Rêverie d’un autre temps

Fouler le sol d’un rêve
Quelque part entre ici et l’infini
Par une porte dérobée
S’évader
*****
Fouler le sol d’un rêve
Loin de ce qui peine
Par un passage secret
S’envoler
*****
Fouler le sol d’un rêve
Parvenir au sommet
Par un sentier privé
S’élancer
*****
Fouler le sol d’un rêve
La terre fraîche sous nos pieds
Fouler le sol d’un rêve
Et côtoyer l’Eternité

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Un coeur d’ange

De ton petit nuage tu veuilles sur nous. A ta manière.

Dans les rues encore désertes, le matin, je pense a toi, à ton sourire, à ta voix. J’ai retrouvé des photos au détour d’un carton d’invitation.

Ta maman m’a écris une carte l’autre jour. Je ne pensais pas qu’elle et moi, nous reverrions un jour.

C’est surement ton départ qui nous unit. Comme elle le dit si bien ce lien ne disparaîtra jamais, puisque tu vis dans nos cœurs, différemment, éternellement.

Le mien a éclate en ce jour d’octobre, ce jour ou personne n’a compris ma peine.

Quelques fois le monde s’arrête de tourner pour certains. Et le reste du monde continue de vivre, sans comprendre ce chagrin qui nous enivre. Il s’est glissé dans ma vie par petites touches. A l’encre indélébile. Il a envahit mon corps, il a ravagé un peu plus mon cœur. Il a pris son temps, comme un mendiant.

A chaque battement de mon cœur, j’y associais un des tiens. Un cœur d’ange, ça ne meurt jamais.

Mes déboires de Migrante avec la Sécu

CPAM je te hais, et le mot est encore faible. Voilà 8 mois que j’ai posé le pied sur le sol français après 6 années en Irlande. Et j’attends toujours…..
 
Soit il manque des pièces, l’adresse mail n’existe plus, le numéro est en dérangement, il faut faire une demande spéciale…..en bref il manque à chaque fois quelque chose. Moi j’avais oublié tous ces problèmes de paperasse parce qu’en Irlande la sécu il n’y en a pas et ils ont tous des dents pourries. Le généraliste, tu y vas si tu es à l’article de la mort, de toute façon si tu as juste un petit rhume il te renvoie chez toi, moyennant 50 euros quand même, en te disant de revenir dès que tu te sens moins bien. 
 
Donc les handicapés de la life de la CPAM j’ai du mal à le suivre. Alors le gros hic c’est que je ne rentre dans aucune case. Accessoirement je suis migrante, comme le dit ma conseillère adorée, “madame grognon” pour les intimes, qui tire une tronche de deux mètres cinquante 5 jours sur 7 et ne fait visiblement aucun effort pour paraître un tant soit peu sympathique.
 
Enfin si j’étais sans papiers, il y aurait des solutions! Mais je suis française, c’est moche cette histoire.
J’ai tenté par tous les moyens de rester zen face à cette situation qui m’échappe totalement. Mais j’ai quand même quelques envies de meurtre à ce jour. 
 
Je vous passe les détails pour en venir au dernier dossier sur le feu – le dossier CMU. J’avais fait un dossier béton, tout joli, tout bien organisé. Il devait être traité en urgence……..ça fait 1 mois et demi que je l’ai déposé – cherche l’erreur!
 
Puis j’ai reçu ma carte européenne -je ne l’attendais plus – qui devait être la solution à tous mes problèmes. Même le dossier CMU pouvait sauter grâce à elle – je vous laisse imaginer ma joie quand je l’ai eu entre les mains! 
Bien sûr quand je l’ai déposée à la CPAM il manquait un RIB, RIB que j’avais déjà fourni en 4 exemplaires, mais qu’ils ne trouvaient pas.
 
Il y a 3 semaines, après mon rendez-vous chez Pôle (Il est sympa celui-là aussi!), j’ai repris ce chemin que j’aime tant, avec mon attestation de “chercheuse d’emploi” sous le bras. On m’avait dit que ce document était magique, qu’il allait m’ouvrir des droits – Autant vous dire qu’à ce stade je n’y croyais plus trop.
 
