Pourquoi faudrait-il suivre le Mondial pour être quelqu’un de « cool » ?

En ce moment je suis en train de travailler sur toutes ces idées reçues qu’on a et qui nous empêchent d’être pleinement nous-mêmes. Moi aussi j’en ai. J’ai beau vouloir m’en détacher, certaines s’accrochent et me submergent, me faisant craindre des situations, alors même qu’il n’y a pas de crainte spéciale à avoir.

En ce moment, le foot est à l’honneur. Vous pouvez difficilement passez à travers les nouvelles de nos chers footballeurs (ni de leurs coupes de cheveux hideuses originales).

Au bureau, les plus passionnés ont lancé les paris. Un groupe s’est formé et tous les jours, on a un point sur l’avancée des résultats. Il va sans dire que moi, je ne suis pas le foot. C’est comme ça. Je n’aime pas particulièrement le sport à la télévision. Je ne suis pas une grande fan non plus. Je peux regarder mais je ne me coltinerais pas tous les matchs, sous prétexte que c’est « in » en période de coupe du monde, de se planter derrière son écran, d’avaler une bière en mangeant des pizzas surgelées et de hurler dès que la France marque un but.

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Donc au bureau, je passe pour une fille pas « cool ». Et les railleries vont bon train. Elles ne sont pas méchantes, mais au bout d’un moment ça saoule. Parce que ne pas regarder le foot, ne fait pas de moi une conne.

Ca c’est comme quand je dis que je ne bois pas d’alcool. Dans ma jeunesse (mémé Marie bonjour !!), j’ai essayé comme tout un chacun, je me suis même forcée parfois, pour être comme tout le monde. Maintenant, j’assume. Je n’aime pas l’alcool et je n’en consomme pas. Ce n’est pas pour autant que je n’aime pas faire la fête. Ce n’est pas pour autant que je ne suis pas de bonne compagnie en soirée.

En résumé, qu’on arrête de nous coller des étiquettes toutes faites sur le visage, sous prétexte que telle ou telle chose est dans le vent, et que si nous allons contre le vent, et bien nous ne sommes pas très intéressants.

Au final, je n’ai rien contre les gens qui regardent le foot ou qui aiment prendre un apéritif. Il faut de tout pour faire un monde (au passage merci à tous ceux qui enrichissent les caisses de Pizza Hut, qui redonnent le moral aux français et font vivre l’économie !), du moment que chacun fait les choses par plaisir et ne se sent pas obligé de se comporter de telle ou telle manière, pour être accepté.

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J’ai testé pour vous – Les visites familiales médiatisées

Vous avez toutes plus ou moins suivies mes déboires en matière de divorce et droits de visite. Pour faire court, Tonio la Fouinette voit désormais son papa en centre médiatisé fermé, à raison de deux fois par mois, sur décision du Juge aux Affaires Familiales.

La première rencontre a eu lieu le 07 Juin. La première rencontre ne dure que 1h30. C’est une façon de préparer l’enfant et le parent visiteur pour la suite. Les autres rencontres durent 2h00.

C’est très simple. Je dépose mon petit loup avec Mister Lapin (son doudou) à 16h15 précises. J’ai eu le malheur d’arriver avec 3 minutes d’avance cette semaine et je me suis fait moucher. Lui et moi, nous attendons, avec d’autres parents et enfants (beaucoup plus de mamans que de papas d’ailleurs) dans une petite salle. Une fois que le parent visiteur est arrivé, la personne en charge des visites vient nous chercher et amène ma Fouinette à son papa.

Ma psy avait eu beau me rassurer, j’ai vraiment eu l’impression de déposer un colis. Et encore plus de revenir chercher un colis. Ces visites sont vraiment un moyen de rétablir ou d’établir (dans notre cas, puisqu’en 16 mois, Tonio la Fouinette n’avait vu son papa qu’une seule fois) le lien parent/enfant. Mais aucun rapport ne nous est fait à l’issu de la visite. On ne sait jamais si la rencontre s’est bien passée ou non.

