Une fille comme ça

Je suis une fille ordinaire,

Une fille qui dit bonjour quand il faudrait dire bonsoir,

Ou bon weekend le mardi soir

Qui dit monter pour descendre,

Ou encore perd l’équilibre sur terrain plat.

Je suis une fille un peu rêveuse,

Qui se parle à elle-même

Et si ça fait rire les passants, et bien tant mieux pour eux.

Je suis une fille simple, qui aime la vie,

Une fille qui exquise quelques pas de danse entre deux métros

Une fille qui dit bonjour aux gens qui font la manche,

Et tant pis si ça en gêne certains, ils ne savent pas ce qu’ils perdent

Un sourire offert peut vous mettre le cœur en vrille.

Je suis une fille secrète, un peu discrète,

Une fille qui aime le couscous et les paninis aux trois fromages.

Je suis une fille sensible, paisible

Une fille qui se cherche.

Je suis une fille qui aime la pluie, l’orage,

Une fille qui saute dans les flaques comme le font les petits

Juste par envie.

Je suis une fille sans style,

Une fille qui pique ici et là des goûts, des idées qui ne lui appartiennent pas.

Je suis une fille fragile,

Une fille qui souffre quand la vie se montre un peu injuste avec elle ou avec ceux qu’elle aime.

Je suis une fille éprise de liberté, une fille pleine d’espérance,

Une fille qui place l’amour tout en haut de l’échelle.

Je suis une fille généreuse et très curieuse,

Une fille qui commence à s’accepter comme elle est,

A voir ses qualités prendre le dessus sur des défauts qu’elle tente peu à peu de maîtriser.

Je suis une fille comme ça,

Une fille humaine,

Une fille à la recherche de son équilibre.

 Et vous, vous êtes quel genre de fille ? (ps – si vous commentez, écrivez au minimum 3 choses positives sur cette fille que vous êtes)

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Source – Ego AlterEgo Tzviatko Kinchev Peinture

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Une minute de silence

Une minute ce n’est pas grand-chose et quelques fois pourtant c’est tout ce que l’on peut donner.

Ces jours-ci les minutes de silence viennent se greffer les unes aux autres, sans que je sache en arrêter le flot.

Il suffit d’ouvrir un journal, de regarder les informations du soir. Il suffit de sentir la tension, palpable à tous les niveaux.

Il suffit d’un regard vers le passé. Il suffit de ces mots gravés dans nos mémoires « plus jamais ça ».

Il suffit de regarder un enfant dormir et se demander où notre monde s’en va, à quel destin tragique tant d’hommes et de femmes sont condamnés.

Il suffit d’un éclat de soleil pour se dire qu’il ne brille pas partout pareil, d’un bol de soupe pour se souvenir qu’à côté de nous certains meurent de faim.

Il suffit d’une âme qui s’envole vers d’autres cieux, d’un rêve qui s’éteint, de larmes partagées.

Il suffit de quelques gouttes de terrorisme pour se remémorer les heures noires de l’histoire et se dire que l’histoire continue.

Il suffit d’un coup d’œil vers le sud, le nord, l’ouest ou l’est, pour comprendre que rien n’est jamais acquis, que nous avons encore beaucoup de choses à apprendre sur la folie des hommes.

Alors une minute de silence, c’est tout ce qu’il me reste face à la barbarie, au fanatisme, à la violence, à l’injustice, qui font d’atroces ravages au sein même de nos vies.

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Source

Le corps des femmes leur appartient

Il est étrange pour moi de devoir écrire ces mots en 2014, alors même qu’à travers le monde, le corps des femmes est maltraité, asservi, violé.

La loi Veil a été voté en France il y a 40 ans, rendant légal l’avortement. Mais aujourd’hui encore, une femme qui décide d’avorter n’est pas respectée, en tant qu’être humain, dans son choix.

Il y a quelques mois à peine, une de mes amies a décidé de ne pas garder le bébé qu’elle portait. A l’annonce de la nouvelle de sa grossesse, son petit ami lui a dit de but en blanc « je serais là pour l’avortement ». Elle a pesé le pour et le contre, s’est dit qu’elle pourrait sûrement l’élever seule mais qu’elle n’était pas prête, qu’elle ne se sentait pas à la hauteur de la tâche. Elle a décidé d’avorter. Le jour de l’échographie, on a posé le moniteur sur son ventre et on lui a dit « regardez c’est votre bébé là ». Manque de respect. Horreur.

Je me demande comment on peut faire ça, comment on peut, à ce point, manquer de tact.

La décision d’avorter n’est jamais un choix facile à faire. Toutes les femmes qui sont passées par là vous le diront. Mais c’est un choix, leur choix et le moins que l’on puisse faire pour ces femmes, c’est de les accompagner le plus sereinement possible dans ce choix.

