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Trois ans!

Crédit Kaboompics

Trois ans de nous deux. Déjà.

C’est étrange cette histoire de temps qui file. De nos pas qui nous mènent tantôt ici, tantôt là. Trois ans c’est un peu comme un passage, ce cap vu au loin jamais dépassé. L’avantage du temps et des expériences c’est que ça nous apprend ce qu’on vaut, ce qu’on vraiment. Créer.

Quand je repense à nous il y a trois ans, c’est un peu étrange. Un mélange de nostalgie et de contentement. Toujours les mêmes contradictions, c’est presque rassurant!

Mais surtout tant de chemin parcouru pour nous deux, avec des périodes de doute et des périodes de joie intenses, des peurs qui doucement s’apaisent et d’autres qui peut-être finiront par disparaitre. Un flot continue d’émotions, de sensations. Un plein de vie, celle que nous avons choisi d’écrire à quatre mains. Avec nos repères et nos compromis.

Je n’ai pas besoin d’en faire des tonnes ici, ce soir. Tout s’écrit entre nous. Mais j’aime aussi partager ce que je pensais presque impossible il y a trois ans. La confiance, l’attention, le partage, pouvoir tout se dire, tout écrire, trouver même les mots pour ce qui relève parfois du mystique.

Et surtout appréhender l’amour sous un angle différent, pas comme une compensation ou une hypothèse, que sans l’autre nous ne sommes pas. Vivre l’amour qui unit, donne des ailes, est porteur d’une énergie libératrice.

Je nous dit “merci” pour ces trois années, pour tout ce que nous avons découvert, inauguré, essayé, dépassé main dans la main. Dans le respect de nos différences et de nos différents aussi. Je nous souhaite encore plus, plus de bonheur, plus de sourires, plus de regards complices, plus d’échanges enrichissants, plus de passion, plus de folie douce, plus d’instants de vie à savourer, à l’infini!

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 28.08.2020

C’est vendredi, l’heure des états d’esprit, sous la pluie! Je dépose en passant une pensée aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman).

Début [16h14]

Photo: moi quand je me pose enfin ou que je pose pour l’objectif!
Fatigue : quel est ce mot?
Humeur : extra
Estomac: bobun, rouleau de printemps, tisane detox
Esprit: fourmille d’idées
Cond. phys / Bien être. : marche, sophrologie, balade à cheval, vélo

Projet/Boulot: plus projets que boulot et ça me va très bien!

Culture:  un livre sur l’analyse transactionnelle, La chèvre à la télé et La brûlante lumière de l’amour de Paule Salomon
Penser à: organiser mes idées pour éviter la dispersion!

Avis perso (1): déjà la rentrée!
Avis perso (2): le virus c’est toujours pour les autres mais parfois ça vient nous toucher de plein fouet.
Avis perso (3): je confirme, le test n’est pas une partie de plaisir!
Avis perso (4): je crois qu’il ne faut jamais cesser de croire, d’avoir foi, en la beauté de la vie, de l’amour, en tout plein de choses parce que ça existe.

Message perso (1) comment te dire… (2) merci pour tous tes mots cette semaine, c’est super adorable! (3) une nouvelle page à écrire… (4) chacun ses obsessions! (5) les bonnes choses n’ont pas de fin, elles changent juste d’apparence! (6) Merci

Loulou: rentre lundi, a pleinement profité de ses vacances, va avoir un lit de super grand
Amitiés : au téléphone, de loin (mais tout près dans le cœur)
Love : matinal, bienveillant, expressif, toujours très occupé, attentif (toujours) – bientôt 3 ans!!

Sorties :  courses dans Paris (à pied), marché et balade
Essentiel: savourer la vie tant qu’elle est là
Courses: pour la reprise de l’école et un t-shirt ici
Envie de: lui, toujours, à l’infini

Zic:

Fin [16h35]

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Dans la malle aux souvenirs

Ouvrir la malle aux souvenirs…

Ils sont si nombreux à peupler nos mémoires. Un rien peut les activer. Un rien pour leur redonner vie. Une musique, un mot, un parfum, un bruit, le roulis de l’eau, le générique du top 50, un tube à la radio, un verre de diabolo menthe. Et la valse commence. Le temps s’arrête sur une image.

Les bouchons sur la route des vacances. Les voitures remplies à ras bord. Le départ aux aurores. Les cassettes enregistrées qu’on passe en boucle et les kilomètres qu’on avale en répétant inlassablement « on est bientôt arrivé ? » tout en sachant qu’on vient juste de partir. L’aller presque triomphant. Et le retour passablement moins enthousiasmant.

Le temps de l’école. Et le temps des congés. Le temps de cahiers ouverts et des bouts de stylos mâchouillés, de l’odeur de la colle en pot. Le temps des déguisements dénichés au grenier, des casseroles que l’on brinquebale d’un bout à l’autre du jardin, des tambouilles d’herbe et de cailloux. Le temps des colonies, des cartes reçues, de celles que l’on envoie pleines de fautes d’orthographe. Le temps des pieds dans l’eau, des bains de boue et des bals du 14 juillet.

Les soupes du dimanche soir et les épinards à la crème de la cantine, passablement écœurantes. Le 7 sur 7 d’Anne Sinclair et nos mercredis “télé, bonbons et bavardages”. Les weekend à la mer et l’été à la montagne. Les sorties en refuge et la pause-pipi dans les orties.

Les premiers émois et les sauts dans le vide, les premières confidences et les prières silencieuses. Les interdits qu’on oublie et les heures de colle qui s’en suivent. Les cours de sport qui s’éternisent.

