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Challenge Ecriture #25 (30.06.2020)

J’ai entendu sa voix et elle m’a ramenée des années en arrière. La vie de château, le grand luxe, les tentures, le parc, les bosquets, des coins et des recoins pour s’installer en toute tranquillité et roupiller comme un bienheureux. Je pensais que ça ne s’arrêterait jamais. Heureux nous étions, tous les deux dans notre paysage fantastique, coupé des bruits du monde. Deux rescapés, deux passionnés, deux amateurs des belles et bonnes choses. Chaque jour, il me préparait des mets exceptionnels que nous partagions ensemble, tantôt au coin de la cheminée, tantôt assis sur l’herbe. La vie rêvée de tout matou qui se respecte. Et l’été, le grand carnaval des caravanes de voyageurs qui venaient découvrir le coin. Il y en avait pour tous les goûts. On les voyait venir de loin. Et on restait bien à l’abri dans notre palais. Quand j’y repense, ça me tirerait presque des larmes. Lucien s’est éteint un matin de mai. La vierge veillait avec moi. Je n’ai pas vu ses yeux se fermer ni son âme s’élever. J’ai senti son absence, comme un rêve qui s’éteint.

Puis de nulle part, ils sont arrivés avec leurs gros sabots, leurs voitures bruyantes, leurs manières sans élégance. Ils n’ont même pas pris le temps de saluer sa mémoire. Ne parlons même pas d’un regard pour moi. A la SPA, ils m’ont refilé vite fait, sans se salir les mains. Je crois que si on m’avait demandé, j’aurai préféré suivre Lucien.

Sur ces entre faits, Julie a débarqué. J’avais perdu de ma superbe et de ma spontanéité. Elle s’en moquait. Il faut reconnaître qu’elle faisait aussi pitié que moi! Je l’ai suivi sans trop savoir comment ni pourquoi. Quand on n’a plus grand chose à perdre, on se pose moins de questions. Va savoir! En tous cas, si j’avais eu une quelconque idée de ce qui m’attendait, je me serais fait tout petit dans ma cage et j’aurais laissé la tornade passer. Faut croire que j’avais aussi perdu mon intuition. La belle affaire!

J’ai longtemps espéré un sursaut de courage, pour m’échapper par la porte ouverte. Histoire de changer d’air. Mais bon, je me suis dit que je ne pouvais (quand même) pas faire ça à Julie!

Suite de l’histoire débutée la semaine dernière ICI.

Pour voir les autres participations c’est par là: Choisir le futur chez Marie – La fuite chez Mébul – Chez Josée – Chez Sweet Things 

***

Avec les vacances qui arrivent je ne sais pas si il va être possible de maintenir un rythme hebdomadaire. Nous verrons bien. Pour l’instant je vous laisse avec le sujet de la semaine prochaine. On va parler “parfum”.

Vous allez choisir un parfum, que vous appréciez ou pas. Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez en inventer un. Et vous allez écrire un texte en lien avec cette odeur. Qu’est-ce qu’elle vous fait ressentir? Qu’est-ce qu’elle vous dit? Qu’est-ce qu’elle vous rappelle? Ça peut-être in texte personnel ou de la fiction, c’est vous qui choisissez! A vos plumes et rendez-vous mardi prochain!

 

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Les États d’Esprit du Samedi 27.06.2020

J’ai attendu encore une fois samedi pour partager mes états d’esprits, avec une pensée en passant aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman).

Début [11h00]

Photo: essais de couleurs
Fatigue : en pleine forme (je cogite un peu moins ou je médite un peu plus!)
Humeur : très bonne
Estomac: thé et chocolat
Esprit: focus
Cond. phys / Bien être. : Près de 5h de marche dans la semaine, yoga, sophrologie et méditation

Projet/Boulot: En plein coaching avec Rebecca – ça dépote!
Culture: Le live de Sophie – Le Seigneur des anneaux, HP2 avec Loulou, “Réveillez le chaman qui est en Vous” de Arnaud Riou et “Un diamant dans une boite à chaussures” de Sophie Selliez
Penser à: s’ancrer

Avis perso (1): c’est marrant comme les vieilles habitudes reviennent vite!
Avis perso (2): plein de personnes disent que l’après-confinement est pire que l’avant. Moi je réfère voir le verre plein…
Avis perso (3): les infos c’est de la nourriture tellement anxiogène que je me demande comment les gens y adhèrent, parfois même H24
Avis perso (4): La 5D ça vous parle?

