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Derrière l’écran – Une rencontre entre bloggeuses au cœur de Paris

Il aurait pu s’agir d’un samedi comme beaucoup d’autres. Mais c’était sans compter le temps, le soleil au Zénith, le sourire d’un petit garçon qui enveloppait le parvis de la Défense et la rencontre de blogueuses dans un fast-food Marocain du côté d’Opéra.

Il faisait beau. J’avais proposé ce rendez-vous et je l’attendais avec impatience. C’était déjà l’occasion de mettre un visage sur des écrits qui ne me laissaient jamais indifférente et sur une correspondance amicale de longue date. Et de rencontrer une autre blogueuse talentueuse.

Nous étions toutes à l’heure. 14h sonnantes et trébuchantes. Nous nous sommes fait la bise, avons attendu quelques minutes la quatrième blogueuse qui devait se joindre à nous. Puis nous avons décidé de nous installer à l’intérieur.

Tous nos sens étaient en éveil lorsque nous nous sommes approchées de l’étal de pâtisseries. Nous avons toutes trouvées de quoi faire notre bonheur et après un temps un peu long en caisse, c’est le sourire aux lèvres que nous avons pris place sur les chaises multicolores. A l’extérieur, le soleil brillait et des ballons de toutes les couleurs fendaient l’air léger de cet après-midi, pas banal.

Alors à quoi cela ressemble-t-il une rencontre de blogueuses ? C’est la question que vous avez toutes sur le bout des lèvres…

Et bien les blogueuses, ça papote de tout, de la vie, de leurs talents (elles ont toutes ça en commun, quel qu’il soit), de l’amour, de leur job ou de leurs rêves aussi, des hommes forcément et de l’univers qui se cache derrière l’écran de chacune, de la passion qui les anime, des dérives du système, de l’argent qui engloutit tout et des instants de bonheur qu’il faut savoir saisir.

Je pense que nous sommes toutes d’accord pour dire que nous avons passé un très agréable moment. Du moins, c’est le sentiment que j’ai eu. Au moment de se séparer, chacune était dotée d’un sourire encore plus intense qu’en arrivant. La quatrième blogueuse a eu un empêchement de dernière minute. Mais ce n’est que partie remise, puisque nous nous sommes toutes hâtées de nous dire : « A très vite ! »

J’ai traversé Paris en bus pour aller retrouver mon petit homme. Malgré ma voix toute cassée (vive le printemps !), mon cœur chantait dans les rues de Paris et je regardais le monde d’un air neuf.

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Posted in Tout un poème

A petits pas

Premiers pas. Pas fragiles, pas si faciles.

Pas rassurants, main dans la main.

Pas qui hésitent. Le cœur qui palpite.

Pas bien posés, pas mesurés.

Pas élancés, pas cadencés.

Pas qui ne s’en laissent pas compter.

Pas cavaleurs et pas râleurs.

Pas décisifs. Pas intuitifs.

Pas de petits, qui laissent papa et maman éblouis.

Pas en avant. Un tour sur soi-même. Pas en arrière.

Tu finis de moins en moins sur ton derrière !

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Tes premiers pas, je n’y croyais pas.

Et voilà que tu t’élances, le sourire aux lèvres.

Je reste bouche-bée devant ta joie.

Et tous mes “bravo” te suivent pas après pas.

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Vivre. Pour quoi faire ?

Je médite souvent sur la vie, sur le bonheur (comme c’est original, vous en conviendrez tous !). Pendant longtemps je me suis demandée, « pourquoi je suis sur terre ? » (encore très original comme interrogation). J’ai longtemps cherché une raison à ma présence ici-bas.

Et d’ailleurs souvent je me suis demandée quelle idée saugrenue avait traversé l’esprit de Dieu pour décider de me déposer un jour d’automne de l’année 1980 au CHU de Nantes entre les bras de mes parents éblouis, après une naissance catastrophe.

Vivre. Pour quoi faire ?

Vivre pour vivre. Je ne voyais pas très bien à quoi cela servait, puisque ma présence sur terre, ne m’offrait même pas la chance de pouvoir aider mes concitoyens dans la détresse. J’étais limitée dans ma carapace d’être humain.

Alors je me suis mise à rêver. Je suis devenue rêveuse à temps plein et dans toutes ces histoires que je me racontais, je pouvais être sûre que tout drame trouvait sa solution, toute dérive était stoppée, tout douleur guérie, toute trahison pardonnée.

Autant vous dire que le retour à la réalité était toujours surprenant et désarmant. C’est sûrement pour cela que rêver est devenu une porte de sortie, face à un monde qui me blessait terriblement.

Les années ont passé. Je me suis transformée en aventurière à la recherche d’un idéal et de la paix. Ma paix. A chaque fois que je m’en approchais, je recevais une claque dans la figure qui me faisait reculer. J’avançais. Je reculais. C’était éreintant. Je poursuivais un fantôme.

