allée faire un tour sur mes boites mails et ma pile de courrier en attente de réponse de ma part. Même si j’essaye au maximum de répondre rapidement aux nouvelles que je reçois, certains messages passent entre les mailles du filet. J’ai pris le parti en début de semaine d’apporter une réponse à tous les messages reçus, par mail ou par écrit. Cela prend du temps mais qu’il est bon de reprendre contact avec des êtres chers, famille ou amis.

Pari tenu pour cette semaine. Il ne me reste plus qu’à aller faire un tour sur les blogs des autres participants, pour voir comment s’est passé cette première semaine de l’année! Bon weekend à tous!