Le temps des mots doux

J’ai écrit la nuit, noire et terrible, la peur qui saisit et saccage tout sur son passage. J’ai écrit l’orage et les cœurs qui tremblent, la menace qui plane, les heures éphémères. J’ai écrit l’âme tourmentée, attentive au moindre mouvement inconnu, prêt à me faire chavirer. J’ai écrit le silence qui glace, le mépris déstabilisant. J’ai écrit les tripes en vrac, le corps brisé de partout, plaies à vif.

J’ai écrit le chagrin, les larmes au fond des yeux et mes yeux sans vie. J’ai écrit les blessures sourdes, le ventre lourd de tant de promesses inconfortables. J’ai écrit l’envie d’en finir, de m’éteindre dans la nuit, les nuits solitaires, les minutes incendiaires. J’ai écrit quand mon corps ne me portait plus, quand mon cœur ne vibrait plus.

J’ai écrit le chemin, la peur de demain, les matins remplis de cris. J’ai écrit les secondes qui changent le cours du destin. J’ai écrit les maux, les souvenirs attachés à la surface de ma peau. J’ai écrit la honte, le corps qui se livre, sans plaisir, qui encaisse. J’ai écrit le corps qui se meure, les nuits morcelées, l’angoisse du vide

J’ai écrit l’espoir sans espoir. J’ai écrit le pire.

Une page se tourne.

Les heures sont devenues souples, aériennes. Le temps est venu d’écrire la vie dans toute sa splendeur, dans ce qu’elle a de meilleur à offrir, les mots doux, la pluie qui tombe et fait des ricochets sur l’asphalte brillant, le goût sucré des baisers, le désir à l’orée de la cambrure de mes reins, les attentions, le partage, l’écoute bienveillante, les regards fiévreux, les pieds nus dans l’herbe fraiche, les nuits à ébaucher les contours d’un nouveau monde. Le temps est venu d’écrire chaque instant, de vivre intensément, d’aimer passionnément, de donner sans compter, de partager le vrai, l’authentique, d’oser, d’y croire…

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Risquer le meilleur!

Le jour se lève sur la ville et dans l’air flotte le doux parfum de ta peau effleurée par chaque centimètre de la mienne. Un croissant m’attend sur la table du salon. La tête dans les étoiles, je glisse ma silhouette fragile entre les nuages. En équilibre sur le toit du monde, je contemple l’étendue de mon bonheur.

On en revient donc. Le corps s’adapte, retrouve de l’éclat au contact d’un regard posé, d’une caresse déposée . La vie reprend ses droits. Les cicatrices s’exhibent telles des victoires sur la toile de nos envies partagées.

On en revient. On retrouve la confiance. En soi. En l’autre. On se redécouvre, humain, vivant. On s’écrit à nouveau au féminin.

On oublie le goût âpre du chagrin. On se regarde. On s’attire. Nos univers explosent quand nos lèvres se posent sur nos fragilités. Le passé n’a plus de prise.

On en revient donc. Le corps réapprend le plaisir. Sans dégoût ni honte. Là où d’autres folies avaient piétiné nos rêves. Tout devient possible, sans entrave, sans ce regard qui juge. Celui qui contemple l’étendue de notre être en extrait l’essence. Et nos sens prennent le relais. On s’embrase en un clin d’œil.

On en revient donc. Et la force du présent nous fait oublier la peur. On s’offre conscient de la prise de risque. Prêt à risquer le meilleur!

Clap de fin: Sur le chemin…

Une histoire s’écrit chaque jour entre le monde et nous, entre nos histoires communes. Histoires de cœur, de corps. Histoires de peaux, de rêves. Histoires d’amour ou d’amitié.

