Les états d’esprit du vendredi 29.07.2016

Voilà vendredi, jour des vacances et l’heure de rejoindre le rendez-vous « les états d’esprit » avec Fedora et The Postman. Pour participer c’est simple: copier le formulaire – noter l’heure de début et de fin – laisser un commentaire sur leurs blogs respectifs pour la mise à jour des participations et le tour est joué. C’est parti:

Vendredi [14h54]

Fatigue : j’accuse le coup quand même…

Humeur : comme tous les mois à la même période (il y en a qui disent que c’est dans la tête – Pas sûre)

Estomac : assez vide. Je vais me chercher gâteaux et chocolat chaud à la fin des états d’esprits…

Cond. phys. : marche et 1 minute de planche 3 fois cette semaine (mieux que rien)

Esprit : me sens définitivement pas à ma place dans mon poste et dans ma boite

Boulot : plus que 2h!

Culture : Philippe Delerm et sa première gorgée de bière (jolie surprise un matin sur mon bureau) – mes collègues m’aident à tenir le cap.

Penser à : acheter un cahier d’activités pour Loulou

Avis perso : S’aimer, c’est encore quelque chose de Tabou chez beaucoup trop de personnes. S’estimer aussi. Etre fier de soi aussi. Briller aussi. Etre heureux aussi…la liste est longue.

Loulou :  n’est pas d’accord, pense que les crocodiles mangent les anges (!)

Msg pers : (1) il y a des mecs bien sur terre (mais si) – (2) vous (mes chères lectrices) allez me manquer (3) BONNES VACANCES!

Amitiés : s’éloignent (nos routes semblent se séparer) – ainsi va la vie (d’autres se rapprochent)

Love: est sûrement parti en vacances (on va peut-être se rencontrer sur la route!)

Sorties : ce soir, lundi, mardi, mercredi

Divers : je participe au Dream Challenge d’Aline (avec plein d’autres chroniqueuses) et je vous invite à vous y inscrire, vous allez recevoir une bonne dose d’inspiration journalière et ça ne peux que vous faire du bien…

Courses: acheter un kdo pour les girls de Quimper

Envie de : pieds dans l’eau, bouquiner le soir, m’amuser avec loulou, manger des croque-monsieur, faire des cookies avec loulou, aller à la pêche aux bigorneaux et construire des châteaux de sable, refaire le monde sur la plage

‘zic: j’assume pleinement (j’adore le rythme!) – Dieu m’a donné la foi (d’Ophélie Winter)

[…]

Je ne veux plus jamais me laisser faire
J’en ai assez, je n’en peux plus, j’ai trop souffert
Dieu a exaucé mes prières,
Je vais rester, je vais me battre et j’en suis fière.

Dieu m’a donné la foi qui brûle au fond de moi
J’ai dans le coeœur cette force qui guide mes pas
Dieu m’a donné la foi, un p’tit je ne sais quoi
J’ai dans le coeœur cette force qui guide mes pas

[…]

Dieu est là, en moi, pour toi,
C’est la lumière qui guide nos pas
Dieu est là, pour moi, pour toi, c’est ça, yeah
C’est la lumière qui guide nos pas
Vendredi [15h15]

Blank paper beach sand starfish shells summer

Blank paper beach sand starfish shells summer

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Sauter le pas – Une nouvelle idée

Comme vous le savez maintenant je ne suis pas à court d’idées. J’en ai toujours une ici ou là, trop parfois, parce qu’elles arrivent souvent en même temps et qu’il m’est parfois difficile de déterminer ce qui ou n’est pas une priorité.

Depuis mai 2015, date à laquelle j’ai décidé de prendre mon avenir d’écrivain en main, je n’arrête plus d’écrire. Tout le monde me demande comment je fais pour maintenir le rythme entre mon travail, mon fils, ma vie personnelle. J’y arrive c’est tout. Je trouve le temps, mon plus grand plaisir étant de regarder le monde tourner, les gens vivre, mes proches ou chaque visage croisé. Plus je profite de l’instant, de tous les infimes moments de bonheur, de douceur du quotidien, plus je trouve matière à écrire.

