Le pouvoir des mots

Ce texte fait écho à un bel article lu sur le blog Journal d’un Tournesol

Ecrire ses émotions. Noter ce qui nous fait vibrer ou ce qui nous fait souffrir. Lancer les mots sur le papier pour nous faire avancer.

Ecrire est une thérapie pour beaucoup. Quelques fois il faut aller au bout de la feuille, il faut laisser les mots tomber, même ceux qu’on préfèrerait garder secrets. Il faut oser pour se libérer. Cela fait un bien fou. Cela permet aussi de prendre conscience de nos limites, de nos peurs, de nos failles. Et de rebondir.

Ecrire donne des ailes à certains. Au bout de la longue lettre à un être parti trop tôt ou à la personne qui nous a quitté, il y à la paix. Les erreurs des autres ne nous appartiennent pas. Il faut un jour les laisser de côté et se concentrer sur nous.

Ecrire nous apparaît souvent comme un acte délicat, surtout quand dans notre tête c’est le chaos total. Les idées se cognent les unes dans les autres. La lumière se fait faiblarde. On se sent mal sans vraiment savoir pourquoi. Tout va bien autour de nous, mais il y a quelque chose qui nous empêche d’avancer, quelque chose d’invisible qui nous fait douter de tout.

Ecrire est courageux, surtout quand il faut avouer des blessures personnelles ou dévoiler une partie de nous dont l’image ne nous plaît pas. Mais pour avancer, il faut savoir se regarder tels que nous sommes. Imparfaits mais parfaits dans notre imperfection. Tout est toujours possible, rien n’est jamais figé. Nous possédons des énergies et la capacité de recréer.

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Ecrire peut nous aider à lâcher prise. Nos témoignages peuvent aussi permettre à d’autres de s’en sortir. Le monde est fait de liens invisibles. Nous sommes tous liés d’une manière ou d’une autre. Et un être humain sauvé du chaos de l’existence entraîne souvent d’autres vies dans son cheminement de renaissance.

Je finirai sur cette phrase de Nietzsche que j’ai découvert récemment mais qui me parle profondément : ” Il faut porter du chaos en soi pour accoucher d’un étoile qui danse”.

Qu’en pensez-vous ?

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Depuis que j’ai donné mon Smartphone à ma mère, je revis !

Je ne suis pas une adepte des nouvelles technologies. Je me souviens de nos yeux émerveillés le jour où mon père nous a rapporté du bureau un ordinateur (tu sais le truc qui pesait trois tonnes et prenait tout l’espace). J’avais 16 ans. A l’époque, Internet était un produit de la planète Mars et je sauvegardais mes ébauches de textes sur des disquettes.

En jetant un coup d’œil en arrière, j’ai l’impression que les choses ont évoluées plus vite que moi. Le portable a fini par remplacer le mastodonte sur mon bureau et les clés USB se sont substituées aux disquettes.

Côté téléphone, ma mère a accueilli la vague portable avec un engouement sans précédent. Et à 18 ans, j’étais l’heureuse propriétaire d’un téléphone portable disproportionné, qui permettait à ma mère de me suivre à la trace et de pouvoir enfin dormir la nuit.

Et puis j’ai découvert Nokia, un petit Nokia bleu électrique très sympa. Nokia et moi, nous sommes devenus les meilleurs amis du monde. D’ailleurs nous avons traversé quelques pays ensemble, mon petit Nokia et moi. Le monde des Smartphones, je l’ai découvert à mon retour en France. J’étais d’ailleurs assez fière de moi de ne pas avoir cédé à La folie des grandeurs. Et puis sincèrement ça ne me disait trop rien, non plus. Mais la vie en a décidé autrement et j’ai fini par faire des infidélités à mon portable préféré. J’ai eu un pincement au cœur quand même.

J’ai opté pour un Smartphone à prix moyen. Je n’arrive toujours pas à comprendre qu’on puisse mettre plus de 200€ dans un portable (plus de 50€ non plus d’ailleurs). Ma vie a continué et je me suis surprise à avoir toujours l’œil sur mon portable, moi qui pouvais très bien m’en passer pendant des heures avant. Le temps passant, je devenais accro, dépendante. Et ces notions-là sont en totale contradiction avec mon idée de la liberté.

