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Les États d’Esprit du Vendredi 28.02.2020

Je me suis vraiment demandée si j’allais publier mes états d’esprit ce soir et puis je me suis laissée tenter. C’est parti, avec une pensée  amicale pour les fondateurs de ce rendez-vous incontournable! (Zenopia et The Postman).

Début [22h06]

Photo: premières fleurs
Fatigue :  l’ennui m’épuise, je me mets vite en colère, c’est un signe à prendre au sérieux (avant que ça ne parte en live)
Humeur : passablement moyenne mais ça ira mieux demain!
Estomac: avocat, riz, thon, yaourt et tisane en préparation
Esprit: à bout de souffle ou en chute libre (les deux se valent!)
Cond. phys. : nada…c’est pas bon non plus
Projet/Boulot: comment dire? les jours se suivent et se ressemblent dans un vide difficilement qualifiable. Impression (pas qu’une impression d’ailleurs) de ne servir à rien, de n’être bonne à rien.
Culture:
Livres:  Bienheureuse Infidélité de Paule Salomon (très intéressant)The limits of enchantement de Graham Joyce

Penser à: faire attention à moi
Avis perso (1): dire “bon boulot” pour avoir fait circuler des parapheurs dans des services, ça montre le niveau d’attentes!
Avis perso (2): l’opération psychose est lancée…
Avis perso (3): c’est fou cette façon qu’ont certains pour vous faire passer pour une triple andouille (devant tout le monde c’est toujours plus sympa!)

Message perso (1) peu mais agréable (2) la semaine prochaine sans faute je participe (3) c’est agréable de voir qu’il y en a qui s’épanouissent dans leur job! (4) je compte sur toi pour me remettre dans le droit chemin d’ici quelques jours!

Loulou: a repris le chemin de l’école, joue aux dames, veut comprendre l’histoire de l’âme
Amitiés : cartes, mails
Love : très occupé, développe ses talents de pâtissier, à l’écoute toujours, trouve le temps même avec un agenda surchargé
Sorties : copain de loulou demain et mémé dimanche, peut-être yoga mardi, ça me ferait du bien
Essentiel: tenir le coup!!! Et prendre soin de soi (personne ne le fera à ma place)
Courses: marché
Envie de: trouver un projet (réalisable en open space) pour m’aider à tenir le coup
Zic: Mylène Farmer

Fin [22h37]

Bon weekend et au plaisir de se retrouver la semaine prochaine. Prenez soin de vous!

Posted in Variations Littéraires

Face à l’ennui

Parfois j’ai les mots
Parfois c’est un grand fouillis
Un immense chaos
Rien d’ordonné
Un tout désorganisé
Je manque de souffle
Je perds le mien
Mon temps est plein d’absences
Un vide immense
Qui sera comblé
Juste un peu de patience
Qui me fait défaut
Un peu trop de bienveillance
Comme un verre plein d’eau
Qui déborde
Et valsent les gouttes
Un peu partout

Sur mes jolies joues
Une claque
Comme un appel
A stopper net
Les pensées qui font comme
Des tourbillons dans ma tête
Un grand bazar
De fin de semaine
Je perds le nord
Je vire à l’est

Et s’accumulent les nuages
Plein de pluie
Qui explosent
Un cauchemar qui survit
A la pause
Ne pas être là où je suis
Quand la source se tarit
Que les heures s’enfuient

Quelles réponses
Face à l’ennui?

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Mon travail – Mon Tabou (3e opus)

die Arbeit macht die gelangweilte Geschäftsfrau sehr müde

Mon dernier article remonte à fin 2018 et comment dire?
Peu de choses ont changé depuis.

