Gilles Legardinier, déjà conquise !

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C’est à mon amie et bloggeuse (elle en a de la chance de cumuler ces deux attributs ou c’est moi qui ai de la chance de l’avoir comme amie ou les deux) @Childhood is better, qui avait rédigé un de ces billets dont elle seule à le secret sur « Complètement cramé », que je dois cette découverte.

Bien entendu, j’avais déjà entendu parler de cet écrivain. A moins de vivre dans une grotte au fin fond des Cévennes, personne n’est passé à côté des chats complètement farfelus qui peuplent chaque couverture de ses livres. J’avoue qu’il a, sans rien faire, réussi à me faire apprécier un peu plus les chats, ce qui n’était pas gagné d’avance. Avant de vous parler du lire lu, « Demain j’arrête » en l’occurrence, je tenais à remercier personnellement l’auteur pour ses pages de remerciements justement. D’habitude, vous avez toute une liste de noms à tiroirs, que vous ne finissez jamais. Là, j’ai apprécié chaque mot, j’ai souri et je me suis même dit que si un jour j’écrivais ce fameux bouquin que vous espérez tous autant que moi, je n’arrivais pas à faire aussi bien.

L’histoire maintenant. C’est celle de Julie, trentenaire qui nous raconte le truc le plus idiot qu’elle ait fait de toute sa vie. Si vous pensez que vous détenez la palme, attendez de lire le livre, vous verrez que la concurrence est rude.

Avec humour, légèreté, un brin de mystère, une dose de bonne humeur, un soupçon de loufoquerie, un paquet de romantisme, Gilles Legardinier nous offre un beau roman, qui réconcilie avec le genre humain et qui donne envie de croquer la vie à pleine dents.

A part un vieux grincheux, les personnages sont tous attachants et vrais. Ils nous ressemblent et je crois que c’est leur réalité qui touche profondément le lecteur. D’ailleurs, si vous avez déjà été amoureuse (ce dont je ne doute pas une seconde), vous vous attacherez à Julie et à sa quête, ses émotions, ses crises de larmes, ses heures passées à élaborer des plans et des projets tous aussi foireux les uns que les autres, tout ça pour conquérir le cœur de l’homme qu’elle aime (oh souvenirs, souvenirs !)

Parfois il faut savoir sortir de sa zone de confort pour découvrir des merveilles. Ce livre en est une !

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Une histoire qui finit bien

Mes premières pensées ont été pour la fillette. Puis ses parents. J’ai regardé chaque mot sur la bannière rouge qui s’est affichée sur l’écran de télévision. J’ai mémorisé la couleur de sa jupe, de son haut. J’ai mémorisé son nom, avant même de savoir de quel département il s’agissait.

Alerte Enlèvement.

Le danger. L’angoisse. Même loin, même sans connaître cette petite fille, l’angoisse m’a gagnée. Comme si à travers elle, c’était tous les enfants qui étaient concernés. Le mien aussi.

Alerte Enlèvement.

On y pense forcément. Sans le vouloir, on a tous des images violentes qui viennent percuter nos rêves. Sans y penser, on y pense quand même. Un enfant, c’est encore plus insoutenable que tout le reste.

Alerte Enlèvement.

Et puis la douleur. Le cœur qu’on sent trembler. La colère après les larmes. L’envie de tout bousculer, de tout précipiter. J’imagine. La culpabilité qui nous oppresse. Et chaque image qui nous étouffe.

Alerte Enlèvement.

L’attente. Longue. Epuisante. L’attente que rien ne rassure. Pas même ce flash spécial sur toutes les télés de France. L’attente qui glace et menace. Chaque minute est une minute de trop.

Alerte Enlèvement.

Ce matin en allumant l’ordinateur, j’ai senti une vague de soulagement m’envahir, la fillette avait été retrouvée. On l’avait ramenée saine et sauve à ses parents. J’imagine très bien leur joie.

Cette histoire finie bien. Pour une fois.

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Source Photo (wide-eyes-blind-love)

The 2nd Best Exotic Marigold Hotel – Coup de coeur Indien

Je ne pouvais pas ne pas le voir. Le premier film m’avait attirée, enveloppée, subjuguée. L’humour anglais et la passion indienne. Le cocktail était parfaitement dosé.

On dit souvent que les deuxièmes sont moins bien réussis. J’ai trouvé ce film un peu moins abouti en effet que le premier. Je n’ai peut-être pas eu le même coup de cœur mais j’ai tout de même passé un très bon moment. J’ai eu plaisir à retrouver chaque personnage, comme s’il s’agissait de vieux amis, perdus de vue. J’ai eu plaisir à retrouver la verve anglaise, l’accent qui me fait vibrer. Et puis retrouver l’Inde, ses couleurs, sa musique, son bruit, son authenticité, sa générosité, son chaos.

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Ce que j’avais particulièrement aimé dans le premier film, c’est la voix qui surplombe le tout, le point de vue d’un des personnages sur cette aventure hors du commun, sur la vie, sur les choix que nous sommes amenés à faire, toujours. Dans ce deuxième volet, on retrouve la voix off, délicate et pleine de sagesse.

