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Atelier d’écriture #14

Vivian réfléchissait et plus il réfléchissait, plus le tintamarre dans sa tête prenait de l’ampleur. Un vrai orchestre avec trompette et cymbales. Il se demandait bien comment une idée aussi saugrenue avait fait son chemin dans sa calebasse. Le revoir, après tout ce temps, dix ans, invraisemblable ! A quoi ça pouvait ressembler des retrouvailles dans la même ville, au même endroit, avec les mêmes individus et entre temps, des souvenirs, des blessures, des départs, des remords ?
Retrouver son numéro, le composer, hésiter, résister, puis parler derrière le combiné. Il s’était esbaudi au timbre de sa voix, juste un peu. Quelques minutes et un rendez-vous pris : le café du boulevard, celui des grandes nouvelles, avec les lampes de toutes les couleurs, à 19h tapantes.

Vivian sentait ses jambes se dérober à mesure qu’il approchait de l’endroit. Le grand café avait perdu de sa superbe, les couleurs de leur splendeur d’antan. Il s’installa à une table, dans un coin, à l’abri des regards. Après tout, ce rendez-vous, loin d’être une sinécure, méritait un brin de discrétion. Au téléphone, esquivés les sujets nidoreux, mais ils demeuraient comme un fouillis disproportionné entre eux deux.

Il vit arriver Paul de loin. Aucun changement dans sa démarche, il parlait toujours avec les mains, invectivait les passants qui marchaient lentement sur le trottoir. Vivian se demanda, un court instant, si il ne fallait pas mieux payer le café et partir. Il avait pensé que Paul aurait pu changer, qu’il aurait pu développer des qualités empathiques ou enrichir son vocabulaire émotionnel. Mais de là où il regardait il voyait le même numéro se jouer à des années d’intervalles. Il le retrouvait tel qu’il l’avait quitté, devant le jardin et les roses trémières, le dernier des cuistres singeant ses mimiques et se moquant de ses manières, comme il disait.

Paul s’installa tout sourire en face de lui, mais avant qu’il ait eu le temps de prononcer une parole, Vivian sortit d’une traite : « maman va mourir et c’est toi qu’elle réclame », laissa le café sur la table avec un numéro, ivre de fureur mais satisfait du devoir accompli.

Un grand merci aux participant(e)s – retrouvez ici les textes: Chez Sweet Things, Josée, Mijo

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Pour la semaine prochaine, je vous invite cette fois à la poésie en partant du poème “mon rêve familier” de Paul Verlaine et en changeant à votre guise les morceaux de phrases en gras (d’après une proposition de Josée):

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.

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Atelier d’écriture #13

Une étoile sur un trottoir
Perdue sur l’asphalte brulant
D’une ville excentrique
Avec ses maisons extravagantes
Ses arbres difformes
Sa nature de gris marinés
Ses formes diverses et variées
Comme dans un rêve apocalyptique
Qui ne ferait que nous emmener
Vers une fin démesurée

Une étoile que j’ai cueillie
Sur l’asphalte humide
Pour la sauver d’un destin
Que je ne saurai vouloir pour mon prochain

Et elle et moi nous avons marché
Dans les herbes hautes
Jusqu’à ce sentier perdu
Jusqu’à ce territoire en friche
Cette terre battue par les vents
Et cet air dépourvu de vices

Là, elle s’est envolée pour rejoindre les siens
Et j’ai construit de mes deux mains
Le monde de demain

Retrouvez ici les participations: Chez Sweet Things, Chez Isabelle-Marie, Chez Josée

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Pour la semaine prochaine, normalement plus personne ne sera en vacances (!), je vous invite à faire se rencontrer deux personnages qui ne se sont pas vus depuis 10 ans, en intégrant les mots suivants: sinécure, cuistre, s’esbaudir, nidoreux et tintamarre. Merci et au plaisir de vous lire!

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Atelier d’écriture #12

“Je n’attendais que vous, rendez-vous demain même heure, même endroit”, écrit à l’encre rouge sur la première page du dernier roman de Jean-Christophe Grangé, Lucie sursaute et se tourne de tous les côtés pour voir si quelqu’un l’observe. Autour d’elle, il y a du monde, tant mieux et le ciel est d’un bleu éclatant. Elle respire, certaine que rien ne peut lui arriver. Elle efface vite la terreur et relit la phrase, qui ne la laisse pas indifférente. Lucie ne rate aucune émission sur les psychopathes d’hier et d’aujourd’hui, quand elle part en vacances, elle s’assure toujours de rendre une petite visite aux Hôpitaux Psychiatriques ou asiles abandonnés. Elle est friande de tout ce qui a trait de près ou de loin aux tourments et tortures du psychisme humain.

