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Les États d’Esprit du Vendredi 31.01.2020

Un bref moment de répit dans la journée pour poster ma participation aux États d’Esprit, avec comme toujours une pensée  pour les fondateurs (Zenopia et The Postman) de ce moment particulier de la semaine auquel nous participons tous et toujours avec plaisir.

Début [16h30]

Photo: pensée inspirante
Fatigue :  des nuits de près de 8h ça va
Humeur : heureuse
Estomac: pizza, clémentine, chocolat, tisane
Esprit: léger, apaisé
Cond. phys. : abdos, yoga
Projet/Boulot: semaine chargée et c’est plus que motivant!
Culture:
Livres:  Marie d’Egypte de Jacques Lacarrière – Un très grand amour de F-O Giesbert et Le Syndrome du sauveur (en cours de lecture)
Films: Pas allumé la télé de la semaine

Penser à:  aller chercher les crêpes à l’école!
Avis perso (1): avis aux parents – les notes de l’école sont faites pour être lues!
Avis perso (2): les enfants sont plein de ressources…
Avis perso (3): pas de chauffage, trop de chauffage – je préfère quand même en avoir trop!

Message perso (1) merci pour chaque instant et tous les moments (2) prends soin de toi! (3) merci pour la magnifique carte et promis on se voit cette année (4) vivement les vacances! (5) merci pour tous vos textes qui me motivent et m’inspirent!

Loulou: en progrès, réussit à me faire sortir de mes gonds et à m’épater en l’espace de quelques heures, va à la piscine, cuisine avec moi, parfois mélancolique, se marre comme un tordu devant mes recettes ratées.
Amitiés : cartes, mails, rendez-vous pris
Love : égal à lui même, curieux, à l’écoute, positif, passionné, organisé
Sorties : chez une amie, marché, peut-être ciné, peut-être courses…
Essentiel: vivre l’instant
Courses: marché et peut-être chaussures (ça devient plus que nécessaire!)
Envie de: prendre le temps
Zic: choix de loulou – Amy Mc Donald

Fin [16h43]

Au plaisir de vous lire et à la semaine prochaine. Bon weekend à tous et profitez bien!

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En quête de simplicité et de conscience

Crédit Pixabay

Il ne m’est pas toujours aisé de poser des mots sur mes ressentis. Parfois ça prend du temps, de comprendre pourquoi, pour ensuite poser les bases d’un nouveau départ.

Ces derniers jours, je sentais comme un trop plein, que pour une fois je n’ai pas tenté de combattre, mais que j’ai accueilli, avec la conscience que tout bouge dans l’existence et que tout arrive à point nommé, avec un peu plus de neutralité et moins de mental que d’habitude.

On parle beaucoup de surconsommation. Elle existe belle et bien et pas seulement d’un point de vue matériel. Les réseaux sociaux, les newsletters, les programmes de coaching, de développement personnel qui jurent avoir le clé à tous les maux de notre siècle, les livres, les lives, les vlogs, les podcast et j’en passe certainement. Nous luttons pour consommer mieux et nous oublions la pollution quasi permanente de nos cerveaux. Nous ne jurons que par le bio, l’écologie et nous passons des heures sur notre téléphone portable, de peur de “rater” quelque chose.

J’avoue que par moments cette avalanche d’idées me perturbe. Je me sens tiraillée entre toutes ces propositions. Je me sens un peu prisonnière d’un système où il faudrait absolument être au courant de tout à tout instant, mettre des centaines d’euros dans des dispositifs qui – croix de bois, croix de fer – vont m’offrir la solution, vont répondre à mes questions, m’apporter le réconfort que je cherche depuis longtemps.

On parle de plus en plus d’influenceurs et pour cause. La majorité de la population déteste le lundi et attend le weekend avec une impatience non feinte, rêve de ses prochaines vacances au moment même où les précédentes s’arrêtent, est en quête omniprésente d’elle même, sinon elle ne serait pas obnubilée par ce petit écran qui la sépare du monde.

Je n’ai jamais été très réseaux sociaux, je déteste m’inscrire à une newsletter et recevoir un mail par jour qui me vante les mérites du Programme Miraculeux, voir ma boite mail crouler sous les messages de ventes privées. De temps en temps, je fais le tri. De temps en temps, je déconnecte, je coupe Instagram, je supprime les notifications. Je n’allume pas la télévision. Je laisse mon téléphone à la maison quand je pars me balader.

Je libère de l’espace dans mon esprit. Je fais de la place pour revenir à ce qui compte. J’apprends à vivre sans pour mieux être dans ce qui fait sens, pour moi, à cet instant là. Je recherche quiétude et simplicité dans un monde qui va très vite et qui, si on ne fait pas attention, nous fait perdre la conscience de nos actes. Voilà, je veux retrouver la conscience, faire des choix qui me correspondent, ne plus me vautrer dans ce luxe illusoire de l’argent qui achèterait tout, même la paix de l’âme.