La première fois, tout le monde était très sympathique. Tonio la Fouinette avait un peu pleuré mais sans plus. Quand j’étais venue le rechercher, une jeune femme m’avait aidée à caser tous les sacs apportés par Roger dans la poussette. Et mon petit homme avait le sourire aux lèvres. Il a scandé « daddy » pendant plus de 8 jours.

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Samedi, c’était déjà plus froid comme ambiance. La personne en charge (pas psychologue pour deux sous, même si ce mot est contenu dans son intitulé de poste !) était à peine aimable. En descendant Tonio la Fouinette de sa poussette, j’avais l’impression que chacun de mes gestes était analysé sous toutes les coutures. Tonio la Fouinette a beaucoup plus pleuré que la première fois, alors même que moi, j’étais beaucoup plus décontractée. La charmante psychologue m’a quand même demandé si Monsieur n’avait pas une tétine (il n’en a pas et je crois qu’il ne s’en porte pas plus mal. Et quand il pleure, et bien ou il suce son pouce, ou il mâchouille son lapin ou encore il se blottit dans mes bras pour un petit câlin).

Quand je suis revenue le chercher, j’ai bien attendu 18h15 pour me pointer devant la porte. Ce qui fait que j’ai eu la chance de l’entendre pleurer pendant 15 minutes. La charmante psychologue n’a pas manqué de me redemander « mais il n’a pas de tétine votre fils? ». J’en ai conclu qu’il avait dû pas mal pleurer. Je n’ai pas fait de commentaire et j’ai essayé tant bien que mal de caser tous les paquets apportés par Roger dans ma petite poussette, toute en tentant de calmer les sanglots de mon petit homme. Cette fois-ci, personne ne m’a aidée. Et je me suis retrouvée avec Tonio la Fouinette dans les bras, la poussette chargée à bloc dans une main, et un sac Franprix, contenant des Perruches dans une cage bleue (quelle idée, ces Perruches !!)

Les visites en centre médiatisé sont programmées pour un an, renouvelable sur demande des parents, sur avis des psychologues en charge ou sur désion du Juge. Pour le moment, nous avons un agenda jusqu’en mai 2015. Chaque chose en son temps.

Et vous (si vous êtes divorcés bien entendu, ou enfants de parents de divorcés), ça se passe ou ça se passait comment les visites ?

Crédit Photo – Pinterest Barbara Winkelhuyzen

Soirée d’orage

Il y avait quelque chose dans l’air de cette soirée de juin, comme un doux souffle de jasmin. Il faisait bon et je remontais l’avenue le cœur léger. J’avais envie d’amour. J’avais envie de dîners aux chandelles sous un saule pleureur. J’avais envie que quelqu’un me prenne la main et m’entraîne dans une course folle à la recherche des souvenirs d’autrefois. J’avais envie de rêves, de lettres au tendre parfum de l’herbe après l’orage.

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Je regardais les passants saisir le temps au vol, les amoureux s’aimer comme s’ils avaient encore vingt ans. J’attendais qu’un homme me dise des mots d’amour, me désire entre deux trains pour l’infini.

J’examinais le ciel, lourd d’un orage qui grondait. Il s’est abattu sur moi et j’ai laissé l’eau m’atteindre de plein fouet. Elle glissait légère sur mes cheveux, sur mes joues fardées, sur mes bras nus. Cela faisait du bien. Je me suis sentie vivante soudain. Bien vivante. Et je me suis laissée aller à vibrer au son du clapotis de la pluie sur les pavés.

J’écris comme je respire

Je fais le constat que j’écris beaucoup ici et ailleurs depuis quelques semaines. Je n’ai pas plus d’heures qu’avant. Mais je trouve le temps, voilà tout.

J’écris un peu avant ma journée de travail. Un peu à l’heure du déjeuner et le soir. J’écris parce qu’au fond j’aime profondément ça. Ce n’est pas une drogue, comme certains pourraient le penser. Ecrire fait partie de ma vie, comme manger, boire, dormir et respirer.

