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Les États d’Esprit du Vendredi 28.06.2019

Dernier vendredi du mois, déjà! Place aux États d’Esprits du Vendredi, avant d’aller replonger le nez dans mes cartons. Avec une pensée particulière pour The Posman et Zenopia .

Début [15h53]

Photo: livre (une de mes collègues m’a dit l’avoir beaucoup aimé – ça m’a touchée d’autant plus que peu de personnes ont passé le cap de l’achat de ce recueil!)
Fatigue : planquée au milieu de mes cartons
Humeur : bonne
Estomac: libanais, fruits, thé menthe
Esprit: dans mes cartons
Cond. phys. : marche et cartons et démontage de meubles
Boulot/ projet: cartons (oui je sais ça fait beaucoup de cartons…)
Culture:  Lecture: Les putes voilées n’iront jamais au Paradis de Chahdortt Djavann (il faut s’accrocher) / Télé: papa ou maman

Penser à: aux anniversaires qui approchent à grands pas…(j’en suis toujours là!)
Avis perso (1): j’ai vraiment écris des articles incompréhensibles cette semaine??
Avis perso (2): la méchanceté c’est moche
Avis perso (3): les parents imaginent qu’ils sont seuls au monde…

Message perso: (1) tu te fais rare, comment vas-tu? (2) heureuse de ton retour sur la blogosphère! (3) reste comme tu es!
Loulou: m’aide à faire les cartons  et emballer les meubles, n’aime pas quand ça crie trop autour de lui
Amitiés : en pensée
Love : me manque (beaucoup)…
Sorties : déménagement (ça suffit bien!)
Essentiel: rester zen!!
Courses: cadeau de fête des pères (en retard) et cadeaux d’anniversaire (en retard aussi)
Envie de: être à demain soir
Zic:

 

Fin [16h47 ]

Bonne journée, bon weekend, amusez-vous bien en pensez à moi aussi pour cette journée de folie!!

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Aimer, c’est quoi?

Crédit Pixabay

Au beau milieu de mes cartons et des meubles à démonter, je me suis d’un coup demandé si je savais vraiment aimer. Et là, toi qui me lit, tu dois te dire que la chaleur me tape clairement sur la caboche (ne t’inquiètes pas, je me fais la même réflexion – j’ai de ces idées!)

Alors du coup je t’explique. Jusqu’à très récemment, mes histoires d’amour et certaines de mes relations amicales trouvaient leur fondement dans le fait de sauver l’autre. J’étais comme un poisson dans son bocal, les deux nageoires dans mon élément. Sauf que, on en conviendra tous, l’amour c’est pas vraiment ça. Mais moi, je ne connaissais que cette forme là. Rendre les autres heureux, c’était dans ma programmation initiale. Je m’étais souvent retrouvée dans des situations aussi abracadabrantesques les unes que les autres, avec mon profil “Mère Theresa” sans la carrure ni la foi.

Un jour (Eurêka te voilà!)  j’ai compris que ce don total de moi-même, ne me faisait aucun bien et ne changeait rien pour les autres non plus. Qu’on le sache, le bonheur est affaire personnelle. Et sauver l’autre, une idée saugrenue et clairement pas une base saine pour une relation durable.

Du coup, j’ai fait ce que toute personne censée devrait faire, je me suis lancée dans un grand nettoyage de printemps. Et je me suis enfin regardée dans le miroir. Ça parait tout simple comme démarche mais c’est pas si évident. Surtout quand tu as passé le plus clair de ta vie à tenter d’échapper à toi même et que “les autres avant tout” c’était ton mantra!

Aujourd’hui donc, puis que c’est d’aujourd’hui dont je parle, et bien je n’ai plus de repères. Les autres étaient mauvais, certes, et je suis bien contente de les avoir lâchés. Mais sans repère c’est un plus compliqué de se situer. J’ai plus de questions que de réponses.

C’est quoi aimer? C’est comment? C’est instinctif? Ça s’explique ou ça se vit juste? Peut-être qu’aimer c’est juste aimer. Peut-être que je me fais des nœuds à la tête (sûrement même mais bon moi sans nœuds à la tête ça ne serait pas vraiment moi!) 