La suite de l’histoire, c’est celle de beaucoup de femmes. Une pilule abortive ou une anesthésie locale. Et puis le néant. On rentre. On sort. C’est fini. On ne peut parler à personne du vide à l’intérieur de soi, il n’y a pas d’accompagnement psychologique. La vie reprend. Et beaucoup de femmes portent leur choix comme une honte, attachée à chaque centimètre de leur être.

Je ne parle pas de toutes ces femmes vivant dans des pays dépourvus de soins, de toutes ces femmes pour lesquelles l’avortement se fait clandestinement, dans des conditions désastreuses. Je ne parle pas de ces enfants blessées, de ces vies détruites, de ces blessures à vie.

Mais je me dis que même si un pays comme la France n’est pas prêt à mettre en place une politique basée sur le respect des droits de la femme, qui va le faire ?

Il est temps de se rendre compte que la femme a une identité, une vérité, qu’elle est un être humain au même titre que l’homme, qu’elle n’est pas juste un objet de désir, un objet que l’on possède, qu’elle n’est ni la propriété d’un père, d’un frère ou d’un mari, que son corps lui appartient et qu’elle est à même de faire, seule, des choix responsables.

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Source – Pinterest (Warrior Princess)

Une pause dans mes souvenirs

Une pause dans les souvenirs

Pour reprendre son souffle

Ne rien pouvoir comprendre

Mais ne plus rien en attendre

Regarder le soleil se lever

Sans arrière-pensée

Profiter du silence dans ma tête

Qui remplace le chaos obsessionnel

Laisser les semaines passer

Laisser les heures sombres défiler

Les regards se croiser

Les cris se taire

Et reprendre le fil du récit

Un peu plus légère

Le cœur apaisé

Sans haine, ni rancœur

Juste dire les choses

Sans bourreau, ni victime

Finir d’écrire notre histoire

Et larguer les amarres

Loin des silences et des non-dits

Des idées bien ancrées

Des compromis impossibles

Des mensonges acidulés

Des rêves à sens unique

Achever le récit

Pour la forme

Pour se dire que tout est dit

Que plus rien ne pourrit à l’intérieur

Reprendre contact avec la terre ferme

Et partir pour une nouvelle vie

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Source

Déluge de souvenirs

Dehors, c’est le déluge. On ne s’y attendait pas. Une vraie fin du monde. Moi, j’aime bien ça. Ce temps me rappelle les longues journées arrosées de la côte Irlandaise, quand on se pelotonnait dans une grosse couverture et qu’on mangeait des pop-corn avec les filles, en regardant un énième Walt Disney.

Le ciel est noir. La pluie coule sur les carreaux. Les rues sont déjà remplies d’eau, alors qu’il y a quelques minutes à peine, le bitume était brûlant. L’orage gronde au loin, puis se rapproche sans en avoir l’air. Quelques éclairs se dessinent au-dessus des nuages.

Et je me souviens de là-bas, qu’au détour d’une rue, la pluie nous surprenait souvent. Perdues, nous passions la porte du premier café, nous commandions un chocolat chaud avec des chamallows, un carrot cake ou des brownies et nous refaisions le monde pendant des heures, le temps que le ciel se calme, qu’il retrouve des couleurs apaisantes.

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Source

Il y avait aussi ces jours où l’ondée ne nous faisait pas peur. Nous chaussions nos bottes imperméables, prêtes à braver la pluie et le froid, prêtes à découvrir du pays, à rire, à revenir à la maison trempées jusqu’aux os, fières, heureuses et libres.

L’orage ne gronde plus. Les nuages noirs s’éloignent doucement déjà. Je regarde les gouttes glisser délicatement sur la vitre à côté de moi, se percuter et tomber dans le vide. Les souvenirs font moins de bruit dans ma tête. Ils reviendront plus nombreux encore avec la prochaine averse.

Vous voulez ma place Mademoiselle ?

 Cette question-là on me l’a rarement posée quand j’étais enceinte. Et pourtant, j’aurai bien eu envie de dire « oui » (même si être enceinte, ce n’est pas être malade, comme certains se plaisent à nous le rabâcher, porter un bébé plus la fatigue plus les nausées, plus les maux d’estomac et j’en passe, ça épuise, qu’on le veuille ou non).

Par contre on me l’a souvent posée quand je n’étais pas enceinte justement ! Et ce grâce (ou à cause de) mon ventre qui gonfle de temps en temps. Et bien oui, je suis ballonnée et je vis cela plus ou moins bien, en fonction des maux qui accompagnent ces ballonnements (purée que c’est poétique et intéressant !).

Donc il y a des jours où quand une personne dit « vous voulez ma place ? », je mets ma fierté à deux sous de côté et je dis « oui », soulagée d’enfin pouvoir respirer normalement et me détendre. Même si la douleur ne part pas, je suis à mon aise et ça n’a pas de prix.

