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Le temps de l’amour

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Le réveil a sonné. Une musique douce comme le flot d’amour qui passe entre nos peaux ivres de plaisir. Je me tiens tout contre la tienne, sa chaleur inonde chaque parcelle de la mienne. Je respire tout ce que tu es, dans cet instant. J’inhale la clarté des sentiments, la fraicheur de ton sourire, la volupté de nos accords, la naissance du jour dans tes bras. Délicieux. Je retiens les secondes avant de m’aventurer hors du lit, loin de l’onctuosité de ton étreinte. Passionnée, rassurante, magique.

Les premières heures de nous l’étaient. Magiques. Celles d’aujourd’hui le sont tout autant. Elles ont des reflets d’or qui font battre mon cœur, si vite, font vibrer mon corps, si intensément. Je n’en reviens toujours pas de tout ce que tu donnes jour après jour, de toute l’attention dont tu fais preuve, de la façon dont tu accueilles tout ce que je suis, sans souhaiter changer quoi que ce soit, de ta capacité à m’accompagner au delà de mes peurs, mêmes les plus tenaces.

Je me sens tellement vivante avec toi. Je découvre tout. Comme au premier matin de la vie. J’apprends l’amour au jour le jour. Le partage. L’écoute. Pouvoir tout se dire. Sans aucune certitude que celle des choix posés, des minutes incendiaires suspendues au chaos de nos sens épousés.

Merci mon Amour pour ce temps, à nul autre pareil (Merci pour le titre aussi!). Le temps d’avant s’évanouit. J’oublie. Et je m’enroule dans le merveilleux, je me drape de “je t’aime”. Je savoure l’excellence de nous…

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N’attendons jamais qu’il soit trop tard…

L’annonce a fait trembler les murs. Les fondations que l’on croyait solides se sont effondrées. Parfois la vie dure plus de quatre-vingt-dix années. Parfois elle s’achève à la manière d’un éclair, d’une ampoule qui éclate. Le cœur arrête de battre.

Certains ont besoin de temps pour poser les mots. Ce sont les mots qui me délivrent du risque de me briser. Si je les laisse filer, alors la nuit s’installe, le chaos menace.

Au bout du fil, le chagrin est palpable, il coule sur l’enfance. Les souvenirs égrainent des images, d’une petite fille aux cheveux longs, un sourire espiègle, des épisodes de vie, nos rires. Et puis le tumulte des larmes qui cognent contre les parois du jour naissant. L’enfance s’est évanouit, son cœur s’est rompu. La jeune femme dort, paisible, dans un présent où elle n’est plus.

Au bout du fil, le néant, le vide incommensurable de ceux qui perdent un enfant. Une sœur, une femme, une maman. Une amie. D’aujourd’hui ou d’hier. Tant de questions, tant d’incompréhension. Le silence face au pire, à la fin abrupte d’une vie. Sans retour en arrière possible. Tout ce qui n’aura pas été fait, tout ce qui n’aura pas été dit. Tous ces mots d’amour en suspend dans un ciel aux allures d’apocalypse. Trop tard.

N’attendez jamais qu’il soit trop tard. Dites, dites vous tout. Écrivez les mots. Dansez les, chantez les si c’est plus facile pour vous. Pardonnez et ne remettez pas à plus tard. Oubliez ce qui n’a pas d’importance. Entourez vous de ceux qui comptent, respirez-les. Posez des actes, exprimez vos sentiments. N’attendez plus qu’il soit trop tard…

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Notre Dame panse ses plaies et le Monde se meurt…

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Elle se tient, là, dans le noir, à l’abri de trop de regards. Un périmètre de sécurité l’encadre. Affaiblie, certes, mais debout. Entourée de tant de prières et d’amour. On dirait qu’elle se tait pour panser ses plaies.

J’ai regardé comme beaucoup le journal de vingt heures ce soir là. Et je me suis sentie insensible au possible, à des années lumières de ce que tous exprimaient, de peine, de chagrin. Tout est éphémère, c’est peut-être la seule certitude que je détiens dans cette vie.

