Te dire aurevoir, au moins…

Je n’avais pas prévu d’écrire aujourd’hui mais je me devais d’écrire ces mots. Merci.

Sans nouvelle de toi, je me suis rendue à l’évidence. Quelque chose n’allait pas. Toi, si réactive, si active. Toi, toujours là, à l’autre bout de ta tablette, de ton téléphone Hi-Tech.

Nous n’avons pas eu le temps de nous dire aurevoir. Je n’aime pas vraiment ça. Mais parfois la vie nous rattrape, de bien tristes nouvelles nous forcent à tout plaquer comme çà, à mettre fin à une aventure pour en démarrer une nouvelle, ailleurs.

Bien sûr j’aurai aimé te serrer dans mes bras, te dire que tu allais me manquer. J’ai soudain réalisé que notre premier Starbucks était le dernier. J’ai repensé à la dernière fois où nous nous sommes vues, à ce que nous avons partagé. Si nous avions su que c’était la dernière fois, aurions nous fait les mêmes choix ? Je me pose souvent cette question ces derniers temps. Est-ce le fait d’aller mieux ou d’appréhender la vie différemment ? Est-ce le temps qui passe qui me murmure qu’il ne faut rien laisser passer, qu’il faut vivre à 100%.

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Ton message m’a fait un peu mal. Je sais ce que c’est de partir sans pouvoir dire aurevoir, un peu comme une voleuse. Je ne vais pas t’oublier, ne t’inquiète pas. Et un jour je sais que si je traverse la Méditerranée, tu seras là, les bras grands ouverts pour me faire découvrir ton univers. J’espère juste que les mauvaises nouvelles se seront dissipées, que ton cœur sera plus serein, que l’amour ne sera pas loin.

Je garde ton sourire dans mes souvenirs. Et tes mots aussi, qui ont en fait frémir quelques-unes parfois, tes mots qui se faisaient plus discrets ces derniers temps. Ton blog est là, intact. J’espère que tu reviendras lui rendre visite quelques fois. Pour tous ceux qui aimaient te lire et pour ta façon de manier les mots aussi.

Prends soin de toi et de tes rêves, de l’amour avec un grand A. Prends soin de la vie et de ceux que tu aimes. Prends soin de ton ego, ça aide parfois. Prends soin de la personne que tu es et ne laisse personne dire du mal de toi. J’aurai eu tellement de choses à te dire puis je t’aurai serré dans mes bras. Je t’aurai dit ça va aller, sans vraiment savoir si ça se dit vraiment ces choses-là.

A défaut, j’écris ces quelques mots pour toi Asmaa.

A bientôt, Inch’Allah !

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Billet Fourre-Tout (Livres & Cinéma)

C’est le genre de billet qu’on publie à quelques heures des vacances, quand on a envie de dire plein de choses mais qu’on n’a pas / plus le temps de faire 15 billets…

Donc voilà j’y suis. Les grandes vacances approchent avec un mélange d’excitation et de nostalgie. Ca me fait toujours ça les départs en vacances, ça me replonge dans le passé et pas mal de souvenirs heureux. Il n’y avait donc pas meilleur film à voir, avant de prendre la route que Nos Futurs de Rémi Bezançon. On rit un peu. On pleure aussi. Et on se pose plein de questions sur la vie. Comme toujours. Je vous le recommande vraiment !

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Qui dit départ, dit bouclage de valise. Et j’ai déjà l’impression d’en avoir oublié la moitié. Bon j’ai l’essentiel je crois, des bouquins, des cahiers pour écrire, un stylo et mon ordinateur, mes pages à corriger, et tout plein de projets manuels à concrétiser seule et avec mon petit loup. Niveau livres, j’aurai bien aimé faire un article sur chaque livre lu dernièrement mais faute de temps et d’inspiration (critique littéraire c’est un vrai travail !), je vais juste vous les présenter brièvement.

  • Gros coup de cœur pour « Avant le bonheur » d’Agnès Ledig. Ca m’a pas mal remuée mais j’ai aimé l’écriture, la façon dont les sentiments étaient dépeints. Un livre que je conseille. La vie peut réserver de belles surprises. On peut se relever de tout.