Une fois que l’idée passe dans mon esprit, il me faut la sortir, de suite. Je griffonne alors les mots à une vitesse incroyable. Comme le dit si bien mon amie Laurie, c’est dans l’immédiat que tout se joue. A une seconde près tout s’envole. Alors qu’importe si j’ai (elle aussi) l’air d’une hystérique en pleine rue. L’idée l’emporte sur le reste. Et les pages de mon carnet se noircissent, avant que

Il faut aussi dire que je suis bien organisée. Je l’ai toujours été. Ma maison est toujours rangée, mes papiers aussi. Je note toutes les choses à faire sur un carnet et je fais un bilan journalier des choses réalisées, urgentes, qui peuvent attendre, à faire dans la journée.

Au jour d’aujourd’hui j’ai publié deux recueils de poésie, le premier (l’essence de l’être) vendu à plus de 60 exemplaires, le second (ils avaient un prénom) dont les bénéfices sont reversés à une association, pour lutter contre toute forme de terrorisme et pour la Paix. J’ai un recueil de nouvelles qui a déjà été proposé à deux maisons d’édition « classiques » et trois exemplaires qui attendant octobre avant d’être envoyés (vacances et rentrée littéraire oblige !). Je travaille aussi d’arrache-pied sur un roman autobiographique (150 pages A4 et plus à venir). C’est sûrement mon plus gros chantier et je compte bien faire le maximum pour l’achever courant 2017.

Pour me détendre l’esprit, que cette plongée dans le passé malmène de temps en temps, je prends plaisir à retravailler des textes perdus de vue ou à en imaginer d’autres complètement loufoques (grâce à Facebook – qui l’aurais cru – j’ai commencé une histoire courte qui s’intitule Les Vaisseaux des Fruits). Merci le club des LAURIE !

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C’est comme cela, qu’au détour d’une conversation avec une collègue et d’un joli livre reçu, une belle surprise sur mon bureau (avec une note amicale « inside »), une nouvelle idée a germé dans ma tête (bien faite). Une idée qui fait du bien et que je compte vous offrir au retour des vacances (elles vont être studieuses alors…) ou du moins avant fin octobre (j’aime ce mois). Je ne vous en dis pas plus, sauf peut-être que cela se fera sous forme de petit livre (à petit prix je l’espère), comme une douceur à déguster et à partager (sans modération).

Ce que j’ai appris (dans le cours d’un WE)…

Ce weekend fut riche en rencontres, partages, échanges, rires et découvertes. Pour moi, le contact humain est très important. Même si j’arrive aisément à entretenir des relations amicales durables et vraies à distance. Au jour le jour, j’ai autant besoin de solitude que d’avoir une vie sociale riche. Comme on le dit beaucoup aujourd’hui, je suis une solitaire sociable !

Ce weekend on peut dire que je suis sortie de ma zone de confort. J’ai débuté par un atelier Cook& Go avec une trentaine d’autres célibataires, suivi d’un verre au pub du coin, avec un retour à la maison tardif (ou matinal). Puis j’ai entrepris un gros chantier de désencombrement de mon espace de vie (5h samedi matin). Je suis ensuite allée rendre visite à ma grand-mère. Dimanche, je me suis rendue à mon premier Meet Up « Let’s Speak English ». J’ai passé un très bon moment. En rentrant, j’ai pris du temps pour écrire et me cuisiner un bon dîner. J’ai remis le nez dans des enregistrements datant de 2010, qui m’ont beaucoup aidé à avancer sur mon roman et m’ont fait rire à gorge déployée, chose qui ne m’était pas arrivée depuis longtemps, sur ce sujet précisément.