Message perso (1) Merci! (2) Vos retours et encouragements sont toujours extra (3) Hâte que tu nous parles de ton nouveau tarot! (4) Ca fait toujours du bien d’être avec toi (5) J’espère qu’on se verra cet été!

Loulou: plus apaisé, content d’aller à l’école, parle un peu plus facilement de ce qu’il ressent, fait des batailles d’eau, a hâte de regarder HP2 demain après-midi
Amitiés : pendant les vacances
Love : ça me fait toujours un drôle d’effet d’être aussi bien avec lui!
Sorties :  je vais voir ma soeur et sa petite famille aujourd’hui après plus de 4 mois sans se voir!!
Essentiel: la passion, la joie
Courses: marché demain
Envie de: inspiration, connexion

Zic: Maitre Gims et Vianney (parce que les cases c’est toujours très troublant!)

Fin [11h20]

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Le droit de…

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Se donner le droit de…
S’autoriser à…

Faire son / ses deuils
Exprimer ses émotions même et surtout celles qui dérangent
Se sentir moins bien certains jours
Aller au ralenti
Se faire confiance
Ecouter ce qui fait sens, pour soi
Lâcher le passé
Guérir
De ne plus savoir où on en est
Faire place nette
Changer de voie / voix
Faire des erreurs
Dire “non”
Se mettre en pause
Laisser les larmes couler
Etre vulnérable
Demander de l’aide
Parler avec ses guides
Prendre soin de soi
Ne plus être victime
Se regarder avec bienveillance
Croire en ses rêves et les réaliser
Aller à contre courant
Croire en son potentiel
Accueillir l’abondance
Envoyer valser les “on dit”
S’affirmer

La liste pourrait continuer encore et encore.
A vous de me dire ce que vous avez décidé de vous autoriser à faire/dire/créer/oser…

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Challenge Ecriture #24 (23.06.2020)

Sur Instagram, j’ai lancé un projet littéraire collaboratif, c’est à dire que j’écris une histoire avec les idées de mes lecteurs/lectrices. Du coup je vous partage ici les premières lignes de cette nouvelle…

“Moi, vouloir être chat…”

Non mais quelle idée cette chanson! Le type devait être raide, bourré, à côté de ses pompes quand il a posé ces mots. Ou bien c’est un fada. Non. c’est un fada, un plouc, un de ces mecs qui se croit tout permis sous prétexte qu’il a un peu de talent et une belle gueule. Quoique ça, ça reste à prouver. Mais passons. Si on s’arrête sur ce genre de considérations, on pourrait écrire un roman. Il y a juste à tirer le fil. Sauf que le lecteur parfois finit par s’y perdre. Et on est bon pour tout réexpliquer à chaque chapitre. J’ai pas la foi pour écrire un bouquin. Et encore moins les moyens.

Et si encore on s’arrêtait à la chanson, tiens je reprends ma bobine, mais c’est qu’en plus il y a tout un tas de crétins qui y croient et qui reprennent en cœur le refrain. Ça me met hors de moi. J’ai des envie de crime, de leur faire bouffer leurs cravates, leurs jolies ballerines, leurs chaussettes et leurs bigoudis de toutes les couleurs.

Je déteste ma vie. C’est pas une vie de Pacha, comme les pubs nous le serinent à longueur de pages télévisuelles. Ou alors je me suis planté quelque part, j’ai pris la mauvaise route. Pire, c’est peut-être cette foutue histoire de karma. C’est le leitmotiv de la grande gigue perchée sur huit centimètres de talons, qui me fait office de maîtresse…

J’ai l’impression que ce thème n’a pas été si évident que ça pour vous, vu la faible participation, comme quoi les règles ça a quand même du bon!! Je remercie toutefois les participants du jour dont vous pourrez découvrir les textes ici: Bienvenue chez Mébul – La couche chez Miss Obou

***

Pour la semaine prochaine, je vous propose d’écrire un texte qui doit commencer par la phrase suivante: “J’ai entendu sa voix et elle m’a ramenée des années en arrière” et se terminer par: “Je ne pouvais pas faire ça à Julie.”

Au plaisir de vous lire! Belle semaine et bonne écriture!

