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Les États d’Esprit du Vendredi 29.05.2020

Je ne sais plus trop où on en est dans les jours, mais il parait qu’on est vendredi, l’heures des états d’esprits avec une pensée en passant aux deux fondateurs de ce rendez-vous (Zenopia et The Postman).

Début [22h50]

Photo: Bulles…
Fatigue : toujours présente – il faut dire que les journées sont denses!
Humeur : excellente
Estomac: croque-monsieur, salade de tomates, pêche
Esprit: se libère progressivement, y voit plus clair
Cond. phys. : Yoga, marche, faire le guignol avec les enfants, monter et descendre les escaliers 40 fois par jour!

Bien-être: Séance de sophrologie et soin énergétique
Projet/Boulot: RAS pour le Boulot – Analyse Transactionnelle & formation aquarelle
Culture: Harry Potter 7-1 et Le Brio
Penser à: faire la paix entre mon envie de prendre mon envol et ce qui me retient encore

Avis perso (1): il parait que l’été sera chaud, après les grèves, le virus et le confinement, c’est la cerise sur le gâteau!!
Avis perso (2): prendre l’air enfin et marcher ailleurs que dans la cour de son immeuble, le bonheur!
Avis perso (3): prendre soin de soi, investir en soi est un acte de bienveillance envers soi-même! Et est profitable aux autres.
Avis perso (4): on trouve toujours de quoi être fier de soi! Et être fier ne veut pas dire écraser les autres ou se croire meilleur, loin de là…

Message perso (1) une bonne chose de faite! (2) Merci pour cette parenthèse savoureuse ! (3) j’espère que la reprise s’est bien passée (4) puissant! (5) bon weekend de 3 jours!

Loulou: a toujours (encore) du mal à s’endormir, a adopté des escargots!, a passé la journée avec ses grands-parents et ça lui a fait du bien, danse, lit, travaille dans la cour
Amitiés : mail, courrier, téléphone
Love : père, occupé, en long weekend, attentif, passionné
Sorties :  pique-nique dimanche et balades dans le quartier
Essentiel: pardonner
Courses: done!
Envie de: ne plus me poser autant de questions et faire confiance à la vie

Zic: Pas de musique mais une vidéo top qui fait du bien!

Fin [23h20]

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L’épreuve de force #5

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L’oniromancie nous prédisait pourtant un avenir lumineux. Le rêve était magique, ton prénom d’or, nos destinées sacrées. Des foutaises mais qui m’ont maintenue en vie, tant que toi tu respirais encore. Ce n’était qu’un passage à vide, un de plus sur la longue liste des jours creux.

Rien ne sert de se s’épuiser en palabres. Rien ne sert à rien de toute manière. Puisque tu es parti. Un matin de juin, sans moi. Un matin ensoleillé, j’avais opté pour un peu de marche, histoire de profiter du calme de la ville. Un matin ordinaire dans une vie qui ne l’était plus depuis longtemps. J’avais croisé la misère, en descendant les marches qui menaient à l’hôpital et j’avais hâte de retrouver ton sourire, dans tes yeux. Tu ne parlais plus beaucoup. Fini les grandes conversations sur la vie, la mort, sur ce qu’il reste quand tout a été écrit, dit, chanté. Fini le temps où tu pouvais encore te lever pour esquisser avec moi quelques pas de danse sur le lino blanc, avant une séance de chimiothérapie qui allait t’esquinter. Tout ça n’aura servi qu’à t’abîmer un peu plus chaque jour. Si j’avais su, j’aurai fait tomber le mur froid et professionnel de tous ces soit-disant savants, qui ont pu mené à bien leurs tests et essais, sans se soucier de nous.

