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Elle avait un prénom

Elle avait un prénom, un joli prénom. Elle s’appelait Clémence, Elise, Mathilde. Elle était posée là, bien à l’abri. Elle nageait dans un bain de bonheur mêlé de craintes. Elle se cognait parfois aux parois souples du corps maternel. Elle se délectait des mets que celle-ci prenait le temps de cuisiner, sans trop de sel, ni de matière grasse. Elle faisait sa belle, de temps en temps, quand ses parents les yeux rivés sur un écran tentaient de deviner où se trouvait son nez ou ses petites fesses. Sa mère comptait les mois, suivant son développement sur la courbe de vie intra-utérine, ne saisissant que brièvement le miracle de la vie. .

Elle avait un prénom, qu’on tentait de garder secret. Certains savaient. Elle dormait le jour et bougeait beaucoup la nuit, dérangeant sa mère, déjà prise dans un cycle de sommeil un peu cabossé. Mais si heureuse à l’idée de sentir la vie bouger sous l’impact de ses mains, sous la pression des doigts d’un papa, à l’orée du bassin.

Elle avait un prénom. On la rêvait déjà. Une jolie petite fille. Un beau bébé à venir, l’annonce d’une très grande joie.

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L’échographie est là, posée sur la table du salon. On ne la regarde pas. Les mots du médecin font mal. Ils ne leur ressemblent pas. Il a peut-être fait une erreur, un mauvais diagnostic.

Elle avait un prénom. Mais elle ne vivra pas. Elle partira avant, dans les bras de la nuit. Comme un enfant fantôme, sans bruit.

Et l’amour qui les lie leur donnera tous les courages du monde. Car sans amour, comment vivre, après un chagrin comme celui-là.

 Je viens d’apprendre une bien triste nouvelle, touchant des amis à moi. Je pense à tous ceux qui vivent l’annonce d’une malformation, d’un handicap, à tous ceux qui savent que l’enfant n’est pas viable et qu’en le mettant au monde, il faudra lui dire adieu, à tous ceux qui perdent un enfant. Rien ne nous prépare à vivre ce chagrin, un chagrin dont on ne guérit pas.

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Dans mes nuits

Il y en aurait des choses à dire sur mes nuits. Rêves ou cauchemars, je me souviens de tout. Parfois, il est doux de voir le matin arriver. Parfois mes nuits me poursuivent jusque tard dans la journée. Je crois que les rêves expliquent bien des choses et nous aident à évacuer, à nous construire.

Je pourrai vous dire que pendant des années j’ai rêvé de toilettes. Des toilettes toujours ouverts d’une manière ou d’une autre. Des toilettes aux vitres transparentes ou avec des ouvertures sur les côtés. Des toilettes publiques, communes. S’il y a bien un endroit où l’on aime être seul, c’est aux toilettes. Et bien dans mes nuits, je n’étais jamais seule et j’avais toujours peur d’aller aux toilettes.

Une nuit, nue sous un jet d’eau tiède, devant une salle comble, le rêve des toilettes s’est évanoui. J’étais libérée.

Puis est venu le temps des courses folles, poursuivie par des individus sombres. Toutes ces courses atroces se terminaient inéluctablement par un saut dans le vide, souvent une piscine sans eau à l’intérieur. Je me réveillais en pleine nuit, apeurée à l’idée de m’endormir à nouveau.

Il y a ensuite eu les nuits où je tentais coûte que coûte d’attraper un train, un avion. Je le ratais inéluctablement. Je trimballais alors mes bagages dans les rues désertes de villes fantômes. Au fur et à mesure, j’ai commencé à courir après des trains, des avions, que je savais perdus d’avance.

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Et puis celles, peuplées de sang, de courses contre la montre, d’enfant perdu ou volé, de peurs, d’angoisses, d’entrailles puantes.

Ensuite il y a eu les nuits d’insomnies.

Puis les rêves sont revenus, ceux au cours desquels je tentais tant bien que mal d’échapper à l’agresseur, celui-là même qui m’avait dit « je t’aime ». On dit que ce sont ces rêves qui aident à faire le deuil. J’y crois. En ce moment, je rêve de choses plus faciles.

Et dire que quand j’étais petite je rêvais de notes de musique qui dansaient dans des bulles de couleur…

Et toutes les nuits en plus…

Ceci est ma participation au défi d’Agoaye – 53 billets en 2015. Pour en savoir plus, c’est par Ici – http://www.agoaye.com/53-billets-en-2015-le-reve-de-cette-nuit/

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Instantanés Singuliers #5

Bonsoir à tous. Je ne vous ai pas oublié, qu’est-ce que vous croyiez!