Est-ce qu’il y a des grilles pour savoir si on aime bien – ou trop – ou pas assez – ou mal? Est-ce que ça se voit qu’on aime? Est-ce que ça se sent? Est-ce que ça se dit, un peu, souvent? Et quand ça se dit, est-ce que ça dit vraiment tout?

Vous en pensez quoi vous? Vous vous êtes déjà posé ce genre de questions? Ou ça vous parait complètement tordu (vous avez le droit – après relecture de l’article je me dis que c’est très tordu!)?

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Est-ce que tu m’assumes?

La question est tombée au moment où elle passait sa carte de métro dans la machine. Elle était habillée comme si elle allait à un mariage. Il était habillé comme si il s’apprêtait à passer une journée à la plage. Il a posé la question. Et la question est restée dans l’air. Elle a haussé les épaules, comme pour dire “quelle idée!”

C’est moi qui l’ai rattrapée. Je me suis dis que ça ferait un bon titre d’article!

Je me suis alors demandé: Est-ce qu’assumer l’autre c’est forcément l’aimer? Est-ce qu’on peut aimer quelqu’un sans l’assumer?

J’ai pensé aux parents, à ces enfants qui en ont un peu honte (si il y a bien un sentiment que je n’ai pas ressenti par rapport à mes parents c’est bien celui-là), qui leur demandent de ne pas mettre telle tenue pour la fête de l’école ou de les déposer au coin de la rue, à ceux qui ne veulent pas être vus en leur compagnie.  Est-ce que ces enfants aiment moins leurs parents pour autant?

J’ai pensé aux amis, à ceux qu’on ne présente pas, à ceux qui rient un peu fort, qui pensent différemment, qui sont extravagants, un peu trop pour des idées un peu trop carrées.

J’ai pensé à ces amours, cachés, à ceux qui ne correspondent pas aux attentes des uns, des autres, à ceux qu’on garde pour soi (pour ne pas décevoir, parce qu’on ne peut pas), à ceux qui font courir des risques, à ceux à qui on fait courir des risques.

J’ai pensé aux enfants un peu différents, aux grands un peu trop sensibles, à ceux qui parlent aux anges, aux accidentés de la vie.

J’ai pensé à tous ces moments où on a préféré renier ceux qui comptent le plus. A toutes ces fois où on a cru pouvoir s’affranchir du regard des autres sans y parvenir. J’ai pensé à tous ces rendez-vous annulés par manque de confiance. A tous ces secrets qu’on garde et qui parfois nous dévorent.

J’ai pensé à tout ce que j’ai assumé et à toutes les claques que je me suis prise en pleine face, à tous ces gens que j’ai blessé sans le vouloir, à tous ces rendez-vous que j’ai assumé plus par rébellion que par amour. Et aux personnes que j’ai aimé sans totalement l’assumer.

Et vous? Vous en pensez quoi? Vous croyez que c’est lié? Ou ça n’a rien à voir?

 

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Flashback…

08.08.2018

Les mots me choquent
Ils attirent mon attention
Avant que mon attention ne les rejette
Ils s’imposent
Imposent leurs limites
Ils exposent les blessures
Explosent
Je pourrais les éviter
Je me confronte à eux
Comme pour exorciser mes démons
Souffrance
Dépendance
Désir de plaire
Obéissance
Contrat
Punitions
Tout est entrave à une liberté
Ma liberté
Maltraitée
Perdue
Retrouvée
Les images imaginaires
Percutent ma réalité
Je rejette la souffrance comme unique moyen
D’un plaisir à faire germer au creux de mes reins
Dans chaque mot
C’est la peur qui m’étreint
Le passé qui revient
La blessure qui renait des cendres du pardon
Je me perds à essayer de comprendre quelque chose d’inaccessible
Je me noie dans les méandres de ma peine incompressible

***

Je ne les ai jamais aimé. Je ne les aimerai jamais. Pas ceux là. Je me suis contorsionnée pour essayer de leur laisser une place dans mon univers. C’est impossible.
Ils parlent un langage qui me ramènent à des images. Mais même sans les images, ils ne me plaisent pas.