En la voyant, hier, j’ai mieux compris ma réaction. Notre Dame, consumée par le feu ne mourrait pas sous nos yeux. Elle se faisait dévorée par les flammes certes mais elle restait solide, ancrée. Elle verrait demain, différente. Elle renaitrait de ses cendres. Parce que le monde est ainsi fait que le matériel se refait, qu’on reconstruit. Même sur rien. Elle serait le symbole d’une nouvelle ère, riche de son passé, pleine de son avenir.

Alors que la vie de l’homme, détruite, devient poussière. Personne ne peut redonner vie à la mort. La mort est la fin et le début d’autre chose. C’est avant tout le vide, dans cette vie au moins. Personne ne viendra redonner le souffle à celui qui n’en a plus. Personne ne pourra apaiser la peine de ceux qui reste. Il n’y a pas de commission d’état, de lever de bouclier pour le commun des mortels.  Juste le néant qui suit l’agonie. On ne répare pas les morts à coups de millions d’euros.

Alors non, je ne suis pas insensible. Je suis heureuse que le monde se mobilise pour redonner vie à Notre Dame. J’aimerai juste qu’il se mobilise avec autant de vivacité et d’authenticité pour tous les drames qui touchent chaque jour des êtres vivants dans toute la planète, qu’ils défendent les droits des hommes comme ils défendent ceux de la nature, de l’environnement, des animaux, qu’ils se dressent contre le totalitarisme, l’abject, la folie.

Sans les hommes, le monde n’existe plus…

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Les États d’Esprit du Vendredi 26.04.2019

Vendredi est arrivé et l’heure des états d’esprits aussi. Je voulais faire une intro un peut différente, en effet The Posman et Zenopia ne partagent plus les leurs depuis quelque temps. Mais on ne les oublie pas. Je salue cette belle initiative qui nous réunis tous les vendredis et fais aussi de nouveaux adeptes au fil du temps!

Début [13h51]

Photo: St Malo
Fatigue : un peu, il faut dire que j’ai travaillé jusqu’à 1h du matin sur mes textes et que c’est la semaine “slow” du mois
Humeur : très bonne
Estomac: salade, salade de fruits, chocolat et thé vert
Esprit: heureux
Cond. phys. : marche, escaliers
Boulot: moi, j’en ai c’est tout ce qui compte
Culture: “Les silences de Dieu” de Gilbert Sinoué  (un de mes chouchous lu et relu!) – “Je viens d’ailleurs” de Chahdortt Djavann (très dur et très bien) – ” The particular sadness of lemon cake” Aimee Bender (en cours)
Penser à : courses pour ma mère!

Avis perso (1): et les 250 morts au Sri Lanka?
Avis perso (2):  il y a des jours où je lâcherais bien mon stérilet!

Message perso: (1) tu nous manques… (2) merci pour vos retours constructifs sur mes textes (3) c’est vrai que l’amour, la confiance c’est une histoire de chaque instant (4) deux soirées, une nuit, quel luxe – je savoure ma chance!
Loulou: est en vacances, a adoré notre weekend breton, fait du poney tous les jours, parle un drôle de langage imaginaire!
Amitiés : préparation d’un EVJF
Love : j’adore ses mains (entre autres choses…)
Sorties : en amoureux…
Essentiel: aimer, écrire, oser
Courses: pour ma mère (!) – de quoi me nourrir sainement – billet de train pour l’EVJF
Envie de: profiter de lui
Zic: On trace

Fin [14h08]

Bonne fin de journée et doux weekend à tous!

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Fantasme-moi!

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Nos fantasmes.

Ils sont ce qu’ils sont.

Nous les partageons ou nous n’osons pas.

Par crainte du regard de l’autre sur ce que nous n’assumons pas. Pas toujours.

Les énoncer à haute voix c’est peut-être aussi, déjà, leur donner une réalité.

Certains se réaliseront, d’autres pas.

Parce que nous aurons évolué. Ou par choix.

Parce que certains nous emballeront rien que d’y penser. Mais que le passage à l’action ne sera pas un passage obligé.

Certains sont déjà des scénarios dans nos têtes quand d’autres ne sont là que pour attiser nos désirs.

Le fantasme nait de l’imagination. Et notre imagination est un vaste champ de création.