Ma paix à moi, elle existe dans les moments simples, les partages du quotidien, un bon repas, un livre qui me transporte, la mer et le bruit des oiseaux au petit matin, regarder les nuages bouger et y voir des visages, méditer, prier, me reconnecter à la terre, au vent, à la danse de mes pas, à la musique de mon cœur.

Et vous, comment vivez-vous cela? Arrivez-vous à déconnecter? Vous sentez-vous libres ou bien pris dans un engrenage? Pensez-vous que vos choix sont conscients ou dictés par les influenceurs modernes?

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Challenge Écriture 2020 – #3 (28.01.2020)

Samedi matin, réunion de crise devant la machine à laver au 42 rue Maclaque.

Y en a marre, il faut faire quelque chose, scandent en cœur les chaussettes lâchement déposées sur le sol de la cuisine, juste à côté des poubelles.

Entre les chaussures qui puent, les mômes qui nous jettent par terre, ceux qui nous utilisent comme doudou et nous couvrent de bave à longueur de journée ou pire – quoique – nous trainent dans la poussière et dans les microbes des bacs à sable, la pénombre et l’étroitesse du tiroir, l’aiguille qui vient s’acharner sur notre pauvre corps dès qu’il y a un minuscule trou, c’est l’enfer!
Et on ne parle même pas du supplice de la machine à laver, qui nous file un de ses mal de tête!

On était quand même mieux en boutique, même si on cuisait comme des rôtis au soleil, bien emballés, pas un pli qui dépasse, même s’il n’y avait pas grande activité. Au moins on nous respectait.
Et les voilà qui en cœur se souviennent des douces mains de la vendeuse, des yeux brillants des petites filles devant les paillettes et les strass, les rayures multicolores, des sourires des petits garçons devant les rangées de bateaux et d’avions, les figurines Disney et le départ tant espéré pour une nouvelle vie!

Elles en avaient rêvé, d’indépendance, de grands espaces, de découvrir le monde…
Pas de se retrouver les trois quart du temps perdues dans le noir, écrasées, piétinées, mâchouillées, ballotées à droite, à gauche, entassées, éperdument désœuvrées attendant un miracle, qu’une brave âme vienne les libérer de ce terrible naufrage.
Les plus audacieuses avaient pris rapidement la poudre d’escampette lors d’un voyage de classe, d’une sortie piscine. Tout prétexte était bon!

Elles ne demandaient plus grand chose avec le temps, juste un peu de considération. Même ça, c’était devenu trop. Il fallait donc agir et s’armer de courage pour prendre une décision radicale…

Les textes des participants: My minds visit / Josée – des mots et des images / Junior Gentleman Cambrioleur chez Sandra / Une idée chez Mébul

***

Pour l’atelier de la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte qui devra impérativement commencer par la phrase suivante: “le 7 septembre ****, à la tombée du soir, alors que je désherbais mon potager, une voiture se gara devant la maison et un homme à la cinquantaine et à la calvitie avancées en descendit.” Rendez-vous le 4 février et encore une fois amusez vous bien!

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 24.01.2020

@Marie Kleber

L’heure des États d’esprit a sonné, avec comme toujours une pensée  pour les fondateurs (Zenopia et The Postman) de ce moment particulier de la semaine auquel nous participons tous et toujours avec le sourire.

Début [20h30]

Photo: Nature
Fatigue :  en se couchant avant 22h30 ça va beaucoup mieux
Humeur : joyeuse
Estomac: rôti de porc froid, taboulé, yaourt et tisane
Esprit: psychologiquement stimulé
Cond. phys. : abdos, yoga
Projet/Boulot: au boulot, l’activité reprend – niveau formation, deuxième weekend passionnant
Culture:
Livres: Corniche Kennedy de Maylis de Kerrangal (Un bijou!) – Marie d’Egypte de Jacques Lacarrière et Le Syndrome du sauveur (en cours de lecture)
Films: Taken avec Liam Neeson

Penser à:  commander les crêpes pour  l’école
Avis perso (1): culpabiliser les parents c’est moche!
Avis perso (2): ça sert à quoi de faire des suppositions et de partager en plus ces suppositions
Avis perso (3): c’est moi ou les enfants ne savent plus s’exprimer correctement!