Je ne comprendrais jamais tout. J’accepte que certains, certaines se sentent en phase avec eux, avec leurs jeux. Pour moi ce n’est pas un jeu, ça ne le sera jamais.

Même si, parfois, j’aime moi aussi, être soumise à sa loi. Mais juste la sienne. Juste le temps de lâcher tout ce qui me retient d’exister pleinement.

On s’arrêtera là. Dans un échange, les mots reviendront blesser mon amour propre, remettre en question mes idéaux.

Je ne juge pas ceux qui s’adonnent à ce plaisir. Nous sommes tous différents et nos choix ne regardent que nous. Ils sont respectables tant qu’ils sont faits en conscience, tant qu’ils ne sont pas pris à la va vite, au détriment de ce qui compte. Chacun a sa liberté et ses propres limites.

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Ce mal de vivre dont elle ne guérit pas

Crédit Pixabay

Ce billet est très personnel. Merci pour votre lecture et votre bienveillance.

Nait-on avec? Ou bien il vient, part et revient au fil des évènements plus ou moins délicats de la vie? Est-il lié à un caractère? Est-il une faille dans le système?

Jean Ferrat chantait “nul ne guérit de son enfance”. La sienne est accrochée à chaque millimètre de sa peau de femme. Elle est son seul point de repère, son unique blessure. Elle est sa croix, elle danse devant ses yeux à chaque regard d’enfant blessé, croisé. Elle est sa peine et son sacerdoce.

Son passé a été le refrain de la nôtre. Il s’est invité aux dîners de famille, aux soirées festives comme un rappel. Celui de l’horreur. Il a créé des images dangereuses dans nos vies de mômes heureuses. Il s’est imposé, comme un troisième enfant, celui qu’elle avait tant espéré et qui n’est jamais venu.

Elle a été mère, vraiment, sachant apprécier chaque instant, angoissée souvent, se remettant en question aussi, dans le don total en espérant peut-être que cela apaiserait le mal, que notre enfance tirerait un trait sur la sienne, abusée, maltraitée, violentée. Mais l’amour n’a rien changé à la donne. Il a amélioré le quotidien. Il a fait naitre l’espérance. Il l’a porté, tenu au cœur des crises, au gré des vents mauvais. Il lui a offert quelques sourires. Mais le mal était fait, le mal était là, il attendait son heure et quand il a frappé, elle en a oublié le bonheur.

Il se tient là depuis le début, ce mal de vivre, cette envie de la fin. Mais tenir parce qu’il y a du beau quand même, même les jours de chagrin. Du beau qui ne fait pas le poids. Un beau qui ne s’ancre pas. Superficiel. Aléatoire. Un beau du dimanche qui s’évapore. Et il ne reste alors que les boulets qui la tiennent prisonnière d’une histoire pleine de points d’interrogation.

Nous ne faisons pas le poids. Nos grands-parents prennent toute la place. Ils s’insinuent dans notre paysage. Nous avons appris le pardon ou nous ne pardonnerons pas. Nous marchons sur des chemins en pensant que peut-être un jour, peut-être…sans certitude. Elle ne fait pas de promesses. Elle répète sans cesse qu’elle souffre d’un mal qu’on ne peut saisir, un mal qui la ronge, le mal du pire, celui d’une enfance trahie – les dés étaient pipés avant même que tout ai commencé.

Ni la dépression ni la maladie n’ont été l’électrochoc souhaité pour enfin s’affranchir des démons démodés. Elle aurait préféré y rester. Couler.

Nous nous tenons là, impuissantes, sur le bord de la rive, incertaines des actes à poser, des mots à dire. Nous nous tenons là, pour la première fois peut-être, enfin, main dans la main. Moins seules qu’avant. Si perdues pourtant, tentant de construire notre vie, de mener à bien nos projets, de croire en nos rêves, d’aimer (peut-être mal et peut-être trop). En se demandant pourquoi on dit que l’amour sauve de tout. Le nôtre n’aura pas suffit. C’est peut-être cela que nous avons tant de mal à accepter. Et pourtant il le faut pour avancer…

 

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Quand déménager s’avère un véritable casse-tête!

