Tout se sait

Tout ne se dit pas. Tout se garde en soi. Quelques bribes de vie se partagent pourtant parfois.

Tout se sait. A l’intérieur.

Tout finit par se raconter. Par des mots, gestes, silences.

Tout s’écrit. Dans l’ombre ou en pleine lumière.

Tout se vit intensément.

 

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EN PAUSE

Le 14 février arrive vite et il est grand temps que je me remette au travail. Si toutefois vous ne pouvez vous passer de moi (!), je serais une fois par jour, pour quelques minutes, ICI. A très vite. Prenez soin de vous.

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Brume

Le matin me dit “bonjour”

Sans faire de bruit

Les volets s’ouvrent

Sur la nuit

On n’y vois rien

Pas même une lueur

Le jour serein

S’étire en douceur

Tout autour

Tout n’est qu’ombre

Rosée et brume se mélangent

A l’heure où s’évadent les anges…

 

De la confiance

J’en ai. Confiance en la vie. Plus que de confiance en moi. Mais j’y travaille à ça. A la confiance en mes compétences, en mes talents. De la confiance intérieure. De la confiance face au groupe, face à l’imprévu.

Ils me font confiance. Ils se confient. Ils parlent de tout, de rien, mais surtout du trop peu, du trop plein. Ils accouchent de leurs doutes, de la violence de leurs chagrins. Ils couchent sur le lit de nos conversations toutes les idées qui leur passent par la tête. Pendant leurs longues nuits d’insomnie. Leurs jours sans fin.

On se fait confiance. On partage. On s’apprivoise. Lentement. Chacun son rythme.

De la confiance à chaque instant. La confiance se gagne, se perd parfois si facilement. La confiance ne se planifie pas. Elle se donne. Toujours entière. Et pour toujours insaisissable.

Facile

C’est plus facile…

A quatre mains

Dessiner, cuisiner

A quatre mains

Sourire, se chamailler

A quatre mains

Saisir l’instant, prendre son temps

A quatre mains

Compter, sans s’arrêter

A quatre mains

S’apprendre

S’aimer

 

Les états d’esprit du vendredi 27.01.2017

C’est vendredi et vendredi, c’est  “les états d’esprit de Zenopia et du Postman”. Le principe est simple, il suffit de copier le formulaire, en le remplissant à ta sauce. Il faut ensuite laisser un commentaire sur leurs deux blogs respectifs afin qu’ils puissent faire un édit de leurs billets avec notre participation. Retrouvez le tableau pinterest collectif et la playlist sur youtube.

Début –  14h07

Fatigue : après 5h max de sommeil, j’ai pas la grande frite

Humeur : plutôt bonne – la vie est belle

Estomac : pêle-mêle riz-pâtes-épinards-petits pois et un thé à la menthe

Condition physique : revient d’une heure de sport (en comptant la marche à pied)

Esprit : préoccupé

Boulot : à l’ouest depuis mercredi – la fatigue n’aide pas

Culture : Chérif ce soir et d’après une histoire vraie de Delphine de Vigan (j’ai l’impression de me retrouver dans pas mal de ses mots)

Penser à : la relecture de mon recueil de “textes courts” en cours…

Avis perso : c’est super gentil de me faire à manger, de gérer mes machines et mon repassage, mais j’aimerai vraiment pouvoir faire à ma sauce…et toute seule

Loulou : est un dragon (c’est lui qui le dit!), a distribué ses cartons d’invitations pour son anniversaire, rigole, me fait rire, adore aller faire pipi à l’école, n’aime pas mes chaussettes…

Message perso: (1) je t’envoie tout ce dont tu as besoin pour faire face à l’absence (2) merci pour ce bel article, il me dit qu’il est temps que je passe à la vitesse supérieur si je veux que tout soit prêt pour le 14!

Amitiés : pas de son pas d’image (sauf Laurie – merci ma belle, on va finir par réussir à s’avoir au téléphone & Zabou qui lit et commente)et vous bien sûr (merci d’être là❤❤❤)

Love: aimerait bien qu’il se pointe pour que mes proches soient rassurés et arrêtent de penser que toute seule je galère…

Sorties : demain soir en solo (loulou dort chez ses grands-parents) un ciné sûrement

Divers: ce serait bien si j’arrêtais de me justifier et de penser que tout le monde veut me changer tout le temps – est-ce que c’est moi qui suis parano?

Courses : dimanche matin passage obligé

Envie de : tester la recette de Nathalie – le gâteau à tomber dans les pommes

‘Zic : Nights in White Satin

Fin –  14h28

Je ne veux pas me protéger…

Ni les yeux. Ni le cœur.

Nous sommes dans une ère où nous refusons de nous faire polluer par l’extérieur, où nous disons « non » aux médias, aux informations qui passent, tristes, dramatiques, aux images qui heurtent nos sensibilités plus ou moins prononcées. Nous sommes avides de bonheur. Nous cherchons de belles images, de tendres clichés. Nous parlons bienveillance, amour, respect, unité, humanité.

Je n’ai rien contre ça. Je suis même la première à désirer faire le plein de sourires, de rires, de tendresse, de douceur, d’harmonie et de sérénité.

Mais je refuse d’oublier le reste, d’oublier les maux du quotidien, de fermer les yeux devant la pauvreté, la violence qui gangrène la société et la sphère familiale. Je ne veux pas avoir peur de regarder en face ce qui bouscule, ce qui fait mal. Je refuse de me retrancher derrière un silence absurde parce que « c’est dur ».

Je n’oublie pas que c’est le choc d’un évènement, d’une photo, d’un discours qui nous fait réagir, qui nous donne l’impulsion pour faire bouger les choses. Je ne veux pas passer sous silence la vieillesse, la mort, ignorer l’injustice, la maladie. Je ne veux pas oublier qu’à travers le monde des hommes et des femmes luttent sans cesse pour la dignité humaine.

Si j’ai longtemps porté ma sensibilité comme un fardeau, je sais qu’aujourd’hui elle m’offre cette chance de mieux comprendre le monde dans lequel je vis, la vie de chacun. Ma sensibilité me guide là où est la vie, même blessée, même torturée.

Je refuse de trembler devant les villes, tombeaux à ciel ouvert, devant la terreur, devant la haine farouche, devant les conflits, devant la violence qui s’acharne, devant les yeux pétris de peur des victimes qui survivent, devant la misère qui s’incruste ou la famine qui s’abat sur des peuples entiers, peuples décimés.

Je suis à fleur de peau souvent. Mais je suis vivante, mon cœur bat et mes pieds me portent. Je ne fermerais pas les yeux sur l’indicible. Ni aujourd’hui. Ni demain. J’ai besoin de sentir le monde vibrer pour dépasser tout ce qui me limite.

Je ne sauverais pas le monde. Je n’en ai ni le désir, ni l’envergure. Ma résistance à moi c’est de garder les yeux ouverts, de lutter pour la paix. A ma manière. Et de laisser passer la lumière…

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Visite

Il est passé par hasard. Le trottoir d’en face. Il ne pouvait manquer l’occasion. Il a d’abord contemplé la fenêtre du troisième étage, conscient qu’une lumière trahirait une présence, qu’il espérait vivement. Il a aperçu une ombre se faufiler. Puis se poser. Lumière tamisée. Elle se préparait à passer la soirée avec son ouvrage. Sa visite serait une surprise, une de celle qui lui faisait tout lâcher avec plaisir. Sentir sa présence à ses côtés était un luxe dont elle goûtait à volonté.