Paris à la folie!

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Que Paris soit sous la pluie ou que le soleil se dépose par endroits, sur les toits, ou qu’il brille, inondant Paris de lumière, j’aime Paris.

Comment peut-on réellement aimer Paris ?

Certains se demandent…

Comment peut-on trouver de quoi remplir son cœur, de quoi combler son âme dans cette ville gigantesque ?

Pour beaucoup c’est une ineptie d’aimer Paris.

Pour moi, Paris, c’est la liberté.

C’est en prendre plein les yeux.

C’est s’ouvrir aux autres, au monde.

C’est découvrir, s’enrichir, rêver, buller, sourire à la beauté de la vie.

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Restes d’Automne

Novembre et son lot de larmes, de folie, de masques que l’on se crée pour ne pas se trouver submergé par un flot d’émotions difficile à contenir. Novembre a chassé d’un coup la douceur de l’automne, que nous nous réjouissions de voir arriver. Les évènements ont glacé nos cœurs, engourdis nos esprits, nous rappelant quelques souvenirs désagréables, disséminés ici et là, cendres flétries sur le calendrier de nos vies.

J’ai voulu garder un peu d’automne au creux du cœur, de cet automne dont je parlais voilà trois ans, à l’enfant bien à l’abri dans mon ventre. Je lui promettais des balades dans les feuilles, des feuilles à fouler du pied, des pieds bien au chaud dans des chaussures fermées et une fois à l’intérieur, des journées pleines de câlins et d’histoires à raconter.

Cette année – Quelques projets réalisés à deux. Quelques touches de saison dans la maison.

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Here comes the sun…

Le soleil revient. Il chasse les nuages et nous invite à profiter d’un nouveau jour qui commence. L’angoisse est encore palpable mais comme on le dit, la vie reprend doucement ses droits.

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Au début, on n’arrive pas à trouver ni l’envie de sortir du lit, ni celle de s’habiller, de se maquiller. Et puis ce matin, j’ai mis un point d’honneur à enfiler une jolie robe, sans manches. J’ai pris le temps de mettre du parfum, de souligner mes yeux d’un trait de crayon noir. J’ai pris le temps de regarder l’escargot, de lui sourire, de le laisser faire même quand ça n’allait pas assez vite à mon goût.

Sur le chemin du bureau, je suis passée allumer une bougie pour les enfants du monde, pour leurs rêves, leur avenir, pour leur insouciance et leur joie de vivre contagieuse.

En en parlant autour de moi, je me suis souvenue qu’à travers le monde, à travers les âges, les hommes et les femmes ont toujours fait face, qu’ils se sont toujours révoltés contre la barbarie, qu’ils ont tenus tête à l’oppression, qu’ils se sont toujours relevés. Nous nous relevons. Le monde se relève.

Le soleil revient. Laissons-le apaiser nos cœurs et nos esprits. Laissons-le-nous transformer. Laissons-le-nous montrer la voie vers encore plus de lumière dans le cœur de chacun.

Pour tous ceux qui ont perdu la vie et qui l’aimaient, la célébraient avec passion en ce soir de novembre. Pour tous les indisciplinés, les rêveurs, les solidaires, les généreux, les tolérants, les intellectuels, les rockeurs, les amoureux.

Qu’ils reposent en paix et nous donnent à chaque minute de notre vie le courage de nous battre pour ce en quoi ils croyaient, un monde dans lequel ni la couleur de notre peau, ni notre religion, ni nos croyances ou nos origines, ni notre niveau d’étude ou notre compte en banque, ni notre façon de vivre ou d’aimer ne nous définissent, dans lequel seule notre humanité a de la valeur. Un nouveau monde.

L’Amour plus fort que tout…

 

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Certains cherchent leurs mots. D’autres préfèrent s’éloigner de tout pendant quelque temps. D’autres encore rient, parlent du beau temps, de leurs prochaines vacances. Je me sens un peu loin de tout ça. Pleine d’espérance et pourtant terrifiée. Je ressens le besoin d’écrire, d’écrire, encore et encore. Une manière de décompresser. Certains iront courir, d’autres passeront des heures dans le noir. Des hommes et des femmes trouveront un réconfort temporaire dans les bras de leurs proches. Moi, j’ai besoin d’écrire, de tout lâcher.

J’aimerais faire comme avant. Et je n’y arrive pas encore. J’essaye de me dire que nous réagissons tous différemment. Aucun de mes proches n’a été touché. Et pourtant la douleur de ceux qui ont perdu quelqu’un, je l’imagine trop facilement. Et la terreur de ceux qui ont survécu, je la ressens en moi à chaque instant. Et pourtant vendredi soir, j’étais au chaud, loin de l’horreur.

