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Les États d’Esprit du Vendredi 29.11.2019

Dernier vendredi de Novembre, déjà! Place aux états d’esprit, avec comme toujours une pensée particulière pour les fondateurs de ce moment particulier de la semaine.

Début [22h40]

Photo: Souvenir de train…

Fatigue :  j’avais dis que je me coucherais tôt, c’est raté!
Humeur : légère
Estomac: raviolis, yaourt, tisane
Esprit: heureux
Cond. phys. : kiné, abdos
Projet: littéraires – ça avance / professionnel – ça bouge
Culture: Freud – Les mères toxiques de Anne Laure Buffet – Les 4 accords toltèques

Penser à:  lâcher les peurs des autres et lâcher prise sur tout ce qui n’a pas d’importance
Avis perso (1): un changement de direction et tout le monde se met sur son trente et un
Avis perso (2): pas amatrice du Black Friday mais ça peut aider des gens à un mois de Noel. Nous n’avons pas tous les mêmes moyens

Avis perso (3): les parents me font rire…jaune

Message perso (1): merci (2): pour ta présence et ton écoute et tes conseils et ton soutien (3) un grain de folie, voilà ce qui manque à la plupart des gens

Loulou: doit apprendre à être frustré, adore le foot, s’applique quand il colorie, a une nouvelle amoureuse mais n’a pas encore dit “oui”!!
Amitiés : loin des yeux mais près du coeur
Love : ❤
Sorties : à part dentiste pour loulou et psy pour moi, non rien de prévu
Essentiel: voir le beau, toujours
Courses: food et sapin
Envie de: me poser
Zic: The Script

Fin [23:10]

Très bon weekend à tous et à toutes. Profitez! Et profitez encore!

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Je ne t’ai pas vu grandir

Je ne t’ai pas vu grandir.

Notre aventure a débuté au milieu de l’indicible, un entrelacs de maux dont le souvenir s’estompe peu à peu pour laisser place à la vie. Mais nous nous construisons sur notre passé, ce temps d’avant qui fut un temps de loin, où nous nous retrouvions entre deux trains pour des rendez-vous réguliers qui avaient des goûts de trop peu. Mon cœur débordait quand je te laissais, si petit, dans ton berceau, si plein de vie alors que tout en moi semblait mort. Nous nous sommes apprivoisés dans les larmes, le chaos, dans les méandres d’une histoire qui n’avait d’amour que l’illusion. Nous nous sommes rapprochés dans un soupir, si fragile, un instant en déséquilibre constant, moi avec mes failles et mes sentiments ambivalents, de ne pas savoir, de ne pas pouvoir.

Tu as sept ans bientôt et je prends conscience que je te couve encore comme un petit. L’interprétation de ce conflit intérieur, entre te laisser grandir et te garder encore un peu dans un état qui nécessite mon intervention permanente, me ramène à ce que nous n’avons pas vécu, à ce que je n’ai pas connu, à ce que l’on m’a pris sans penser à mal, à ce que je n’ai pas su réclamer tant qu’il était encore temps, aux limites que je n’ai pas su poser. A ce vide de toi.

Je te regarde, je te découvrirais presque alors que l’on vit ensemble, mon cœur t’écoute zézayer et essayer de trouver ta place. Je n’ai pas d’impossibles projets pour toi mais je sais, aujourd’hui, que je dois doucement te laisser lâcher ma main, te laisser être, t’épanouir et vivre. Mes blessures ne t’appartiennent pas, elles aussi je vais les guérir, à mon rythme.

Ce texte est ma participation à l’atelier d’Olivia. les mots imposés étaient: régulier – interprétation – indicible – méandres – souvenir – aventure – projet – zézayer – soupir 

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Dans ma calebasse!

Crédit Pixabay

Dans ma tête, ça bouillonne. Sans cesse. C’est la grande foire du mois, pas une minute de répit. Les idées se bousculent et me bousculent parfois. C’est sans fin. Ça vient, ça part, ça s’installe pour quelques minutes ou ça prend ses aises.