En plein déménagement, il me manque de la main d’œuvre. Niveau cartons et petits meubles, on se débrouille. Mais dès qu’on passe aux grosses pièces, ça coince.

Dans ces cas là (mise à part l’infime % de personnes qui te proposent leur aide et qui tiennent leurs engagements), il y a toujours plein de monde prêt à t’aider, mais personne au rendez-vous. Il y a toujours Jean-Jacques qui connait Matthias mais Matthias reste un mirage…

Il ne reste donc plus qu’à passer par Internet et là, parait-il, qu’il y a pléthore de personnes qui veulent rendre service. L’entraide ça a la côte! Mais sincèrement c’est une vaste fumisterie. Sans aucun doute, il y a des gens sympas prêts à te tendre la main, mais encore une fois c’est une minorité. Bien planquée. Encore plus quand la météo annonce une canicule. Et il y a les autres, ceux qui veulent se faire du fric (et qui ne forceront pas leur talent – c’était 2 étages qui était demandé pas 15m de plus!)

Ça, c’était pour poser le décor. Maintenant venons-en à l’annonce, qui pour moi (mais je me trompe peut-être) est claire et limpide:

“cherche 2 personnes pour monter 1 frigo-congélateur, 1 machine à laver et 1 canapé convertible au 2e étage d’un immeuble sans ascenseur”

Depuis que cette annonce est en ligne, j’ai des propositions à la pelle qui varient entre 40€ et 450€. Et à chaque fois, j’en ai 1 qui me propose son camion, 1 autre qui me dit qu’il est mon “homme” pour porter les cartons, 1 autre qui me demande quelle est ma demande exactement. Je passe plus de temps à lire des réponses complètement à côté de la plaque. Qu’à trouver mon bonheur!

Çà ne vaut pas que pour les demandes de service. Çà vaut aussi pour les annonces sur le bon coin, pour une table carré à 40€ (elle est ronde ou carré votre table?), pour des chaises (elles sont beige comment?).

Pour tout vous avouer, je suis à deux doigts de tout vendre ou de tout laisser sur place. Et je me dis quand même qu’on est vraiment une famille de cornichons, qu’on a des gens qui pourraient nous aider mais à qui on ne va surtout pas demander – parce que ça ne se fait pas (bah oui on ne va pas en plus s’éviter un peu de fun!).

Ce déménagement m’aura servi de leçon. La prochaine fois, je m’offre le luxe de déménageurs professionnels. Je suis même en train de me demander si je ne vais pas m’offrir celui d’un nettoyage en profondeur pour mon ancien appartement. Je suis en train de perdre les dernières doses de sérénité qu’il me reste…

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Les États D’esprit du vendredi 21.06.2019

Premier jour de l’été et dernier jour d’une semaine loin, très loin d’être occupée au bureau. Ayant tout mon temps, j’en profite pour partager mes États d’Esprits du Vendredi, avec une pensée pour The Posman et Zenopia .

Début [10h53]

Photo: Flower Power
Fatigue : je n’y pense même pas, j’avance…
Humeur : enchantée
Estomac: biscottes, carré de chocolat, thé
Esprit: en mode déco d’intérieur
Cond. phys. : marche surtout et cartons
Boulot/ projet: semaine grand calme (et ça semble être pareil pour beaucoup de monde donc c’est rassurant!)
Culture:  Lecture: I let you go de Clare Mackintosh (prise au dépourvue quand j’ai compris le thème principal du livre)
Penser à: aux anniversaires qui approchent à grands pas…
Avis perso (1): dire à l’autre “je comprends” apaise bien des conflits
Avis perso (2): pourquoi ne pas accepter les gens tels qu’ils sont?
Avis perso (3): Le “tu” tue, alors sortons de ce cycle et parlons de ce que nous vivons / ressentons