Nous pouvons donc tout créer.

Comme nous pouvons tout essayer.

Partager ses fantasmes en couple est très certainement une richesse. Pourtant ce n’est pas évident dans tous les couples. C’est même parfois impossible.

A nous de savoir où mettre la limite de ce que nous souhaitons confier. Et comment.

A nous de savoir ce que l’autre peut entendre, comprendre, intégrer.

C’est un chemin en soi et avec l’autre. Un chemin de connaissance et de partage. De respect et de confiance. Un cheminement intime et intérieur, une porte ouverte sur un monde encore empli de préjugés, dont il est peut-être temps de s’affranchir.

Et vous, vos fantasmes? Vous en parlez? Vous les gardez pour vous? Vous en avez déjà réalisé certains? Vous en avez des inavouables?

Posted in Carnets de route, Emprise et Renaissance

Le pari de la vie

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On m’a souvent demandé, et on me demande encore, comment j’ai refait surface, comment / quand j’ai réussi à faire à nouveau confiance, en l’autre, en la vie.

Je ne sais pas. Ça s’est fait.

Je partais de loin. Puisque je ne voulais plus vivre et que rien ne me retenait si ce n’est la vie qui grandissait dans mon ventre. Mais même elle, j’étais prête à la donner.

Quand tout s’est écroulé, j’aurai préféré la mort. Qu’est-ce que je pleurais? La fin d’un amour? Non. La séparation? Non. J’en étais à l’origine. Quoi alors? Je crois que je pleurais l’horreur, les menaces, les années de supplice, la peur. Je pleurais le vide, les images sordides, le froid, les mots.

Je ne savais plus où j’en étais. Alors j’ai choisi de m’écrouler. Je n’avais plus que des briques à mes pieds et plus d’envie. A côté, tous les  maux passés de mon existence me paraissaient vains. Mes mauvaises notes, mes échecs sentimentaux, la mort, mes rêves envolés, la maladie, la dépression…

Un jour, je n’étais plus que l’ombre de moi-même et mon regard dans le miroir me glaçait le sang. J’étais devenue une fille que je ne reconnaissais pas. Personne ne m’a laissé partir alors j’ai choisi de continuer à vivre. Difficilement. Mais vivre quand même. Et j’ai rebâti jour après jour, en triant ce que je voulais garder, ce qu’il devenait nécessaire de laisser partir. J’ai eu souvent l’impression de faire deux pas en avant et trois en arrière. J’ai dû faire face un nombre incalculable de fois à la personne qui me terrorisait le plus dans cette sombre histoire. L’emprise ne s’est pas arrêtée le jour où je suis partie. Elle a redoublé après mon départ et il a fallut s’en extirper.

Peut-être que j’ai repris goût à la vie parce que j’ai choisi un matin d’y croire à nouveau, tout simplement. J’ai fait un énorme travail sur moi pour m’accepter telle que je suis, pour m’estimer davantage, me respecter enfin. J’ai crié, pleuré, détesté la terre entière. J’ai craché ma colère, mon dégoût, ma peur. J’ai envoyé chier tous les principes des autres pour trouver mes essentiels. J’ai racheté ma liberté. J’ai gagné ma paix au prix d’un combat acharné contre moi-même.

Je pense aussi qu’au fond de moi j’ai cette soif de vivre, plus forte que tout, qui me porte. J’ai foi en la vie. Et si j’ai été déçue, maltraitée, j’ai toujours gardé la certitude qu’il y avait aussi de belles choses à vivre, de belles personnes à rencontrer. J’ai fais ce pari. Celui de quelque chose de plus grand, de plus vrai, de plus proche de mes convictions.

Je n’ai pas de formule magique à confier, si ce n’est peut-être identifier ses blessures, travailler dessus, les guérir et aller de l’avant. La confiance est un choix. Le bonheur aussi.

Et vous, qu’est-ce qui vous motive? Quelle force vous permet de vous relever? Quels maux avez-vous dépassés? Comment?

