Interview Femmes Inspirantes Saison #2 – Nadège et les Annales Akashiques

Si vous vous souvenez (pour celles et ceux qui me suivent depuis quelques années déjà), courant 2017, j’avais fait plusieurs interviews de femmes inspirantes, que vous pourrez retrouver ICI. Je lance la saison 2, avec une interview toutes les semaines ou tous les quinze jours (je n’ai pas encore décidé) et on commence aujourd’hui avec Nadège!

Bonjour Nadège, peux-tu tout d’abord te présenter (en 1 mot comme en 100 – à toi de voir) ?

Bonjour Marie, je suis Nadège, j’ai 37 ans et je suis créatrice de possibilités grâce aux annales akashiques.

Quel est ton parcours de vie ?

Mon parcours de vie est plutôt atypique et un rien chaotique, surtout professionnellement ! Petite, je voulais être styliste de mode, mais les circonstances m’ont plutôt conduite à des postes de vendeuse, contrôleuse qualité, préparatrice de commandes… J’ai aussi eu une première entreprise dans le secteur de la rédaction web et de l’édition, jusqu’à ce qu’un burn-out m’oblige à me remettre sur le marché du travail salarié. Mais comme je m’ennuie profondément dans un emploi salarié, je me suis relancée dans l’entreprenariat en 2018 !

Mon projet initial était un programme de coaching en créativité, délivré sur une plateforme et destiné à secouer l’esprit créatif de mes client.e.s. Mon premier lancement a été un échec et je me suis rapidement rendu compte que le second lancement que je prévoyais n’avait pas plus de chances de marcher que le premier. J’ai donc tout arrêté pour me recentrer sur une activité qui, depuis le début de l’année, a déjà trouvé quelques clientes – ce que je prends comme un signe encourageant.

Tu t’es formée il y a quelque temps à la lecture des annales akashiques – peux-tu nous en parler plus en détail ?

 J’étais attirée par la formation Soul Realignment depuis plusieurs mois, et l’échec du lancement de mon programme m’a incitée à m’inscrire. Au départ, je prévoyais de me servir de cet outil uniquement pour travailler sur les blocages qui me pourrissent la vie depuis trop longtemps. Finalement, donner des séances à mes « testeuses » m’a plu, et leurs retours ont été assez convaincants pour me donner envie de développer cette activité dans le cadre de ma microentreprise.

Concrètement, les annales akashiques sont comme une immense bibliothèque virtuelle où sont référencées toutes les informations sur notre âme, depuis sa création jusqu’à aujourd’hui. En accédant à nos annales akashiques, on peut découvrir qui nous sommes vraiment, mais aussi remonter à la source de nos blocages pour les libérer. J’aime bien dire que c’est un raccourci pour mieux se connaître et avancer dans sa vie !

Qu’est-ce que tu as appris durant cette formation qui t’a donné envie d’en faire profiter les autres ?

J’ai appris l’importance de poser des actions alignées avec qui on est plutôt qu’avec ce qu’on croit être. J’ai découvert que lorsque nous faisons des choix en désaccord avec notre âme, que nous nous perdons dans des rôles qui ne sont pas les nôtres ou que nous nous acharnons à maintenir des situations/relations insatisfaisantes, cela peut générer des blocages tenaces dans notre vie – et que poursuivre des efforts désalignés n’est d’aucune utilité pour changer les choses.

J’ai compris aussi qu’il est important d’implémenter quotidiennement de petites actions ciblées pour amener des changements concrets dans notre vie. J’ai été sensibilisée très jeune à la loi de l’attraction et au pouvoir de la pensée positive, mais il manquait à ces outils un ancrage « physique », ce qui fait que j’ai pris l’habitude de rêver, de prier et de « mentaliser » plutôt que d’agir. Et lorsque j’agissais enfin, ce n’était pas forcément dans le bon sens puisque je n’avais plus de boussole intérieure pour me guider !

Du coup, cela me paraît important d’accompagner d’autres personnes à retrouver leur alignement pour agir intelligemment et créer de vrais résultats dans leur vie.

À quel public sont destinés tes services ? Que souhaites-tu apporter aux personnes qui te contactent ?