Chaque jour donne un sens à notre existence et chaque jour nous demande de dépasser blessures et regrets. Chaque jour, nous avançons sur le chemin, parfois pavé, parfois de traverse. Nous posons un pied après l’autre, le pas tantôt sûr, tantôt incertain. Nous regardons parfois en arrière, histoire de nous rassurer. Le chemin est tortueux, couvert de ronces et de racines. Il faut mieux continuer, aller de l’avant, poser les yeux sur la pointe de la montagne plutôt que de redescendre en chute libre. Chaque jour nous espérons en des lendemains plus cléments, nous regardons la lumière prendre de l’intensité, nos yeux se déshabituent doucement de la pénombre, prennent leurs aises avec la clarté. Chaque jour nous construisons à notre rythme sur des bases de plus en plus solides. Le tout n’est pas de savoir si nous faisons bien. Nous tomberons peut-être encore en chemin. Le tout est d’avancer en direction de notre destin. Et d’y croire avec tout notre cœur et toute notre âme.

Notre histoire c’est d’être vivants. Tout simplement.

Je suis venue vous dire…

Les vacances se racontent désormais en souvenirs. Comme chaque été la pause nécessaire m’a offert le recul dont j’avais besoin, m’a donné le temps de regarder la vie s’épanouir, au gré des marées et des tartes aux mûres confectionnées avec la cueillette abondante du matin.

Trois semaines loin d’ici, de vous, loin de ces mots que je retrouve et que je regarde danser sur mon clavier, comme si c’était la première fois. Trois semaines sans se poser de questions. Des vacances libératrices, amicales, salvatrices et peuplées de rires d’enfants, de victoires à savourer, de pieds nus sur le sable, de doigts de pieds chatouillant les coquillages, de balades à cheval, de journées à refaire le monde, d’amour à partager, de sentiments à laisser passer, de robes fleuries, de câlins intenses, de parties de jeux de cartes à n’en plus finir, de repas cuisinés avec amour, de recettes expérimentées, de voiliers à admirer, de glaces à déguster.

Trois semaines pour peaufiner, mettre à jour, déconnecter, s’enivrer de possibles, se sentir “être”, se déclarer “écrivain” sans se voir comme un imposteur, se sentir portée par de nouvelles idées, des projets un peu fous, pour décider puis changer d’avis puis en parler puis changer à nouveau d’avis sur la suite à donner à une histoire.

Je suis venue vous dire que je m’en vais, que d’ici quelques jours vous trouverez porte close, que vous pourrez vous balader au gré de vos envies dans cet espace inhabité, mais encore peuplé de tout ce qui a rendu ces quatre années de partage émouvantes, époustouflantes, passionnantes.

Je suis venue vous dire de ne pas avoir de peine, de ne pas vous lamenter car d’ici quelques jours vous me retrouverez, ailleurs, dans un univers créé rien que pour moi par la talentueuse Aline avec laquelle je travaille depuis près de deux mois sur ce projet de site, tout beau, tout neuf, qui me ressemble davantage, dans lequel j’ai hâte de vous retrouver autour d’un texte, d’un poème ou d’une réflexion sur la vie.

A très vite mes ami(e)s!

 

Et s’ouvrir à l’amour…

Il fallait se reconstruire. Une évidence. Et la danse des saisons s’est emballée, les années se sont multipliées au rythme des briques posées, comme autant de fondations solides pour l’avenir.

Reconstruire le matériel, les émotions, les sentiments. Reprendre contact avec les sens, la vie, l’identité, les rêves, le corps.

Je me suis laissée le temps d’apprendre sur moi, le temps de me connecter à la vie qui avait grandi pendant 9 mois à l’intérieur de mon corps, vaste champ de mines prêt à exploser à la moindre tentative d’intrusion de mon espace vital.

Chaque jour, un mieux. Chaque jour, quelques marches. Chaque jour, des petites victoires à célébrer, noter les bonheurs simples pour avancer loin des ténèbres. Chaque jour, trouver ma place de maman puis de femme.

Cela a pris du temps, son temps. Je ne comptais pas. Je ne pensais pas à après, au temps de la renaissance. Chaque jour, vivre au présent et se donner les moyens de grandir sereinement, de me retrouver face à moi-même, de reprendre les rênes de mes rêves, d’apprendre à m’aimer, à me donner ce que je me refusais depuis tant d’années. Et puis à regarder mon corps, ses cicatrices, ses peurs, ses doutes. Effacer les images de la honte et du dégoût. Pour ne retenir que la beauté de ses courbes bronzées.