Je suis triste alors je dis n’importe quoi. Sans eux, nous n’aurions jamais espéré, j’aurai coulé depuis longtemps, je n’aurais pas pu te tenir la main, jusqu’au bout. J’ai choisi, en mon âme et conscience, ce rêve chimérique, pour ne pas voir la réalité en face. Elle était trop cruelle. Elle ne cessera jamais de l’être…

Ce texte est ma participations à l’atelier d’Olivia. Les mots étaient: liste, palabres, misère, mur, oniromancie, danse, chimérique

Posted in Tout un poème

Nos choix incohérents

Crédit Pixabay

On se crée des maux sans en avoir l’air
Imaginaire trompeur qui balaie les heures de plein
A coup d’incertitudes malsaines
De vulgaires grains de poussières qui
Comme dans nos maisons, deviennent moutons
Jusqu’à engloutir nos plus belles espérances

La confiance s’effrite et s’en vont les pensées
Dans un hémisphère où le pire est à portée

On s’invente des histoires à partir d’incohérences
On dessine des futurs aux allures
De cauchemars, on remet une couche de noir
On ajoute des peines aux jours de pluie
On se croit tout permis

On ne croit plus en rien
On se sent comme un naufragé
Un prisonnier, un condamné

Un travail de sape bien orchestré
Au millimètre, rien ne nous arrête
Il faut saigner pour exister

Sur l’horizon, pourtant, tout est si doux
L’existant, à envelopper de beau
L’azur et son parfum d’éternité
Tout ce qui n’est pas encore écrit
Tout ce qu’il reste à rêver

Alors pourquoi laissons-nous si facilement
Le négatif nous mener sur des routes obscures?
Pourquoi cédons nous à l’appel des profondeurs
Quand tout autour n’est que lumière?
Pourquoi lâchons nous notre coeur
Quand il ne demande qu’à vibrer?

Posted in Atelier Ecriture L'Atmosphérique

Challenge Écriture #20 (26.05.2020)

Des lignes et des courbes. Les enfants n’ont pas vraiment écouté la consigne. Mais ils se sont amusés. Et voilà que de la gribouille, j’en ai tiré un chant. Celui de l’oiseau (aquarelle) au réveil, qui envoûte le jardin, celui de la nature encore belle qui enveloppe l’espérance du matin.

Les rires éclatent contre les carreaux et laissent des traces. J’y vois des rêves, comme ceux dessinés par les nuages. Il suffit de saisir le fil et se laisser emporter. Alors, tout est possible. Même ce qui, hier, paraissait hors de portée. Il suffit d’ouvrir son coeur à l’inconnu, d’ouvrir les bras pour embrasser le silence, de poser un pied près du vide pour appréhender le saut.

C’est un bouleversement que les mots ne peuvent saisir. Il faut autre chose pour exprimer cette vibration, cette sensation d’avoir trouvé, de savoir enfin. Il faut lâcher prise et se laisser guider par ses sens, suivre l’intuition, faire confiance.

Je n’ai pas exactement respecté les consignes de l’exercice puisque je suis partie d’un collage personnel. J’ai tenu à écrire ces lignes pour commenter en quelque sorte cette page créative!

Vous retrouverez les participations ici: L’oiseau bleu chez Marie – Etat d’urgence chez Nina – Genèse chez Mébul – Le dessin chez Erby – Chez Josée – Chez Sweet Things

***

Pour la semaine prochaine, on va revenir à quelque chose de plus classique avec une photo. Bonne écriture!

Crédit MK
Posted in O bonheur des sens, Tout un poème

Retour (à la source)

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Crédit Pixabay

On oubliera vite
Ce qui hier encore nous paraissait
Insensé
On se fondera dans un décor
La foule des grands jours
Destins frôlés
Baisers volés

On oubliera vite
Les premiers pas dans le vide
Immense

On oubliera
Jusqu’au souffle déposé
Tout deviendra presque habitude

Et alors la magie s’envolera
Sans un bruit
Elle glissera sur nos corps
Désormais endormis

On ne prendra plus le temps
De s’apprêter
De se découvrir
De se regarder jusqu’à tout deviner
Tout ira vite comme une urgence
Comme si demain allait nous voler
Ce que nous n’avons pas su vivre

Le désir sera une performance de fin de soirée
L’orgasme, l’unique aboutissement d’ébats
Vite emballés

On se sera perdus de vue
Au milieu de la foule des grands jours
Nus dans nos habits communs