D’ailleurs j’en suis devenue un. Après avoir vécu des années de rêve, protégée par l’armure que j’avais construite moi-même, j’ai sombré dans un mal être qui n’a cessé de grandir. J’ai laissé tomber l’armure qui me tenait trop chaud et j’ai pris la détresse du monde en pleine figure. Pendant des mois, j’ai attendu que quelqu’un s’approche de moi, mette un doigt dans la faille brûlante, s’arrête sur mon désespoir et me tende la main. J’avançais dans un tunnel long et profond, un tunnel qui semblait être sans fin. J’étais un être perdu. Je n’avais plus d’idéal, ni de rêve. Je voulais juste voir la lumière percer au travers du voile épais de mon malaise.

Le monde me blesse toujours autant, mais certaines questions ont obtenu des réponses. Je ne suis plus à fleur de peau. Je suis dans la compassion mais plus dans l’autodestruction. Je ne pense plus que le malheur est un chemin de vie.

Vivre. Pour quoi faire ?

Vivre. Plus de pourquoi autour de ce mot noble. Vivre, aimer, partager, grandir, donner, rêver, apprendre, enseigner, respirer, méditer, prier, pleurer, être ensemble, pardonner, échanger, écrire, lire, danser, voyager, éduquer, être soi, chanter, se respecter, écouter, échanger. Vivre.

Voilà à quoi ressemble ma vie. Je ne cherche plus de raisons à ma présence sur terre. Je suis là. Je suis bien. Je vis.

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Image – WeHeartIt

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Comment dit-on « ils » au féminin ?

Assise au café, en dégustant ma tarte aux abricots, je n’ai pas pu faire autre chose, qu’écouter le discours passionné de mes voisines de tables.

Elles étaient toutes les deux en train de disserter sur les élections municipales et le maigre engouement des foules pour le débat qui oppose deux femmes à la mairie de Paris. Elles étaient malheureuses de constater que dès qu’on parle de femmes, ça n’intéresse personne.

Au fil de leur discours, elles en sont venues à évoquer un évènement de leur vie de tous les jours, le féminin des noms propres masculins. Directeur devient « directrice » au féminin. Par contre chef ne se décline pas. Pourtant l’une d’elles avait bien essayé, avec conviction, de faire passer le mot « cheffe » auprès de sa responsable de stage, mais sa tentative était restée vaine.

Le féminisme aujourd’hui, qu’est-ce que c’est ?

Est-ce que c’est transformer des mots masculins en mots féminins ? Ou est-ce que la discussion va au-delà ?

Si on se borne à vouloir faire exister les « ils » au féminin, ne risquons-nous pas de limiter le débat ? D’ailleurs est-ce que la féminisation des noms change quelque chose au fond du problème ?

L’égalité entre les sexes est-elle plus tangible, depuis que le lecteur est devenu lectrice ou que le patron à sa patronne ?

Beaucoup de questions comme autant de points d’interrogations au milieu d’une réalité affligeante. Le féminisme comme je l’entends, c’est la liberté de choix et l’égalité des droits. Je crois qu’il y a encore du chemin à faire pour que cet idéal se réalise. Et je pense que la transformation de chef en « cheffe » est loin de nous aider à faire avancer les choses. A moins que je ne sois complètement à côté de la plaque…

carnavalesqueEsprit Alea.com

Posted in Emprise et Renaissance

Derrière l’homme, le papa

Etre maman n’est pas un rôle aisé, surtout lorsque l’homme aimé a trahi notre confiance ou a fait voler en éclats nos certitudes, nos rêves d’enfants. Il n’est pas toujours facile de faire la part des choses, de voir le papa derrière l’ancien compagnon ou époux.

Et pourtant nous sommes nombreuses à faire des efforts, à sacrifier notre bien-être, à tirer un trait sur les fautes de l’autre, pour que nos enfants soient heureux. Nous ne faisons pas forcément les bons choix. Nous essayons d’être justes, en étant tout de même maladroits.

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Après un e-mail assassin, comme tous ceux qu’il m’envoie depuis la séparation, il a fait la démarche. L’espace de rencontre a téléphoné pour prendre rendez-vous avec moi. Dans quelques mois mon petit homme pourra voir et connaître son papa, entre les 4 murs d’un centre médiatisé.

Je suis partagée. J’ai voulu ce rattachement, j’ai choisi de ne pas éloigner le papa de Boubou de sa vie. Mais je ne peux pas cacher que j’ai peur, que les 3 heures de rencontre deux fois par mois me glacent le sang. Quoi qu’il arrive, quoique je fasse pour ne plus y penser, chaque tentative de lui me ramène des années en arrière et me ramène inévitablement à ce soir de Novembre.

Je peux pardonner. Je peux passer l’éponge. Mais je ne peux pas oublier. Les mots, les menaces, les gestes me collent à la peau. Pourtant je fais tout pour m’en défaire, pour exorciser mes vieux démons, pour avancer, pour être heureuse.

