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Interview Femmes Inspirantes – Julie, artiste, créatrice et entrepreneuse

Bonsoir à tous, j’espère que vous allez bien. Il y a quelques mois j’avais partagé ici même le parcours inspirant de plusieurs femmes. Et aujourd’hui, je suis heureuse de vous présenter celui de Julie, une jeune créatrice très talentueuse, que je suis depuis plusieurs années, sur différents blogs, qui s’est lancée dans l’entreprenariat et qui réalise de très belles choses. J’avoue, je suis souvent émerveillée par ses idées, ses formes, ses dessins, ses projets, la manière qu’elle a de parler du beau, comme du moins beau, de ce qui la fait sourire et de ce qui la fait trembler. On dit souvent que le monde a besoin de plus de personnes inspirantes. Elle en est une, je vous laisse la découvrir…

Copyright Sweetie Julie

Bonjour Julie, pour commencer parle-nous de toi (un peu, beaucoup, comme tu le souhaites…) 

Bonjour ! J’ai 30 ans, je suis fiancée à mon amoureux qui partage ma vie depuis Septembre 2017, nous vivons sur la Côte d’Opale avec nos 3 chats et notre chien. Nous nous sommes rencontrés en Normandie, là où j’ai fini mes études en école de commerce et où j’ai travaillé plus de 5 ans dans le tourisme – j’ai été réceptionniste en hôtel de chaîne, conseillère en séjour, responsable d’une boutique de produits du terroir et d’artisanat d’art, gérante d’un établissement de chambres d’hôtes.

Fin 2017, ma maman a eu de graves problèmes de santé, je suis rentrée dans le Nord, mon amoureux m’a suivie. Les deux années qui ont suivi ont été psychologiquement très éprouvantes : après un bilan de compétences et la préparation par cours à distance du concours de recrutement des professeurs des écoles, j’ai sombré dans la dépression et il m’a fallu plus d’un an de traitement médicamenteux et de rdvs réguliers avec une psychologue pour comprendre que cela faisait des années que j’avais rompu avec l’essence même de ma personne.

J’ai une âme sensible et intuitive, j’aime la nature et les animaux. J’étais « dévorée» par notre société capitaliste, je ne me sentais pas à ma place, je bataillais constamment et j’avais oublié mon imagination, mon amour des mots et de la création artistique. Je voulais paraître responsable aux yeux de mes proches, prendre les décisions qu’on attendait de moi mais ma vie n’était pas vraiment ma vie, et je n’étais pas vraiment moi. Quand j’ai pris conscience de tout ça, quand j’ai affronté tout ce qui me faisait mal, ça a été monstrueusement douloureux. Mais j’avais la force de me battre pour renaître. Et je n’étais pas toute seule : ma familles, mes plus proches amis, mon amoureux ont été d’un soutien formidable. Dieu aussi.

Tu as longtemps tenu un blog, aujourd’hui tu as une chaine Youtube – peux-tu nous présenter ton cheminement / parcours?

 J’ai tenu un blog parce que j’aimais écrire. J’aimais poser sur le papier (et sur le clavier) mes émotions. Très sensible, il n’y avait que comme cela que je parvenais à canaliser le trop-plein. L’entrée dans l’âge adulte, la vie active, la routine m’ont éloignée un temps de tout ça, et je n’écrivais que plus rarement.

En pleine dépression, il m’était impossible de lire. Mon compagnon, un geek tendre, passait du temps sur Youtube alors que je ne m’y intéressais pas. J’ai commencé à regarder des chaînes de Youtubeuses Beauté (Sandrea, Sananas, Mmis’signature…) et prendre soin de moi a été la première chose que j’ai commencé à faire pour retrouver le sourire. Ensuite, j’ai regardé d’autres chaînes aux contenus plus artistiques, plus contemplatifs (Sourire et santé, Ecotmorphe, Libre et Sauvage…). Je me suis surprise à avoir envie, à mon tour, de me placer devant la caméra pour raconter un peu mon histoire.

Copyright Sweetie Julie

 

D’où t’es venue l’envie de créer et de partager tes créations ?

 En parallèle des vidéos sur Youtube, j’ai découvert le dessin, activité que je m’interdisais parce que je me trouvais nulle. Quelle erreur de penser ainsi ! Ce n’est pas que je suis douée d’un talent magistral, c’est juste que ce n’est pas obligé d’être parfait ! Quand j’ai compris ça, je me suis surprise à oser. J’ai commencé à dessiner tous les jours.

Plus je créais, plus je voulais créer. Plus j’osais. Quand j’ai ressenti ce plaisir qui me manquait tant, j’ai su que je cheminais vers ma place dans le monde. Je créé avec le cœur, avec l’intention de diffuser bienveillance et douceur autour de moi. C’était impossible que je garde pour moi cette explosion de joie, ce cheminement vers l’apaisement, la découverte de soi et du bonheur.

Je partage en toute spontanéité, mes illustrations sont un nouveau moyen d’exprimer toute ma gratitude devant ce que la Vie offre, le mauvais comme le bon.

Quelles sont tes plus grandes sources d’inspiration au quotidien ? Qu’est-ce qui te fait vibrer ? 

La Vie ! Cette force qui coule dans nos veines, la richesse des émotions et si je ne devais qu’en citer une, ce serait l’Amour, tant il est divers, complexe… La Nature est une source intarissable d’inspiration, tout comme les petites joies du quotidien auxquelles on ne fait plus attention et qui pourtant sont le terreau de notre bien-être. La puissance de la Foi me fait vibrer, et j’ai parfois besoin de me recueillir pour me confier à Dieu, pour murmurer mes désirs à l’Univers.

Et qu’est-ce qui te révolte, te fait trembler ?