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Après ce long préambule, pour vous présenter les choses, je vous dis tout sur les leçons intégrées ce weekend:

  • Nous sommes souvent les seuls à nous mettre des barrières, à nous empêcher d’aller plus loin. Nous accusons facilement les autres. Quand un seul acte de notre part peut changer la donne.
  • Nous sommes responsables de nos choix, des routes que nous empruntons, des paroles que nous prononçons, des rêves que nous faisons, des actes que nous posons. Et ce constat est très libérateur. Nous sommes les acteurs de notre vie
  • Il n y a pas de petite victoire. Chaque fois que vous sortez de votre zone de confort, chaque fois que vous réussissez quelque chose, chaque fois que vous essayez, tentez, que vous osez, vous pouvez vous féliciter et être fier de vous.
  • Nous n’arrêtons pas de nous critiquer, de nous regarder comme de petites choses, sans intérêt. Alors même que nous sommes fabuleux. Et le dire, le ressentir ne fait pas de nous des êtres supérieurs ou égocentriques.
  • La routine est nécessaire, elle permet de se centrer, de se concentrer, de nous ancrer. La routine nous donne des repères. A condition de ne pas en devenir prisonniers.
  • Perdre l’équilibre est bon aussi de temps en temps : changer nos habitudes – accueillir l’inattendu avec bienveillance.
  • Nous ne voudrions faire que ce qui nous plaît. Seulement ce n’est pas toujours possible. Prendre du temps pour une personne, partager un moment avec un parent, aller boire un café avec un(e) amie(e) qui n’a pas le moral, appeler pour prendre des nouvelles, rendre visite à quelqu’un à l’hôpital…Ces choses nous pèsent et pourtant quand on voit ce qu’elles apportent à la personne en question, on se dit que ça en valait la peine. Après tout, qu’est-ce que quelques heures dans une semaine ou dans un mois ?  La vie, c’est aussi faire quelques concessions (sans ne faire que des concessions) et partager un peu de bonheur autour de soi.
  • Plus nous avons d’espace libre chez nous, plus nous nous sentons apaisés et sereins. Cela crée de l’espace libre en nous, dans notre esprit et notre vie.
  • Dire « l’argent est important » ne signifie pas que nous pensons que l’argent l’emporte sur le reste. Cela signifie juste que nous avons conscience que l’argent est nécessaire pour vivre, avoir un toit, s’alimenter, s’habiller. Aller dire à un mendiant, à une mère de famille qui n’a pas de quoi nourrir ses enfants, à un père de famille qui fait la manche dans le métro « l’argent ne m’intéresse pas » ou « je n’ai pas besoin d’argent ». C’est si facile à dire quand on a tout.
  • Si on m’offrait une deuxième chance, je crois que je revivrais la même histoire tumultueuse avec Roger. Juste pour le plaisir de me voir remonter la pente. Et parce que, sans cette rencontre, je n’aurais jamais pris conscience de celle que je suis vraiment, je ne me serais jamais réalisée pleinement, je n’aurais jamais pu prendre confiance en moi et envisager l’avenir sereinement, ou encore intégrer que tout commence par l’amour de soi, que la vie peut être une aventure passionnante, inspirante, enrichissante.
  • L’inspiration du créateur, de l’artiste (quel qu’il soit) vient de sa façon particulière de regarder le monde, d’être attentif à ceux qui l’entourent.
  • Quand on cuisine avec le cœur, tout est bon, même ce qui, esthétiquement, ne ressemble à rien !
  • La confiance en soi s’acquiert au fil du temps (à mesure que notre zone de confort s’étend). Les gens optimistes ont davantage confiance en eux, car ils ont davantage confiance en la vie. Tout est lié.
  • Nos paroles et nos pensées créent notre réalité.
  • Se protéger contre les agressions de l’extérieur est humain. Nous en avons tous besoin à un moment ou à un autre de notre existence. Mais nous ne pouvons pas sans cesse fermer les yeux. A chaque instant, il est essentiel de se rappeler que l’unique valeur qui a du poids, c’est l’AMOUR (c’est peut-être ma manière à moi de me protéger…). En acceptant que la souffrance, le chagrin et la mort font partie de la vie, on apprend à vivre pleinement.
  • On peut chercher longtemps et partout l’amour (relation amoureuse) mais tant qu’on ne s’aime pas, tant qu’on attend de l’autre qu’il comble le vide qui est en nous, on ne trouvera pas l’homme ou la femme faite pour nous. Tout commence par SOI.

Je crois que j’ai fait le tour. Je ne sais pas si c’est moi qui ai été davantage ouverte à l’autre, à l’écoute, davantage présente dans chaque rendez-vous, dans le présent. Mais j’ai beaucoup avancé en 48h. Et je me sens d’un coup plus légère et plus en phase. Parfait pour les vacances qui se profilent à l’horizon !