Plus rien d’extraordinaire
Que du banal
Plus de tremblements
Que du déjà vu
Plus que du sexe pour le “fun”
C’est ce qu’ils disent
Plus de grandes déclarations
Qui font des nœuds au ventre
Et nous laissent, haletants,
Imprégnés d’un bonheur que nous savons fragile
Que nous chérissons comme un cadeau

On oubliera un jour
Les perles de pluie
Sur nos peaux transies
Les marques satinées
L’abandon
Le don

Il n’y aura plus que des cris
Pour dire le plaisir
Plus que des paroles
Quant il y avait des émotions
Plus que des hypothèses cruelles
Quand il y avait des étreintes
Qui valaient tous les mots de la terre

On oubliera le goût de nos peaux
La saveur des baisers
La fougue
L’audace
La complicité dans un regard
La séduction
Dentelles et bas de soie
La suggestion
Les mains qui caressent
Le temps suspendu
La passion
Les surprises
L’envie pressante
Qui ne se contient pas

Le temps se bloquera
Sur ce qu’on n’aura pas su retenir
A force de vouloir plus

Suspendus dans le vide
Nous aurons encore le choix
De revenir à ce qui compte
Plus que tout
Aux sens et à l’essentiel
A ce qui nous ressemble
A nous.

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les États d’Esprit du Vendredi 22.05.2020

Vendredi est arrivé, place aux états d’esprit! Avec une grosse pensée en passant aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman).

Début [21h23]

Photo: couleurs et organisation
Fatigue :  constante, je n’arrive pas à comprendre pourquoi
Humeur : bonne
Estomac: Riz au curcuma, yaourt, compote, tisane
Esprit: se pose des questions… toujours!
Cond. phys. : Yoga, une séance de cardio, faire le ménage ça doit compter aussi!
Projet/Boulot: pas eu ni le temps ni le courage de me remettre dans ma formation. Ca reviendra!
Culture: Harry Potter 6 et Soigner ses émotions par les couleurs
Penser à: accepter ses failles

Avis perso (1): le déconfinement c’est quoi exactement? Ici rien n’a vraiment changé, mis à part le fait qu’il y a deux jours d’école et que nous prenons l’air un peu plus…
Avis perso (2): du jour au lendemain, plus personne à la fenêtre pour applaudir! Nous résistons!!
Avis perso (3): le respect, ça commence par soi. Enfin, tout commence par soi! Et c’est pas toujours facile!
Avis perso (4): le bonheur d’aller chez le coiffeur et de se sentir enfin bien!

Message perso (1) C’est une très bonne nouvelle! (2) Le weekend va être bien occupé! (3) Contente que ma newsletter vous ai plu (4) Merci pour cet agréable moment (5) Bon weekend!

Loulou: va a l’école avec le sourire, a toujours du mal à s’endormir (et ce n’est pas toujours facile de rester zen), peint, joue, est amoureux mais ne le montre pas, lit tous les soirs…
Amitiés : mail, courrier
Love : archi-occupé, présent, peintre à ses heures perdues
Sorties :  mémé, école, marché
Essentiel: lâcher prise
Courses: done!
Envie de: Avoir un break de plus de 7h30! Et réussir à gérer les chamailleries d’enfant avec sérénité!

Zic:

 

Fin [21h53]

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Voeu de Liberté!

Elle disait le corps de l’homme
Comme un territoire à ne pas approcher
Un sacrilège d’espérer qu’il soit autre chose
Que ce que l’apparence laisse penser

Elle disait le corps des femmes
Comme un sanctuaire sacré
Un déhanché suggéré et l’âme brûlait
Sous le joug des condamnées

Nul mélange, nulle approche
Ou la terreur des dieux viendrait frapper
Ces corps possédés

Le corps de l’homme
Disgracieux, à cacher

Le corps des femmes
Une ode à la félicité

Un voile posé sur un peut-être
Dans son sang glisse l’œuvre de la terre
La femme se penche sur l’hémisphère
De ses pensées secrètes

Elle disait la femme dans sa richesse
L’homme dans ses faiblesses

Une rencontre improbable
Entachée du sceau du scandale
La peur accrochée à chaque parcelle
De l’être…

Et revenir de ce long voyage
De ce presque naufrage
Pousser les barrières du silence
Briser les verrous de la honte
Froisser les pages du livre maudit
Rétablir en son sein gorgé d’espérance

Corps et Âmes profanés

Faire voeu de Liberté!