J’ai un peu plus de travail en ce début d’année, qu’en 2019. 2019 aura été une année de profond désarroi professionnel, avec toutefois à la clé une reconversion. C’est cette perspective qui m’a permis de garder la tête froide durant ces longs mois de journées vides, de dossiers et de sens.
2020 est arrivé avec une nouvelle direction et l’espoir de lendemains plus chantants. Quelques semaines d’agitation, d’agenda surbooké, de nouveaux sujets à traiter. On apprend vite à se satisfaire de peu. Un peu c’est toujours mieux que rien. Comme un mantra.

Je ne l’ai jamais caché, c’est l’argent qui m’a et me fait rester dans ce poste. Un poste fantôme. Encaisser et garder le sourire. Pour nous assurer, à tous les deux, un niveau de vie correct et agréable. Tout a un prix.
Mais je me rends compte que ce prix a un impact considérable aussi sur ma vie de famille. Après des journées à ne rien faire, je rentre chez moi dans un état de fatigue difficilement qualifiable. Ne rien faire m’épuise. Je me sens comme une fleur privée d’eau, un arbre sans racine.
Je reste aussi pour le confort de ce poste sans âme, un 35h qui me permet d’être là pour mon fils, une certaine flexibilité dans les horaires si besoin, un sentiment de sécurité…

Je sais que c’est temporaire, puisque d’ici deux ans, je lancerais ma nouvelle activité. Progressivement. C’est le maintenant qu’il faut gérer, les 9h-12h30 et 14h-18h sans l’ombre de quelque chose qui me prendra plus de dix minutes de mon temps. Ce sont les minutes qui s’égrènent lentement, la confiance qui se délite, l’enthousiasme qui se prend une claque, le faire semblant qui prime. C’est épuisant de faire comme si…
Puis il y a la patience qui diminue, les humeurs des uns et des autres qu’on gère beaucoup moins bien. C’est un cercle vicieux dont je n’arrive pas à m’extraire.

C’est pas faute de remettre les choses en perspective, régulièrement, de me souvenir du pourquoi je suis là et de me motiver pour l’avenir. Il y a des jours où je perds le goût des choses…

Quand j’ose en parler, difficile pour beaucoup de comprendre ma position. Un CDI par les temps qui courent c’est quand même non négligeable.
Et puis je pourrais aussi changer de poste – dans ma boite actuelle c’est peine perdue, j’ai déjà essayé de me renseigner.
Ou carrément aller voir ailleurs, oui, sûrement, en sachant qu’un poste d’assistante à mon niveau, c’est beaucoup d’investissement personnel, temps que je ne passerais plus avec mon fils. C’est donc hors de question
Je n’espère donc qu’une chose à l’heure qu’il est: tenir, oui, tenir encore deux ans, avoir assez de force pour ne pas sombrer. Parce que je ne peux tout simplement pas me le permettre.

ps – Comme les autres sur le sujet cet article passera sous peu en mode privé. Merci de votre compréhension.

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Au delà des corps

Tes meetings sont tels des arquebuses qui viennent détruire nos plans. D’un coup vif. Pas de transition, beaucoup de restrictions. Horaires. Il faut jongler comme tout le monde avec des agendas surchargés. Chacun louvoie à sa manière avec ses obligations, familiales, professionnelles. Sans excès de zèle. Un temps pour chacun, parfois beaucoup, parfois trop peu.

Nous devons composer avec tant d’inconnu, comme un test pour voir si nous tenons bien la barre. Vu comme ça, notre quotidien minutieusement organisé peut paraitre triste, comme un masque de clown raté.

Ne laissons jamais les déceptions nous couper de nous-mêmes, de cette vie qui pétille dans nos regards. Ne perdons pas de vue nos âmes dans nos corps, l’eau claire de nos matrices, transformatrice. Ce n’est que  dans le lâcher prise de ce que nous ne pouvons contrôler, que la vérité peut émerger. Celle d’une transmission, au delà des barrières du visible. En pensées, nous ne sommes jamais séparés.