Nous ne sommes pas en guerre. Nous ne sommes pas en paix. Ni amis. Ni ennemis. L’indifférence a remplacé la tendresse que j’avais pour lui. Je sais, c’est triste. Mais nul n’est vraiment maître de ses sentiments.

L’indifférence vaut mieux pour moi. L’emprise était telle qu’il avait fait de moi un être vide, sans souffle, perdu sans lui, perdu au milieu du monde fou.

Quand l’angoisse m’envahit, quand le doute s’empare de moi, je regarde mon enfant et je prends sur moi. Je prie pour que rien ne lui arrive. Je prie beaucoup d’ailleurs. Et je fais confiance à la vie.

Si vous êtes séparés, comment vivez-vous les visites chez le papa (ou la maman dans certains cas) ?

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Le premier grand amour

Le premier amour, ça faisait fade comme titre. Le premier grand amour, j’aime mieux. Parce qu’un premier amour, c’est toujours exceptionnel. Un premier amour, c’est foudroyant, ça chavire, ça décoiffe, ça envoûte et ça fait grandir.

Un premier amour c’est forcément grand, majestueux. L’amour n’a pas de frontière. Il est tout simplement. Il est beau, fort. Il est entêtent. Il nous fait faire des choses que nous ne nous serions jamais sentis capables de faire.

Le premier amour c’est un monument. On le regarde de près avec des larmes de joie au creux des yeux. On le regarde de loin avec une tendresse particulière.

Le premier amour ne s’éteint jamais vraiment. Il reste toujours quelque part un peu de lui en nous. Il ne nous quitte jamais. On l’évoque avec des frissons au creux des reins, même quand les autres amours ont été dix fois plus merveilleux.

Le premier amour est vrai. Nous nous jetons dans ses bras, innocents et fidèles. Il accapare nos pensées. Il hante nos nuits. Il glisse sur nos vies et nous laisse inconscients sur le rivage de la passion.

Le premier amour n’est comparable à aucun autre.

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Posted in Carnets de route

Mon nouvel equiilibre

J’avais un peu perdu la passion d’écrire pour le plaisir, pour le plaisir des mots.

Pendant longtemps j’ai préféré parler de tous ces sujets qui font mon quotidien, partager mes angoisses, parler de mon divorce et de la violence de la rupture, exprimer mon ressenti sur tel ou tel fait de société.

Le monde continue de tourner et les larmes jaillissent souvent au détour d’une rue, dans les yeux des passants pressés que ne voient pas le mendiant à genoux, ou bien lorsque je croise un visage d’enfant au milieu des bombes, sur mon poste de télé.

Je suis toujours en révolte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Je ne comprends toujours pas le silence que certains affichent face à des crimes sans nom. Je reste sans voix devant la démesure de nos vies et je reste fidèle à mes principes d’égalité, de fraternité, de dignité humaine et de respect des différences.

Je ne supporte pas le jugement et j’apprends à écouter les idées des autres, même quand je ne les partage pas.

Je crois en Dieu et c’est de qui fait ma force. Par contre j’ai encore beaucoup de mal à croire en moi et à m’aimer telle que je suis. Là aussi j’apprends et je fais des efforts.

Je lis, je m’instruis, j’approche des façons de vivre qui ne sont pas les miennes, des croyances que je partage sans pour autant embrasser une religion en particulier. Je grandis doucement. J’apprends de tous.

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J’avais un peu perdu la passion d’écrire pour le plaisir, pour le plaisir des mots.

Et un livre est venu réveiller cette envie de capturer des images, de donner vie à des personnages. Ce livre est le seul qui ne soit pas resté dans mes cartons, de l’autre côté de la mer du nord, le seul qui a échappé à la violence du départ. J’y tiens beaucoup. J’aurai pu le racheter ici, mais c’est sa valeur sentimentale que je n’aurais pas retrouvé. Puisqu’il m’a été offert par une belle jeune femme, que j’ai croisée par ici, sur un blog, une touche rose sur la toile argentée.

Ce livre m’a donné envie de regarder le monde avec les yeux de celui qui découvre chaque chose pour la première fois et de laisser à mes sentiments, mes intuitions, mon ressenti une place particulière.

Mes nouveaux textes seront peut-être moins durs, emprunts de plus de délicatesse, de douceur, de fragilité. Enfin je l’espère. J’aurai bien entendu toujours besoin de mots plus sombres pour disséquer mes doutes et mettre à nu mes maux. Peut-être moins souvent qu’avant je l’espère.

Crédit Photo – Perfectly persuasive Tumblr

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Destination Maroc – L’interview de la créatrice de Tanargan

1 / Peux-tu te présenter en quelques mots

Je m’appelle Sophie, je vis au Maroc depuis 2005. Je suis maman de 7 enfants – que Dieu les préserve – et depuis 2012 je gère une société d’artisanat marocain.