Je me suis mise assez tard à l’écriture. Je devais avoir 14 ou 15 ans. Ma mère s’est longtemps battue pour que je lise. Elle pensait que lire, c’était la liberté. Elle avait raison. Lire m’a ouvert des portes et le jour où j’ai voulu moi aussi raconter une histoire, où j’ai voulu faire vivre les mots qui passaient en coup de vent dans mon cerveau, je suis passée de l’autre côté, j’ai laissé mon stylo me guider.

Quand je remets le nez dans d’anciens textes, je ne suis jamais pleinement satisfaite de moi. Je voudrai en retravailler certains. Mais bien souvent, je les laisse comme ils sont. Car c’est aussi ça que j’aime quand je fais un voyage dans mes anciens carnets, me rendre compte du chemin parcouru, voir en quel sens j’ai évolué, comment mon écriture s’est transformée pour être plus simple, plus vraie aussi, moins conforme à un style particulier, plus libre.

J’ai toujours un carnet sur moi. J’y inscris des mots, des idées, des envies. Mes articles de blog quant à eux sont écrits d’une traite. Je reviens rarement dessus ou si c’est le cas, je les publie rarement. On pourrait penser que je passe des heures à blogger, alors même que tout est souvent emballé en 15 ou 20 minutes. L’inspiration est là et je tente de la capturer avant qu’elle ne disparaisse. Si je rate cette étape, tout s’envole en fumée. Et demain me ramène rarement les mêmes idées sous la même forme. Le charme est rompu en quelque sorte.

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J’écris comme je respire. J’écris avec mes tripes. Je vais au plus profond de moi pour sortir le meilleur ou bien ce qui fait mal, ce qui m’empêche d’avancer sans trébucher. Les mots me fascinent et me transportent. Et quand mes mains sont fatiguées de taper, de tenir le stylo, je regarde en silence les mots danser sur vos écrans, sur le papier blanc de vos rêves en devenir.

Parlons de vous maintenant !

Dites-moi ce que l’écriture représente pour vous ?

Dites-moi comment vous écrivez vos articles, vos nouvelles?

Dites-moi ce que vous ressentez quand vous prenez la plume ?

Un don hors du commun

Je regarde le ciel comme si il avait le pouvoir de me tomber sur la tête et de m’anéantir d’un coup.

Toute séparation est un deuil. Comment fait-on pour reprendre goût à la vie quand tout perd de sa saveur, quand chaque minute compte double, quand le visage tant aimé d’un être n’est plus qu’un vague souvenir sur une photo froissée, quand un parfum nous ramène inéluctablement vers le passé ?

Elles savaient. Elles avaient toutes aimé et perdu. Elles avaient toutes plongé la tête sous l’eau avant moi. Elles savaient toutes qu’on s’en sortait un jour, pas tout de suite, mais plus tard, évidemment, forcément. Elles disaient toutes les mêmes mots. Elles avaient toutes les mêmes gestes de réconfort greffés sur les paumes de leurs mains. Elles scandaient toutes les mêmes idées, comme dans ces films au générique final enrobé de sucre glace. Elles me parlaient des heures au téléphone. Elles m’obligeaient à me lever, à me laver, à sortir, à affronter le vent, la pluie, à faire face au soleil sans plisser les yeux, à esquisser un sourire devant un arc en ciel. Elles ne baissaient jamais les bras devant mon manque de volonté, devant les pizzas surgelées à moitié entamées qui s’entassaient sur le carrelage de ma cuisine, devant la pile de linge qui grandissait au fil des jours, devant les machines à laver que je lançais, juste pour le plaisir de voir le linge tourner, et que je ne vidais jamais. Elles continuaient à me rendre visite, même au beau milieu de la nuit, dès que j’appelais en fait ou que mon numéro apparaissait plus de cinq fois de suite sur leur écran poussiéreux. Elles m’emmenaient en vacances, me faisaient faire du vélo sur des routes de campagne désertes, me faisaient boire du vin cher, m’embarquaient à l’autre bout du monde, sur des chemins de grande randonnée. Elles me conduisaient au travail, prenaient mes rendez-vous chez l’esthéticienne. Elles me faisaient voir du pays. Elles allaient me chercher des livres à la librairie, des livres qui parlaient de toute forme de rédemption et d’amour simple aussi. Elles y croyaient, dur comme fer. Elles y croyaient et elles me poussaient à y croire. Elles me prenaient dans leurs bras, calmaient mes soubresauts d’enfant malade, séchaient mes larmes salées, me murmuraient des mots doux, ces mots qui aident à oublier.