Je reviens donc vers vous, comme prévu avec le nouveau thème de Juin.

Et vous avez jusqu’au 10 pour me proposer vos photos – ça vous laisse un peu plus de 15 jours (je pense en particulier aux retardataires, comme moi)

Cette fois-ci j’ai opté pour un thème plus passe-partout, histoire de ne pas vous décourager:

NATURELLEMENT VOTRE

Montrez moi ce que la nature vous inspire, comment vous vous sentez face à elle, ce qu’elle vous offre ou vous murmure. Ouvrez vos cœurs, vos yeux et une fois de plus faites moi voyager!

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Continuer à croire en l’Amour

Quand on a vécu une ou plusieurs histoires difficiles, on a du mal à se dire qu’un jour la bonne personne frappera à notre porte et que cette fois ci, ce sera parti pour le bonheur à deux. Les autres sont beaucoup plus optimistes que nous. Ils nous promettent que l’amour est là, à portée de main, qu’il se présentera quand on s’y attendra le moins. Ils y croient pour nous. Parce que nous, on a bel et bien fini de rêver.

Qui ne souhaite pas à l’autre d’un jour trouver cette personne spéciale. Tous ceux qui l’ont rencontré jurent que l’amour existe et qu’il dure. Comment ne pas en être certain, quand on voit nos amis, heureux en couple, traverser la vie avec allégresse, se soutenir dans les moments difficiles, et rire à l’unisson.

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Certains se disent que l’amour n’est pas fait pour tout le monde, que certains y ont droit alors que d’autres sont abonnés aux histoires qui prennent fin et qui laissent des souvenirs amers.

Et puis d’autres, comme moi, pensent que l’amour existe, qu’il emplit le monde, mais ils ont un peu peur de se dire que ça peut encore leur arriver, qu’ils peuvent encore ressentir les palpitations accélérées du début et l’émotion tout au long du chemin. Ils se demandent comment on le reconnaît, comment on sait que celui / celle qui se présente n’est pas un énième fiasco à venir. Ils se demandent comment on fait confiance à nouveau, quand on a été trahi.

Je crois que si il y a une chose à laquelle il ne faut pas renoncer, c’est bien l’amour. Car il est là au commencement et jusqu’à la fin du monde. L’amour unit et transporte, il fait grandir et rend vivant. Il est l’un des besoins fondamentaux de l’être humain.

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Instantanés Singuliers #4 – Chats Insolites

Je dois vous avouer qu’après avoir proposé mon thème le 20 avril dernier, je me suis vraiment demandée si j’allais avoir des participations. Et j’ai donc été agréablement surprise quand les billets ont commencé à arriver et à se multiplier. Donc avant de faire un point, je voulais vous remercier pour votre fidélité et enthousiasme, qui font de ce rendez-vous un moment de pure bonheur pour moi.

Je dois aussi vous avouer que chacune de vos participations m’ont permis d’appréhender les chats de manière différente. Je crois que je les apprécie un peu plus maintenant, grâce à vous!

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Drôle de phénomène – Pour les Apéros Cosmiques d’Aileza

Dans une semaine jour pour jour c’est la deuxième édition de la série Apéro Cosmique, à l’initiative d’Aileza. Je ne sais pas vous mais moi, je suis partante, sans hésiter, d’autant que le soleil se fait timide en cette fin de journée, ça pourrait bien le motiver à revenir!

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Le thème du mois: “Quand l’amour rime avec humour…” Je vous avoue que j’ai mis du temps à trouver comment j’allais traiter ce thème, non que je ne pense pas qu’humour et amour font bon ménage, loin de là, d’ailleurs je dirai même qu’un homme qui me fait rire a beaucoup de chance de gagner mon coeur.

Enfin, assez parlé, let’s party!