La méchanceté gratuite et le racisme me révoltent, ainsi que la violence sexiste, et le silence qu’on impose aux gens qui souffrent, de peur qu’ils ne déstabilisent le fragile équilibre de notre société. La course au profit me révolte, les gens qui ferment les yeux et font les sourds face aux abus sexuels me révoltent… la liste est longue, et je préfère m’arrêter là.

Sur Youtube tu traites de sujets divers et variés, certains assez délicats – tu as une ligne directrice ou bien tu évolues au feeling ?

J’évolue au feeling ! J’ai bien essayé d’adopter une ligne directrice mais je tiens une semaine à peine. J’ai tout de même des thématiques qui reviennent : partager mon quotidien d’illustratrice freelance sous forme de studio vlog, de speed-drawing…, évoquer des sujets personnels en storytime pour combattre les tabous et dans l’intention d’aider celles et ceux qui souffrent aussi et qui pourraient se sentir seul(e)s… 

Copyright Sweetie Julie

Qu’est-ce qui te plait le plus dans ce que tu fais ?

J’aime l’indépendance, le fait de ne pas dépenser d’une hiérarchie mais c’est à double-tranchant : il faut une certaine rigueur dans son travail, il faut trouver la force de se motiver parce qu’il y a certains jours difficiles, quand la motivation manque, quant on doute…

J’aime la diversité des matériaux que j’apprends à utiliser : les feutres noirs sur du papier blanc, les feutres colorés sur du papier noir, de la peinture acrylique sur une toile, de l’aquarelle. 

Qu’as-tu appris depuis le début de cette aventure ?

J’ai appris que le bonheur que nous cherchons inlassablement est à l’intérieur de nous, que nous avons toutes les clés mais qu’il fallait pour cela accepter d’être soi. Il faut accepter son histoire, prendre le temps de se connaître, guérir de ces blessures qui nous rappelleront le chemin parcouru et surtout à quel point nous sommes forts, même dans nos faiblesses et notre vulnérabilité.

J’ai appris à oser, à m’écouter, et à me faire confiance. J’ai aussi appris à demander de l’aide, à ne pas avoir honte de me tromper, j’ai appris à essayer et à recommencer quand je ne suis pas satisfaite. J’ai aussi appris à accepter de ne pas être pleinement satisfaite !

Des projets, des envies particulières à venir dont tu voudrais nous dire quelques mots ? 

Des projets personnels d’abord : nous nous marions en septembre et nous aimerions avoir un enfant.

Des projets professionnels : développer la section eshop de mon site internet et rouvrir une boutique sur Redbubble, continuer à travailler sur les différentes prestations d’art-thérapie que je propose sur Patreon, plateforme permettant aux créateurs d’être soutenus financièrement grâce à des abonnements mensuels auxquels le public peut souscrire.

Copyright Sweetie Julie

Et pour finir, un message à faire passer, une citation qui te motive, un mantra qui te donne d’aller toujours de l’avant et croire en tes rêves :

Désolée, ce sera en anglais ! « Dear God, Dear Universe, thank you for everything in my life. I welcome incredible blessings and wonderful surprises”.

Un grand MERCI à Julie que vous pourrez retrouver ici:

Son Blog
Facebook
Instagram
Sa chaine Youtube
Son compte Patreon

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Challenge Ecriture #16 (29.04.2020)

Texte à venir…

Retrouvez les autres participations ici: Projection chez Mébul – La recette d’une journée parfaite chez Manon – My minds visit Recette pour une journée bonheur chez Josée

***

Pour la semaine prochaine, on part du côté d’Hemingway et de sa célèbre histoire courte en 6 mots seulement “A vendre : chaussures bébé, jamais portées”. Si l’exercice est facile pour vous, je vous invite à proposer plusieurs histoires, vous pouvez aller au delà de six mots mais ne pas dépasser les dix. Il y a plusieurs sites sur Internet qui peuvent vous donner des pistes. Découvrez et amusez-vous! Au plaisir!

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Brèves de Confinement #5

@MarieK

Et une nouvelle semaine de passée. L’exceptionnel est devenu ordinaire. Nous avons quelques routines qui tournent bien, le reste est accueil, adaptation, trous noirs parfois et émotions beaucoup, sourires, rires, expériences, créativité, expression artistique, du moins quand il ne faut pas travailler ou bien se mettre aux devoirs pour l’école.

Là le ton change et les vieux réflexes s’invitent, la colère tétanise et la violence éclate dans le creux d’un oreiller. On se retrouve face à ses failles, ses zones d’ombre. Et on fait face, en essayant de ne pas se juger, on parlant, en partageant son ressenti, ce qui fait mal, on allant puiser au fond de soi ce qui sauve de tout. Chaque jour on tente de ne pas tomber et quand on tombe on tente de ne pas se flageller, mais bien de faire preuve de bienveillance envers soi. L’erreur est humaine, la sérénité, bien plus qu’un choix, un engagement qui doit venir des tripes, l’unique voie pour une vie en harmonie avec ce en quoi on croit.

Cette semaine, des vestiges du passé se sont invités par deux fois, sous des formes déguisées. Témoignages, confidences. Et étrangement, j’ai réussi à prendre pas mal de recul par rapport à ça. Même si bien entendu je suis attristée par ce qui arrive à encore trop de femmes autour de moi.

@MarieK

Sinon, je me suis lancée dans l’aquarelle (après avoir achevé deux novellas et un recueil de nouvelles en début d’année, je crois que j’avais besoin de faire une pause de mots) en suivant les cours d’une créatrice que j’aime beaucoup. Et dans le dessin aussi, via les vidéos de Julie. Ces deux moyens d’expression m’ont ouvert des portes, m’ont aussi permis de prendre justement ce fameux temps pour moi, qui me manquait tant au début du confinement! Je découvre, j’apprends à lâcher prise, à lâcher le contrôle aussi. Je me découvre dans un nouveau moyen d’expression, je renoue avec mon âme d’enfant. Et du coup je me sens aussi plus libre avec mon fils, j’arrive à davantage le laisser être ce qu’il est, sans toujours mettre des limites à sa manière de s’exprimer, qui prend parfois beaucoup de place!