Mes services sont surtout destinés aux femmes sensibles et idéalistes qui ne se reconnaissent pas dans la société actuelle. J’ai envie qu’à travers mon travail elles se réconcilient avec elles-mêmes et retrouvent du pouvoir sur leur vie.

Je me suis moi-même sentie très souvent en décalage vis-à-vis des autres. J’étais souvent heurtée par la méchanceté, la mesquinerie, l’inconscience, l’intolérance et la bêtise dont j’étais témoin. Je pensais que j’avais un problème, que c’était à moi de changer pour m’adapter au monde et être acceptée. Durant mon adolescence, j’ai développé une personnalité cynique, froide et indifférente pour me protéger. Et je me suis perdue dans la manœuvre !

J’ai mis du temps à me retrouver et j’ai parfois encore du mal à me positionner, sans parler de croire en moi. Cela me désole de voir que beaucoup de personnes sensibles sont dans la même situation et souffrent de ne pas être « vraies ». J’aimerais vraiment que mon travail permette aux femmes qui me consultent de laisser tomber leurs masques pour permettre à leurs richesses intérieures de s’épanouir…

Si tu avais un dernier message à faire passer ou un mot à partager, ce serait quoi ?

J’ai très envie de croire qu’en nous réconciliant avec nous-mêmes et en nous réalignant avec notre âme, nous pouvons non seulement nous créer une vie épanouissante, mais également contribuer à construire un monde meilleur…

Merci à Nadège pour sa participation et son partage. J’ai moi-même fais une séance avec elle et je ne peux que vous recommander de jeter un coup d’œil à son offre. Et encore mieux, de vous lancer dans l’aventure. C’est source de grande richesse pour qui se pose des questions et souhaite avancer plus sereinement dans sa vie!

 

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Ce petit rien

Copyright @Ornella Petit

Je le saisis parfois
Une conscience que je ne garde pas longtemps
Ça vient et ça file
C’est suspendu dans le vide
La conscience que tout n’est rien
Que ce rien non palpable est tout
Ça paraît tordu pourtant c’est simple
Si simple
Que ça en est déroutant
Alors l’esprit reprend les commandes
Et tout retrouve sa place
Tout redevient comme avant
Avant la conscience
De n’avoir rien à prouver
Rien à gagner
Rien d’autre à être que ce que l’on est
Mais le sait on?
Qui l’on est

Quand je les vois cherchant ici et là
Reconnaissance, gloire, regards admiratifs
Quand j’entends leurs peurs intérieures
Quand je saisis leur vulnérabilité derrière la façade de certitudes qu’ils affichent pour faire face au monde
La conscience revient me rappeler que nous finirons tous de la même manière
Poussière…
Poussière de terre ou d’étoile

Alors que restera t-il de nous?
Des hommes – des femmes qui avons réussi
Qui avons été les premiers
Qui avons voulu gagner
Mais gagner quoi?
Il ne restera rien des prix – des économies – des possessions
Même les souvenirs qui nous auront tenu chaud ne seront plus
Il restera un peu de nous pour les autres. Puis cela aussi disparaîtra
Nous disparaitrons…

Alors je tremble de ne pouvoir garder cette conscience plus longtemps
La vie me rattrape
Je respire mal
Je ne sais plus
Je me sens coupée du monde
Et pourtant j’entends le monde qui m’appelle
Alors je reviens au connu
A tout ce que je ne saisis pas toujours
Je reviens aux rires, aux larmes
A la peine, à la joie, à l’incertitude
A l’espérance, à moi, à l’autre
A l’équilibre à préserver
Entre ce que je sais et ce que je ne sais pas encore

J’essaie de prendre davantage la mesure du temps
Avant que le temps ne vient toucher ma bulle d’argent
Et la faire éclater

Ce monde de “Tabou”

Source Internet

Tabou. On entend le mot à toutes les sauces ces temps-ci.