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  • Cadeau d’une amie « N’oublier jamais » de Michel Bussi. L’intrigue est étonnante. Je confirme, j’aime son style et sa façon de nous inviter à défaire les mille et un fils de ses énigmes (Voir mon article sur SBG)

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  • Virée dans le San Francisco des années 70 avec Armistead Maupin et ses Chroniques. J’attends la rentrée pour me plonger dans la suite. La Chronique d’Onee ICI

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Niveau cinéma, je vous ai déjà parlé de Mustang. Mais j’ai aussi profité de cette pause en solitaire pour aller voir Love & Mercy de Bill Polhad. Une révélation. Les acteurs sont parfaits. Le jeu de chacun est impeccable. Un film qui sort des sentiers battus et dresse un magnifique portrait de Brian Wilson des Beach Boys. Au-delà de la musique, il y a un musicien d’un talent fou, qui sombre dans la folie et réapprend doucement à aimer, à vivre.

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Je ne programme aucun billet, sauf celui des jolies plumes, pour samedi. Et je serai de retour à temps pour l’Apéro Cosmique d’Aileza !

Je vous rappelle le thème de l’été pour les Instantanés Singuliers – Gourmandise. J’attends vos participations jusqu’au 10 aout.

Et pour le concours, vous avez jusqu’au 29 aout pour tenter votre chance. Que ce soit en mots ou en photos, dites-moi ce que ces thèmes vous inspirent !Il est grand temps de vous dire MERCI pour TOUT et de vous souhaiter de BONNES VACANCES!

Entre ma soeur et moi

On a parlé du temps, du beau et de la pluie

On a parlé de l’amour est dans le pré, de l’amour tout court, de l’amour qui dure et de celui qui se fait la malle après le premier baiser

On a parlé blanc et couleurs, dans nos vies et dans nos machines à laver – penser à les séparer

On a parlé de nos rêves, de ceux qu’on réalise, et de ceux qu’on peine à réaliser

On a parlé de nos doutes, de nos drôles d’histoires et de nos souvenirs plein de rires

On a parlé de nos enfants, ceux qu’on aura ou pas, ceux qu’on a et ceux qu’on a été

On a parlé de nos amies, de leurs peines de cœur et de nos fous rires pour un rien

On a parlé de nous, de tout

On a parlé

Autour d’un plat et d’un gâteau

D’un bon chocolat chaud

On a refait le monde

On a parlé de maman, de papa, de tout ce qu’on partage et de nos points d’ancrage

On a parlé de l’après, de tout ce qu’on ne sait pas, de tout ce qu’on a perdu, de tout ce qu’on a appris en perdant un peu de soi

On a parlé du temps qui passe, de nos “nous” adolescents, de nous qui devenons grands, trop vite souvent

On a parlé de nos routes qui se séparent et se rattrapent au hasard, un jour, un soir.

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Elle et moi

Une fois par semaine

On se retrouve

Et autour d’une table

On reprend contact

On se construit de nouveaux souvenirs

Heureux!

First Coffee of the Day!

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Le jour se lève. Et moi aussi. Il fait un peu chaud mais l’air est encore frais. J’en profite pour me mettre bras nus. Le vent fait frémir les poils souples sur mes bras. Je savoure l’instant avant de me perdre dans le tumulte du monde, qui ne manquera pas de me faire tourner la tête, de vite me faire perdre ces sensations matinales si agréables.

Au bout de la ligne, le bureau se dessine. Mais avant de commencer quoi que ce soit, je vais laver ma tasse et me faire un café. Il n’y a personne autour de la machine. C’est encore calme pour un mercredi matin. Je savoure les derniers instants silencieux.

Le premier café du jour est délicieux !

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Sous le choc

Je m’apprêtais à quitter le travail pour me rendre à mon cours de sport. Il y avait un peu plus de sirènes de pompiers que d’habitude. Mais rien d’alarmant non plus. Et puis soudain une explosion. Mon corps s’est figé. Tout le monde s’est précipité aux fenêtres pour voir.