Un matin, une lumière un peu différente. J’en étais revenue. Je renaissais à la vie, dans toute ma splendeur, avec l’envie de profiter, de partager, l’envie de donner, de me lancer des défis, de sourire à nouveau à la vie, qui n’avait jamais lâché ma main, avait attendu que je sois prête pour m’entrainer à nouveau dans sa course vivifiante.

Un matin, l’envie de partager ce bonheur de m’être retrouvée. Imaginer à nouveau l’amour me saisir par surprise. Un homme dans ma vie je n’y pensais plus, tellement les dégâts étaient denses, tellement la peur était ancrée en moi. Il me fallait ce temps pour réapprendre à vivre pleinement. Si j’avais tentée avant, je me serais plantée en beauté ou bien je me serais engagée pour les mauvaises raisons.

Je n’aurais jamais pensé un jour pouvoir écrire ces mots, pouvoir envisager de m’ouvrir à l’amour à nouveau, d’en ressentir ne serait-ce que l’envie. M’aimer m’a ouvert les portes vers l’autre, qu’il me tarde de rencontrer…

Ce que j’étais et qui je suis

Je n’écris plus le temps d’avant, j’écris une autre histoire.

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Je me souviens de tout, de la route du retour, de la pluie, des bruits de la nuit, de la chambre à coucher, de l’insomnie, des mots qui frappent et font perdre l’équilibre. Je me souviens des phares des voitures, aveuglantes, de ma nuit à moi, noire, terrifiante. Je me souviens des mains tendues, des larmes partagées, des sourires au milieu du pire, de nos cœurs lourds, de nos mains jointes sur l’avenir si incertain. Je me souviens de ces couloirs, de l’aéroport désert, de nos corps amputés, de nos rêves abattus en plein vol. Je me souviens de nos silences et de nos voix qui tentent de couvrir le tumulte de nos cœurs complètement paumés, bousillés. Je me souviens de tout, des cris, des insultes, de la haine, du mépris au fond des yeux, de l’indispensable à saisir, de la fragilité de nos existences, de l’urgence. Je me souviens de la peur, profonde, incapable de dire pourquoi, celle qui cloue sur place, qui fait trembler le corps, qui menace, la peur qui dit « rien ne sera plus jamais comme avant. »

Je me souviens des rues, des endroits traversés, des portes ouvertes, des cafés fréquentés, des chemins pris en sens inverse, des « je t’aime » artificiels, des journées sans soleil, des matins au réveil douloureux. Je me souviens des questions, des réponses attendues qui ne sont pas venues, des points d’interrogation au bout du fil, des sourires qui cachent si bien tout ce que l’on ne peut dire.

Je me souviens sans nostalgie, juste comme ça. Je revois tout sans crainte, sans colère. Je regarde ma vie d’avant sans jugement. Je me souris en passant, je m’attarde un peu sur la forme de mon visage, la couleur de mes yeux, sur les courbes de mon corps. Je me souviens et je dis. Ce que j’étais et qui je suis. Je regarde en avant, le cœur léger et le corps enfin libéré.

Le dernier jour

Il allait arriver forcément, ce dernier jour, celui des aurevoir, celui qui synthétise, qui se gonfle de souvenirs, qui se souvient des instants partagés, rêves, rires, larmes parfois. Il a pris son temps, il nous a laissé de la marge, histoire qu’on s’habitue. Ce dernier jour est rempli de mots, de messages, de signes de la main. Il s’écrit joliment, dans la douceur, mais se trouve inévitablement rempli de nostalgie, d’images qu’on tente de graver dans nos mémoires fatiguées.

Il est là, tout chose, ce dernier jour qui nous pousse vers la sortie, qui nous oblige à faire un bilan. Ce dernier sera serein, les mauvais jours oubliés, les meilleurs moments retenus comme autant de sourires à contempler.