Dans ma tête, on ne s’ennuie pas. Il y a toujours quelque chose à faire, une pensée qui se balade, un sujet qui m’interpelle, une phrase qui fait naitre une ribambelle de questions.

C’est loin d’être un grand bazar, puisque je m’y retrouve assez pour mener une vie normale. Mais j’avoue que ça a prit du temps. A une époque, j’étais sous l’eau, incapable de gérer ce flux continu d’informations. Depuis, j’ai appris à me poser, à noter, à méditer aussi. Une pause salutaire sans parasite. Lire, cuisiner, découper, coller, peindre, jouer, rire… Juste être là dans ce que je fais.

Avant la nouvelle vague. J’écris beaucoup justement parce qu’une fois posées je peux classer les pensées. Je mets de l’ordre, je tri, je lâche ce que je juge sans intérêt et je me concentre sur ce qui mérite une attention particulière.

J’ai lutté contre mon caractère et je me suis fait du mal. Aujourd’hui je suis dans l’accueil de ce petit vacarme intérieur. Je travaille sur moi, je cherche à comprendre plein de choses. Je suis curieuse du fonctionnement de l’humain. Je crois que c’est ça mon moteur, la passion de l’autre et de nos manières d’interagir, d’être, de vivre. Je me libère en continue d’attaches, de limites. L’autre étant mon meilleur miroir, j’apprends de lui aussi.

Je sais toutefois m’émerveiller, profiter de l’instant, le saisir aussi, le respirer, l’intérioriser.

Et puis ça repart. Mais quand on a réussit à reprendre sa respiration ça va beaucoup mieux!

Et vous, ça fonctionne comment dans la vôtre?

Ps: Merci Marie pour ton commentaire à l’origine de ce billet.

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La seule vérité

Crédit Pixabay

Le passé est un horizon dépassé. On garde longtemps la trace comme pour dire qu’il a existé. Comme pour se justifier d’être encore vivant, d’avoir survécu aux tourments. On se console et on se perd dans les méandres des heures solitaires dans lesquelles on tente de défaire les nœuds, de lever les voiles.

Nous sommes des histoires dans l’Histoire, des étincelles de vie dans l’univers immense des destins. Nous vivons bien souvent sur des racines esquintées, mal en point, reliées à la terre et mal nourries. Nous penchons du côté de l’oubli. Jusqu’à ce qu’un évènement nous bouscule et nous demande de choisir. A chaque instant en nous les pulsions de vie et de mort se font face.

Puis on bascule.

Le passé s’égare. Pour peu qu’on le laisse tranquille. Y revenir sans cesse nous empêche d’être présent à nous mêmes. A la vie qui se joue là, sous nos yeux, la vie qui nous invite à une danse époustouflante jusqu’au grand final.
On devrait pouvoir dire “je t’aime” sans avoir peur de se brûler les ailes, faire confiance sans faillir. Et partir sans se retourner. Même sur un baiser volé.

Nos vies sont liées. Nos corps subtiles se touchent au quotidien. Nous sommes des entités distinctes, des singularités avec un but commun, vivre. Autant que cela se fasse dans l’allégresse et les sourires. L’histoire nous rappelle que même au milieu du pire, il suffit d’un matin pour que le soleil brille un peu plus fort et que l’innocence des enfants pousse tout le monde dehors.

N’attendons pas le noir, le vide, la fin pour enfin nous ouvrir aux promesses d’aujourd’hui. Il est le seul temps que nous maitrisons, la seule constante à portée de main.
Si il existe une seule vérité, c’est bien celle des battements de nos cœurs vivants dans chaque seconde.

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Novembre s’en va…

Crédit Pixabay

Les derniers jours de Novembre glissent sans bruit, dans la danse merveilleuse de feuilles d’or dans le vent, comme une neige lumineuse qui descendrait sur la ville et sèmerait dans le cœur des fragments d’étoiles filantes. Faites un vœu…

Novembre, du noir au gris au bleu du ciel, rayons de soleil sur nos peaux, comme un reste d’été qui nous rappellerait le doux temps de la saison passée. Les jours maussades s’en sont allés, les cris, les larmes comme des miettes d’un temps révolu ne sont que souvenirs.