A vous de partager une leçon apprise récemment ou depuis longtemps et qui vous tient à cœur…

Les états d’esprit du vendredi 22.07.2016

Déjà vendredi, je n’ai pas vu la semaine passée, c’est ce qui arrive quand on est bien occupé. Pour l’heure, je rejoins le rendez-vous « les états d’esprit » avec Fedora et The Postman. Pour participer c’est simple: copier le formulaire – noter l’heure de début et de fin – laisser un commentaire sur leurs blogs respectifs pour la mise à jour des participations et le tour est joué. C’est parti:

Vendredi [14h56]

Fatigue : aucun signe

Humeur : au top

Estomac : demande un thé pour digérer

Cond. phys. : reprise de quelques minutes de yoga par jour

Esprit : ça bouillonne là-dedans mais je mets les choses à plat (merci les listes !)

Boulot : changement de cap

Culture : Paulo Coelho – Jonathan Coe – Philippe Delerm

Penser à : sélectionner des recettes à tester

Avis perso : ce n’est pas si facile d’être pleinement soi

Loulou : a passé 2 jours à l’Ile de Ré, en profite au maximum, aime les cartes postales, se gave de fraises

Msg pers : (1) l’alignement énergétique ça marche du tonnerre (2) merci pour les livres

Amitiés : sont trop loin…me manquent… penser à me créer un réseau local

Love: première pasta party tonight ( !)

Sorties : demain chez mémé, dimanche meetup anglais et mercredi prochain

Divers : intéressant l’atelier sur les huiles essentielles (je vais m’y mettre)

Courses: marché demain matin

Envie de : créer un ebook / livre avec tous mes poèmes en anglais

‘zic : Frédérick Goldmann Jones « A nos actes manqués »

A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils
Tous les chemins qui me sont passés à  côté
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils
A tous ceux que je n’ai pas été

Aux malentendus, aux mensonges, à  nos silences
A tous ces moments que j’avais cru partager
Aux phrases qu’on dit trop vite et sans qu’on les pense
A celles que je n’ai pas osées
A nos actes manqués

Aux années perdues à  tenter de ressembler
A tous les murs que je n’aurais pas su briser
A tout c’que j’ai pas vu tout près, juste à  côté
Tout c’que j’aurais mieux fait d’ignorer

Au monde, à  ses douleurs qui ne me touchent plus
Aux notes, aux solos que je n’ai pas inventés
Tous ces mots que d’autres ont fait rimer et qui me tuent
Comme autant d’enfants jamais portés
A nos actes manqués

Aux amours échouées de s’être trop aimé
Visages et dentelles croisés justes frôlés
Aux trahisons que j’ai pas vraiment regrettées
Aux vivants qu’il aurait fallu tuer

A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard
A tous les masques qu’il aura fallu porter
A nos faiblesses, à  nos oublis, nos désespoirs
Aux peurs impossibles à  échanger

Vendredi [15h19]

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Quand le Monde dérape, que reste-t-il?

Je te tiens dans mes bras. Entre les draps. Et l’air frais nous enveloppe, tandis que le soleil pointe et dessine des étoiles sur les toits de Paris. Le silence n’est perturbé que par le doux chant des oiseaux. Une odeur de café nous chatouille les narines. Celui du voisin. Nous attendons encore un peu avant de quitter notre endroit rassurant.

Tout autour, le monde dérape.

Je te regarde dormir. Si calme et apaisé. Dans quelques secondes il faudra te réveiller. Encore tout endormi, tu poseras ton front contre le mien, tes joues contre ma poitrine. Je fermerai les yeux pour profiter pleinement de ce câlin matinal, le premier avant une journée chargée. Tu te réveilles. Tu souris. Mon cœur flanche.

Tout autour, le monde dérape.

Je t’aime. Je te le dis tout bas. Je te le dis en passant mes bras autour de ton cou. Tu n’apprécies pas cette proximité en plein cœur des transports en commun. Tu as l’impression que les gens nous regardent de travers. Moi je nous trouve beaux tous les deux. On marche main dans la main. La dernière fois souviens-toi, la jeune fille en face nous a souris. On est libre ici.