Dernier jour avant l’éternel recommencement des saisons, le grand saut estival.

Ce dernier jour d’école m’aura un peu chamboulée. L’année semble être passée si vite. Le petit homme que je laissais en pleurs le matin fonce désormais dans sa classe, sans un regard en arrière. Inimaginable hier. Rassurant aujourd’hui. Les grandes vacances nous disent bonjour. Le bord de mer l’attend. Quant à moi, je vais profiter de ce temps en solitaire, si rare, avant de le rejoindre pour cette pause tant attendue tout au long de l’année, ces trois semaines hors du temps et loin de tout qui me ressourcent et gonflent mon cœur de projets.

Dernier jour pour moi, ici, aussi. L’Atmosphérique a 4 ans jour pour jour. En Juillet 2013, je commençais à partager mes espoirs et déboires avec vous. Quatre ans d’une belle complicité qui a grandi au fil de vos lectures et de nos partages. Quatre ans et quelques pauses, quelques envies d’aller voir ailleurs, quelques tentatives avortées et beaucoup d’amour et d’amitié.

Dernier jour pour vous dire Merci et Bonnes vacances pour les chanceux. L’été est chargé de promesses. Gardez les yeux ouverts…

Vers la lumière, pour le meilleur!

Décidément ce manuscrit aura fait couler de l’encre. Relu, presque finalisé. Et les doutes reviennent. Je crois que j’arrive au bout.

Je suis tellement loin de la femme que j’étais à l’époque.

J’ai l’impression de replonger à chaque fois. Dans les souvenirs. Dans la peur. Dans le noir. Alors que tout autour de moi la lumière brille, que les souvenirs sont à nouveau joyeux et vrais.

Un coup de pouce amical m’a mise face à l’autre étape de l’écriture. La publication. Le partage au reste du Monde.

Je ne suis pas certaine d’être prête, pas sûre de le vouloir vraiment ce grand déballage de printemps.

Je prends l’excuse de mon fils. Mais il n’y a pas que ça. Il y a moi aussi, moi qui en ai marre de ressasser le passé, de décortiquer l’histoire, de parler de tout ça, de justifier mes choix. Je ne suis pas certaine de pouvoir répondre aux questions. Je ne suis même pas certaine du pouvoir de mes mots pour aider les autres. On n’aide pas en écrivant. On montre juste la réalité. Dans la tête du lecteur c’est autre chose. J’ai passé des mois à me conforter dans l’idée que ce que je vivais ce n’était rien de grave.

L’impulsion du départ ne peut venir que de soi, d’une intuition, d’un trop plein. Je crois que personne ne peut aider l’autre à s’en sortir sans son consentement. Ce serait tellement simple. Il faut une prise de conscience. Elle ne vient que de l’intérieur, jamais des autres.

A quoi cela sert-il donc ?

A part me maintenir prisonnière d’un passé dépassé.

A part montrer le pire d’un homme qui est, que je le veuille ou non, le père de mon fils.

En relisant le manuscrit je me rends compte qu’il y a beaucoup de pages sur ma descente aux enfers et si peu sur ma renaissance, ma reconstruction. Je ne sais même pas comment je me suis reconstruite. Ca s’est fait pas à pas. Chaque jour, avancer, prendre confiance. Chaque jour se donner des objectifs. Chaque jour grandir et se battre. Je sais juste dire qu’on s’en sort, plus fort, que la vie gagne au final. Comme toujours.

Le tout était que je comprenne pourquoi, comment. J’ai compris. Que reste t-il après ça?

Aujourd’hui j’ai envie de regarder vers l’avant, riche de mes expériences et de mes choix de vie, riche des bas qui m’ont menée vers le haut, riche des merveilles du jour.

Il reste un ou deux chapitres en suspens. Vais-je les écrire ? Ou bien laisser sagement ce manuscrit de côté, un rappel de tout ce que j’ai dépassé, de toutes mes victoires au creux des heures de chaos féroces, un rappel du chemin parcouru.

