La course aux cadeaux, entre euphorie et désastre

Nous n’avons pas tous les mêmes chances face à Noël. Et oui, encore une fois !

Il y a les personnes qui s’y prennent à l’avance et qui ont déjà finalisé leurs cadeaux, avant même que Décembre ne pointe le bout de son nez.

Il y a les personnes qui attendent la dernière minute pour arpenter les rues bondées et les magasins aux allures de sauna.

Il y a les personnes qui savent ce qu’elles vont acheter, qui ont déjà des idées avant de partir à l’assaut des vitrines qui scintillent.

Il y a les personnes qui ne se bilent pas et qui larguent billets et pièces de coups de cœur en coups de cœur.

Et puis il y a les personnes comme moi, qui adoooooorent faire leurs cadeaux de Noël, mais qui ne sont pas du tout organisées et qui commencent à baliser sec au 1er décembre parce qu’elles n’ont pas de plan d’attaque, alors même que le compte à rebours a commencé.

Cette année, je suis encore plus à la ramasse que les autres années. Boubou, Paris et la poussette ne faisant pas bon ménage, j’ai décidé de prendre les choses en main et d’inaugurer la première saison de « Marie Kleber fait ses cadeaux de Noël en ligne ».

J’ai déjà fait du repérage et noter ici et la quelques enseignes qui me plaisent et feront des heureuses. Ce sera aussi personnalisé que si je vais les chercher moi-même et ça me permettra surtout d’appréhender les fêtes de Noël, zen et détendue.

Il y a les personnes qui savent que quelque soit le cadeau qu’elles feront, celui-ci sera apprécié.

Il y a les personnes qui se fichent totalement de savoir si leur cadeau fera mouche ou pas, l’important étant qu’elles aient pris plaisir à le faire.

Il y a les personnes qui ne font pas de cadeau, au risque de se planter une fois de plus.

Et puis il y a les personnes comme moi, qui adooooooorent faire des cadeaux mais qui tâtent le terrain avant, histoire de ne pas dépenser de l’argent pour un truc qui finira au placard. Autour de moi, il y a des personnes vraiment et sacrement enquiquinantes des qu’il s’agit de cadeaux. Et cette année, je ne sais pas comment je vais faire pour les satisfaire, à part peut-être négocier des heures off sur mes heures de boulot, pour aller dénicher la perle rare dans un petit magasin du marais, bien caché derrière un square.

Faire ses cadeaux de Noël peut-être un pur moment de bonheur mais aussi un réel casse-tête chinois. Mais comme mon dernier vrai Noël remonte à quelques années déjà, j’ai décidé de passer outre les efforts surhumains que je vais devoir déployer pour boucler le projet et me lancer dans la folle course aux cadeaux qui s’achèvera dans un bain de sourires, au pied du sapin, le 25 Décembre prochain !

Et vous, vous appréhendez ça comment ?

Credit Photo – Content in a Cottage

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Goodbye!

Dis, tu m’fatigues avec tes idées

Tu ne sais faire que déconner

Tu veux nous faire croire que tu nous aimes

Et même quand c’est foutu

D’avance, tu recommences.

Dis, tu t’intéresses quand ça t’arrange

Tu fais le mort quand ça te dérange

Tu décides au dernier moment

Et jusqu’au bout tu fais semblant,

De t’intéresser a nous.

Dis, tu ne t’remets jamais en question

Tu changes d’humeur, tu changes de ton

Tu veux tout et son contraire

Pourtant tu ferais mieux de t’taire

Pour réfléchir un peu.

Dis, tu crois toujours que je suis ta mère

Tu crois que je n’ai que ça faire

Tu voudrais que je te dise merci

Pour tout le mal que tu m’as fait,

C’est cela oui.

Dis, tu veux me faire croire que t’es triste

Tu voudrais que je compatisse

Tu veux m’avoir encore une fois

Pour que je me transforme en tapis de sol

Et que tu t’essuies les pieds sur moi,

Comme autrefois.

Dis, tu crois toujours que tout t’est du

Que tu peux débarquer comme ça

Qu’on t’ouvrira grand notre-porte

Qu’on te serrera dans nos bras

Sauf que tu as oublié des choses

Tu m’as trahie, tu m’as déçue

Et ces préservatifs dans ta poche

Tu crois que je ne les ai pas vus

Alors bien sur tu m’as inventé une excuse

Tu m’as regardé et je t’ai cru

Bien sur ce sont les autres, tes copains

Qui t’ont fait une blague un peu tordue.

Dis, j’en passe et des meilleurs

Tes mots, tes silences et ton regard fuyant

M’accuser de tes pires erreurs

Marcher sur des œufs tout le temps.