Message perso: (1) j’ai l’impression qu’il n’est question que de moi en ce moment… (2) merci mille fois pour tout (3) il y a des tonnes de façons d’écrire, le tout est de trouver ce qui nous convient le mieux (4) partager avec vous est un bonheur de chaque instant, je ne pourrais pas m’en passer!
Loulou: m’aide à faire les cartons, est super chou, récite ses lignes et poèmes pour le spectacle de fin d’année, adore Rabbi Jacob…
Amitiés : cartes, préparation de vacances en commun
Love : tellement attentif, attentionné, prévenant, présent. Tellement loin et tellement là…
Sorties : chez ma sœur, avec les loulous
Essentiel: vivre, aimer, apprendre sur soi, grandir, ressentir, évoluer, rire, aimer…
Courses: cadeau de fête des pères (en retard) et cadeaux d’anniversaire
Envie de: me poser dans notre nouveau “chez nous”
Zic: LA chanson du moment à la maison (la préférée de loulou)

Fin [11h12]

Bonne journée, bonne fête de la musique et agréable weekend à tous, sous le soleil!

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Nos choix de vie

Crédit Pixabay

Les gens poseront toujours des questions, pas toujours innocentes, pour savoir.
Où? Quand? Avec qui? Comment?

Ils donneront leur avis sur des situations qui ne les regardent pas. Ils feront des remarques plus ou moins agréables. Ils se poseront en détenteur de vérités absolues. Ils se prêteront au jeu de paris insensés. Qui leur donneront l’illusion d’en découvrir un peu plus sur ta vie intime.

Parce que c’est bien de cela dont il s’agit, de ce qui se passe derrière la porte de chez toi.
Avec qui tu vis? Ou tu ne vis pas? Et pourquoi?
Quand est-ce que ça devient officiel tout ça?
Et tes enfants, ils en pensent quoi?

Ils creuseront, tenteront de percer tes secrets. Ils voudront saisir tes choix et comme ils ne les comprendront pas, ils choisiront de te dire ce que eux, ils feraient à ta place. Juste un conseil, avisé bien entendu.

***

Elles ne demandent rien. Elles n’osent pas. Elles ont un peu peur de ce que sera demain. Elles gardent en elles tant d’histoires d’avant. Qui se sont éteintes comme les lumières à la fin du spectacle. Elles se demandent si on ira loin, si même on ira quelque part. Ou si ça se terminera comme toutes les autres fois. Comme si notre vie privée était l’affaire de tous.

Ça rassurerait tout le monde si…

Nos choix étaient différents. Nos envies plus communes.
Chacun pouvait enfin mettre un visage sur…
Tout pouvait rentrer dans des cases bien construites. Si on pouvait se laisser aller. Ce serait tellement plus apaisant que toutes ces hypothèses alambiquées.

***

Tout le monde y va de son couplet, sur le pourquoi du comment des choses. Sur l’enfant. Sur l’homme. Sur deux mondes parallèles qui ne se rencontrent pas, sur des unités séparées qui ne rentrent pas en collision. Sur la vie à deux. Sur l’engagement. Sur les valeurs des uns, des autres. Les questions reviennent et on finit par ne plus y répondre que vaguement, conscients des limites de chacun. On ne cherche pas à être compris. Juste à vivre bien.

Même si parfois on aimerait…
D’autres scénarios, des imprévus, des surprises, ne pas tout devoir calculer (ou presque).

Nos choix sont tous assortis de compromis. Certains trouveront les nôtres impossibles. Il en sera peut-être de même pour nous et des leurs, nous nous garderons bien de le leur dire – qui sommes nous pour juger leurs choix de vie?

 

 

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Brouillard

On peut dire que je suis en plein dedans. J’ai sous-estimé le poids d’un déménagement et de tout ce que cela implique. L’attachement à un endroit, à des habitudes. J’ai pensé que je serais plus à même de faire face aux avis – pretendus conseils des uns et des autres. Je me suis plantée. Ça arrive!

J’ai perdu ma connection aux essentiels. Je navigue à vue en tentant de garder la tête froide. Mes projets dorment dans des dossiers. Je me demande même si ils ont un quelconque intérêt. Je me sens épuisée.

Je vais donc faire une pause, ici. Je publierais mes états d’esprit, peut-être. Je vais tenter de retrouver un semblant de “normalité” dans mon quotidien.

Je vous retrouve très vite. Prenez soin de vous, avant tout.