Le tabou sur le désir ou non d’enfant, sur le couple et ses choix de vie, sur les maux physiques, psychiques, l’endométriose, la fausse couche, le deuil d’un enfant, sur nos préférences sexuelles, nos choix politiques, la manière d’élever notre progéniture, le harcèlement, le burn-out, le bore-out, la dépression, le choix d’allaiter ou de ne pas le faire, le sexe, la religion, la PMA, les couples libres, le mariage, la pornographie, la sodomie, l’accès à la propriété, l’argent, l’anorexie, l’infidélité, le “terrible two” et ceux qui suivent, l’adolescence, le célibat, la violence, l’avortement, les familles monoparentales, la prostitution, les problèmes de santé intimes, l’immigration, le nucléaire, le handicap, les maladies auto-immunes, l’orgasme, la maladie en général, les MST, l’autisme, le plaisir masculin, le divorce, l’échec scolaire, l’euthanasie, la drogue, la mort…(vous en aurez sûrement d’autres à ajouter)

Et on se vante d’être plus tolérants que par le passé! Alors même que nous jugeons tout le monde et tout le temps.

Nos vies sont passées au crible de ce que non seulement la société mais les “bien-pensants” jugent “bon” ou “mauvais”. Tout le monde a une opinion sur tout et tout le monde la partage, sans se soucier des conséquences.

Certaines chosent se disent quand d’autres ne se disent pas. Mais rien ne se dit vraiment au final. Tout reste en suspens. On reste dans les non-dits, les silences et la culpabilité. Ce n’est plus la religion qui nous traumatise, c’est le regard de tout un chacun sur la manière dont nous choisissons de vivre notre vie. Comme si nous devions rendre des comptes à tout le monde, tout le temps.

Tous ces sujets ne sont ils pas pour la plupart liés à des choix personnels. A partir du moment où ils ne causent pas de tort à autrui, pourquoi vouloir absolument les remettre en question? Pourquoi vouloir absolument avoir raison? Que manque t-il dans nos vies pour que nous cherchions sans cesse ce qui pourrait clocher dans la manière de vivre, de penser, d’être de l’autre?

Maintenant…

Imaginez un monde dans lequel vous pourriez parler de tout ça, sans vous poser cent fois la question sur votre légitimité à le faire, sans vous demandez si une fois de plus on va vous regarder de travers, un monde dans lequel chacun accueillerait votre confession avec bienveillance, en acceptant votre point de vue, sans pour autant le partager.

Ne vous sentiriez-vous pas plus à l’aise dans ce monde-là? Ou préférez-vous rester dans celui qui voit la différence comme un travers à dompter, qui voit chaque individu comme un électron libre à faire rentrer dans le droit chemin?

Une histoire de confiance

Image by sweetlouise on Pixabay

Nous avons tous / toutes vécus des des revirements de situations. Que ceux ci soient  amoureux, amicaux, familiaux, professionnels. Nous avons tous fait face un jour ou l’autre à un départ inattendu, une séparation. Nous avons donné notre confiance à des personnes qui s’en sont moquées. Ouvertement parfois. Certains mensonges nous ont bousculés, beaucoup. Certains secrets ont été divulgués, sans notre consentement. Certaines révélations marquèrent la fin de quelque chose qui ressemblait vaguement à de l’innocence.

La confiance, certains la donnent en deux minutes top-chrono. Pour d’autres, il faut du temps, beaucoup de temps, le temps d’être rassuré, le temps que l’autre fasse ses preuves, le temps des mots et le temps des actes, le temps de la parole donnée et assumée.

La confiance, quand elle est trahie, certains la reprennent en deux minutes top-chrono, d’autres sont fervents défenseurs de la fameuse “deuxième chance”.  Certains font le serment de ne plus jamais faire confiance. Ni à la personne qui les a trahit, ni à personne d’autre d’ailleurs.

Certains font confiance à tout le monde, quand d’autres ne font confiance à personne. Quand l’insouciance dicte les pas des premiers, la méfiance dicte ceux des seconds. Et si on se fiait plutôt à nos intuitions…

La confiance est un ressenti entier, c’est ce qui nous permet d’entrer en relation avec l’autre. Sans confiance, nous risquons fort de rester sur le bas côté à regarder la vie passer. Toutefois une confiance mise à mal, au delà de la blessure, a des conséquences. Sur la confiance en générale et la confiance en soi en particulier. Faire à nouveau confiance demande d’apprendre à bien / mieux se connaître et d’être capable de faire la part des choses entre ce qu’on a connu et ce qui se présente.

La confiance c’est aussi beau et fragile que de la porcelaine.

Il n’y a pas de miracle. La confiance c’est comme beaucoup de choses, ça s’apprend et çà se construit, ça s’entretient et ça se nourrit. De l’intérieur.

Quand le bonheur fait peur!