Quand ailleurs, le monde dérape.

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C’est notre quatrième thé. Autour de la table, des friandises appétissantes, jus de fruits élégants, décor de rêve. Un cocon hors du temps. Nous nous abreuvons de nouvelles en tous genres, des derniers films visionnés, livre lus et aimés, des amours qui passent et des amoureux qui s’attachent. Nous évoquons nos souvenirs avec le sourire. Et nos bracelets tintent contre nos bras nus.

Tout autour, le monde dérape.

Nos pieds nus sur le sable fin. La tentation est là, de plonger tête la première. Notre premier bain de l’été. Nous attendons Agathe qui dévale la jetée. Maman pose un regard tend sur nous, ses trois filles. Papa est resté au frais, une citronnade posée sur la table basse, sous les pins. Cet été marque la fin de notre enfance. L’année prochaine tu pars dans une autre ville faire tes études. Agathe emménagera sûrement avec Charles. Nous ne serons plus que trois à la maison.

Tout autour, le monde dérape.

Son rire éclabousse le mur triste de mes jours. Chaque matin, en la croisant, c’est comme un peu d’espoir qui se glisse dans mon quotidien désarmant. Elle est vivante. Elle est libre. Je devrais l’être moi aussi dans mon propre pays. Un joli voile entoure son visage. Et efface les rides fragiles de ses joues. Elle fait ses propres choix.

Quand ailleurs, le monde dérape.

On en appelle à l’unité, à l’amour, quand la colère pointe. Et quand le monde vacille sous le poids de la folie, on se dit « je t’aime » pour contrer la peur.

Je résiste à ma façon

Un long weekend me tendait les bras. Une pause bienvenue pour profiter de mon petit homme, retrouver mes cousines et le sable des plages de mon enfance, pour faire une pause, le cœur apaisé et l’esprit en paix. Un weekend aux allures de tragédie pour des familles entières, meurtries, terrassées par un mal sans nom, une folie sans frontière. Une énième date, comme un chapelet de drames, que l’on égrène au fil des ans, qui vient nous rappeler combien la vie est précieuse. Et on se dit au creux de l’oreille, dans un murmure, que l’on s’aime. Et que personne ne peut nous faire du mal, personne ne peut briser ce lien si particulier.

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L’amour comme réponse à la haine, la violence, à la frénésie destructive des fanatiques de tous bords, qui voudraient nous imposer notre manière de vivre, de respirer. L’amour comme seule arme face à toutes les autres qui tuent sans un regard. L’amour, notre bouclier, à partager, à offrir, à envoyer, à donner, à faire vibrer. L’amour comme guide, aujourd’hui et toujours. Notre espérance et notre chance dans un monde qui bascule.

Autour, on en parle un peu. Ou pas. On évite le sujet. Trop dur. On s’interpelle à coup de « ça va ? » sans attendre de réponse. On pleure, chez soi. On encaisse. On fait face. On se résigne. On a déjà presque oublié. Pour certains, c’est presque devenu d’une terrible banalité. Pour d’autres, c’est les vacances, on se limite à une minute de silence pour la forme.

Ce weekend, j’ai réellement compris pourquoi peu de personnes répondaient présentes à la sortie de mon livre. On se protège, chacun à sa façon. On a peur de cette réalité qui nous bouscule. L’insouciance qui se fait la malle, à mesure que le nombre de morts augmente, tout cela est un scandale. On préfère occulter cette dangereuse atmosphère. Je ne condamne personne. Je constate simplement.

Il ne me reste que mes mots, la prière et l’Amour. Il me reste les mots qui me soulagent, la prière qui m’apaise, l’Amour que je regarde grandir en moi, que je laisse s’envoler, en mémoire de ceux qui partent, de ceux qui restent et de l’immense vide qui suit l’annonce.

Je résiste sans grande déclaration, ni action effective. Je ne dépose pas de fleurs, je ne sors pas les drapeaux. Je n’écoute pas les informations, je ne prends pas part aux débats.

Je résiste en silence, à ma façon.

Et vous, vous résistez comment?