On entend le peu, le trop peu dans les bouches fatiguées, le froid trop tôt peut-être et la nuit qui s’installe un peu trop vite. De ce trop je n’en ai que faire, mon cœur balance dans une atmosphère de dates comme des renaissances. Gravées à jamais, elles rappellent la vie qui défit le chaos.

Novembre s’écrit comme une nouvelle histoire, accueillie, digérée, un nouveau souffle, un chemin que l’on prend, prêt à revendiquer le meilleur. Il n’est pas le visage douloureux de ceux qui regardent la pluie comme une énième méchanceté du ciel, comme la manifestation d’un châtiment divin. Il n’est pas ce que l’on en dit mais pour cela il faut abandonner l’idée que rien n’est ni bon ni mauvais, que tout est juste à l’instant T, une porte ouverte sur un temps qui nous appelle à nous émerveiller.

Novembre, le mois béni, aux couleurs majestueuses, au repli sur l’intérieur de soi, pour se préparer à l’hiver, mois pour se dépouiller de ce qui ne nous appartient pas, pour lâcher prise, mois de transition évident. Le regard que l’on pose sur les choses et les évènements leur donnent des couleurs, tantôt matin chagrin, tantôt matin bonheur. A nous de voir.  Le choix nous appartient.

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Pourquoi je n’arrive pas encore à faire la paix avec mon éducation

Helena@ Pixabay

Je me pose pas mal de questions en matière d’éducation en ce moment et voilà que ce matin, au réveil, j’ai réalisé que j’étais toujours en phase de guérison par rapport à mon enfance.

Et pourtant j’ai eu une enfance de rêve! J’ai eu des câlins, des “je t’aime”. On m’a consacré du temps, on m’a donné de l’attention. J’ai été désirée, aimée, choyée. Même adorée, par mes grands parents maternels.
J’ai été l’enfant parfaite – calme, sage, qui dormait bien, mangeait bien – pour mes parents.Je garde des souvenirs merveilleux de ma petite enfance.

Ma sœur est arrivée et on peut dire qu’elle a mis les pieds dans le plat direct. Nous n’avons pas vécu les choses de la même manière.
Elle a fait sa crise d’adolescence à trois ans!
Moi, j’ai pris la douleur de l’enfance maltraitée de ma mère en pleine figure. Elle ne me l’a pas demandé mais avec ma sensibilité et mon niveau d’empathie, je me suis sentie pleinement impliquée dans cette quête. Inconsciemment, elle a répondu à mes attentes en nous demandant d’être des petites filles modèles, de ne pas faire de vague. Tout ce qui était hors du cadre était comme un coup de poignard, qui venait mettre à mal les efforts qu’elle faisait pour sortir la tête de l’eau.

Je crois que mes parents n’ont jamais saisi que nos éventuelles crises, nos mécontentements, nos erreurs, nos errements n’étaient pas des actes contre eux, mais juste notre manière d’être, d’appréhender le monde à notre façon.
Plus tard mes choix amoureux, mes envies d’ailleurs furent considérés comme un rejet et non comme des expériences de vie.
Et puis mon mariage, ma séparation, les heures noires furent des grandes déceptions pour eux et une occasion supplémentaire pour ma mère de culpabiliser davantage, de ne pas avoir été à la hauteur de sa tâche, de ne pas avoir su faire, avec moi surtout. Alors même que personne n’est vraiment responsable. C’est arrivé. Et c’est passé.

Nous avons vécu en tant que famille et jamais en tant qu’individus. Nous avons vécu comme les membres d’un seul corps. Nous n’avons jamais vraiment expérimenté la plénitude parce qu’il y avait toujours quelqu’un qui souffrait dans ce quatuor, parfois très oppressant.

Quand mes parents me voient, ils voient l’erreur, l’échec, le combat, le mien, le leur. Ils me regardent avec mon fils et cela leur fait mal. Une fois de plus ce n’est pas mon histoire ni mes sentiments. Oui mais, c’est ma famille…
Et au quotidien, ils sont là, prennent soin de mon fils, prennent part à sa vie. Ils sont présents, aidants, attentifs.