Pour être honnête, je redoute la fin de cette période, le retour au travail, à la vie sociale, au bruit. Mes craintes ne sont pas d’ordre sanitaire mais bien personnelles. Nous n’en sommes pas là pour le moment, alors je profite de ce qu’il m’est donné de vivre aujourd’hui. Cette parenthèse aura été très bénéfique à tant de niveaux.

Et vous, dites moi tout ou presque? Comment avez-vous vécu cette sixième semaine? Vous tarde t-il de sortir? Ou bien resteriez-vous bien encore un peu comme ça, comme en suspens au dessus de tout? 

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Ce temps loin de toi

Credit Pixabay

J’en ai imaginé des choses, j’en ai crée des histoires à dormir debout, dans les moments de doutes, dans les heures creuses des jours gris, dans la brume des matins d’hiver et même dans la chaleur écrasante des soirées d’été. J’en ai dessiné des chemins qui s’arrêtent, des routes qui se séparent, des accidents de parcours sans retour en arrière possible, des accidents tout court qui viendraient emballer notre histoire, qui me laisseraient seule sur le bas côté, sans même un au revoir, sans même être alertée.

Pourtant je n’ai jamais imaginé tant de jours sans toi. Tant de jours loin, tant d’heures sans le son de ta voix, sans la caresse de ton souffle sur ma peau, sans tes lèvres sur les miennes, sans ta main délicatement posée sur mes incertitudes, sans la chaleur de ton sourire, comme un baume qui chasse les tourments.

Je n’ai pas imaginé et je n’ai pas prévu ce changement brutal, cette séparation arbitraire, cet éloignement soudain. Au début, c’était comme des vacances. Trois semaines tout au plus, nous avions connu, nous savions faire. Six désormais. Je pourrais décompter les jours. Je ne le fais pas. Je pense à toi et puis j’oublie, pour que les jours ne soient pas une longue attente, cruelle et douloureuse, pour ne garder que le meilleur, les sentiments qui, c’est certain, se nourrissent de ce temps en suspens, gagnent en vérité.

Je ne sais pas demain, ni après. Je ne sais pas quand on se reverra, ni comment. Est-ce qu’il faudra se regarder de loin, ne pas se toucher? Est-ce qu’il faudra se dévorer des yeux et se dire l’envie de manière détournée? Je ne sais rien de nos retrouvailles. J’ai le coeur qui tremble en y pensant, furtivement. Puis je reviens au connu, à ce que je porte en moi. Le reste est une histoire qui attend, patiemment, d’être écrite…

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Les États d’Esprit du Vendredi 24.04.2020

Vendredi déjà et une semaine de passée à une rapidité incroyable! Une pensée  pour les fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman) et c’est parti.

Début [10h23]

Photo: essai aquarelle
Fatigue :  je me couche un peu trop tard à mon goût ces temps ci
Humeur : positive
Estomac: céréales, thé à la menthe
Esprit: créatif coloré
Cond. phys. : deux séances de HITT, yoga et un peu d’exercices dans la cour, cours de Pranayama
Projet/Boulot: deux jours de télétravail et apprentissage de l’aquarelle
Culture: Conversations with God et Le père Noel est une ordure!
Penser à: trouver des solutions pour ne plus me mettre en colère au moment des devoirs! Je pars au quart de tour et ce n’est pas très productif.

Avis perso (1): une boom à distance pour les enfants, c’est cela oui!! Mais sans moi!
Avis perso (2): pourquoi tout le monde stresse déjà pour le déconfinement?
Avis perso (3): chacun son histoire mais parfois quand l’histoire se répète ça file des frissons et c’est pas agréable.

Message perso (1) tu as plus de boulot qu’en temps normal, c’est fou (2) je pense à toi (3) ici et maintenant, la seule vérité (4) merci pour vos encouragements (5) le son de ta voix (et le reste) me manque

Loulou: rechigne sans cesse pour faire ses devoirs, négocie tout ou presque, a fait du riz coloré, danse sur la Compagne Créole, adore quand je lui fais des massages, s’endort un peu mieux…
Amitiés : mail, téléphone
Love : en famille, bosse comme un fou, fait du sport, me manque (mais bon ça vous le savez!)
Sorties :  originales comme toujours (la cour, les courses!)
Essentiel: reconnaître ses erreurs
Courses: la semaine prochaine
Envie de: réorganiser mon salon pour laisser plus de place à la création et aux couleurs
Zic: John Baez – edge of glory

Fin [10h54]

Bon weekend à tous et à toutes. Nous avons fait plus de la moitié et comme nous ne savons pas ce qu’il adviendra, vivons le temps présent au maximum!

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Challenge Ecriture #15 (22.04.2020)

C’était écrit noir sur blanc. Nélia sur la première page et puis. Et puis…

J’écris en pensant qu’il est temps peut-être que tu saches, d’où tu viens, qui tu es, pourquoi tu trembles le soir quand les lumières s’éteignent, pourquoi la lune est rouge, pourquoi les étoiles palissent au contact de tes larmes.

