Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les états d’esprit du vendredi 30.09.2016

C’est vendredi et l’heure de rejoindre le rendez-vous « les états d’esprit » avec Zenopia et The Postman. Pour participer c’est simple: copier le formulaire – noter l’heure de début et de fin – laisser un commentaire sur leurs blogs respectifs pour la mise à jour des participations et le tour est joué. C’est parti:

Vendredi [16h13]

Fatigue : réelle pour cause de rhume carabiné depuis 7 jours

Humeur : bonne, dans deux heures, c’est le we!

Estomac : de la tisane de thym et du cheesecake

Cond. phys. : vais m’inscrire à la gym ce soir

Esprit : dans le brouillard (le rhume ne me réussit pas)

Boulot : les collègues parlent de vacances à l’autre bout du monde

Culture : je termine La Bataille de Patrick Rambaud (et j’ai besoin de quelque chose de léger à lire – marre de la guerre et des jambes coupées)

Penser à : imprimer le calendrier d’octobre

Avis perso : dire “bonjour”, “merci”, “aurevoir”, c’est pas sorcier?

Loulou : fait des gâteaux, est crevé, a besoin de chaussons et d’un manteau, écoute Barbara

Msg perso : (1) il va mieux ton loulou? (2) t’as eu raison de l’écrire cet article (3) vos idées de roman et recueil de nouvelles, ça avance?

Amitiés : pouponnent, écrivent, viennent me voir pendant les vacances

Love: suis pas tout à fait prête

Sorties : Ce soir et dimanche

Divers : j’ai reçu des jolies cartes à vous envoyer…

Courses: des Super Aliments et des Huiles Essentielles

Envie de : ne rien faire ou passer une journée à glander en pyjama…

‘zic: Bruce Springsteen – The River

I come from down in the valley
Where mister when you’re young
They bring you up to do like your daddy done
Me and Mary we met in high school
When she was just seventeen
We’d ride out of this valley down to where the fields were green
We’d go down to the river
And into the river we’d dive
Oh down to the river we’d ride (Ce weekend je vous mets le lien)

Vendredi [16h30]59846-happy-friday

Posted in Carnets de route

Elles écrivent!

Vous le savez (ou pas), en ce moment, c’est le grand retour du Prix Littéraire “Ecrire au Féminin“. Pour son édition 2016, quatre thèmes sont proposés aux jeunes écrivains en herbe que nous sommes:

  1. Tout a commencé sur snapchat
  2. Voilà un an que j’avais semé cette graine
  3. Rien ne serait plus jamais comme avant
  4. C’était la photo parfaite

L’occasion rêvée pour se lancer ou pour peaufiner son style sur des sujets donnés (quelques mots ça booste parfois l’inspiration – même si Snapchat en l’occurrence ça ne me parle pas des masses!)

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A ce jour, voici les participations recensées chez mes amies blogueuses (la liste sera mise à jour régulièrement) ainsi que les miennes (charité bien ordonnée…)

Vous n’avez plus que deux choses à faire – Lire et Voter!

Posted in Humeurs d'Auteur

Sauter le pas – Bilan & Remerciements

Il y a quelques mois, je vous faisais part de la sortie de mon second recueil de poésie « ils avaient un prénom » (disponible sur le site The Book Edition, pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore acheté ou lu) en souvenir des victimes des attentats de Paris en novembre 2015. Depuis notre beau pays et d’autres ont été touchés par des actes semblables, sanglants. Et les mêmes mots tournent en boucle dans nos esprits tantôt tourmentés, tantôt pleins d’espérance.

Dans le mail qui vous présentait mon travail, il y avait ces quelques mots d’introduction:

Du bruit. Beaucoup. Beaucoup trop.
Le silence. Inquiétant. Des cris. Des sirènes.
La nuit qui traîne.
Les écrans qui clignotent sans s’arrêter.
Les corps qui tremblent.
Les mains qui cherchent à s’accrocher à quelque chose de tangible, de familier.
La vie qui s’emballe
Quand chez d’autres le cœur lâche.
      