Posted in Atelier écriture, Variations Littéraires

Duel

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La flamme de la bougie vacillait dans l’obscurité de la chambre sommairement meublée. Le combat était sur le point de commencer. Les corps se faisaient face, contemplant le mystère de toute éternité qui vibrait comme les cordes de l’arc, bandé à l’extrême.
L’atmosphère tendue ne laissait place à aucune improvisation. Il fallait viser juste. Ou l’élan serait brisé, les fragilités exposées aux rapaces. Qui les decortiqueraient jusqu’à ce qu’il ne reste que des lambeaux de chaire meurtrie sur le lit aux draps blancs.

L’heure n’était plus à la contemplation de ces forces sourdes. Point de générosité dans ce duel à mains nues. Se souvenir de l’essentiel et se jeter confiant dans l’arène, certain de remporter la victoire. Forcer les barrages. Faire face aux soubresauts violents. Défier les ténèbres.

Il en allait de la vie de l’enfant…

Ce texte est ma participation à l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots imposés étaient: flamme – briser – fragilité – contempler – combat – essentiel – générosité

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Les États d’Esprit du Vendredi 19.04.2019

Une semaine de congés, un rythme différent, je reviens avec mes états d’esprits, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [06h10]

Photo: coloriage – le thème de la semaine!!
Fatigue : je suis en vacances…
Humeur : excellente
Estomac: thé
Esprit: en vacances, heureux
Cond. phys. : deux footing et du rangement – ça compte!
Boulot: vacances j’oublie tout!
Culture: Bethsabée de Marek Halter – En cours (lettres à Jean Marais  – les silences de Dieu de Gilbert Sinoué)
Penser à : ce qu’il y a de beau

Avis perso (1): bien sûr que c’est triste mais ça fait bizarre tous ces visages tournés vers Paris, Paris qu’on trouve toujours trop ou pas assez, qu’on délaisse et dont les rues sont inondées de déchets à longueur de journée…
Avis perso (2):  je crois qu’on revient de tout, que tout renait, que certains drames sont nécessaires pour nous rappeler ce qui compte.
Avis perso (3): oui je trouve que tout cet argent c’est indécent même si en effet chacun fait ce qu’il veut du sien. Et qu’on en a besoin pour reconstruire. On aurait juste pu éviter d’étaler ça sur la place publique!

Message perso: (1) tu me manques (2) j’ai beaucoup aimé ton article sur la confiance et ta photo est superbe (3) toutes les conditions pour une histoire d’amour ne seront pas toujours là. Il faut oser, faire confiance à la vie. L’amour est un magnifique pari à tenter (4) merci pour ton mail, je publie ton interview mercredi prochain!
Loulou: est en vacances, a adoré cette semaine ensemble, colorie bien, pas vite, mais bien!
Amitiés : ce weekend
Love : me manque, touchant quand il est touché, merveilleux (je le pense encore même si je le lui dis moins parce qu’il n’est pas d’accord avec moi!)
Sorties : weekend entre filles
Essentiel: aimer, s’aimer
Courses: aucune
Envie de: profiter
Zic: Bryan Adams

Fin [06h35]

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Le cancre du coloriage!!

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Entre la maitresse de loulou et moi ça a mal commencé. Et ça se terminera mal.

Cette semaine, j’ai la grande chance d’être en vacances et d’aller chercher mon fils à l’école le soir. Un plaisir rare. Ce qui est moins sympa, c’est que chaque soir j’ai droit au visage dépité de la maitresse qui me répète qu’elle ne sait plus quoi faire avec mon fils. Elle me montre son coloriage d’un air désabusé.

“pas assez concentré” “il suit les mauvais élèves” “il ne comprend pas les consignes” “il est le dernier en coloriage”…

Tiens si on parlait coloriage. C’est le coloriage qui nous a mis dedans dès le début de l’année. Ça ne faisait pas dix jours qu’il était à l’école qu’elle voulait déjà me rencontrer.

Pour me montrer que les autres y arrivaient très bien. Sauf le mien. Sept mois plus tard, on en est encore là. Les autres font leur coloriage, pas  le mien. Enfin pas dans le temps imparti.

Le reste tout va bien. Mais ça elle ne le dit pas. Elle, son cheval de bataille c’est le coloriage!