Posted in Carnets de route

Laissez parler les rêves…

Crédit Pixabay

Il m’aura fallu un peu de temps pour faire cet article. Les rêves et moi, c’est une grande histoire de désamour et puis la révélation. Depuis, c’est une grande histoire d’amour, même dans les nuits les plus sombres, je vous explique pourquoi de suite!

En novembre 2019, j’ai commencé une formation pour devenir thérapeute en relation d’aide. Qui dit thérapeute dit histoire de la psychologie et introduction au grand maître (certes contesté par certains) de la psychanalyse, j’ai nommé Freud. Il est le premier à avoir introduit la notion d’Inconscient. Selon lui, notre psyché est décomposée de la manière suivante: Inconscient – Préconscient (ou Subconscient) et Conscient. Tous les éléments, les informations qui nous arrivent au jour le jour, sont stockés dans l’Inconscient au fur et à mesure. Cela se fait de manière mécanique. L’inconscient reste toutefois impalpable et invisible.

Pourtant il nous parle, à travers les rêves justement!

Nous rêvons tous. Et heureusement, sinon notre vie serait un enfer. Toutefois certains se souviennent de leurs rêves, d’autres moins, d’autres pas. Nous ne sommes pas égaux mais sachez que c’est comme tout, ça se travaille cette mémoire!

Pour parler au Conscient, l’Inconscient doit passer la censure du Subconscient. Et oui, sinon ce serait trop facile, du coup, il déguise, d’où souvent le caractère original, insensé des rêves. Pour faire passer le message et outrepasser la censure, l’Inconscient utilise tout un tas d’effets spéciaux et d’artifices.

L’interprétation revient à prendre le contenu pour le comprendre. Et dans le cas des cauchemars (nous nous en rappelons souvent plus facilement car ils nous perturbent), c’est que le message est très important et que notre Inconscient espère vraiment se faire entendre. Il faut savoir qu’il oeuvre toujours pour notre bien. Il arrive parfois que nous faisions souvent le même rêve, et bien c’est que le message n’a pas encore atteint notre conscience ou que nous ne sommes pas prêts à l’entendre. Pas encore.

Le rêve peut contenir des éléments de notre vie, une situation qui nous a marqués, un incident, une parole, des personnes que nous avons vu récemment. C’est l’enveloppe. Ce que le rêve souhaite nous transmettre va bien plus loin que l’image initiale. Si une interprétation est la copie conforme du rêve, c’est que la personne est dans la résistance, qu’elle a peur de l’interprétation. Et c’est compréhensible.

Il faut noter que les seuls cas dans lesquels le rêve n’est pas un message de l’inconscient, c’est quand il s’agit d’un rêve prémonitoire. Dans ce cas il vient directement du canal intuitif de la personne.

Dans la pratique thérapeutique, chaque rêve s’interprète avec la personne (l’adulte et l’enfant à partir de 12 ans). Le thérapeute ne fait qu’assister et donner les indications sur la manière de procéder. Si vous êtes friands d’en savoir davantage, n’hésitez pas à poser des questions en commentaire ou à m’envoyer un mail!

Sur ce, bonne journée et rappelez-vous que tous vos rêves vous veulent du bien!

Posted in Tout un poème, Variations Littéraires

Notre chance

@MarieKléber

Au début on écrit tout
Puis on écrit moins

On ne suit plus le rythme des palpitations
Du coeur serré sur le chemin
Aller ou retour, c’est la même sensation
De ne plus très bien savoir
Qui l’on est, où l’on va
Un déséquilibre qui pourrait durer
Jusqu’à ce que le monde s’embrase

Sans que l’on sache pourquoi ni comment
La vie n’est plus cette course folle
A l’heure où le jour s’effondre
Je sortirais pieds nus et poserais mes mains
Sur les promesses du vent
Qui sur ta peau dessine mille et un voyages
Dans lesquels le monde n’existe plus