Vite un stylo. Ecrire. Un impératif
Un sanglot dans le noir. Le chaos.
Puis l’espoir.
Ecrire. Une évidence. Le cœur en friche.
En plein brouillard. Chuter.
Puis y croire
      
Les mots s’apprivoisent
Au bout de mes doigts impatients
Ils se chamaillent, Se font bruyants.
Les mots s’acharnent sur ce qu’il me reste de substance
Ils me désarment, pointent du doigt l’urgence.
      
Le résultat est là. Il glisse entre mes doigts.
Je le regarde émue, fière, stupéfaite.
Fruit de 6 mois de travail, de peur contenue
D’insomnies, de trajets engourdis
De virages pris pour ne pas laisser la haine
Entacher mes espoirs.
     
Il est là. Je vous le confie
Prenez en soin
Autant que de la vie !

Au total, ce sont 60 livres  vendus et 190€ de bénéfices, à ce jour, versés au profit de l’association Imad Ibn Ziaten (pour la Jeunesse et la Paix).

Votre engagement à mes côtés pour cette cause prouve que nous sommes nombreux à souhaiter nous investir pour créer un monde plus juste et harmonieux. Cela donne ou redonne foi en l’humain et en la vie.

Du fond du cœur, je vous dis:

blog_merci

PS: Restez connectés, je vous prépare deux recueils “surprise”, un pour le mois d’octobre et un deuxième qui devrait voir le jour début 2017 (avec une collaboration toute douce). Avant de m’attaquer à mon pavé autobiographique…

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les états d’esprit du vendredi 23.09.2016

C’est vendredi et l’heure de rejoindre le rendez-vous « les états d’esprit » avec Zenopia et The Postman. Pour participer c’est simple: copier le formulaire – noter l’heure de début et de fin – laisser un commentaire sur leurs blogs respectifs pour la mise à jour des participations et le tour est joué. C’est parti:

Vendredi [15h00]

Fatigue : peu présente (je me couche plus tôt, c’est sûrement ça !)

Humeur : plutôt bonne

Estomac : a envie d’un thé et d’un peu de brioche

Cond. phys. : 15 minutes de marche par jour (et piscine dimanche)

Esprit : chamboulé

Boulot : sans patron aujourd’hui

Culture : des histoires de loups qui mangent les enfants qui ne sont pas sages et des histoires d’enfants qui ne veulent pas aller à l’école mais qui au final s’amusent bien!

Penser à : accélérer la cadence pour terminer ma couverture tricotée (le bout de chou est né!)

Avis perso : rien ne sert de prévenir quand vous entrez à la maternité – l’annonce de la naissance suffit (et ça évite aussi les heures de stress et de ??? quand on ne reçoit aucune nouvelle après 24h)

Loulou : aime l’école, pleure encore un peu le matin, veut puis ne veut pas s’habiller tout seul, est acrobate

Msg perso : (1) vous êtes des amours (2) il est né ! (3) ça servait à rien de faire du zèle au boulot pour finir en observation à l’hôpital…

Amitiés : ont des bébés, font de la lessive maison , m’écoutent et me comprennent

Love: un jour…

Sorties : ce soir, demain et vendredi prochain

Divers : ça servait à rien de me demander mes préférences pour le 1% logement si c’est pour me proposer des studios et en plus à l’autre bout de Paris.

Courses: des yaourts aux fruits pour Loulou et du miel pour la bonne cause

Envie de : bosser sur mon idée de recueil de poèmes en anglais (vous devinez le thème ?)

‘zic : Jean Ferrat (sur choix de Loulou)

Ils quittent un à un le pays
Pour s’en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
Du formica et du ciné
Les vieux ça n’était pas original
Quand ils s’essuyaient machinal
D’un revers de manche les lèvres
Mais ils savaient tous à propos
Tuer la caille ou le perdreau
Et manger la tomme de chèvre

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Vendredi [15h14]

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Posted in Carnets de route

Ce lien invisible qui nous lie

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Je marche dans la ville, côtoie au jour le jour tant de personnes différentes. Sur chaque visage je lis quelques bribes de vie. Certaines se laissent découvrir, quand d’autres cachent si bien les larmes qui les surprennent en pleine nuit ou les appels au secours.

