Posted in Variations Littéraires

Et le monde danse autour de moi…

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Faire fi du temps. Regarder le ciel et y apercevoir des promesses inconnues.

S’enivrer de l’odeur des pavés après la pluie. Attacher son cœur au cœur du soleil et savourer l’instant. Un jour a la fois. Chaque jour me surprend.

Le monde s’affaire autour de moi.

 

La folie du monde me fait craindre le pire. On entasse des corps dans des fosses ensanglantées. On tue des enfants. On assassine des idées. Aux quatre coins du monde, il faut se battre pour être libre. Et les faucons ratissent le ciel a la recherche de proies faciles.

 

Le tumulte du monde ne m’effraye pas, il me rend vivante, il me donne des ailes pour avancer. Au loin les nuages rebroussent chemin. Ils sont comme autant de rêves qui font peur, autant d’amoureux transits qui attendent une déclaration en forme de symphonie.

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La passion du monde me donne envie de casser des mots sur les remparts d’infamie. Elle me donne l’énergie du dépassement, la volonté de changer les choses, de bâtir une île au milieu de l’océan, d’y dresser un autel en faveur d’une paix qui se fait trop timide.

La folie du monde cessera le jour ou la passion du monde l’emportera sur les terreurs du passé. Chaque être se nourrit d’espoir. Chaque vie possède le potentiel de renaître de ses cendres, comme le Phoenix qui se dresse, triomphant, entre la terre et le ciel.

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Posted in Carnets de route

Un jour, j’ai été Au pair!

La première semaine, c’était encore les vacances. Donc j’avais devant moi une semaine pour m’habituer à la routine de deux petites filles à l’agenda bien chargé.

Au programme :

  • Faire répéter les phrases deux fois, trois dans certains cas.
  • Ne se séparer sous aucun prétexte de son dictionnaire.
  • Arrêter de faire répéter (au risque de ne rien comprendre et de ne pas savoir quoi faire au moment donne et d’être vraiment dans la M****) parce qu’on a vraiment l’air débile à ne même pas capter des phrases aussi simples que « You give the girls their lunch at 1pm, before taking them to Ciara’s home ».
  • Intégrer le dialecte et l’accent des filles qui pour « The Beatles » disent « The Beagles » (je n’ai fait le rapprochement que le jour ou F. et A. se sont mises à danser sur « Yellow Submarine » ).
  • Se marrer quand F. se tord de rire parce que vous ne connaissez pas les « Beagles » – quand même !
  • S’avaler bonbons, pâtes au fromage, crackers au nutella, pop corn salés de 9h du matin à 5 h du soir avant de passer à table pour le dîner à 5.45pm.
  • Prendre la fâcheuse habitude de grignoter après le repas – Parfait pour garder la ligne !! (à 8h30pm on à la dalle).
  • Ecouter Barney (Un gros nounours Violet et Vert) nous répéter « I love you – You love me – We are a happy family » en remuant son popotin – le reste c’est du charabia à ce stade de notre évolution en terre étrangère.
  • Apprendre à mettre les céréales avant le lait (le lait puis les céréales, ca les a bien fait rire !).
  • Se retenir de boire au bol (« Ohhhhhhhhhh, that’s nooooooot goooood » )
  • S’acheter une tenue de combat (Jogging et Sweater) pour éviter de retrouver ses beaux vêtements décorés de patates écrasées, peinture et restes de yaourt, sans compter l’habitude adorable des filles de s’essuyer les mains sur vous, en feignant de vous faire un câlin………….No comment.

Une semaine sous le signe de la mise en situation pratique. De 1h le premier jour a un après-midi entier en fin de semaine.

Mais avant de passer à l’action, un briefing matinal autour d’un café au lait, accompagné d’un scone fait maison (ça ne se refuse pas) s’impose :

Les goûts des filles, leurs activités, leurs amis

L’école, les horaires décales, les mamans, le parc, la librairie

La poussette de F et la trottinette d’A

L’uniforme, les affaires de danse et de piscine

Les pyjamas party et anniversaires

Le collage, la peinture, les poupées, les puzzles

Le ménage, le rangement de la chambre et la salle de jeu, le repassage, les machines à laver

Les baby-sitting mercredi et samedi

Ecouter, comprendre, ne pas brusquer, laisser le temps au temps

Ne pas se démoraliser et communiquer
Fin prête pour le grand show. On est lancée sur la ligne annuelle d’un marathon hors des sentiers battus….

Posted in Emprise et Renaissance

Ta trahison – Mon choix

J’ai attendu un signe de toi. J’ai cru que tu te battrais pour moi, comme je l’avais fait pour toi.

J’ai attendu que tu fasses un pas vers moi. En vain.

Tu appelles et tu te plains. Tu m’accuses de vouloir ta chute. Tu vis dans le déni de ce qui s’est passé ce soir la. Tu as oublié les mots que tu m’as dit. Tu n’as retenu que ma faute à moi, ma fuite précipitée. Tu ne t’es pas remis en cause. Se remettre en cause pour toi, c’est se renier.