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Revenir…

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S’il faut le coeur et le corps
D’un commun accord
Je dis oui

Les lignes se confondent
Et les âmes se fondent
Dans des cases sans fond

Les limites se figent
Et fixent le début
De l’abîme
Celui dont on ne revient plus

Les tremblements
Le chaos
L’absolu a des airs
De déjà vu

Plonger dans les profondeurs
Pour saisir la valeur
De ce qui n’est plus

Et revenir riche
De l’ombre naît la lumière
Les ténèbres devenus poussière

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Les États d’Esprit du Vendredi 19.06.2020

Vendredi est là et je me pose, alors que la nuit tombe un peu plus tôt que d’habitude, pour vous partager mes états d’esprits, avec une pensée en passant aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman).

Début [22h00]

Photo: instant de vie
Fatigue : petite nuit et grosse semaine donc un peu, mais rien d’anormal
Humeur : excellente
Estomac: salade, fromage, céréales, tisane
Esprit: en mouvement
Cond. phys / Bien être. : Marche, sophrologie et une séance de dance-cardio

Projet/Boulot: Reprise du travail sur site, ça fait bizarre, et télé-travail, coaching pro
Culture: Le Seigneur des anneaux, HP2 avec Loulou et Réveillez le chaman qui est en Vous
Penser à: lâcher petit à petit les masques…

Avis perso (1): c’est comme si rien ne s’était passé!
Avis perso (2): c’était bien le confinement quand il n’y avait personne pour faire la fête juste sous ta fenêtre!
Avis perso (3): à l’annonce de la reprise de l’école sur 4 jours, j’ai quand même sauté de joie dans mon salon…même pour 15 jours, c’est pour dire le degré d’épuisement “mental” que je me traine (et je ne suis pas la seule…)
Avis perso (4): l’écriture a vraiment des vertus thérapeutiques intéressantes…

Message perso (1) vive l’école! (2) merci pour chaque minute (3) essaie de te reposer un peu ce weekend! (4) au moins je peux écrire tout ce que je ne pourrais pas dire (5) merci pour tous vos supers messages! Vous êtes les meilleurs!

Loulou: cela devient de plus en plus compliqué de gérer l’endormissement du soir, sinon adore aller chez ses grands-parents, a retrouvé ses copains de foot, se met au travail sans rechigner, ferait des maths toute la journée si on le laissait libre, voudrait adopter un perroquet!
Amitiés : loin et quand les nouvelles sont mauvaises, on aimerait bien pouvoir être plus près.
Love : toujours heureux, souriant, un cadeau du ciel, c’est évident!
Sorties :  sophro demain et à l’hopital pour voir Mémé dimanche
Essentiel: revenir à la JOIE!
Courses: Kdos d’anniversaire
Envie de: une nuit sans rêves bizarres

Zic: Kaleo

Fin [22h25]

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Quand la sexualité fait mal & quelques pistes de réflexions

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Ça fait un bail qu’on n’a pas parlé de sexualité ici! J’avais une idée en tête mais j’ai changé de ligne directrice. Et du coup, je vais m’orienter vers un sujet peut-être un peu tabou pour certains, mais, comme on dit chacun est libre de lire ou pas. Et puis, bon, les tabous, c’est fait pour être levés, non?!

Il y a les personnes pour qui la sexualité a toujours été liée à quelque chose de violent, que l’on parle attouchements, pédophilie, agressions, viol, inceste. Et puis il y a les personnes qui n’ont jamais vécu ce type de drames et qui pourtant se trouvent aux prises avec des maux, que ce soit pendant ou après l’acte sexuel. Il y a des gens très libres sur le sujet, d’autres qui ne veulent surtout pas en entendre parler et des personnes qui, comme moi, entretiennent avec la sexualité un lien très particulier, où le bien et le mal se livrent une guerre sans merci, où joie et honte se côtoient dans un ballet tantôt euphorisant, tantôt étouffant.

La sexualité est un terrain de jeu fantastique dans lequel le corps devrait pleinement s’épanouir et non se sentir tiraillé. Les maux qui naissent alors sont synonymes d’un blocage intérieur, dont nous n’avons pas toujours conscience, qui met à mal la rencontre.

J’ai souffert pendant des années de maux terribles au niveau des ovaires, de crampes, de contractions qui mettaient parfois 48 heures à disparaître, pendant ou après avoir fait l’amour. C’était chronique et très handicapant. Que la rencontre se soit bien passée ou pas, d’ailleurs, que j’ai eu du plaisir ou pas. Ma vie sexuelle n’a pas toujours été à la hauteur de mes espérances mais bon, c’est du passé! La douleur me faisait souffrir physiquement et psychologiquement.