Message perso (1)belle nouvelle lune à toutes! (2) ça fait du bien de passer du temps ensemble (3) merci pour ta disponibilité (4) chaque âge apporte son lot de doutes et de joie, il faut toujours se rappeler qu’on fait du mieux possible

Loulou: demande beaucoup d’attention, sait faire plein de choses mais n’a souvent pas envie de les faire, aime toujours autant l’école, apprend à extérioriser sa colère avant l’explosion
Amitiés : cartes, mails
Love : très occupé, souriant, à l’écoute, sait me rappeler les progrès et évolutions…
Sorties : marché et c’est tout ! Puisque la “galette” se fait chez nous…
Essentiel: être heureux
Courses: marché
Envie de: apprendre et pratiquer
Zic: Pas écouté un morceau de musique cette semaine, alors revenons aux classiques!

Fin[21h10]

Très bon weekend à vous tous, merci pour vos mots, votre soutien et profitez bien!

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Sans lien particulier

On disait du vieux, qu’il débordait de gentillesse.

C’était pourtant pas un truc de chez nous, ça. Chez nous, fallait bouffer qu’elle disait la mère, pas le choix. Un maroufle lui avait promis la lune, jadis, un poète vagabond  au regard grand bleu, aussi profond que l’océan, qui lui déclamait à longueur de journée sa prose créative. Elle était pas la plus belle fille du village mais elle avait sa préférence. Et deux tours de valses plus tard, un joli petit bidon. Fin de citation.

Le vieux il parlait plus beaucoup, les pages de sa vie s’emmêlaient les pinceaux. Il avait le geste lent aussi du type qui ne sait plus très bien où il en est, sauf quand la mère lui versait son kir. Là, il se l’avalait d’une traite et même qui souriait le gars. Aux anges. Sur la route du cimetière, tous les matins il cheminait, en causant tout seul. Et la mère le récupérait à genoux dans la boue, devant la tombe d’un inconnu, toujours le même.

On a eu beau chercher un potentiel lien, d’amitié, de parenté, que dalle. Juste la terre, friable et le gris quelconque d’une pierre tombale.

Ce texte est ma participation à l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots imposés étaient: créative – tour – promettre – geste – cheminer – citation – gentillesse – choix – pinceau – page – maroufle – préférence

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L’empire du Schtroumpf Grognon!

“C’est moche”, “j’aime pas”, “t’es nulle”, “j’en ai marre!”, “c’est toujours la même chose avec toi”…

Du matin au soir et du soir au matin, la charmante ritournelle de l’enfant. Les mots magiques passent souvent à l’attrape ou bien se glissent entre un bisou et un “t’es géniale, je t’adore”, quand enfin, de guerre lasse, on dit “oui”, à bout de souffle pour une pause télé. Qui s’éternisera c’est certain, alors même que nous nous étions dit la veille qu’on ne nous y reprendrait plus!

Le réveil se fait dans les cris, non de joie, loin de là. On a beau tout essayer, la douceur, l’humour, l’indifférence, un peu de fermeté, rien n’y fait, on est toujours la méchante de l’histoire. Pas grave, ça passera.

Entre les dizaines de choses qu’il faut répéter au minimum dix fois pour qu’elles s’impriment dans le cerveau du loulou, entre les “je vais le faire” et les “mais j’y arrive pas” avec la voix plaintive de l’enfant à l’agonie, qui ne veut surtout pas faire quelque chose qu’on lui demande de faire. Esprit libre, bonjour! Non, vous ne me mettrez pas au pas, jamais!

La porte claque. Vous êtes dans la rue. Presque le sourire aux lèvres, avant le prochain mot de travers que vous prononcerez face à votre progéniture qui se sent incomprise, à la limite maltraitée par une mère qui ne comprend rien à rien.

Le soir, point d’accueil chaleureux en vue, il faudra composer avec un “je t’ai dit que j’aimais pas les haricots verts” ou “tu m’avais promis des pâtes, t’es une menteuse, tu mens tout le temps”, “je te déteste”. Rester calme, prendre les choses avec détachement, ne surtout pas perdre sa bonne humeur, tout en rappelant les règles sans que le volume sonore n’atteigne des décibels qui pourraient bousiller nos tympans, déjà bien fragilisés!

Après trois “oui” ou l’art de savoir lâcher prise et deux “non” ou l’art de recréer des tensions à partir de rien – en même temps à 21h15 on ne peut clairement pas dire “oui” à une partie de foot dans 15m2, on peut enfin profiter d’un temps de semi-calme avec l’histoire du soir, qui sera tout de même, au choix, toujours trop courte ou vraiment pas assez longue.