Crédit Pixabay

J’ai bien conscience que bonheur et peur ne sont pas forcément des mots qu’on voit ensemble généralement. Toutefois, je peux vous dire, d’expérience, que parfois le bonheur fait peur. Oui, surtout quand on n’y a pas été habitué, quand on nous a rabâché que le bonheur c’était une illusion ou que si il existait, c’était pour les autres, quand on a grandit avec l’idée que le bonheur ça se mérite!

Je me souviens…

Pendant les premières semaines que la vie m’offrait avec lui, la peur ne m’a pas quittée. Ou alors juste quelques heures volées. Le combat était acharné. J’ai bien faillit dire « stop », tout arrêter. J’ai été tentée des dizaines de fois, peut-être plus. Partir sans se retourner. Et chaque fois, je me disais qu’il serait vain de fuir, que cette chance, il fallait la saisir et laisser le passé derrière. Plus facile à dire qu’à faire.

J’avais l’impression d’être détentrice d’un trésor trop volumineux pour moi. Je ne savais pas quoi en faire, ni comment me placer par rapport à lui. Cette configuration nouvelle pour moi me laissait chancelante, incertaine.

Si le bonheur se méritait, c’est qu’il fallait donner quelque chose en échange. Qu’est-ce que j’avais à donner? A part des doutes, mes démons, des angoisses bien ancrées, un besoin omniprésent d’être rassurée. A part la crainte que le premier souffle du vent d’automne l’emporte loin de moi. Justement parce que mes mains étaient vides et que mes cauchemars étaient denses.

Qui refuse le bonheur quand il se présente ?

Les personnes qui ne se sentent pas à la hauteur, qui pensent qu’on les aime sans les connaître et qu’une fois qu’on les connait on ne les aime plus. Les personnes qui manquent de confiance, qui ne s’aiment pas.

Le bonheur est troublant quand on l’appréhende pour la première fois. Il est tellement loin de tout ce qu’on a connu, tellement loin de ce qu’on a appris. Alors on déconstruit pour reconstruire. On lâche pour avancer. On le regarde en face et on ose un “oui”. Croire au bonheur c’est avoir foi en la vie. Et cela vaut pour toutes les rencontres, pour tous les chemins. Cela vaut pour l’amour comme l’amitié. Le bonheur ne connait qu’une réalité, celle qu’on veut bien lui donner.

Et vous le bonheur? Inné ou acquis? En avez-vous eu peur un jour? Pensez-vous que c’est une fantaisie, un droit?

Le cauchemar des règles abondantes

On peut même en rire!

Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui sort doucement de l’ombre. Et tant mieux. Âmes sensibles au surplus d’hémoglobine, s’abstenir.

J’étais partie, pour tout vous dire, sur un article un peu différent, qui faisait état à l’heure actuelle des protections périodiques proposées et du fait que la plupart ne me convenaient pas. Sur les réseaux sociaux ou les blogs, on lit souvent des témoignages super positifs, dans lesquels on ne se retrouve pas toujours. Du coup, c’est déjà pas simple à gérer et c’est frustrant par dessus le marché!

Il faut savoir que j’ai tout essayé (cup – serviettes lavables – culotte menstruelle – tampons). Sauf le flux instinctif libre. Non parce que là, sincèrement, ça fonctionne peut-être très bien pour certaines femmes mais…si c’est votre cas, n’hésitez pas à en parler en commentaires.

Suite au scandale sur les tampons – problème écologique de grande envergure et produit nuisible pour la santé – j’ai cherché, comme beaucoup de femmes, des alternatives. Force est de constater que ces alternatives concernent plutôt les femmes qui ont un flux dit “normal” ou “moyen”. Toutefois, moi, avant, je pensais que j’avais un flux dit “normal”. Encore une fois ce n’est pas le sujet évoqué au détour d’un café, j’assumais donc que toutes les femmes vivaient la même chose que moi et si elles géraient, pourquoi pas moi!

