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Et on démarre une autre histoire…

J’ai écrit. Beaucoup sur lui. Sur moi aussi. Sur ceux qui m’aiment. Et ceux qui m’ont déçus.

Puis sur la vie. Tout ce dont on a peur. Ce qui nous met en colère.

J’ai écrit sur les cris. Je vous ai fait rire. Un peu. Puis pleurer. Souvent.

J’ai écrit sur l’actualité, celle qui nous a fait trembler. Celle qu’on regarde les yeux fermés, de peur que la terrible réalité fasse chanceler nos univers, un peu préservés.

J’ai écrit et je vous ai dit merci. Bien des fois. Merci encore. Encore une fois.

J’ai écrit le cœur en vrille et le corps en lambeaux.

J’ai écrit en tremblant. J’ai eu peur.

J’ai écrit en attendant une reconnaissance quelconque, scrutant la liste de commentaires comme si vos mots avaient le pouvoir de changer la donner. Problème d’égo.

J’ai écrit avec passion, mais en me limitant souvent. J’ai hésité.

J’ai écrit d’une certaine manière…

Et j’ai envie d’écrire autrement. Avec plus de passion, moins d’interdit, plus d’authenticité, d’audace.

Je continue d’écrire sur la vie, nos vies, sur les destins qui se frôlent, les corps qui se confondent, les esprits qui fusionnent.

Je continue d’écrire. Différemment. Avec moins de garde-fous autour de moi. En me libérant progressivement de tout ce qui me bloque. Un peu trop.

Je continue. Avec vous. Si vous le voulez bien!

Merci…

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Dans l’enfer Syrien…

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Texte original écrit en juin 2014 – 2 ans et demi après, la réalité dépasse l’entendement. Ne baissons pas les bras, ne laissons pas la haine prendre le dessus, continuons à élever nos voix pour que ce massacre cesse, luttons envers et contre tous pour la PAIX.

Sous les ruines, l’enfer se devine mais ne s’imagine pas, de crainte de voir les fantômes revenir sur les lieux du drame. Dans les rues commerçantes ravagées, les rires des enfants divisent le silence de plomb qui s’est abattu sur la ville depuis le commencement des hostilités. D’un côté l’espoir et l’envie de reconstruire. De l’autre, la terreur ancrée dans les yeux des survivants, écartelés et divisés.

Les maisons ne tiennent debout, que par le biais de minuscules blocs de béton reliant le bas avec le haut, l’avant avec l’arrière. Ceux qui sont revenus, cherchent ici et là des restes du passé, des souvenirs éparpillés et à moitié bouffés par les rats, qui ont fait de ces décombres leur terrain de chasse privilégié.

La route principale est jonchée d’ordures. Les enfants y jouent pieds nus, insouciants, comme si la guerre ne pouvait les atteindre. Ils ne regardent pas en arrière. Ils ne regardent pas l’avenir. Ils sont figés dans le présent, comme des statues de glace.

Les adultes font des va et vient entre le monde qu’ils ont quitté et celui qui leur fait face. Il y a quelques années, ils étaient pauvres mais ne se plaignaient de rien. Ils allaient travailler, gagner ce qu’il fallait pour vivre, pour nourrir leur famille. Ils ne demandaient rien d’autre. Ils n’enviaient personne. Aujourd’hui, ils n’ont plus rien. Ils se demandent comment ils vont tenir jusqu’au lendemain.

Ici et là, on croise des cadavres d’animaux, des restes de vaisselle ébréchée, portant les initiales d’une famille, dont il ne reste plus qu’un parent fatigué. Les carreaux des fenêtres ont été soufflés par les explosions à répétition. On les a remplacés par des bouts de tissus, des morceaux de cartons, récupérés au hasard.

Quand le soleil se couche, la ville se dresse dans le ciel noir, meurtrie, blessée dans sa dignité royale. De sa splendeur d’antan, il ne reste que des ruines grises, des maisons éventrées et offertes en pâture aux pillards de passage. Ses habitants ne sont plus que des ombres folles, qui se remémorent le passé et font fleurir la vie au milieu des décombres, pour ne pas sombrer ni mourir avant l’heure dite.