Dans mes nuits, c’est ton fantôme que je croise, tantôt transi d’amour, tantôt menaçant. Et je fuis encore ou je me cache, je protège un enfant.

Il y à des jours où j’arrive à t’oublier. D’autres où je perds pied, juste le temps de me rappeler qu’un jour de juillet, il n’y a pas si longtemps, je t’ai dit oui et j’y croyais.

Au détour d’une rue ou d’un souvenir, au goût parfois un peu amer, je me souviens de toi. Je relis tous ces mots d’amour que j’ai écris. Je revois toutes ces cartes déposées sur la table, pour calmer une dispute ou juste pour te souhaiter une belle journée, ces cartes que tu ne lisais plus, que tu laissais de coté, comme si j’avais commis un crime grave, comme si j’étais punie.

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Les autres disent qu’avec le temps je vais comprendre ce que signifiait nous deux pour toi.

Aujourd’hui je parierais sur un mensonge, même si j’ai ma conscience pour moi. La trahison vient de toi. Mais même ça tu n’as pas eu le courage de me l’avouer. Tu préfères me mentir, me dire que tu m’aimes encore et parader en ville aux bras d’une autre que moi.

A elle aussi tu as dit qu’elle était comme ta chaire, que jamais tu ne pourrais la blesser, l’humilier ?

A elle aussi tu fais croire que pour un enfant tu es prêt à tous les combats ?

Ce sont tes mots. Je les ai crus.

Mais j’aurais du savoir qu’un homme qui ne respecte pas ses promesses, qui utilise le silence pour punir les maladresses des autres est un homme qui ne me mérite pas.

Je n’attends plus de signe de toi.

Il n’y en aura pas.

Tu vas continuer à penser que je te fais du mal par plaisir, pour te faire souffrir. Mais moi je ne suis pas toi.

La seule chose que je voulais c’est te donner une chance d’être un homme, un papa.

Posted in Carnets de route

Un homme dans ma vie, non merci!

Depuis que j’ai quitté Roger, la première chose que j’ai entendue c’est « t’inquiètes pas, un jour tu le rencontrera, celui qui est fait pour toi. »

Mais je ne m’inquiètes pas et pour être franche, je vais te dire que même si j’en avais un sous le coude, je n’en voudrais pas.

Aujourd’hui je n’ai pas envie d’avoir quelqu’un dans ma vie.

Je n’ai pas envie de faire des efforts.

Je n’ai pas envie de gérer des conflits de bas étage.

Je n’ai pas envie de faire à manger pour un type qui n’arrêtera pas de me répéter que sa mère fait mieux la cuisine que moi.

Je n’ai pas envie de m’entendre dire que s’il y a de la poussière sur les meubles, c’est la preuve que je ne sais pas faire le ménage.

Je n’ai pas envie de partager mon programme télé.

Je n’ai pas envie de partager mon lit avec un énième ronfleur.

Je n’ai pas envie de me raser les jambes tous les jours en hiver.

Je n’ai pas envie d’être obligée de cuisiner les soirs ou un bol de céréales est tout ce que je souhaite.

Je n’ai pas envie de justifier mes achats.

Je n’ai pas envie de me lever aux aurores pour assister à un match de rugby ni de devoir faire une grasse matinée parce que monsieur est un gros dormeur.

Je n’ai pas envie de me coltiner ses copains jusqu’à 3 heures du mat.

Je n’ai pas envie de m’appuyer une belle-mère, qui ne me trouvera jamais assez bien pour son fils.

Je n’ai pas envie d’avoir peur d’être humiliée ou abandonnée à nouveau.

Je n’ai pas envie d’avoir le cœur en friche pour un con.

Je n’ai pas envie d’être amoureuse.

En fait, j’ai juste envie d’être aimée. Mais comme les types qui t’aiment, tout court, sans rien te demander en retour, un jour, ça ne court pas les rues. Et bien je préfère de loin rester seule !

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Posted in Carnets de route

Si tu ne peux pas parler, ne décroches pas!

Voila une tendance qui me défrise au plus haut point. Pourquoi décrocher son téléphone quand on sait qu’on ne peut pas parler, qu’on n’a pas le temps ou qu’on n’en a pas envie ?

Serions-nous devenus esclaves de nos téléphones, au point que nous sommes programmés pour répondre à chaque fois que la sonnerie nous annonce un appel ?

Il n’y a rien de plus désagréable que d’entendre le déclic, suivi d’un murmure (il est clair que la personne est occupée).

Ou d’avoir au bout du fil une personne qui répond sèchement et met fin a 1 minute de conversation par un « je ne peux pas te parler, je te rappelle plus tard ». Et qui te dis que « plus tard » ça m’arrange ?

Ou encore mieux de sentir que tu déranges, que l’autre au bout du fil n’a pas mais pas du tout envie de te parler. Bien sur c’est humain, mais dans ces cas la, mieux vaut s’abstenir que de rembarrer l’autre, qui se sentira forcément lésé.