Le tout est servi par un jeu d’acteur hors du commun. L’intrigue a beau être parfois un peu légère, elle n’en reste pas moins pimentée. Et si tout va si vite, c’est peut-être aussi parce que c’est le rythme de l’Inde qui nous envahit petit à petit.

Ce que je retiens surtout c’est qu’un jour il faut dépasser ses peurs pour aller vers l’autre, qu’à défaut de savoir si il faut prendre à droite ou à gauche, il faut savoir écouter son cœur, qu’il ne sert à rien de se forger une carapace, de paraître froid à l’extérieur, quand tout est beau à l’intérieur. Des leçons intemporelles, mais sur lesquelles nous avons besoin de méditer de temps en temps. Et à la sauce Bollywood, ça a encore plus de saveur !

Une histoire de confiance en soi

On en revient toujours à la confiance en soi.

L’affirmation de ses idées, points de vue passe par la confiance.

Se sentir en accord avec ses valeurs passe par la confiance.

Echanger, discuter avec des étrangers, c’est possible grâce à la confiance.

Prendre confiance en moi, c’est un chantier débuté il y a pas mal de temps. Doucement j’avance mais ce n’est pas facile. D’où me vient ce manque de confiance ?

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Ma mère, avec laquelle je ne suis pas toujours d’accord, travaille beaucoup sur elle. Elle se pose des questions, trop parfois, mais elle est récemment arrivée à une conclusion très juste.

Elle m’a dit : « j’ai eu les enfants dont j’avais rêvée »

Qui ne se projette pas dans l’avenir en se disant que son enfant sera comme ci ou comme ça. On essaye de ne pas trop imaginer l’enfant à naître ou celui qu’il deviendra. Mais il y a toujours une part de nous qui rêve que l’enfant fasse mieux que nous, comprenne les leçons de la vie plus vite et surtout réussisse là où nous avons échoués.

Ma mère, après une enfance catastrophique, sans amour, le cœur en vrac, n’a eu de cesse que de nous en donner en cascade. Elle nous a rêvées et nous avons été à la hauteur de son rêve. Des enfants parfaits. Ma sœur un peu moins que moi. Elle s’est vite rebellée. Elle a eu raison. Moi, je me suis fondue dans le moule. J’étais sage, je mangeais bien, je dormais bien, je ne pleurais pas beaucoup, je ne faisais pas de caprice. J’étais une enfant tranquille, trop dirait-on aujourd’hui.

Le problème c’est que l’enfant rêvé est une pure illusion. L’enfant existe mais pas en tant que lui-même. Au fil du temps il devient un autre, il change sa personnalité, il la perd aussi. Il devient une photo de magazine. Et puis un jour, l’enfant devenu grand en a marre de jouer le jeu et il détruit le rêve. Tout le monde tombe de haut. Tout le monde se fait mal. C’est la crise. Le chagrin dévaste tout sur son passage. L’enfant reprend ses droits. Quand j’ai repris contact avec ma vie, l’image de ma perfection s’est fissurée profondément et le peu de confiance que j’avais gagnée, à la force du poignet, au fil des années, s’est fait la malle. Aux yeux de mes parents, j’avais tout gâché. J’avais bousillé leur rêve.

Je n’ai jamais eu confiance en moi. Mes parents ont fait ce qu’ils pouvaient avec ce qu’ils avaient. J’ai d’ailleurs mis du temps à comprendre qu’eux non plus n’avaient aucune confiance en eux. Comment auraient-ils pu nous transmettre quoi que ce soit dans ces circonstances ?

C’est bien pour ça que je me donne à fond dans cette quête. Si je ne transmets qu’une chose à mon enfant, je veux que ce soit ça, la confiance en soi. C’est si précieux et essentiel.

Et vous la confiance, ça vous dit quoi?

C’est aussi simple que..

Le chant des oiseaux le matin au réveil. La douce musique qui emplit mes oreilles, alors que je suis assise, les yeux fermés sur le canapé, méditant 10 minutes avant de commencer une nouvelle journée.

Son petit corps tout calme, ses yeux encore fermés et sa bouche qui fait des bulles, ses mains délicatement posées autour de son lapin.

La première goutte de thé, soigneusement choisi, l’odeur du pain frais et une touche de confiture maison.

Son petit corps tout chaud qui se blottit contre le mien. Le premier câlin de la journée sera pour moi, son visage à l’intérieur de mon cou. J’en profite avant que mon petit ange se transforme en petit démon.

Un déjeuner entre sœurs. Remonter le temps ou papoter du présent. Etre ensemble. Etre bien.

Ses bisous qui arrivent quand on ne s’y attend pas.

Un sourire. Un sourire vrai et naturel, qu’elle porte en bandoulière. Et sa main qui vient maintenant se glisser dans la mienne sans un mot. Juliette me cherche et peuple ma journée d’étincelles de douceur.

Son rire coquin, qui vient chasser tous mes coups de gueule. Son rire qui me rappelle qu’il est là et que c’est le plus important, malgré ses caprices que je n’arrive pas toujours à gérer patiemment.