Je veux garder le tout, ces instants mélangés
Même ceux dans lesquels mes sentiments
Ne savent plus très bien où ils en sont
Surtout ceux qui font comme un tapis
Sur lequel j’évolue tel un oiseau
Prêt pour le grand saut, un oiseau aux ailes d’or
Qui lentement s’élève dans le noir de la nuit

Je ferais l’amour à l’aurore
Et ses perles de pluie comme des caresses
Avec en fond sonore le murmure d’un baiser
Un soupir échangé, quelques bribes de souvenirs
Que la mer aura ramené sur le rivage
Des jours si loin de toi

Je ne veux rien oublier
Alors je grave, je noircis des pages
J’imprime à l’encre indélébile
Ce temps partagé, tourments et joies mêlés
Le parfum que tu laisses en partant
Et sur ma peau le tatouage invisible
D’un temps qui ne finira jamais de nous échapper
Si nous oublions de saisir notre chance
D’aimer…

Posted in Atelier Ecriture L'Atmosphérique

Challenge Écriture #19 (19.05.2020)

Sur les murs des villes étrangères
Se dessinent des destins éphémères
Chacun apporte son coin de terre
Sur les murs des villes étrangères

Ils s’en vont comme on part en guerre
Pour un salut qui n’est que misère
Sur les murs des villes étrangères
Se dessinent des destins éphémères

Retrouver les autres participations ici: un touchant clin d’oeil chez Marie – Affronter chez Mébul – Mieux vaut cajoler que jamais chez Euphrosyne – Aventure et création chez Josée – Garden Party chez Nina – Le temps chez Sweet Things – Rêverie chez Erby

***

Je suis heureuse de découvrir toutes vos belles participations. Pour la semaine prochaine, on va partir d’un collage, réalisé d’après une idée proposée par Sophie du blog Du Merveilleux dans l’Ordinaire. L’atelier se passera en deux temps:

  1. Décrire en trois mots ce que ce collage vous évoque (sans utiliser les mots qui sont présents sur la photo)
  2. Écrire un texte (ressentis, fiction, écriture automatique, poésie…) à partir de ces mots (et de la photo si vous le souhaitez)

N’hésitez pas à revenir vers moi si vous avez besoin de précisions. Et au plaisir de vous lire!

Posted in Carnets de route

Brèves de déconfinement

Je n’avais pas d’idée précise sur le déconfinement. A priori pour nous ça n’allait pas changer grand chose. A part la reprise de l’école pour loulou à partir du jeudi. J’allais garder mon rythme de télétravail et profiter – enfin – d’un peu de temps libre.

La semaine a été très bousculée. La fatigue s’est accumulée à coup de mauvaises nuits et de chamailleries d’enfants. Depuis qu’ils se voient à nouveau, la maison est un vrai moulin. Ils organisent leur vie comme ils le souhaitent et aux parents de suivre, avec le sourire.

Ce n’est pas ma façon de faire. Mais comme c’est toujours mieux chez les autres (confiance quand tu nous tiens!) et que je suis du genre à me remettre en question, j’ai essayé de lâcher prise encore plus, d’être cool comme on dit. Sauf que ça a eu l’effet inverse. Pourtant depuis le temps je sais ce que ça coûte d’être quelqu’un d’autre mais de temps en temps je me fais, encore, avoir. A force de mettre de côté mes besoins, de dire “oui” aux supplications des enfants pour venir jouer à la maison, à coups de “je te promets”, j’ai explosé. Je me suis à nouveau retrouvé dans la peau de la mère, à bout, qui crie, qui n’a plus une once de patience, qui scande à longueur de journée “et le respect bordel!”

Il m’est très difficile de trouver un rythme avec mes voisins. J’en avais déjà parlé et je me rends compte que c’est un équilibre sans cesse remis en question et qui me demande de poser mes limites, chose que j’ai beaucoup de mal à faire. C’est trop. J’ai de longues plages seule, alors je ne vais pas me plaindre j’en ai besoin, mais je ne me sens pas respectée. J’ai comme cette impression d’être utilisée, à disposition, comme un pot sur une table, qu’on regarde quand on en a besoin. Mon fils est partout, mais plus là. Il virevolte dans tous les sens.