Dans les faits…

Mes règles durent au minimum 7 jours. C’est quand même une semaine entière. Dans un mois, l’impact n’est pas négligeable. Les deux premiers jours, le flux est léger. Les deux derniers jours aussi. Les trois jours du milieu, c’est digne d’un film d’horreur. Par abondance, j’entends qu’un tampon (+++) dure 1h30 maximum, qu’une serviette hygiénique lavable rend les armes au bout de 2h30 heures (je vous passe les odeurs), que la cup offre un répit de 3h30, que les culottes menstruelles ne passent pas la nuit. J’ai beau être très à l’aise avec mes cycles en général, souffrir de moins en moins de maux avant et pendant mes règles, je dois dire que ces trois jours m’épuisent à tous les niveaux.

D’abord, parce que les fuites sont fréquentes, mes nuits compliquées – dans ces moments-là partager mon lit avec quelqu’un est une hantise. Parce que je crains toujours de me retrouver dans une situation embarrassante. Encore l’hiver il y a plusieurs épaisseurs pour absorber (même si ce n’est pas du tout agréable de passer une journée entière avec du sang partout), l’été c’est beaucoup plus compliqué. Parce que quand je voyage, que je vais dormir chez des amis, c’est toute une organisation. Quand je fais plus d’une heure de sport aussi ou quand je me retrouve avec du sang partout dans la salle de bain, avec un loulou qui a une envie pressante (depuis le temps il est incollable sur ce phénomène mensuel qui me met dans tous mes états!) Parce que c’est difficile d’en parler, même avec des personnes qui n’ont aucun tabou. Parce que ça me fatigue aussi beaucoup et que si j’en discute avec des professionnels, je sais que la seule chose qu’ils vont me proposer, ce sera un traitement hormonal.

Alors, j’apprends à vivre avec tout simplement, à m’écouter, à lâcher prise – après tout je ne suis pas la seule femme concernée. J’apprends à en parler aussi, plus librement, à ne pas avoir peur. C’est quelque chose de très naturel et j’ai l’impression, que comme beaucoup de choses naturelles, on a tendance à en faire un tabou. Un de plus. Ce qui à mon humble avis n’apporte que plus de problèmes, plus de craintes et ne fait que renforcer les sentiments d’exclusion, de culpabilité et de honte.

Et vous, vos flux, ils ressemblent à quoi? Vous en parlez? Vous n’osez pas? Vous êtes à l’aise avec vos cycles, votre sang? Ou bien c’est un sujet très sensible que vous n’abordez qu’avec votre gynécologue (si tant est que vous en ayez un de compétent) ?

 

Le rêve du silence

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Bip. Bip. Bip. Ce n’est pas le réveil, juste une énième notification sur ton téléphone. Une fois, deux fois, dix fois, cinquante fois dans la journée, le Bip Bip Bip résonne.Tu as reçu un message. XYZ a aimé ton commentaire. XYZ a répondu à ton commentaire. AZE a partagé ta publication. Tu as quatre messages non-lus sur Facebook. Deux personnes te demandent comme amis. Rejoins le groupe de ZER pour partager tes bonheurs de la semaine…

OTY a publié une photo. OTY a publié une photo. OTY a publié une photo…

Les mails se suivent et se ressemblent. Newsletter mensuelle, hebdomadaire, quotidienne. Chacune son créneau horaire. Chacune son message, chacune son offre. Des inconnus qui tout au long de la journée te disent “je peux changer ta vie” – “sois fière de toi, tu es belle” – “tu as toi aussi essayé le flux instinctif, dis-moi tout” – “l’offre que je te propose est révolutionnaire” – “je peux t’aider à devenir une femme épanouie” – “la couleur de ta semaine est…” – “j’ai développé le programme fait pour toi” – “tu n’as rien à faire, juste à être” – “la peur est en toi, il est temps de la regarder en face” – “tu peux gagner beaucoup d’argent, il suffit de le vouloir” – “retrouve confiance en quinze jours” – “si j’ai réussi, tu peux y arriver, dis-moi tout…”

Les minutes sont devenues des heures et les heures ont filé. Sans moi. J’étais là sans être là. Pas dans l’instant en tous cas. J’étais entre la newsletter qui me proposait un programme révolutionnaire pour entrer en contact avec mes guides spirituels et une story Instagram qui me parlait féminisme et beauté de la nature – maintenant il ne suffisait plus de la vivre, il fallait la partager avec la terre entière pour qu’elle existe. J’étais dans un fil quasi ininterrompu d’informations qui ne me parlaient pas mais que je faisais défiler par habitude. J’étais dans le 25e message envoyé sur le groupe Whats’app des parents de l’école qui dissertaient sur la tenue appropriée pour le prochain cours de tennis. J’errais entre le partage de l’une, de l’autre, entre un “peut-être” et un “peut-être pas”, entre “tiens j’achèterais bien ce bouquin” et “ou pourquoi pas cette huile de massage”. J’écoutais des étrangers parler de leur routine beauté et de leurs fringues achetées en vide-grenier. J’étais dans l’apparence, dans l’appartenance à un truc vide de sens pour moi. Certainement pas dans le plaisir du soleil sur mon visage, pas dans le souvenir de la douceur de sa peau.