2 / Qu’est ce qui t’a poussé à ouvrir une boutique en ligne spécialisée dans l’artisanat marocain ?

Au tout début, la boutique regroupait essentiellement de l’huile d’argan et des soins argan. Ce qui m’a poussé à m’engager dans cette sorte d’artisanat c’est l’avantage d’être sur place. L’huile d’argan est originaire du Maroc, je me suis donc dit que j’aurai plus de crédibilité en vendant un produit originaire de là où je vis. Par la suite, j’ai ajouté de la décoration marocaine. Le fait d’être sur place me permet de mettre en vente les dernières nouveautés. Mais bon, pour le moment j’ai un peu “délaissé” ce côté déco pour me concentrer sur les soins cosmétiques. Ce n’est qu’une question de temps, et puis ça me permet de voir ce qui est recherché de ce qui ne l’est pas.

3 /Quels types de produits proposes tu ?

La boutique tourne autour de trois domaines. Le cosmétique, la décoration marocaine et les saveurs marocaines. En vente donc, de l’huile d’argan pure, de l’huile de graines de figue de barbarie, des soins argan, des gommages naturels, des soins du hammam et de très jolis savons naturels. Côté déco, on a surtout mis l’accent cette année sur les bougies et photophores. Quelques accessoires également. Pour les saveurs, une gamme d’épices devrait rejoindre l’huile d’argan alimentaire avant cet été.

4 / Comment sélectionnes tu les produits que tu vends ?

En cosmétique, c’est surtout en fonction de la qualité. Des produits qui rappellent le Maroc, que ce soit au niveau des matières premières que dans les parfums. Pour la déco, à vrai dire, j’aurai envie de tout sélectionner tant le choix est vaste. Je ne m’occupe pas de la préparation des colis, donc j’essaie du mieux que je peux de prendre des produits simples à emballer. J’ai commercialisé de gros tajines décoratifs mais le transport en France s’est toujours mal passé. J’ai dû à chaque fois rembourser le client, ce qui est normal ! Donc maintenant je ne commercialise plus ce qui est fragile et très encombrant.

5 / Tu tiens un blog, le blog est né avant ou après l’ouverture de la boutique ?

J’ai deux blogs. Le premier est né avant. Le second après 🙂

Le premier est www.huile-argan-bio.over-blog.com. Il m’a permis d’effectuer mes premières ventes. Le second, www.tanargan.com/blog, est celui sur lequel j’ai beaucoup d’espoir.

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6 / Ou trouves tu les idées d’articles pour ton blog ? Quelle est ta principale source d’inspiration ?

Ma principale source d’inspiration est ma boutique. Je vends de l’huile d’argan, alors j’en parle. Je vends de l’eau de rose, alors j’en parle. Etc … Pour la déco, c’est tout autre. Parler de l’artisanat marocain et mettre en avant le travail que cela représente de faire un luminaire ou encore une couverture berbère, cela me plait. Je trouve cela important, c’est un savoir-faire ancestral qu’il faut faire connaitre et partager. Je ne te cache pas que les magazines sont une excellente source d’inspiration. Ils permettent de faire découvrir des talents cachés vu que le web est encore peu présent au Maroc (il progresse d’une façon fulgurante, c’est une bonne chose)

7 / Une ville du Maroc que tu affectionnes particulièrement ?

Tan Tan, une ville dans le Sahara. C’est là que je vis d’ailleurs. Parce que c’est la ville qui m’a accueillie quand j’ai tout quitté en France. C’était en mars 2002. Par la suite j’ai dû faire des allers retours avec la France car je n’arrivais pas à obtenir mes papiers. 2005 j’ai pu finalement me poser de façon stable. C’est ici que l’on a été éprouvé et que l’on a tenu bon. Une ville qui me tient à cœur. Je rêve d’aller à Ifrane, une ville enneigé plus au Nord. Ce qui m’a souvent manqué de France, ce sont les hivers, la neige, la nostalgie qui en découle. Méditer, ça me manque terriblement!

 Merci Sophie pour ta participation et tes réponses passionnées. J’espère que ton projet ira loin. Accroche toi, l’avenir t’appartient. Nous croisons fort les doigts pour toi.

Son Blog Tanargan / Sa Page Hellocoton Tanargan

Sa Boutique / Son Blog Huile d’argan

Sa Page Hellocoton Huile d’Argan

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Pour faire la paix, il faut être deux

Je crois que personne n’aime foncièrement la guerre. On s’y abandonne quand toutes les autres tentatives de discussion sont épuisées, quand l’espoir disparaît lentement derrière l’horizon. On part en guerre pour se protéger, protéger ses intérêts ou parce que l’épée semble souvent une arme plus puissante que l’amour ou la compassion.