Donc un jour, j’ai fait du tri dans mes notes enregistrées, mes conversations SMS, mes photos. Et puis j’ai ôté la carte SIM et j’ai compris que j’avais fait le bon choix. J’ai retrouvé mon petit Nokia, le seul et l’unique dont la batterie ne se décharge pas au bout de 24h, le seul qui capte même en sous-sol, le seul que je ne crains pas de laisser tomber par terre, le seul qui quand il tombe par terre, ne s’éclate pas en mille morceaux à mes pieds.

Alors quand je vois tous les nouveaux développements des futurs téléphones sur les salons Hi-Tech, je me pose des questions et je m’inquiète. Un téléphone à tout faire, nous en avons peut-être tous rêvé un jour. Mais quand la réalité prend le pas sur la fiction, c’est une autre histoire.

Le prix de ma liberté

Comprendre pourquoi je suis partie. C’est omniprésent dans ma tête. Au-delà du fait que je ne faisais jamais assez bien, que je n’étais jamais assez bien, il y avait autre chose.

Il y avait le fantôme que j’étais devenu. Je n’avais plus de force. Je n’avais plus d’envies. Je me regardais dans le miroir et je ne me reconnaissais plus. J’ai mis ça sur le compte du temps qui passe. Je devenais quelqu’un d’autre, je grandissais, je murissais. J’avais fini par me convaincre que cette nouvelle vie me convenait, même si je souriais de moins en moins, même si je perdais un peu plus de mon innocence chaque jour.

Il y avait le risque imminent d’un départ en Egypte. Et d’une façon ou d’une autre, partir c’était me tuer psychologiquement. Partir en Egypte, mais pas au Caire ou à Alexandrie. Partir en Egypte dans un village loin de tout, un village ravagé par la pauvreté, un village de pêcheurs, duquel je n’aurai jamais pu sortir sans son accord, ni sans son argent.

Et puis il y a eu ce soir de Novembre, ce soir où j’ai vu la mort en face. Bien sûr, pour beaucoup, des menaces de mort, c’est très banal. Et c’est ce qu’il y a de tragique dans nos sociétés, c’est que le pire est devenu d’une banalité affligeante. J’ai senti la mort, dans ses yeux. J’ai senti la haine qu’il me vouait. Sa colère était telle, qu’il aurait pu mettre ses menaces à exécution. Pendant 72heures, j’ai sursauté à chaque carrefour, je scrutais tout, à travers le voile de larmes qui traversait mon visage. Je m’attendais à le voir à chaque coin de rue. Et je tenais mon ventre, comme si l’enfant que je portais pouvait me protéger de cette menace.

Après tout ça, j’ai pensé que j’arriverai à le détester. Même pas. Par contre, toute la confiance que j’avais en lui s’est évaporée. Certains pensent que je mérite tout ce que je vis, c’est en quelque sorte le prix à payer pour avoir enfreint les codes mis en place. Pourtant, je me suis mariée par amour. Par amour, j’ai cru dur comme fer à notre histoire. Mais pour que l’amour dure, il faut être deux.

Un jour mon père m’a dit, des sanglots dans la voix : « il achète sa liberté avec la tienne ». Il avait raison. Puisque le mariage lui a donné des papiers et la chance de circuler librement.

Quant à moi, j’ai racheté ma liberté au prix fort. Mais je ne serais vraiment libre que le jour où notre enfant sera assez grand, pour que sa vie ne soit plus en danger et que la mienne ne soit plus menacée.

73e8a293c08339cabfed98326b0855aeCrédit Photo – Miss Kam Pinterest

Pluie d’Amour

Je me suis inspirée d’un très gentil commentaire reçu hier pour écrire ce billet. L’amour, c’est un sujet vaste, inépuisable. Les auteurs, poètes, cinéastes, dramaturges, peintres, chanteurs ne cessent de célébrer ce sentiment qui reste indéfinissable. L’amour, il faut le vivre pour le comprendre.

L’amour n’est pas toujours facile. Il y a des zones d’ombres. L’amour peut prendre différents visages. L’amour est immortel pour certains, tandis que d’autres pensent qu’il ne dure qu’un temps.

L’amour se faufile dans nos vies, sans que nous ne sachions d’où il vient. Il nous prend souvent par surprise. Il nous laisse parfois sur notre faim. Il nous envoûte, il nous rend vivants.