J’admire ceux et celles qui s’offrent à vif, sans secret, celles qui parlent de tout sans chichi. J’ai toujours voulu garder au fond de moi un peu de ce quelque chose d’intime, une part de mystère. Pour ne me révéler entièrement qu’à celles et ceux qui auraient le courage de s’aventurer davantage dans le sillage de mon parfum.

Je les admire car c’est en étant vulnérable qu’on se donne vraiment, sans fausse vérité, sans jugement. C’est aussi une manière de s’aimer sans voile pour cacher nos silences, une façon d’offrir une chance aux autres de nous venir en aide, de tendre une main, sûre et pleine d’amour. Puisque nous sommes les premiers à partager notre amitié, pourquoi nous fermons-nous aux autres dès lors que vient leur tour de nous soutenir, de nous protéger.

J’ai appris au fil du temps à lâcher prise, à ne plus être cette jeune femme énigmatique, qu’on regarde de loin, en se demandant ce qu’elle cache si bien en son sein. J’offre davantage d’opportunités à ceux qui m’entourent, de m’entourer d’affection, de panser mes plaies, avec moi, à l’unisson.

Se dire, s’écrire sans tabou c’est aussi une manière de rencontrer l’autre dans sa vérité profonde, sans faux-semblant. Et au creux de nos angoisses, de nos cicatrices partagées, de nos maux ou de nos doutes exposés, retrouver le lien invisible qui nous lie.

Posted in Carnets de route

Qui es-tu pour me juger?

Tu as sous-entendu que je maltraitais mon enfant.

Tu as cru bon de me dire qu’il était trop gâté.

Tu dis que tout est de ma faute, que je vous pourris la vie.

Very angry hysterical woman

Mais qui es-tu, toi, ex-conjoint, père, anonyme pour me juger ?

N’es-tu pas là plutôt pour me soutenir, me soulager, dans mon rôle de mère à temps plein, qui ne peut rien déléguer, ni le bain, ni le coucher, ni les weekends qui s’éternisent, ni les crises, ni les colères ?

N’es-tu pas là pour me dire que tu comprends, que tu entends ma souffrance, que tu vas m’aider, quand je perds mes moyens, quand je suis à cran et que ni mes cris, ni ma patience ne servent à rien pour calmer mon enfant qui se croit tout-puissant ?

Qui es-tu pour me dire que je fais mal, que si mon enfant réagit comme ceci ou comme cela, c’est que quelque chose cloche chez moi ?

N’es-tu pas là pour m’offrir une heure par semaine pour respirer, pour exister en tant que personne ?

Qui es-tu pour me dire que je ne referais pas ma vie avec un enfant aussi terrible ou pour m’intimer l’ordre d’aller consulter un pédopsychiatre, tout ça parce qu’il a fait une crise à table pour ne pas manger (comme des tas d’enfants de son âge) ?

Oui, qui es-tu, toi, pour me dénigrer, m’imposer ta vision des choses, pour me condamner parce qu’à bout de souffle, la claque est partie, sans intention de la donner ?

N’es-tu pas là pour m’aider à l’élever cet enfant, à faire de lui un jeune homme respectueux et heureux ?

Crois-tu sincèrement qu’en me manquant de respect constamment, en m’accusant du pire, je vais y arriver ?