Au loin, les drapeaux du régime n’en ont que faire. Ils sont toujours debout. Ils sont le symbole d’une toute-puissance destructrice, qu’aucun pays ne se sent prêt à combattre. Il y a longtemps que la vie des Hommes ne fait plus le poids face au pouvoir et à l’argent.

Crédit Photo – Khalil Ashawi

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Je choisis de ne pas fermer les yeux

J’ouvre les yeux. Je peux choisir de ne pas le faire. Je peux choisir d’occulter la réalité, m’enfermer dans ma bulle, me protéger. Je peux choisir de ne pas voir, de ne pas avoir mal, de ne pas sentir mon cœur trembler à l’évocation de ce qui se passe, la-bas, dans ce pays que je ne connais pas, dont les images défilent sur mon écran de télévision, pays décharné et meurtri, pays massacré, pays que l’on laisse à la merci de martyrs sanguinaires. Je peux refuser l’indifférence du monde occidental. Je peux fermer mon cœur face aux rues, jonchées de cadavres, tombeaux à ciel ouvert. Je peux objecter que ça se passe loin, que je suis impuissante, que mes prières n’y changeront rien.

Mais je ne le fais pas. Je choisis de me prendre en pleine figure l’image de la mort qui balaye les rues, qui fauche les vies d’hommes, de femmes et d’enfants innocents. Je choisis d’ouvrir les yeux sur l’insoutenable, sur la cruauté qui décime, sur les rats qui courent parmi les restes de ce qui fut jadis une ville classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Je choisis de prier pour que ce bain de sang cesse, pour que les hommes au pouvoir du monde mettent un terme à ce massacre. Je choisis la vie face à la terreur. Je choisis le regard des enfants comme soutien, les promesses et l’espoir inhérents à chaque existence. Je choisis la colère à la place du chagrin. Je choisis de ne pas fermer les yeux.

Et je me tourne vers le ciel, ensoleillé ici, ensanglanté la-bas. Je prie pour ceux qui partent, ceux qui restent, ceux qui résistent, ceux qui agonisent, ceux qui luttent, ceux qui aident, ceux qui fuient, ceux qui espèrent, ceux qui aiment, ceux qui avancent coûte que coûte, ceux qui défient les armées de leur yeux perdus dans l’immensité de l’éternité.

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Jamais deux sans trois!

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La poésie n’a pas toujours fait partie de ma vie. En 2010, à Dublin, je décidais de franchir un cap et de prendre des cours du soir en Creative Writing (Ecriture créative).

Les premiers essais furent compliqués. Ecrire, oui, mais en anglais, cela se corsait. Je crois que j’avais énormément de choses à dire, à sortir, à faire éclore. Mais je me trouvais parfois confrontée à un vocabulaire, une maîtrise de la syntaxe, des règles de grammaire et d’orthographe limités. C’est à ce moment-là que les mots sont venus à moi sous forme de poèmes – une manière de faire passer un message en peu de mots. Je me suis pleinement épanouie dans cette forme d’écriture. Je me suis essayée aux autres formes d’écriture, textes courts, nouvelles. Mais j’ai gardé un faible pour la poésie.

Certains le savent (les autres vont le savoir), je tiens un blog en anglais, que j’alimente moins régulièrement que celui-là mais que j’aime tout autant. Je crois que certaines de mes lectrices me lisent depuis le tout début et j’ai tissé des liens forts et précieux avec certaines d’entre elles – nous nous inspirons mutuellement.

Il y a quelques mois, j’ai souhaité faire un fichier général avec tous mes poèmes, ceux publiés sur mon blog et ceux partagés en cours, plus tard en groupe d’écriture et tous les autres, écrits pour me libérer, pour avancer, pour faire jaillir la lumière. En les mettant bout à bout, j’avais près de 100 pages de poésie. Au départ, je souhaitais juste les regrouper tous dans un livre – pour moi – pour me replonger dans leur lecture de temps en temps, pour le plaisir, un plaisir personnel. Puis en les classant par thème, je me suis rendue compte qu’ils étaient nombreux ces poèmes à parler d’Amour.