Je sais qu’il y a des personnes qui sont offusquées quand on leur pose cette question, qui sous-entend souvent que leur ventre est un peu rond ! Sincèrement, je ne me suis jamais sentie blessée par ce genre de remarque.

Et ça je peux le dire, c’est grâce à Madame Lopez ! A l’époque, je travaillais pour une créatrice de prêt à porter haut de gamme sur Paris et Madame Lopez était une des clientes régulières de la boutique. Elle venait, n’achetait presque jamais rien, mais elle nous faisait rire. Un jour, elle est passée, alors même que ma collègue qu’elle connaissait bien était absente, et pour cause elle attendait un heureux évènement. Madame Lopez m’a gentiment sourit en me disant « tout comme vous Mademoiselle ». J’ai éclaté de rire en lui répondant que si j’étais enceinte, alors ça devait être l’œuvre du Saint Esprit. Nous avons tellement rit que nous en avons oublié le pourquoi de ce fou rire. Elle n’était pas confuse de s’être méprise à mon sujet. Elle a juste dit « entre nous », insinuant qu’il n’y avait aucune méchanceté dans sa remarque, qu’elle avait juste fait une erreur de jugement, mais qu’il ne fallait pas non plus en faire tout un plat.

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Et elle avait bien raison. Pourquoi se compliquer la vie avec des futilités de ce genre, qui sont bien souvent des remarques anodines (pas très futées je vous l’accorde) mais qui n’ont pas non plus pour but de blesser l’autre.

Aujourd’hui, comme ce matin, quand on se lève pour me céder la place, je dis « non merci » et je ris en mon for intérieur en pensant très fort à Madame Lopez !

 Crédit Image – Pinterest

Je déteste les hommes qui…

J’aime les hommes. J’aime les hommes forts, galants, respectueux. J’aime les hommes drôles, les hommes qui chantent sous la douche. J’aime les hommes avec un bouquet de fleurs dans les mains. J’aime les hommes sur qui on peut compter. J’aime les  hommes qui aiment les femmes. J’aime les hommes qui aiment la vie. J’aime les hommes fragiles et baraqués. J’aime les hommes qui se parfument. J’aime les hommes rasés de près, les hommes bien habillés. J’aime les hommes séduisants, les hommes qui sourient.

Mais il y a une catégorie d’hommes que je déteste plus que tout, ceux qui te manquent de respect.
Je déteste les hommes machos, sexistes.
Je déteste les hommes qui te reluquent le derrière ou te parlent sans te regarder dans les yeux.
Je déteste les hommes qui te demandent de t’habiller sexy, surtout quand ces hommes sont tes supérieurs hiérarchiques.
Je déteste les hommes qui utilisent des mots grossiers pour ponctuer chacune de leurs phrases.
Je déteste les hommes qui disent « elle l’a cherché » quand une fille se fait agresser.
Je déteste les hommes qui dénigrent leur femme en public.
Je déteste les hommes qui te forcent, qui t’imposent une façon de vivre, de faire.
Je déteste les hommes qui considèrent qu’une fille qui dit « non » pense forcément « oui ».
Je déteste les hommes qui te draguent ouvertement, en tenant leur fiancée par la taille.

Je déteste les hommes qui usent de leurs charmes pour te mettre dans leur lit et jugent tes performances sexuelles par rapport à un barème bien précis.
Je déteste les hommes qui parlent de leurs conquêtes ou des « petits seins bien faits » de la prof de sport ou de leur assistante, surtout quand ces hommes sont tes supérieurs hiérarchiques.
Je déteste les hommes qui te regardent de la tête aux pieds quand tu rentres dans leur bureau et se font des clins d’œil en douce.
Je déteste les hommes qui t’insultent par ce que tu ne veux pas aller boire un verre avec eux.
Je déteste les hommes qui ne te laissent pas faire un pas dans la rue, sans te faire une crise de jalousie.
Je déteste les hommes qui cherchent à savoir si tu portes des bas ou des collants, si tes dessous sont coordonnés, si tu portes une nuisette pour dormir la nuit, surtout quand ces hommes sont tes supérieurs hiérarchiques.

Et je déteste les femmes qui se prêtent au jeu, qui roulent du derrière pour appuyer leur cambrure, qui rient aux blagues salaces, qui disent « elle l’a peut-être cherché »…

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Un équilibre fragile

Quand mon regard se pose sur les gens autour de moi, dans la rue, le métro, au travail, je me demande à quoi ils pensent, comment ils gèrent leurs soucis, si eux aussi ils ont l’impression de marcher sur des œufs tout le temps, si ils laissent couler quand ça ne va pas, si leur travail leur plaît, comment ils règlent les conflits.