A moins que tu n’attendes qu’une chose, que je plonge, comme tant de mères autour de moi, au bout du rouleau…

Ce billet fait suite à un weekend particulièrement difficile à la maison avec un petit garçon qui a enchainé cris, coups, colères et une maman qui a craqué plus d’une fois (en se sentant la pire mère du monde) et qui n’aspire qu’à une chose, un peu de temps pour faire le vide et sécher ses larmes. (aucun commentaire porteur d’un quelconque jugement ne sera accepté sur cet article – merci)

Posted in Les Instantanés Singuliers

Instantanés Pluriels – Septembre / Octobre 2016

Nous sommes le 15 septembre, date idéale pour reprendre la main sur ce rendez-vous photographique mensuel que vous attendez tous avec plus ou moins d’impatience. Depuis le début de l’année, je dois bien avouer que je n’ai pas été rigoureuse, reculant toujours le moment de publier, alors même que la découverte de chacune de vos publications me comblait de joie.

Qui dit reprise en main, dit petits changements. Ce rendez-vous ne s’appellera plus Instantanés Singuliers mais Instantanés Pluriels. Je vous explique tout ça en détail :

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Chaque 15 du mois :

– Je vous propose comme d’habitude un THEME

– Vous l’illustrez à votre convenance avec une photo (à vous) et quelques mots, si et si seulement le cœur vous en dit.

– Vous postez cette photo sur votre blog (en faisant un lieu vers mon billet) ou sur Instagram (#instantanespluriels) avant le 15 du mois suivant.

Ce qui change :

– Je vous propose aussi une photo (de moi) en lien avec le THEME cité

– Vous l’illustrez à votre convenance avec un texte (de vous)

– Vous postez votre texte sur votre blog (en faisant un lieu vers mon billet)

Vous avez donc le choix entre Photo et/ou Texte court…

Place au THEME de Septembre / Octobre

Photo : L’été se carapate, l’automne pointe le bout de son nez. Nous gardons encore un peu de soleil dans nos cœurs, tout en nous appropriant le changement de saison. Nous délaissons jour après jour les boissons fraîches et très bientôt nous n’aurons de cesse que de tenir contre nos mains un CAFE, THE ou CHOCOLAT CHAUD.

Que vous inspirent ces boissons ? Avez-vous une préférence ou une autre boisson à nous faire partager ? A vous de jouer et rendez-vous le 15 octobre

Texte Court :

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Posted in Les Instantanés Singuliers

Instantanés Singuliers 2016 – Septembre

Je n’ai pas été sérieuse, pas sérieuse du tout. J’ai laissé filer le temps et ces Instantanés dont je me plais à découvrir vos interprétations au fil des mois.

Il faut que je revois mon mode de fonctionnement, que je sois plus organisée, que je vous laisse moins dans le brouillard aussi.

Faible participation cet été, je ne jette la pierre à personne.

Je remercie donc MILLE FOIS les 2 courageuses qui ont flirté avec la matière:

Catwoman mélange solide et liquide

Nathalie joue avec les aiguilles et fait des merveilles

Quant à moi, je reste dans ma zone de confort et me délecte de la vue de cette fleur:

Fraîche ou Artificielle?

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Posted in Emprise et Renaissance

Lettre à Roger (3 & Fin)

J’arrive à la fin de cette lettre, parce que si je la continue mon roman ne servira plus à rien. Tant d’heures de travail, ce serait vraiment dommage. Et puis, elles sont nombreuses à l’attendre avec impatience. Je ne peux quand même pas les planter là !

Pour conclure, je souhaitais aborder avec toi un sujet assez intime, dont nous n’avons jamais discuté ensemble d’ailleurs, la négation complète de ma féminité. Chez toi, dans ton pays, la femme est un bien que l’on s’approprie par mariage, une chose dont on dispose au gré de ses envies. Dans mon pays, les femmes sont libres et indépendantes, libres de leur corps, de la manière dont elle l’habille, libres de travailler ou pas, libres d’avoir des relations sexuelles hors mariage. Tu détestais ça. Ma liberté t’incommodait. Tu n’as eu de cesse que de me brider, me faire rentrer dans le moule. Tu m’as catalogué dans la case « fille facile » mais tu n’as pas attendu que je sois prête pour enclencher la deuxième vitesse. Tu m’as intimé l’ordre de t’épouser par crainte de ce que les autres allaient dire de toi.