La chanson du “non”, “j’ai pas envie” reprendra de plus belle…
Chaque soir et chaque matin
Chaque fois qu’on proposera une sortie
Chaque fois qu’il faudra marcher plus de 5 minutes pour aller quelque part
Chaque fois qu’il faudra aller quelque part
Chaque fois qu’on aura une idée nouvelle
Chaque fois qu’on proposera une activité originale (qu’on se serra cassé la tête à trouver sur tous les sites de mamans qui semblent réussir à mobiliser leur progéniture pour des activités créatives)
Chaque fois qu’on devra faire le ménage, la vaisselle, mettre une machine…
Chaque fois qu’on ne ramènera pas LE diner de rêve à la maison

Il n’y a que deux choses que l’enfant accueillera avec bonheur, un dessin animé ou trois heures dans un parc d’activité, dans lequel il saura vous amadouer pour que vous fassiez toutes les activités avec lui – trimballant votre 1m80 entre la piscine à boules et le château gonflable – vous avez beau être “nulle, moche, bête”, vous êtes la seule à faire le zouave, pour enfin gouter à un semblant de complicité et de paix, qui s’évanouira au moment où vous direz à votre enfant “il est l’heure de partir”.

Ps: Merci à l’école qui apprend à nos enfants que les parents n’ont pas le droit de “crier”, d’être en colère, d’en avoir ras la casquette, de les effleurer ne serait-ce que du bout des doigts quand décidément trop c’est trop. Vous ne savez pas à quel point je vous déteste dans ces moments de faiblesse où j’ai juste l’impression de tout, mais vraiment tout faire de travers! 

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Dans ma bulle #2

Cela fait longtemps que je ne vous ai pas partagé mes coups de coeur. J’y remédie de suite et vous propose aujourd’hui la deuxième édition de “dans ma bulle” !

Nous allons commencer par un clien d’oeil artistique. Angélique avait un prénom prédestiné, ses créations sont des merveilles de douceur et de lumière. Je vous laisse découvrir son univers enchanteur…

On poursuit avec un texte qui date un peu, poétique (on ne se refait pas), chantant, un petit bijou sur le fameux thème du temps qui passe. Et ça se passe pour le coup chez Ornella du blog Dans les Hautes Herbes.

Justine nous parle d’elle et quand elle le fait, c’est sans filtre avec beaucoup de confiance. Ou comment accepter son parcours de vie et faire de la souffrance une force.

Les mots de Sand sont magnifiques de résilience ou quand la vie prend vie. Vous pourrez aussi découvrir sur son blog des tirages tarot très complets.

La fin de la quête de la perfection. Enfin. Merci à Virginie pour ce cri du coeur. Les petites jasettes nous propose un article qui va dans le même sens et qui fait drôlement du bien.

Je partage aussi ce texte en anglais de Kim. Ses mots sont d’une force rare.

Quand je passe chez Lexie je me sens de suite moins seule, vraiment, je n’ai plus l’impression de tout faire de travers avec loulou. Je vous laisse avec sa dernière sortie en forêt! C’est bizarre au réveil je me disais que ce serait sympa d’avoir un chien!

Marie de Sensorielle nous rappelle que les contes sont intemporels. Je vous invite à aller découvrir la source d’Emeraude pour reprendre goût au merveilleux. Plus que jamais nos cœurs en ont besoin.

On continue avec un joli texte sur l’acceptation de Madeleine et Cup of Tea, une confession chez Sandra de Littérature Mon Amour.

Puis on termine comme on a commencé, en parlant d’art, avec un joli poème “Libre” de Laurence sur Palettes d’expressions. Vous pourrez aussi, en vous promenant sur son blog, découvrir ses superbes peintures.

J’espère que cette sélection vous aura plu et que vous aurez aussi fait de belles “rencontres”. A titre informatif sachez que j’ai mis en place une newsletter mensuelle que j’envoie autour du 15 de chaque mois. Si vous êtes intéressés, c’est par ICI!

Posted in Atelier Ecriture L'Atmosphérique

Challenge Écriture 2020 – #2 (21.01.2020)

L’artiste contemporain reste une énigme pour moi. Les lieux où il s’exhibe me plongent dans un schéma infernal, mon esprit est en proie au trouble et les questions fusent, restant bien souvent des points d’interrogation en lévitation.

Couleurs, formes, un blanc pas si blanc, des traces, contrastes.

Si je me laisse aspirer, ça pique, les yeux. Et la peau. Le bleu c’est beau, comme l’eau, la mer d’été. D’ailleurs et le sud, le feu qui brûle, incisif et pénétrant. Le bleu comme le ciel, un jour de grand soleil, une vague apaisante pour calmer la blessure du désir prégnant, forme imposante, imposée.

Le blanc, comme une couverture qui porte l’air, transporte la terre. L’énergie du souffle de vie. Déclinaison simple de bleus, une paresse, une caresse que le rouge protège. Barrière de sécurité. Au delà de cette limite, les carrés risquent la chute dans l’abîme.