Ecrire ici m’aide beaucoup. Parce que vous êtes tous un peu comme moi, un peu esquintés, vous avez tous le cœur un peu bousillé, vous avez tous mal quelque part. Et votre douleur rend la mienne supportable et légitime. Je n’ai pas l’impression d’être un ovni. Je n’ai pas l’impression de devoir justifié mes larmes. J’ai juste l’impression d’être humaine. Et si j’ai un peu peur, je me sens en droit de le dire, sans pour autant entendre les mots durs de ceux qui sont déjà passés à autre chose.

Avoir peur ne veut pas dire être lâche. On peut avoir peur et marcher la tête haute. On peut avoir peur et tout de même choisir chaque matin de se lever et de faire tout pour ne pas laisse la peur nous transformer en statue de glace.

Quand j’entends « ça va ? », j’ai du mal à dire « bien ». Je ne réponds rien. Je ne pose pas la question. Une minute de silence. Pour moi, elle était importante. S’arrêter un instant pour rendre hommage à ceux qui ont perdu la vie. S’arrêter pour mieux repartir, s’armer de courage et d’amour. Ces mots reviennent depuis hier matin dans mon fil d’actualité. Ces mots me réconfortent. Ils me font prendre conscience que nous sommes tous prêts à lutter, à ne pas laisser la barbarie nous mettre à genoux. Nous ne sommes pas un peuple divisé, nous sommes un peuple solidaire.

Ecrire et vous lire. Chacun de vos mots, de vos messages me montrent que l’humanité est en marche, que l’Amour est au cœur de nos cœurs et nos cœurs sont à l’unisson. Grâce à vous, j’ai l’impression de faire partie d’une chaîne solidaire. Et c’est le plus beau cadeau que vous puissiez me faire.

Si j’ai une seule certitude, c’est que seul l’Amour a le pouvoir de changer le monde. Et c’est à nous de faire briller et vibrer cet amour en nous et autour de nous.

Retrouvez les mots qui me touchent chez Eléanor, Aileza, Célie, May, Sabine, Loreleï, Héloïse, Miss Plume, Laura

Un lundi matin sur la terre

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Il faudrait arriver à parler de tout, de rien. Il faudrait arriver à rire, à sourire. Il faudrait pouvoir faire comme d’habitude. Mais j’avoue ce matin je n’y arrive pas. J’essaye. Il le faut. Mais j’ai du mal.

Ce matin seulement, en allant allumer une bougie, je me suis offert le droit de laisser les larmes couler.

Ce matin, Paris est triste. Sur les visages se lit l’effroi, la peine, le chagrin, l’incompréhension. Paris est vide. Paris a peur mais surtout et avant tout Paris a mal.

Un vendredi ordinaire qui s’est achevé dans un bain de sang, sans précédent. Un acte gratuit et des victimes innocentes. Des milliers de vies brisées.

Ce matin, les rayons du soleil associés à ma prière, viennent me dire que seuls les mots Paix, Amour, Fraternité, Espérance ont du poids. Que notre foi en la vie nous porte et nous transporte. Que ce qui nous lit, notre humanité nous aide à avancer main dans la main et tête haute, contre la barbarie. Ce monde nous effraye, l’horreur nous paralyse. Mais nous devons lutter, comme d’autres ont fait face avant nous.

Pour nous, pour nos enfants.

Hier, avant-hier, c’est lui, son sourire, son innocence, ses yeux grand ouverts qui m’ont poussée à faire un pas dehors, à braver l’angoisse, à marcher sur les trottoirs nus de Paris, le cœur lourd, mais le pas un peu plus assuré que d’habitude. Paris a perdu de son insouciance, de sa joie de vivre. Mais après les larmes, après le deuil, la vie reprend ses droits. Toujours. Car la vie est plus forte que tout. La vie est le ciment. La vie nous intime l’ordre d’espérer, d’oser croire.

Au milieu de la terreur, les portes se sont ouvertes, les bras se sont serrés, les hommes et les femmes se soutiennent. Un regard en dit long sur ce que nous partageons. Il suffisait de voir nos yeux se croiser ce matin.

Je refuse que nous laissions la haine broyer nos cœurs. Je refuse que nous baissions les bras, que nous arrêtions de vivre libre, que nos visages se figent, que nos âmes se vident.