Le temps des adieux. Les premières notes d’un futur qui nous comprime le cœur. Le temps du chagrin, de la fin de l’enfance. Un visage qui revient au milieu de nos rêves puis disparaît, comme emporté par le vent. Le temps des au revoir imprévus, des séparations. Les souvenirs se voilent d’amertume. L’innocence se bat contre des murs de certitudes.

Le temps des promesses qui ne durent pas. Le temps de l’allégresse, l’éphémère entre nos doigts. Temps de poser les bases de demain sans avoir les armes pour affronter les vagues.

Les dernières années d’école et les copines « tout terrain ». Les examens. Les premières vacances main dans la main. Les spaghettis carbonisés sur le réchaud improvisé. Les danses endiablées. Les slows langoureux. La mer qui vient bénir cette entrée dans le monde tant convoité de l’adulte.

Le premier regard et le premier baiser. La première excuse mal fagotée. Les premières notes d’une histoire à créer. Premiers vertiges et envies de tout oser. Puis le fracas de la fin. Le silence de la séparation. Le vide après le plein. On en sortira vivant un jour sûrement. Pour le moment, les claques se suivent et nos larmes sont fragiles.

Une fête un peu arrosée, notre timidité envolée. On rentre tard ou tôt, le cœur gros. On s’essaye à la vie avec ses bas, ses hauts, ses promesses, ses attentes. On juge vite et mal. On juge trop souvent. Le regard des autres comme un couperet nous tend un piège dans lequel on chavire. Il faut parfois le pire.

Les amitiés qui fichent le camp, celles qui restent un peu plus longtemps, les bars de nuit et les soirées à refaire un monde qu’on voit s’écrouler. Assister passivement à la fuite inexorable du temps et ne plus savoir qui croire, ni comment.

Devenir adulte et regretter de n’être plus des enfants. Moins d’innocence. Moins de rêves. Plus de conscience jusqu’à ce qu’on crève, la gueule ouverte, par peur d’oser, par peur de manquer. Tout resurgit à la faveur d’une naissance. Une deuxième chance.

Les premiers mariages et les yeux qui pétillent. Un « oui » dans l’atmosphère. Une farandole de bonheurs à cueillir chaque jour. Pour nous ce sera différent. On ne se loupera pas. On se regardera encore longtemps comme si on se voyait pour la première fois. Avec ses frissons et ce « je ne sais quoi » qui fait trembler même les plus vaillants. On ne parlera pas du couple comme d’une relation usée,  de ce “juste assez de tendresse” pour rester. On ne disséquera pas les méandres de l’adultère, de l’infidélité. On restera loin des jugements pour mieux se protéger.

Dans la malle aux souvenirs, il y a tout un tas de secrets aussi, gardés sous scellés pendant des années, des mystères à élucider, qui dans cette vie resteront bien protégés. On veut y croire encore un peu. Avant que tout n’explose, que s’exposent nos vulnérabilités, pleines d’ecchymoses. On l’aura bien cherché. Des secrets et de regrets, de ceux qu’on jure de ne jamais avoir, de ceux qu’on trouvait dérisoires chez les autres. On n’a pas fait mieux.

Quand on farfouille au hasard, on tombe sur des pépites. Une histoire de choux à la crème sur les genoux de grand-père. Le jardin de Versailles en long, en large et en travers. Les premiers jours de soleil et les collants qu’on laisse dans les armoires. Les récoltes d’automne et nos vieux grimoires. Le jour qui se lève sur un avenir plein d’espoir. Des photos d’école et des prénoms qui nous échappent. On aurait dû les noter. On pourrait les rechercher, les copains de long date, premiers témoins de cette grande aventure dont nous ne savons que dire.

On ouvre la malle les soirs de cafard, meilleur remède qu’un café noir. Ou à la demande générale quand on veut savoir qui on était, comment on a vécu, aimé aussi. Oui on l’aurait presque oublié sans ces âmes bien intentionnées. Aimer à en avoir le cœur broyé, à ne plus sentir ses muscles, à ne plus savoir les heures, à ne plus attendre que le bruit des pas dans l’escalier, à ne plus espérer que la chaleur de ses bras. Aimer à se dissoudre dans le tout des deux, à contempler le monde d’un nuage lointain, à se faire des promesses dans les creux incertains, à se confier nos détresses jusqu’au petit matin. Aimer à vouloir se fondre en l’autre. Aimer l’amour et aimer l’aimé. Aimer dans les draps nets vite froissés, dans les courbes des hanches qui se rejoignent et ne forment plus qu’une entité sacrée. Aimer à se mouvoir dans la fréquence de l’autre, à occulter les barrières sur le chemin, à se foutre des autres. Aimer à la folie, sans céder aux injonctions, fidèles à nos choix, sans cesser de se battre pour ce en quoi on croit. Aimer jusqu’à ne plus pouvoir tenir l’amour dans une définition, dans un cadre balisé. Aimer sans relâche, sans frontière, sans attache. Ça rassure ou pas.

Et puis on la referme. Non pas à double tour. On reviendra y puiser l’énergie débordante de tout ce qu’on a créé. On visitera à nouveau ces temps reculés, où tout nous semblait accessible, tout nous paraissait simple et limpide. La malle nous promet encore de beaux voyages. Il faudrait toute une vie pour les réaliser.

Posted in Atelier Ecriture L'Atmosphérique

Challenge Ecriture #29 (25.08.2020)

Le rouge.