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Son monde à lui

Copyright Marie Kléber

Quand je le regarde vivre, je le regarde grandir. Je le regarder être et jouer. Inventer des histoires, rire des prénoms fantaisistes qu’il donne à ses playmobils. Je le regarde enregistrer les mots des chansons, qu’il finit par connaitre parfois mieux que moi. Je le regarde créer un monde à partir de bribes du sien.

Je l’écoute me dire ce qu’il fera plus tard. Il n’y a pas de doute dans son discours. Pas de peur. Il ne se demande pas si ce sera possible. Il ne se met pas de limite. Il saute loin. Il court vite. Il a trouvé comment allumer les semelles de ses sandales. Il se cache dans les buissons, s’écorche. Puis repart à la chasse au chat.

Je le regarde s’habiller, mélanger les couleurs, mettre ses sandales avec ses chaussettes. L’esthétisme, quelle drôle d’idée! Je préfère le laisser tenter des choses plutôt que d’imposer – surtout dans des domaines dénués de tout risque latent.

Quand je le regarde vivre et grandir, je tente de laisser mes angoisses sur le bas côté. Je toise mes démons et leur dit d’aller s’égarer ailleurs quelques temps. Je reste vigilante bien évidemment en élargissant progressivement son champ d’action.

Je regarde ses colères, en tentant de ne pas y ajouter les miennes (quand j’y arrive). Le résultat est surprenant. Le calme revient plus vite.

Je fais des erreurs c’est certain. Parfois j’en ai conscience alors je redresse la barre. Parfois elles passent à l’as. Tant pis. Ce n’est que le début. J’apprends moi aussi. Il n’y a pas de manuel, il revient à chacun de trouver ses repères. Les miens vont et viennent. Ils s’adaptent.

A lui, lui qui grandit. Lui qui apprend. Lui qui sait, soi-disant! Lui qui appréhende le monde avec l’insouciance si chère à l’enfance. Lui qui me surprend. Lui et ses “pourquoi” qui s’accumulent. Lui et ses jeux dans lesquels parfois des mots de grands se glissent. Lui et toutes ses vies.

Je voudrais être toujours là, l’accompagner, le soutenir, lui faire confiance même dans des choix qui me causeront peut-être des nuits blanches, ne pas remettre en question ses idées, ses envies, le laisser expérimenter surtout – n’est-ce pas l’intérêt de la vie!

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La famille, cette entité à part!

Crédit Pixabay

J’ai pesé le pour, le contre. Et puis je me suis dit que j’allais tout de même écrire sur le sujet.

La famille, ma famille, est ma plus grande joie et ma plus grande épine dans le pied.

Je m’explique. Pour moi, la famille, c’est la base, la structure, c’est l’essence, l’ancrage. C’est du temps passé ensemble, des souvenirs, des partages, se construire, notre premier lien au monde.

Mais aussi l’ensemble qui formate, qui limite, duquel nous tentons (avec beaucoup de difficultés pour moi) de nous affranchir pour voler de nos propres ailes.

Je le dis souvent – mes parents ont fait du mieux qu’ils pouvaient avec ce qu’ils avaient. Je ne suis plus dans une phase de rejet du modèle ou de colère. J’accueille ce qu’ils m’ont donné et je tente de lâcher ce qui ne me convient pas. Sans trop de jugement.

A l’heure actuelle, j’entretiens des rapports ambivalents avec les miens. Je m’affirme davantage, mais je continue à marcher sur des œufs, pour ne pas brusquer, offenser. Je me plie à des volontés. Je me sens encore dépendante, comme une petite fille qui ferait ses premiers pas dans un monde de grands – et donc plein de dangers. Que mes proches tentent par tous moyens de m’éviter (jusqu’à faire l’impasse sur mes envies, besoins).

Bien sûr, leur soutien est inestimable, leur présence, un réconfort. Ils sont une richesse pour mon enfant. Toutefois je dois rester maitresse de mes choix, de la manière dont j’élève mon fils, de la façon dont je tiens ma maison, de la manière dont j’envisage les autres, le monde, de la façon dont je gère ma vie de femme, mon emploi, mes loisirs.

Les conseils avisés des uns et des autres sont toujours les bienvenus. Mais au quotidien pas si évidents à mettre en pratique. Toute tentative d’affirmation risque d’être considérée par les miens comme un rejet. Un mot de travers et c’est l’escalade. Une idée originale et c’est de l’inconscience.