Tu me dis que tu m’aimes

Je n’en crois pas un mot

Mais si tu montais là-haut

Sur la Tour Eiffel

Je te prendrai au mot

***

Tu me dis que tu m’aimes

Je n’en crois pas un mot

Mais si tu écrivais mon nom

Sur les bonbecs au caramel

Je te prendrai au mot

***

Tu me dis que tu m’aimes

Je n’en crois pas un mot

Mais si tu riais à perdre haleine

En plein coeur du métro

Je te prendrai au mot

***

Tu me dis que tu m’aimes

Je n’en crois pas un mot

Mais si tu m’offres de la dentelle

Et un beau kimono

Je te prendrai au mot

***

Tu me dis que tu m’aimes

Je n’en crois pas un mot

Mais si tu écrivais « je t’aime »

Sur un arc en ciel

Je te prendrai au mot

***

Tu me dis que tu m’aimes

Je n’en crois pas un mot

Mais allez fait moi rire

Avec tes drôles de quiproquos

***

Tu me dis que tu m’aimes

Je n’en crois pas un mot

Mais si tu risquais tout ça pour moi

Toi et moi on le sait bien

Le ridicule ne tue pas

Je tomberai dans tes bras

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Posted in Dans ma bulle

“La Reine Crucifiée” – Gilbert Sinoué

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Entre Gilbert Sinoué et moi, c’est une grande histoire d’amour qui a commencé avec le Cri des pierres et le Souffle de jasmin, où nous suivions la destinée de quatre familles – israélienne, palestinienne, irakienne, égyptienne, au gré des années tourmentées du Moyen Orient.

Mais il faut bien l’avouer mon coup de cœur va au roman Les Silences de Dieu, qui sur fond d’intrigue policière nous entraine dans les méandres des trois grandes religions monothéistes.

A la suite de ce livre que j’ai depuis relu deux ou trois fois, et sur avis d’une lectrice aussi passionnée que moi par cet auteur, je me suis plongée dans Le Livre de Spahir. Marie en parle très bien dans son article ICI.

A mon fils à l’aube du 3e millénaire m’a profondément touchée, alors même que j’étais moi-même en passe de donner naissance à un enfant.

C’est donc tout naturellement que j’ai cédé à la tentation de lire La Reine Crucifiée, un des livres qui était disponible à la bibliothèque du quartier. La Reine Crucifiée est une histoire d’amour sur fond cette fois ci de drame historique. Nous sommes en 1340, Don Pedro est appelé à succéder à son père à la tête du Portugal, il est sur le point d’épouser Dona Constanza, quand son regard croise celui d’Ines de Castro. Leur histoire d’amour est celle d’un amour avec un grand A et tout le talent de Gilbert Sinoué est de nous faire ressentir la force de cet amour, entre deux êtres qui n’ont pas le droit de s’aimer.

Ils se retrouvent contre leur gré au cœur d’une machination, qui n’a de cesse que de les broyer, au cœur d’un secret que chacun cherche à s’approprier. Seront-ils assez fort pour faire face aux complots ?

A vous de le découvrir. Je vous laisse tout de même avec ces quelques mots :

« Je vous ai aimée avant même de savoir que vous existiez. Je vous aime comme on aime le bonheur et l’espérance et le jour qui se lève et l’impatience de celui qui guette à l’horizon le retour de l’être aimé. Je vous aime comme le peuple aime le roi, comme le fracas des armes aime la paix. »

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Mots Eparpillés – Mai 2015

Ce texte participe au rendez-vous mensuel « Mots éparpillés » de Margarida Llabrés( http://www.lesmotsdemarguerite.com/) et Florence Gindre, projet inspiré par « Mots sauvages » de Cécile Benoist.

La photo de ce mois-ci est la suivante:

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Je suis le vieux cireur

Celui qu’on ne remarque pas

On me trouve là-bas

Près de l’urinoir

Où des hommes en costume passent

Sans même m’apercevoir

Il arrive que parfois

L’un m’offre ses chaussures

Que je soigne comme un enfant

Prendrait soin de sa toute première voiture

 ***

Je suis le vieux cireur

Près des WC

Ces toilettes publiques

Où l’on n’fait que passer

L’odeur en rebute certains

Tandis que d’autres nez bouché

Et papier à la main

S’en vont braver les effluves

Que je respire à longueur de journée

***

Avant j’étais connu

Le meilleur cireur de mon quartier

Les hommes se bousculaient

Dès la porte d’entrée

Puis on m’a reclassé

Dans ce souterrain morne

Je suis le vieux cireur

Qui connait les secrets

De tous les vagabonds

Les touristes singuliers

Qui osent un pas vers moi

Je ne cire plus guère

Que quelques paires ici et là

Celles des hommes d’affaires

Qui ne me remarquent pas.