En voilà une couleur! Je la déteste. Je fais un blocage. Cindy a toujours l’air affolé, pourtant c’est pas faute de lui avoir dit et redit que le rouge ce n’était pas la peine d’y penser, que ça me rendait malade, même juste un point, une pépite, un soupçon sur ses lèvres. Cindy n’y comprend rien mais peut-être que vous, vous allez comprendre. Si c’est le cas, je lui dirais ce soir même que je la quitte. Elle n’aura que ce qu’elle mérite!

“On est dans le rouge!”

Qu’est-ce que j’ai pu l’entendre cette phrase. De la bouche de ma mère, un nombre de fois démentiel. Et ça commençait le jour de paie. Enfin le soir de paie. Le jour, cotillons et serpentins se bousculaient dans notre minuscule appartement, on sortait les plats du dimanche et on s’offrait un repas digne des restaurants étoilés. C’était Byzance! La grâce s’évanouissait à mesure que la nuit arrivait.

Au début, petit, je l’entendais à longueur de mois, je parlais trop certainement. J’ai appris à me satisfaire de ce que j’avais, je l’entendais déjà moins. J’ai appris à me taire. A renoncer.

J’ai appris à faire attention, au moindre centime dépensé, à la moindre envie un peu exagérée, au plus petit faux pas. J’ai appris à marcher sur du faut plat! Tout terrain était miné. Ma mère et son rouge me foutait le moral à zéro avant même de commencer.

Alors vous voyez le rouge, c’est un ennemi juré, le diable en personne qui vient me tourmenter, la voix de ma mère tel un ouragan meurtrier. Aujourd’hui, je suis en paix avec l’argent. Mais il suffit d’un rien pour me faire plonger…

Retrouvez les autres participations ici: Chez Mébul – Chez Sweet Things – Chez Josée

***

Place au sujet de la semaine prochaine. Je vous invite à composer un texte à partir du titre des cinq derniers livres que vous avez lus, en intégrant ces titres dans votre texte. Qu’en pensez-vous?

Hâte de vous lire!

 

Posted in Carnets de route, Tout un poème

Après l’emprise

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Source Pinterest

Les fantasmes ne sont que des vertiges
Les vestiges d’un imaginaire fécond
Chacun tient la liberté de les réaliser tous
Comme de n’en réaliser aucun

Ils n’ont pas de nom
Ni de patrie
Ceux que l’on écrit nous sont proches
Ou bien appartiennent à d’autres

Derrière les mots
Une identité que chacun façonne à sa guise
Une femme libre
Qui se souvient…

Un jour la femme s’assume
Puis un jour elle devient un fantôme
Un souffle rauque
Impuissant
Parce que l’homme a pris le pouvoir
Il a posé son regard sur sa liberté
Il l’a jugé comme une invitation
A entrer dans un espace qui n’est pas le sien
À faire de son corps un terrain de jeu
De ses jeux
Un objet
Un objectif
Un jour elle ne dira plus rien
Elle lui donnera ce qu’il attend
Elle sera son fantasme éveillé
Sa poupée malléable à merci
Elle nourrira ses rêves de toute puissance

Pinterest Blog 1

On peut dire le plein
Mais comment dit on le néant?

Face au corps dénudé libéré
Comment dit on le corps caché entaché par le dégoût?

On peut dire les frissons jouissifs
Mais comment dit on la peur glaçante?

Face au silence
Que reste t’il du consentement?

La violence n’est pas cruelle. Elle est sourde, étouffée. Une violence plus noire que la nuit. Une violence qui piétine puis laisse le corps tomber, sombrer, en apnée.

Il a plaqué son corps contre le sien. Rien. Pas un bruit. Pas un geste. Comme si l’absence de mouvement pouvait la protéger.
Il a remonté sa chemise de nuit. Elle a retenu sa respiration. Il a ouvert ses cuisses sans cérémonie. A t’elle résisté? Peut-être.
Un rite. Passage obligé.
Une routine. Celle de la nuit. Celle du silence. Celle de l’absence.

Un jour la femme renaîtra de ses cendres
Elle ne donnera sa confiance
Qu’à ceux qui sauront respecter sa liberté
Ne remettront pas en question ses limites
Qui aimeront son corps, encenseront son audace, glorifieront son désir
Avec le respect qui est dû à chaque être humain
Tout en sachant que jamais rien ne nous appartient.

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les Etats d’Esprit du Vendredi 21.08.2020

C’est vendredi, l’heure des états d’esprit, juste avant de s’offrir un petit weekend à la mer, histoire de poursuivre les vacances! Je dépose en passant une pensée aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman).

Début [14h24]

Photo: Jolie fleur!
Fatigue : je me sens en pleine forme
Humeur : excellente
Estomac: sandwich, tarte poire
Esprit: en mode “libération”
Cond. phys / Bien être. : marche, sophrologie

Projet/Boulot: grand calme au bureau – sinon niveau coaching, il y a plein de trucs qui sont ressortis lors de la dernière session, ça bouge – un webinar sur l’enfant intérieur et le début des pratiques pour mon livre d’or

Culture:  Pack up the moon de Anna McPartlin / Hors de prix 
Penser à: trouver des idées pour toutes les personnes qui vont bientôt me dire “tu veux quoi pour ton anniversaire? ” – j’ai bien une idée mais je ne suis pas certaine qu’elle va faire l’unanimité!!