De là, à partir elle même en quête d’indices plus précis, il n’y a qu’un pas. Mais se sent elle réellement prête à tenter le tout pour le tout, quitte à avoir son portrait en première page d’un énième fait divers dont elle serait la principale victime? Lucie prend le livre et va s’installer sur un blanc du parc, pas trop loin de l’effervescence, mais assez reculé quand même pour pouvoir réfléchir à tête reposée.

Sa fibre aventurière l’enjoint d’éclaircir le mystère, dès demain, même heure, même endroit. Sa raison, elle, lui coupe l’herbe sous les pieds – une idée dangereuse et qui ne la mènera qu’à sa perte. Qu’à cela ne tienne, Lucie se sent d’humeur à passer à l’action, après tout elle a une bonne connaissance de ce genre de terrain et il est grand temps que ses heures à dévorer des histoires sordides lui servent enfin à quelque chose.

Lucie passe une nuit difficile, dans ses rêves les mots dansent et son cœur s’impatiente. Elle voit sa vie défiler, ses premiers pas sur des petites intrigues des cours de récréation et son intuition maintes fois célébrée par petits et grands. Le doute n’a pas sa place et c’est pleine de frissons qu’elle se rend au parc le lendemain, son livre sous le bras, bien décidée à lever le voile sur le messager.

En s’approchant de la boite aux livres où se trouvait hier le roman, elle aperçoit une silhouette, qui furette avec énervement. Elle attend un peu en retrait que l’individu passe son chemin. Mais il reste, il se prend la tête dans les mains, sort des “putain” à tort larigot, invective les passants, cherche du regard les environs avant que ses yeux ne foudroient Lucie. Un regard noir, perçant, angoissant. Il fonce droit sur elle et lui arrache le livre des mains “espèce de sale voleuse, c’est le mien.” Lucie ne bouge pas, interloquée, contente de constater que la foule autour s’est arrêtée, non pour assister au spectacle mais pour intervenir si l’homme se met à la frapper.

Au loin, on entend des sirènes. Puis plus rien. Plus d’homme, plus de cris, juste les oiseaux qui pépient et une phrase qui arrive aux oreilles de Lucie “depuis le temps que je vous le disais que le vieux JC finirait en HP!”.

Retrouvez ici les jolies participations de: Sweet Things, Josée, Mijo, Isabelle Marie

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Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte à partir de la photo suivante. Hâte de vous lire! Belle semaine.

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Atelier d’écriture #11

“Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne”
Je le sens je le sais
Je retrouverai tes pas dans les pas de nos pères
La garnison de thym et les charpentes de lierre
J’entendrai le bruit cristallin de l’eau
Le chant sacré du petit ruisseau
En contrebas duquel nous nous régalions hier
Des mûres sauvages près des champs de bruyère
Je décèlerai un rire, un de ceux qui chavirent
Un regard au loin, le tempo d’un soupir

Et la terre se souviendra
Et la terre me soulèvera

J’irai haut dans le ciel rejoindre les oiseaux
Dévêtu de tous mes vieux oripeaux
Je serai nuage, voyage, vagabondage
Un autre moi, sans âge, plus sage

Retrouvez les participations ici – Un grand MERCI à tous: Chez Sweet Things, Chez Isabelle-Marie, Chez Mijo, Chez Josée, Chez Marinade d’histoires

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Pour la semaine prochaine, on va partir de la situation suivante: votre personnage se promène, croise une boite à livres, en choisit un et en l’ouvrant lit la phrase suivante “Je n’attendais que vous, rendez-vous demain même heure, même endroit”. A vous d’imaginer la suite…

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Atelier d’écriture #10

Texte à venir…

Toutes les autres participations à découvrir ici: Chez Isabelle-Marie, Chez Sweet Things, Chez Josée, Chez Sandra

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Pour la semaine prochaine, je vous propose d’écrire un poème ou un récit à partir de la célèbre strophe suivante “Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne” en partant sur un style complètement différent de celui du poème initial. Au plaisir de vous lire!