Elles savaient que la roue tournerait. Elles savaient que la vie ne s’arrêtait pas avec un SMS, un adieu silencieux. Elles savaient que ça faisait mal, mais que la plaie ne resterait pas ouverture éternellement. Elles savaient qu’un matin peut tout changer, qu’on fait son deuil sans en avoir l’air. Elles savaient que le jour où je n’achèterai plus son parfum, où je ne m’enroulerai plus dans son sweat en laine, où j’arrêterai d’écouter en boucle la musique de notre rencontre, elles savaient que ce jour-là je quitterai mon déguisement de veuve noire pour toujours.

Elles avaient appris que la nuit ne dure jamais plus de quelques heures. Elles avaient un don hors du commun. Elles avaient réussi à faire renaître l’espoir au milieu des cendres de ma vie.

Ma très chère « Estime de Moi »

acb8c098d054e2acbb735e8ad47b1755Toi et moi, nous nous sommes perdues de vue il y a pas mal de temps déjà. Je remonte le fil des années pour me retrouver en 1987. J’étais à mi-chemin du CE1, quand tout a commencé à aller de travers. Il faut dire que mes camarades de classe n’y sont pas allés de main morte. Ils ont fait de ma vie un enfer. En attendant moi je rêvais. Les critiques se sont multipliées, les allusions fâcheuses, le racket à la sortie de l’école. Ils ont même été jusqu’à me déchirer mes vêtements dans la cour de récré. J’étais la dernière personne à être choisie pour les sports d’équipe et c’est souvent la maîtresse qui tranchait. D’ailleurs la maîtresse, parlons d’elle un peu, surtout celle de CM1 qui a cru bon d’en remettre une couche :

« Si vous voulez comprendre le passif, regardez Marie » ou encore  « Il est moche votre dessin, vous croirez que votre mère va être heureuse en recevant ça ».

Toi, mon estime, tu t’es aplatie doucement, jusqu’à ne devenir qu’un vague souvenir. J’étais nulle. Et les autres étaient dix fois mieux que moi. D’ailleurs, depuis 1987, j’ai pris le parti de ne plus penser à moi, puisque je n’en valais pas la peine. Il n’a pas fallu longtemps pour que cette idée fasse son trou.

La vie a continué avec ses hauts et ses bas. Pendant des années je ne me suis sentie bien nulle part. J’avais toujours l’impression d’être moins bien que les autres, j’avais toujours l’impression qu’un jour les gens allaient comprendre que j’étais un peu folle sur les bords, que je n’étais pas si bien que ça et allaient fuir le navire.

La peur des autres. C’est un sentiment qui m’a bousillé mon existence. J’ai fait des pieds et des mains pour reconquérir cette part de moi-même qui tirait vers le bas. Je me suis forcée. J’ai avancée.

Et au moment où je sortais un peu la tête de l’eau, où je commençais à me regarder avec des yeux plus aimants, j’ai mordu à l’hameçon d’un marin-pêcheur qui m’en a fait voir de toutes les couleurs. Pour le coup, je t’ai complètement perdue de vue, chère estime. Je t’ai nié bêtement et simplement. Il n’y avait plus d’estime. Mais surtout il n’y avait plus de moi. J’avais la certitude que lui, il avait vu juste, que je ne valais pas grand-chose. Mais que lui, comme un ange descendu du ciel, il allait me sortir de là et me révéler à mon vrai-moi.