Et puis aussi parce que la paix réclame que les deux parties soient d’accord pour mettre un terme à leur conflit. La volonté d’une seule ne suffit pas.

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J’entends souvent les gens me dire, il est temps de laisser de côté la rancœur ou le passé est derrière toi, continuer à lui en vouloir ne changera rien. Je suis d’accord. Tout à fait d’accord même.

Dès la naissance de Boubou, j’ai fait des efforts, des efforts colossaux pour que nous puissions développer une relation de parents saine et dénuée de colère, de désir de vengeance.

En face de moi, je n’ai eu qu’un mur de silence et des mots durs, du mépris.

Alors dites-moi, comment je suis censée faire la paix avec cet homme-là ? Comment je peux dialoguer, quand tous mes mots sont décortiqués et sortis de leur contexte, quand il continue à m’accuser de détruire sa vie, quand il menace encore et toujours de me prendre notre enfant ?

Depuis le temps, j’ai fait du chemin, j’ai déposé les armes. J’ai moi aussi opté pour le silence, car chaque tentative de réconciliation de ma part est une brèche ouverte pour qu’il continue son travail de sabotage.

La paix entre nous est un leurre puisqu’il me considère comme la « femme sans cœur ». Il continuera à me détester et je continuerai à le laisser faire. Parce que je refuse d’entrer en guerre avec lui, je refuse de me battre contre son indifférence.

L’expérience m’a prouvé que ça ne servait à rien. C’est ma paix intérieure que je dois conquérir pour assurer un avenir lumineux à mon petit homme. Le reste n’a plus aucun intérêt et son jugement m’atteint de moins en moins. C’est un combat de gagné.

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Les gens « parfaits » n’ont rien d’exceptionnel

Les gens parfaits font tout bien comme il faut et font l’admiration de tous.

Les gens parfaits se lèvent de bonne heure, préparent le petit déjeuner, ont déjà nettoyé la maison de fond en comble, avant même que les autres soient réveillés.

Les gens parfaits parlent bien, ne disent pas de gros mots.

Les gens parfaits ne rechignent jamais devant la tâche à accomplir, ils adorent épater la galerie.

Les gens parfaits astiquent, brossent, passent la serpillière, font les courses, préparent à manger, font des repas avec 25 invités sans paraître débordés.

Les gens parfaits ne critiquent personne, ils aiment tout le monde bien entendu.

Les gens parfaits ne se regardent pas le nombril.

Les gens parfaits ne savent pas l’effet que cela fait de s’asseoir confortablement dans un transat pour lire un bon polar.

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Vous allez me dire « quel culot » ! Et vous aurez en partie raison. Mais ce descriptif sans faille apparente, c’est un bon résumé de la personne que j’ai essayé d’être pendant de nombreuses années.

Etre « parfait » protège. On est en sécurité quand tout est organisé autour de soi, quand on a l’impression de tout gérer, de tout faire bien et d’obtenir l’approbation de tous.

Après 33 ans de bons et loyaux services, j’ai enfin trouvé la source de cette quête perpétuelle de la perfection, dans laquelle je me suis livrée corps et âme, pour le meilleur et pour le pire.

La réponse ne va pas vous surprendre, parce que bien souvent elle est la même pour tous, Quels que soient nos « handicaps » : Ma famille. Pas toujours facile de grandir dans un univers en constante activité et ébullition. Mes parents ne savent pas ce que le mot « pause » signifie. Le fait de bouger, de faire le ménage, d’être toujours par monts et par vaux, leur assure une certaine sécurité et leur offre surtout la chance de ne pas s’appesantir sur le passé, de ne pas trop penser.

J’ai recopié ce que j’avais connu, forcément. Même si pendant longtemps j’ai essayé de me détacher de ce schéma. Je n’y suis pas encore parvenue, mais j’avance, parce que quoiqu’il arrive, nous ne serons jamais parfaits. Les gens parfaits sont fatiguant. On finit par les fuir, parce qu’on a toujours l’impression de ne jamais être à la hauteur, de ne jamais faire le poids face à eux, de devoir toujours leur prouver quelque chose.

Et puis bien souvent derrière ce masque « parfait », on distingue la fragilité, la peur, l’angoisse d’être soi-même, des blessures enfantines non guéries. Nous avons tous des failles et si nous ne les regardons pas en face, si nous n’essayons pas de les comprendre et de les dépasser, nous risquons de les laisser prendre le dessus sur nos vies, jusqu’au jour où nous ne pouvons plus rien contre elles. Ce serait bien dommage d’en arriver là !

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Ecrivains en herbe #1

Je lis chaque semaine de jolis textes, des textes qui me prennent aux tripes ou qui me laissent perplexes, des textes qui me font voyager, rêver ou réfléchir, des textes qui m’enchantent ou qui me laissent sur ma faim.