Avis perso (1): pour vivre heureux vivons loin des infos!
Avis perso (2): parfois on se dit que tout ce qu’on a avancé sur le chemin, ça près pas lourd, et pourtant tout ce qu’on a fait nous a amené là où nous en sommes. Chaque pas compte!
Avis perso (3): tous les gens qui réussissent se sont plantés au moins une fois!
Avis perso (4): la violence conjugale n’est pas que physique. La violence conjugale impacte les hommes, les femmes, les couples hétérosexuels, comme homosexuels. La violence n’est donc pas l’apanage des hommes. Et si nous devons lutter contre les violences au sein du couple, prenons tout le monde en compte et levons tous ces tabous qui tuent.

Message perso (1) C’est comme si c’était hier mais j’ai l’impression que ça faisait une éternité! (2) Merci pour tout! (3) Ecoute ton cœur toujours (4) C’est une super nouvelle cette exposition! (5) Merci pour tous nos échanges sur mon blog et les vôtres! (6) le challenge écriture a recommencé, j’attends vos textes mardi! (7) je trouve ça super intime, plus que tout le reste…

Loulou: a une pêche d’enfer, adore le poney, s’est découvert une nouvelle passion pour Fort Boyard, veut m’offrir du thé
Amitiés : au téléphone, de loin (mais tout près dans le cœur)
Love : le retrouver enfin!
Ce matin il m’a dit “si tu te posais pas toutes ces questions ce serait pas toi”. Ça m’a touchée. Ces mots sont venus me rappeler qu’il n’y a pas si longtemps le volet sentimental de ma vie était un véritable fiasco. J’ai remué beaucoup de moche avant que le beau puisse prendre sa place. Et même si parfois encore je tremble sur un simple désaccord (la déprogrammation et la reprogrammation prend du temps), je me sens enfin libre d’exprimer qui je suis au plus profond de moi.

Sorties :  poney, mer, balades, une soirée en amoureux j’espère, sophrologie
Essentiel: aimer, aimer, aimer…
Courses: pour la reprise de l’école et un t-shirt ici
Envie de: nos corps enlacés dans la fraîcheur du matin

Zic: Imany, don’t be so shy

Fin [15h04]
Posted in Dans ma bulle

Dans ma bulle #3

 

Je reviens avec un “épisode” de dans ma bulle, une occasion de présenter les lectures qui m’ont touchée récemment, les belles découvertes, mes coups de coeur en tous genres (il y a aura des liens vidéos et podcasts dans ce rendez-vous). Il y a une variété de talents, à portée de regard. Et parfois il suffit d’un partage pour mettre en lumière ces trésors cachés! Je vous souhaite de passer un bon moment en compagnie de toutes ces personnes qui ponctuellement ou régulièrement enrichissent mon quotidien:

Nous allons commencer par un article d’Elisa sur sa participation à la marche du 08 mars (journée du droit des femmes) et sur le pourquoi surtout de cet engagement.

Continuer dans la catégorie “regards sur la société” avec un poème de Marie sur l’Abbé Pierre. Ne cessons jamais d’espérer en un monde meilleur!

Je vous emmène ensuite chez Justine, qui avec beaucoup d’humilité et d’authenticité nous parle de l’échec de son premier programme en ligne. Il faut du courage pour se remettre en question et continuer à avancer.

On poursuit avec un article de mon amie Laurie sur l’épuisement parental. C’est un sujet encore très – trop – tabou et je suis heureuse qu’elle reprenne la plume pour en parler. Libérer la parole est une urgence.

Et du côté des enfants, c’est Ornella qui nous offre un bel article sur l’intuition et l’invisible. Je ne me lasse pas de le lire!

On passe aux jolis mots, ceux de Sophie qui nous invitent à savourer la vie, ses surprises, sa douceur, sa magie, ceux plein de poésie de Nina, ceux de Ric qui se font de plus en plus rares mais qui à chaque fois sont un plaisir à lire, ceux si lumineux de Solène sur l’amour et ceux de Lexie, si touchants et magnifiques malgré la douleur de l’absence.

Du côté des podcasts, je m’y mets tout doucement et je vous invite à découvrir le premier de Nadège Gachet sur le thème “prendre soin de soi de manière autonome”. Côté vidéo, je vous invite à découvrir la chaine Youtube de Julie, qui parle de son art et de sa vie avec beaucoup de sincérité.

Belles découvertes à tous et à demain!

Posted in Carnets de route

Choisir, mon plus grand dilemme!

On a coutume de dire que c’est bon signe de douter. Peut-être. Moi j’avoue j’aimerais bien avoir quelques certitudes de temps en temps! J’aimerais que dans ma tête tout soit un peu plus clair, que les questions soient moins nombreuses, que mon mental carbure un peu moins.

Je dis souvent que niveau émotion ça part dans tous les sens, c’est souvent vrai. Mais c’est surtout parce que j’ai l’impression de passer mes journées dans le tambour d’une machine à laver. Ça n’arrête pas! J’arrive à me mettre sur pause de temps en temps quand même, mais ça repart aussitôt le frein levé.

Ce n’est pas une surprise, j’ai toujours été comme ça. Sauf dans les moments où je n’avais pas le temps me poser toutes ces questions, en gros les moments moches, où il fallait avancer coûte que coûte. Sauf quand j’ai toute petit. Je vivais dans ma bulle, si bien que ça inquiétait beaucoup les gens, qui se demandaient si ça tournait bien rond dans ma caboche!

Il y a des jours où si je pouvais je m’arracherais le cerveau. Un coup franc et on n’en parle plus!

Je dis que je doute mais le problème c’est pas vraiment ça, le problème c’est que je ne sais pas choisir. Je n’y arrive pas. Tout m’intéresse ou presque et tout me lasse très vite. Je ne m’engage dans rien. A part l’écriture! Je survole tout un tas de sujets passionnants. Je saute de l’un à l’autre. Je me fais l’effet d’un petit oiseau qui va de branche en branche et qui picore ce qu’il trouve inspirant sur son passage.