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Atelier d’écriture #9

Lisa caresse du regard le jardin de son cœur

Les lilas blanc qui caracolent sur les allées
Les aubépines en fleurs tachetées
Les arbres aux branches qui s’entremêlent
Servant de parasols les jours de grand soleil
Les pâquerettes aux airs de fête
Les rosiers au parfum fruité
Sur l’herbe fraiche de rosée
Elle se pose nu-pieds
Humant les odeurs qui se dégagent
De la nature au petit jour
Un plaisir qu’elle s’offre sans détour
Sa plus belle invitation au voyage

Retrouvez les participations ici: Chez Isabelle-Marie, Chez Sweet Things, Chez Sandra, Chez Mijo, Chez Josée

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Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte qui inclura toutes les phrases suivantes: “en dépoussiérant son grenier” – “la table en bois nappée aux couleurs de l’Italie” – “la boite de nuit puait le whisky rance” – “il s’en est fallu de peu pour qu’il perde l’équilibre” et “la porte s’est ouverte sur sa tête cramoisie”. A Vos Plumes!

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Atelier d’écriture #8

Quel ennui! Et ce vent qui n’en finit plus! Et ce temps qui s’allonge sans aucune perspective d’occupation. Et dire qu’hier encore on se plaignait de l’entendre chanter, de sa voix mal assurée, en baladant son panier plein à craquer de bodies de toutes les couleurs. Et dire que nous la trouvions trop délicate quand elle nous prenait par la taille pour faire tenir sa ribambelle de coton. Nourrice nous avait prévenues: attention les filles, l’heure va bientôt sonner où vous ne servirez plus que pour les jeans usés et les t-shirt aux tâches de gras impossibles à faire partir! Beaucoup moins agréable. D’ailleurs, depuis, on a remarqué qu’elle chantait moins, que son panier semblait peser un peu lourd certains jours. Elle finissait par nous attraper vivement, même pas un regard. Mais c’était encore mieux que ce vide.

On s’interroge entre nous, on ne sait pas vraiment ce qui nous attend. C’est pas dans ses habitudes de nous laisser là sur le fil, de ne même pas nous rentrer pour la nuit. Il se passe quelque chose. On a voulu envoyer une des nôtres en reconnaissance, de l’autre côté du jardin. Elle s’est défait la hanche à mi-chemin. Pas de bol! Depuis on attend…

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Elles se la coulent douce les ménagères! Hier elles faisaient la tronche devant les bodies, et les voilà qui regrettent. Tant mieux pour elles. C’est pour ça que je les malmène un peu, que je souffle pour ne plus entendre le tintamarre de leurs voix.

Elles n’ont rien compris à l’histoire. Ca me ferait presque pitié, mais je ne me laisse pas aller à ce genre d’émotions inconséquentes. Elles l’ont bien mérité cette inactivité. Et la perspective d’un changement de programme s’éloigne à vue d’œil. Si elles ne savent pas, moi je suis au parfum de ce qui se trame de l’autre côté du jardin. Je vais, je viens, personne ne s’occupe de moi, sauf pour pester quand je me défoule et que ça gâche les photos de mariage!

Elles peuvent toujours courir pour que je les mette au courant. Fallait pas qu’elles cancanent et qu’elles disent du mal…

En attendant, retrouvez les participations ici: Chez Sandra, Chez Isabelle-Marie, Chez Marinade d’Histoires, Chez Josée, Chez Mijo

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Pour la semaine prochaine, une nouvelle idée, une nouvelle invitation à laisser s’exprimer votre inspiration / imagination – rendez-vous au pays des odeurs du jardin. Invitez tous vos sens et faites nous découvrir cette ou ces odeurs qui vous subjuguent, vous entêtent ou celles que vous fuyez!

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Atelier d’écriture #7

J’étais pigiste dans un journal raté qui nourrissait la cervelle de tout un tas d’artistes sur le retour, qui se prenaient pour des demi-dieux. Ils pensaient, à tort, détenir la palme de la créativité alors même que la seule chose qu’ils faisaient était de tracer des lignes sur une page blanche. Des lignes de couleur, certes, mais tout de même.
Tous les matins je me coltinais la revue de presse, les interviews des quinquas bohème, les joutes verbales sans fin de ces énergumènes sans le sou, pour qui l’art ne rentrait dans aucune case, faisant d’eux des êtres supérieurs.