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C’est pourquoi j’ai eu envie de vous faire partager ces instants magiques passés ici et là, pour que vous aussi vous passiez un bon moment. Sans plus attendre, je vous laisse avec mes coups de cœur de la semaine :

  • Yamna avait un rêve par Marie. C’est mon GROS coup de coeur de la journée. C’est une belle histoire, une écriture fluide, qui vous emporte loin, dans un pays que j’aime beaucoup, le Maroc. Un bel hommage aux femmes aussi.
  • Insomnie par Laura Sao. Laura nous enchante avec ses souvenirs autour d’une tasse de thé. C’est le quatrième volet de cette nouvelle bouleversante.
  • Le destin d’une moquette par Neurones en Eventail. Je pense que ce texte ne vous laissera pas de marbre. Mais attention les mots qui suivent font mal, ils chamboulent. Mais c’est le quotidien de nombreuse femmes pourtant.
  • Le poète par Malise. Un voyage au pays des rêves.
  • La fille de l’ombre par Childhood is Better. On aime, on y croit, on glisse et on a du chagrin. Vivre c’est prendre des risques. Tomber c’est apprendre et se relever.

Bonne lecture à vous et à la semaine prochaine!

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Les hommes ont une imagination débordante

Tout le monde le sait, les hommes regorgent d’imagination quand il s’agit de trouver des excuses (très rarement viables, mais quand on est follement amoureuse ou six pieds sous terre, bizarrement ça passe comme sur des roulettes – il faut leur reconnaître ce talent hors du commun).

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Pour ne pas commencer une relation :

  • Je sors tout juste d’une histoire difficile avec une fille géniale (pourquoi tu l’as quittée si elle était si géniale ?).
  • J’ai perdu mon père quand j’étais petit et avec ma mère et mes sœurs, tu comprends ce n’est pas facile, elles me considèrent toujours comme un enfant. (Tu m’étonnes ! Du vécu – un vrai charabia de 10 minutes dont je vous épargne les détails croustillants.)
  • Je ne suis pas le genre de mec à m’engager.

Quand ils disent « je t’appelle » et qu’ils n’appellent pas :

  • Plus de batterie (forcément ce jour-là, comme par hasard !).
  • Tu ne peux pas savoir ce qui m’est arrivé (non, mais ça ne va pas tarder). Tu ne vas jamais me croire (ça va dépendre de la chute !) j’étais au volant, le téléphone posé sur le tableau de bord, le mec de devant a pilé net, ma fenêtre était ouverte et le téléphone a volé avant de s’écraser sur le bitume en face de moi (en effet je n’y crois pas une seconde, tu l’as pêché où cette réplique naze ?).
  • Je t’avais dit que j’essayerai d’appeler (tout dans la nuance).
  • J’avais laissé mon portable à la maison (impossible, tu vas même aux toilettes avec !).
  • Je t’avais dit que je t’appellerai ? Je ne m’en souviens pas. T’es sûre ?

Pour ne pas nous présenter à leurs parents :

  • Ma mère aimait beaucoup mon ex… je ne sais pas comment elle va réagir (accablant !).
  • Tu ne crois pas que c’est un peu tôt quand même (après 3 ans, non pas vraiment).
  • Mon père a fait une attaque il y a 6 mois et le docteur a dit, pas de sensations fortes. On va attendre quelques mois encore.
  • Ils sont vieux jeu et ne veulent rencontrer que celle qui sera la mère de mes enfants. Tu comprends ? (un tact incroyable – difficile d’égaliser !)

Pour terminer une relation :

Le top du moment, c’est par texto – pour mettre un terme à des relations de 2 mois comme de 6 ans. Rapide et efficace, sans avoir à gérer les crises de larmes, entrecoupées de « Pourquoi » :

  • J’ai deviné que ça n’allait pas fonctionner entre nous.
  • Tu es une fille trop bien, je ne suis pas à la hauteur (même prêts à se dénigrer pour faire passer la pilule – la grande classe !!).
  • Je n’arrive toujours pas à oublier mon ex (après 4 ans, c’est vraiment dommage).
  • Je t’aime mais ça va trop vite pour moi. Je ne suis pas prêt (à 35 ans, ça commence à être inquiétant tout de même).

Lâchez-vous et partagez vos perles en la matière…

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A celui qui avait oublié d’être heureux

Le bonheur est un choix. Je le conçois, un choix pas toujours aussi simple qu’il n’y paraît. Il ne suffit pas de vouloir être heureux pour l’être. Le bonheur requiert un état d’esprit et de la pratique. C’est comme pour tout, il faut s’en donner les moyens, le conquérir en quelque sorte.

Autour de nous, il y a ceux qui refusent d’y renoncer et combattent tant que faire se peut l’individualisme ambiant. Il y a ceux qui n’y croient pas, qui détestent entendre parler du bonheur. Il y a ceux qui passent à côté et qui se posent en victimes. Et puis les inconditionnels du bonheur, pour qui chaque instant, est un pur moment d’extase.