L’amour fait du bien, autant qu’il peut nous faire du mal. Il aliène nos pensées, nous rend fous. Ou bien l’amour fait sortir le meilleur de nous-même, il nous rend beaux et puissants.

L’amour n’a pas de frontière. L’amour traverse les océans, parle toutes les langues du monde. Mais l’amour peut aussi se montrer égoïste, jaloux. L’amour peut tromper, blesser.

L’amour est en nous depuis toujours. Mais nous n’avons pas tous été aimés de la même manière. De même nous ne sommes pas tous capables d’aimer avec la même force, la même intensité. L’amour sans don de soi est voué à l’échec.

L’amour, c’est savoir regarder l’autre, accepter ses failles, écouter battre le rythme de son cœur. Mais l’amour rend aveugle et ce que l’on prend pour de l’amour est quelque fois un puits de chimères, une vallée de mensonges.

L’amour est libre. L’amour nous libère des oppressions de la raison, il nous guide sur les sentiers peu traversés, pour peu que l’on soit prêt à se laisser guider.

L’amour rend fort, il nous pousse vers l’avant. Il nous fait déplacer des montagnes. Ou l’amour nous rabaisse, nous fait douter. Mais alors est-ce de l’amour ce sentiment qui nous détruit ?

L’amour n’a pas de rites, chacun établit les siens. L’amour n’a pas d’adresse, on peut s’aimer partout, au milieu des bombes ou dans un nid douillet. L’amour sait se faire comprendre, il sait sortir de sa zone de confort pour étreindre l’être aimé.

L’amour est parfois dans les mots, mais il ne se dévoile réellement que dans les actes, dans la présence, dans la tendresse, dans le soutien face aux épreuves, dans la joie face aux grands bonheurs de l’existence.

L’amour fait des vagues et des envieux. L’amour grandit et surprend toujours. L’amour dessine des rêves à grande échelle et murmure que nous pouvons les réaliser.

L’amour pardonne et donne. L’amour écoute. L’amour guérit. L’amour est rempli d’espérance.

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L’amour est très certainement ce qui manque le plus au monde d’aujourd’hui. Alors si il fait partie de votre vie, ne le laissez pas filer. Si l’amour vous a quitté ou délaissé, c’est que ce n’était pas le bon. Si l’amour vous a brisé, c’est que ce n’était pas un bel amour.

Comme le Phœnix qui renait de ses cendres, l’amour trouve toujours en lui-même la force de vaincre les obstacles et de s’offrir à nouveau en cadeau.

Je voulais juste que tu me prennes dans tes bras

Je ne demandais pas grand-chose, juste une attention et quelques mots d’amour. Tu trouvais ridicule de dire « je t’aime ». Tu trouvais que les actes avaient plus de poids que les mots, mais tu n’as jamais vraiment osé un pas franc vers moi.

Tu as cru que tes « demain, tout ira mieux » pouvaient me faire patienter encore et encore. Tu pensais que chaque excuse m’apaisait un peu, juste le temps que la crise passe, que mes larmes disparaissent.

D’ailleurs toutes mes larmes étaient, bien entendu, ridicules. Tu les balayais d’un revers de main. Tu ne voulais jamais les regarder dans les yeux. Elles étaient trop enfantines pour toi.

Par contre tu n’as jamais eu honte de me lancer les tiennes en pleine figure. Tu voulais que ça fasse mal. Tu arrivais très bien à me faire douter de moi.

Un regard de toi me faisait perdre la tête. Un coup de fil de toi effaçait tous les problèmes. Un bouquet de fleurs, si rare, me redonnait espoir. Quelques heures avec toi et je rayonnais.

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Tu vois, ce n’était pas compliqué de m’aimer. Je ne te demandais pas grand-chose. Je ne désirais que te voir un peu plus souvent, dessiner des rêves et voyager la tête sur l’oreiller.

Je voulais juste que tu me prennes dans tes bras.

Les paupières closes

Elle le regarde dormir, serein, son visage un peu triste. Quelques minutes pour saisir l’importance d’une vie. Quelques secondes pour comprendre qu’un cœur peut s’arrêter de battre brusquement. Elle n’a pas eu le temps de le bercer ni de lui donner le sein, elle s’était bien préparée pourtant.