Pour avoir des idées, j’ai des idées, trop d’idées. Ça mouline la dedans et c’est horrible. J’ai conscience de m’épuiser toute seule! Alors bon, j’avance quand même, comme me le répètent mes proches. Je construis ma vie, je fais des choix, pas toujours censés, mais qui ne me mettent pas particulièrement en danger ! Je n’attends pas au bord de la route que LA réponse me tombe dans les mains comme par miracle!

J’agis avec en toile de fond plein de trucs qui me grignotent jour après jour. Il y a des jours où je le vis bien, d’autres où je me demande quand est-ce que ça va s’arrêter! C’est comme une présence (là ça commence à être flippant). Ou un truc qui bloque. Mais je suis bien incapable de mettre le doigt dessus.

Je tente pas mal de techniques pour apaiser mon mental. Donc je progresse un peu au fil du temps. Dans les moments de fatigue, de tension, quand quelque chose me dérange, c’est reparti pour un tour de piste! Et c’est souvent les mêmes questions qui reviennent. Et c’est toujours très troublant.

Une partie de la solution, je la connais, il serait bon que je change la formulation de mes questions. Alors, peut-être les réponses viendraient, comme par magie cette fois-ci! Et que j’accepte peut-être aussi que c’est ma manière d’être et qu’il me faut apprendre à vivre avec, sans que ce soit aussi handicapant.

Dites moi, vous êtes plein de questions, de doutes vous aussi ou vous n’avez pas le temps d’y penser ou vous n’êtes pas du tout dans ce “trip” malsain (good for you!)?

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Posted in Atelier Ecriture L'Atmosphérique

Challenge Ecriture #28 (18.08.2020)

Le silence. C’est ce qui m’a le plus surprise en arrivant. Un silence sombre, profond, trop profond pour l’homme. Un silence de plomb qui annonçait pire. J’en avais couvert des conflits, des zones de guerre mais ce silence là, c’était la première fois. Les casques bleus étaient partis la semaine précédente, en 7 jours seulement le silence avait assis son pouvoir. Et le soleil brillait pourtant. Espoir dérisoire.

Je me disais toujours qu’il s’agissait de ma dernière mission. Ma sensibilité vieillissait mal. Je ne  remontais plus la pente comme avant. J’avais des envies de savourer la vie, tout en sachant au plus profond de moi que le terrain comptait plus que le reste. C’était là que j’étais la meilleure, que ma vie prenait tout son sens. Mon patron le savait. Tout le monde le savait et même si ma mère tremblait toujours autant quand je partais, elle était la première à me bousculer quand mes incertitudes prenaient trop de place.

Face au silence, nous ne pesions rien mon équipe et moi. Nous avancions, incertains. L’endroit semblait désert. Des frissons courraient partout sur mes bras, alors même que la terre brûlait les semelles de nos chaussures. Ça ne ressemblait pas aux enfers déjà vus. Je marchais comme une novice, avec le souvenir de mes premiers pas sur le terrain. Rien ne nous prépare à l’horreur. On ne s’endurcit pas, ce sont des foutaises, on apprend juste à se protéger, à s’enfermer dans une bulle pour pouvoir faire face à l’indicible.

La route, en ligne droite jusque là, tournait quelques mètres plus loin. Un pas, un seul, voilà ce que cela coûtait. Nous n’étions pas certains de pouvoir le faire. Nous suffoquions déjà dans cet endroit et le silence, encore, de plus en plus présent. Un silence comme une arme de pointe, prêt à nous écraser le cœur. Le mien cognait dans ma poitrine tellement fort que je pensais qu’il allait se briser.

Nos regards se sont croisés et nos pas se sont accordés. Il le fallait. Le silence a explosé, faisant voler le sable très haut dans le ciel. Devant nous, à perte de vue, des corps, dans tous les sens. Une marée humaine. Des corps d’hommes, d’enfants et de femmes. Des nouveaux-nés, des vieillards. Des morts sur des kilomètres. Des cadavres bouffés par les animaux. Des animaux aussi, ivres de sang. Je ne pouvais pas décoller mes yeux de cette fin du monde. Plus tard, il faudrait longer la route. Il faudrait s’arrêter, prendre des clichés, raconter, il faudrait faire face à la peur, s’attaquer au silence, le chasser de ces terres, il faudrait redonner un peu de dignité à ces corps nus, à ces ventres violés, à ces intimités dépecées.

Plus tard…

***

Aujourd’hui c’est le retour du challenge écriture! Je suis très contente de vous retrouver. Je tenais à vous dire qu’une nouvelle personne avait rejoint notre rendez-vous hebdomadaire, vous trouverez ses textes sur son blog – Happycultrice

Pour la semaine prochaine, on va recommencer léger, je vous propose d’écrire un texte à partir de cette citation de Coluche “Quand j’étais petit à la maison, le plus dur c’était la fin du mois… Surtout les trente derniers jours !”

Au plaisir de vous lire et belle semaine!

 

Posted in Carnets de route

Et que toujours vive la magie!

Crédit Pixabay

Tout le monde le dit. Tout le monde est d’accord. Dans les premiers temps c’est magique. En phase de séduction, tout est possible. On sort tout ce qu’il y a de plus beau. On fait le grand-écart, on se croit invincible. Le monde autour peut bien s’effondrer, pour nous tous le projecteurs sont allumés et la piste de danse nous appartient. Nous sommes en phase avec les astres, notre bonheur éclate un peu partout et même si on s’était juré de garder ça bien caché, ça nous parait impossible. Tout le monde doit savoir que l’amour a sonné et que nous avons répondu à l’appel.