Forcément je me suis pris les pieds dans le tapis en beauté. Plus j’étais avec lui, moins j’étais moi. Je suis devenue une étrangère. Je me suis transformée, pas seulement pour lui plaire, mais pour aussi plaire à tous les schémas de vie que je m’étais créée. Je voulais être parfaite. Je ne voulais surtout pas que les gens puissent voir à travers moi et distinguer mes faiblesses, mes peurs, mes angoisses et mon incapacité à m’aimer et à être un peu fière de moi.

Mais la roue tourne. Toujours. J’ai laissé l’étrangère derrière moi, par un soir de novembre pluvieux. J’ai rebroussé chemin, avec une valise pour seul bagage. Je me suis écroulée, épuisée. J’ai constaté que l’estime de soi était un terme dont je ne connaissais même pas la définition.

Je me suis posée. Et je me suis posée des questions. Au fond les échecs et les épreuves ne sont que des opportunités déguisées. J’avais sûrement besoin de tout ça pour revenir à moi, pour enfin comprendre que j’étais importante, que j’avais de la valeur. Quelques fois il faut toucher le fond pour voir les choses telles qu’elles sont et pouvoir les changer. (En ce sens, lire l’article de Marie Bleu Lavande ICI)

Ma chère « estime de moi », il est donc grand temps que nous nous prenions la main, et entamions ce nouveau chapitre de notre histoire commune. Merci d’être encore là, de m’avoir pardonné mes manquements et mon indifférence. Je te le promets, je vais te garder bien précieusement, je n’accepterai plus que quelqu’un te fasse du mal, ni ne te bouscule ou ne t’oppresse. Nous allons nous aimer et être heureuses, ensemble, enfin. Suis en sûre, je vais m’en donner les moyens.

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Du nord au sud, laissons tomber les clichés

On a tendance à dire que les populations du Sud sont chaleureuses, accueillantes, ouvertes, disponibles. Le soleil aidant forcément.

Les populations du Sud mais pas que. J’ai vécu plus de six ans en Irlande et je peux vous dire que je n’ai jamais rencontré de personnes aussi soucieuses des autres et heureuses de vivre que là-bas. Et le soleil n’y est pour rien. Puisque la pluie tombe près de 360 jours par an, verdissant l’herbe et donnant un éclat singulier aux paysages de l’Ile.

L’Irlande n’a pas un passé évident à assumer. La famine et les conflits hantent son histoire. Mais chacun se presse le sourire aux lèvres au Pub du coin de la rue, pour partager une Guinness, à la fin d’une bonne journée de travail. Le dimanche, c’est en famille qu’on s’y rend, pour avaler un fish&chips, un stew et un cheesecake, en regardant un bon match de Rugby, prêt à payer un verre au premier inconnu qui passe. On l’inviterait même à venir partager notre repas du dimanche soir, pour peu qu’il ne soit pas trop pressé.

En Irlande, les gens se disent facilement bonjour. Les amis de leurs amis sont leurs amis. Vous êtes chez eux comme si vous étiez chez vous. Vous finissez souvent vos soirées chez de parfaits inconnus, qui vous dérouleraient presque le tapis rouge et trouvent votre accent « charming ».

Je crois que le soleil, la chaleur, la nuit qui tombe tard sont de fausses excuses. De part et d’autre du monde, certaines personnes ont la main sur le cœur alors que d’autres s’en fichent complètement. Il y a de tout partout. Nous ne sommes pas forcément fermés parce que nous vivons dans le « nord » et forcément aimables parce que nous sommes du « sud ».

La richesse de nos échanges dépend bien de l’amour et de la générosité qui vit en chacun de nous. Le reste appartient au monde des clichés, qui souvent sont bien décevants (pas toujours!!).

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Crédit Image – Pinterest

Just Dance It!

Les peuples qui dansent ont un regard différent sur la vie. Il suffit de voir les enfants Africains se déhancher au son des tam-tams, pour avoir envie de bouger avec eux.

Pour moi, la danse est un exutoire, une façon agréable de sortir ses tripes, d’exprimer son ressenti, de laisser libre cours à ses émotions et ses questions. La danse donne des ailes. Elle nous libère de nos maux, de notre timidité. Elle nous pousse dans nos extrêmes, nous fait lâcher prise.