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Ce sont ceux qui passent à côté qui me dérangent le plus. Parce que trop souvent ils accusent les autres de leur gâcher la vie, de les rendre malheureux. Ils s’apitoient sur leur sort et ne font rien pour changer les choses. Ils ont tout à portée de main, mais pas dans la main. Ils considèrent que c’est aux autres de faire les efforts, c’est aux autres de leur apporter le bonheur sur un plateau. S’ils ne le font pas, c’est à cause d’eux que le bonheur leur passe sous le nez.

Personne n’est responsable du bonheur de l’autre. Nous ne sommes pas sur terre pour rendre les gens heureux. Nous pouvons contribuer à leur épanouissement personnel mais s’ils refusent catégoriquement d’attraper le bonheur quand il frappe à leur porte, nous ne sommes pas coupables. C’est trop facile de faire peser sur l’autre le poids de notre lassitude ou de notre malheur.

Bien sûr il y a des cas dans lesquels le bonheur est une histoire plus compliquée. Au sein de nos familles par exemple. Un enfant pense souvent être responsable du bien-être de ses parents. Et un parent souhaite le meilleur pour son enfant. Si je prends mon histoire familiale, je constate que nous sommes comme encastrés ensemble. Si l’un souffre, toute la famille souffre et si l’un est heureux, toute la famille est heureuse. Depuis que j’ai compris ce mécanisme, j’essaye de m’en détacher car je ne me sens pas à l’aise dans cette manière de fonctionner. C’est contre-productif et pendant longtemps, j’ai eu l’impression qu’il fallait absolument que je garde le sourire, que je garde mes angoisses et mes doutes pour ne pas déstabiliser l’équilibre familial.  Je montrais l’image d’une enfant, d’une fille épanouie et tout allait bien. Pas étonnant qu’un jour j’ai explosé et que tout ce que j’avais gardé en moi ait fait l’effet d’une bombe autour de moi.

En amour aussi. Et c’est ce que ma dernière histoire m’a appris, elle aura au moins eu ce mérite. Il avait tout pour être heureux, peut-être pas pleinement, peut-être pas à chaque instant. Mais il a fermé les yeux face au bonheur. Il a décidé qu’il n’avait jamais été chanceux, il a décidé qu’il ne serait jamais heureux. Il a rejeté la faute sur les autres, sur moi aussi. Il a tout foutu en l’air. J’ai encore une fois pensé que j’avais bousillé sa vie, comme j’avais raté l’occasion de rendre ma mère heureuse, plus petite. Et j’ai compris que je n’y étais pour rien. Et cette découverte m’a redonné la chance de partir à la conquête de mon propre bonheur, sans porter le poids de la culpabilité, qu’il n’a jamais cessé de vouloir faire peser sur moi.

Ton bonheur ne dépend que de toi. Si tu attends qu’un autre vienne combler le vide de ta vie, tu marches sur la mauvaise route. Un jour ou l’autre, on s’en mord les doigts.

 

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Laisses le pleurer !

La première qui me dit qu’élever et éduquer un enfant c’est du gâteau, je lui en colle deux (je déconne bien entendu !)

En tant que parents, on se pose tous des questions. A ce sujet, je vous conseille d’ailleurs le très bel article écrit par Malise que vous trouverez ICI. La règle de base c’est que chaque enfant est différent et que ce qui fonctionne pour un ne marche pas forcément pour l’autre.

Hier soir j’étais chez une amie qui a une petite puce de deux mois et demi. Quand je suis arrivée, la miss était calée contre sa maman dans son porte-bébé et cherchait tant bien que mal son sommeil.

Et oui, un bébé c’est un petit être qui pleure beaucoup, qui pleure quand il a faim, quand il est fatigué, quand il veut être pris dans les bras et quand ça ne va pas du tout. Accepter qu’un bébé pleure, c’est déjà accepter qu’on n’ait pas toutes les réponses et que quelques fois le laisser pleurer est la meilleure chose à faire.

Boubou est né et je venais de me réinstaller temporairement chez mes parents. Mes parents et moi n’avons pas forcément les mêmes principes éducatifs. Ma sœur et moi avons été élevées, comme beaucoup d’enfants de notre génération, « à la dure » comme on dirait aujourd’hui. Pas si dure que ça tout de même, pas si dure qu’à l’époque de nos parents ou grands-parents, mais un peu quand même. D’ailleurs nous étions des enfants disciplinées, très petites filles modèles, très discrètes, jamais un pet de travers.