Beaucoup de bruit. Trop de bruit. Trop de bip. Trop d’informations. Trop de propositions. Le vacarme, le chaos et la perte d’équilibre.

Trop.

D’un coup j’avais besoin de silence, de me reconnecter à moi, de revenir à l’intérieur, de lâcher toutes ces newsletters qui au lieu de m’apporter un peu de bien-être me filaient le tournis. De partir loin des notifications, de cette pression de chaque instant. Que je m’imposais en tant que spectatrice, en tant qu’actrice. Quelle était devenue la valeur de mon partage? Qu’est-ce que je cherchais, qu’est-ce que je fuyais dans cette course à la “proposition qui va changer votre vie”?

Trop de bruit. Stop. J’arrête tout. J’arrête cette machine infernale, cette recherche de likes à tout va, ces chiffres qui ne veulent rien dire. Je mets le frein à main avant que le bruit ne devienne trop assourdissant, avant que je m’y habitue surtout, avant que je ne me rende plus compte de rien.

Le silence. Oui le silence. L’apaisement. Le calme. Les rayons du soleil. La caresse du vent. Les rires des enfants. La vie, sans téléphone. Penser à lui. Penser à toutes ces histoires qui n’attendent que moi pour voir le jour. Photographier le monde, juste pour le plaisir de ce temps là. Le regarder vivre. Être là, dans chaque instant. Et savourer le silence. Surtout savourer le silence. Vivre.

 

On ne peut sauver personne!

Crédit Pixabay

C’est un fait.

Quand on ne le sait pas, on se sent prêt à se perdre corps (et âme) pour l’autre. L’esprit de sacrifice. On cherchera par tous moyens à le/la sortir de telle ou telle histoire, à la diriger vers tel ou tel chemin. En vain. Guérir est un choix personnel. Personne ne peut agir pour une autre personne, l’aider, l’accompagner, si cette personne n’a pas fait ce choix, en elle-même, pour elle-même. Vouloir à tous prix sauver l’autre résulte soit d’une médiocre estime de soi qui a besoin d’un acte fondateur pour espérer s’améliorer, soit d’une forte estime de soi ou beaucoup d’insouciance (je pense à l’amour d’un enfant pour son parent par exemple) qui imagine qu’il peut tout (même ce qui semble par essence impossible).

Quand on le sait. Ou qu’on le comprend enfin, c’est encore un peu compliqué à accepter. C’est compliqué de se dire qu’on ne peut rien pour l’autre, que chacun a son histoire, chacun ses forces et ses faiblesses, chacun aussi ses priorités. C’est compliqué d’accepté de voir une personne que l’on aime sombrer. C’est difficile de se sentir impuissant face au chagrin, à la douleur, aux épreuves de la vie de quelqu’un qu’on aime.

Toutefois on peut écouter, être présent, proposer un avis, donner un conseil, soutenir. Rien de plus. Le cheminement est intérieur. Si la personne ne veut pas le faire ou n’est pas capable, à un instant T de le faire, qui sommes nous pour lui imposer une manière d’être et d’agir?

Quand on l’intègre, c’est presque une libération. De soi. De l’autre. c’est accepter chacun tel qu’il / elle est. C’est accepter nos limites. Et les siennes. C’est accepter qu’il peut choisir telle ou telle voie et que celle-ci peut être à l’opposée de ce que nous aurions fait. C’est son chemin, sa vie. Vouloir lui éviter des erreurs, des impasses, des chutes est humain. Mais c’est aussi lui manquer de respect, ne pas le juger apte à faire face, à choisir la bonne route.