Avec le recul, je me rends compte que j’ai été dans deux relations où la sexualité était assez tabou justement, où le plaisir devait être quelque chose de contenu, où l’expression même de ce plaisir devait être tue ou tempérée, dans laquelle ma place aussi était entourée d’interdits. Les maux n’étaient pas seulement liés à cette vision, mais cette vision a grandement altérée la mienne. Et comme je voguais déjà entre deux eaux, je me suis vite laissée emporter par ce tourbillon de “désamour” de mon corps, de l’autre corps, par cette sensation d’être “sale”, “salie”, de devoir avoir “honte”. Il y a plein d’autres données, que j’ai saisi avec le temps, au niveau de mon histoire familiale, au niveau de mon attirance pour des choses que je jugeais “contre nature”, étant donné que j’ai longtemps baigné dans une culture religieuse qui prône la procréation avant tout. Plus les idées de la société, l’image de la femme, je pense que vous voyez très bien de quoi je veux parler…

Etre dans une relation avec quelqu’un pour qui la sexualité est un sujet qui a toute sa place m’aide vraiment à envisager les choses différemment. Je vois désormais les maux comme un signal. Les deux notions ne vont plus ensemble. Un signal pour aller chercher ce qui empêche la rencontre d’être pleinement épanouissante. Un signal comme un appel à lâcher mes résistances, à embrasser ce qui se présente, à vivre la joie de ce rendez-vous hors du commun, cet échange qui ne ressemble à aucun autre. A oser, à assumer mes désirs, mes pulsions, mes fantasmes. Même si je n’arrive pas encore à les verbaliser.

Même si la rencontre a été une évidence, elle n’a pas agit comme une baguette magique. Elle a par contre mis en lumière les zones d’ombre. Elle a posé des bases de réflexion. Elle a fait éclater des vérités, elle m’a offert de reprendre contact avec mon corps, d’apprendre à l’aimer et d’apprendre à l’offrir sans crainte. Tout ça est un apprentissage de chaque instant. Ça demande de la confiance en l’autre et en soi. Je me suis livrée pas à pas et je suis certaine que je n’ai pas encore atteint ma pleine libération. Les maux sont les verrous qui nous maintiennent loin de nos sens. Ils sont à prendre au sérieux car au delà de l’impact qu’ils ont dans notre quotidien, ils nous montrent aussi que nous ne sommes pas alignés avec qui nous sommes vraiment.

Il n’est pas toujours évident de s’exprimer en général, de trouver sa place, d’être en phase avec les autres, le monde, la vie quoi et je crois sincèrement que la sexualité nous offre justement cet espace pour être pleinement nous-mêmes, que ce soit dans une relation ou en solo. La sexualité existe avant le couple et elle existe en dehors également. Une excuse en moins! J’ai lu récemment une enquête qui disait que beaucoup de femmes ne savaient pas à quoi ressemblait leur vagin. C’est quand même la base, la source, le temple de notre créativité, de notre féminité. Je pense qu’en apprenant son corps, on s’ouvre déjà à plus grand que soi. On se libère déjà. On s’approprie ce qui nous appartient. On est plus à même aussi de savoir ce qui acceptable, pour nous, de ce qui ne l’est pas. On est moins dans le jugement, davantage dans l’accueil.

J’ai expérimenté aussi le lâcher prise au niveau mental. Tout rationaliser, tout comprendre, tout disséquer, c’est bien mon truc. Oui, mais faire l’amour avec un esprit 100 % connecté, avec un mental en perpétuel mouvement, c’est loin d’être extatique! Ça vient nous couper de nos ressentis. On est dans l’avant, dans l’après, jamais dans l’instant. Et il y a forcément une culpabilité qui naît de ne pas avoir su profiter. Les maux ne sont jamais loin si on leur laisse une chance de passer. Et ils viennent sans cesse nous faire douter.

Il n’y a sûrement pas de remède miracle. Mais un travail sur soi, une visite intérieure, une approche différente, une ouverture, en parler aussi, toutes ces pistes peuvent nous aider je pense à y voir plus clair et à pouvoir profiter de ce temps, hors du temps, en toute sérénité, confiance, nous permettre aussi de nous ouvrir à notre beauté, notre force, notre identité, notre sensualité, notre vulnérabilité. Nous sommes ce tout qui n’attend qu’une chose: expérimenter la joie, une joie pure et profonde.