Je suis devenue ta femme, un peu contrainte et forcée

Mais qui va croire ça, dis moi

Ca parait bien trop insensé

Toi et moi, Moi et toi

Et tout le reste part en fumée.

Dis, j’ai décidé de te quitter

Et personne ne m’a poussé a le faire

Je suis sortie de ma prison

Aujourd’hui, je marche la tête haute et fière

Dis, tu dois comprendre que c’est fini

Je n’ai aucune envie de faire partie de ta vie

Alors arrêtes de me manipuler

T’as tout perdu, les dés sont jetés.

Tout est mensonge

Dans quelques jours cela fera un an que je suis partie, que je l’ai quitté, lui et son mépris, son silence pesant, sa colère et ses mots qui m’ont profondément blessée. Bien sur, il n’est pas tout noir et j’ai ma part de responsabilité dans cet échec. Nous avons été un peu heureux tout de même, assez heureux pour nous marier et avoir un enfant ensemble. Mais pas assez heureux pour continuer le chemin ensemble plus longtemps.

J’ai eu trop mal, trop souvent. Nous n’étions pas faits pour vivre ensemble, nous ne partagions pas les mêmes rêves ni les mêmes envies. J’ai juste voulu croire que l’amour que nous partagions pouvait tout. J’ai juste idéalisé notre relation, rêvé l’homme qu’il était.

Je lui avais demandé, pendant ses 10 jours de silence, de faire un pas vers moi s’il m’aimait. Il n’a rien fait. Plus je pleurais, plus il s’en moquait. Je sais j’aurai du être forte, j’aurai du me battre avec plus de confiance. Mais je n’avais plus de force.

Quand je suis rentrée, j’étais une boule de souffrance. Tout en moi était détruit. Ma vie s’étalait en mille morceaux sous mes yeux, remplis de larmes à longueur de journée. J’ai vraiment cru en crever, alors même que je n’attendais qu’un geste de lui, des excuses, des mots d’amour qui viendraient réveiller le fantôme que j’étais devenu.

Il est venu et il m’a fait l’affront de pleurer devant moi. Moi, qui vivait dans la culpabilité de l’avoir privé de la chance de voir son enfant venir au monde, moi qui était laminée, épuisée. Moi qui me battais contre mes parents, pour une vie à laquelle je ne croyais plus. Lui, il a osé venir pleurer dans mes bras, il a osé harceler mon amie pour obtenir mon adresse, il a osé me dire que tout était de ma faute.

Il est revenu à la naissance de Boubou. Il nous a harcelés de coups de fils. Il a fini par nous harceler devant notre porte. Boubou avait 3 semaines. J’étais encore très fragile. Je l’aimais toujours.

Trois semaines de silence après, il réapparaissait. Je l’ai rencontré à l’aéroport. Il m’a accueilli froidement, m’expliquant bien qu’il était venu pour faire ses démarches administratives puisqu’il avait décidé de venir vivre en France, pour Boubou. Alors que j’essayais de discuter avec lui, pour trouver un moyen pour lui de rencontrer son fils, il a quitté la table. Il s’est envolé dans la fumée d’une énième cigarette.

Une semaine de mails en tous genres, de menaces, et puis j’ai cédé. Je lui ai amené Boubou à l’aéroport, le jour du départ. J’avais en face de moi un autre homme, un homme heureux de voir son fils, un homme doux comme il pouvait l’être parfois. Il nous attendait avec les bras chargés de cadeaux. Une fois de plus j’y ai cru. Quand il m’a tendu le papier avec son adresse en France, pièce qu’il me manquait pour que la procédure de divorce soit enclenchée, je ne l’ai pas pris. Je lui ai laissé une chance de nous prouver qu’il tenait a nous, une chance de nous aimer pour de vrai. C’était en mars.

J’ai continué à lui envoyer des courriers et des photos de Boubou. Je n’ai jamais eu de réponse. De temps en temps je recevais un message, un coup de fil, qui me disait « je t’aime » ou « je vais finir par me tuer si tu continues à refuser de me laisser une chance. »

Je sortais la tête de l’eau et je replongeais à chaque message. J’ai essayé de lui expliquer les choses, de lui dire que l’amour ne pouvait pas tout changer, que ce qui s’était passé entre nous était trop grave, que ses mots m’avaient fait terriblement peur, qu’il m’avait fait terriblement peur.