Et comme l’Amour se partage, j’ai fait un tri, j’ai sélectionné ceux qui avaient une valeur sentimentale particulière (je me souviens assez bien du contexte, de l’endroit, des sentiments ressentis attachés aux textes que j’écris – en général) et je les ai compilé dans un petit recueil – Iridescent Delight – qui a tout d’un grand, puisqu’il parle du sentiment le plus pur et le plus beau du monde.

20161118_071700-1_resizedCe recueil je le voulais avant tout comme un concentré de tendresse. En version originale. Traduire mes poèmes m’est impossible. Je l’ai fait à de très rares occasions – ce que j’écris en anglais et en français n’a rien à voir (vous pourrez aller jeter un coup d’œil à Mahshi and Marshmallow pour vous en rendre compte).

J’ai conscience que ce recueil est loin d’être parfait (pour les raisons évoquées précédemment, l’anglais n’étant pas ma langue maternelle) mais  je le vois comme une lettre ouverte de mon cœur à votre cœur. Et j’espère qu’il vous touchera et vous aidera à traverser les heures grises, parfois noires de votre vie et à savourer le bonheur quand il se présente.

Certains de ces poèmes ont justement été écrits à des moments très pénibles de mon existence – si ils peuvent paraître parfois simples ou innocents, sachez qu’ils m’ont aidé, chacun à leur manière, à remonter la pente, à saisir les mains tendues, à puiser dans le puits sans fond qu’est l’amour les forces nécessaires pour refaire surface). Ce livre est dédié à deux femmes exceptionnelles, l’une vivant au Canada et l’autre en Afrique du Sud, que je n’ai jamais vues, qui ne m’ont jamais vue, mais qui tiennent une place essentielle dans ma vie et celle de mon fils.

Vous pouvez vous le procurer sur le site The Book Edition (6€) ou en me contactant directement (jusqu’au 16 décembre, je vous offre au choix les frais de port ou un marque-page).

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Et si je n’avais pas envie de refaire ma vie (là, tout de suite) ?

“Tu n’as pas refait ta vie” sous entendu “tu n’as pas un mec dans ta vie”?

C’est la première question que me posent les inconnus quant au détour d’une conversation j’énonce la réalité brute de mon statut de maman seule et divorcée. Je n’ai souvent pas le temps de répondre, que mon interlocuteur juge bon de se lancer dans une tirade qui dit plus ou moins, selon les cas, qu’il serait temps d’y penser, que je suis jeune, qu’il faut sortir, rencontrer du monde, que la vie est faite pour être partagée, que si je n’ai rencontré personne depuis xx années, c’est sûrement que je suis trop exigeante ou pas assez ouverte.

A tous ces gens bien-pensants, qui j’en suis certaine, agissent avec le cœur, j’ai envie de répondre :