Elle se souvient de cris, ce devait être les siens mais dans la nuit qui a suivi elle ne souvient de presque rien. Juste du silence, trop pesant. Et puis aussi des cris des nouveau-nés des chambres voisines, violents.

Elle le regarde dormir, son ange parti trop tôt. Elle s’abandonne à rêver, à voir son cœur battre. Elle fredonne des chansons, des berceuses d’autrefois. Elle se dit que peut-être il entendra, reconnaîtra sa voix, peut-être qu’il reviendra.


Elle le regarde dormir, les larmes au bord des yeux. Elle n’aurait jamais du demander à le voir, sa peau laiteuse, ses yeux fermés, ses petites mains qu’elle voudrait voir s’agiter. Rien. Il n’y a plus rien.

Elle le regarde dormir et le sait bien, sa vie s’enfuit. Tout ce qu’elle pourra faire n’y changera rien. Les médecins ont beau lui dire qu’il n’aurait pas vécu longtemps, beaucoup trop fragile, mais elle ne veut pas savoir. Elle voudrait rembobiner le film, comprendre pourquoi, quel événement a provoqué ça, qui l’a maudite assez pour lui infliger ça.

Ca. Mais quel autre nom donner à cette tragédie là?

Au nom de toutes ces femmes qui t’ont mis au monde

Ce billet me tient à cœur depuis pas mal de temps. Mais il fallait une date anniversaire pour qu’il prenne tout son sens. Le 14 février 2013 a été une St Valentin un peu particulière, puisqu’à 4h33 du matin ce jour-là, j’ai donné naissance à mon petit homme.

Cette naissance a été comme une révélation, mais m’a aussi permis d’apprécier la beauté de l’âme et du cœur humain, dans toute sa splendeur.

Je rends un hommage particulier à toutes les sages-femmes, infirmières et puéricultrices qui étaient de garde cette nuit-là ainsi qu’à mon amie Cécile.

Toutes ces femmes ont réussi par leurs délicates attentions, leur humanité, à chasser les larmes de mon visage ravagé par la douleur, à me donner confiance en mes capacités de mère, prête à mettre un enfant au monde. Elles ont trouvé les mots, à chaque instant, entre deux violentes contractions et transformé par leur seule présence ce moment douloureux en un instant magique, gravé à jamais, dans les entrailles de ma vie.

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Il fallait les voir, le sourire aux lèvres. Il fallait les voir me rassurer, me prouver que j’étais digne d’attention, que j’étais belle, même les traits défaits, le visage épuisé, le corps ravagé.

Il fallait la voir, elle, mon amie, me tenant la main, m’offrant sa main en guise de réconfort. Nue, offerte aux soubresauts de l’enfant qui faisait encore des galipettes dans mon ventre et entamait tant bien que mal sa descente. Elle n’a pas quitté mon chevet une seule seconde, elle respirait en même temps que moi, inspirait en même temps que moi. Sur son visage, je n’ai lu que son bonheur de partager ce moment à mes côtés. Ma souffrance la rapprochait encore plus de moi. Elle trouvait les mots justes, ses gestes étaient empreints de calme et de raison. Elle n’avait pas peur. Elle avait peut-être mal, mais à aucun moment elle ne l’a laissé paraître. Elle était forte pour nous deux.

Elle a coupé le cordon, émue. Elle est partie avec lui, pour la pesée, les premiers soins et j’ai su qu’un lieu spécial les unirait pour toujours.

Je sais que ce sont ces femmes qui m’ont tendu leurs bras, quand les miens étaient vides, qui m’ont offert de la tendresse quand mon cœur était meurtri, qui m’ont écouté quand le poids de mes choix était trop lourd à porter, ce sont elles qui m’ont sauvé du gouffre dans lequel j’étais tombée.

Entre encouragements et massages, félicitations et diversions, elles m’ont donné la chance d’un accouchement spectaculaire, d’une naissance hors du commun, d’un instant qui a transformé ma vie. Je n’aurai jamais vécu cela si sereinement et paisiblement si elles n’avaient pas été là pour m’accompagner.

Elles méritent des « merci » à l’infini. Elles méritent chacun de ces mots, mes prières et ma gratitude. Je leur souhaite à toutes un avenir lumineux et rempli d’amour, à l’image du cadeau qu’elles m’ont fait en ce jour de la St Valentin 2013.