J’ai testé: Le stage de Pole Dance

Quand mon amie Laurie m’a proposé de l’accompagner à un stage de Pole Dance, je n’ai pas réfléchi plus de deux secondes avant de dire « oui ». C’était l’occasion de la voir à l’œuvre (puisque cela fait un an qu’elle pratique) et de tenter quelque chose de nouveau. Bon, il faut bien avouer que si elle m’avait proposé du saut à l’élastique ou du canyoning, j’aurais très certainement moins fait la fière et je me serais certainement torturé la cervelle pendant des nuits sur la meilleure façon de lui dire « non », sans la vexer !

Dimanche 14h nous y voilà. En short et débardeur (c’est une histoire de peau qui accroche la barre – moins tu as de matière sur le dos, mieux c’est). C’est à cet instant précis que tes complexes merdiques (tous les complexes le sont – ils existent en comparaison aux autres et tout ce qui est comparaison ne sert à rien. Voilà c’était la minute de vérité, on revient au sujet) se font la malle. Les filles assument et assurent, pas de jugement, c’est si rare que ça fait un bien fou.

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On commence par 10 minutes d’échauffement. Je m’attendais au pire. Laurie m’avait dit « tu vas en chier et tu vas me détester dans les 5 premières minutes ». J’ai beau être une sportive du dimanche, j’ai réussi à tenir le choc. C’est en passant au gainage, que j’ai commencé à prendre conscience de ce qui m’attendait.

Et puis la prof nous a montré la première figure à pratiquer. Il n’y a pas à dire, c’est trop beau. Je vous assure, c’est de l’art à l’état brut. C’est joli à regarder et en l’espace de quelques secondes, tu rêves de toi, de ton corps souple embrassant la barre, de tes mouvements amples et légers. Quel beau rêve ! A votre tour les filles…Retour brutal à la réalité.

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On s’y colle donc, sans appréhension. Au premier tour (raté) on se dit qu’on aurait peut-être dû réfléchir à deux fois avant de dire « oui ». Laurie nous a dit qu’elle ressemblait à une sauterelle sur sa tige, nous, ça relève du cachalot échoué sur le mât d’un bateau perdu en haute mer. Je ne m’avoue pas vaincue pour autant, je persiste et signe. Et c’est pas mal du tout, je suis assez fière de moi.

Deuxième pose. Plus compliquée et avec la barre en spinning (ce qui signifie qu’elle n’est plus fixe, elle tourne – et nous avec !). On tente de reproduire la sublime figure proposée par la prof et on se rend compte (on nous avait prévenu) que la Pole c’est hyper physique. Les points d’accroche sont les chevilles, l’intérieur des genoux, l’intérieur de cuisses, des endroits qu’on fait rarement travaillé et dont on ignore jusqu’à l’existence dans la vie de tous les jours. Et puis les bras, les abdos aussi. Et là, on en chie. Ca tire de partout, sans compter qu’on se cogne souvent contre la barre, qu’on se casse la figure, qu’on fait des nœuds avec ses pieds (autour de la barre tant qu’à faire – il n’y a que moi qui ai réussi cet exploit ! Je n’en menais pas large, incapable de me décoincer, je me voyais déjà terminer ma vie là, j’étais à deux doigts de fondre en larmes…).

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Mais la Pole Dance, c’est aussi quelques figures qu’on arrive à maîtriser dès le début. Et ça donne des ailes, ça donne envie d’aller plus loin, d’essayer encore et encore. Le meilleur moment pour moi à quand même été de voir mon amie Laurie en action, d’avoir pu constater qu’elle ne ressemblait pas à une sauterelle en perdition, mais à une fille confiante, maîtrisant les inversés et le « Butterfly » à la perfection ! Au bout d’une heure, les mains râpées et les bras en compote, j’ai lâché prise (c’est le cas de le dire).

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Les étirements m’ont achevée. C’est pourtant le sourire aux lèvres que je suis sortie de cet essai, avec l’envie de signer de suite pour un nouveau stage. C’est le problème majeur avec la Pole Dance, c’est qu’une fois que tu as essayé, tu ne peux plus t’en passer !

Sinon, j’ai eu des courbatures pendant trois jours plein. Je me suis même demandée si j’allais un jour pouvoir à nouveau tendre mes bras complètement (c’est à ce point-là). C’est pas du sport de midinette je peux vous le dire !