  1. Qu’ils ne connaissent pas les tenants et les aboutissants de mon mariage, de mon divorce, qu’ils ne savent rien de l’homme qui a partagé ma vie (si tant est qu’il l’est partagée un jour, mais ça c’est une autre histoire), qu’ils se permettent de porter un jugement sur mes choix sans me connaître, sans savoir d’où je viens, ni où j’en suis dans ma vie.
  2. Qu’une procédure de divorce ce n’est pas un acte anodin, que ça prend aux tripes, que ça réveille la nuit, que ça fait perdre confiance, en soi, en l’autre, que ça remue, que ça implique qu’on devienne ce qu’on n’est pas, pour gagner une partie, pour se protéger, pour protéger ceux qu’on aime. Un divorce c’est parfois accepter la guerre…
  3. Que mettre un enfant au monde ce n’est pas non plus un acte banal. Qu’une fois qu’il est là, ce n’est pas forcément évident de créer ce lien, dont toutes les mères nous rabâchent les oreilles comme si c’était quelque chose d’inné. Moi il m’a fallu près de 4 ans pour me sentir pleinement maman !
  4. Qu’un divorce (ou une séparation d’ailleurs) s’accompagne d’un long travail de deuil. Apprendre à se pardonner. Apprendre sur soi, sur l’échec. Apprendre à s’aimer soi, à s’accepter, à accepter ce passé, à avancer avec nos souvenirs, le manque de confiance, la peur de l’autre, la crainte de se planter à nouveau en beauté.
  5. Qu’ils ne savent pas qu’en revenant, j’avais tout à reconstruire. Mettre un enfant au monde, trouver du travail, trouver un logement et un mode de garde. Sans parler des multiples démarches administratives qui ont duré des mois et des courriers aux ministères pour que quelqu’un daigne enfin m’aider, qu’il a fallu que je raconte ma vie un nombre incalculable de fois à des personnes pas toujours bienveillantes. Que j’ai mis du temps à trouver mes marques, à aller mieux, à sortir la tête de l’eau.
  6. Qu’il y a quelques mois je me suis mise énormément de pression pour justement faire des rencontres, m’ouvrir davantage aux autres, créer des opportunités et que je me suis perdue dans cette quête, que je me suis éloignée de moi et de mon fils.
  7. Que aujourd’hui, me trouver, gérer ma vie, développer ma relation avec mon fils, m’entourer de personnes, d’amies bienveillantes est ma priorité. Savoir ce que je veux. Prendre soin de moi (enfin). M’aimer (avec conviction). Ecrire. Donner le meilleur de moi-même dans mes relations. Vivre intensément, sans deadline à respecter, sans « il faut que ». L’amour viendra peut-être frapper à ma porte, je l’accueillerais avec bonheur. Mais je ne vais pas le chercher frénétiquement comme vous me le conseillez.
  8. Qu’il existe aussi des célibataires heureux! (même si la société veut nous faire croire que point de salut sans un homme ou une femme dans sa vie)

Le reste viendra…

Quand le temps sera juste pour moi…

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Le Blues de la Parisienne

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Je vous ai déjà dit que j’aimais Paris. Je n’ai pas toujours aimé Paris. Je n’aimais pas quand je n’y vivais pas. Paris me faisait peur – trop peuplé – trop grand. Depuis que j’y vis, j’aime. J’aime Paris qui vibre, Paris qui bouge, Paris qui aime. Paris est belle et audacieuse. Paris m’inspire, Paris respire. Paris me donne des ailes. Paris me guide et m’offre de belles découvertes. Paris m’a manqué pendant que je vivais ailleurs. Paris m’a toujours accueilli avec le sourire. Paris m’offre de jolies heures, de belles balades au gré de ses jardins et musées. Même quand Paris a peur, j’aime Paris.

Je ne suis pas une râleuse. Même quand Paris fait la tête, j’arrive à me souvenir de ce qui fait mon bonheur. Pour beaucoup Paris va vite et Paris court. Je n’adhère pas. Je prends Paris comme elle vient, quand je peux. Je ne me laisse pas happer par ses folies passagères. Paris m’envoute et sait me faire rire. Paris semble parfois hors du temps. Et le temps la rattrape, laissant mon cœur un peu plus triste, mes rêves un peu plus fades.

Mais hier dans le métro, serrée comme une sardine dans une boîte trop petite, j’ai eu un peu le blues. J’ai ressenti comme une envie d’être loin de Paris, loin de cette foule compacte qui chaque soir découvre à son grand désespoir, qu’une ligne de métro est bloquée : accident voyageur, colis suspect ou accident d’exploitation. Les mines joyeuses perdent de leur assurance et chacun regarde avec frénésie l’écran de son téléphone ou les panneaux du réseau, pour choisir en quelques secondes top chrono l’itinéraire le plus sûr pour arriver chez soi sans perdre son temps ou son reste de bonne humeur.

J’aime Paris et parfois j’aime aussi le métro. Pas tous les jours. Pas hier soir. Pas quand les trains sont en retard. Pas quand Paris crie, pousse, s’escrime à se frayer un passage, m’intimant l’ordre de ne rien dire, de bloquer ma respiration jusqu’à la prochaine station, croisant les doigts pour que rien ne vienne ralentir la difficile progression des rames vieillissantes. Pas quand un énième colis suspect sème le doute dans nos esprits encore un peu traumatisés, surtout si l’annonce se fait un vendredi soir, non loin d’un quartier endeuillé.