Mon corps s’est couvert au fil des mois. Il a fini par disparaître derrière des vêtements trop larges, inadaptés. Ne surtout pas tenter le regard de l’homme du dehors. Ne pas t’offenser. J’ai fini par en avoir honte de ce corps, par le maltraiter, par le laisser glisser entre tes mains inexpérimentées. Dehors, il fallait que je passe inaperçue. A l’intérieur, il fallait que je me dénude davantage. Trop d’interdits, de codes pour moi.

Entre nous, il s’agit d’une histoire de peau, de désir. Et faire face à l’absence de plaisir. Jamais assez bien, jamais assez entreprenante, jamais assez discrète. Mon corps est devenu mon pire ennemi. Doucement j’apprends à l’aimer à nouveau, à ne plus en avoir peur, à ne plus en avoir honte. La première fois que j’ai porté un t-shirt dans la rue, je me suis sentie à nouveau libre, en paix. J’y suis allée pas à pas. Une jupe au-dessus du genou, une robe, un haut décolleté, un peu de rouge à lèvres.

Je m’en suis longtemps voulu d’avoir accepté sans broncher, de t’avoir laissé disposer de moi selon tes envies. Et puis après tout, à quoi cela sert de ressasser le passé. Je ne suis plus celle que j’ai été avec toi. Ma névrose s’est évaporée. Elle avait sûrement trouvé en toi une alliée. En fin de compte nous ne nous sommes pas aimés. Nous nous sommes détruits pour avoir une chance d’exister. Puis nous nous sommes séparés…

Et la vie a repris ses droits.

Posted in Carnets de route

L’heure de se dire au revoir

Tu pars. Un billet de blog anodin dans la masse compacte de la blogosphère. Un billet qui pourtant nous a toutes touchés en plein cœur. Tu pars. Pour te consacrer à ceux qui te sont chers. Nous ne lirons plus tes états d’âme, billets chargés d’humour ou vibrants d’amour. Tu pars. D’ici pour mieux te retrouver là-bas. Je ne t’en veux pas. Je l’ai fait moi aussi. Avant de revenir.

Depuis l’ouverture de mon petit espace de vie, sur la toile, il m’a fallu dire aurevoir. Je déteste ça. Je déteste ce moment vide où tout ce qui est passé se délite. Le présent prend toute la place et l’annonce me donne le vertige. Pourtant ainsi va la vie. Ici et là.

Tu n’écriras plus, tes mots ne feront plus écho aux miens. Tu seras toujours là mais ailleurs, dans un univers que nous ne partagerons pas. Pas de la même façon en tout cas.

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Au fil de nos billets, des commentaires partagés, de tes apéros cosmiques (au succès phénoménal), au fil du temps, des coups de blues, de nos doutes sur la vie, des moments de terreur et des effusions de joie partagées, quelque chose s’est dessiné, quelque chose qui ressemble étrangement à de l’amitié. Derrière un écran, ça parait sans importance.

Et pourtant, aujourd’hui nous sommes nombreux (ses) à essuyer une petite larme au coin de l’œil. Nous ne nous attendions pas à ton départ. Il nous faudra un peu de temps pour nous y habituer. Je crois que nous comprenons tes motivations, nous acceptons ta décision. Mais quelque part quelque chose refuse cette évidence.

Nous te laissons partir à regret. Avec l’espoir (chevillé au corps) que tu reviennes un jour, ici ou ailleurs.

Bon vent Aileza ! Profite de la vie, des heures cosmiques, de chaque instant ! Et sache que nous garderons chacun(e) au fond de notre cœur un mot de toi, un chaleureux souvenir de ces deux ans passés à tes côtés.

Posted in Carnets de route

Défi Liste: Mes meilleurs souvenirs de vacances

Ce mois-ci Cécile de Zenopia nous invite à lister nos souvenirs de vacances – quelle joie de se replonger dans ces mois hors du temps!