Sauver l’autre n’est pas de notre ressort. La seule personne à laquelle nous pouvons venir en aide, c’est nous-mêmes. Mais sommes-nous prêts à cela? Sommes-nous d’attaque pour plonger dans les profondeurs de la connaissance du Soi?

Votre avis m’intéresse…

L’homme de mes jours et de mes nuits – Volume 2!

Crédit pinterest

Il y a un peu plus d’un mois, j’écrivais ce texte – intitulé L’homme de mes jours et de mes nuits – parlant ouvertement d’infidélité sur ce blog!

Certains, certaines ont compris 1) qu’il s’agissait de 2nd degré 2) que je parlais lecture. J’avoue que cela portait à confusion, c’était fait pour, bien entendu!

Les origines de cette passion sont assez récentes. On va même dire qu’elles ne sont pas de mon fait. Mis à part une ou deux amies passionnées, qui m’en parlaient depuis belle lurette, ce monde là me paraissait bien loin de mes aspirations. Et n’ayant pas d’enfant en âge de lire un pavé de 300 pages, j’étais presque à l’abri du phénomène!

Et puis j’ai rencontré un homme passionné lui aussi. C’est vrai que j’aurai pu partir en courant. Mais bon il avait du charme et des qualités. Et puis je me suis dit que ce n’était pas parce que lui, il aimait, que moi aussi j’avais besoin d’aimer. Le “pour faire plaisir à l’autre” c’est quelque chose que j’avais maintes fois pratiqué, sans conviction et je m’étais d’ailleurs souvent pris les pieds dans le tapis – ce qui parait logique quand tu fais quelque chose qui ne te parle pas et ne te convient pas!

Entre temps, j’ai évolué, j’ai osé davantage de choses, j’ai pris des chemins que je n’aurai jamais envisagé emprunter avant et quand les livres m’ont été offert à Noël, j’ai mis de côté mes idées toutes faites et je me suis laissée tenter par l’expérience. Si j’aimais, tant mieux. Si je n’aimais pas, il n’allait  ni me faire une scène, ni me quitter sur le champ!

Vous imaginez la suite. J’ai aimé et j’ai enchainé les tomes, ceux de 300 pages comme ceux de 700. Autant vous dire que je suis remontée dans l’estime de pas mal de gens et que j’ai descendu quelques marches chez d’autres. On ne peut pas plaire à tout le monde, c’est un fait!

Je vais même vous faire une confidence, j’ai commencé à regarder les films et contre toute attente je suis assez séduite aussi. Sur ces bonnes paroles, je vous laisse, mon amoureux m’a apporté ce matin le tome 7 – Harry Potter & The Half-Blood Prince…

Et vous, adepte? Fan? Pas intéressé(e)? Ou bien comme moi séduit(e)?

Les contours de mon coeur

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Si j’avais su que tous les instants me mèneraient…
A toi

Si j’avais su que tous les combat me mèneraient…
A ce contentement

Si j’avais su que toutes mes larmes s’épanouiraient…
En sourires

Si j’avais su que l’amour pouvait…
Autant
Librement

J’aurais moins douté, j’aurais pris d’autres chemins, j’aurais fait d’autres rêves, cru à d’autres possibles. Et nos routes ne se seraient peut-être jamais croisées.

Sur cette place, il y aura toujours le souvenir de toi. Il a remplacé les autres. Cette place si souvent traversée, regardée, admirée, cette place sur laquelle nos chemins se sont croisés. Il y aura toujours cette première image. Un sourire, une légère appréhension et puis une suite que nous n’envisagions peut-être ni l’un ni l’autre ce soir-là.

Quand mes yeux se posent sur ta démarche, tes mains, ta singularité, c’est mon corps tout entier qui prend le large. Dans ce laps de temps-là, tout m’apparaît possible, tout le reste s’efface, les nuits marquées du sceau de peurs difficiles à exprimer, s’envolent en fumée. Ta présence a ce pouvoir de faire barrage à mes pires cauchemars.

Tu as cette fougue, cette force, cette sensibilité, qui épousent à merveille les contours de mon cœur.

C’est vrai je ne te le dis pas souvent, je crois que c’est par pudeur, ou parce que j’arrive davantage à l’écrire. Et que mes mots tu les lis.

Je t’aime avec des étoiles plein les yeux
Comme une femme qui aurait trouvé un trésor (exquis)…