Ce texte est ma participation à l’atelier d’Olivia. Les mots imposés étaient: inconnu – restriction – claire – test – transmission – masque – zèle – louvoyer – émerger – arquebuse – pétiller

Posted in Carnets de route

Couple, infidélité et réflexions littéraires…

Crédit Pixabay

Une fois n’est pas coutume nous allons parler d’amour aujourd’hui. Après l’amour qui dure, ou pas, qui se construit surtout, j’avais envie de vous parler d’une lecture qui ma beaucoup touchée récemment.

J’ai “rencontré” Paule Salomon chez Sophie. J’ai donc commencé à regarder ses livres et je suis arrivée sur Bienheureuse Infidélité. L’infidélité, voilà un mot qui choque, qui n’a pas bonne presse, qui nous met mal à l’aise.

Ce livre est une magnifique réflexion sur l’amour, le couple, sur la monogamie, sur la façon dont nous interagissons les uns avec les autres dans nos relations amoureuses, sur la fidélité à l’autre, à soi même, sur la dépendance, l’enfermement, la liberté, la poly-fidélité, la jalousie, l’exclusivité (la non-exlusivité) sexuelle, l’évolution personnelle, le désir, le tantrisme, la rencontre des corps, des esprits, des âmes, la place du “je” dans le “nous”…

Le désir est le suc de la vie, une sève de printemps, l’essence d’une spiritualité tantrique.

Un livre qui demande une certaine ouverture d’esprit, car les thèmes abordés ne sont pas évidents pour nous, qui sommes pour la plupart issus d’une culture monogame et pour qui l’infidélité est une trahison, l’adultère, une cause de divorce, nous qui considérons souvent l’autre comme notre “moitié”, l’autre qui vient souvent remplir un vide (conscient ou inconscient), l’autre que nous ne rencontrons, au final, qu’à l’aune de nos propres failles et à qui nous nous donnons corps et âme.

Ce besoin de sécurité est en lui-même une contradiction et une source de douleur, plus nous essaierons de l’assouvir, plus nous en souffrirons ».Il en est de même de la fidélité exclusive.

Un livre que j’ai passionnément aimé. Qui m’a aussi conforté dans certains de mes choix de vie, qui ne sont pas toujours compris par les personnes autour de moi. Un livre rempli de sagesse, qui bouscule nos idées reçues, qui nous offre de lâcher le jugement, nous invite à accueillir l’autre dans toutes ses dimensions, à penser autrement, sans jamais nous dire comment penser. Ni bien, ni mal, à chacun de se faire son opinion, à chacun de définir ses règles, à chacun de les modifier au gré de son évolution.

L’amour conjugal romantique et fusionnel suppose une perte de liberté qui est le déni même du désir et de l’amour.

Les parents de plusieurs enfants disent les aimer tous différemment avec la même intensité. L’amitié se limite rarement à une seule personne. Dans l’antiquité, on vénérait plusieurs Dieux. On peut croire en Jésus et prier Buddha. Mais alors quand on parle de couple, là, on signe un pacte d’exclusivité. Pourquoi?

Pourquoi ne pourrions nous pas aimer deux personnes tout en restant fidèle à chacune? Tout engagement est-il synonyme d’aliénation? La crainte de l’infidélité ne nous renvoi-t-elle pas à un profond manque de confiance en nous-mêmes? Qu’avons-nous peur de perdre? En quoi notre liberté, la liberté de l’autre est-elle une menace?

L’archaïsme de la fusion et de l’unité se renforce d’un deuxième archaïsme, celui de la possession. […] Deux personnes deviennent l’une pour l’autre pourvoyeur de sexe, de sensualité, de tendresse, d’amitié. Nous sommes tout l’un pour l’autre, abîmés l’un dans l’autre, éperdus l’un de l’autre. Autarcie amoureuse éprouvante. Cet amour exclusif ne tolère aucune concurrence.

Autant de questions et tant d’autres encore pour se pencher sur notre façon d’aimer, sur nos attentes, sur nos vulnérabilités, nos façons d’envisager le couple, la sexualité, notre lien à l’autre, autant de questions pour progresser dans notre vie personnelle et relationnelle.