  • Passer du temps avec l’escargot
  • Les balades à vélo
  • Retrouver la mer et nager
  • Sauter dans les flaques les jours de pluie
  • Le pain frais
  • Brioche, beurre, chocolat au goûter
  • Le chant des oiseaux le matin au réveil
  • Méditer en plein air
  • Retrouver ami(e)s / cousin(e)s et refaire le monde sur la terrasse autour d’un repas frais
  • Marcher pieds nus (sur l’herbe, le sable fin)
  • Faire le marché
  • Étendre le linge au grand air
  • Faire des châteaux de sable et des barrages (pour empêcher la mer de nous toucher les pieds)
  • Rire
  • Passer du temps avec des enfants
  • Vivre sans connexion Internet et sans montre
  • S’offrir des glaces

A votre tour de partager vos plus beaux souvenirs et RDV sur la page de Zenopia, dédiée aux Listes!

Posted in Emprise et Renaissance

Lettre à Roger (2)

Je reprends le fil de mon récit. Comment continuer ?

J’aimerais d’abord te dire que si aujourd’hui tu me trouves froide et distante, c’est parce que j’ai compris et intégré une chose : je ne pourrais jamais te faire confiance.

Au début, avant sa naissance, je croyais à tant de choses. Je croyais dur comme fer que, dans un premier temps, tu allais t’excuser de t’être emporté, de m’avoir traitée de la sorte, d’avoir proféré autant d’insultes à mon égard, d’avoir menacée de me quitter, pire de me tuer.

Puis j’ai compris qu’il n’en serait rien. Peu importe. Je m’en tiens à ma version des faits, toi à la tienne. Rien de ce que nous pensons ou retenons n’a le pouvoir d’influencer le passé, alors restons en-là.

Ensuite, j’ai cru qu’à défaut d’être amants (mauvais, mais c’est une autre histoire) nous pourrions être parents. J’étais même prête à passer sous silence notre relation sordide, tout le chaos qui avait précédé mon départ, prête à passer l’éponge, pour assurer à notre enfant un début de vie serein. Je ne tenais pas à ce que l’on se l’échange sur un quai de gare ou entre deux portes pour quelques heures, quelques jours. Rien ne s’est passé comme je l’avais imaginé. Et à cet instant précis, je peux dire FORT HEUREUSEMENT ! Ton mauvais comportement a joué en ma faveur, pour une fois.

Les premiers temps tu cherchais ta place, entre menaces, mensonges et excès de gentillesse. Tu me faisais croire que tu ne pouvais pas vivre sans moi et dès que je n’allais pas dans ton sens tu m’accusais du pire. J’étais complètement paumée, incapable de discerner le vrai du faux, incapable de savoir si je pouvais te faire confiance ou s’il fallait que je reste sur mes gardes. Je tenais bon, pour le petit. Je crois qu’il m’a donné tous les courages, surtout celui d’affronter ta présence deux samedi par moi, pendant un an. Lors de tes fameuses visites en espace médiatisé. Tu nous en as mis plein la vue, en te tenant à deux allers-retours par mois pendant plus de dix mois. Incroyable ! D’ailleurs tout le monde est tombé dans le panneau et à finit par admettre que tu étais un type bien, dingue de ton fils et très certainement terriblement malheureux.

Quel sketch !

C’est durant ces visites que j’ai commencé à prendre mes distances, à comprendre qui tu étais vraiment. Un menteur et un manipulateur. Tu ne m’impressionnais pas. C’est pendant ces quelques minutes, en face à face, avant la visite, que j’ai fini par pouvoir te dire « non » sans me sentir coupable.

Aucun échange n’est possible avec toi. Tu pars du principe que toi, tu sais et que ce que toi, tu dis, les autres doivent le suivre à la lettre. Pas étonnant qu’avec toi, j’ai perdu toute faculté d’analyse, de prise de décision. Je voulais la Paix, alors j’ai dit « amen » à tout. Plus facile. Moins angoissant.