Je me suis pointée au guichet du seul type de la CPAM qui prend un appel perso quand quelqu’un se présente pour des renseignements. J’avais encore jamais remarqué que j’étais invisible à ce point. Et puis il n’a pas pensé une seconde à abréger sa conversation, si bien que je suis restée plantée là pendant 10 minutes, ruminant ma colère d’être prise une fois de plus pour une triple andouille.
Quand il a daigné raccrocher, il n’a bien sur pas pris la peine de s’excuser, et m’a dit qu’il ne voyait pas de dossier CMU en cours ou du moins que celui-ci n’avait pas été validé. Ca commençait bien. Il m’a donc gentillement proposé de patienter – avec mon numéro 123 j’avais 30 personnes devant moi – comme si dans ma vie je n’avais que ça à faire!
 
Enfin j’ai vu un conseiller plutôt sympathique, pour une fois, qui m’ a assuré que le dossier CMU était actif – première bonne nouvelle! Le type de l’accueil avait du fumer la moquette ou n’en avait rien à faire de moi et mes problèmes. 
Il m’a aussi dit que mes feuilles de soins allaient être remboursées rapidement. J’attends encore.
 
La sécu et moi avons vraiment une définition différente du mot “urgence”et c’est bien ce qui me dérange.
 
 
Et vous, des déboires passionnants à partager?

Dream Big

Quand tu es jeune, on te pousse à avoir des rêves et à croire en eux, à te donner les moyens de les réaliser.

Quand tu vieillis, on trouve qu’avoir des rêves, c’est bien beau mais qu’avoir les deux pieds sur terre c’est encore mieux.

Au fur et à mesure du temps qui passe, tu perds tes illusions, tu ranges tes rêves dans une belle boite à souvenirs, en pensant sincèrement qu’un jour tu pourras les réaliser. Et puis tu les oublies. Ou on te les fait oublier, en te disant bêtement qu’il faut mûrir.

Ceux qui poursuivent leurs rêves sont traités d’utopistes. Et quand tu cites un grand nom comme Martin Luther King, on te dit que lui, il était différent, qu’il s’agissait d’une autre époque, qu’il faut manger pour vivre.

Quand on est jeune, on se jure qu’on ne deviendra jamais comme nos parents, qu’on fera mieux.

Et puis la vie passe et un matin on se rend compte qu’on a exactement fait le contraire de ce qu’on s’était promis. On pense souvent qu’il est trop tard pour changer la donne.

Alors même qu’à chaque instant de notre vie nous avons le choix. Il est toujours temps d’aller faire un tour dans la boite à rêves et en réaliser au moins un. Rien n’est fini tant que nous sommes vivants.

Les personnes qui réalisent leurs rêves sont inspirantes.

Elles nous donnent envie de nous atteler à la tache, de faire preuve de détermination, de courage.

Leurs paroles sont remplies de sagesse, elles nous motivent, nous poussent vers l’avant.

Il faut rêver.

Ne jamais avoir peur de passer pour naïf ou distrait.

Et rêver grand.

Le monde a besoin d’idéalistes.

Le monde a besoin de nos rêves pour grandir.

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Ces choix qui changent nos vies

Il y a quelques années, j’avais un ami. Un ami que nous allons appeler Pierre.

C’était un bon ami, avec qui j’aimais passer du temps. Un ami qui était bien le seul à m’accepter telle quelle.

Et puis cette amitié a pris pour moi une autre forme. J’étais sous le charme. Alors même que lui était encore très attaché à sa maman (mais ils le sont tous, jusqu’à un âge très avancé même). A cette époque j’ai écris une lettre, mais une lettre que je n’ai jamais posté, dans laquelle je dévoilais mes sentiments à son égard. Il n’a jamais su. Ca aurait peut-être changé beaucoup de choses. Ca aurait peut-être changé ma vie.

Quelques mois après j’ai rencontré Roger. J’ai arrêté de voir cet ami, parce que dans la culture de Roger les filles ne sont pas amies avec les garçons (alors que les garçons ne se privent pas d’avoir des amies filles !)