La danse ne nous impose aucune limite. Mais pratiquée à haut niveau, elle demeure un art exigeant.

Depuis toute petite, la danse est une passion. J’ai commencé par la danse classique, comme la plupart des petites filles. Je n’excellais pas, contrairement à ma sœur. Mais j’aimais la grâce avec laquelle les élèves des cours supérieurs glissaient sur le sol, s’élevaient sur pointes et tournaient avec détachement et subtilité. J’aimais l’élégance de leur port de tête et la délicate précision de leurs sauts de biche.

Le vendredi soir, je fermais la porte sur mon sanctuaire et j’allumais la radio. Je dansais dans ma chambre, comme ça, juste pour le plaisir. Je tentais quelques figures, je chassais d’un coup mes mauvaises notes et mes idées noires.

Plus tard, j’ai essayé le modern-jazz, le Hip-Hop. J’ai fait 3 ans de Flamenco et 1 an de danse orientale. J’ai tenté quelques pas de salsa, de rock’n roll et de danse africaine.

La danse fait partie294fc5b3ccad17f72070def950733a7b intégrante de ma vie. C’est une passion que je ne pratique pas assez à mon goût. Pendant mes années d’étudiante, nous sortions souvent le jeudi soir entre amies, dans les tonus, pour le simple plaisir de danser. Pour moi, c’était cela faire la fête, danser jusqu’au bout de la nuit. Je n’avais pas besoin d’alcool pour me sentir bien. Le simple fait de laisser à mes bras, mes pieds, mes jambes, la chance de m’emporter loin me suffisait. Je n’ai plus de contraintes quand je danse. Le monde, l’avenir m’appartient. Rien ne fait plus obstacle à mes rêves ou mes envies. Tout paraît simple.

J’allume le poste. Je mets un CD. Je ferme les yeux. Je laisse la musique se répandre dans la pièce. Je laisse mon corps s’imprégner de l’espace. Je commence à bouger, les yeux fermés. Tout n’est qu’un. Je vibre. Je revis. Je tremble de bonheur et je laisse la musique se frayer un chemin entre mon esprit et mon corps. Je ne réfléchis plus. Je danse et je me sens bien. Je suis ailleurs. Je suis moi, enfin.

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Questions sans réponse

On se pose des questions, des tonnes de questions même. On s’en pose tellement qu’elles s’entrechoquent entre elles, qu’elles se font mal et qu’elles ne trouvent jamais réponse à leur pied.

Je me demande même comment notre esprit fait pour être en constante ébullition, comment on ne perd pas la boule à force d’aller à droite à gauche, à force de vouloir tout savoir, tout comprendre, à force de se demander ce que sera l’avenir et quelles leçons du passé nous n’avons pas encore retenues.

Les questions demeurent en état de latence dans notre cerveau. Elles semblent disparaître de notre champ d’action, un temps, puis reviennent en force. Les « pourquoi » se succèdent, comme ceux qui sortent de la bouche des enfants, qui commencent à se tourner vers le monde qui les entoure.

On passe en quelque sorte sa vie avec une tête qui ressemble à un vrai champ de bataille. On s’interroge. On se croit fou. On laisse tomber. On se dit que si on réfléchissait moins, on serait plus heureux. On envie les moins intelligents, ceux qui avancent le nez au vent, la tête bien en place.

On ne laisse aucun espace à notre cerveau pour intégrer les quelques indices que l’on reçoit. C’est comme quand on fait une prière, on voudrait tout obtenir sur le champ, sans effort de notre part. On n’est prêt que pour les miracles.

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Ce constat m’a laissé plus d’une fois sur ma faim. Et puis un jour, entre deux métros, je me suis rendue compte que c’était une grâce de ne pas avoir toutes les réponses à toutes les questions que je me posais. Si je les avais, à quoi me servirait donc la vie ?

Je ne les ai pas encore, j’ai donc toute la vie devant moi !

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