Trop sûrement et c’est ce qui me gêne pour faire la paix. Parce que je les retrouve avec lui comme ils étaient avec moi. Ils me voient comme une chose fragile à protéger et lui en veulent parfois de m’énerver, de ne pas prendre soin de moi. Ce n’est pas son rôle. Et puis je n’ai pas besoin d’être protégée. Je me sens bien dans mes baskets et j’ai l’impression qu’ils mettent un voile sur mon bonheur, comme si ça n’existait pas, comme si je n’existais pas en tant que co-créatrice de ma vie, de ma famille, de ma paix.

J’ai conscience aujourd’hui qu’ils ont fait leur maximum eux aussi, avec les données qu’ils avaient dans les mains. Ils m’ont donnée énormément.J’ai juste fais le tri entre ce que je voulais garder et ce que je laissais derrière. Je ne suis responsable ni de leur bonheur ni de leur détresse. Je ne suis pas responsable de la manière dont ils me voient, dont ils envisagent ma vie.

Je crains juste parfois qu’ils rendent mon enfant responsable de ces maux qui les agitent, responsable de moi, de mes coups de blues passagers. Mon fils est un individu avec son caractère propre, un être qui ne fait pas les choses contre moi mais qui, comme nous tous, se construit au fil des jours. Il n’est pas parfait et je n’attends pas qu’il le soit. Je souhaite juste l’accompagner sur le chemin pour faire de lui un adulte à l’aise et heureux.
Je n’aimerai pas qu’il soit atteint par cette manière de penser, qu’il mette autant de temps que moi à guérir, qu’il devienne quelqu’un d’autre pour faire plaisir, qu’il signe des accords qui ne le regardent absolument pas.

Posted in Tout un poème

La femme qui danse

Pexels for Pixabay

Je me suis souvenue de la femme qui danse.

Son corps vibrant au rythme de la musique et du chant des hommes. Le mouvement de ses mains, décrivant des arabesques, embrassant l’air de leur souplesse.

Son corps qui s’offre sous sa jupe aérienne. On devine juste le mouvement de ses pas sous le tissu lourd de promesses. Des pas sûrs et précis.

Je me suis souvenue de la femme qui danse.

Son corps né pour le plaisir. Plaisir de donner et de recevoir. Plaisir des sens déployés dans ce ballet solitaire qui lie le tempo à la terre.

Son corps nimbé d’or – un trésor. Rien n’est à elle et tout lui appartient, dans cet instant de communion sublime. Un corps à corps avec elle même.

Nul ne saurait troubler la danse de la femme qui s’éveille…

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Se détacher des pensées des autres – tout un programme!

Crédit Pixabay

J’essaie, pas à pas, de me détacher des pensées et peurs exprimées des autres. Ce n’est pas toujours évident. Mais pour mener une vie sereine, ça devient nécessaire.

Les autres ne projettent sur nous que leurs angoisses et craintes. Parfois leur envie, leur jalousie. Ils n’en ont pas toujours conscience. Si je ne peux pas changer ces données, je peux modifier la façon dont je les accueille. Ou bien elles glissent sur moi et terminent leur course dans la grande poubelle des choses à oublier. Ou bien elles intègrent mon univers à mes risques et périls.

J’ai longtemps opté pour la deuxième option, sans m’en rendre compte. Aujourd’hui, j’évolue, je prends conscience de certains mécanismes, j’ai envie d’autre chose et de ne plus laisser les autres diriger ma vie, mes envies, mes choix.

Tout le monde se fera toujours une idée sur la vie des uns et des autres. J’essaie – je n’y arrive pas toujours – de ne pas tomber dans ce travers, d’être davantage dans l’écoute que dans le jugement ou l’idéalisation.