Moi? J’écoute. Je lui ai dit en début d’année qu’il avait un peu de mal à se concentrer quand il y avait du bruit autour. J’ai même suggéré de le changer de table. C’est certain que si on met tous ceux qui parlent et font les zouaves ensemble, c’est compliqué.

C’est vrai qu’il est souvent dans ses rêves. Il a 6 ans! Il travaille bien. Il veut bien faire. Du coup il perd du temps. Et puis le coloriage, le dessin, ça l’ennuie.

Est-ce que c’est si grave? Est-ce qu’il n’y aurait pas eu de solution? Est-ce que la comparaison aux autres est un réel moteur? Ou est-ce que ça démotive plus qu’autre chose?

Je vois arriver la fin de l’année avec beaucoup de bonheur…

Si elle les prépare très bien au CP – dixit certains parents qui sont déjà sur les starting blocks de l’avenir professionnel de leur progéniture ultra brillante, qui elle, sait colorier un perroquet en moins d’une minute top chrono – on gardera d’elle un souvenir dénué de toute nostalgie!

 

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Ces moments là

Ils arrivent. Puis repartent. Dans le même flottement – un temps que je ne saisis pas, ne maîtrise pas.

Ils s’invitent par surprise les moments de flou et mon équilibre vacille comme la flamme de la bougie malmenée par un souffle.

Ils s’installent. Je regarde le monde tourner et je m’en sens loin. Pas absente. Juste sur une longueur d’ondes distincte. Je laisse faire. Ça passera.

Ils disent quelque chose que je ne comprends pas toujours. Il me faut le recul pour mettre des mots. Ou peut-être que les mots viendront d’eux-même.

Et tout rentrera dans l’ordre. Je retrouverai la confiance, l’assurance que tout est parfait.

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Interview Femmes Inspirantes Saison #2 – Sophie Pourny, Coach

Nous sommes déjà mercredi et pour tout vous dire, j’avais hâte, parce qu’aujourd’hui, c’est Sophie qui répond à mes questions. Je vous ai brièvement parlé de mon coaching, j’avoue que j’ai eu envie de garder cette expérience pour moi, un peu comme un trésor que j’aurai eu entre les mains. Et bien ce coaching je l’ai fait avec Sophie. Du coup c’est une interview un peu particulière et qui me tenait vraiment à cœur!

Bonjour Sophie, let’s go, quelques mots sur toi pour commencer en douceur : 

Allons-y je jette les mots en vrac ! Je suis femme, mère, ex-salariée, ex-je fais pas de vagues et je rentre dans les clous. Reconversion pro enclenchée à 43 ans. J’aime rigoler avec les copines, dormir, danser, écrire sur ce qui me vient.  Et les petits lapins blancs tout doux aussi, j’aime bien. Et lire. Et manger du chocolat noir avec des cristaux de sel. Bon j’arrête là les mots !!

 Tu es coach certifié. On entend beaucoup parler de coaching en ce moment, mais qu’est-ce que c’est vraiment ?

Le véritable coaching, c’est un accompagnement. On marche à coté de la personne en l’aidant à cheminer pour qu’elle trouve sa voie, et sa façon d’y arriver. On l’aide à prendre conscience de certaines choses, des schémas répétitifs, des croyances limitantes qui ne lui appartiennent pas… A la fin, elle atteint l’objectif qu’elle s’est fixée, et elle n’a plus besoin qu’on lui tienne la main. Elle prend pleinement conscience de sa place ! (oui je sais , c’est beau)

Quel a été ton parcours pour en arriver à ce métier ? Quel a été le déclencheur de ta reconversion ?

Mon parcours est chemin sinueux ! J’ai été salariée pendant presque 20 ans, en exerçant des métiers comme assistante commerciale, gestionnaire de stock… ce que je préférais c’était les contacts avec les clients, les fournisseurs, les collègues … en gros, l’humain. Ça peut paraitre évident mais je le dis car l’évidence n’est pas la même pour tout le monde..

Le déclencheur est une combinaison de plusieurs éléments : pour commencer un ennui profond et durable dans le métier que j’exerçais depuis 20 ans. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que lorsque j’avais 18 ans je voulais être psychologue…ça a été le premier déclic. Quant au coaching, ça m’est venu un jour, sans que je me m’explique comment. Je ne l’ai pas lu, ni vu à la télé. Ça reste un peu un mystère que je n’explique pas. Ensuite, plus j’en apprenais sur ce métier, plus j’avais envie d’y aller !