Comment aimer sans m’aliéner, sans pencher vers l’autre, sans le coloniser, le vampiriser? Comment aimer sans me déposséder de moi-même, sans déposséder l’autre de lui-même? Nous avons la possibilité d’apprendre à aimer.

Un avis, une autre lecture à partager sur le sujet? Vous ne jurez que par l’exclusivité ou votre mode de vie est ouvert à d’autres possibles? Comment envisagez-vous le couple?

Posted in Atelier Ecriture L'Atmosphérique

Challenge Écriture 2020 – #7 (25.02.2020)

Troublants
Touchants “pourquoi”
Accrochés aux extrémités
De tes lèvres

Dans tes cahiers d’écolier
Tu découvres
La vie – pas à pas
L’envie – tisse sa toile

Tu te dévoiles au Monde
Ses surprises
Tes dons

Un feu de joie souffle sur la maison
Quotidien de jeux
Symphonie de rires
Un trésor qui me cueille au saut du lit

Le vert a remplacé le gris

Retrouvez les autres participations ici: Un peu de romantisme chez my minds visitLe crayon laisse des traces chez Josée – Reflet chez Sandra – Je t’aurai chez Mébul

***

Pour mardi prochain, je vous invite à écrire un texte à partir de la photo suivante (avec une contrainte: ne pas mentionner les mots “chaussettes” et “balcon”). A vos crayons, claviers, plumes, papiers! Au plaisir de vous lire!

Posted in O bonheur des sens, Tout un poème

Une et Plurielle

Crédit Pixabay

Quand ses mains se font les messagers d’une histoire à conter
Qui débute au crépuscule d’un mystère à dévoiler…

Elle s’ouvre à la puissance de son désir
Gourmand, puissant, vulnérable, presque animal
Elle, dont les sens captent l’essence de ce qui se trame derrière les persiennes
Le voile dont elle se couvre n’aspire qu’à être levé

Elle se plaît à penser à ce que serait le monde si…
Toutes les mains ressemblaient aux siennes
Tous les hommes aspiraient à écouter, offrir autant

Elle se plait à imaginer ce que serait le monde si…
Chacun laissait s’exprimer son corps
Libre de tout code et libéré de tout principe

Elle se plait à envisager ce que serait le monde si…
Chacun aspirait au “je” à l’intérieur du “nous”
Sans jalousie, en toute confiance

Elle se plait à visualiser ce que serait le monde si…
La séduction était partout, en tout
En tout être, en toute chose

Elle sait que derrière les portes closes
Une autre histoire s’écrit parfois

Mélange d’habitudes
De temps calculé
Sensation d’étouffement
Impression d’être acculé
A une fidélité qui emprisonne

Alors quand elle se cambre et jouit
Elle est une et plurielle
Un cri dans lequel se tiennent
Les femmes du monde avant l’éveil

Posted in Carnets de route

Les États d’Esprit du Vendredi 21.02.2020

Ce n’est pas vivement vendredi, mais heureusement vendredi! C’est parti pour les états d’esprit, avec une pensée  amicales pour les fondateurs (Zenopia et The Postman).

Début [17h15]

Photo: Motivation…
Fatigue :  KO
Humeur : plutôt positive
Estomac: boulgour, pâtes, salade de fruit, thé menthe
Esprit: au présent
Cond. phys. : yoga
Projet/Boulot: respirer, surtout, respirer et ne rien prendre personnellement!
Culture:
Livres:  Le coeur en dehors de Samuel Benchetrit – Bienheureuse Infidélité de Paule Salomon (très intéressant)
Films: Ciné La fille au Bracelet – Télé Prête-moi ta main

Penser à:  au beau, au positif, au présent, à respirer
Avis perso (1): entre ce qu’on écrit et ce que les autres lisent parfois…
Avis perso (2): le sourire est une arme qui apaise
Avis perso (3): j’ai toujours l’impression de bosser pour la CIA tellement tout est confidentiel au boulot!