C’était un soir, un soir de printemps, avec une douce brise comme une invitation à se laisser porter par la vie. Nous regardions par la fenêtre les lumières de la ville. Nous étions bien. J’avais cette impression là. Puis j’ai senti sa bouche dans le creux de mon cou, j’ai frissonné. Juste un baiser. Puis j’ai senti ses mains autour de ma taille. Juste une accolade rapprochée. Puis ses mains se sont faites plus pressantes, elles se sont glissées sous mon pull et j’ai murmuré un “non”. Je me suis arrachée à son étreinte et je suis allée m’asseoir sur le fauteuil. Je lui ai dis que je ne voulais pas, pas maintenant, pas comme ça. Il m’a regardée, s’est approché et ses mains ont recommencé leur ballet intrusif. J’ai remué, j’ai dit “non” encore. Une fois, deux fois. Peut-être plus. Ses mains sont descendues, plus bas, encore et encore. Sa bouche aussi. Je ne voulais pas. Il disait “ne t’inquiète pas, je n’irai pas plus loin”. Pourtant il était déjà allé beaucoup trop loin à mon goût. Je me suis débattue, j’ai cogné avec mes jambes contre son torse. J’ai crié, je me suis levée et j’ai pris mes affaires. Les murs étaient aussi épais que du papier à cigarette, tout le monde pouvait tout entendre. Ce fut sûrement ma chance. Devant la porte, je me suis demandée si il allait ouvrir ou si il allait, contre elle, continuer ce qu’il avait commencé à faire. Je suis sortie dans la rue, mon coeur battait fort dans ma poitrine. Je courrais presque, comme pour lui échapper. Je courrais dans la nuit. Je courrais après mon ombre, loin de la sienne, loin de ce fauteuil, loin du contact de sa peau, loin de cette impression d’être passée à deux doigts du pire. Ce n’était pourtant que le début…

Je n’ai jamais vraiment su te parler de lui. Je n’ai jamais vraiment su te parler d’amour. Pourtant il y en a eu un peu, entre nous, assez au moins pour t’avoir, toi. Je n’ai jamais su te parler des hommes, je t’ai mise en garde souvent sans pouvoir te dire pourquoi. J’ai vécu ce que tant de femmes ont connu et connaîtront peut-être un jour, un “non” non entendu, un consentement ignoré, comme si nos voix ne portaient pas. Je t’écris pour que ma voix résonne, pour que tu ne portes plus le poids d’un passé qui ne t’appartient pas. Peut-être aussi pour que tu ne vives jamais cette humiliation-là.

Découvrez les autres participations ici: Le plan chez Mébul – My minds VisitCher P chez Manon

***

Pour mardi prochain (28 avril), j’ai pensé à un exercice un peu différent: décrire votre “journée rêvée” sous forme de recette de cuisine! A vos plumes et encore merci, je suis toujours heureuse de découvrir vos textes et idées.

 

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Journal, introspection et créativité: un chemin vers soi.

Je pense à cet article depuis quelques semaines déjà. Pour être honnête, j’y pense depuis le partage de Sophie sur je sujet, que j’ai trouvé très enrichissant et après avoir visionné quelques vidéos sur l’art-thérapie et le journal créatif.

Je tiens un journal depuis l’adolescence. Au départ, j’y consignais mes envies, mes joies, mes peines, mes questionnements, mon quotidien, mes émotions, mes doutes. J’ai eu des périodes où j’écrivais tous les jours mes états d’âme, d’autres où je préférais créer des textes courts et nouvelles. Dans mes carnets, j’ai un peu de tout, des mots, des listes – d’envies, de “merci” – des idées d’écriture, des affirmations positives, des citations, des articles, des pensées en passant, prises au vol, vite consignées de peur qu’elles ne s’échappent.

Ce dont je voulais vous parler, c’est surtout de la manière dont a évolué mon journal au cours des six dernières années.

En 2014, je reprends la plume, j’ai besoin d’un espace à moi. Je m’offre un beau carnet et c’est parti. Je suis très appliquée. Pas une rature, tout est nickel et dès que ça ne l’est pas, je panique. J’ai besoin de “beau”, d’épuré. Rien ne dépasse, tout est sous contrôle.

En 2015 puis en 2016, les pages sont un peu plus colorées. Je colle. Je souligne, je surligne. C’est le début de plus de liberté. Je m’autorise à… Dis comme ça c’est un peu étrange, mais c’est vraiment ce que je ressens, je me donne l’autorisation de faire autrement, de ne plus être dans le contrôle total, dans le “tout parfait”.

En 2017, je découvre le BUJO suite à un article de Mély. Je trouve l’idée intéressante, une bonne façon d’organiser le quotidien tout en faisant avancer ses projets. Même si je suis loin des modèles très artistiques qu’on peut voir partout sur la toile, c’est un pas de plus vers une expression différente de soi, plus créative. Dans mon BUJO on trouve principalement une organisation par semaine, avec une partie agenda et une partie “liste de choses à faire”. Et une organisation mensuelle avec mes livres lus, mes instants de bonheur, les citations qui me parlent, mes affirmations positives, mes prises de conscience, quelques tracking. J’écris beaucoup moins dans mon journal. Non par manque de temps mais parce que j’ai l’impression de me disperser…

En 2018, je reprends le BUJO et l’écriture dans mon journal. Je laisse davantage libre cours à mes envies. Faire de la peinture avec mon fils m’a ouvert une porte que je croyais à tout jamais fermée. Et oui, combien sommes-nous à penser que nous ne sommes pas créatifs, que nous sommes “nuls? Combien sommes-nous à traîner cela depuis l’enfance? Combien sommes-nous à y croire vraiment et à avoir donné notre pouvoir aux autres sur ce coup là? Je ressens vraiment le besoin de lâcher prise et surtout de m’exprimer avec autre chose que des mots.