Qu’est-ce qui a changé dans ta vie depuis que tu t’es lancée dans l’aventure de l’entreprenariat ? Qu’as-tu appris sur le monde, sur toi-même ? 

La question serait plutôt : qu’est ce qui est resté identique !! A part ma vie de famille, tout a changé.

Ma vision du mot travail. Mes horaires. Mes déplacements. Ma façon de travailler. Mes revenus, (le montant, la façon dont je les perçois…) Je n’ai plus de collègues directs, mais beaucoup d’échanges et de contacts avec des entrepreneures (en majorité des femmes), d’autres coachs…

J’ai découvert un monde dont je ne soupçonnais pas l’existence tant que j’étais salariée. Il y a tant d’entrepreneures qui se lancent dans leur projet ! J’ai découvert des femmes inspirantes, qui veulent apporter beaucoup à ce monde, elles sont impressionnantes de détermination et d’ambition, dans le bon sens du terme. J’ai découvert aussi de belles communautés avec beaucoup d’encouragement et de soutien.

Ce que j’ai appris sur moi… que dire, j’ai tout simplement appris à me connaitre !  Par les exercices de coaching que j’ai pu faire, et par l’apprentissage de la vie d’entrepreneure, je me découvre. Ça n’a pas toujours été facile, parfois les larmes, l’angoisses, les doutes revenaient sans crier gare. J’ai dû évacuer beaucoup de choses. Mais aujourd’hui tout doucement ça va de mieux en mieux. Je pense que je vais découvrir encore beaucoup…

Qui accompagnes-tu ? Que souhaites-tu apporter aux personnes qui entreprennent un coaching avec toi ?

J’accompagne les femmes et particulièrement les mamans qui souhaitent trouver le job qui leur permettra d’équilibrer leur vie pro et perso, de subvenir à leurs besoins, et de s’éclater. On est d’accord que les 3 critères sont indispensables. J’accompagne aussi les femmes entrepreneures, pour qu’elles puissent prendre pleinement possession de leur activité, et qu’elles puissent en vivre.

Ce que je souhaite leur apporter ? En dehors de mon soutien inconditionnel, mon regard extérieur, ma bienveillance, je les aide à croire enfin en elles, qu’elles réalisent qu’elles ont bien des choses à offrir, plus qu’elles ne l’imaginent.

Qu’est-ce qui t’a le plus aidé depuis le début de cette aventure ?

Mon entourage. Ma famille, mes amis, ceux qui sont là quand ça va pas (et que j’ose appeler, ou qui bizarrement m’appellent juste à ce moment-là..). Et puis, à un moment donné, j’ai eu besoin de me faire coacher, pour moi aussi avancer dans mon cheminement d’entrepreneure. Et aussi les parcours inspirants d’autres femmes.

 Qu’est-ce qui te motive dans ton métier de coach ?

Les retours et les résultats de mes clientes. C’est ma drogue, mon adrénaline, ma raison de faire ce job. C’est ce qui me permet de continuer même quand il m’arrive de douter. Les voir se sentir mieux, aller mieux, prendre leur place. Ce monde est malade, on a besoin de le guérir, et je pense que les femmes ont un grand pouvoir de guérison. Les hommes aussi, mais ce sont les femmes qui ont le plus besoin d’être aidées, à mon sens. 

Un mot, un message pour terminer en beauté :

Chères femmes, soyez fières de vous ! Vous avez toutes une place, un rôle à jouer. Vous avez bien plus à apporter dans ce monde que vous ne pouvez l’imaginer. Pas besoin d’être une icône pour faire le bien autour de soi : d’ailleurs je suis sûre que vous le faites déjà ! Et si vous pouviez faire plus ?

Pour aller plus loin: Son site – Son blog

Mille merci Sophie pour ton temps et tout ce que tu partages. Elle le sait mais ces trois mois ont vraiment changé beaucoup de choses dans ma vie. Pour cette raison, je ne peux que vous encourager à passer le cap si le désir et le besoin sont là, en vous, depuis quelque temps. C’est une expérience très enrichissante!