Donc quand Boubou est arrivé, il a fallu composer avec nos idées à tous les trois sur la meilleure façon de faire. Etant donné que j’étais devenue en l’espace de quelques semaines, une maman solo, je ne voulais surtout pas être trop fusionnelle avec mon bébé. Certains penseront que c’est complètement crétin de penser ça, mais moi ça me rassurait.4944810516cdcf85d2a15b0968634dcb

Boubou pleurait beaucoup pour s’endormir. J’étais, comme beaucoup de mamans (et de papas aussi), tentée de le prendre dans mes bras à chaque cri, et je résistais tant bien que mal à la tentation. Mes parents, eux, pensaient bien évidemment qu’il fallait le laisser pleurer. A cette époque, j’avais l’immense chance d’être suivie par une pédopsychiatre qui me conseillait bien. Petit à petit, j’ai lâché du lest et éprouvé de moins en moins de culpabilité à le laisser pleurer, il en avait besoin pour trouver son sommeil. Vingt minutes, c’était la norme. Au-delà, j’allais le voir, j’essayais de l’apaiser, je lui parlais, je le berçais. Il finissait souvent par capituler et s’endormait bienheureux.

La période la plus critique était celle de la fin de journée. Je le portais alors contre moi ou m’allongeais en le calant sur mon torse.

Encore aujourd’hui il ronchonne un peu pour aller faire une sieste. Mais il trouve très vite son sommeil. Quand il dort dans un endroit qu’il ne connaît pas, je passe un peu plus de temps avec lui pour lui expliquer les choses, pour le calmer. Il en a besoin.

Au fond, j’y vais beaucoup au feeling. Je m’adapte à ses besoins. Je tente des choses et je reviens sur certaines de mes décisions aussi, si elles ne collent plus à son évolution. Je fixe des limites, en lui laissant une liberté d’action. Je le laisse encore pleurer, c’est sa manière de me dire qu’il n’est pas content et il a le droit. Je le laisse pleurer quand je n’arrive pas à savoir ce qui ne va pas. Mais je suis la première à sauter du lit quand il se tortille la nuit dans son lit, en plein cauchemar. Je ne le prends pas. Je m’agenouille près de lui et je lui caresse le visage ou la main.

C’est ma technique à moi. Elle n’existe dans aucun manuel. C’est celle qui nous correspond le mieux. Pour d’autres, il faudra plus de contact physique ou moins de limites. Je crois qu’il appartient à chacun de composer avec ses valeurs, ses idées, ses envies. Il n’y a pas de recette miracle.

Gardons juste en mémoire qu’un enfant a avant tout besoin de sécurité, de reconnaissance, d’encouragement et d’amour !

 Crédit photo – Pinterest

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La dignité violée

Je regarde rarement la télévision en journée mais hier midi, j’ai quand même monté le son. La République Dominicaine Démocratique du Congo et le viol des femmes comme arme de guerre.

Horrible. Atroce. Inhumain. Révoltant. Innommable. Ecœurant.

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Je n’arrivais pas à décrocher mon regard de l’écran. Les mots de ces femmes et ces enfants dont on viole non seulement le corps, mais la dignité, m’ont explosé à la figure. J’ai senti une haine sourde faire battre mon cœur. Comment un homme peut-il faire cela ?

La réponse reste en suspens. Il n’y a pas d’explication possible, pas d’excuse valable. C’est le paroxysme de l’horreur, la cruauté des hommes dans sa forme la plus viscérale, la plus abominable. Qu’existe-t-il de pire que le viol d’un bébé ?

Hypnotisé par les images qui défilaient sous mes yeux, je n’ai pu qu’admirer le courage de ces femmes, meurtries, chassées de leur village, condamnées par leur famille, et qui avaient encore la force de sourire.

Il existe bien quelque chose de plus fort que la mort, de plus fort que la folie des hommes. Il y a LA VIE. Et sur le visage de ces femmes et des hommes qui se battent à leurs côtés pour qu’elles retrouvent un soupçon de dignité, se dessinait l’arme secrète la plus fatale, LA FOI.

Ce sont ces femmes qui ont frôlé la mort, ces femmes brisées dont le corps est un champ de bataille, ces femmes qui ne pourront pour la plupart pas avoir d’enfant, ce sont elles l’avenir de ce pays. Ce sont elles qui se battent pour un avenir meilleur pour les générations à venir.

On pourra continuer à me parler d’égalité des chances. Tant que la femme sera trahie dans sa condition humaine, tant que sa dignité ne sera pas restaurée au niveau mondial, tant que son intégrité ne sera pas respectée, rien ne sera possible.

Chaque jour qui passe est un jour de perdu si rien n’est mis en place pour lutter contre ces crimes qui touchent tant de femmes à travers le monde. Notre devoir est de lutter pour que de telles exactions n’aient plus lieu, pour que tout type de violence envers les femmes soit puni et que les victimes cessent d’être considérées comme de potentiels coupables.

Ce qui me choque encore plus dans cette situation c’est le silence sans faille de la communauté internationale, qui préfère fermer les yeux pour ne perdre aucun de ses privilèges. Voilà à quoi notre siècle a réduit la condition féminine, à un fâcheux contretemps dans la course au pouvoir.

Crédit Image – Pinterest