En 2019, j’essaie, je me lance, je ne me limite plus. J’ai toujours un BUJO plutôt dédié organisation, que ce soit vie perso, vie pro, loisirs. J’y note également mes rêves et mes cycles. Cela va évoluer en 2020 avec un carnet spécial rêves (question d’espace pour les interpréter!) et la réintégration de mes cycles sur mon journal “créatif” car tout est lié, créativité, inspiration, mots, maux, cycle, identité, émotions, ressentis, apprentissage, évolution.

Mon journal est désormais un espace d’expression sans contrainte. Un espace qui me permet de laisser libre cours à mon imagination, dans lequel je ne me bride plus. J’exprime tout ce qui se passe en moi, j’y vois un outil puissant d’introspection. C’est un véritable compagnon de vie. Il est le reflet de qui je suis, qui je deviens chaque jour.

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu. J’avais surtout envie de vous montrer que nous sommes tous créatifs, qu’il n’y a pas qu’une manière de l’être. Que les limites que nous nous mettons sont souvent le reflet de ce que nous pensons à l’intérieur de nous mêmes et qu’à chaque instant nous pouvons revenir sur ces pensées limitantes et les dépasser. En nous donnant l’autorisation d’être qui nous sommes tout simplement.

Et vous, vous tenez un journal? Vous aimez peindre, dessiner mais vous ne vous sentez pas libre de le faire? Quelles sont / étaient vos limitations et quand, comment avez-vous réussi à les dépasser? 

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Brèves de Confinement #4

Voilà 15 jours de passés depuis nos dernières nouvelles. Depuis nous avons appris que le confinement allait être prolongé jusqu’au 11 mai. Je m’y étais préparée donc cette nouvelle est passée presque inaperçue.

La première semaine de cette quinzaine a été plutôt émotionnellement délicate. Je me suis sentie loin de tout, de tous, un peu perdue, tiraillée. Je me suis sentie très seule aussi. Pas forcément triste. Ou bien j’ai réussi à accueillir tous ces débordements sans me braquer. J’ai ouvert les yeux sur des vérités, pas forcément faciles. Je me suis retrouvée face à des questions fondamentales sur ma place dans mes relations à l’autre. J’ai été davantage dans le constat que dans la quête de solution. Le jour où mon fils m’a dit que j’avais beaucoup de colère en moi, ça a réveillé des failles. C’est vrai que j’ai beaucoup de colère et j’ai choisi cette fois de lui dire que cela n’avait rien à voir avec lui, tout avec moi, que quand je craquais je ne remettais pas en cause sa manière d’être, je crachais juste le trop plein ou le trop peu. C’est le problème quand on se donne au final peu d’importance. Ça a été la conclusion de cette semaine d’introspection et le weekend a été placé sous le signe du lâcher prise total: créativité, cuisine en famille et construction d’une tente dans le salon, sous laquelle loulou a dormi le samedi soir et sous laquelle nous avons pu faire notre repas de Pâques!

La deuxième semaine a débuté avec des maux de ventre atroces. Heureusement je lui avais promis Harry Potter, du coup j’ai eu deux heures quarante de pause. Après nous avons défait la tente, puis fait quelques constructions colorées de Lego. Cette deuxième semaine a été créative. Au programme: aquarelle, peinture, pâte FIMO, pancakes à la betterave, cookies, riz coloré, expériences, massages. Nous avons aussi essayé de méditer un peu. Nous avons ri et dansé, fait les fous – loulou est le premier partant!  J’ai également eu une visio avec ma promo de formation et cela a apaisé mes doutes – il faut dire que depuis 5 semaines, je n’ai pas ouvert une seule fois mes cours – les examens seront décalés et il y aura une solution pour chacun en fonction de sa situation.

J’ai pris du temps pour me retrouver. J’ai compris que je donnais souvent un peu trop de pouvoir aux autres, en oubliant que je suis seule responsable de la manière dont je gère ma vie et fais mes choix. Et que je suis capable surtout, qu’il n’y a pas une bonne manière de faire, et que ce que je choisis à un instant T peut être revisité à chaque fois que cela me parait nécessaire.

Et vous ces 15 jours, cette semaine? Comment vous sentez-vous? Comment allez-vous?

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Les États d’Esprit du Vendredi 17.04.2020

Après une semaine sans états d’esprit, je reviens! Avec comme toujours une pensée  pour les fondateurs de ce rendez-vous incontournable! (Zenopia et The Postman)

Début [22h51]

Photo: Volume 2 disponible sur Calaméo
Fatigue :  normale
Humeur : bonne
Estomac: poisson pané, semoule, compote maison, tisane
Esprit: créatif
Cond. phys. : une séance de HITT, du foot avec loulou et un peu de yoga
Projet/Boulot: télétravail 1 jour cette semaine et séance zoom avec ma promo en relation d’aide (ça fait du bien!)
Culture:
Livre: la Marquise de Sade (deuxième livre en 5 semaines!) et Conversations with God – Films: Harry Potter à l’école des sorciers
Penser à: faire un article sur l’évolution de mon “journal”
Avis perso (1): les vacances c’est cool même en confinement!
Avis perso (2): heureusement qu’il y a les réseaux sociaux (même en coup de vent) pour être au courant de l’actualité…
Avis perso (3): enfin prendre le temps de parler avec ses amies, c’est bon pour la santé!

Message perso (1) merci pour vos mots (2) tu as eu une semaine de folie! (3) profite de ton weekend! (4) tu me manques…beaucoup (5) au moins, c’est terminé la carême!