Il est certain que ma situation personnelle et familiale me dessert énormément dans cette configuration. Dans d’autres circonstances, ils se permettraient moins de choses. Et moi, dans tout ça? Et bien, comme toujours, je me sens redevable. Un peu moins qu’avant. Mais un peu encore. Et je tente de composer, parfois facilement, quand des évènements extérieurs viennent me rappeler l’essentiel, parfois difficilement, quand trop c’est trop et que respirer devient un luxe!

Bien sûr, tout part d’un bon sentiment. L’acte est humain. Le père, la mère restent protecteurs. Ils sont parents jusqu’à la fin. Mais il m’arrive encore de me sentir étouffée par leur présence, perdue face à tous les pas en avant que je tente de faire et des retours à la case départ fréquents, comme si tout le travail fait n’avait servi à rien. Je m’écrase encore. Je me tais. Je fulmine dans mon coin et je me dis que ça aussi, ça passera. Tout passe…

 

 

 

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Ces gens qui…

Il y aura toujours des gens qui ne verront que le moins beau, le moins attrayant, qui noteront que chez les autres, c’est mieux, qui seront un peu jaloux, beaucoup. Qui se diront que tout est question de chance et que la chance n’a jamais été de leur côté. Des gens envieux, qui seront incapables de voir les opportunités, qui les laisseront filer. Des gens qui passeront à côté, à côté de leur vie, de leurs rêves, à côté de leurs envies. Des gens qui ne remarqueront que le petit moins au milieu d’un vaste champ de plus.

Des gens incapables d’apprécier ce qui se présente, qui tenteront par tous moyens de trouver des contre-exemples à tout, qui ne se réjouiront qu’à demi-mots des bonheurs des autres. Des gens ni heureux ni malheureux. Des gens un peu tristes. Des gens qui vous donneront envie de ne partager qu’une infime part de votre vie. Voir rien.

Des gens qui feront la tête le lundi et quand il pleut. Et quand il fait trop chaud aussi. Qui ne seront pas du matin. Et qui ne supporteront pas leurs voisins. Des gens un peu amers avec le temps, qui en veulent à la vie. Et aux autres, un peu, aussi. Des gens qui voudront plein de choses mais les considèreront toutes hors de portée. Des gens qui se diront qu’il faut vivre mais qui oublieront que vivre c’est aujourd’hui.

Des gens qui critiqueront tout, qui partiront en vacances et ne retiendront que les mauvais souvenirs. Des gens qui se croiront atteints de tous les maux et qui te jureront par A + B que tes tracas du quotidien ne sont rien à côté des leurs.

Des gens qui vivront dans le passé ou le “c’était mieux avant”, qui ne t’écouteront pas parler. Des gens qui voudront vivre avant de mourir, mais s’éteindront chaque jour à petit feu. Des gens qui auraient pu être heureux.

Ces gens là ne se sentiront jamais bien nulle part. Ces gens là, il faut les laisser avec leurs malchances et leurs histoires insensées de mauvais karma. Nous ne pouvons rien pour eux. A part, juste, les plaindre et espérer que dans un sursaut, ils ne choisissent de changer leur regard sur le monde et d’y voir ce que nous, nous y voyons: tant de beauté!

 

 

 

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Les États d’Esprit du Vendredi 07.06.2019

Dehors le vent se déchaine! C’est donc au chaud que je partage ma participation aux États d’Esprits du Vendredi, avec une pensée pour The Posman et Zenopia .

Début [15h01]

Photo: Bretagne…
Fatigue : légère
Humeur : heureuse
Estomac: saumon, riz, gâteau à la pêche, thé
Esprit: libéré
Cond. phys. : marche, yoga
Boulot/ projet: on a discuté “relation d’aide” avec des collègues et ça m’a fait plaisir de parler un peu plus de mon Grand Projet (tiens il faudra que je vous en parle aussi!)
Culture:  Méninges: Rubik’s Cube (je commence à comprendre!) – Lecture: Khalil de Yasmina Khadra
Penser à : m’inscrire à ma formation
Avis perso (1): les gens qui ne savent pas ce qu’ils veulent c’est difficile à appréhender
Avis perso (2): le Rubik’s Cube, il suffit de s’y mettre…
Avis perso (3): les gens sont plus stressés que toi quand tu dis que tu cherches un appart et te filent plein de conseils que tu n’as pas demandé!