N’hésitez pas à partager vos avis, vos pensées, vos réflexions sur le sujet! Au plaisir de vous lire…

 

 

 

 

 

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Challenge Ecriture #23 (16.06.2020)

Les secondes seront des heures dans cette attente. Je serai la sagesse qui patiente, le regard tourné vers l’intérieur, comme un saltimbanque épris de solitude. Je ne te volerai rien, sinon quelques sourires pour que tes lèvres et les miennes soient unies dans un tourbillon de douceur. Je serai dans la sublimation du désir, je transformerai l’évidence en pluie d’azur, l’absence en terrain fertile, riche d’une sensualité qui se lit sur chaque centimètre de ta peau au repos. Je poserai mes yeux sur la courbe sensible des frissons des étoiles, je goûterai du bout des cils au nectar sucré du cœur de ta féminité. Je t’offrirai dans un silence, tout juste perturbé par nos souffles distincts, le sacre de la nuit.

Retrouvez les autres participations (magiques!) ici: Plaisirs d’Orient chez Nina – Vénération chez Mébul – Une nouvelle pause thé chez Josée – Tourbillon libertin chez Sweet Things – Une phrase, dix mots chez Marie – Chez Sandra

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Pour la semaine prochaine, j’ai envie de légèreté, j’en ai besoin en ce moment. Du coup, pas de règles, pas de thème, un seul mot d’ordre, faites moi / faites-nous rire! Au plaisir de vous lire.

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Les Etats d’Esprit du Vendredi/Samedi 13.06.2020

A 21h30 vendredi soir après une journée entière avec les enfants, je n’ai plus une once d’énergie donc je vous partage mes états d’esprits ce matin, dans le calme (avant la tempête d’une nouvelle journée) avec une pensée en passant aux deux fondateurs de ce rendez-vous (Zenopia et The Postman).

Début [08h10]

Photo: flowers…
Fatigue : un peu quand même, entre boulot, formation, enfants…
Humeur : bonne
Estomac: en attente
Esprit: Méditer…Apaiser le mental…
Cond. phys / Bien être. : Abdos, Sophrologie

Projet/Boulot: Toujours en télé-travail, Tri fait dans mes textes, Trois jours intenses de formation et Nouveau coaching qui débute lundi!
Culture: Camping, Le Seigneur des anneaux, L’Analyse Transactionnelle et HP2 avec Loulou
Penser à: lâcher le passé et m’affirmer en tant qu’adulte auprès de mes proches

Avis perso (1): il parait que l’été ne sera finalement pas si chaud!
Avis perso (2): parler d’assouplir les règles pour que tous les enfants reprennent l’école le 22 juin, alors que les vacances sont le 3 juillet, c’est bizarre non!
Avis perso (3): en apprenant, on se rend compte que la plupart des gens ne savent pas communiquer sereinement ni sainement. Nous en premier!!
Avis perso (4): parfois il faut se prendre des réalités en pleine figure, même si sur le coup ça déstabilise pas mal, pour rebondir! Tout est toujours positif

Message perso (1) profite pleinement de ton weekend et du bord de mer! (2) j’aimerai la mer avec toi (3) merci pour votre enthousiasme, toujours (4) une année bizarre bizarre (5) merci pour ton temps, ton écoute surtout et d’accueillir mes émotions aussi (sans les juger) et pour tout le reste (ça tiendrait pas ici!) (6) bon courage ma jolie, ce n’est jamais évident quand on n’est pas entendu dans sa “souffrance”.

Loulou: dans un perpétuel “je t’aime moi non plus” avec S, grandit, a pas mal de colère en lui aussi, n’aime pas qu’on lui dise qu’il doit changer (et il a raison, non mais!), passe un peu plus de temps avec ses grands-parents (ça lui change les idées!), fait des avions, joue au Tarot
Amitiés : loin et occupées
Love : toujours à l’écoute, toujours serein, passionnant, séduisant, apaisant
Sorties :  j’aimerais bien…du coup j’ai mis une annonce sur le site Parents Solo, besoin de développer notre réseau amical. On tourne en rond sur nous-mêmes.
Essentiel: apprendre à dire NON
Courses: marché fait hier!
Envie de: nouvelles vibrations

Zic: Queen!