En général, si la personne que j’appelle ne répond pas, je laisse un message. C’est aussi simple que cela. Et je rappelle ultérieurement.

Si quelqu’un m’appelle et qu’a cette minute précise je n’ai pas envie de répondre ou je suis occupée, et bien je laisse sonner. J’en ai encore le droit. Nous n’avons pas à être joignable 24/24.

En tous cas, moi, ce comportement me fait bondir à chaque fois et je n’hésite jamais à dire a mon interlocuteur : « Si tu ne peux pas parler, alors ne décroches pas! » Sur ce, merci bien.

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Et si nous apprenions à savourer la vie…

Alors oui je sais j’avais décidé de faire une pause, mais quelques fois les événements de la vie nous rattrapent  et l’envie d’écrire s’impose comme un ultimatum.
 
La maladie, la mort, on en parle souvent. On se dit que désormais on va voir la vie différemment, on va ouvrir nos yeux et notre cœur à la magie de l’instant, on va profiter de chaque minute comme si c’était la dernière et dire “je t’aime” aussi plus souvent.
Et on n’y arrive jamais. 
 
On continue à rouspéter dans les embouteillages, à se disputer pour un rien, à s’envoyer à la figure des mots qui blessent, à faire attention à ne pas mettre de terre sur le tapis du salon, à s’inquiéter de ce qu’on fera demain.
 
On est vite repris dans la panique du quotidien. On ne prend plus le temps de faire une pause, de méditer sur nos réalisations ou même de prier. Comme dans un tourbillon sans fin, on finit par en oublier que la vie est belle.
 
Et puis une mauvaise nouvelle arrive, un jour comme ça. Une personne que l’on connaissait vaguement. Elle faisait partie de notre univers, des meubles si je puis dire. Tant que tout allait, on ne pensait plus, qu’en une seconde, une vie peut basculer.
Il a suffit d’un coup de fil, de larmes à l’autre bout et puis d’un verdict – coma – pour nous plonger encore une fois dans la tristesse. 
 

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Nous nous tenons là, dépourvus de mots. Autour il y a la vie. En nous, c’est le vide. Nous n’avons pas su tenir nos promesses, nous n’avons pas profité pleinement de nos proches. Nous n’avons pas mis en pratique les leçons apprises. Nous sommes restés les mêmes, seules les rides qui se forment sur nos visages nous montrent que nous avons vieilli. Les bonnes résolutions sont tombées dans les oubliettes.
 
Cette fois-ci, comme les fois précédentes, on se dit qu’il est temps d’arrêter la machine infernale, de faire une pause, d’apprendre la leçon, de la comprendre et de ne pas se laisser prendre au piège d’une société qui nous tue subtilement, doucement.
 
C’est étrange, quand nous étions plus jeunes, nous savions que la vie est un cadeau, nous n’avions pas peur de prendre des risques, d’oser, de savourer chaque petit bonheur. Aujourd’hui nous pensons que tout cela était bien naïf, notre leitmotiv “la vie est un combat” ne nous quitte jamais.  
 
Et si pour une fois nous laissions l’enfant qui est en nous prendre les commandes. Et si pour une fois nous acceptions de vivre pleinement, pour que le jour où la maladie ou la mort frappera à notre porte, nous puissions l’accueillir avec sérénité…
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Apprendre à se taire

En ce moment mes collègues manquent de travail et comme le patron est souvent en déplacement, ils se lâchent.

Quelques fois c’est drôle. Et souvent ça l’est beaucoup moins.

Peut-être qu’il n’y a que moi que ça dérange au fond. Mais ça me dérange beaucoup. Il y a des sujets qui prêtent à la rigolade et d’autres qui sont à prendre au sérieux. Et quand on se moque des enfants selon la couleur de leur peau, ça me plaît très moyennement.

Quand j’ai épousé Roger (et oui j’ai fait cette bêtise) et que nous avons décidé d’avoir un enfant (désir commun, mais j’assume seule), la première chose que les gens m’ont reproché, c’est d’infliger à mon enfant à venir une couleur de peau mixte, une couleur qui allait faire rire ses camarades de classe et qui permettrait à des connards comme mon collègue de dire « rentres dans ton pays ».

Il serait peut-être temps d’évoluer. J’aimerai arrêter d’entendre des inepties comme « elle est belle l’équipe de France ! » ou « cette année, mon enfant est le seul français dans sa classe ».

Depuis quand la couleur de notre peau est un signe d’appartenance ?

A l’école, j’ai appris qu’on distinguait les petits garçons des petites filles par leur sexe. Je crois que c’est la seule distinction qui vaille, celle qui reste bien souvent immuable.

Avant je m’offusquais. Je rentrais dans des débats sans fin et mes idées étaient sans cesse mises à mal.

Aujourd’hui, je quitte la pièce quand le débat devient trop houleux, quand je ne me sens pas à ma place. Il y a des circonstances dans la vie ou se taire est la meilleure arme que l’on possède.

Et dites-moi, vous réagissez comment face à des paroles qui agressent vos convictions ?

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