Les mois sont passés et fin juillet, il a décidé de venir vivre en France. J’avais fait mon deuil. Mais je me disais que peut-être, il y avait une chance pour qu’il souhaite s’investir dans la vie de Boubou et qu’ensemble nous pourrions développer une relation père-mère, harmonieuse. Et puis, ça a mal commencé. Il a refusé de donner une adresse, exigé de voir Boubou rapidement, tout en me demandant de lui remettre des papiers officiels personnels. Il n’a pas vu Boubou et il a arrêté de donner des nouvelles. Il n’a repris contact que mi-septembre, pour me dire qu’il quittait la France. J’ai forcement été surprise, puisque je pensais vraiment que son intention était de s’installer près de son fils, pour pouvoir le voir grandir. Tous les projets dont il m’avait parlé, étaient partis en fumée. Je m’en voulais d’y avoir cru, de lui avoir fait confiance encore une fois.

Puis deux mois se sont écoulés. Deux mois sans rien. J’ai continué à envoyer des nouvelles de Boubou, comme promis et pendant 2 mois, nous n’avons rien reçu. Pas un mot pour Boubou, pas un merci. Pas un geste.

Et puis, venant de nulle part, le téléphone a commencé à sonner, une fois, deux fois, cinq fois par jour. Les messages vocaux défilent et disent la même chose. Il veut une autre chance, il veut parler, il veut me dire qu’il m’aime, qu’il a changé. Il veut que je lui dise quoi faire pour que je revienne. Il vit dans le déni, alors qu’il y a quelques mois il me disait être d’accord pour le divorce.

Ses mots sonnent creux. Je n’ai pas de colère, mais peut-être un peu de peine quand même.  Pourquoi se réveiller si tard ? A moins que tout ça ne soit que du flan, une fois de plus. Je ne sais pas et je ne saurai peut-être jamais la vérité.

Jour après jour, je reconstruis ma vie, avec un petit garçon, heureux, qui sourit souvent, un petit garçon qui m’a donné le courage de partir. Et peut-être qu’un jour son papa comprendra que ce qui compte le plus aujourd’hui, c’est d’offrir a cet enfant de l’amour, un avenir serein et joyeux, avec deux parents séparés mais heureux.

Mon sens de l’humour mis à mal

Vous avez été nombreuses à me rassurer, en partageant vos histoires d’amour un peu contrariées. Et oui, nous sommes nombreuses à attirer les boulets. Ce n’est pas une malédiction, c’est la vie qui est faite ainsi !

Par contre, Abdou n’a pas trop aimé la référence. Et comme il a pris la peine d’écrire un commentaire doux et léger, je me fais un plaisir de le partager avec vous :

« Pauvre cloche, je ne sais pas pour qui tu te prends, mais regarde toi dans une glace…J’imagine, chère Marie couche toi là, que tu as choisis Abdou au hasard le plus total ? Ben voyons…Tu devrais être ravie que quelqu’un s’intéresse à toi vu à quel point tu es vide et inintéressante…Tous les Abdou du monde, au passage, t’emmerdent ! »

Ou Abdou n’a pas le sens de l’humour. Ou le type qui m’a fait sa déclaration au beau milieu de la fac de Droit s’appelait bel et bien Abdou ! Enfin, j’ai bien appelé mon ex, Roger, et personne ne m’est tombé dessus.

Mais « Abdou » tout de suite, ça fait raciste forcement. Par contre, « Marie couche toi la », c’est poétique et pas du tout cliché.

En voyant ce petit commentaire, qui m’a fait sourire (l’humour ça se cultive, la vie est bien trop triste si on prend la mouche a la moindre critique), je me suis, bien entendu, regardée dans la glace. Et je me suis souvenu que œil pour œil, dent pour dent, c’était une maxime qui ne me convenait pas du tout.

A tous les Abdou du monde – Pardon si je vous ai offensés. Mais à l’avenir, pensez à détendre votre string, ça ne fait pas de mal d’être un peu cool de temps en temps. Chacun son humour, le mien n’est juste pas le vôtre, acceptez ma différence!

Abdou, ou le énième fiasco d’une vie amoureuse contrariée

L’étrangeté de la vie, c’est que beaucoup d’hommes qui t’intéressent ne s’intéressent pas à toi. Et que ceux qui ne t’intéressent pas s’accrochent à toi. C’est un constat bien décevant, mais ça réserve quelques surprises, dont on rit après coup.

C’était il y a un peu plus de 10 ans (déjà quand tu parles de souvenirs qui datent de 10 ans, c’est que tu prends de la bouteille, sans forcement t’en rendre compte), j’étais à la fac, en licence de droit. J’étais amoureuse d’un type génial (qui m’a larguée du jour au lendemain, sans un mot, après 3 ans de relation). Et j’avais les cours les plus nickel de toute la promo.