Attirée, propulsée dans une autre dimension, je me sens ballotée, emportée par un courant de pensée qui me dépasse. Je crée à partir de rien. Peut-être que se tient là la vraie valeur de l’art. De laisser chacun libre de son interprétation.

@ Marcel Barbeau

Retrouvez ici les participations de: My Minds Visit / Josée – Et si je m’aventurais… / Sandra – Un voyage extraordinaire/ Ballet chez Mesbul

***

Le thème de la semaine prochaine:

Vous êtes sûrement tous au fait de la fameuse conspiration des chaussettes. Elles passent du bac de linge sale à la machine à laver puis disparaissent comme par magie au moment où il faut les mettre par deux puis les ranger dans le placard. Il parait que les petites cuillères s’y sont mises aussi. Je vous invite à créer une histoire qui apporterait à tous ceux qui cherchent une réponse, un début de solution! Laissez libre court à votre imagination et faites nous rire un peu aussi! Rendez-vous le 28.01…

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Une nuit en suspens

Je regardais le givre sur les pare-brises des voitures, en t’attendant, comme une couverture qu’on aurait déposé là, avant l’aube. Un rembourrage pour le moins original, j’avais de ces idées.
Tu m’avais proposé un florilège de destinations, campagne, ville, forêt même je crois.  J’avais opté pour Cabourg.
Un vieux souvenir dans mes bagages ou l’appel de la mer. Peut-être même Proust si cher à mon cœur.
Ma madeleine à moi c’était le sable blond, l’air iodé, l’irrésistible tentation de nos pieds nus dans l’eau glacée, le vertige de nos mains qui ne se lâchent pas ou alors juste le temps d’un cliché. La tendresse d’un foyer pour une nuit hors du temps, qui aurait ce goût sublime d’éternité.
Un instant en suspens, loin des avis déstabilisants de ceux qui jugeaient nos sentiments, du haut de leurs vies, soit disant bien rangées, qui si on creusait un peu laissaient apparaître bien des tourments. Je crois qu’ils étaient jaloux!

Ce texte a été écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots imposés étaient: proposer – rembourrage – givre – Cabourg (facultatif vu qu’il s’agit d’un nom propre) – irrésistible – déstabiliser – foyer – tendresse – éternité

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Confessions d’une ex-dépendante affective

 

Un jour il a fallut se rendre à l’évidence. Ce n’était pas de l’amour. Tout le monde disait que l’amour ça transporte, ça donne des ailes, ça vous pince le cœur tout en vous enveloppant de bonheur. Il y avait un problème, sévère.

Mes relations amoureuses n’ont jamais été ce chemin pavé de fleurs, en plein soleil. Parfois un peu au début quand même. Mais dès les premières heures j’étais déjà quelqu’un d’autre. Mes amours ont toujours été des relations dans lesquelles je me sentais investie d’une mission, sauver l’autre. A plonger. A me perdre

Vivre de l’autre, vivre par l’autre, me nourrir de ce lien, jusqu’à ne plus savoir respirer seule. M’enivrer d’une présence jusqu’à ne plus exister. Attendre une reconnaissance et pleurer en silence. Mes amours furent torturés, quelques hauts et des plongeons dans le vide à couper le souffle, à apprivoiser le cœur complètement vrillé.
Sans l’autre, je n’étais rien. Ce besoin quasi-permanent de sa présence était ma drogue, mon passeport pour un nouveau jour jour. J’avais comme besoin de son accord pour m’autoriser à être. (mal-être!)
Des années à couler pour un regard, un sourire, un “je t’aime”. Une demande vue comme une agression. Des années à me métamorphoser pour devenir quelqu’un d’autre, quelqu’un d’indispensable qui aurait des égards, qu’on estimerait un peu. Un peu plus.

La peur obsessionnelle que l’autre parte, qu’il soit blessé par un mot, un geste et décide de pendre la tangente. La crainte maladive qu’il en choisisse une autre, mieux forcément.

Des années de souffrance à deux, avec cette impression de n’être rien, de ne valoir rien. Dans une définition de soi qui dépendait toujours de ce que l’autre pensait, de comment l’autre voyait les choses.
Des années sans projet, sans envie, si ce n’est que le quotidien prenne quelques couleurs. Quitte à faire encore plus semblant, à dire “oui” en pensant “non”, à ne pas se respecter, quitte à passer sur les manques, les manquements. Quitte à en faire toujours plus, à faire passer le bien être de l’autre avant le sien, quitte à s’aplatir, à s’excuser tout le temps, à faire attention, à ne pas brusquer, à ravaler sa tristesse, sa peine, à sous-évaluer ses besoins.