Fin [08h45]

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Mauvaise excuse

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Quand j’ai partagé, autour de moi, mon souhait de reprendre mes études pour devenir thérapeute, tout le monde a trouvé l’idée géniale!

Quand j’ai demandé, autour de moi, qui serait partant pour passer à la pratique, de manière ponctuelle ou en suivi, bizarrement il n’y avait plus personne au rendez-vous! Sauf 1! Du “on se connait trop bien” à “je ne vois pas de quoi je pourrais te parler”.

Sur le coup, je me suis dit “peut-être”, en effet. Je suis comme ça, je remets rarement en question la parole des autres. Et puis en en discutant avec mes copines de promo, je me suis rendue compte que c’était une mauvaise excuse, la première. Elles ont toutes débutées avec des proches, amis, famille. Donc le fait de bien se connaître ne rentre pas en ligne de compte. Pour la deuxième, là, c’est tout simplement un refus de voir la vérité en face. Nous avons tous des problématiques, petites ou grandes, selon notre échelle de valeur. Il n’y a que les sages qui vivent au-delà de la souffrance. Je pense qu’on est en loin…

Ce que je comprends parfaitement, c’est que ce soit compliqué pour certains de parler, de se confier, de tirer le fil. Même quand nous sommes dans une démarche avec un thérapeute, c’est assez déstabilisant. Tout travail sur soi l’est. Pas plus tard que le weekend dernier, une de mes profs a mis l’accent sur un truc qui m’a pas mal bousculée. Et tant mieux. C’est aussi comme ça qu’on avance.

Ma première analyse de rêve, je l’ai fait avec ma sœur et niveau proximité, intimité, il n’y aurait à redire! Il faut savoir que dans la relation d’aide, le thérapeute est là pour amener le patient, au fil des questions, à trouver en lui ses réponses. Le thérapeute n’a pas de solution, il n’a pas d’avis sur ce que vous lui confiez. Il est neutre, formé à l’écoute active et bienveillante.

Alors peut-être que je n’ai pas assez expliqué ma démarche, je suis douée pour me remettre en question, ou bien je suis entourée de personnes qui ne sont pas dans la même dynamique que moi et je l’accepte. Cette réalité va me forcer à sortir de ma zone de confort et à en parler davantage autour de moi, pour trouver des personnes en qui cela fera écho.

Il est un peu, beaucoup décousu cet article, je vous l’accorde. Je l’ai écrit pour que chacun, chacune, à son niveau, se pose la question de toutes ses excuses du quotidien qui l’ empêche de se réaliser, d’oser, qui le maintienne dans un confort relatif, dans une évolution contrôlée. N’oublions pas, sauf situations très particulières, que nous avons toujours le choix!

Posted in Atelier Ecriture L'Atmosphérique

Challenge Ecriture #22 (09.06.2020)

Que dire de la vision de ce palais des glaces si silencieux

Cachez-vous des secrets au plus profond de ce temple

Vous, dont le regard me trouble et m’offense

Derrière les voiles et les tentures, d’autres vies, peut-être aveux

La où je me tiens, j’entendrais presque, murmures, souffles et voix

Porte ouverte, oserais-je un pas?

Découvrez les autres participations: Chez Sweet Things – Chez Sandra – Chez Josée – Chez Marie – Chez Erby – Chez Mébul – Chez Nina

***

Je me rends compte que les explications du dernier challenge n’étaient pas très claires. Du coup je vais essayer d’être plus précise à l’avenir.

Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte à partir de la citation suivante de Christian Bobin: “Je m’allongerai sous tes paupières. Lorsque tu les baisseras pour t’endormir, je lancerai de l’or dans ton sommeil. De l’or et des songes pareils à des nuages”, en utilisant TOUS les mots suivants: sacre, sensualité, sucré, sensible, sublimation, solitude, saltimbanque, sagesse, sourires, secondes.

Merci et au plaisir de vous lire!

Posted in Humeurs d'Auteur

Projets & Choix

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Depuis que je tiens ce blog, je me pose la même question. Comment être présente tout en menant à bien mes projets?