Le soleil qui brille. Un déjeuner sur la pelouse avec un bon bouquin. Ou des nouvelles d’une amie, quelques mots échangés, le visage face à la lumière qui réchauffe.

L’histoire du soir, au calme, enfin. Sans cris. Sans larmes. Un moment rien que pour nous.

Du temps pour soi, pour recharger les batteries. Pour souffler. Pour reprendre contact avec l’essentiel. Pour écrire, partager, échanger.

C’est aussi simple que ça.

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Credit photo – Comtesse-du-chocolat.tumblr.com

Instantanés Singuliers #4

Je reviens tardivement mais nous sommes toujours le 20, donc tout va bien, pour vous proposer le prochain thème des Instantanés Singuliers.

Attention, Attention

Roulement de tambour

Ce mois-ci on s’intéresse aux

CHATS

Mais comme toujours, je ne vais pas m’arrêter là. Le thème entier est :

« Chats Insolites »

Pour tout vous dire, pendant longtemps j’ai eu une peur bleue des chats. Je ne pouvais pas les approcher. J’en avais tellement peur que si un gambadait devant mon escalier au moment de rentrer ou sortir de chez moi, c’était panique générale. Avec le temps, j’ai appris à maîtriser ma peur. Je ne dirais pas que je suis très à l’aise avec les chats aujourd’hui, mais je peux être dans la même pièce qu’un chat plusieurs heures, sans ressentir d’angoisse, même en caresser certains et les photographier!

Donc ce mois-ci je vous propose de photographier vos /les chats dans des poses ou endroits/lieux insolites (ne cherchez rien de trop compliqué non plus, le but étant de se faire plaisir!), et si vous en avez peur comme moi, je vous propose de les photographier tout court.

A vos appareils!

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Instantanés Singuliers #3 – Les murs de votre ville

Que vous a inspiré ce thème?

Beaucoup de jolies choses.

Vous avez laissé libre court à votre imagination et je vous en remercie.

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Ce qui m’a le plus plu, c’est la manière dont chacun d’entre vous a approché le sujet de ce mois. Des murs anciens aux murs couverts de street art, des murs sombres aux murs colorés, murs derrière lesquels se cachent des pépites ou murs dédiés à un sport. Tous ces murs qui parlent de votre ville, qui racontent son histoire, qui nous laisse la deviner ou la créer.

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Désintoxication Bloguesque

La question qui revient souvent en boucle dans ma tête – Est-ce que je passe trop de temps sur Internet ?

Je ne suis pas une adepte des réseaux sociaux, ce qui me permet déjà de gagner du temps sans me perdre dans des fils d’actualité sans fin.

Mais je dois avouer que je passe beaucoup de temps sur mon blog et sur les blogs des autres. Beaucoup trop ?

Regardons voir. Je blogue presque tous les jours, avec une pause le weekend. Cette pause me fait un bien fou. Si j’écris, j’écris pour moi. Si je lis, je lis un livre, un magazine. Et le reste du temps, j’essaye d’être pleinement présente pour ma famille, mon escargot ou mes amies.

Est-il si facile de vivre déconnectée ? Pas toujours. Et les téléphones modernes ne nous y aident pas davantage. Il est facile en quelques clics d’avoir accès aux dernières actualités de nos blogs favoris. On regarde en passant, juste pour voir si un article sort du lot. On en lit un, puis deux, sur l’écran riquiqui. Et 10, 15, 30 minutes passent aussi vite que l’éclair.

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Disons que l’hiver est propice à rester chez soi et pianoter sur un clavier. On ne voit pas le temps passer en lisant des billets, découvrant de nouveaux blogs ou en modifiant le design du sien (le mien a d’ailleurs pris ses quartiers d’été).

Entre temps le soleil est arrivé et l’envie est bien là de profiter pleinement de ses rayons. Certains n’hésitent pas à prendre leur ordinateur à l’extérieur. Je ne suis pas de ceux-là.

Après près de 6 jours d’absence, je reviens avec quelques certitudes, il est temps de lever le pied et de profiter de tout le reste, reste qui passe souvent, trop souvent, après le blogging.

Mes objectifs pour les 21 jours à venir (il parait qu’il faut 21 jours pour qu’une pratique se mette en place) sont donc les suivants :

  • Ne plus regarder internet sur mon portable
  • Limiter mes billets à 2/3 par semaine
  • Déconnexion complète 1 jour par weekend

J’y vais doucement car je sais que de trop hauts objectifs risquent fort de me laminer sur place, ce qui n’est pas le but, le but étant d’avoir une relation plus saine avec mon blog, avec vos blogs et avec le web en général. Rendez-vous dans 21 jours !

Source Image – A Rosie Outlook Blog

La femme et l’amour

“La femme est l’amour. Et l’amour est la plus belle tuile qui puisse tomber sur quelqu’un.

Avant l’amour, il n’y a pas grand-chose.

Après l’amour, il ne reste plus rien.”

Yasmina Khadra – L’Olympe des Infortunes