J’avais décroché ce boulot, pour arrondir mes fins de mois, à la suite du vernissage du copain d’un copain d’un copain. Quand on rame, on part à la pêche !
La fête battait son plein et je notais sur un carnet ce que m’inspiraient les œuvres impudiques et quelque peu torturées, quand une grande frite s’était pointée devant moi, sourire aux lèvres en me demandant si j’étais la journaliste dédiée à cette « exposition fa-sci-nante ! »
J’avais été tentée de dire que je trouvais le tout absurde et sans intérêt, pire encore complètement grotesque mais je ne savais pas qui était cette nana, j’avais donc joué la carte de la fille hyper sensible à la singularité de ces œuvres, usant et abusant de superlatifs, ne trouvant pas de mots assez forts pour décrire ses émotions face à cette imagination éblouissante.

Un vendredi soir sur la terre et un lundi matin en enfer. J’avais signé les yeux fermés après quelques shots de tequila, histoire de tenir le coup face à l’hystérie de celle qui avait fait de moi sa nouvelle égérie.
Depuis et en attendant de trouver mieux, je compte les jours en traçant des lignes sur le calendrier art déco – cadeau de la direction – accroché au mur de mon bureau, coincé entre des caisses de peinture et des kilos de pinceaux, prêts à me faire la peau !

Retrouvez les participations ici: Chez Isabelle Marie, Chez Marinade d’histoires, Chez Sweet Things, Chez Mijo, Chez Sandra

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Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte sous deux angles différents – c‘est un exercice que j’aime beaucoup – à partir de la photo suivante: une partie sous l’angle de la nature et l’autre sous l’angle des pinces à linge! Amusez-vous bien!

Photo by Karolina Grabowska on Pexels.com
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Atelier d’écriture #6

“Le début de l’absence est comme la fin de la vie”. Madame Violette l’avait écrit en gros sur le tableau noir, en claironnant “Vous avez 3 heures!” Le choc.

Je ne voyais que le mot absence, la sienne. Depuis, depuis quand déjà?

Elle était riche de convictions, je n’avais aucun avis sur les choses. Elle était mère de cinq enfants, le seul que j’aurai pu avoir s’était éclipsé avant les 9 mois réglementaires. Elle connaissait l’amour avec un grand A, je n’avais fait que l’effleurer. Ses projets menés à terme narguaient les prémices des miens. Elle allait à la messe le samedi soir et le dimanche, nous nous retrouvions, bombes de peinture à la main, trois heures rien que pour nous, loin de nos univers respectifs, loin de tout ce qui faisait un monde à mille vitesses.

Je ne voyais que le mot fin, comme un mauvais clin d’œil. J’avais taggué le French en rose. Elle avait ajouté le Kiss. Ca avait de la gueule notre association. La dernière. Le dimanche suivant j’ai attendu en vain. Et puis j’ai essayé les mails, les appels. Rien. J’ai continué à y croire quand tout me poussait à abandonner. Puis un matin, j’ai vu son nom. Accident de la route. Voilà ça s’était fait comme ça, tout simplement. Je n’en avais rien su car je n’avais aucune place dans sa vie, ou alors de loin.

La cloche a retenti me sortant de mes souvenirs. Trois heures déjà que j’étais partie. J’ai rendu copie blanche, presque rassurée. Cette page vierge de mots parlait d’elle même.

Retrouvez toutes les participations ici: Chez Isabelle Marie, Chez Sandra, Chez Marinade d’histoires, Chez Josée, Chez Mijo, Chez Sweet Things

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Pour la semaine prochaine, je vous propose d’écrire un texte qui commencera par la phrase suivante: “J’étais pigiste dans un journal raté qui nourrissait la cervelle de…”

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Atelier d’Ecriture #5 (Petit Changement)

A chaque nouveau dossier, l’euphorie pointe. Manon sait pourquoi elle a choisi ce métier. A l’heure des lait-menthe et des cassettes audio, elle avait déjà ce sens de l’autre, cette envie de casser les codes, elle prônait la Justice comme valeur absolue. Elle avait prêté serment avec fierté. La photo de ce jour mythique trône dans son bureau parqueté, aux murs blanc immaculé. Un endroit paisible pour accueillir les confidences de celles et ceux qui remettent leur vie en question et se lancent dans une aventure dont les tenants et aboutissants sont incertains.

Les jours où elle n’est pas en audience, elle s’installe devant sa table en verre et regarde par la fenêtre, Paris, sa ville, ses boulevards, son trafic, ses gens qui passent, qui s’aiment un peu, beaucoup, ses idées qui volent et s’écrasent parfois avec fracas sur le bitume, avant de reprendre leur ascension et leur liberté. Le plan est simple : respiration, hydratation avant d’accueillir le prochain client.
Chacun arrive avec ses maux et ses besoins, autant d’appels au secours qu’elle tente d’écouter avec professionnalisme. Elle note les grandes lignes au milieu des bribes de vie chargées d’émotions. On le sait bien une version des faits est toujours empreinte d’une certaine couleur en fonction de la personne qui la partage et de son état d’esprit.