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Arrêtez de me poser les mêmes questions – Écoutez moi!

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S’il y a une chose qui commence nettement à me taper sur le système ce sont les gens qui n’écoutent pas, restent sur leurs idées et répètent cent fois les mêmes questions (parfois ça tourne à l’obsession). Et dans les gens, j’entends des personnes de mon entourage proche.

Nous avons tous une manière d’être, de gérer notre vie. Nous faisons nos choix, ceux qui nous correspondent. Pour ma part, je considère qu’il n’y a aucun modèle. Chacun son histoire, son couple, son boulot, sa vie de famille, sa sexualité, ses convictions. Du moment que chacun y trouve son compte et est heureux, ça me va.

Sauf que la société n’est pas faite comme ça. Pas pour tous. Il y a des personnes que çà rassure quand tu es en couple, quand tu as des enfants, quand tu signes un CDI, quand tu vis à deux, quand tu es propriétaire, quand tu es hétérosexuel. Et que ça perturbe quand tu ne veux pas d’enfants, quand tu te lances à ton compte, quand tu choisis le célibat, quand tu es en couple et que tu vis séparément, quand tu es bi, quand tu vis en location et j’en passe…

Et qui te posent TOUJOURS les mêmes questions à intervalles réguliers. Et à chaque fois tu as l’impression de partir en croisade pour défendre TES idées / idéaux. Au départ, tu te dis que c’est de l’intérêt pur et simple pour ta vie. Ensuite, tu te dis que c’est pour vérifier, après tout tu pourrais avoir changer d’avis entre temps (et qu’est-ce que ce serait bien!) . Au bout de la quatrième fois, tu te dis que c’est pour être rassurés, parce que ton choix ils ne le comprennent pas, ça ne rentre pas dans leur vision de la vie. Sauf qu’il s’agit de TA vie justement, pas de la leur. Tu n’as aucun envie de leur imposer quoi que ce soit. Tu acceptes leurs choix même s’ils te déroutent. Encore une fois c’est leur histoire, pas la tienne!

Et puis un jour tu zappes. Tu laisses couler. Tu ne réponds plus ou vaguement. Parce que tu n’en peux plus de répéter la même chose, parce que tu as l’impression que personne ne t’écoute, ou que tout le monde s’en fout. Chacun se fait son idée de comment devrait être ta vie. Et toi tu assistes au spectacle.

Puis tu souris de ce petit sourire pincé qui dit “je vous emmerde tous” ou presque. Et tu passes à autre chose….

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La dernière ombre au tableau

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J’ai souvent parlé – beaucoup moins en ce moment c’est vrai parce que j’en ai assez parlé et que je ne ressens ni l’envie, ni le besoin de le faire davantage – de l’emprise, de ses effets et des cicatrices qu’elle laisse.

On me demande souvent si je changerai quoi que ce soit à ce que j’ai vécu. Clairement, non. J’ai la certitude qu’il me fallait passer par ça pour me trouver. J’ai appris énormément de choses sur moi, sur mes relations aux autres, sur la peur, sur ma capacité de résilience, sur l’importance de me prendre en compte dans mes décisions. Cela a changé mon regard sur la vie aussi.

Bien sûr cela a pris du temps pour que je me reconnecte à mes émotions, sensations, à mon corps. Pour que j’apprenne à m’aimer, à me regarder avec bienveillance, me respecter. Bien sûr ce chemin je ne l’ai pas fait seule de A à Z, j’ai été accueillie, épaulée, écoutée, conseillée, aimée. Et je le suis encore. Toutefois cette victoire reste la mienne!

Enfin, je me s’en suis sortie.  Alors cette ombre au tableau, c’est quoi?

Il faut savoir que quand tu es dans une relation toxique, tout ce que tu dis ou fais est passé au crible de l’appréciation de l’autre. La météo peut changer du tout au tout en un quart de seconde. Te laissant complètement désorienté. Marcher sur des œufs devient ton mode de fonctionnement. Tout ou presque a le pouvoir de te valoir une “punition”. Au quotidien, tu finis par craindre toute interaction, tout changement de programme ou d’humeur. Tu ne vis plus en quelque sorte, tu survis et quand ça craque, tu mendies un pardon, en prenant toute la faute sur tes épaules. Pour avoir la paix, tu es prêt à tout!