Tout le monde a une idée, claire et précise de la manière dont ma vie devrait être pour être acceptable / belle selon leurs critères. J’ai passé beaucoup de temps et dépenser beaucoup d’énergie ces dernières années à justifier mes choix, mes amours, mes erreurs. A me justifier d’être celle que je suis. A tenter d’expliquer que je n’étais pas mon passé et que ce n’est pas parce que j’avais pris un moment chemin que je devais le payer pour le restant de mes jours.
Je dois bien l’avouer j’ai trop souvent laissé les mots des autres me blesser, me faire tomber, me déstabiliser. Ils ont dirigé ma vie sans que je puisse arrêter la vague et j’ai souvent coulé, bataillant certes pour refaire surface, mais sans succès. Les mots me plaquaient au sol et je ne pouvais plus riposter. Les autres étaient devenus maîtres à bord. J’avais perdu ma capacité à gérer.

J’arrive à un moment de mon existence où j’ai envie d’être heureuse, pas selon la vision du monde qui m’entoure, mais selon ce que cela signifie pour moi. Et de vivre ce bonheur avec les difficultés de tout quotidien et les coups de blues passagers. Je suis la seule à pouvoir m’offrir cela. Les autres peuvent y contribuer certes. Certains le font. Mais je ne veux plus que mon bonheur dépende des autres. J’en prends la responsabilité, je choisis de lâcher-prise sur les avis qui circulent, sur les questions que je trouve à côté de la plaque. Je vais sûrement ramer un peu mais les bases sont posées.
Êtes vous très influencés par les pensées, avis, questions des autres? Ou bien ça vous passe complètement au-dessus de la tête? Comment gérer vous cela quotidiennement?

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Les États d’Esprit du Vendredi 15.11.2019

@Marie Kleber – Cimetière Américain

Après une belle journée de pluie, place aux états d’esprit. Avec comme toujours une pensée particulière pour les fondateurs de ce moment particulier de la semaine – qui nous manquent mais ainsi va la vie!

Début [21h28]

Photo: en souvenir…

Fatigue :  rien que la charge mentale de la vie de parent!
Humeur : douce
Estomac: cordon bleu, petits pois, compote maison
Esprit: préoccupé et heureux
Cond. phys. : kiné, abdos, yoga
Projet/boulot: ambiance légère
Culture: Itinéraire d’une maman braqueuse (à voir) – Abominable au ciné (tendre et drôle) – Niveau livres je cherche toujours un truc qui accroche sans succès

Penser à: lâcher la pression que je me mets dans ma vie de maman
Avis perso (1): ce n’est pas une évidence pour tout le monde et je crois que c’est important d’en parler
Avis perso (2): tous les ans on a le droit aux mêmes titres d’actualité: la pluie, la neige, les vacances, les bouchons, les cadeaux de Noël…

Avis perso (3): la surconsommation reste encore et toujours pour moi une énigme

Message perso (1): j’espère que ce sera bon pour lundi (2) oui je le sais! (3) merci pour tout (4) haut les coeurs!

Loulou: doit apprendre à gérer émotions, frustrations, imprévus – a son premier match de foot demain – m’étonne parfois et ça me requinque un peu – prend plaisir à colorier et commence à jouer seule
Amitiés : cartes, mails
Love : présent même de loin, attentif, de bons conseils, à l’écoute, très occupé
Sorties : yoga, match de foot, en amoureux
Essentiel: vivre, aimer, écrire
Courses: food only!
Envie de: apprendre à me faire confiance et à poser des limites claires
Zic: Van Morrison

Fin [21h55]

Très bon weekend à tous et à toutes. Profitez en bien!

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Le vide des souvenirs

Je reverrais toujours le vert anis de son manteau de petit garçon, une lueur vive dans le vide absolu des jours qui passent et ne laissent comme trace qu’un souvenir tenu.

Je perçois au loin le son d’une balle qui rebondit sur le sol, un jouet d’enfant sûrement. Les aiguilles de ma montre scandent son retard. Où peut-il être à cette heure ? Combien de temps lui faut-il pour sortir de sa torpeur ?

Les groupes de paroles me laissent croire à une hypothétique renaissance. Les bouches, gavées de mots bienveillants, me promettent du mieux, du meilleur, quand tout autour n’est que désolation.

J’ai fermé les yeux trop longtemps. Très pratique pour ne pas affronter le squelette de son enfant terrassé par le poids des substances illicites ingurgitées. L’abandon plutôt que le défi. Je l’ai laissé couler dans l’abîme.