J’aime Paris même la nuit. Mais aujourd’hui je rêve de moins de frénésie, d’un endroit calme pour me ressourcer, d’un coin de paradis près de la mer, dans la maison de mon enfance, un coin tranquille pour reprendre des forces. Avant de retrouver Paris, vivifiante et amoureuse, comme au premier jour !

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Dans les couloirs du métro…

Prendre le métro. Capturer des instants qui peuvent paraître insignifiants au premier abord. Instants qui racontent une, mille histoires. Instantanés furtifs du temps qui coule, de la vie qui s’emballe ou de celle qui prend son temps.

Au gré d’une promenade dans un charmant coin de Paris, j’ai photographié au gré des arrêts ces moments particuliers. J’ai saisi la vie dans ces souterrains si redoutés par certains. J’ai capté la couleur au creux de la nuit.

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Posted in Tout un poème

La couleur de ta peau

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Elle m’interroge

Elle te condamne

Elle filtre le soleil

Elle danse près des étoiles

La couleur de ta peau, trop brune

A côté de la mienne, trop pâle

Un mélange qui fait tâche

Dans le paysage

Et pourtant

Ils nous prédisent de beaux enfants

Coup d’œil sur les nouvelles du jour

Tricheur, voleur, menteur

Si tu es blanc

Tu es sauvé

Un peu basané

Condamné

Et pourtant

On s’entretue même entre blancs

Peau cuivrée

On t’attribue un style

Une manière de parler

Une façon de marcher

Ton passé est fiché

Ton avenir compromis

Ton nom sur ton CV suffit

Pour le classer dans la pile

 « A ne pas rappeler » SVP

Peau laiteuse

On te regarde de travers

Tu ne réponds pas aux critères

De beauté

De la société dans laquelle tu es née

 On en prendra une autre

Camée aux séances d’UV

Qu’importe si ça flingue sa peau

Elle décrochera d’un coup le contrat

Qui fera d’elle une Bimbo !

Noir, blanc, jaune, rouge foncé, café au lait

Même les nuances y passent

Comme si mettre un mot

Sur la couleur de nos peaux

Pouvait avoir un quelconque impact

Joueur, volage, travailleur ou arnaqueur

Tu auras beau te débattre

Avec ces images,

Elles sont attachées

Au teint de ton visage

Et celle de ton cœur?

Rien que des couleurs

Celles que les enfants font danser

Sur des rubans

Dans la cour de récré

Se taire

Ou se révolter

Abdiquer

Ou renverser tous ces clichés

Erronés ?

Qui nous condamnent

Toi et moi

Dans ce monde

Sans foi ni loi

Lève-toi

Vas leur dire

A eux là-bas

Ceux qui te jugent

Sans savoir

Vas leur parler

De liberté

De notre différence

Pour qu’ils se souviennent

Que d’autres ont rêvé

Qu’un jour nous serions tous égaux

Peu importe la couleur

De notre peau

Texte écrit en 2010 et remis à jour dans le cadre du concours “Edilivre 48h pour écrire

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Trouver son équilibre – un sujet encore et toujours d’actualité

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Je ne pensais pas écrire à nouveau sur le sujet, non pas qu’il ne soit pas d’actualité, mais parce que je pensais en avoir fait le tour.

L’équilibre. Qu’est-ce que c’est ?

Le dictionnaire énonce : « Position stable d’un système obtenue par l’égalité de deux forces, de deux poids qui s’opposent. État de quelqu’un qui maîtrise sa position et ses mouvements. »

Pour moi, l’équilibre c’est d’avancer en maintenant les différents aspects de ma vie, mes émotions, mes projets sur un même niveau. C’est trouver la bonne mesure dans chaque chose. Et force est de constater que ce n’est pas toujours évident à instaurer ni à conserver d’ailleurs.

C’est l’InstaStory de Mély qui m’a donné envie de partager à nouveau sur cet équilibre qui, à mon avis, est la base, le socle de nos vies. Avec toute la bienveillance qui la caractérise, elle nous fait part de sa façon à elle de concevoir l’équilibre et nous confie quelques clés pour l’atteindre, tout en précisant bien que c’est en pratiquant que le chemin devient plus lumineux et serein. Agir sur ce que nous pouvons changer et accepter ce sur quoi nous n’avons pas la main.