Pendant quelques instants, nous nous sommes regardés, l’angoisse d’un scénario catastrophe accroché au coeur. Et si il s’agissait d’un attentat?

Et puis quelques uns ont rapporté des photos d’un immeuble en feu, à deux pas. Soulagement.

L’écho de l’explosion tapait encore dans ma poitrine. Et je n’ai eu qu’une envie, rentrer chez moi, dans mon chez moi douillet. J’ai eu envie de toucher quelqu’un comme pour dire, c’est rien, on est vivant.

Une maman avec sa fille reprenait des couleurs sur le banc en face. Elle était sous le choc elle aussi.Je me suis dit que c’était normal. La déflagration était violente. Et puis le doute qui subsiste jusqu’au bout. L’angoisse du début d’année qui remonte et les sirènes qui hurlent, les hélicoptères qui tournent dans le ciel.

Aucune victime.

Le choc est passé.

Sauter le pas #3

Je ne vous ai pas oubliés et il est donc grand temps de vous faire part de l’avancée de mes projets.

J’ai décidé de commencer par le recueil de poésie. Tout simplement parce que quand j’écris des poèmes les mots viennent tous seuls. Mes poèmes n’ont pas un style particulier, ils expriment juste un ressenti ou mettent l’accent sur une situation, une émotion. Parfois c’est plus simple qu’un texte court, qu’une nouvelle. Un poème va droit au but, sans passer par des chemins de traverse.

1er temps – Classer les poèmes par thème

2e temps – Première relecture (plutôt satisfaisante). C’est pas mal ce que j’écris…

3e temps – Deuxième relecture. Il y a du boulot à faire quand même…

4e temps – Troisième relecture. C’est fou toutes ces fautes d’orthographe…

5e temps – Quatrième relecture. Je passe le relais… (1, 2, 3 avis extérieurs sont toujours les bienvenus, pour le style, la consistance et les fameuses fautes qu’on finit par ne plus voir.)

6e temps – Cinquième relecture. Avec les titres, ça a de la gueule quand même…

7e temps – Sixième relecture. J’en peux plus… (A ce stade la confiance se fait la malle et tout paraît très moche, nul. Ca n’intéressera jamais personne…Calimero sort de ce corps !!!)

PAUSE MERITEE ET NECESSAIRE

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8e temps – La mise en page. C’est presque un jeu d’enfant après ce qu’on vient de traverser.

9e temps – La touche finale. Enfin ! C’est pas trop tôt. A ce stade on va encore trouver des tonnes de choses à changer, tout même. Mais on ne va rien changer, car sinon on est sûr d’au moins une chose – ne jamais arriver à rien.

10e temps – L’autoédition. Avec un livre à la clé, qui je l’espère sera prêt fin Septembre!

Et pourquoi pas mon alliance?

Qui dit vacances et surtout temps pour moi, dit faire du tri. On n’arrête jamais. Mais j’avoue que faire du tri, en plus de vider la maison de choses qui ne servent plus, voir n’ont jamais servi et encombrent les placards, me vide considérablement la tête.

Donc je ne m’en prive pas.

Je donne ou je mets en vente. Malgré ma première mauvaise expérience sur Le Bon Coin, j’ai retenté l’expérience et ça marche. Je m’avoue très rarement vaincue.

Et en faisant le tri dans mes bijoux aussi, je suis tombée sur mon alliance. Je ne suis pas encore officiellement divorcée, mais je ne la porte plus depuis un bon bout de temps. Et pas vraiment parce qu’elle me rappelle la fin lamentable de mon mariage. C’est surtout le souvenir de l’achat de l’alliance qui revient à chaque fois. D’où mon envie de la bazarder.