Message perso (1) merci pour tout, même si tu considères que c’est naturel (2) les gens auront toujours un avis sur tout, la plupart du temps c’est juste qu’ils sont jaloux (3) belle imagination! (4) un plaisir sans cesse renouvelé et divin!

Loulou: fait du poney, raconte des histoires, adore le volley, termine ses vacances
Amitiés : cartes, messages pour loulou
Love : m’aide à sortir de ce magma de souffrance et de peurs dans lequel je vis depuis tant d’années, sinon attentif, passionné, romantique, toujours tourné vers le positif
Sorties : crêperie ce soir, chez mémé demain, marché dimanche
Essentiel: se donner le droit d’avoir des émotions, se donner le droit d’être heureuse aussi
Courses: marché et carnets
Envie de: écrire de nouvelles histoires
Zic: Enya

Fin [17h35]

Bon et doux weekend à tous et à toutes. Encore merci pour votre fidélité!

Posted in Atelier écriture

Quelques grammes de magie

De l’arbre là-haut, au sommet de la colline, on peut voir les cigognes migrer. C’est toujours un spectacle réjouissant pour Ella.

Enfant, elle courrait dans la forêt, parlait aux oiseaux, dessinait ses rêves sur l’écorce des chênes. Libre, elle s’esquintait les mains sur les copeaux de bois de ses bâtons magiques. L’appel de la nature, un envoûtement de chaque instant, la tenait éloignée des codes de la bonne société, si chère à sa mère qui tentait, en vain, de la faire entrer dans le rang.

A chaque instant, elle se laissait guider par sa musique intérieure, son intuition sacrée.  Elle ne se pliait pas si facilement aux exigences et sans hésitation, sautait à pieds joints dans l’inconnu.

Elle se souvient de ce temps béni de l’innocence à l’aube de la quarantaine, moment où sonne en elle l’envie de renouer avec son pouvoir et d’en faire profiter le monde autour.

Ce texte est ma participation à l’atelier d’Olivia. Les mots imposés étaient: musique – hésitation – sonner – arbre – quarantaine – envoûtement – copeaux – cigogne

Posted in Carnets de route, Emprise et Renaissance

On ne va pas en faire tout un plat…

Crédit Pixabay

Justement non.

L’idée première de cet article a cédé sa place. J’ai bien trop écrit sur cette histoire, sur les maux, sur le silence, sur tout ce qui déconstruit et empêche même de respirer, sur la colère, la peur (là on peut vraiment la nommer parce que le danger est bel et bien réel).
Beaucoup écrit sur ce qui n’avait aucun sens.

Comme le dit si justement Sand dans un de ses article: Ne pas oublier qu’il n’est pas ” les autres “.
Ça coule de source. Et pourtant ce n’est pas toujours si évident surtout quand un petit quelque chose vient raviver la flamme des mauvais souvenirs.
Il est naïf de penser que nous pouvons les faire disparaitre. Ils existent. Par contre nous pouvons à chaque instant leur dire “non”. C’est notre seul pouvoir, de les empêcher de venir perturber notre présent. Ces souvenirs n’ont rien de bon à nous apporter.

Il faut bien avouer qu’au départ c’est troublant, quelqu’un qui s’intéresse à vous et qui vous trouve aussi assez intéressant(e) pour avoir envie d’être avec vous. C’est presque incongru. Généralement vous vous touchez cinquante fois dans la journée pour vous assurez que c’est bien vrai, que c’est bien vous et que l’autre existe et qu’il n’a pas du tout l’air de faire ça par dévotion ou avec l’intention de vous “posséder”.
Oui comme on possède une table, un canapé. Un objet du décor quoi!