On vit chaque instant avec intensité. On a des étoiles plein les yeux. Tout est parfait, merveilleux, extraordinaire. L’autre est le summum de la perfection, ses défauts nous apparaissent en pointillés, pas de quoi s’y attarder. Ça dure, ça dure puis ça devient une habitude. Plus rien à prouver, plus rien à promettre. On se pose et après tout ce tumulte, ce grand bain des émotions, ça fait du bien.

La phase de séduction est passée. On s’apprête encore un peu, pas seulement physiquement, pour les occasions particulières. Le reste du temps, on évolue, on le pense, en terrain connu. Alors qu’il faut une vie pour se connaître vraiment, on imagine qu’à deux, c’est différent. Et puis tout le monde le dit, il finit par y avoir tellement d’à-côtés, qu’on oublie, on ne prend plus le temps. Ils sont acquis les sentiments. On trouve son rythme de croisière et vogue la galère!

Franchement, ça me rend triste. Pas pour les gens, parce qu’ils sont heureux et c’est bien là l’essentiel! C’est quelque chose de plus viscéral, comme un manque. C’est indescriptible comme sensation. C’est moi, quoi!

Oui, ça me rend triste, le quotidien, ce qu’on ne se dit plus, la magie qui se fait la malle, la séduction qui n’est que rarement à l’ordre du jour, l’extraordinaire qu’on ne voit plus, les défauts qu’on voit davantage! Ça me file le blues, un coup de nostalgie qui s’engouffre là où il ne faudrait pas. Parfois c’est foudroyant. Et parfois c’est juste comme ça. Et puis, après tout, ça ne me regarde pas! Ça me fait réfléchir.

C’est un peu la vie comme on nous l’apprend. Sauf que moi je n’en veux pas de cette vie là! Moi, je veux des pépites, je veux du soleil, je veux des nuits d’étoiles filantes, je veux pas faire les choses par habitude, je veux des surprises (même si ça me déconcerte), je veux de la musique, je veux pouvoir rire fort même si ça dérange les autres et pouvoir pleurer aussi, sans qu’on me dise quoi que ce soit. Je veux de la séduction plus qu’une fois par trimestre. Je veux que ça cogne fort dans ma poitrine. Je ne veux pas perdre de vue le merveilleux. Je veux danser jusqu’à ne plus avoir de souffle. Je veux de la joie, pure, dense, intense!

Ça peut paraître idéaliste, un peu fou, carrément barré, j’en ai pleinement conscience. Je ne demande à personne d’y adhérer. Je sais juste que la vie ça passe, assez vite quand on y pense, et parfois ça casse un peu tôt aussi. Une vie sans présence à moi-même serait une petite mort, lente certes, et pour toujours un regret!

Et vous, vous envisagez ça comment, la vie, l’amour, le quotidien?

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Posted in Humeurs d'Auteur

L’auto-édition et moi, c’est terminé!

Crédit Pixabay

C’est venu comme ça, dans mon rêve, l’évidence. L’aventure a débuté en 2015. Je vous offre un petit flashback pour l’occasion.

Mars 2015

Cela fait un peu plus de deux ans que j’ai tout quitté pour sauver ma peau. Je suis en plein divorce, un divorce qui m’oblige à revivre une histoire douloureuse, mon fils vient de fêter ses 2 ans, j’ai commencé un nouveau travail (pas fait pour moi mais quand il faut gagner sa vie on ne se pose pas trop de questions). Je vois tous les 15 jours le père de mon fils dans le cadre de visites médiatisées et c’est comme si je me prenais un coup de poing dans le ventre à chaque fois. Je vis avec mes parents et là aussi c’est loin d’être simple. Je me retrouve au moins une fois par semaine en larmes dans le hall de mon immeuble en me demandant comment je vais tenir un jour de plus.

Il me faut quelque chose. Ma vie est un fiasco total. Heureusement j’ai des amies hors-paires, sans elles je ne sais pas si je tiendrais le coup. Mais au quotidien je suis seule, seule face à mon mal être de maman, seule face à l’emprise qui sévit toujours, seule face à la souffrance de mes parents, seule avec mes émotions, mes souvenirs, mes cauchemars, mes peurs, ma colère.

En mars 2015, écrire encore et encore a été ma bouée de secours. J’avais un projet, un projet dans lequel je me sentais un temps soit peu à l’aise, quelque chose qui me parlait en tous cas. Écrire m’a permis de sortir tout ce que j’avais sur le cœur, sans emmerder personne. Nous ne sommes pas tous égaux devant le chagrin. Certains peuvent l’écouter. D’autres moins. Au bout d’un certain temps, tout le monde a envie que ça passe et quand ça ne passe pas, on en prend plein la gueule, une fois de plus.

Je me suis lancée et beaucoup de personnes m’ont suivie dans cette aventure. Mon premier recueil est sûrement celui qui s’est le plus vendu, pourtant c’est loin d’être le meilleur! J’ai enchainé, les idées ce n’est pas ce qui manque. J’ai tout lâché sur le papier. L’auto-édition, une bonne option, après avoir envoyé les manuscrits de chacun de mes livres à des maisons d’édition et reçu des retours négatifs.