Et puis je suis tombée amoureuse de Roger. Et la vie a continué son cours, comme si de rien n’était. Je me suis mariée et j’ai cru dur comme fer que Roger et moi nous serions heureux. Pierre s’est marié à son tour.

Il y a des jours où je me demande ce qui se serait passé si j’avais osé avouer mes sentiments a Pierre. Aujourd’hui nous aurions un appartement à nous, un enfant, deux poissons rouges. Nous irions un week-end sur deux chez ses parents pour manger et nous passerions l’été chez les miens au bord de la mer.

Mais je n’aurais pas eu boubou, le petit homme qui a fait de moi une maman. Boubou ne serait pas boubou, ce petit garçon formidable et rieur, ne le jour de la Saint Valentin pour me rappeler que l’amour existe encore et toujours.

Il n’y a donc pas de regrets à avoir. D’ailleurs je n’en ai pas.

Il y a quelque temps j’ai revu Pierre. Avec sa femme. Et son petit garçon à peine plus âgé que Boubou. Et ça m’a fait un choc.

En fait je préfère ne pas le revoir. Il est heureux et c’est bien.

Même si il y a des jours ou la première chose que je voudrais faire c’est composer son numéro et passer un moment avec lui. Mais ça ne se fait pas ces choses la.

Tout ça pour dire qu’il y a toujours un instant dans nos vies, un instant qui décide de tout ou presque.

La route que nous choisissons doit être le fuit d’une profonde réflexion. Parce que revenir en arrière est impossible et quelques fois aussi le présent que nous vivons rend d’autres choses impossibles.

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Ce que tu n’as jamais fait pour moi

Tu n’as jamais pris la peine de te souvenir de ma date d’anniversaire.

Tu n’as jamais daigné venir m’attendre à la sortie du travail.

Tu ne m’as jamais accompagnée pour chercher une robe, m’acheter un nouveau manteau.

Tu as toujours refusé les invitations de mes amies.

Tu n’as jamais jugé bon de goûter à mes quiches, mes gâteaux.

Tu n’as jamais essayé de connaître mon pays.

Tu as toujours répété que tu te lèverais de bonne heure pour pouvoir profiter de moi le weekend et tu n’as jamais rempli tes promesses.

Tu n’as jamais pris la peine de passer deux jours entiers avec moi, sans ton téléphone, sans tes amis.

Tu n’as jamais essayé  de comprendre ce que j’aimais lire, ce que j’essayais d’écrire.

Tu ne m’as jamais offert de fleurs spontanément.

Tu as toujours trouvé une bonne excuse pour ne pas aller au cinéma.

Tu n’as jamais compris ni mes peurs, ni mes doutes.

Tu ne m’as pas prise dans tes bras le jour ou j’ai appris le décès d’un petit garçon qui m’était cher.

Tu ne m’as jamais accompagnée à l’hôpital, pour une échographie ou une visite de routine.

Tu as toujours trouvé bête que je te demande quelques preuves d’amour.

Tu n’as très certainement jamais compris à quel point je t’aimais. Et tu m’as laissée partir en m’accablant de reproches. Bravo !

L’art de ne pas passer inaperçue

Quand tu me connais bien, tu comprends vite que pour moi, le ridicule ne tue pas. Et donc que tu dois composer avec…

Par exemple si j’ai rendez-vous avec toi, que tu es de l’autre cote de la rue, l’oreille vissée a ton téléphone, je vais d’abord te faire de grands signes avec les bras (autour de toi les gens seront bidonnées) et ensuite si tu ne me vois toujours pas (tu es bien la seule) et bien je vais crier ton nom (mais avec élégance quand même).

J’ai aussi une fâcheuse tendance à ne pas regarder ou je mets les pieds. Si bien que je fais souvent des vols planés au beau milieu de la rue, en me rattrapant in-extremis à l’aide de mes bras qui dessinent des figures dans l’air. Ca fait très danseuse étoile, la classe en moins bien entendu.

Comme je dis souvent bonjour aux clochards dans la rue, ce qui ne manque jamais d’effrayer la personne qui m’accompagne, je gagne de temps en temps un sourire (Ca fait du bien), mais j’entends aussi des choses charmantes comme Sal***, Pouf******, surtout quand je n’ai pas accompagné mon sourire d’une pièce de monnaie !