C’est notre siècle, c’est notre combat. Portons haut les valeurs qui sont les nôtres et que personne n’a le droit de bafouer. Toute vie est sacrée.

Ce matin, je n’ai pas le cœur à l’ouvrage. Certains semblent mieux vivre les choses que d’autres. Pour certains, travailler les empêche de penser. Certains arrivent à rire. Pour d’autres, comme moi, le temps semble s’être suspendu. Deux jours qui ressemblent à des semaines. Et puis ces nuits sans sommeil ou peuplées de cauchemars. Chacun vit les choses différemment. Chacun sa sensibilité, chacun sa peine.

Ce matin, j’ai envie de vous dire que ce sont nos rêves, nos idéaux, que c’est notre faculté à regarder le beau, le vrai, à noter les petits bonheurs du quotidien, que c’est notre capacité à rebondir, à faire confiance, que c’est notre foi, notre amitié, notre compassion, notre générosité, nos croyances profondes, quel qu’elles soient qui nous aideront à dépasser ce que nous venons de vivre, qui nous aiderons à construire ce monde dont nous rêvons.

A la vie!

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Je n’ai que mes mots…

Je n’ai pas grand chose.

Je n’ai que mes mots.

Des mots pour dénoncer l’absurde, l’horreur, la terreur.

Des mots pour soutenir, pour prier.

J’aimerais que mes mots puissent soulager la peine, apaiser les angoisses.

J’aimerais que mes mots puissent porter l’espoir au milieu du désespoir.

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Des mots pour les victimes, pour leurs proches, pour ceux qui ont assisté à ce déferlement de haine au milieu d’une soirée ordinaire.

Des mots pour les secouristes, les policiers, l’armée, ces hommes et ces femmes qui nous protègent et risquent leur vie.

Des mots pour contrer la haine.

Des mots pour promouvoir la paix, pour dire à nos cœurs de ne pas céder aux pressions.

Des mots d’amour.

Des mots pour un Paris mutilé, meurtri, profondément traumatisé.

Je n’ai que mes mots pour lutter et faire face à cette guerre sans nom, pour ne pas laisser la peur prendre le dessus.

Des mots pour se relever et tenir debout.

Des mots pour être fort face à la lâcheté humaine, face au choc du terrorisme, qui nous prend aux tripes.

Retrouver son équilibre…

Est-ce l’automne sans la fraîcheur qui me donne l’impression que tout stagne? Un manque de fluidité dans mes relations du quotidien. Des tonnes de choses à faire et je laisse le temps me filer entre les doigts.

Est-ce novembre et ses souvenirs qui me pressent et me font perdre mes repères encore fragiles ? La peur de ne pas prendre le temps de vivre, de temps pour moi, pour me recentrer sur l’essentiel.

Est-ce un manque de solitude qui me fatigue, au point de laisser les fantômes m’attaquer la nuit ? Je tremble et je peine à retrouver le sommeil.

Est-ce mon impatience qui me bride ? Laisser les choses se faire, sans colère. Laisser la haine et les mots durs derrière soi. Regarder devant, les yeux bien ouverts.

Est-ce moi qui me fixe trop de limites, trop de buts à atteindre ? Trop d’idées se bousculent dans ma tête. Apprendre à sélectionner ses pensées, à appuyer sur le bouton OFF quand tout se bouscule à l’intérieur.

Est-ce les circonstances qui m’empêchent de trouver le juste milieu, entre ma vie de maman et ma vie personnelle ? Une vague de culpabilité m’envahit quand je pose quelques heures pour moi. Devoir se justifier. Il faudrait pouvoir s’affirmer davantage.

Est-ce tout simplement la vie qui me fait prendre conscience qu’il est temps de lever le pied, que tout arrive en son temps, qu’il est nécessaire de lâcher prise, de prendre du recul, d’encore et toujours travailler sur soi pour être en paix au quotidien ?

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Quand je pense à ce que je souhaite, je vois de la lumière, des relations pacifiques avec mes proches, une vague de légèreté traversant l’appartement, des projets qui s’écrivent chaque jour, sans limite fixe, des rires à n’en plus finir et moins d’éclats de voix. Je me vois moi, paisible, attentive, reposée, en harmonie avec mes idées. De la sérénité à revendre et de la douceur de vivre, moins de susceptibilité et accepter chacun comme il est, sans me permettre de juger tel ou tel comportement qui m’agace parfois, telle ou telle pensée indépendante.

