Ils ont toujours une bonne excuse…

Sa jupe était trop courte, fendue, son décolleté, vraiment plongeant, sa tenue très sexy, son sourire très aguicheur…

Son article très osé, son langage très cru, ses photos très provocantes…

Sa sensualité très exposée, sa liberté très affichée, ses mœurs très libérées…

Sa sexualité très débridée, son regard très appuyé, sa démarche très chaloupée…

Ça se voyait, elle n’attendait que ça…

Quand je dis « ils », je parle en général. Hommes comme femmes manquent chaque jour de respect à leurs congénères. Il suffit de marcher dans la rue pour s’en rendre compte. Ils ont toujours une excuse à leurs comportements inadmissibles.

C’était une pute, un transsexuel, un homo, un/une…

Elle avait plusieurs partenaires…

Elle aimait qu’on la domine…

Il était quand même super efféminé…

Juste une présence dans un périmètre. Juste un être humain qui dans l’esprit de certains n’a pas plus de poids qu’un morceau de viande sur un étal à Rungis. Et là je parle de la France, mais dans tant de pays dans le monde, tant de personnes sont traquées parce qu’elles ne répondent pas à ce que certains considèrent comme la « norme », la leur. Combien d’hommes et de femmes sont harcelés, menacés, parfois réduits au silence ?

Revenons en France. En quoi être « humain » est un problème ? En quoi nos préférences vestimentaires, sexuelles, nos choix de vie, nos professions doivent être vus comme des menaces et ainsi nous exposer à la violence des autres ?

Est-ce que parce qu’une prostitué fait le choix de donner son corps pour de l’argent qu’on peut la tabasser en toute impunité ?

Est-ce parce qu’on est homosexuel qu’on doit être sans cesse montré du doigt ?

Est-ce parce que notre style de vie n’est pas conforme à tout un système de valeurs et de principes moyenâgeux qu’on peut tolérer d’être malmenés, abusés dans notre intégrité d’hommes et de femmes ?

On nous vend de la liberté à tout va. Du vent…Juste pour faire passer le temps…parce que c’est beau sur le papier. De la liberté de pacotille.

La société a un réel problème. Moi je ne comprends pas  et je n’accepte pas qu’on se permette d’utiliser les gens de cette façon, sans se poser de questions. Je ne comprends pas qu’on puisse émettre une seule de ces excuses pour justifier des actes odieux.

Il suffirait pourtant de pas grand-chose. De sortir de sa zone d’idées toutes faites et d’accepter que nous avons chacun notre façon de vivre et d’être. Tant que cela ne porte préjudice à personne. Il suffirait de comprendre que l’autre c’est nous et que nous sommes l’autre. Que la violence fait à l’autre cause une blessure à l’intérieur de nous. Il suffirait d’intégrer qu’il n’existe pas un seul chemin ni une vérité unique.

En sommes-nous seulement capables ?

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Loin de mes idées reçues sur la banlieue (parisienne)…

Copyright Projet “enlargeyourparis”

Il m’avait dit « tu verras, ce sera un endroit qui te ressemblera davantage ».

J’étais bien loin d’en être certaine. Quitter Paris. Pas un crève-cœur non plus, mais quand même. La banlieue je connaissais un peu, pour y avoir vécu quelques temps. Je n’en avais pas gardé un souvenir impérissable non plus (les circonstances n’étaient pas exquises non plus !)

La banlieue, j’avais des idées reçues dessus. Comme les gens en avaient quand je disais que j’habitais dans le 16e. Très « posh » comme quartier. Limite on me regardait comme si on n’appartenait pas du tout au même monde. Et tous se plantaient en beauté. A quelques exceptions près. Alors la banlieue ce serait peut-être pareil.

Il fallait passer le cap…

Ici, les rues sont propres, les conducteurs s’arrêtent aux passages piétons, les commerces sont véritablement de proximité. Ici, on va à pied faire le marché, il y a des maisons et la nature, de jolies fleurs et des petites rues, des passages comme on en voit au bord de mer. Ici, on n’est pas si loin que ça de Paris. On a juste à sauter dans un train. Ici, on lance un bonjour au boulanger en passant le matin et le soir et dès 6h une bonne odeur de croissant chaud vient nous réveiller. Ici, je peux laisser loulou descendre les poubelles comme un grand.