Il a l’air très bien, même épanoui. Et même vous, vous vous sentez bien. Plus besoin de faire semblant. Vous pouvez vous exprimer sans crainte que cela explose, vous pouvez avoir des envies, dire oui, dire non. Vous vous sentez en phase et vous intégrez que vous avez même le droit de ne pas être d’accord et que cela ne va pas changer la profondeur de vos sentiments. Vous découvrez la vie sans cri, sans silences, sans portes qui claquent, sans cette impression de toujours être à côte de la plaque, sans cette sensation de ne jamais être assez.

Je crois qu’il faut du temps pour se réapproprier son corps, son identité, sa valeur. Et de la volonté pour ne plus laisser le passé l’emporter. Il est, bien heureusement, derrière nous et moins nous nous intéresserons à lui, plus son énergie diminuera. Ce qui implique qu’au préalable nous ayons bien entendu travaillé dessus, que nous l’ayons compris et intégré. Sinon c’est juste reculer pour mieux sauter!

Posted in Atelier Ecriture L'Atmosphérique

Challenge Écriture 2020 – #6 (18.02.2020)

Moi et mes idées. Je me filerais des claques parfois. Celle-là m’était tombée dessus à la sortie de la douche, un lundi matin. Comme toutes mes idées, celle ci avait été de suite prise d’assaut par mon cerveau qui avait décidé de passer à l’action, sans tarder.

Un diner d’ex.
Les miens répondaient à un critère commun: la lâcheté. Ils m’avaient tous quitté d’une sale manière. Vous me direz quand on est quitté on trouve toujours que c’est mal fait. Oui mais là je vous assure..

Luc m’avait annoncé: je suis papa avant de raccrocher. J’entendais des cris de nouveaux-nés dans le combiné.
Gilbert me suivait partout, disait oui à tout comme un enfant bien élevé. Il avaiat finit par m’avouer que son chien ne m’appréciait pas et qu’une femme on en trouve une autre, un chien comme le sien, c’est moins sûr.
Algèbre (oui il y a des parents qui sont un peu fêlés de la caboche) m’avait préféré une thèse sur “la géométrie sacrée des pattes de dinosaures”
Martial avait cru bon me faire une démonstration de ce que pourrait être sa réaction si je lui parlais encore une fois de cohabitation.
Philippe avait coupé court à toute tentative de reprise de contact en bloquant tous mes appels et mes mails du jour au lendemain.
J’avais surpris Félix dans la queue du supermarché avec sa femme et leurs trois enfants. Et dire qu’il m’avait juré n’en avoir aucun et en désirer trois, avec moi, rien qu’avec moi!

Mais au fait pourquoi je voulais les inviter, tous ces ploucs qui m’avaient trompée, trahie, humiliée?
L’air de rien, leur montrer ce qu’ils avaient perdu. Ou bien juste savoir ce qu’ils étaient devenus. Je ne leur souhaitais pas le pire, pas le meilleur non plus. J’avais bien pensé au cyanure mais les plans machiavéliques, très peu pour moi. Je ne souhaitais pas finir derrière les barreaux pour de vulgaires histoires de cul qui avaient mal tournées.

Je m’étais offert une journée au hammam pour l’occasion avec le rituel intégral – beauté des mains, des pieds, épilation, gommage, massage, thé a la menthe et maquillage – je voulais être sublime pour ce rendez-vous particulier.
Étrangement ils avaient tous répondus présent à mon mail de retrouvailles. Je trouvais ça presque louche et je me demandais quand même ce qu’ils avaient derrière la tête.

J’avais sorti ma robe préférée, noire, l’avait agrémentée d’un collier de perles, enfilé mes escarpins, ajouté une touche de parfum, avant de m’envoler dans la nuit noire.
Ils se tenaient tous à la porte du restaurant quand j’ai fait mon apparition. Ils avaient tous l’air complètement cons, à me regarder comme si ils avaient vu la Vierge.