Je l’attends, réfléchissant à l’impromptu qui le retient loin de moi. Encore une fois, je fuis la terrible absence. Depuis qu’il est parti, je colmate les manques.

Ce texte est ma participation à l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots imposés étaient:

Impromptu – anis – squelette – rebondir – renaissance – vide – retard

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Pourquoi l’échangisme a si mauvaise réputation?

 

Il suffit d’étudier le visage, les expression, l’intonation, le choix des mots des personnes qui évoquent cette pratique pour se faire une idée. A les entendre, échangisme, proxénétisme, voir pire pédophilie répondraient aux mêmes codes. A la différence significative que l’échangisme est une affaire de grands et ne se pratique qu’entre adultes consentants. Donc en gros où est le problème?

Ça n’a pas besoin d’être notre tasse de thé – ce n’est pas la mienne – mais si il y a une chose qui me hérisse le poil, ce sont bien les codes en matière de sexualité. On en a déjà bien assez comme ça des cases toutes faites, vous ne pensez pas?

Ai-je toujours été aussi tolérante? Je ne donnerai pas ma main à couper. Parce que plus jeune  j’avais des idées sur l’amour, le sexe un peu différentes d’aujourd’hui. Je plaidais avec ferveur pour l’exclusivité. Et puis j’ai été élevée à la sauce religieuse du “les relations sexuelles c’est pour avoir des enfants”. Le désir, le plaisir ce n’était pas vraiment au programme. On va même dire que c’était la voie du péché. Et donc sujet à confession. Ou à damnation.

L’échangisme n’est pas quelque chose qu’on s’impose, mais bien souvent un mode de fonctionnement qui convient au couple. Chacun envisage en effet sa sexualité comme bon lui semble. Il y a de multiples variantes en la matière et je suis d’avis de ne pas poser de jugement. Parce que c’est bien là le problème, le regard accusateur de l’autre qui ferait d’un choix personnel un acte presque malsain. Qui sait de quoi sont faits nos fantasmes, jardins secrets ou notre imaginaire érotique?

Les raccourcis sont souvent porteurs de préjugés qui condamnent. La sexualité libre est ce vers quoi nous devrions tendre car si il y a un espace dans lequel nous pouvons pleinement exprimer qui nous sommes, c’est bien celui là.

Si l’échangisme a mauvaise presse c’est qu’il vient très certainement tester nos limites et limitations en la matière et peut-être remettre en question notre vision du couple, de l’amour, de la place de la sexualité dans notre vie, dans nos relations à l’autre, à nous-mêmes. Encore une fois, accepter que cela puisse exister et plaire ne veut pas dire devoir nous aussi nous engager sur cette voie, loin de là. Chacun ses préférences et ses passions! Laissons parler notre corps et notre imagination! Il n’y a pas de chemin tout tracé, mais de multiples routes à découvrir selon nos gouts et nos attentes communes.

Est-ce que c’est quelque chose qui vous dérange? Ou ça vous est complètement égal? Ou bien même c’est une pratique qui vous tente ou vous a tenté à un moment donné?

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Le nouveau Phoenix  

@ Marie Kléber Place de la République Paris

La date. Le 13. Novembre.

On se dit toujours, face au pire, que rien ne sera jamais comme avant. Et puis l’insouciance revient. Une évidence. La vie continue. Sans qu’on sache où l’on va vraiment. Nous posons chaque jour nos pieds sur l’asphalte des rues ou des milliers de pas se mêlent aux nôtres. Nous marchons vers un idéal peut-être ou tout simplement mus par le désir prégnant de vivre pleinement, chaque instant.

Une date. Identique à tant d’autres. Tant d’autres drames, tant d’autres arrêts sur image. Une pause pour prendre note du tragique, regarder la vie foutre le camp.

Et puis le temps reprend son cours, il file au gré du vent, des intempéries, de la foule en liesse, des joies, des chagrins. On oublie le pire dans l’élégance du lever du jour, chargé de promesses.

Une date. Des visages. Des prénoms comme autant de bulles de savon qui éclatent. Balayées nos certitudes. Évanouies l’insolence dans nos regards.