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Et sans en savoir davantage sur la Pole, je pense que c’est un art qui développe les muscles et notre mental, qui invite à prendre confiance en soi, à accepter son corps, qui développe l’esprit d’équipe et d’entraide.

Et vous, vous avez déjà essayé ? Votre ressenti ? Ou vous en avez envie – Qu’est-ce qui vous retient ?

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Il faut que je vous raconte..

Il faut que je vous raconte un weekend, sous le soleil, une autre ville, le temps qui se suspend, les minutes éphémères, les heures qui s’accélèrent, le cœur qui bat, l’amitié qui déploie ses ailes, des sourires au bord des lèvres.

Il faut que je vous raconte le charme fou des enfants, les pas de danse qu’on esquisse, une soirée en plein air, des notes de musique, un voyage, des notes de liberté dans la fraîcheur du soir.

Il faut que je vous raconte le soleil qui fait des étincelles, qui se lève puis se couche en douceur, les yeux fermés et les nuits courtes, la pluie au bord de la rivière, le charme d’un village du sud et le claquement sec des boules de pétanque sur le sol poussiéreux de la place vide.

Il faut que je vous parle de nos mots, qui s’envolent, se font, se défont, nous enivrent, nous intiment l’ordre de ne jamais cesser de croire que nous pouvons tout, que nous pouvons plus, que nous sommes talentueux, de ces mots qui portent loin, qu’il faut saisir avant qu’ils ne disparaissent, qu’on note à la va vite, sur un coin de table, complètement ailleurs.

Il faut que je vous raconte nos questions sur la vie, sur nos choix, nos certitudes, nos passions communes, nos partitions à deux, quatre, six mains, nos blessures, nos failles discrètes, nos victoires secrètes, notre manque de confiance en nous, pour nous, nos encouragements authentiques pour les autres.

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Il faut que je vous raconte l’envol, la danse, les mains moites, la barre qui semble indomptable, l’échauffement intensif (elle m’avait dit que je la détesterais au bout de cinq minutes – je lui disais « je t’adore » au bout de dix), la grâce de certaines, l’absence de la mienne (on s’en fiche), le premier tour inattendu, magique et l’amie à côté qui esquisse de belles poses, me surprend, certaines maîtrisées depuis peu, d’autres tentées et tout juste domptées. Et puis le corps qui ose, qui se lâche, qui libère la tension, qui tourne, glisse, se hisse, dégringole, se tord, s’effondre sur le sol, reprend vie.

Il faut que je vous montre…

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Il faut que je vous raconte l’entre-aide, les fous rires, les essais manqués, les courbatures, le corps qui tire, la découverte de muscles à des endroits inconnus de mon squelette, la satisfaction d’avoir essayé, d’être sortie de ma zone de confort, l’envie de recommencer.

Il faut que je vous raconte le matin et le soir, les grillades et les salades, les moments à deux et les moments plus nombreux, les yeux pétillants, les cailloux en forme de cœur, le vent qui soulève les jupes, l’amitié qui profite de chaque seconde, qui respire l’air pur de cette parenthèse arrachée à un quotidien à cent à l’heure.

Il faut que je vous raconte la fin, une journée à Avignon, des tapas partagées, un troisième cœur qui s’invite à la danse, le Palais des Papes sous un soleil de plomb. Il faut que je vous raconte, nous trois, notre amour des mots, nos initiales notées sur le papier, des anagrammes tentés, des drôles de nom trouvés et assumés, des histoires apprivoisées, des photos prises en rafale, des vidéos complètement loufoques, des idées à travailler, des vœux et des dédicaces qui laissent des papillons au creux du ventre, au bout des doigts.

Il faut que je vous dise l’envie de stopper l’horloge, de retenir les minutes, de prolonger à l’infini ce moment de grâce, si rare, cet instant magique.