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Le premier rendez-vous, entre magie et gâchis

Je portais une jupe grise et un haut bleu ciel. Je m’en souviens comme si c’était hier. Mon premier vrai rendez-vous. J’avais dormi dans ton pull tout le weekend. Mon corps était imprégné de ton odeur, mon cœur déjà rempli de doux sentiments à ton égard. Ton école d’ingénieure m’a apparue comme un havre de paix. Je peux te le dire maintenant, aucun des rendez-vous qui ont suivi n’ont eu le goût de celui-là.

La boutique m’a annoncé ton arrivée. Tout le monde a voulu savoir. Un ami. Tu n’étais qu’un ami. J’aurai voulu que tu sois plus que ça. Mais je n’ai jamais osé. Ce soir-là, tu m’as invité au théâtre et je crois bien que les murs gris du métro se souviennent encore de mon sourire. Et de toi.

J’ai attendu toute la journée, telle une pile électrique. Te revoir. Faire plus que te croiser. J’avais le cœur qui battait fort contre ma poitrine. Tu m’as offert une belle soirée. Et quand j’y repense, je me demande encore pourquoi tu ne m’as jamais rappelée. Nous aimions tous les deux le Blues et Walk the Line. Nous nous étions dit que le mieux ce serait bien 6 mois à la mer et 6 mois en ville, une maison sur la plage et un appartement avec terrasse. J’y pense encore souvent mais j’ai oublié ton prénom.

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Crédit Photo – Audrey Loves Paris Tumblr

C’était un soir de semaine, au café en Seine. Tu as parlé de toi, beaucoup trop. Et entre deux anecdotes, tu es sorti fumer, me laissant seule en face de ma tasse de thé. En me raccompagnant chez moi, tu m’as demandé si tu pouvais m’embrasser. J’ai trouvé ça ridicule.

J’attendais sous le porche, les mains dans les poches, un peu inquiète, me demandant même comment j’allais te reconnaître. Nous sommes allés boire un café dans un restaurant miteux des quartiers nord. Tu m’as raconté ta vie et j’ai senti que je dérivais. Tu es mon dernier premier rendez-vous.

Avant le prochain qui me fera à nouveau apprécier la magie de tous nos premiers rendez-vous.

Ceci est ma participation au défi d’Agoaye – 53 billets en 2015. Si vous voulez en savoir plus, c’est par Ici…

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http://www.agoaye.com
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Les beaux jours

Quand les beaux jours arrivent, on sort vite notre palette de plaisirs en tous genres pour profiter au maximum du soleil qui réchauffe, de l’air qui embaume, de la nature qui s’embellit et de la vie qui se montre dans toute sa splendeur.

Que ce soit un moment entre amis à la terrasse d’un café, un apéro entre collègues à la sortie du bureau, un cinéma en plein air avec son amoureux, un restaurant sur les toits en famille, entre filles.

Que ce soit un instant volé pour prendre soin de soi dans un institut de beauté ou un spa, quelques heures prises au hasard pour faire les magasins, arpenter les trottoirs à la recherche d’une douce folie bien blottie dans le recoin d’une boutique, dont on aurait poussé la porte au hasard, attiré par les couleurs, les tissus, les matières en vitrine.

Que ce soit rêver, buller, écrire, bouquiner, faire des plans, dessiner, inventer, créer ou juste se reposer, déconnecter.

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Que ce soit partir en voyage, découvrir une nouvelle ville ou même s’évader à des kilomètres, de l’autre côté de l’océan.

Que ce soit respirer l’air, allongé sur l’herbe, regarder le ciel apaisant nous couvrir de tendresse, écouter les oiseaux chanter dans le silence du jour qui se lève.

Nous savons tous ce qui nous rend heureux quand le soleil revient, après des mois de grisaille et de pluie, des mois plongés dans la nuit qui s’abat dès 4h de l’après-midi, des mois bien au chaud chez soi, pour contrer le froid d’un hiver dont nous espérons la fin dès les premiers signes de l’annonce du printemps.

Les beaux jours sont là, encore un peu timides parfois. Alors profitez-en pleinement. Il sera toujours tant d’espérer l’automne, à la fin de la saison. Aujourd’hui se suffit à lui-même. Exaltons !

Article publié sur SBG
Article publié sur SBG
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Mes plus grandes victoires

Le défi d’Agoaye « 53 billets en 2015 ». Quand j’ai lu son premier article sur le sujet, je me suis dit “super idée”. Et puis le temps a passé et je l’ai surtout laissé filer.

http://www.agoaye.com/53-billets-en-2015-pourquoi-je-participe-a-ce-projet .