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Source Image – Etsy Boutique

Je crois que j’en ai déjà parlé ici. Je ne vais pas rentrer dans les détails croustillants de cet épisode. Mais je peux vous dire que c’était assez tragique, comme beaucoup d’instants de la construction de notre vie à deux d’ailleurs. Si je me souviens bien nous nous étions engueulés quelques jours avant, à propos de quoi, ça je ne m’en souviens pas. Un plat pas assez épicé ou une robe trop transparente certainement. Silence radio de son côté. Larmes du mien. Joyeuse bande. Nous avions retrouvé des amis, enfin ses amis et étions partis passer la journée dans un centre commercial. Sachez bien que s’il y a un endroit au monde que je déteste, c’est bien le centre commercial. Y passer la journée, c’est le summum de l’horreur pour moi. Entre deux silences, il a daigné m’adresser la parole en face du magasin de bijoux. Il est devenu tout doux et mon sourire a chassé mes larmes.

Une accalmie qui a duré 5 minutes top chrono. Car j’avais eu l’imprudence ou la négligence de présenter ma main au vendeur pour essayer la bague (à moins qu’il s’agisse tout simplement d’une méthode de drague nouvellement inventée – une dernière infidélité à deux doigts du mariage. C’est vrai qu’il était mignon en plus le vendeur. Mais moi je n’avais d’yeux que pour le connard qui était en train de me faire une scène de jalousie en plein centre commercial). J’avais osé laisser un autre homme que lui me toucher la main. C’est tout juste s’il ne m’a pas accusée d’adultère. Son regard noir m’a fait froid dans le dos et mon sourire s’est fait la malle. Fille facile. Tout était dit.

Pas terrible le souvenir. Vous comprenez pourquoi ça ne me dit rien de garder cette bague. En d’autres circonstances, je crois que je l’aurai conservée, à l’abri. Pour le plaisir de me souvenir d’un bon moment au moins de notre histoire. Il faudra que j’en trouve un autre. On dit qu’avec le temps on se souvient du meilleur !

Et vous (si vous êtes divorcés ou séparés bien sûr), votre bague de fiançailles, votre alliance (voir votre robe de mariée tant qu’on y est / ou votre costume (même si un costume c’est plus facile à recycler qu’une robe)), vous en avez fait quoi ?

Manque d’inspiration, Source d’inspiration

La panne de l’écrivain. La frayeur de la page blanche.

Rien ne sort.

On se sent comme perdu, en panne d’inspiration.

Rien ne sert à rien.

On se sent vides, incapables de rebondir.

Tout était là.

Et rien n’est plus.

Pour nous écrivains, écrire est aussi naturel que respirer

Et puis tout d’un coup les mots nous fuient

Ils détalent dès qu’ils nous voient prendre un stylo

Ils se moquent

Et nous peinons à vivre

Paumés

La page blanche devient notre obsession.

 

Je n’ai pas de recette miracle à vous offrir

Mais j’ai presque envie de vous dire

Laissez tomber

Stylos, carnets, cahiers

Ce n’est pas la fin de tout ad3b4ac6fe48fe6befcd2f954ce9ec28_resized

Regardez le monde

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De la joie dans toute chose!

Mettre de la joie dans chaque action, chaque geste.

La vie est remplie de ces instants heureux, de ces moments magiques, que l’on consigne dans des carnets, des journaux intimes.

La vie est un cycle harmonieux. Comment intégrer la joie, quand on ne connaît pas la peine.

Chaque sourire nous envoûte. Chaque silence nous déroute.

On se regarde, les yeux dans les yeux. On avance main dans la main. Amis. Amoureux.

La beauté se glisse au quotidien dans le premier rayon de soleil du matin.

Quelques rêves précieux nous donnent d’espérer. Toujours. On ne se lasse jamais de l’espérance.

Et puis les rires des enfants, les fous-rires des grands, les pourquoi à tout bout de champ.

La vie nous fait vibrer. Il suffit de regarder. Il suffit d’ouvrir les yeux, de capter le beau, l’authentique.

La musique nous inspire. Les mots nous donnent confiance.

Mettre de la joie dans chaque action, chaque geste. Y mettre tout son cœur et savourer le reste.

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Crédit Image

Aujourd’hui mon blog a deux ans (Merci WordPress pour le rappel!). Déjà deux ans.

Alors pour l’occasion, rendez-vous la semaine prochaine pour un concours.

MERCI.