La route est encore longue. Mais toute naissance est un passage compliqué, délicat, douloureux. Laisser derrière soi ce qui ne nous convient plus n’est pas toujours facile. On s’accroche à des souvenirs, des objets, des images. La réalité nous frappe parfois de plein fouet. Certains choix sont plus compliqués que d’autres à faire. Mais aucun choix n’est mauvais. Prendre conscience que nous avons en nous la capacité de créer notre vie, à chaque instant. Une réalisation qui nous libère et nous donne des ailes.

Comment vous sentez-vous en cette saison ? Des idées à partager sur la vie, les choix que l’on fait, votre façon d’appréhender le quotidien ?

Sauter le pas #9

Je remercie vivement les 20 personnes qui ont déjà commandé mon livre, via The Book Edition ou en me contactant directement ICI.

Pour toute commande via le site, vous recevrez une dédicace sous forme de marque-page “fait maison”. Pour les autres, votre livre arrivera dans votre boîte aux lettres dédicacé en première page!

Après la très jolie revue de Maman Rose en début de semaine dernière, c’est au tour de Una Idea du Blog C’est parti mon kiki de me donner la parole. Une interview pour présenter mon premier recueil de poésie, pour exposer mon processus de création et évoquer quelques projets. Et vous y trouverez aussi l’extrait d’un de mes poèmes, raison de plus pour aller lire l’article (et découvrir le blog plein de peps et d’énergie positive d’Una Idea)

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Le concours s’organise et d’ici quelques jours, deux exemplaires seront en jeu! Je commence aussi à cogiter pour Noël. Ce petit livre pourrait faire un joli cadeau au pied du sapin. Je vous en dis plus très vite…

Face à la colère

Quand la colère s’empare de moi, je n’aime pas. Elle prend toute la place, tout l’espace. Et je perds mes moyens. Je préfère respirer, prendre du recul avant d’agir, de parler. Mais ce n’est pas toujours possible. Quand la colère sort de moi, il est déjà trop tard pour faire marche arrière. Je suis prise dans ses filets, incapable d’arrêter la machine infernale qui me transforme. Les mots sortent et j’ai même envie qu’ils fassent mal. Pas toujours. Mais avec lui, toujours.

Lui, il sait. Ses mots me fatiguent. Ses mots sont comme une ritournelle sanglante. Ils me prennent aux tripes et j’ai beau me dire que je n’en ai que faire, à force d’encaisser, je déborde. Il me pousse dans mes retranchements. Je n’aime pas être en colère contre lui, car il ne mérite rien. Il ne mérite même pas un mot de moi, ce papa de pacotille. Il faudrait pouvoir n’engager aucune conversation. Il faudrait pouvoir ne rien laisser passer. Pourtant je suis de plus en plus sûre de moi. Je sais qu’aucune confiance envers lui n’est possible.

Une phrase de trop qui commence par un « si ». Je déteste ces phrases qui te font passer pour ce que tu n’es pas et qui une fois encore lui donnent le bon rôle. Lui, le type droit, honnête, qui n’a aimé que moi et qui ne comprend pas pourquoi moi je ne veux plus de lui. Après trois ans, c’est assez clair pourtant. Pas pour lui. Je m’en fiche un peu d’endosser les torts mais je ne veux plus qu’on me manipule, qu’on s’amuse à jouer sur la corde sensible. « T’auras tout ce que tu veux » ; « je signe pour le divorce demain ». A une condition forcément. Celle sur laquelle jamais je ne plierais.

 

Hier j’étais en colère. Contre lui. Contre moi pour avoir céder à la colère, pour lui avoir donné une chance de me répéter qu’il était un type bien et que « si j’étais une bonne mère. » Et puis la colère s’est estompée et a laissé place au vide. Je ne pourrais pas dire ce que je ressens. Un peu de vide et l’envie d’en finir avec ce satané divorce, avec cet homme, qui n’a de cesse que de demander de l’aide, pour des papiers ici ou des papiers là,  qui se réveille à la dernière minute quand on croit voir la fin du tunnel, qui veut me prouver qu’il aime son fils mais qui n’a même pas pris la peine d’apprendre quelques mots de base en Français depuis bientôt 3 ans, qui se sent tout puissant, mais incapable d’appeler son enfant par son prénom. Et qui à chaque coup de fil me dit qu’il faut que je l’écoute parce que lui, il sait.

J’accepte ma colère. Je sens qu’elle s’en va. Je sens que je redeviens plus sereine. La prochaine fois, c’est certain, je ne lui parlerais pas.