J’aime beaucoup les couleurs et surtout mettre des vêtements qui flashent. Je porte très rarement du noir. D’ailleurs on me dit souvent que je ressemble à un clown. Ca me plait bien. Par contre ca plait beaucoup moins aux autres.

Sinon je suis aussi très douée pour créer des mots qui n’ont ni queue ni tête ou transformer des dictons, pour m’emmêler les pédales dans une discussion et répondre complètement à coté de la plaque.

Je suis aussi une miss grimace. Un ami photographe m’a dit un jour qu’il était impossible de capturer un cliché décent de moi. J’aime bien jouer à la fille pas sérieuse du tout.

Je me parle à moi-même (et non je ne parle pas toute seule) et dans la rue je croise pas mal de potes à moi (qui excellent dans cet art illustre !). C’est vrai que ça fait bizarre mais ça ne pose de problème qu’à ceux qui y voient un problème.

Je ne dirai pas que j’aime qu’on me remarque. Je suis plutôt du genre timide d’ailleurs. J’aime passionnément la vie et les chichis ne me conviennent pas. Tout simplement !

Et vous, vous vous décririez comment ?

Et le vide sous mes pieds…

A la base, ça devait pétiller par ici. On en est un peu loin. Le passé à beau être le passé, chez quelques personnes il empiète encore sur le présent.

Enfin aujourd’hui j’ai décidé de vous raconter un passage de ma vie absolument épatante, le soir ou j’ai failli finir en bouillie pour chien.

Un vendredi soir au hasard, après une semaine dans le monde du silence, j’ai vu de la lumière chez moi et j’ai flippé. Roger (on va l’appeler comme ça, c’est intemporel comme prénom, ça va a tout le monde) était la et vu le ton de sa voix au téléphone, ça allait chauffer pour moi.

Imagines j’étais sortie avec des amies depuis plus de 7 heures et je ne lui avais pas préparé son slip, son petit déjeuner, ses médicaments, je n’avais pas été la pour jouer avec lui une journée de plus au roi du silence. Il n’avait pas eu la chance de pouvoir me répéter en boucle qu’il allait me quitter. Donc il n’était pas content du tout.

J’ai fait ni une ni deux, j’ai pris le téléphone pour appeler une amie, et je me suis effondrée telle une loque humaine dans ses bras. Heureusement je n’avais pas mis de mascara ce matin la.

Enfin après une mauvaise nuit de sommeil, je me suis réveillée et j’ai glandé chez mon amie, sursautant à la moindre sonnerie. Mon téléphone vibrait comme un malade et je restais impassible. Roger avait finit par comprendre que le roi du silence était un jeu que je n’aimais pas du tout. J’avais bien appris les règles depuis le temps et je m’y suis tenue pour une fois, non sans me dire que j’étais la pire personne du monde de le laisser ainsi sans nouvelles.

Le samedi soir, il a fallu se rendre à l’évidence. Je devais rentrer chez moi pour chercher mes papiers, prendre une ou deux culottes, une paire de pompes et les vêtements de bébé qui attendaient tranquillement dans une caisse en carton. J’ai pris un ami avec moi, un ami homme, qui pourrait faire le poids face à Roger.

Et j’ai débarqué chez nous (qui ne le serait plus jamais) avec une énorme valise. L’appartement baignait dans la fumée de joints. Il y avait des verres à moitie remplis de café un peu partout, comme si le Petit Poucet était passé par la. Roger était allongé tel un SDF sur la moquette du salon, les yeux injectés de sang.

J’ai eu un instant de doute et j’ai bien failli le prendre dans mes bras, lui demander pardon, lui dire que tout était de ma faute, que désormais tout irait bien, qu’on allait être heureux, qu’il m’avait manqué, que je l’aimais, qu’on y arriverait.

C’est un coup de derrière bien rond au milieu du ventre qui m’a sorti de mon délire. Bébé était réveillé. Il avait raison il fallait se barrer rapidement.