Dans mes premières relations, les sentiments étaient partagés, mal exprimés mais présents. Dans la dernière, la manipulation et l’emprise ont transformé ma vie en enfer.

Un jour j’ai compris. Et j’ai entrepris un long travail pour m’affranchir de cette addiction nocive, qui me prenait tout, qui me vidait de ma substance, qui m’enfermait vivante dans une relation à l’autre destructrice.
J’ai connu la dépendance en amour. Et en amitié aussi.
J’ai lutté contre mes démons, je me suis fait aider.
J’ai appris à me regarder dans un miroir, loin du regard de l’autre.
J’ai appris que seule, j’avais de la valeur, que l’autre ne me définissait pas, que l’autre n’était pas un indispensable à mon bien-être et mon épanouissement.
J’ai appris à me faire confiance, un peu plus, à m’estimer assez pour savoir dire “non”.
J’ai appris que mes ressentis, mes émotions avaient de l’importance et surtout qu’on ne pouvait sauver personne, qu’une relation qui débute pour cette raison est bien souvent vouée à l’échec.

Le problème, comme avec toute dépendance, ce sont les risques de rechute. Et la peur surtout de retomber dans des travers douloureux. Je crois qu’il faut en avoir conscience? rester à l’écoute de son intuition, de ce qui passe par l’esprit, le corps. Plus on le fait plus on comprend son fonctionnement, sa personnalité et ce qui cause une plus grande vulnérabilité dans telle circonstance, face à tel évènement.

On en guérit, je vous rassure. Et c’est une belle victoire quand vous pouvez enfin être vous-même dans une relation à l’autre, quand l’amour devient enfin cette fantastique expérience à deux, cette aventure qui se construit au jour le jour, dans un face à face sain, quand il n’y a rien à prouver et qu’un regard loin de vous torturer vous rend tout simplement heureux, de faire ce chemin main dans la main.

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De la sexualité et du plaisir (sans culpabilité)!

Crédit Pixabay

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais souvent quand on parle de sexualité, la notion de culpabilité n’est pas bien loin. Je me suis toujours demandé pourquoi?
Oui pourquoi on se sent coupable pour quelque chose de si naturel.

Il y a sûrement une part d’histoire, de “conventions”, de religieux, une question de morale. Je ne vais pas vous dire que je ne me suis jamais sentie coupable, ni d’avoir du désir, ni d’exprimer mon plaisir. Loin de là. Je peux même dire que pendant longtemps j’ai vu ça comme quelque chose de “pas normal”, voir “vicieux”.

Voilà ce qu’on en a fait, au fil des générations, on a transformé la sexualité, on a fait de cet acte profondément humain quelque chose de profondément malsain.

A tel point que quand on pose la question, on se rend compte que c’est un sujet que beaucoup de gens évitent. Il est passé sous silence, vu comme tabou. On n’en parle qu’à demi-mots et on juge rapidement ceux qui s’expriment librement.

Et pourtant la sexualité est partie intégrante de notre identité. Elle est liée à notre corps et comme c’est tout ce que nous possédons sur cette terre, dans cette vie, autant l’honorer, non!

La sexualité commence par soi. Puis bien entendu prend en compte l’autre. Face à quelqu’un qui conçoit la sexualité comme quelque chose de sale, qui doit être caché, il y a fort à parier pour que l’épanouissement recherché soit fortement remis en question. Mais heureusement il y a des personnes pour qui les mots “désir”, “plaisir”, “partage”, “jouissance”, , “orgasme”, “toucher” et j’en passe veulent dire quelque chose et quelque chose de fort. Ce qui laisse la place à un vaste champ de possibles.

Je considère que la sexualité est un terrain libre dans lequel les codes n’existent pas, où seules les règles qui sont les vôtres (et elles diffèrent d’une personne à l’autre) priment. Le reste est découverte, expérience. Alors sentez-vous libres de vous faire du bien!

Nos corps sont nés pour le plaisir, si ce n’était pas le cas, nous ne ressentirions rien au contact de soi, de l’autre. Pour certains, ce plaisir ne serait présent que pour nous tester. Mais tester quoi? Il est temps d’en revenir de cette idée de sacrifice. Remplaçons là pour l’idée de plaisir! N’est-ce pas cette notion qui nous pousse en avant et nous donne envie de vivre, encore et toujours plus passionnément!

Vivez, respirez, osez! Faites confiance!
Apprenez votre corps et celui de l’autre! Nous n’en avons jamais fini de nous découvrir…
Soyez prêts pour une expérience sensorielle sans précédent!
Le plaisir est joie.
Explorez vos peaux, vos fantasmes. Jouez avec vos préférences, vos attirances. Essayez des choses, ne jugez rien, ni “bien”, ni “mal”. On se découvre parfois dans des expériences qui dénotent complètement avec ce que nous pensions être et vouloir. On se sent libre parfois en étant soumis à un autre désir que le sien.