Loulou: en pleine forme, peint, fait de l’aquarelle, construit des tours en Lego, m’assiste en cuisine, parle sur skype avec ses grands-parents, est le premier à la fenêtre à 20h, se passionne pour les enfants des bidonvilles, pose des tonnes de questions sur la guerre, la mort, la souffrance…
Amitiés : quelques nouvelles qui font du bien
Love : en famille, a un boulot de dingue, me manque, se détend en faisant du sport
Sorties : super originales (la cour, les courses!)
Essentiel: lâcher prise, peindre, écrire, dessiner, créer…
Courses: tout est fait!
Envie de: me maintenir en bonne santé physique et mentale!
Zic: JJG

Fin [23h27]

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Mes questionnements de maman

Crédit MK

J’en ai souvent parlé ici, la maternité est loin d’être un chemin inné pour moi. J’apprends mon fils, son identité, sa personnalité et je m’apprends moi, en tant que mère et en temps que personne aussi. C’est un processus tantôt joyeux, tantôt douloureux.

Depuis près d’un mois, nous sommes tous les deux, rien que tous les deux. J’ai abordé le confinement avec anxiété. Me retrouver seule avec lui m’a remplie d’incertitudes. Je me suis demandée comment j’allais pouvoir gérer d’un côté mon travail, le sien, d’un autre le temps à deux, le temps pour soi, comment tout allait pouvoir s’organiser sans que je m’épuise rapidement.

Mes questionnements sont toujours plus ou moins les mêmes. Je trouve qu’on parle beaucoup de parentalité mais que personne ne dit vraiment le quotidien. Et c’est ce quotidien qui, moi, me fait m’interroger. Comment concilier les différentes facettes de mon identité? Comment être pleinement mère sans n’être que cela? Comment être pleinement présente sans être complètement dévouée?

Je ne sais pas. Poser des limites, surtout quand il s’agit de moi. Je ne sais pas. Alors je laisse mes besoins en suspens et ça tient, avant que ça ne tienne plus, alors la colère revient et j’explose. Contre moi-même. Mais c’est lui qui est le spectateur de ce cri du cœur, de ce ras le bol, de cet éclat de rage qui d’un coup me consume.

Du réveil au coucher de mon fils, je suis là. J’ai eu un peu de temps avant, un peu de temps pour respirer, écrire, coller, dessiner, méditer. Dès qu’il est debout, je suis disponible et disposée. Nous faisons beaucoup de choses ensemble. C’est génial. C’est plein de découvertes et de rires, de légèreté. Et parfois c’est trop. Parfois je ne peux plus. Parfois j’aimerai le voir prendre un livre, jouer seul, le voir moins dépendant de moi. Parfois je me dis: “comment c’est chez les autres? Comment vivent-ils cela? “

J’ai fait le deuil de la famille que je rêvais d’avoir. Pas de papa. Pas de fratrie. Il n’y a que moi. Et lui. Alors je compense certainement. Sans m’en rendre compte. Je ne veux pas passer à côté de lui, de nous. Du coup je donne tout. Et je m’oublie aussi.

Cet équilibre n’est pas évident pour moi à trouver, ce temps partagé, temps pour mes projets, temps pour prendre soin de moi. Je ne sais pas faire. Je ne me pose pas quand il est là. Il m’arrive parfois de me dire que je suis esclave de mon fils. Et que peut-être mon comportement ne l’aide pas vraiment à grandir. Pourtant il s’épanouit sans moi, d’habitude, à l’école, avec ses amis, ses grands-parents, dans ses loisirs.

Cette période de confinement aura été quelque peu délicate, pour trouver ma place surtout, savoir ce que je peux me permettre ou pas, savoir où je me situe dans cette famille que nous construisons ensemble jour après jour. Nous aurons changé, grandi. Ça se voit déjà chez lui! Nous aurons appris à être, être ensemble, complices et parfois pires ennemis quand les “non” fusent et que les cris ne s’éteignent qu’à l’approche de la nuit.

Mes questions demeurent. Peut-être que les réponses sont mouvantes, en fonction de l’âge, du caractère de l’enfant, de ses besoins, de son histoire, de ses peurs, de ce qui le rend heureux, en fonction de mes souhaits, de mon niveau d’énergie, de mon degré d’épanouissement personnel.

Je me sens parfois prise entre deux histoires, deux injonctions, celle de la société (qui voudrait qu’une femme qui a des enfants s’épanouisse aussi dans son activité professionnelle, ses loisirs, son couple, qu’elle ne prenne pas son/ ses enfants comme une excuse pour ne pas être, ne pas faire) et celle de ma famille (qui veut qu’une mère fasse passer ses enfants avant tout le reste, et si il lui reste quelques miettes c’est un luxe – dont beaucoup se passent!).

Et vous comment vivez-vous ce confinement en famille, avec vos enfants? Ce fameux “temps pour soi” ça vous parle? 

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Un mois d’émotions…

Depuis plus d’un mois il y a eu des jours avec et des jours sans, des jours heureux, plein de fous rires, d’inattendu, des jours de doutes et de peines. Il y a eu des larmes et des cris, des sourires et des promesses, des matins calmes et des soirées folles. Il y a eu des chansons et des temps calmes, des crayons, de la peinture, des lignes d’écriture, des livres, des films, du temps à deux, des cabanes et des nuits, comme en camping. Il y a eu des repas de fête et des pique-nique improvisés.

Il y a eu des ras le bol qui ont pris toute la place, des angoisses qui ont refait surface, des vérités bien cachées qui sont revenues peupler les nuit, gâcher les jours. Il y a eu nos humeurs de saltimbanques du bonheur, nos états d’âme d’apothicaires, des expériences farfelus. Il y a eu du réussi, du raté, l’impression de ne pas savoir faire, de ne pas savoir être, de ne plus savoir où, quand, comment, pourquoi.

Il y a eu du silence et des maux. Et du silence sans maux. Du silence des profondeurs qui vient rappeler que tout est en ordre, que tout va bien, qu’il n’y a rien à faire de plus. Il y a eu du chahut, des chutes, des montagnes de questions, du temps, un temps infini, tantôt délicat, tantôt euphorique, un temps de nous deux, plus complices.