C’est surement ce qui a attiré Abdou (j’ai inventé son prénom, parce que justement je ne me souviens plus de son prénom, mais celui la lui va bien).

Donc Abdou a commencé à me demander mes cours. Je les lui ai prêtés et avec le sourire, alors même que prêter mes cours, c’était un sacrifice pour moi qui ne supportais ni page cornée, ni rature.

Et puis Abdou a commencé à me suivre partout. Il n’y avait pas un endroit qui lui échappait. Il m’aurait même repérée au milieu d’un troupeau de bisons.

Et il me rendait mes cours au compte goutte et dans un état plus pitoyable les uns que les autres. J’étais déjà moins sereine, moins aimable.

Abdou a continué à vouloir prendre le bus avec moi, à s’asseoir à côté de moi en cours. Plus il se rapprochait, plus je prenais mes distances. Je fronçais les sourcils des que je le voyais venir de loin et mon sourire était un peu pincé.

Je lui disais non. Il entendait oui. Il repartait en chasse. J’appuyais mon non. Il ne voulait pas entendre que j’avais quelqu’un dans ma vie. Il me regardait avec son air de chien battu. Et j’étais coincée.

Puis, un jour, j’ai dit Basta. Les cours tachés de café, c’est plus possible. Je lui ai dit de trouver une autre bonne poire, j’en avais ma claque.

Et la, au milieu du long, long couloir de la fac de Droit, par une sombre soirée de Janvier, Abdou s’est mis à genoux devant moi (la honte totale) et a chanté à gorge déployée les premiers couplets de la chanson « oh marie si tu savais… ». Johnny dans la bouche d’Abdou, ça le faisait très moyen. Je suis restée bouche bée pendant un instant.

J’ai tourné les talons et j’ai marché droit devant moi.

Abdou m’a fait les yeux doux pendant quelques temps.

Puis, j’ai fini par lui dire que mon amoureux était champion  de boxe (ce qui était un beau mensonge, un de plus). Cette fois-ci c’est Abdou qui a tourné les talons et j’ai pu reprendre ma vie d’étudiante lambda, amoureuse d’un type merveilleux qui était presque sur le point de me larguer comme une vieille chaussette sur le bord de la route.

Et toi, une histoire semblable à partager ou est-ce que ta vie amoureuse est un beau et doux fleuve tranquille (si c’est le cas, préserves moi un peu quand même, la mienne est un fiasco géant) ?

Sans elles

Mon univers a basculé. Il y a un an.

Il y a eu mes amies, amitiés de longue date, amitiés perdues et retrouvées, amitiés fortes, qui ont su résister au temps qui passe.

Et puis il y a eu tous ces visages cachés derrière leur écran, tous ces visages de femmes hors du commun, visages d’ici et d’ailleurs et ces mots sont pour elles.

Chacune à sa manière, chacune était la. Chacune avec ses mots, chacune avec son passé, chacune avec un humanisme particulier. Chacune a tendu sa main, vers moi.

Moi, seule, apeurée. Je n’étais devenue que mon ombre. J’étais un funambule qui regarde le vide, obsédée par le saut qui anéantit tout.

Chacune a soutenu mes pas. Chacune a écouté l’écho lourd de ma voix. Chacune m’a rendu l’espoir que j’avais perdu. Chacune a forcé le mur de silence que j’avais dressé entre le monde et moi.

Moi, poupée au regard triste. Je n’étais plus qu’un fantôme, irréel et vide de sens.

Chacune a ouvert les vannes. Chacune a partagé sa vie, ses coups de cœur et le blues qui s’infiltre à mesure du temps qui passe. Chacune a pleuré à mes cotés, en m’assurant que la vie reprendrait, que mon cœur battrait à nouveau, que je n’étais plus seule et que ce petit être qui grandissait en moi allait me donner tous les courages. Chacune a accueilli mon chagrin, sans jugement.

Sans elles, je n’en serais pas là. Il n’y a aucun MERCI qui peut faire le poids.

Pour toujours, elles ont ma reconnaissance éternelle, mélange d’amitié et de tendresse.

Sans elles, ma vie aurait toujours le goût amer d’autrefois.

Elles sont la preuve vivante que la bonté humaine n’est pas une utopie d’adolescent.

Source Image – Pinterest

Pluie, mon âme, mon amie

Mes pieds glissent sur l’asphalte brillant, la ou les feuilles d’automne tombent, écrasées sans vergogne par les passants.

Une goutte. Deux gouttes.

L’orage gronde au loin. La pluie se suspend dans l’air froid du matin.

Une goutte. Deux gouttes.