Elle récupère ensuite les pièces, les justificatifs, sort quelques instants, la salle de reprographie au bout du couloir est devenu son sas privilégié de filtration des informations récupérées, qu’il va falloir trier. Afin d’apporter une aide constructive et préparer un dossier en béton pour la suite des festivités.
De retour dans son bureau, elle fait un bilan au client, lui donne les points clés de la procédure qui va suivre. Elle sent son regard qui retient une fontaine de larmes, qui explosera une fois les mains serrées sur le pas de la porte.

A la fin de chaque rendez-vous, elle prend quelques minutes pour elle, histoire de faire le vide. Ses pensées l’entrainent sans cesse entre les bras d’Yves, loin du tumulte, sa présence est rassurante. Elle se laisse aller au dernier souvenir de leurs corps emmêlés dans un lit anonyme, qui tel un nuage moelleux lui offre un répit salutaire.

Retrouvez les participations ici: Chez Sweet Things, Chez Isabelle-Marie, Chez Sandra, Chez Mijo, Chez Josée, Chez Marinade d’Histoires

Bravo à toutes! L’exercice n’était pas simple et vous avez fait des merveilles! Comme quoi un peu de piment pour révéler le meilleur de soi.

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Pour la semaine prochaine, place à la photo, il semble que certains préfèrent! Mais avec une contrainte (sinon ça ne serait pas drôle), votre texte devra inclure la citation suivante: Le début de l’absence est comme la fin de la vie.” ( Félix Lope De Vega ).

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Atelier d’écriture 2022 #4

Louis vient de se disputer avec Maxime et il attend, que la colère se calme, que son cœur cesse de battre comme un train lancé à toute vitesse. Maxime raconte vraiment n’importe quoi. Cette fille aux cheveux longs au bras de son père, que du pipeau. D’abord son père il n’aime pas les cheveux longs. Il trouve ça banal, il le répète à maman quand elle veut changer de coiffure, quand le carré l’ennuie. Il confie à Léa qu’elle est bien plus jolie avec ses cheveux courts qu’avec de longues mèches sans charme. Maxime dit tout ce qui lui passe par la tête de toute façon et maman dit qu’il ne faut pas trop lui en vouloir, que sa mère est fragile. Tu parles, c’est trop facile. Et puis c’est pas de sa faute à lui. Maxime est jaloux c’est tout. Alors il a imaginé cette histoire stupide, il lui a même dit qu’elle était jolie, la jeune fille, qu’elle souriait et qu’on aurait dit qu’elle avait des paillettes dans les yeux. Et que son papa il avait l’air heureux.

Louis se penche et regarde son reflet dans la flaque. Maxime a du confondre. Ca arrive à tout le monde. Il a peut-être voulu lui faire du mal, histoire de se dire qu’il n’était pas seul à souffrir. Pari raté. Louis se concentre sur le reflet net. Il veut oublier les mots de Maxime mais ce n’est pas si facile. Puis il se souvient que papa, maman, Léa et lui c’est pour la vie!

Retrouvez les participations ici: Chez Isabelle Marie, Chez Captaine Demoral, Chez Josée, Chez Sweet Things, Celui qui faisait des sauts chez Sandra et Le texte de Marie LC (ci-dessous envoyé par mail):

Pendant qu’il attendait patiemment le bus, le jeune Edouard contemplait ses chaussures aux lacets bien blancs, encore presque neuves.

Il les aimait bien ces chaussures quoique côté couleur il aurait préféré du bleu. Elles existaient en bleu et même en vert et en jaune mais en bleu il n’y avait plus sa pointure et il n’était pas emballé par le vert ou le jaune. Alors il avait choisi cette couleur Bordeau, dont les lacets clairs se voyaient comme le nez au milieu de la figure. Edouard aimait bien que les lacets soient de la même teinte que les chaussures en général mais il s’était dit qu’il pourrait toujours les changer une fois à la maison.

A son arrivée chez lui, son premier geste fut d’aller chercher la boîte aux réserves de semelles et lacets et malheureusement, il n’y vit aucun lacet de couleur Bordeau. Il y avait des noirs, des marrons et même des bleu marine mais c’est tout et il se voyait mal arborer des lacets de couleur noire, marron  ou marine sur ses chaussures Bordeau. Alors il se dit qu’il allait s’habituer.