Six livres plus tard, force est de constater que la mayonnaise ne prend pas. C’est un peu comme quand on a passé des heures en cuisine pour réaliser un super repas et que les invités répondent “c’est pas mal ton truc.”   Beaucoup, beaucoup de travail pour un résultat “pas mal”. C’est mieux que rien mais pas assez pour avoir envie de continuer, surtout avec mes projets du moment. Je suis heureuse d’avoir essayé, d’avoir eu le courage de sauter ce pas. Les retours que j’ai eu ont toujours été très positifs. Je sais que beaucoup de personnes aiment ma façon d’écrire. Un style ne suffit pas !

Il est temps de raccrocher. Je vais continuer à écrire bien sûr, ici, puis des romans, des nouvelles, des pensées, ce que j’aime, de proposer mes manuscrits à des maisons d’édition. Mon amie Laurie me dit que ça paiera un jour. J’ai envie de la croire!

Je remercie chaleureusement toutes les personnes qui m’ont accompagné au long de ces 5 années. Ma vie a repris des couleurs et j’ai du mal à réaliser que j’en sois arrivée là. Comme quoi tout est possible. Je remercie aussi énormément mes plus lectrices fidèles, pour leur soutien sans faille, elles se reconnaitront!

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Les États d’Esprit du Samedi 15.08.2020

Une fois n’est pas coutume, je partage mes états d’esprit le samedi matin. Ma lecture d’hier soir m’a tenu en haleine. Je dépose en passant une pensée aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman).

Début [09h05]

Photo: vacances
Fatigue : début de semaine difficile avec la chaleur, ça va mieux (il faut que je pense à noter mes rêves!!)
Humeur : très bonne
Estomac: prunes et boisson chaude
Esprit:
Cond. phys / Bien être. : séance de sophrologie et d’hypnose, un peu de marche.

Projet/Boulot: tri, rangement, classement au bureau (des choses qui me font du bien) – coaching, ça prend forme. J’ai pas mal travailler sur mes blogs aussi, trier mes brouillons, mettre mes articles à jour, créer une page Facebook pour mon blog (ça relève du miracle!) – modules de formation sur Jung et les rêves, initiation au pendule et sinon j’ai lu plein de choses sur le Human Design.

Culture:  Je l’aimais de Anna Gavalda (le temps où Anna Gavalda écrivait des livres qui me faisaient quelque chose) – Né d’aucune femme de Franck Bouysse (entre les avis qui encensaient ce livre et ceux qui m’avaient dégoutté de le lire, je me suis lancée et wow quelle claque!) – Essai d’exploration de l’Inconscient de C.G.Jung (je commence à bien l’aimer Jung)
Penser à: un truc très futile – garder ma jolie ligne de sourcils!

Avis perso (1): tous ces trucs sur la “privation de nos libertés” ça commence à me fatiguer. Vous saviez vous qu’un accord pour l’annexion d’une grande partie de la Cisjordanie à l’Etat d’Israël était en cours (on en parle des libertés du peuple Palestinien!)
Avis perso (2): et si on changeait de vision – si à la place de “qu’est-ce qui cloche chez moi?” on disait “qu’est-ce qui est génial en moi?”
Avis perso (3): je suis d’avis de faire attention à tous les jugements qui traversent notre esprit chaque jour et de les noter – ça en dit long sur nous et ça pourrait bien nous faire progresser aussi! Partants!

Message perso (1) Prends soin de toi! (2) Ca me fait toujours plaisir de t’entendre  (3) Une belle surprise, merci du fond du coeur! (4) Je pense vraiment fort à toi dans ta nouvelle vie, nouvelle ville ma jolie ! (5) Tu feras un gros gros bisou à Leti de ma part, ok! (6) Super cette nouvelle rubrique!

Loulou: trop chou, n’arrête pas de me dire “je t’aime”, profite de ses cousines, de la plage, des balades à poney, gère de mieux en mieux ses émotions
Amitiés : de beaux souvenirs et moments passés ensemble
Love : en vacances, en profite pleinement, bien occupé, a de bons goûts musicaux
Sorties :  visite chez mémé et peut-être IKEA, marché

Essentiel: la magie, la joie (se les rappeler toujours au milieu du quotidien et des vicissitudes de la vie)
Courses: pour la maison
Envie de: pratiquer des anamnèses et interprétations des rêves (et plein d’autres choses encore)

Zic: Une superbe chanson qui me file des frissons

Fin [09h55]

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Composer avec soi, l’aventure d’une vie!

Crédit Pixabay

Les hauts, même très hauts. Les bas, aussi très bas. On peut dire que mes émotions sont comme les vagues qui caressent le sable. Sans cesse en mouvement. Elles me font toucher les profondeurs et je me demande toujours si j’en reviendrai. Puis me font atteindre des sommets où sérénité et sagesse m’offrent des heures magnifiques à contempler l’absolu, l’éternité.

La joie, la peur, la colère, le chagrin. Elles me traversent avec fulgurance puis repartent. Elles sont ma boussole quand je m’égare. J’aimerai, il est vrai, que tout soit plus calme, posé, que mes états d’âme soient moins dispersés, mes contradictions moins douloureuses,  ma conscience moins torturée, ma sensibilité moins à fleur de peau.

Mais je dois dire que c’est aussi tout cela qui me pousse en avant. Je peux me sentir pousser des ailes un matin, après une nuit de torture psychologique. Je peux avoir envie de sauter sous un train et la minute d’après me sentir attirée par une force telle que tout me parait possible.

Je dis souvent que je suis comme une funambule au-dessus du vide. C’est excitant et angoissant en même temps. C’est la vie et la mort à chaque instant. Mourir pour renaître. Tant de cycles dans le grand cycle des marées, des saisons, du temps, de l’espace.