Message perso: (1) c’est bon d’être ensemble (2) plein de pensées en ces heures difficiles (3) une fois par mois, c’est peu mais o combien savoureux…
Loulou: parle un peu, beaucoup de son papa et de la guerre(!), est “in love” avec Enya, adores ses petites voitures
Amitiés :  mariage ce weekend
Love : cultive des fraises (délicieuses), est attentif aux autres, est doté d’une patience hors du commun
Sorties : mariage breton
Essentiel: dire “je t’aime”
Courses: cadeau de fête des pères
Envie de: lui
Zic:

 

Fin [15h17]

Très bon weekend de 3 jours et si la pluie est là, profitez-en quand même, ce n’est que de l’eau!

Posted in Atelier écriture, Variations Littéraires

Quelques grammes de dentelle

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Il n’est qu’une anecdote sur sa liste d’envies.

Un songe éveillé qu’elle s’autorise à agrémenter au gré de ses pensées. Celles-ci se gardent bien au chaud. Elles s’épanouissent dans la sécurité de sa studette, sous les combles. Elle a, bien entendu, mené son enquête. Pour être certaine que ce serait lui et pas un autre. Qu’il serait enclin à la suivre, qu’il s’attablerait sans discuter au buffet gourmand qu’elle prépare avec enthousiasme depuis des semaines. Et n’aurait aucun scrupule non plus à participer à son petit jeu.

Elle s’est rendue au spa pour avoir la peau douce, les ongles impeccables. Parée de légèreté, quelques grammes de dentelle seulement, elle attend son arrivée. Il ne saurait tarder. Elle repasse dans sa tête tous les scénarios élaborés. Ce sera l’un d’eux ou aucun. Elle avisera, en fonction de ce qu’il sera prêt à donner.

Ce texte participe à l’atelier d’écriture proposé par Olivia. La récolte de mots était: spa – s’attabler – pensées – enquête – légèreté – scrupule – anecdote

Posted in Carnets de route

C’est troublant…

Crédit Pixabay

C’est troublant.

Ta manière d’être. Que ce soit toi qui donnes autant. Je ne suis pas habituée à cela.

Donner, fut ma survie pendant longtemps. Une façon de vivre à côté de la vie, de ne pas penser à soi. Ne jamais penser à soi. C’est bien ce qu’on nous enseigne, petits. Penser à l’autre. J’y ai tellement pensé que je me suis oubliée. J’ai donné aussi sans savoir ce que cela voulait dire. J’ai tout donné en me niant complètement, en classant besoins, envies dans un coin. Je n’avais pas le temps pour moi. Et puis l’autre comptait plus. L’autre, ce tout.

Toi, tu le fais sans t’oublier, sans te nier, sans t’interdire d’exister. Comme si tu avais compris les codes. Mais est-ce que tu reçois autant?

C’est troublant.

Cette ode vibrante au plaisir. Qui émane de toi. Le mien semble ta priorité. Je ne suis pas plus habituée à cela.

Il a été toujours été question des autres. Avant. Des besoins des autres. Des envies des autres. J’ai tu les miennes. C’est peut-être pour cela que je ne sais plus dire, aujourd’hui. Mon plaisir, cet accessoire. Juste solitaire. C’est peut-être pour cela qu’il me dérange encore parfois. Quel est la place du tien? Existe t-il en tant que tel? Ou bien ne vibres-tu qu’à travers le mien?

Tu vois c’est troublant. C’est plein de questions en suspend. Ce n’est pas de la peur, c’est juste cette impression de tout reprendre depuis le début, de découvrir une nouvelle réalité. C’est conquérir une autre dimension de l’être. Partir sur des chemins, sans tout comprendre, on se laissant guider. C’est être avec toi, aimer avec toi, grandir avec toi. C’est troublant et c’est exquis!