Il y a eu des “je n’aurais pas dû” et des réflexions en duo, un nouvel équilibre à sans cesse redéfinir. Il y a eu quelques projets, peu de temps pour soi, des prises de conscience, des envies d’autre chose. Il y a eu du partage, des moments auxquels les mots ne peuvent rendre justice. Il y a eu des émotions, des découvertes, des impressions d’être seule au monde, seule avec ses joies, seule avec ses détresses.

Il y a eu du chaos, des heures sombres, des minutes en équilibre. Il y a eu la brulure et la renaissance, le feu qui s’éteint et celui qui redonne vie

Il y a eu les jours et les nuits. Sans toi. Pas vraiment loin. Mais pas là. Il y a eu la routine, le déni, la peur et le manque, toujours, la douleur presque parfois de ces jours sans toi. Sans la chaleur de ton regard, sans le grain de ta peau, sans tout ce qui en toi apaise le moindre de mes sanglots. Il y a eu les jours où ton image même me fuyait, les nuits qui disaient “c’est fini”. Il y a eu les craintes qu’au final ce soit vrai, que tu ai choisi un autre chemin, une autre vérité, que ce temps près des tiens t’ai précipité dans une autre réalité.

Il y a eu cette angoisse de nos pas qui s’éloignent quand nos mains ne se touchent plus, que nos yeux se perdent de vue quand nos obligations nous lient à d’autres vies. Cette impression que peut-être tout pourrait s’arrêter là, dans cet espace sans filet de sécurité, dans cet entre-deux dépourvu de certitude. Il y a eu la peur de ne valoir que 4 minutes au compteur d’une journée qui n’en finit pas, de n’être qu’une parenthèse dans un quotidien bien rempli, une porte de sortie face à des responsabilités écrasantes, un passe-temps agréable sur le calendrier du temps qui passe.

Il y a eu les souvenirs et l’espérance, toujours, la certitude de l’amour et quelque chose de plus fort, de plus grand, le manque comme un trou noir et un tremplin pour retrouver l’essence même de ce qui nous tient, même loin, encore debout, toujours vivants.

 

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Challenge Ecriture #14 (14.04.2020)

On disait d’elle que c’était une fille de rien, une fille sans avenir, une femme sans vertu. Je l’avais pensé aussi, par facilité. Parce que défendre quelqu’un, c’est faire preuve de courage. J’en ai toujours manqué. Elle était belle et convoitée, alors les jalouses s’en donnaient à coeur joie, elles faisaient étalage de sa vie privée, sur la place du marché, pendant leurs réunions du mardi, au cours desquelles elles disaient broder, oui lui broder une robe d’infamie.

Elle était de cette beauté éclatante à côté de laquelle le soleil semblait pâlichon. Libre aussi, comme le vent, comme l’air frais d’un matin d’avril, elle faisait peur. Elle disait se moquer des regards, mais à mesure du temps passé, ce sont ces regards qui l’ont tuée, sans qu’elle ne se rende compte de rien, ce sont les médisances qui ont assassiné ses rêves, ce sont les corps d’hommes armés de désirs et sans amour qui ont piétiné ses idéaux.

Pourtant tout le village est là. Quelle étrangeté! Tout le monde regarde la tombe remplie de fleurs. Un buste a été réalisé en son honneur par un gars du pays, un de ceux qui l’admiraient sûrement et qui comme moi, a fermé les yeux.

Elle restera cet ange, cet oiseau rare au plumage si doux, au chant si particulier, cet éclair de génie dans un paysage ravagé par le mépris.

Vous retrouverez les autres participations ici: Le discours chez Mébul –  Un gentil petit vieux chez Sandra – Pour elle chez Mébul –  My minds Visit

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Pour la semaine prochaine, je vous propose d’écrire une lettre – destinée à être postée ou pas – et qui révèle un secret. Hâte de vous lire!

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Aujourd’hui…

Je ne sais plus comment venir ici, quels mots poser. Je n’ai plus le goût ni l’envie. Je ne sais pas quand je reviendrais – écrire – vous lire. Peut-être dans quelques jours. Ou semaines…

Je n’ai pas plus les mots ailleurs.

Je n’ai jamais aimé quand les gens desertaient leur blog. Alors je viens juste là vous dire ça. Je pense néanmoins continuer à vous proposer des idées pour le challenge écriture chaque mardi. Ce n’est pas parce que l’inspiration n’est pas au rendez-vous pour moi que cela doit être le cas pour vous.

En attendant portez vous bien! Et bon week-end de Pâques.

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Brèves de Confinement #3

Alors que nous attaquons notre quatrième semaine de confinement (oh joie!), laissez moi revenir quelques instants sur celle qui vient de s’écouler.

Lundi 30 mars

Après un weekend de 4 jours, je reprends le télétravail. Oui, j’ai une dérogation pour travailler deux jours par semaine. J’en profite! Difficile de s’y remettre, autant pour loulou que pour moi. Cette journée ne restera pas dans les annales, c’est un fait et c’est ok. La soirée se passe mieux et on oublie vite nos accrochages.

Mardi 31 mars

Je profite toujours du matin, loulou dort encore, pour faire du yoga, cela réveille mon corps et me permet de commencer la journée dans les meilleures conditions. C’est jour de courses, je pars après le petit déjeuner. Il n’y a personne mais comme ça chaque fois que je sors, je trouve cela très anxiogène. Le temps s’étire, les courses me paraissent énormes et pourtant j’ai juste de quoi tenir une semaine. Je rentre sur les rotules et nous jouons à la caisse enregistreuse, avant de poursuivre avec les maths. Loulou s’y met relativement bien. Ouf! On file faire du sport dans la cour de l’immeuble, ça nous fait du bien, puis en remontant on se met au Français et là c’est déjà beaucoup plus compliqué et une fois n’est pas coutume, je perds vite mon calme. Je ne comprends pas qu’on puisse passer autant de temps sur des choses si simples. La soirée est festive mais loulou met un temps insensé à s’endormir et je me demande si c’est si bon que ça de faire les fous avant le coucher. Mais bon, je n’ai pas toujours le courage de dire “non”!