Mon plus gros challenge : m’aimer

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Je t’aime. Trois mots qui en disent long.

Mais arrivons-nous seulement à les dire. A nos proches ? A nos amies ? A notre amoureux (se) ? A nos enfants ?

Et enfin à nous même ?

Je t’aime. Trois mots qui ne sont pas à prendre à la légère. Aimer c’est simple et compliqué à la fois. Simple car aimer vient de notre être, de notre cœur. Et nous avons tous un cœur. Compliqué car aimer s’accorde avec liberté, authenticité, confiance, respect, inconditionnalité. C’est là que le bât blesse. Il semblerait que nous mettions souvent des conditions à l’amour.

Envers les autres.

Envers nous-même.

Comment aimer les autres quand on ne s’aime pas soi-même ? Je me pose la question depuis quelques années. Je n’y avais jamais pensé avant. Je n’avais jamais pensé d’ailleurs à l’importance de m’aimer. Les autres avant. Toujours.

Est-ce parce que c’est plus facile de penser aux autres que de s’intéresser à soi ? Est-ce parce que s’intéresser à soi implique de creuser, de déterrer des blessures, de laisser tomber des principes qui nous oppressent, de travailler, d’aller à l’intérieur de soi – un intérieur longtemps délaissé ? Est-ce parce qu’on nous a souvent répété qu’il « fallait » penser aux autres ? Est-ce parce l’altruisme est érigé en valeur souveraine ? Et l’égoïsme un travers dans lequel nous craignons de tomber facilement ?

Et si entre altruisme et égoïsme, il y avait juste l’être. On ne peut pas offrir ce qu’on n’a pas. On ne peut pas recevoir ce qu’on n’est pas prêt à accepter dans notre vie. Ne serait-ce qu’un compliment. Comment offrir un compliment sincère qu’on ne se ferait pas à nous-même ? Comment recevoir un compliment sincère en se dénigrant sans cesse ?

On a tendance – moi aussi – à voir les travers des autres d’un coup d’œil, à cerner leurs zones d’ombres et à les décortiquer jusqu’à la dernière miette, à leur en vouloir pour tel ou tel trait de caractère, tel ou tel manque. Et si nous nous intéressions à nous ? Et si nous regardions à l’intérieur de nous pour voir ce qu’il s’y passe, pour distinguer les émotions qui nous traversent, pouvoir les nommer, les étudier et les laisser passer ? Et si nous devenions notre priorité ?

En écrivant cette phrase, je me rends compte que quelque chose fait tilt en moi. Ce n’est pas ce qu’on m’a appris. Ca ne rentre pas dans mes « valeurs », mes « principes ». Et si mes valeurs étaient erronées, mes principes plus adaptés à la personne que je suis ?

Depuis quelques années je prends conscience de moi – une nouveauté agréable et déstabilisante. Est-ce que je me respecte ? Est-ce que je m’aime telle que je suis ? Est-ce que je suis prête à me dire « je t’aime » chaque matin en me regardant dans le miroir ? Est-ce que je me sens libre de passer du temps avec moi, de prendre soin de moi, d’investir en moi ? Est-ce que je  suis prête à me donner ce que je donne depuis des années aux autres et à l’assumer (auprès de ces autres) justement ?

Tant de questions autour de quelque chose de si naturel.

Un gros chantier sur lequel je travaille depuis près de 3 ans déjà. Les progrès sont là c’est certain. Les regarder en face m’aide à aller de l’avant, à y croire même quand tout me pousse à renoncer. Le plus dur en ce moment, c’est 1) le regard des autres (s’en affranchir) 2) ne pas me comparer sans cesse 3) mes principes et la culpabilité qui va avec (les lâcher).

Je vois la belle lumière au bout du chemin. Elle est époustouflante et vraie. J’avance vers elle chaque jour un peu plus, à mon rythme, en me regardant avec des yeux remplis de bienveillance. Et je sais que cet amour une fois installé fera des merveilles autour de moi.

Et vous, dites-moi, vous en êtes où sur ce chemin ?

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