Mais ça faisait à présent plusieurs semaines qu’il mettait ces chaussures et il ne se faisait pas à ces lacets blancs. Aussi se mit-il à tanner sa mère pour qu’elle l’emmène dans les magasins de chaussures voir s’il était possible de trouver des lacets Bordeau. Mais ils firent chou blanc, aucun lacet de cette couleur nulle part.

Alors, un soir que tout le monde dans la maison était occupé soit devant la télé, soit avec un bouquin, il décida de teindre lui-même ces fichus lacets. Il s’introduit discrètement dans la cuisine, y prit un bol et y versa un verre de vin rouge dont son père disait qu’il était fabuleux. Et emporta le tout dans sa chambre et y laissa tremper les lacets toute la nuit. Hélas, au matin, les lacets étaient vaguement rosés mais pas du tout Bordeau aussi, ce jour-là, il mit d’autres chaussures pour aller à l’école et laissa encore tremper les lacets dans le vin. Quand il rentra de l’école, aucun changement alors il prit son courage à deux mains et appela sa mère pour lui montrer le résultat de son travail.

Personne ne le gronda et durant quelques jours il mit d’autres chaussures pour laisser aux lacets le temps de sécher et à lui le temps de réfléchir au moyen de les teinter à son goût. Jamais il ne trouva de solution aussi opta t’il au final pour une paire de lacets noirs, plus discrets selon lui que ces blancs immaculés avant teinture improvisée.

« On n’obtient pas toujours ce qu’on veut lui dit sa mère et parfois il faut se contenter. ». Ce qui ne consola pas Edouard.

Marie LC, 24 février 2022

Et celui de MIJO ici:

Dès la sortie de l’école, le jeudi il ne traînait pas pour ranger ses affaires dans Son cartable. Une vieille sacoche de postier comme celle de « facteur cheval » – disait sa grand-mère. Dès le « au revoir » de la maîtresse nous nous faufilions rapidement entre les petits groupes de parents qui bavardaient, se racontant les progrès de leur enfant. Déjà grand pour ses huit ans, il détestait ces moments, surtout quand les mamili et les papili déposaient plus de bave sur vos joues qu’un bisou. Nous avions mieux à faire.
Nous arpentions vite sur le trottoir, sans nous laisser distraire par les odeurs de la boulangerie. Et pourtant les gourmandises ne manquaient pas dans la vitrine.
── Dis-donc Gaston où cours -tu ainsi ? Ce n’est pas le moment de flâner, la Berthe t’attend pour rentrer les vaches et couper l’herbe des lapins.

« Oh mince, je l’avais oublié ce filou d’Albert. Toujours là où il ne faut pas ! Ferait mieux d’s’occuper de distribuer le courrier. »
── Juste un petit détour, je n’en ai pas pour longtemps, m’ssieur Albert.
Nous ne stoppions pas notre déambulation entre les étals du fromager, du maraîcher et de la fleuriste. L’objectif était la boutique du coiffeur, juste après celle où nous aurions aimé faire une halte, le cordonnier.
─ Dis -donc parle pour toi Godillot gauche ! Moi je suis très bien comme je suis. Je ne cherche pas à tout pris à rajeunir. J’ai quelques éraflures, et alors, ce sont mes cicatrices de crapahutage ?
─ Moi je suis d’une lignée de noble cuir. Chez nous on aime le cirage à reluire. Notre fierté est d’avoir les coutures impeccables et les ferrets des lacets irréprochables. Talon et bout se doivent d’être ôtés de toute traces de boue ou de poussière.
─ Mais quelle vie aseptisée tu veux. Laisse donc place à l’aventure, aux incursions hors des sentiers battus. Chez nous les Godillots de droite, nous vivons notre vie
pleinement hors d’une boite à chaussures.
A cet instant, une impulsion de Gaston, nous ramena à ce qui nous préoccupait tous les jeudis. Encore une fois, il la mangeait du regard. Camouflé par le tronc d’un platane, il l’observait à la dérobée. C’est vrai qu’elle était belle. De longs cheveux auburn, des yeux azur, rehaussés de longs cils, et un maquillage toujours discret. Aujourd’hui il était heureux, le coiffeur lui remonta les cheveux en chignon, ce qui dégagea sa nuque, révélant son port de tête princier. C’est vrai qu’elle avait l’allure d’une reine, dans son tailleur en pied de poule de couleur rose pâle. Ses gants assortis, comme ses escarpins complétés sa tenue. Elle avait un mini sac noir. Si petit qu’on se demandât bien ce qu’elle pouvait avoir dedans de plus que son porte-monnaie. Nous attendions sans broncher, nous préparant à la salve de coups de pieds qui allait suivre. Chaque fois que cette reine sortait du salon, un monsieur élégant venait la chercher dans une automobile rutilante. Sur le siège arrière, un autre enfant, attendait en mangeant un cornet de pop-corn.
« Je le déteste. Pourquoi l’a -t-elle gardé lui et pas moi ? »
Dès que la voiture s’en allait, nous étions soumises à une course effrénée sur un chemin rocailleux, un raccourci, pour rattraper le retard et rentrer les vaches avant la nuit pour la traite du matin. Nous subissions les assauts non seulement des cailloux, mais également des souches de bois sur lesquelles il passait son chagrin à grands coups de pieds. Nous redoutions, le sentier derrière l’étable, car il traversait la voie de chemin de fer. Les rails nous sciaient la cuirasse, lorsqu’il s’acharnait à nous frapper contre cette ferraille. Impuissantes, nous assumions notre rôle de chaussures protectrice de pieds toute en faisant preuve d’une parfaite abnégation. Cet enfant avait tant besoin d’amour!