Ne laissez plus la peur vous contraindre, mais devenez des êtres épanouis et heureux!

Est-ce que vous vous sentez prisonniers du duo “sexualité / culpabilité”? Ou est-ce un sujet facile pour vous? Ou bien c’est quelque chose que vous avez ressenti puis dépassé?

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Challenge Écriture 2020 – #1 (14.01.2020)

On disait de lui le meilleur, l’humain, au cœur  du monde. Ce n’est pas rien.

Personne ne le connaissait vraiment. Quelques bribes d’existence entre deux voyages, deux amours peut-être. Je ne sais plus. Il parlait d’aimer comme on parle de liberté. La sienne me paraissait impossible à supporter. Je le regardais être sans jamais vraiment savoir qui il était. Un condensé de vie, un feu d’artifice, dans le don de soi à chaque instant. Comme si tout pouvait basculer d’un moment à l’autre.

Elsa bricolait l’après-lui à partir des miettes qu’elle trouvait sur son chemin. Quelques particules à passer sous l’œil d’un microscope pour en extraire toutes les particularités. Elle évoquerait toujours son souvenir comme un bonbon qui fond sous la langue et qu’on savoure jusqu’à ce que le goût disparaisse, comme par magie.

Il avait de la magie dans le regard, il savait ce qui ne se sait pas d’emblée. Il parlait aux arbres et aux fleurs. On le prenait pour un marginal, il s’en foutait. Il s’est moqué de tout jusqu’au bout, jusqu’aux transfusions, jusqu’au corps qui ne tient plus, jusqu’au bout de ce que la raison nous dicte de faire.

Puis il a ouvert la porte du temps pour s’engouffrer dans le néant. Au petit matin il n’était plus, juste une image, un passage.

Elsa ne sait plus dire. Moi non plus.

Pour rappel, les règles et contraintes étaient les suivantes: Écrire un texte à partir de la citation « Il vivait dans l’extra, il vivait dans l’extrême. Il était un collègue. Il était un ami. Un pointillé de sagesse dans un bouillon de générosité, de folie douce et d’empathie » sans que les mots suivants y figurent (extra, extrême, collègue, ami, sagesse, bouillon, générosité, folie douce, empathie)

Les participations: My Minds Visit  / The Atypicals – Mauvaise Conscience  / Josée – Des mots des Images /Littérature mon Amour – Le Compagnon

***

Le thème de la semaine prochaine:
Imaginez…
Vous êtes au musée, vous regardez un tableau et le tableau vous invite à entrer dans son univers. Quel est ce tableau? Que représente t-il pour vous? Que ressentez-vous? Quelle réponse donnez vous à son invitation? Comment vivez vous – si vous répondez “oui” – le passage d’un monde à l’autre?
Ce sont juste des questions pour vous guider, sentez-vous libre de faire comme bon vous semble. Partagez votre expérience de ce moment. Rendez-vous mardi 21! Et surtout amusez-vous!

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L’écriture, cet acte thérapeutique!

Crédit Pixabay

Nous n’écrirons pas tous des chefs d’œuvre, nous ne serons pas tous publiés, nos mots ne trôneront pas tous sur l’étagère d’une librairie ou d’une bibliothèque. Mais nous pouvons tous mettre un mot après l’autre, laissez nos cœurs se libérer sur le papier, laisser les mots nous guérir. En profondeur.

Nous n’avons alors pas besoin d’un plan précis, il nous suffit juste d’oser, d’oser nous lancer pour évacuer ce qui nous touche, ce qui nous fait faillir, ce qui nous empêche d’avancer, d’exister. Ça pourra prendre différents formes. Il n’y pas de modèle, pas de cadre à respecter, ce sera spontané.

Parfois nos souvenirs sont trop lourds à porter, nos émotions trop fortes à supporter. Parfois nous ne savons plus où nous en sommes. Certains choix parfois sont nécessaires. Et notre esprit se perd entre doutes, envies, contradictions, interrogations. Où en sommes nous? Qui sommes nous?

L’écrit nous offre de lâcher prise, de tout lâcher. Nous n’avons plus à paraitre, à donner le change. Nous n’avons plus à faire attention à nos mots, nos pensées pour ne pas blesser l’autre. Là dans cet instant. Les mots nous invitent au partage de ce qui ne peut être dit de vive voix, ce que nous n’arrivons pas à articuler.