Luc voyait sa fille un weekend sur deux et la moitié des vacances scolaires.
Gilbert avait perdu son chien, restait inconsolable.
Algèbre avait obtenu un prix pour sa thèse, celui de l’originalité! Avec un prénom pareil…
Martial avait perdu ses abdos et son style.
Philippe bossait chez Orange, il avait un téléphone greffé à l’oreille 6 jours sur 7.
Il n’y avait que Félix qui sortait du lot, toujours marié, toujours trois enfants. Il me confia tout de même entre le dessert et le café qu’il pensait que sa femme avait un amant! J’étais contente pour elle.

Ils me demandèrent, tout de même, pourquoi cette idée? Pourquoi aujourd’hui?
Une maladie incurable soudaine? Ils avaient de l’imagination.
La crise de la quarantaine? Déjà mieux.
Des regrets? Difficile d’en avoir.

Juste une envie de tourner la page. Rien d’extraordinaire en soi. Ce diner m’avait toutefois confirmé que je valais mille fois mieux que ce que je m’étais autorisée à vivre jusque là. J’étais fin prête à reprendre ma vie sentimentale en main!

Retrouvez les autres participations: My Minds Visit –  Le diner de coqs chez Euphrosyne – Drôles d’invités chez Sandra – Trio chez Mébul

***

J’ai conscience que les derniers ateliers n’étaient pas simples même si vous avez tous relevé les défis haut la main! Pour mardi prochain, je vous invite à écrire un texte à partir de TOUS les éléments suivants.

  • Choisir une couleur:  gris, jaune, rouge, cyan, vert et orange
  • Choisir une émotion:  joie, peur, tristesse, surprise, colère
  • Choisir un des quatre éléments: air, eau, feu, terre
  • Choisir un objet de votre quotidien.

Continuez à prendre du plaisir à cet “exercice” et je vous retrouve  mardi 25 pour  découvrir vos textes!

Posted in Carnets de route

La blessure originelle

Avec cet article, je souhaite ouvrir une nouvelle catégorie de blog, qui traitera principalement de ma reconversion professionnelle, de tout ce que j’apprends en formation et que j’aimerais partager avec vous. L’idée d’un nouveau blog a résonné en moi, puis je me suis dis qu’il était peut-être temps de mettre un terme à cette frénésie d’ouverture de blogs et d’intégrer ici les multiples facettes de mon identité! J’ai tendance à beaucoup – beaucoup trop – cloisonner ma vie.

La blessure originelle – Revenons au commencement.

L’enfant nait. Il s’est fait une beauté dans le ventre de sa mère. Huit mois de création et un mois d’embellissement. Le voilà prêt.

Il baigne dans l’espace utérin, protégé du monde. Relié en permanence à celle qui le nourrit et en prend soin.

Puis il se retrouve projeté dans l’espace aérien. Les bruits, les lumières, le contact. Un choc. Terrible. L’enfant n’a plus ses repères.

Tout s’est fait très vite. L’enfant nait coupable. D’être à l’origine d’une telle violence.

Né par voie basse, c’est en effet lui qui a déclenché les contractions, qui le massaient tout en le poussant vers la sortie. C’est lui qui est à l’origine de cette entrée fracassante dans le monde.

Né par césarienne, il n’a pas déclenché. La culpabilité est alors sans support mais tout aussi présente.

C’est ainsi que toute naissance ou renaissance sera marquée par cette peur liée à douleur de la naissance. C’est pourquoi le changement sera toujours un cap délicat.

L’empreinte de la douleur psychique est en nous dès le commencement.

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Quelqu’un de bien

@Steven Roe

Mei, la maman de Liang le bordait chaque soir et déposait un baiser sur son front, lui répétant les règles de sécurité, ne pas sortir et n’ouvrir à personne. Sauf à Monsieur Chino.