Crédit Photo – Maman Pour La Vie

Une histoire de culture

J’avais tout mis sur le dos de la culture.

C’était sa culture qui était à l’origine de ses méfaits, de ses silences, de ses absences aussi. Je voulais y croire, pour ne pas trop lui en vouloir.

C’était sa culture qui l’oppressait, qui le mettait mal à l’aise, qui lui imposait une certaine rigueur, une certaine façon d’agir et d’être.

C’était sa culture familiale qui faisait de lui un assisté, un homme perdu sans une femme à ses côtés, répondant à chacune de ses envies, à chaque coup de gueule avec le sourire.

C’était sa culture qui le poussait à m’épouser, l’image altérée de sa religion qui l’étouffait, la pression des autres qui se répercutait sur moi.

C’était sa culture qui le forçait à paraître fort, sa culture qui l’éloignait de moi, sa culture qui le maintenait prisonnier de ses pulsions, de ses dérives.

C’était sa culture qui lui imposait de ne rien laisser passer. Si son orgueil de mâle était sali, elle lui murmurait que c’était à moi de payer.

C’était sa culture qui ne lui avait pas appris à aimer, à le montrer. C’était sa religion qui lui interdisait ceci ou cela.

C’était sa culture le problème. Alors j’aurai pu l’évincer. Au contraire, j’ai essayé de la comprendre, de l’intégrer. Mais je n’ai vu qu’une partie de sa culture, celle qu’il a bien voulu me montrer. S’aventurer plus loin, c’était comme partir au front, et je voulais la paix.

Alors je suis devenue quelqu’un d’autre. J’ai changé doucement, sans m’en apercevoir. Je suis rentrée dans les cases. J’ai dit amen à tout. Amen aux absences. Amen aux silences. Amen aux nuits solitaires. Amen aux critiques. Amen à la nourriture qu’il fallait préparer. Amen aux soirées entre copains en boîtes de nuit. Amen aux tenues imposées. Amen aux gens que je devais voir et fréquenter. Amen à ses conseils. Amen à ses envies folles. Amen aux pulsions de son corps. Amen aux nuits sans plaisir. Amen aux mensonges. Amen à son amour qui venait balayer tout le reste.

Aujourd’hui, je peux dire que ce n’est pas qu’une histoire de culture, ni de religion. Je connais un peu mieux sa culture, un peu mieux sa religion et je ne retrouve pas en elles, la moitié des limitations que j’ai connu. Sa culture est belle. sa religion est vivante.

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Un couple, c’est une alchimie particulière. Nous n’étions juste pas faits l’un pour l’autre. Trop de choses nous séparaient. L’amour ne vaut rien sans engagement ni compromis. Il ne les a pas faits. Tant pis.

Tous ces « bonjour » dans le vent

Les gens ont une fâcheuse tendance à ne pas me reconnaître quand ils me croisent dans la rue. Je dois avoir une mine assez banale. Ou alors ils sont concentrés dans leurs pensées et ne me voient pas.

Ce qui fait que dans la majorité des cas, je me trouve à sourire bêtement, avec mon « bonjour » suspendu à mes lèvres. Et oui, parce que quand je salue quelqu’un, j’y mets les formes. Et le pire c’est quand je m’approche de ladite personne et qu’elle m’ignore totalement. Ceux qui regardent la scène, ni vu ni connu, doivent se fendre la poire. Il y a mêmes des jours où moi aussi ça me fait rire. Et oui, la vie est trop courte pour se la compliquer avec des problèmes d’ego.

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Quelques fois, il arrive que les gens s’arrêtent et me regardent d’un drôle d’air, comme si j’avais d’un seul coup, provoqué un cataclysme dans leur vie.

De temps en temps, je remplace le bonjour par un hochement de tête tout simple ou un sourire un peu gêné, comme si je n’étais pas à ma place. Pourtant ce sont les autres qui devraient se sentir mal à l’aise, de ne même pas daigner répondre à mon enthousiasme.

Et puis il y a des jours où je me coince dans ma bulle, quand j’en ai marre de dire bonjour au vent. Et alors, phénomène étrange et toujours incompréhensible à ce jour, c’est pile poil le moment que les autres choisissent pour me saluer. Chacun son tour !

Crédit Photo – Pinterest