Vous ne savez pas par où commencer?
Rien de plus simple, un crayon, du papier et quelques minutes de calme. Allez-y. Laissez les mots couler. Peut-être que ça restera superficiel, peut-être que vous accoucherez d’un texte auquel vous n’avez pas pensé. Peut-être que ça viendra réveiller autre chose en vous. Et il faudra laisser couler l’encre encore un peu.

Écrire les souvenirs m’a permis de les digérer, de comprendre, de pardonner, d’avancer.
Écrire le présent me permet de mieux accepter mes émotions, de les accueillir puis de les laisser partir.
Écrire les maux pour mieux vivre.
Écrire le beau aussi, la joie intense, les sourires sublimes.
Écrire ce qui me tord les boyaux, ce que je tente de retenir mais qui finit par peser trop lourd.
Écrire la joie et le chagrin.
Écrire ce qui nous chamboule, ce qui nous fascine, ce qui nous fracture.
Écrire pour choisir.
Écrire face à toutes ces montagnes qui nous semblent impossibles à gravir, l’avenir qui nous impossible à construire.
Écrire tout ce qui nous échappe…

Et vous, l’écriture thérapeutique ça vous parle? Vous pratiquez?

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les États d’Esprit du Vendredi 10.01.2020

@MK

Vendredi est arrivé sans que je l’ai vu venir. C’est déjà l’heure des États d’esprit, avec comme toujours une pensée  pour les fondateurs de ce moment particulier de la semaine et pour tous les participants.

Début [17h10]

Photo: Bretagne!
Fatigue :  non, j’ai bien dormi et j’ai pris soin de moi (il faut continuer sur ma lancée)
Humeur : heureuse et sereine
Estomac: libanais, thé, salade de fruits, chocolat
Esprit: joyeux
Cond. phys. : marche à pied, abdos
Projet/Boulot: départ à la retraite d’une collègue, ça fait vraiment bizarre…
Culture:
Livres: Avec toutes mes sympathies de Olivia de Lamberterie
Films: L’homme au Masque de Fer

Penser à:  terminer mes cartes de vœux et prévoir les repas de la semaine (gain de temps garanti)
Avis perso (1): parler à quelqu’un d’extérieur permet d’avancer pour les petits et les grands
Avis perso (2): il n’y a qu’elle pour nous pondre un article comme ça! Moi j’adore!
Avis perso (3): va t’on atteindre 40 jours de grève?

Message perso (1): je suis contente que tu ailles mieux (2) merci pour ta belle participation (3) profite de ton weekend et de la mer (4) merci pour votre bel enthousiasme pour mon projet écriture (5) on en revient toujours et on apprécie davantage la lumière! Haut les coeurs!

Loulou: a repris le chemin de l’école avec le sourire, adore faire des jeux de société le soir, lit de mieux en mieux et aime ça
Amitiés : au téléphone et moitié des cartes envoyées
Love : en meilleure forme, toujours aussi charmant
Sorties : marché, yoga peut-être ou ciné, galette chez mémé
Essentiel: être heureux
Courses: food only
Envie de: nouvelles cartes oracles…
Zic: Alicia Keys

Fin [17h45]
Très bon weekend à vous tous. Profitez de la vie – vraiment!

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Le goût amer des tulipes

Les tulipes, tu verras, une merveille….

Je n’ai pas vu les tulipes. J’ai arpenté les rues à sa recherche. Amsterdam la nuit, quelle folie! J’ai cru m’étouffer devant ces vitrines, ces corps de femmes exposés. Ces images hantent encore ms rêves, dans lesquelles je tremble de ne pas la trouver.

Ce voyage elle en parlait avec tant d’enthousiasme, comme une destination de rêve, la chanson de Brel en bandoulière. J’étais sceptique mais après tout la jeunesse est pleine d’innocence et d’absolu. Je me devais de respecter ses aspirations, ses envies d’ailleurs. Je lui répétais sans cesse ma mission, celle de lui donner des ailes pour créer son destin.

Ses premières lettres rassurantes disaient la nouveauté, les découvertes, les fabuleuses couleurs des fleurs en avril. Elle m’invitait à venir contempler la magie à ses côtés. Puis les lettres s’étaient espacées. Je mettais ça sur le compte de sa nature sauvage. Elle ressentait sûrement le besoin d’un peu de distance entre nous. Je comprenais. Sur la dernière, je me crispais. Quelque chose n’allait pas, il me fallait partir sans tarder.

Je l’ai retrouvée loin des lumières, dans une rue mal famée, le corps bouffé par des substances illicites. Depuis je fuis, la Hollande, la nuit et ces tulipes au goût de mort.

Ce texte est ma participation à latelier d’Olivia. Les mots imposés étaient: Hollande ou tulipe – étouffer – image – chanson – nouveauté – destination – voyage – merveille – crisper – sauvage