Monsieur Chino vivait au 3e étage, il était marié et père de trois enfants. Il offrait des fleurs à Mei. Juste des fleurs. L’épouse de Monsieur Chino la regardait de haut quand elle la croisait dans le quartier. Elle était peut-être jalouse des attentions de son époux pour cette jeune mère célibataire. Mei restait discrète, souriait à Monsieur Chino tout en baissant la tête. Elle l’aimait bien mais elle savait aussi que tout resterait en l’état. Monsieur Chino était un homme d’honneur. Et Mei, une femme respectable.

Puis Mei partait dans la nuit. Et Liang se posait des questions. Surtout depuis que les gamins de l’école lui avait dit que sa mère vendait son corps dans un bouge du centre, un truc avec des rideaux rouges et un podium, un de ces endroits mal famés, repères d’hommes qui en manquaient.

Liang ne savait pas si c’était vrai mais il savait que sa mère était quelqu’un de bien. Et que que ce qu’elle faisait la nuit, c’était pour lui. Alors il s’endormait en pensant aux anges qui veillaient sur eux.

Ce texte est ma participation à l’atelier de Bric a Book.

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Les États d’Esprit du Vendredi 14.02.2020

Les états d’esprit sont déjà là…C’est parti alors, avec une pensée  amicales pour les fondateurs (Zenopia et The Postman).

Début [20h51]

Photo: Love is in the air
Fatigue :  un peu, sans plus
Humeur : aux anges
Estomac: va aller se sustenter sous peu
Esprit: serein
Cond. phys. : deux cours de yoga, 35 minutes d’elliptique
Projet/Boulot: que des changements de dernière minute et des égos difficiles à satisfaire
Culture:
Livres:  Mornings in Jenin de Susan Abulhawa – Tel Père Telle Fille de Fabrice Rose (bien mais un peu trop de détails glauques parfois) – Le coeur en dehors de Samuel Benchetrit
Films: Ciné Adam

Penser à:  rien de particulier
Avis perso (1): les vacances ça fait du bien aux petits et aux grands
Avis perso (2): pourquoi ils nous saoulent tous avec leur anti St Valentin??
Avis perso (3): un jour il faut arrêter de comparer le présent au passé et vivre!!

Message perso (1) merci! (2) Joyeuse Saint Valentin! (3) profite, profite et ai confiance (4) merci pour chacune des surprises! ( 5) moi aussi j’y pense tout le temps…

Loulou: en vacances, a soufflé ses 7 bougies, va au cinéma, a eu ses premiers cadeaux, a commencé à écrire une histoire de chevalier, fait la fierté de ses grands-parents
Amitiés : cartes, messages pour loulou
Love : si spécial, me fait vivre une palette d’émotions et de sensations
Sorties : groupe de parole, ciné, marché
Essentiel: aimer, s’aimer, se le dire surtout
Courses: marché et carnets
Envie de: continuer à partager le beau
Zic: Marvin Gaye

Fin [21h10]

Très belle soirée et bon weekend à vous tous! A la semaine prochaine!

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Mon Petit Valentin!

Il y a 7 ans…
Je n’en menais pas large sur mon lit qui aurait pu faire office de méridienne, si nous n’avions pas été à la clinique en cette nuit particulière.
La douleur me tenait éveillée depuis près de dix-huit heures, quand j’avais finalement demandé qu’on me pose la péridurale. L’anesthésiste tournait sur trois établissements et avait été appelé d’urgence pour une césarienne. Je pouvais attendre.
Pendant que Cécile me tapait la causette, histoire de faire passer le temps plus vite et d’adoucir l’attente, tu fignolais les derniers détails de ton arrivée.
J’avais laissé les tourments à la porte de la salle somme toute spartiate, lâché les larmes pour pouvoir t’accueillir, il serait toujours temps de reprendre les bagages après, de regagner l’arène. Pour l’heure j’étais tout au plaisir de t’ouvrir grand mes bras et mon cœur.

Ceci est mon texte pour l’atelier d’Olivia – Les mots imposés étaient : méridienne – césarienne – douleur – fignoler – causette – spartiate – plaisir