Mais quand j’ai lu les thèmes de Mai, je me suis dit qu’il fallait sérieusement que je m’y mette. Alors voilà, du 03 au 09, Agoaye nous invite à parler de nos plus grandes victoires.

On a souvent tendance à mettre en avant le négatif de nos vies, ce qui n’arrange rien vraiment, alors que souvent nous avons de quoi être fiers des personnes que nous sommes. Aujourd’hui, on va se focaliser sur le positif et ça me plait d’autant plus que je suis en pleine phase d’intégration d’affirmations dans mon quotidien.

S’il n’y en avait qu’une, ce serait celle-là : avoir eu le courage de partir, de rompre, de demander le divorce et d’être là où je suis aujourd’hui, en construction de la personne que je suis vraiment.

Mais il y en a d’autres. Victoires avec un S, souvenez-vous…

  • Avoir osé demander de l’aide quand j’étais au fond du trou. Et avoir accepté les mains tendues.
  • Ce lien si fort qui s’était brisé et qui se retisse doucement avec ma sœur.
  • Ma capacité à entretenir l’amitié, à fortifier les liens avec des personnes qui me sont chères et qui vivent pour la plupart très loin de moi.
  • Mon sourire qui est venu remplacer les milliers de larmes que j’ai versé pendant des mois.
  • Avoir donné naissance à mon enfant dans les meilleures conditions possibles.
  • Avoir résisté aux intimidations et menaces.
  • Arriver à dire MERCI à mes parents pour leur présence et leur engagement à mes côtés.
  • Mes projets, qui sont longtemps restés des idées et se sont enfin transformés en réalité cette année
  • Mon petit garçon que j’ai sauvé d’un futur qui l’aurait fondamentalement blessé et détruit
  • Avoir fait des études supérieures, alors même que beaucoup de mes professeurs n’aurait pas parié grand-chose sur moi.
  • Avoir dépassé ma peur de l’autre (grâce à l’équitation notamment)

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Voilà, c’est fait et je vous avoue, ça fait un bien fou. Serez-vous tentez-vous aussi par ce thème et par l’idée d’Agoaye par la même occasion. Rendez-vous ICI (http://www.agoaye.com/53-billets-en-2015-mes-plus-grandes-victoires/) pour le savoir…

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Mais où suis-je passée?

Je me le demande moi aussi.

Non sincèrement. Les jours ont filé sans que je ne m’en rende compte. Mais ils ont été bien remplis. Puisque je me suis lancée dans un grand nettoyage de printemps!

Vider, trier, jeter, donner. La maison en avait besoin. Et moi aussi.

Et au milieu de tout ça, un gros craquage en bonne et due forme. A toi cher lecteur, je peux bien l’avouer. Un soir comme ça, en rentrant du bureau, alors que j’avais bien tenu le coup, que je ne regardais plus Internet sur mon téléphone, que j’avais ralenti la cadence, je suis tombée sur un article et je me suis lancée dans la grande jungle de l’achat d’un nom de domaine et de la recherche d’un hébergeur pour mon petit blog que j’aime tant.

Quelle mouche m’a piquée! Je ne saurais le dire. J’ai eu une petite augmentation et je me suis sentie pousser des ailes ou plutôt j’ai eu envie de faire des folies. Folies qui m’ont occupées 6h30 au total, 6h30 au bout desquelles je me suis sentie ultra-conne, et nulle, et tout ce que tu voudras. Non mais j’aurais pas pu me faire un bon resto, aller au cinéma, m’acheter un joli top ou une place de concert. Non moi, j’ai fait la seule chose que je n’avais pas vraiment envie de faire. C’est là que je me dis que je suis un peu frappée.

Non, mais franchement, il est super mon blog, comme il est, là où il est. Pourquoi je veux toujours faire comme tout le monde, alors que je ne suis comme personne? Enfin, tu m’as compris, cher lecteur, je ne dis pas que je suis géniale, non, je suis juste moi. Et j’aimerai bien arriver à m’aimer comme je suis, sans sans cesse chercher à coller avec telle ou telle image, qui n’est pas moi. Heureusement pour moi l’hébergeur choisi offre une formule au mois. À la fin, je n’ai pas perdu grand chose. Mais j’ai compris une chose, qu’il faut que je me fasse davantage confiance et que le travail commencé sur moi il y a plusieurs mois, est un travail de tous les instants.

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