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Pour la semaine prochaine, si ça vous dit, on repart sur une liste de mots – ils devront être utilisés dans votre texte dans l’ordre suivant: euphorie, menthe, cassette, plan, hydratation, secours, reprographie, filtration, fontaine, nuage. Au plaisir!!

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Atelier d’écriture 2022 #3

Yves regarde le soleil se coucher sur le dernier soir des vacances. Plus tôt dans la journée les enfants et lui ont accompagné Alice à la gare. Louis et Léa s’amusent dans les vagues avec cette candeur qui le ravit. Pas d’horaire ce soir, il a promis. Il préparera les bagages plus tard, quand ils seront couchés, quand l’horloge marquera presque le début d’une nouvelle journée. Il imagine Alice plongée dans un bon bouquin, un de ces pavés qui la font frémir ou pousser de longs soupirs qui résonnent partout dans la maison. Leur maison, ce foyer si précieux à ses yeux, sa zone de sécurité. Il en a tant manqué dans l’enfance. Il a si souvent pataugé dans des eaux usées, accumulé les déboires comme d’autres attirent la chance.

La rente de sa mère n’a pas fait long feu. Avec sa folie des grandeurs, ses envies de bouffer le monde. Avec ses grands discours qui ne tenaient pas la route et l’alcool, un peu de poudre blanche. L’interdit bancaire a sonné le glas de cette vie qui se voulait libre, sans contrainte. Son père suicidaire a préféré l’exil, un lit blanc dans un hôpital psychiatrique. Une procession de blouses blanches comme ultime aurevoir.

Alors son foyer, c’est son repère. Et Manon, sa soupape. Manon, ses cheveux longs, la cambrure de son dos, la souplesse de ses seins. Quand il se perd en Manon, il oublie le reste, qui il est, d’où il vient, où il va. Il ne sait pas pourquoi il a besoin d’elle, autant qu’il a besoin d’Alice. Etrange cette relation triangulaire dont il est le principal centre d’intérêt. Alice ne sait pas pour Manon et Manon ne sait pas pour Alice. C’est son secret, bien à lui, le premier.

Les cris de Louis et Léa le ramènent sur la plage aux teintes crépusculaires. Il est temps pour lui d’enfiler son costume de papa poule pour cette dernière soirée de l’été.

Je vous laisse découvrir les belles participations de ce rendez-vous: Chez IsabelleMariedangele, Chez Sweet Things, Chez Sandra, Chez Josée, Chez Marinade d’histoires, Chez Captain Demoral, Chez Mijo

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Pour la semaine prochaine, je vous propose d’écrire un texte à partir de la photo suivante. Au plaisir de vous lire!

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Atelier d’écriture 2022 #2

Début du récit ICI.

Manon regarde par la fenêtre et glissent les souvenirs sur la vitre parsemée de gouttes du train. Ils caracolent dans le paysage chaotique, se regardent, se devinent, se font face comme des chevaux fougueux. Les souvenirs lui apparaissent comme des danseuses qui feraient leurs premier pas sur une piste déserte, prêtes à être examinées dans les moindres détails. Elle en prendrait bien quelques uns au hasard, histoire de voir ce qu’ils ont à lui dire. Mais elle reste stoïque, perdue avec ses “peut-être” éparpillés, invisibles à l’œil nu, ne se sentant pas le cœur à fouiller le passé, ses vertiges et ses sillages.