Alors c’est vrai je m’y sens bien. Je ne regrette pas Paris – ni mes voisines! C’est apaisant comme endroit. Quand je rentre le soir, je respire. Et puis c’est calme aussi. Tout en étant vivant. Je peux regarder de ma fenêtre la vie en bas et rien que ça c’est inspirant !

J’avais une image un peu triste de la banlieue: du béton et rien autour. La vie loin de la vie. Comme quoi il faut toujours rester ouvert aux opportunités qui se présentent et ne pas se faire des films à partir de données erronées…

Et vous, des idées reçues? Des idées qui ont changé ?

Toutes ces questions…

Crédit Pixabay

Je me pose beaucoup de questions. Ce n’est pas nouveau. Et c’est ce qui m’a toujours permis d’avancer. Parfois j’aurai voulu en avoir moins, pour pouvoir me poser un peu plus, un peu plus souvent. Parfois ces questions me laissent vide, elles me bouleversent, elles viennent titiller quelque chose à l’intérieur de moi dont j’ignorais l’existence. Ou que je ne veux pas voir. Mes vertiges sont toujours suivis de réponses qui me percutent par leur évidence.

J’ai ces moments où tout m’apparait limpide. Où ce retour à moi me donne énergie et envie. Mais je ne peux pas, je ne souhaite pas rester loin du monde. Le monde est ma nourriture. Écrire ici et ailleurs, partager, vous lire, tout cela participe à mon évolution. Cet espace de vie fait partie intégrante de mon quotidien. Je ne le vois pas comme quelque chose de dissocié, comme je le lis souvent autour de moi es questions sont surement ma plus grande richesse. Même si je reste secouée quand elles arrivent à l’improviste, souvent juste au moment où ma vie est équilibre. Elles viennent par vagues et le vent souffle. Je perds vite mes repères. Le passé revient en force et alors même que je tente de le maintenir à distance, il s’impose. Je me bats à mains nues avec lui. Je le regarde dans les yeux, mon corps tremble, les larmes coulent. Et alors je descends dans un espace où je tente de faire la paix avec tout ce que j’ai vécu.

Comment vivre pleinement le présent si le passé n’est pas digéré – complètement? Mes questions sont ma thérapie.

Et vous, vous vous posez beaucoup de questions? Vous êtes ouverts aux réponses que vous recevez?

 

La tentation de l’infidélité

Il y a toujours une phrase quelque part qui me fait m’interroger!

En ce moment beaucoup de personnes autour de moi changent de lieu de vie, de boulot et beaucoup de familles se trouvent séparées – souvent par choix – le père ou la mère s’installant dans un endroit et le reste de la famille dans un autre. Clairement, ce n’est pas le choix que je ferais, pour l’unité / la cohésion familiale principalement.

En en parlant avec une amie, la première chose qui lui est venue à l’esprit était plutôt liée couple et fidélité. Et là je me suis souvenue de ce que j’ai entendu plus ou moins toute mon enfance, comme quoi un couple ça devrait être tout le temps ensemble et que les velléités de certains / certaines de “vivre leur vie”, c’est à dire de se faire des soirées entre copines, des virées entre copains, des soirées en solo, c’était faire courir un risque – un gros risque – à son couple.

Je trouve çà assez angoissant comme idée. Toute personne extérieure serait donc une tentation. Sympa pour les sentiments, qui ne seraient eux que du vent. Loin de moi l’idée que ça ne puisse pas arriver, mais est-ce que ça ne peut pas arriver tous les jours, tout le temps? Est-ce que regarder un homme, une femme dans la rue c’est déjà de l’infidélité? Est-ce qu’il faut vivre cloitrée chez soi pour ne pas être exposé? Est-ce qu’avoir de bonnes relations avec des collègues de bureau, pratiquer un sport, participer à des cours de dessin, c’est se mettre en danger? Est-ce que si ça arrive, si le couple se sépare, si l’infidélité est avérée, on ne pourra s’en prendre qu’à soi? Voilà le prix à payer pour avoir cru qu’on était libre de tout faire, tout vivre…

La confiance est une valeur phare du couple. Sans cette confiance, le quotidien doit être un véritable calvaire. Les jaloux en savent quelque chose!

Quant à la confiance trahie, chacun réagira différemment. Il n’y a pas une seule vérité en ce monde.

Votre avis m’intéresse? Est-ce que c’est quelque chose qui vous ferait peur aussi? Ou bien vous n’y auriez même pas pensé?