Les vacances, malgré quelques petits couacs, m’avaient laissée apaisée. J’avais l’impression que les choses avançaient, que je prenais confiance en moi, que j’étais bien dans ma vie. J’étais d’ailleurs pleine de projets. Pour une fois, je me sentais bien avec moi-même et avec les autres.

Et puis la vie a repris. Mes parents sont rentrés avec l’escargot. Il a fallu réapprendre à cohabiter dans 40m2. Il a fallu réapprendre à vivre tous ensemble, à tout faire ensemble.

La médiation et les visites ont repris. Tout s’est décomposé d’un coup d’un seul. Le constat me blesse un peu. Jusqu’à quel point peut-on accepter une situation qui nous blesse ?

Au quotidien, je me retrouve au milieu d’un couple, celui de mes parents. J’ai l’impression d’assister à un match de tennis. Ma mère ne cesse de se plaindre de l’attitude de mon père. Et mon père reproche à ma mère de toujours se plaindre de lui. Ils se parlent mal. Chaque fois que ça chauffe, ma mère est à bout. Il faut alors faire attention à ce qu’on dit, à ce qu’on fait pour que ça ne dégénère pas, et qu’on en vienne à se balancer des horreurs à la figure.

Mon père n’est prêt à faire aucun effort. Il le dit d’ailleurs lui-même « je ne fais que ce que je veux ». Le problème c’est qu’il ne fait aucun effort non plus en ce qui concerne l’escargot. Quand je dis quelque chose, il dit et fait le contraire. Quand j’ai une idée, elle est forcément mauvaise.

Mais bien entendu, je ne peux pas mettre mes parents dehors. J’en ai déjà parlé avec eux bien entendu mais rien ne change. Et de leur côté, ils ont de projets mais ces projets restent théoriques. La situation semble leur convenir. « Au pire, on doit être partis dans un an… » comme le dit si bien ma mère.

Au boulot, c’est pareil. L’ambiance est atroce. Mon patron aime me dire que je ne sers à rien. Et souvent c’est bien ce que je me dis, car mon travail n’est pas passionnant. Heureusement que je suis assez indépendante et que quand je n’ai pas grand-chose à faire, je peux en profiter pour écrire. Et puis mon salaire, j’en ai besoin, pour payer mon divorce, racheter ma liberté.

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J’avance. Mais avec quelques larmes au bord des yeux en ce moment. Je n’ai pas envie de tomber, ni de m’écrouler, j’ai envie de savoir comment faire pour regagner cette confiance qui me fait tant défaut, pour avancer plus sereinement et accepter une situation qui est difficile à vivre. J’ai envie de savoir comment m’aimer, comment faire pour m’aimer pour au moins pouvoir trouver en moi l’énergie d’avancer et retrouver cet équilibre, même un peu fragile.

ps – Je n’écris pas ces lignes pour me plaindre, ni me faire plaindre mais bien pour dire les choses telles quelles sont et essayer de trouver des solutions. Je ne suis pas partie pour vivre une vie d'”à peu près”, ni pour servir de “tampon” dans le conflit qui oppose mes parents.

Source Image – Pinterest

La dernière saison des “Body”

Il y a quelque temps encore, les tiroirs regorgeaient de « body » en tous genres, unis, rayés, étoilés. Des « body » de toutes les couleurs. Des « body » en pagaille, portés, lavés, repassés des centaines de fois. Des « body » ouverts sur le devant pour commencer, pratiques puis des « body » usés et usagés. Des « body » des toutes les tailles, pour toutes les étapes de la vie d’un bébé en devenir, d’une maman qui apprend et se construit. Des « body » prêtés, donnés ou certains mêmes gardés en souvenir.

Le souvenir d’un temps qui a été et qui n’est plus. Mon petit homme devient grand. Il a un an et demi déjà et ce sera le dernier été de tous ces « body » qui nous suivent depuis sa naissance.

J’ai eu comme un petit coup au cœur en les triant l’autre jour. Cela fait déjà 18 mois que lui et moi partageons la même vie. Comment tout a pu passer si vite ? J’ai pourtant fait attention au temps, j’ai noté ses progrès. Je l’ai regardé s’ouvrir à la vie, s’émerveiller devant toutes ces choses qui me paraissaient bien naturelles. J’ai passé des heures à le regarder dormir, à écouter le bruit de sa respiration. J’ai pris des photos, des tonnes de photos. Je suis restée bouche bée bien des fois devant ce petit miracle qu’il est et sera toujours.

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Il n’y a pas si longtemps encore, il dépendait entièrement de moi. Aujourd’hui, chaque jour qui passe, il gagne en indépendance. Je suis heureuse de ça, juste un peu nostalgique d’un passé que je ne revivrai pas, de ce temps qui se perd, de ce temps qui avance trop vite, de ce temps que nous aimerions suspendre pour juste respirer pleinement cette vie qui s’épanouit, qui devient grande alors qu’hier encore, elle était toute petite.

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