Depuis 2013, j’ai écrit des livres, j’ai finalisé des recueils de textes courts, des novellas, un roman, j’ai participé à des concours d’écriture, j’ai été bêta-lectrice, tout en tenant ce blog et en écrivant régulièrement. Parce que, comme je le dis toujours, l’écriture c’est comme un deuxième souffle, c’est aussi essentiel pour moi que me nourrir, boire, dormir, échanger, aimer ou lire.

J’ai toujours plein d’idées, plein d’envies, des projets d’histoires, de recueils de textes. J’ai des textes en cours sur mon disque dur, des concours qui me font de l’oeil. J’ai d’autres mots qui viennent me chuchoter “et si tu parlais de ça?”. Ce serait bien, oui, mais là, j’ai encore ça et ça, qui attend, ça et ça qui voudrait bien sortir, ça et ça qui me travaille depuis x temps.

Nos vies sont faites de choix, à chaque instant. Et si je ne souhaite surtout pas arrêter ce blog, car il est un espace que j’aime beaucoup et sur lequel je suis heureuse de vous accueillir, de vous lire, il va toutefois falloir freiner un peu le rythme.

Ma formation me demande attention et présence, je débute d’ici 15 jours un coaching en relation avec la création d’entreprise. J’ai également des projets littéraires que je souhaite finaliser rapidement – les choses qui traînent prennent de l’espace dans ma tête. Je ne sais pas encore comment je vais vous les proposer, auto-édition, Amazon ou lecture gratuite. Je me laisse le temps sur cet aspect là…

Sachez que je serais au moins là le mardi pour le challenge écriture et le vendredi pour les états d’esprit. Pour le reste, on verra selon le temps et l’inspiration aussi!

Je vous souhaite une douce fin de journée. Et encore merci de m’accompagner sur ce chemin, merci pour votre soutien, vos mots d’encouragement, vos retours sur mes textes, votre présence et nos échanges toujours très enrichissants.

Posted in Atelier Ecriture L'Atmosphérique

Challenge Ecriture #21 (02.06.2020)

 

Papa et maman nous avaient dit “soyez sages”! Ils partaient faire une course, un de ces trucs pas pour les enfants il parait. Tu parles, nous on savait tout. On fouillait dans leurs affaires quand ils avaient le dos tourné. On les imaginait magiciens, détectives privés, agents secrets au service d’une grande cause. On les voyait déjà à la Une des journaux, nos héros au grand coeur. Alors nous étions sages. Comme des images. Deux enfants impeccables, sourire d’ange. On ne voulait surtout pas que les autres sachent que nos parents étaient pourvus de pouvoirs extra-ordinaires, qu’ils défiaient chaque jour des criminels et hors-la-loi, qu’ils protégeaient les plus faibles et venaient en aide, dans l’ombre, aux petits.

Nous étions sages et polis. Tout le monde nous le disait et le répétait à papa et maman, qui ne pipaient mot. Ce n’est pas qu’ils s’en moquaient, loin de là, ils étaient juste discrets. Ne pas faire de vague surtout. Que personne ne sache. Une loi respectée à la maison et à l’extérieur. La loi du silence…

Avec le recul, je me dis que nous étions bien naïfs, mon frère et moi. Cela ne nous aura pas sauvés, mais permis de vivre notre enfance, comme les autres, d’imaginer et de voir loin. Papa et maman purgent leur peine, méritée. Ils paient chaque jour le prix de chaque vie torturée. Mon frère ne regrette qu’une chose, qu’ils ne paient pas pour celle qu’ils nous ont volé. Quant à moi, j’ai choisi le pardon pour pouvoir recommencer à rêver!

Découvrir les autres participations ici: Une âme d’enfant chez Marie – L’oncle Alfie chez Sandra – L’heure du thé chez Josée – Frères au premier moment chez Erby – Tout un art chez Mébul – La suite des aventures de la grand-mère d’Emilie chez Sweet Things – Café ou Chocolat chez Nina

***

Place au thème de la semaine prochaine! Nous allons voyager du côté des acrostiches (un acrostiche est un poème, une strophe ou une série de strophes fondés sur une forme poétique consistant en ce que, lues verticalement de haut en bas, la première lettre ou, parfois, les premiers mots d’une suite de vers composent un mot ou une expression …) avec Alfred de Musset:

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un cœur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots :
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

A vos plumes pour un acrostiche tout en pudeur et sensualité! J’espère que l’exercice vous plaira. Encore une fois, il s’agit toujours et avant tout de vous faire plaisir!