Le ciel explose, les rayons du soleil disparaissent derrière le rideau nuageux.

Une goutte. Deux gouttes.

Et l’eau se faufile, se disperse, se répand doucement, puis par vagues.

Une goutte. Deux gouttes. 

Mille gouttes. Un torrent.

Je m’éclipse sur la pointe des pieds.

Pour ne pas l’offenser.

Ou pour méditer un instant, en écoutant le cliquetis de son pas sur le carreau de ma véranda.

Un déménagement sur les chapeaux de roue – Acte 4

Donc dimanche matin, c’était semi grasse matinée et ça nous a fait du bien. Bien sur il y avait encore des paquets et cartons partout, qu’il a fallu caser ici et la. Puis mon père et moi avons repris la route, direction Levallois, pour remettre au propre le studio de ma sœur. Je n’ai jamais autant passé l’aspirateur et frotté depuis des années. Quand nous avons eu fini, il était propre comme un sous neuf (pari rempli).

Apres déjeuner, il a fallu laisser grand-père repartir et je peux vous dire que Boubou l’a senti passer. Une séparation de plus pour mon petit homme. L’après-midi a été plus tranquille, histoire de recharger les batteries avant la reprise du travail.

Lundi, la deuxième partie de ma commande a enfin été livrée et nous nous sommes retrouvés avec un salon rempli de cartons (une fois n’est pas coutume). Cela a fait un heureux – Boubou bien sur, qui a pu faire de l’escalade !

Le soir même, ma mère et moi, nous sommes mises au montage des premiers meubles. C’est tout simple IKEA mais ce n’est pas de la tarte quand même. Du coup le lendemain, ma sœur et mon beau-frère sont venus nous prêter main forte. Et en moins de deux, nous avions une table et j’allais dormir sur un vrai matelas.

Voila, mon histoire touche à sa fin. Il nous reste une colonne à monter, mais on le fera plus tard. Boubou et moi avons une jolie chambre. Il reste quelques bricoles à monter dans la cuisine, mais le rouge vif qui m’accueille le matin file la pêche !

Et puis nous avons reçu une jolie carte d’une femme au cœur gros comme…(comme les sacs que les africaines portent sur leur tête du cote de Barbes – Référence Anna Gavalda) et nous sommes heureux d’appeler ce petit coin, notre nouveau « chez nous ».

Source Flickr

Un déménagement sur les chapeaux de roue – Acte 3

Le samedi matin, il a fallut se rendre à l’évidence, faire des courses était devenue une nécessité. Parce que si pendant 3 jours j’avais tenu avec deux repas approximatifs par jour, ca avait assez duré.

Donc mon père et moi avons pris le chemin du supermarché de bon matin, car il fallait que je sois au bureau à midi (personne n’avait pu se libérer forcement). Sauf qu’un supermarché Parisien et un supermarché Nantais, ça n’a pas du tout la même allure. Et c’est épuisant.

Nous sommes rentrés à midi et le temps de tout caser dans le réfrigérateur, mon beau-frère a sorti la plaque vitrocéramique et sur un ton très serein, nous a annoncé qu’elle était en mille morceaux. Encore un rebondissement dont je me serais passé. Ma mère et ma sœur ont du aller l’échanger a l’IKEA le plus proche (vous avez vu un IKEA proche sur Paris !), pendant que je m’occupais de l’espagnol venu bosser un samedi sur Paris et que les hommes continuaient les travaux de la cuisine.

De retour, c’est la sonnerie de la porte d’entrée qui nous a une fois de plus fait sursauter. Et en face de la porte grande ouverte, j’ai découvert la gardienne dans tous ses états. Elle ne s’est pas gênée pour m’envoyer ses quatre vérités à la figure pour des cartons entassés dans le local poubelle, cartons que nous n’avions pas mis d’ailleurs. Elle n’a pas pris la peine de m’écouter mais a fini par trouver le fautif et s’est platement excuser en croisant mon père dans l’escalier le lendemain matin.

A ce stade j’étais à cran et avec Boubou qui n’arrêtait pas d’hurler, j’avais envie de m’effondrer en pleurs. Mais comme d’habitude j’ai tenu le coup. Et puis les parents de mon beau-frère sont arrivés (première rencontre avec mes parents !) et j’ai pu souffler un peu. Même si j’aurai aimé être à dix mille lieux de l’endroit ou je me trouvais.

Cette nuit la j’ai profondément bien dormi et ne me suis réveillée que pour l’heure du biberon de Boubou, d’attaque pour la dernière journée de mon weekend, pas reposant pour deux sous. Suite et fin demain…