Après une semaine, notre vie est sans dessus ni dessous. Je n’ai plus aucun repères. Nous n’avons plus de routine, plus de temps à deux. Je me sens assez vide, tiens ça revient ce sentiment! Décidément! J’ai l’impression que tout ce que nous avions gagné se disperse aux quatre vents. Bien entendu, je ne souhaite pas garder mon fils sous cloche, il a besoin de se confronter au Monde et cela me va très bien. Mais cela se fait d’une façon qui me perturbe. Il va encore falloir creuser ça! C’est un peu fatiguant ce va et vient des émotions qui n’arrêtent pas de faire irruption dans mon quotidien et sans cesse me déstabilisent.

La semaine aura toutefois été parsemée de jolis instants: prendre l’air, rejoindre mon amoureux pour une parenthèse ensoleillée, faire de l’aquarelle, retrouver les mots, parler avec les amies, avoir un peu de temps pour faire des choses que j’aime.

Et vous cette première semaine hors les murs, elle avait quel goût?

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Les États d’Esprit du Vendredi 15.05.2020

Voilà les premiers états d’esprit déconfinés! Nous sommes venus à bout des ces deux mois et il parait même qu’il y en a qui ont aimé ça! Un coucou en passant aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman) et c’est parti…

Début [14h10]

Photo: Toujours…
Fatigue :  mieux qu’en début de semaine
Humeur : heureuse
Estomac: biscottes, soupe marocaine et thé menthe chai
Esprit: créatif et serein
Cond. phys. : Yoga
Projet/Boulot: je sais ce que je ne veux plus et je commence à créer ce que je veux
Culture: Harry Potter 5 et Dirty Dancing, toujours pas ouvert un livre!
Penser à: laisser les choses se faire…

Avis perso (1): personne n’a vraiment envie de reprendre le chemin du bureau, je pense qu’au moins à ce niveau là les mentalités un peu “vieille France” vont changer et c’est très bien
Avis perso (2): du jour au lendemain, plus personne à la fenêtre pour applaudir!
Avis perso (3): le masque, j’ai encore du mal à m’y faire, à ne pas l’oublier surtout.

Message perso (1) C’est vrai que rien n’a changé, tout est là où nous en étions il y a deux mois et quelques jours! (2) Merci! (3) Vos encouragements et votre soutien sur IG m’ont toute chamboulée (4) J’ai le coeur tout léger d’un coup! (5) Est-ce qu’il n’y a que moi qui me pose toutes ces questions?!

Loulou: a repris le chemin de l’école (avec le sourire), adore faire le clown, m’a commandé des aquarelles, a reçu un beau cadeau, vit sa vie!
Amitiés : mail, téléphone
Love : 1h après 2 mois et demi…savoureux!
Sorties :  courses, balades, aller déjeuner en amoureux, chemin de l’école
Essentiel: se faire confiance
Courses: done! Même les albums photos sont prêts…
Envie de: faire un article sur les rêves et sur mon processus créatif

Zic: Anastacia – Paid My dues

Fin [14h30]

J’espère que vous vous portez tous bien. Bon weekend et à très vite!

Posted in Atelier Ecriture L'Atmosphérique

Challenge Écriture #18 (12.05.2020)

Je me demande pourquoi je lui ai dis à elle, justement, alors que je sais bien. Elle n’est pas prête à l’entendre. Elle sait sans savoir. Elle ne veut pas. Je reste là avec mon trop plein. Pour encaisser, j’ai encaissé. C’était presque naturel de se faire parler comme ça, mal. Après tout, le stress, les responsabilités, quoi, c’est facile à comprendre, non. Alors, pourquoi se formaliser pour un “bonjour” oublié? Pourquoi toujours demander plus?