Quand tout vacille, les mots apaisent. Ils se font arme pour combattre les ténèbres. Ils brisent la loi du silence. Ils s’insurgent contre l’abominable. Ils deviennent notre salut, nos portes ouvertes sur l’espérance.

Pinterest Blog 3 (2) 

La Colombe cherche sa respiration
Ils lui ont ligoté les pattes
Ses ailes se raidissent
Au contact des fers qui la condamnent
Ils s’acharnent

Sa liberté, un scandale
Son vol léger, un outrage

Un masque noir tombe
Sur leurs visages
La colombe se débat
Ils la torturent
De leurs mains moites
Ils chassent le mal

Sa poésie, une ombre fugace
Sa paix, une menace

La Colombe cherche la faille
Fuir
Vivre
En vain
La Colombe se meurt
Ils lui ont ouvert le cœur
L’éclat des lames
Disperse le sang sur sa robe
Blanche immaculée

Son dernier cri
Comme un appel
Déchire le ciel

Le désert retient son souffle
Le vent se lève
La terre se couvre de poussière
Le sol tremble sous la pas cadencé des armées
Les drapeaux se dressent

Héros ordinaires
Contre
Martyrs sanguinaires

Dans la fraîcheur d’un jour nouveau
La Colombe
Tel un Phoenix
Se relève
Invincible

Extrait de mon recueil de poésie Ils avaient un prénom (disponible en Papier et PDF sur The Book Edition) – Tous les bénéfices sont reversés à l’association IMAD pour la Jeunesse et la Paix.

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Posted in Carnets de route

Ma vision de MA maternité

Crédit Pixabay

Je suis devenue maman sans me poser de questions. A l’époque c’était dans l’ordre des choses telles que je les concevais.
Je n’ai pas fait de plan, ni ne me suis dit que j’aurais un enfant, deux, trois ou plus.

Je suis devenue maman au creux d’une année compliquée sur laquelle les bonnes fées ont toutefois dû se pencher puisque j’ai pris mon courage à deux mains pour quitter une relation toxique et ai mené ma grossesse à terme.

Le jour où j’ai appris que j’attendais un enfant, je me suis sentie à la fois forte et vulnérable. Je pense que j’ai réellement pris conscience à ce moment là de la tâche qui m’incombait, de ma responsabilité et de mon engagement.

L’accouchement a été pour moi un moment particulier. La vie et la mort dans un tout petit espace. La naissance comme une bénédiction et une déchirure. La fin et le début. On me le confiait et en même temps on me l’arrachait. Il venait de moi et il était de mon devoir de le conduire vers le monde.

Je n’ai jamais considéré mon fils comme un prolongement de moi-même, ni comme une garantie pour la vie. Si je réfléchis aujourd’hui à la maternité, au delà du désir prégnant de porter la vie en soi, au delà du phénomène naturel de la perpétuation du genre humain, je ne saurai dire pourquoi nous faisons des enfants. Il faudrait demander aux autres. A des autres sûrement moins “torturés”.

Je ne tire pas de plans sur la comète pour lui. Je le veux simplement heureux, que ce soit au coin de la rue ou à des milliers de kilomètres de moi, dans une vie qui lui ressemble.

Je ne suis pas toujours une maman sereine. Je suis bien loin de celle que je pensais être un jour. Je ne sais pas si je peux dire que je suis une maman épanouie non plus. Même si je suis heureuse. Mon fils me met chaque jour au défi de mes limites et limitations, de mes peurs et de mes manques. Il me met en face des choix à faire, des décisions à prendre. Il me pousse dans mes retranchements. C’est souvent compliqué, parfois douloureux. Doucement et grâce à lui, je me rapproche de moi.

Il n’est pas ma plus grande victoire mais certainement ma plus grande richesse. Il n’est pas ma passion mais bien souvent la raison qui me ramène sur le chemin. Il est mon plus féroce engagement pour la vie.