J’ai commencé à remplir ma valise, en essayant tant bien que mal de faire abstraction de Roger qui hurlait à 15 cm de moi : « Tu es MA femme ». Il a du le répéter une bonne dizaine de fois avant d’empoigner la valise et de la balancer contre la fenêtre. Mon ami essayait de calmer le jeu et moi je priais pour que le mur auquel j’étais collée m’aspire, me rende invisible. C’est quoi la technique de Fantômas déjà ?

Entre les cris de Roger et les tentatives de mon ami pour faire diversion, je tentais de remplir ma valise avec tout ce dont j’avais besoin. Quand soudain il était à deux pas de moi, son visage a 1 cm du mien, ses mains qui s’agitaient dans tous les sens tout près de mon ventre rond.  Et la il a laissé échapper LA phrase de trop, celle qui est venue tout chambouler « Si tu passes cette porte, il y aura de gros problèmes pour tout le monde, JE VAIS TE TUER. »

Mon ami tapait déjà le numéro de la Police. Roger hurlait, pleurait, m’insultait.

Et au fond de moi je me disais que j’avais bien fait de ne pas lui faire confiance, de venir accompagnée. Ou j’aurais été bonne pour le passage à tabac du siècle et toutes les joyeusetés qui vont avec.

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En son nom…

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Ce matin elle a craqué. Il fallait s’en douter.

Ca fait du bien. Les larmes ont coulé et les pourquoi ont refait surface, forcément.

Elle avait pourtant bien résisté. Elle m’avait écouté pour une fois. Elle avait éteint son téléphone. Et puis elle s’est dit que c’était moche quand même d’en arriver la, de le laisser encore pourrir son quotidien.

Comme si elle n’avait pas déjà assez donné. Pour un type (bon OK c’est le père de son petit, mais aujourd’hui elle voudrait l’oublier) qui n’en vaut pas la peine.

Elle en a marre de faire des efforts, marre de devoir comprendre entre les lignes, marre qu’il réponde à cote de la plaque, marre de se dire qu’il en sait un peu trop à son sujet, marre de devenir parano sur les bords. Marre de se battre, marre d’être gentille, marre d’être conciliante. Marre de céder. Marre de devoir se taire. Marre de ne pas pouvoir lui dire ce qu’elle a sur le cœur (enfin elle le lui a dit et ça n’a rien change, comme d’habitude il a retourné la situation à son avantage).

Dans ses nuits les mêmes questions se répètent à l’ infini. Elle cherche à échapper à son emprise. Elle cours dans tous les sens. Elle va rechercher ce qu’elle a laissé derrière. Elle brise des verres. Elle se cache. Tout est noir. Tout est vieux. Tout est moche. Tout est surchargé.

Même si depuis qu’il l’a menacée, elle n’a plus peur de la mort. Elle veut juste protéger son petit. C’est animal comme besoin.

L’autre, il disait qu’elle était comme sa peau, qu’il ne lui ferait jamais de mal. Et elle l’a cru. Jusqu’au bout. Même après qu’il l’ait insultée, méprisée. Même quand il sortait avec ses copains, qu’il la laissait seule des heures entières. Même quand il ne rentrait qu’a 3h du matin, qu’il se collait à elle, pour avoir sa dose, sans prendre le temps de lui donner du plaisir. Même après lui avoir dit qu’il allait partir, la quitter, la laisser seule et refaire sa vie. Même après des heures de harcèlement téléphonique, des mensonges a la pelle. Même après tout ça, elle voulait encore y croire.

Après tout c’est vrai, il ne l’a jamais bousculée, jamais frappée. Il avait toujours une excuse pour les texto nocturnes, son profil actualisé sur des sites de rencontres, les préservatifs dans son portefeuille. Elle a bu toutes ses excuses. Aujourd’hui encore elle doute et c’est bien ça qui la met hors d’elle.

Elle voudrait savoir la vérité. Elle voudrait savoir si leur histoire est un mensonge. L’avoir aimé ne lui suffit plus.

Elle ne l’aime plus d’ailleurs. Elle le déteste.

Elle voudrait ne jamais avoir dit oui.

Elle est en colère tout simplement.