L’ombre au tableau, il en faut bien une, quoique non, le tableau pourrait être parfait. C’est juste une idée préconçue de plus, que tout le bonheur du monde n’est pas accessible, que c’est une chimère, un truc de gosse, plein de guimauve et d’innocence. Donc l’ombre c’est cette reprise qui se profile à l’horizon, cet argent qui donne l’illusion que tout va bien, quand tout le reste fou le camp. C’est l’estime qui se fait la malle, l’énergie grignotée et la fatigue qui bouffe l’attention, qui fait de la vie de famille une contrainte de plus à porter à bout de bras.

Non ce n’est pas possible. Je ne peux pas, je ne veux pas, plus, fermer les yeux et me dire que ça va. Je sais juste qu’il ne faut pas en parler. Qu’il faut garder ça quelque part comme un secret à ne pas ébruiter. Qu’il faut patienter et se taire…

Lire les autres participations ici: Chez Josée – Chez Mébul – Chez Elisa – Chez Marie

***

Pour la semaine prochaine, on va aller faire un tour du côté de la poésie et du triolet en particulier. C’est un style découvert chez Marie et que j’aime beaucoup. Le triolet est un poème en huit vers, construit comme suit: les 1er, 4e et 7e vers sont identiques, ainsi que les 2e et 8e vers. Je vous poste un exemple ici pour que ce soit plus clair.

Des profondeurs de la terre
Nait le cri qui libère
La femme se lève fière
Des profondeurs de la terre

ζ

Sur des fragments de pierre
Elle grave ses prières
Des profondeurs de la terre
Nait le cri qui libère

Posted in Carnets de route

Brèves de Confinement #7

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La dernière semaine de confinement est arrivée. Et bien, je trouve que ces deux mois sont passés très vite! Après des débuts chaotiques, des moments douloureux, la vie est venue nous cueillir et nous a apporté du beau et du bon. Et oui, nous sommes tous les deux d’accord, le confinement nous a vraiment permis de faire plein de choses ensemble, à notre rythme, sans trop de contraintes. On ne se demande pas encore comment ça sera après, on préfère ne pas y penser. On va y aller doucement, sans se mettre de pression. On va encore profiter, un peu, de ce temps suspendu, du silence, du confort de notre “chez nous”, devenu un terrain d’exploration sans limite. On va se laisser porter…

Cette semaine aura été un peu plus légère niveau logistique car ma voisine a pris Loulou sur mes jours de télétravail. Ce qui a grandement changé la donne, pour moi comme pour lui. Le reste du temps, j’ai gardé sa fille, nous avons fait le travail d’école, inventé des histoires, rigolé, nous avons fait des dessins, plein de peinture, des batailles d’eau, dansé, fait des batailles de doudou, regardé des films drôles, chanté à tue-tête!

J’ai pu exprimer sereinement ma fatigue quand celle ci a pointé le bout de son nez. Sans cris cette fois. J’ai réussi à anticiper. J’ai fait de l’aquarelle, du dessin, des collages. J’ai suivi des live Instagram et regardé des vidéos sur la créativité (Bambichoses, Sophie Selliez et Julie furent mes principales sources d’inspiration) J’ai eu plein d’idées, d’articles, de livres à écrire…

J’ai commandé un arbre à la talentueuse Angélique, discuté avec une amie de promotion et choisi de nous offrir à loulou et moi des séances de sophrologie, je me suis inscrite au cours en ligne de Marie, j’ai reçu une magnifique aquarelle intuitive peinte par l’inspirante Virginie

Une semaine riche à tant de niveaux. Comme je vous le disais au début, on est encore en suspens, en attente, comme au bord du vide, mais cette fois ci il ne me fait pas peur, on va dire qu’il m’attire. Demain, il y aura des changements, des nouvelles perspectives de vie, c’est certain. Ce que j’ai trouvé dans ces deux mois, je ne suis pas prête à le laisser s’envoler. J’ai gagné en qualité de vie et je me suis rendue compte que je passais beaucoup de temps avant, à meubler, à trouver des activités, à boucher les trous de mon emploi du temps, pourtant déjà bien rempli. Avec comme excuse, mon fils, son bien-être, son équilibre.

Lui aussi, il lui en faut peu pour être heureux. Il lui faut juste ma présence, pleine et entière, mon attention et la liberté aussi de partir découvrir le monde, ailleurs, de se créer des univers, d’inventer, de rêver, de faire le pitre, de rire.