Il n’est pas mon unique source de joie, ni mon tout, ni mon ultime essentiel. Parce que lui faire porter ce poids serait criminel. Il a cependant, il est vrai, une place particulière dans mon cœur, qui je l’espère saura toujours voir le meilleur pour que jamais ne se brise le lien qui nous lie.

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Les États d’Esprit du Vendredi 08.11.2019

Copyright MK

Une semaine avec, une semaine sans, quand le temps me le permet. Voici mes premiers états d’esprit de Novembre. Une pensée particulière pour les fondateurs de ce moment particulier de la semaine, autour duquel on se retrouve tous avec plaisir!

Début [21h31]

Photo: Vue de…

Fatigue : la semaine du mois synonyme de fatigue et de maux divers et variés + les cauchemars ça fait un peu beaucoup
Humeur : bonne
Estomac: omelette, compote maison et tisane
Esprit: heureux et tourné vers la quête du bonheur
Cond. phys. : kiné, abdos, yoga
Projet/boulot: une semaine chargée avec de nouveaux dossiers
Culture: Harry Potter 7-1 – côté livres, difficile d’accrocher à quelque chose. Avec Cécile Coulon mais je n’accroche pas trop

Penser à: aux exercices donnés par le psy
Avis perso (1): faire à la place de l’enfant, c’est pas terrible pour développer la confiance en soi!
Avis perso (2): je comprends de plus en plus ma peur de l’abandon (en cours de guérison)
Avis perso (3): se balader à Paris un jour de semaine quel délice!

Message perso (1): peu mais de qualité (2) c’était une bonne idée de changer de lieu pour le déjeuner (3) je suis heureuse que tu ai pu parler avec tes parents et que ta maman t’accompagne pour ce moment spécial (4) merci!

Loulou: compliqué en ce moment, a du mal à gérer ses émotions, ne voit que ses erreurs, adore l’école et apprendre
Amitiés : cartes, mails, en vrai
Love : attentif, prévenant, attentionné
Sorties : yoga, anniversaire, atelier d’écriture
Essentiel: être heureux et prendre soin de soi
Courses: food only!
Envie de: retrouver une certaine sérénité à la maison
Zic: Lynda Lemay – Cagoule

Fin [21h52]

Bon weekend de trois jours à tous! A mardi pour la suite de nos aventures respectives.

Posted in Atelier écriture

Voler vers soi-même

Tout devenir. Tout conquérir. Le nord, le sud, la lune et les étoiles. Et les planètes dans la vaste galaxie, pépites solitaires aveuglées par la lumière. Il rêvait, allongé sur son lit, inventait des histoires à partir des bribes du tout et du rien, de jour comme de nuit, créait des mondes dans l’espace du sien, qui s’étalait du lit au mur de la salle de bain.

Il aimait le football et les feuilles de novembre qui tombent, égayant de leurs couleurs les rues sombres de la ville. Il mettait de la passion dans ses courses folles, dans ses interprétations de chansons. Il faisait de chaque instant un jeu, devenait mélancolique quand le temps tournait à l’orage et que le soleil se perdait derrière les nuages.

Il avait été un poupon sage et câlin, aux yeux rieurs, au sourire serein. Il était un enfant plein de vie et de douce folie. Tant d’insouciance et de curiosité que nous, adultes, avions du mal à canaliser. Rentrer dans des cases c’était beaucoup moins compliqué à gérer.

Il faisait preuve de complaisance, de plus en plus, pour plaire, ne pas déranger, ne pas se faire gronder. Il devenait une définition de dictionnaire, un enfant sur papier glacé. Avec des perspectives d’avenir toutes tracées.

De l’extérieur ça faisait peur ce modelage, cette adaptation à une norme, une manière de voir. On ne l’accompagnait pas, on faisait à sa place. On ne le laissait pas être, on lui imposait une manière de se comporter, de s’exprimer. Doucement on faisait de lui ce qu’il n’avait jamais été.

Par peur sûrement. Nos peurs si bien ancrées. Nos limites si bien installées.

Il était grand temps de casser les schémas pour lui permettre d’ouvrir ses ailes et de voler vers lui-même.

Ce texte a été écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots imposés étaient: étoile – complaisance – football – perspective – novembre – passion – poupon