Mercredi 1er avril

J’écris un peu, je fais du yoga et je me mets au travail. Loulou sait que c’est mercredi donc difficile de le motiver pour travailler. Bon gré, mal gré on avance. Il sort son circuit, bien emballé et posé tout en haut du placard, le construit avec un peu d’aide. Et retrouve le plaisir – parfois contrarié – des tours de voiture. La journée se passe plutôt bien. J’ai de quoi m’occuper. On essaie de faire quelques exercices de maths, c’est la matière qui le motive le plus! Le soir, encore une fois, c’est compliqué pour s’endormir! Décidément! J’en profite pour terminer mon livre.

Jeudi 2 avril

Ce matin loulou se met au travail sans rechigner et c’est beaucoup plus plaisant. J’en profite pour lui préparer son travail de l’après-midi, comme ça je pourrais peut-être / enfin faire autre chose. Après le déjeuner, on se lance dans 120 tours de cour. Je vous rassure, elle n’est pas bien grande, c’est la cour des poubelles et des vélos! Mais au moins on prend l’air. Nous nous attelons, routine oblige, au Français et une maman propose que les enfants se voient, via Zoom. Bonne idée! Je constate avec “horreur” que certaines mamans sont toujours aussi bien apprêtées alors que je ressemble à un véritable zombie! J’ai tout juste le temps de me laver et de me mettre de la crème! Juste après il y a une séance de Zumba proposée par un papa de l’école. Loulous est partant, pour une fois, alors on s’y met. Nous terminons la journée en apprenant des choses sur l’eau, puis loulou dessine et colorie un poisson. On est clairement en retard et on l’assume! La soirée est moins festive car il faut se coucher tôt. Je me sens beaucoup moins fatiguée, il faut dire que la journée a été fluide et sans heurts. Tout négocier et se fâcher finit par être épuisant! Je me pose devant un film et ça fait du bien.

Vendredi 3 avril

Je profite du calme du matin pour méditer et écrire un peu. J’aime le silence du matin et l’air frais. On fait un peu de circuit, le temps passe vite, on fait un puzzle sur l’espace puis on se met aux maths. Il est dans son élément. Puis après avoir entendu une histoire sur la confection de marionnettes en papier mâché, il me demande si on peut créer un bonhomme. Je ne me sens pas du tout à l’aise avec l’idée mais bon je m’y colle (c’est le cas de le dire!). Et là, ça devient du grand n’importe quoi. Pour rire, on rit mais pas de bonhomme à la clé et beaucoup de déchets! On file se dégourdir les jambes dehors, puis Loulou fait quelques exercices sur sa plateforme en ligne pendant que j’écris les messages de mes rêves dans un carnet (un projet qui avance enfin…). Ce soir c’est plateau télé.

Samedi 4 avril

Loulou fait la grasse matinée, hourra, je vais pouvoir souffler un peu. Souffler, se poser, je ne sais pas faire quand il est réveillé. Je ne sais pas m’occuper de moi quand il faut aussi s’occuper de lui. Je ne sais pas m’arrêter. Alors je profite au maximum de ce temps du matin. Au programme: yoga, art-journal, compote, lecture formation et des muffins multicolores (la recette est à revoir!). La journée s’annonce cool. Nous prenons notre petit-déjeuner à 11h puis c’est atelier Pâte à Sel. Ensuite, confection de savons surprise. Après le déjeuner, le soleil nous pousse dehors. Nous jouons un peu, avant de remonter pour le goûter. Loulou écrit quelques lignes d’une histoire, puis c’est plateau télé devant Cars 3 cette fois. Puis c’est l’heure du dodo, avec une longue histoire à la clé!

Dimanche 5 avril

C’est la fin d’un weekend de 4 jours, chômage partiel oblige! Et je suis sur les rotules. Le matin pourtant je profite d’un temps pour moi pour regarder une vidéo sur l’art-journal, je dessine, j’écris. Ensuite, on fait un peu circuit, on peut noter que je m’améliore, je fais enfin un tour complet! Il n’y a pas de petites victoires!! Puis on prépare ensemble un Fish and Chips. C’est un peu galère mais apprécié, c’est tout ce qui compte. L’après-midi, il fait chaud et Loulou décide de ranger et nettoyer sa chambre. L’idée est bonne mais le résultat c’est qu’au bout de 20 minutes, il passe le relais. C’est un peu la goutte d’eau et quand la goutte d’eau déborde, ça part dans tous les sens, je pars dans tous les sens et loulou se croit tout permis. Je comprends que ça ne soit pas évident pour lui, mais ça ne l’est clairement pas pour moi non plus. On arrive tout de même à terminer la journée avec le sourire.

Une nouvelle semaine commence et je rentre dans un nouveau cycle, plus la pleine lune dans quelques jours, je sens que ça va être compliqué, mais pas infaisable! On y arrivera si chacun y met du sien. C’est un challenge pour nous deux. Mais un que nous pouvons remporter, j’en suis certaine.

Et vous, cette semaine? Comment s’est-elle passée? Qu’avez-vous ressenti? Qu’est-ce que vous avez aimé? Qu’est-ce qui vous a manqué? 

Au plaisir de vous lire et le plus important, prenez-soin de vous.