Quand soudain, un se décroche et vient s’asseoir à ses côtés.

Elle le regarde s’installer confortablement sur le siège inoccupé. Il fait comme chez lui, s’étire, se détend et déjà elle sent poindre la mélancolie qui l’habite. Elle ne l’a pas oublié, elle le sait. Il est son rêve le plus cher, son espoir le plus grand. Il est cette petite graine qu’elle espère, ce souffle de vie qu’elle attend. Elle sait tout de ses silences, de son absence. Il n’est qu’un songe éveillé, un souhait dans un carnet, un dessin coloré qu’elle espère voir prendre vie. Elle le griffonne, lui cherche des prénoms, invente ses mimiques. Elle se nourrit d’une magie ancestrale pour faire taire les contractions paradoxales de son ventre immensément vide.

Manon ne peut se résoudre à quitter Yves, pourtant elle le sait, si le petit “+” se présentait, il partirait…

Un grand Merci à Sandra pour sa participation touchante cette semaine!

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Pour la semaine prochaine, nous repartons sur une liste de mots: vacances, soupape, discours, horloge, soupir, zone, accumuler, procession, candeur, rente. Liste à laquelle il faudra ajouter 5 mots ayant pour terminaison – aire. A vos plumes!

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Atelier d’écriture 2022 #1

Dans cet espace insolite, Manon compte les rangées, les gens, les chaussures bleues, noires ou colorées, les sourires francs, les sourires faux, les boutons des chemises des uns, les rayures des écharpes des autres. Compter pour vaincre l’absence, pour faire taire les émotions qui la traversent depuis qu’elle a posé ses valises dans le “carré famille”, depuis qu’elle sait qu’il va falloir faire le reste du voyage avec son visage à Elle, celui de ses enfants en toile de fond, corps fondus dans le bleu Méditerranée qu’un appel paternel ramène sur le rivage. La même voix que celle du téléphone hier soir, cette voix suave qui la chavire, dans laquelle sa bulle se recompose et se décomposent ses contradictions.

Quatre heures de trajet pour rejoindre la Capitale, ses clients sincères à deux doigts de tout foutre en l’air, ses clientes rebelles qui perdent leurs moyens dès qu’on parle de partage des biens. Quand une personne entre, elle sait déjà pourquoi, son intuition ne la trahit jamais. Il y a toujours un peu d’amour perdu sous une couche assez dense de non-dits, une bonne dose de culpabilité dans leurs discours qui se veulent vaillants. Elles tentent toutes de maintenir le cap, coûte que coûte, les femmes, les hommes aussi. Pour les petits surtout, les parents un peu, pour les amis, pour le regard des autres sur leur vie ratée, ce qu’elles n’ont pas su faire fructifier. Alors même que chez les autres, ce n’est que du chiqué, rien que des branquignols qui donnent le change, avec brio.

Manon jette un coup d’oeil sur la banquette en face. Elle est toujours là. Elle investit son cercle privé sans y avoir été invitée. Manon se demande si elle sait. Pour son mari. Et elle…

Retrouvez ici les textes de Sweet Things, Sandra, Josée, Marinade d’histoires. Merci à vous 4!

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Pour la semaine prochaine, je vous propose une citation / photo! J’espère que ça vous inspirera encore de belles lignes! Rendez-vous mardi prochain pour de nouvelles aventures!

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Atelier d’écriture 2022!

Encouragée par tous vos retours sur mon article d’hier, j’ai décidé de relancer l’atelier d’écriture en ce jour symbolique – 2.2.2022. C’est reparti pour une année de mots, de partages et de découvertes.

L’Atelier aura lieu tous les mercredis. Libre à vous de me proposez vos idées au fil du temps. Je me ferai un plaisir de les intégrer aux ateliers à venir. Le principe est le même que les autres années, je vous propose un thème et vous avez jusqu’au mercredi suivant pour poster sur votre blog (avec un lien vers l’atelier) ou partager en commentaire (si vous n’avez pas de blog)

Pour mercredi prochain, je vous laisse avec les mots suivants: espace, voyage, cercle, absence, enfants, bulle, contradictions, branquignol, intuition.

Au plaisir de vous lire…