Notre chez-nous, nous l’habitons désormais pleinement, dans toute sa palette de possibles. Le lâcher prise, je peux désormais dire que j’ai essayé et que c’est vachement sympa!

J’ai des envies, des projets, encore et toujours. Et je me sens prête à leur donner vie. J’ai pris conscience, dans la solitude, de ma valeur, j’ai appris à accueillir mes jours gris qui ont autant de valeur que mes jours colorés. J’ai appris que chaque émotion signifie quelque chose. Si je m’arrête, je peux en saisir le sens et transformer le plomb en or!

J’espère que vous allez bien, que la reprise se passe pour le mieux pour chacun, chacune. Je vous envoie d’affectueuses pensées et je vous dis surtout Merci, d’avoir été là dans les creux de vague, d’avoir pris le temps de me lire quand ça n’allait pas du tout, chez moi et peut-être chez vous. Merci pour vos lectures, partages, commentaires, pour votre présence, nos échanges, pour tout ce qui fait la richesse de cet espace d’écriture. Prenez soin de vous, encore et toujours. Et au plaisir de vous lire.

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les États d’Esprit du Vendredi 08.05.2020

Je reprends le chemin des états d’esprits, je n’aime pas quand je ne les poste pas mais parfois je n’ai tout simplement plus d’énergie pour me caler derrière l’ordinateur le vendredi soir! Un coucou en passant aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman).

Début [21h35]

Photo: By Loulou (il s’est découvert une passion pour la photo!)
Fatigue :  plutôt en forme même avec la pleine lune et la semaine du mois au ralenti…
Humeur : sereine
Estomac: sardines, soupe marocaine, yaourt et pomme
Esprit: créatif
Cond. phys. : Yoga et Monter/ Descendre l’escalier
Projet/Boulot: je me demande vraiment comment je vais faire pour reprendre le chemin du boulot…/ Toujours passionnée par l’aquarelle et tout ce qui touche au journal créatif / Prochains jours de formation début juin (je croise les doigts pour pouvoir y aller – hâte de retrouver mes copines de promo, leur énergie, leur enthousiasme et de pouvoir parler de tous ces sujets qui font grandir)
Culture: Conversations with God  – Harry Potter 1 (encore!), Wonder
Penser à: MOI (dans un souci d’alignement entre pensées, mots et actions) pour mon bien-être et celui d’autrui.

Avis perso (1): j’ai l’impression d’être le seul parent pas stressé par la reprise de l’école! C’est normal?
Avis perso (2): il y a de moins en moins d’applaudissements, c’est un peu tristounet
Avis perso (3): la colère pour qu’elle soit porteuse de changement, oui, mais gueuler pour gueuler, je ne vois pas à quoi ça sert…

Message perso (1) un weekend bien mérité! (2) tu fais vraiment des merveilles et je crois que nous sommes toutes d’accord! (3) si heureuse de retrouver tes mots! (4) merci pour vos participations et partages (5) on pourra peut-être se voir la semaine prochaine (à suivre)…

Loulou: fait ses devoirs avec la petite voisine, a décoré la cour de l’immeuble, adore quand on fait des batailles de doudous, n’arrête pas de me parler d’Harry Potter, n’a pas vraiment envie de reprendre l’école même si je pense que ça va lui faire du bien, a toujours énormément de mal à s’endormir (on va tester la sophrologie)
Amitiés : mail, téléphone
Love : en famille, ne compte pas ses heures de boulot, entendre sa voix me fait du bien
Sorties :  la cour, les courses, le chemin de l’école et un peu de nature peut-être
Essentiel: se souvenir de ce qui compte, là, maintenant, accueillir le chaos et envoyer valser les cases, les normes, tous les chemins un peu trop balisés!
Courses: demain matin
Envie de: créer, encore et encore et de partager plein de choses sur le sujet (quand je vois mon boulot je me dis que je suis vraiment loin de ce qui m’inspire au quotidien!!)

Zic: Christophe – Les Paradis Perdus (tant de souvenirs!)

Fin [22:05]

Bon weekend!