Je crois qu’il faut apprendre à s’accepter avec tout ça, notre bagage, notre héritage, ne pas envier l’autre qui semble – c’est toujours très subjectif tout ça – mieux s’en sortir que nous. Apprendre que nos failles sont nos forces et nos forces des failles en fonction des moments de la vie. Qu’il n’y a rien de linéaire dans cette grande aventure.

Je crois qu’il faut apprendre à se connaître pour pourvoir grandir, mieux, appréhender les choses sous des angles plus souples. S’accueillir dans toutes nos facettes, des plus lumineuses aux plus sombres. Accepter que nous portons certaines lunettes et qu’en la matière il n’y en a pas de meilleures que d’autres. A chacun sa personnalité, à chacun d’en tirer le meilleur.

Je crois qu’il faut apprendre à creuser, à aller loin même quand ça fait mal, surtout quand ça fait mal, pour vivre plus libre, pour retrouver la joie inhérente à notre nature humaine. Nous en parlons peu et pourtant elle est là, elle attend d’être vue, reconnue, entretenue.

Je crois qu’il ne faut pas avoir peur du noir car comme le dit une citation que j’aime beaucoup “l’ombre a tant été aimée qu’elle en est devenue clarté“. Et qu’il ne faut pas avoir peur de la magnificence du jour non plus.

Je crois qu’il faut toujours revenir à soi. Le chemin se fait bien souvent seul. Mais la route est parsemée de merveilles, de belles rencontres, de jolies surprises et d’innombrables bonheurs. Il suffit d’être prêts à les laisser venir à nous.

Et vous, vous arrivez à composer avec vos multiples facettes? Avec vos forces, vos faiblesses, votre passé, vos rêves, vos chagrins, vos démons? Un peu, parfois, pas encore, beaucoup mieux qu’hier?

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Posted in Carnets de route, Variations Littéraires

Le va et vient des sentiments (réflexions sur l’amour)

J’ai retrouvé le grand lit et les draps enroulés autour des fragilités. On ne se refait pas. On reste ce qu’on est et on enlève les couches de ce que nous ne sommes pas. Les masques tombent en chemin et reste le vulnérable.

Elle a dit “on ne se remet jamais totalement d’un divorce” et quelque part elle a raison. Il y a toujours une petite cicatrice quelque part comme toutes les blessures de la vie. Même si c’était nécessaire, essentiel, vital, c’est toujours un deuil qu’on ne finit jamais vraiment de faire. Ou bien avec le temps, quand on a intégré que nos rêves ne sont que des chimères de papier. On en construit d’autres ou on les laisse passer.

Oui une cicatrice, une petite faille. On fait du mal sans le vouloir. Ce n’est pas entre deux, c’est entre tant. Les parents, les enfants. Mêmes les amis. Tout le monde reçoit sa dose de chagrin. C’est presque équitable.

C’est comme les séparations, les ruptures, les “je t’aime” qui ne portent plus très loin. Parfois il y a des garde-fous, des bases plus stables pour nous maintenir droit dans le chagrin. Parfois, on reprend tout à zéro, on repart de rien. On tient. On est comme ces aventuriers de l’extrême qui côtoient les hauteurs et s’aventurent sur ces ponts suspendus. Mieux vaut ne pas avoir peur du vide! On évolue comme on peut et on nous dit qu’il faut aller de l’avant. On ne fait que ça. On reconstruit tout pas à pas. Ils sont fort ceux pétris de bons conseils. Ils zappent les émotions ou bien reviennent aux fondations. Mais quand il n’y en a plus, quand tout s’est envolé, quand on reste seul avec le poids de ce qui ne sera pas, aller de l’avant c’est épuisant tant le sommet de la montagne semble inatteignable. Et si on y arrive, on se demande si on n’aura pas brûlé toutes nos cartes. On ne sait pas encore qu’au milieu de tout ça, la lumière lentement se faufile pour nous apparaître dans toute sa beauté quand on sera enfin prêt à ouvrir les yeux pour l’embrasser.

On se quitte en s’aimant, parce qu’on n’a pas su faire, dire, se dire, parler. Pour tout un tas de raisons qu’on ne saurait expliquer. Trop de certitudes ou de doutes. Trop de choix ou de non-choix. Au final, les creux pèsent davantage, c’est dommage. On a juste mal évaluer les choses, notre aptitude aux compromis. On n’a pas compris. Ou on reste en ne s’aimant plus parce que c’est plus facile. Peut-être. C’est mal fichu parfois la vie!

On s’isole ou on replonge, un peu vite, sans avoir guéri, sans avoir pris le temps des émotions, sans plage de solitude pour se retrouver. L’autre devient le pansement qu’on n’a pas pris le temps de trouver, en soi. Ou bien on choisit plus de facilité. L’amour liberté. Pas d’attache. Pas de projet. Pas de communauté. Pas d’attente. Juste ce qu’il faut de sentiments pour vivre le meilleur. Pas de quotidien. Beaucoup de mystère autour d’une histoire sans titre. Un abonnement entre parenthèses, juste l’essentiel. Parfois c’est doux. Parfois douloureux. On fait ce qu’on peut.

Tout le monde se demande un jour ou l’autre si ils/elle est doué pour aimer, s’aimer. La nuit surtout. Le jour, les fantômes se taisent, l’heure est à vivre. C’est quand les lumières s’éteignent que les maux reviennent nous bousculer. On ne pourra jamais tout comprendre ni tout expliquer. Alors pourquoi je m’escrime tant à essayer?

Et vous, vous en pensez quoi de tout ça?

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