Je vous rassure aujourd’hui tout va bien. Je suis pleinement heureuse dans ma vie sentimentale. Le seul “mais” vient de moi et de ma façon d’appréhender les choses. Je crains toujours qu’un mot, une phrase, un acte ne viennent remettre en question les sentiments de l’autre. J’ai moi même conscience que c’est complètement insensé (comme beaucoup de peurs le sont). Je me raisonne mais ce sentiment revient de temps à autre. Je ne lutte pas contre, j’essaie de comprendre pourquoi je n’arrive pas à m’en détacher. Il y a une explication quelque part, je trouverais la clé, elle m’ouvrira les portes de lendemains où il ne restera que le meilleur à vivre…

Ça vous parle? Vivez-vous encore avec des cicatrices qui se rappellent à vous de temps en temps? Comment avez-vous guéri de vos heures noires?

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Les États d’Esprit du Vendredi 05.04.2019

Après une première semaine d’avril fraiche et pluvieuse, place aux états d’esprits, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [21h45]

Photo: Sépia
Fatigue : du mal à me remettre d’une nuit presque blanche mais je me couche tôt et je dors bien
Humeur : très bonne
Estomac: raviolis, pain perdu, tisane
Esprit: en phase avec lui même
Cond. phys. : un peu de marche et un footing
Boulot: ou quand les Ressources Humaines n’ont pas de ressources…
Culture: Livres (Les délices de Tokyo – Ici les Femmes ne rêvent pas) et Ciné (Le mystère Henri Pick)
Penser à : rester ZEN

Avis perso (1): parler c’est bien mais écouter c’est mieux
Avis perso (2): on peut être fragile et fort en même temps, l’accueillir et l’accepter
Avis perso (3): c’est tout petit et ça me percute à chaque fois comme un camion lancé à toute vitesse…Il y a encore des choses à lâcher, des peurs à dépasser…

Message perso: (1) merci pour cette délicieuse soirée (2) C’est bien, agréable, mais pas essentiel à ma vie (3) si nos chemins ne s’étaient pas croisés tu aurais manqué à ma vie (4) merci pour votre enthousiasme et vos retours sur les Interviews (5) merci pour ton avis sur mon texte…
Loulou: se remet de son otite, est fan de De Funès, attend son copain avec impatience demain, écoute Enya en boucle
Amitiés : au téléphone
Love : prévenant, très tactile, à l’écoute toujours, me donne des idées pour mes articles, profite des siens
Sorties : pour les courses
Essentiel: lâcher prise
Courses: de quoi nourrir deux piles électriques!
Envie de: écrire une nouvelle histoire
Zic: Pink – Walk me Home

Fin [22h15]

Très bon weekend à vous! Profitez bien!

Posted in Atelier écriture, Variations Littéraires

Par amour pour toi

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Je serai parti en croisade pour toi. J’aurai gravi les monts d’ici et d’ailleurs. J’aurai mendié aux cieux, aux étoiles et à tous les poissons de la mer quelque recette magique pour que tu daignes poser les yeux sur moi. Je serai allé voir ce savant fou qui vit dans les Montagnes du Nord et de son Almanach j’aurai tiré le savoir, celui de l’amour au premier regard. J’aurai suivi le rythme des lunes et des saisons avec l’intime conviction  de pouvoir un jour te prendre par la main pour, ensemble, admirer le soleil couchant embrasser les flots moqueurs. Je me serai fier à mon instinct pour débusquer la cachette secrète de tes rêves accidentés. Et je les aurai fait revivre avec pour seule arme, la palette variée de mes sentiments inavoués.

Je te vois, tu prends des notes au loin, là-bas, dans une réalité qui ne m’appartient pas. La mienne est pleine de toi. La tienne est vide de moi.

Ce texte est ma participation à l’atelier d’Olivia. Les mots récoltés étaient: croisade – instinct – almanach – réalité – rythme – poisson – (note) – convictions