Il faut que je vous dise que moi aussi, comme elle ou elle, je suis nostalgique de ce souvenir gravé sur les photos et le papier, entre les lignes de nos vies. Il faut que je vous raconte nos rêves qui se complètent, nos envies qui prennent vie, le chemin qui se dessine dans l’ombre et nous promet de belles découvertes, des rencontres divines. Il faut que je vous raconte comment chacune y croit pour l’autre, à défaut d’y croire pour soi, à quel point chacune donne, avec amour, tendresse, à quel point c’est bon de se sentir sur la même longueur d’ondes, de se savoir si bien entourée, appréciée, aimée pour ce que nous sommes.

Il faut que je vous dise un secret…

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“Love is our resistance”

Balade improvisée à Paris

Un dimanche en solo à Paris. Des coins à visiter, j’en ai des listes interminables: musées et expositions à voir, cafés ou restaurants à tester. Pour changer, j’ai voulu faire dans l’original. J’ai ouvert mon plan de métro, puis j’ai fermé les yeux, avant de les ouvrir sur mes doigts posés sur un arrêt: Ménilmontant. Visite hors des sentiers battus. Arrivée sur place, je me suis laissée guider par mon instinct, mes envies.

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J’ai laissé mon regard se poser sur les murs, le nom des rues, mes pieds fouler des routes inconnues. Mon appareil photo en bandoulière, je me suis prise le temps d’un instant pour un reporter. Au rythme de mes pas, j’ai saisis quelques mots, quelques paysages touchants, des fleurs au balcon, des graffitis sur les murs, la vie qui se faufile et dit “je t’aime” à l’improviste.

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Je prends alors conscience, en regardant le monde vivre, la nature m’éblouir, de ma passion pour les cœurs qui battent, nos destins qui se croisent, nos bras qui se frôlent, nos histoires qui se mélangent, nos esprits qui s’enflamment, nos yeux qui se cherchent et perdent contact, nos différences qui bousculent le rythme de la planète, nos pieds qui foulent le même sol, tantôt mouillé, tantôt brûlant de ce début d’été.

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Je reprends le métro pour tester un café recommandé. Arrivée sur place, je le trouve trop peuplé à mon goût. J’ai envie de calme. Le quartier près du Canal St Martin est loin de l’être. Et puis je connais cet endroit, très bien même. Il me faut de l’inattendu, du suspens, des surprises. Je laisse la ligne 5 me conduire à Oberkampf. A la sortie, sur la gauche, alors que je m’apprête à prendre une rue, pour une autre destination conseillée, un nom m’attire. Je me laisse tenter par Les Voyages de Laure, un salon de thé / Bouquinerie. Petit endroit fort sympathique. Sur les murs, deux toiles qui évoquent un projet sur lequel on souhaiterait en savoir davantage. Plats maison, accueil charmant, odeur alléchante des mets en cours de préparation.

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Je prends place dans un coin, bien calée sur une banquette, choisit mon menu (quiche, buffet de salade, dessert, le tout maison) avec un thé glacé gingembre et agrumes. Je prends le temps de déguster chaque plat, laissant de côté mon appareil photo, mon cahier sur lequel viendront se répandre les mots plus tard, même mon dernier Delphine de Vigan, que je dévore depuis ce matin!

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Une fois rassasiée, je découvre les photos du matin, note quelques idées dans mon carnet, regarde autour de moi, avant de prendre l’escalier qui mène au coin lecture, au sous-sol. Les livres couvrent des murs entiers. J’en feuillette certains, prends des notes, me réserve quelques citations, avant de prendre congé.

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Sur le chemin du retour, je décide de me poser quelques instants Place de la République, berceau d’une révolution qu’on entend à peine, qui prend son envol, près de la statue victorieuse, coeur qui éponge depuis plus d’un an les larmes de ceux qui cherchent à ses côtés un sens à tous les drames humains qui bousculent notre cher pays de France. Quelques clichés pour vous montrer ce qu’on ne voit pas, ce dont on omet de parler, ces hommes et ces femmes en révolte, qui œuvrent chacun à leur manière pour un nouveau monde.

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J’espère que cette visite de Paris vous aura plu. Je tenterais de faire un billet dédié à cette Place de la République, qui m’a d’ailleurs inspiré un poème, prochainement. En attendant je vous laisse avec ce dessin trouvé sur un mur entre Ménilmontant et Jourdain & vous souhaite une très belle soirée!

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