Aujourd’hui je ne dis « amen » à rien et « non » à tout. J’ai repris mon identité. Je le vois dans tes yeux, ça t’étonne. Et ça t’énerve aussi terriblement – qu’une femme ose te tenir tête, quel outrage ! Tu n’y comprends rien. Tu t’escrimes à tenter de me faire plier. Tu t’en donnes à cœur joie d’ailleurs. Mais la réponse reste la même de mon côté. Mon « non » nous protège, lui et moi. Mais mon « non » c’est aussi une manière de te dire que cette partie-là, c’est moi qui la gagne jour après jour !

Posted in Tout un poème

Je voudrais te connaître

Je voudrais te connaître, savoir ce que tu fais ou à quoi tu penses, quand le réveil sonne, tes deux yeux perdus dans la brume du matin.

Je voudrais te connaître, oser approcher ton espace, me changer en squelette pour prendre la mesure de ton corps.

Je voudrais te connaître, savoir ce qui fait battre ton cœur et quels sont les verbes qui président tes humeurs.

Je voudrais te connaître, pouvoir changer la norme et tenir mes promesses.

Je voudrais te connaître, apprendre à t’apprivoiser, laisser la place à l’être encore plus qu’à l’aimé.

Je voudrais te connaître et regarder avec toi le ciel qui se fend en deux de l’autre côté du planisphère.

Je voudrais te connaître, oser faire un pas vers toi, détecter les mensonges que tu tais.

Je voudrais te connaître, savoir percer le mystère qui te lie à moi.

Je voudrais te connaître, détecter tes douleurs, apaiser tes chagrins, défier le temps avec mes deux mains.

Je voudrais te connaître, abriter ma vie près de toi, laisser les étoiles au ciel, elles ne nous appartiennent pas.

barefoot-beachJe voudrais te connaître.

Un rêve. Si lointain. Si proche.

Un jour, nous marcherons ensemble. Pieds-nus sur la terre.

Texte original publié en Février 2014 sur La Main Enchantée

Crédit Image

Posted in Tout un poème

En lettres d’or

Sur les murs

S’écrie la vie

Et nos envies

Sur l’azur

Se dessine le temps

Au présent

Et sur les lignes

De nos mains

Se lit l’avenir

Bien incertain

Sur le fil

On devine

Nos rêves intimes

Et la nuit

Nous poursuit

Pleine de folie

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Et sur les murs de la ville

Se faufile la vie

Qui nous éblouit

Sur l’azur

S’écrit l’histoire

Tendre miroir

Sur les lignes de nos mains

Se profile le destin

De nos cœurs orphelins

Sur le fil

Si fragile

Nos corps se déshabillent

Face à l’obscurité

Qui embellit

Nos nuits

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les états d’esprit du vendredi 02.09.2016

C’est vendredi et la fin de la journée de travail donc place au rendez-vous « les états d’esprit » avec Zenopia et The Postman. Pour participer c’est simple: copier le formulaire – noter l’heure de début et de fin – laisser un commentaire sur leurs blogs respectifs pour la mise à jour des participations et le tour est joué. C’est parti:

Vendredi [17h20]

Fatigue : qu’est-ce que c’est que ça?

Humeur : ça se tient

Estomac : se repose

Cond. phys. : de la marche avec loulou

Esprit : surchargé

Boulot : n’ai pas vu la semaine passer

Culture : n’arrive pas à me mettre dans un bouquin depuis 4 jours

Penser à : reprendre mes bonnes habitudes d’écriture

Avis perso : ça doit être extra de ne plus se poser de questions, de ne plus douter…

Loulou : a fait sa grande rentrée, a pleuré mais a passé une bonne journée

Msg perso : (1) C’est quoi cette idée de 3e blog ? – (2) tu m’avais pas dit que tu avais terminé ton roman…

Amitiés : me soutiennent au quotidien

Love: pas encore totalement prête (me fait une beauté en attendant)

Sorties : demain

Divers : me demande comment se passe un weekend dans une famille avec un papa et une maman…

Courses: je délègue

Envie de : vivre au présent

‘zic : I’m so Excited by the Pointer Sisters (ça donne envie de danser!)

Vendredi [17h29]

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