Nous pouvons en parler pendant des heures. Votre notion d’équilibre ne sera pas la mienne et la mienne ne sera pas la vôtre. Car avant de travailler sur l’équilibre en lui-même, il est essentiel de définir les sphères qui composent notre vie. Elles varient en fonction de l’importance que nous donnons à chacune.

Pour ma part, il y a ma famille, mes amies, l’écriture, mes envies / projets / rêves, mon travail (qui mérite qu’un jour je me penche dessus pour réaliser mon véritable potentiel de vie).

L’équilibre entre ma vie avec moi-même et ma vie avec les autres. J’ai besoin de contact et de solitude. Besoin de calme, de me retrouver seule et d’interagir avec les autres. J’ai envie de partager du temps avec mes proches, mon fils, ma famille, mes amies et envie de faire de nouvelles et belles rencontres.

L’équilibre entre mon travail et ma passion pour l’écriture (avec pour ambition un jour de fusionner les deux) et au sein même de l’écriture, l’équilibre entre partager avec vous via mon blog notamment et prendre du temps, du recul pour travailler sur mes textes, mes recueils.

Beaucoup de conflits d’intérêt qui parfois menacent justement mon équilibre. Je voudrais tout d’un coup. Ce n’est pas possible. Alors je note mes priorités et je mets un point d’honneur à me tenir à certaines résolutions, quitte à changer de cap plus tard. Tout est toujours en mouvement chez moi. J’ajuste et je fais des choix. A partir du moment où je suis en accord avec ses choix, ma vie est légère et douce. Dès que je ne veux pas choisir et tout faire (en sachant pertinemment que c’est impossible), toute action est alors vouée à l’échec. Je me remets en question et j’apprends sans cesse.

L’équilibre s’acquiert au quotidien, pas à pas, quand nous acceptons de lâcher prise et de faire confiance à la vie.

Et pour vous, c’est quoi une vie équilibrée? Avez-vous trouvé cet équilibre? Ou le cherchez-vous encore? L’avez-vous touché du doigt? Ou êtes-vous toujours en train de tâtonner? Pensez-vous qu’un jour on peut l’atteindre une bonne fois pour toute? Ou bien qu’il s’agit du travail de tout une vie?

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Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les Etats d’Esprit du Vendredi 02.12.2016

J’attends toujours la dernière minute pour écrire mon article. Je lis les autres avant de prendre le temps de noter les miens. Allez, je rejoins le rendez-vous « les états d’esprit » créé par Zenopia et The Postman. Les règles sont simples: copier le formulaire – noter l’heure de début et de fin – laisser un commentaire sur leurs blogs respectifs pour la mise à jour des participations et le tour est joué. C’est parti:

Vendredi [17h17]

Fatigue : légère (il faut que je me couche plus tôt…)

Humeur : un mix de bien et moins bien

Estomac : thé et clémentines * mon odeur de Noël

Cond. phys. : sport ce midi

Esprit : trop plein – plein de doutes et de remises en question

Boulot : ça se termine

Culture : Douglas Kennedy

Penser à : commander les billets pour le jazz-concert de dimanche avec l’escargot

Avis perso : moins de commentaires sur le blog – avez-vous perdu la foi (en moi)? C’est ça de se regarder le nombril de temps en temps…

Loulou : a des copains, est calme, fait des expériences, chante et mange des bonbons.

Msg perso : C’était bien ces deux jours ensemble!!!

Amitiés : vais les voir bientôt

Love: on passe

Sorties : demain et dimanche

Divers : Youpidoo Swap à envoyer

Courses: de Noël

Envie de : solitude…un peu de temps pour moi avec moi-même

‘zic: Norah Jones

Vendredi [17h29]

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Bonjour Décembre!

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Bonjour joli mois, dernier mois de l’année, mois de communion et de chaleur, mois de partage et d’attention, mois de bilan et mois de fêtes.

Décembre est là, déjà diront beaucoup. Une année de plus. Des bonheurs à égrener et des difficultés à laisser passer. Des victoires à savourer et des échecs à regarder sous un nouvel angle pour en tirer le positif. Puis laisser de côté ce qui ne nous servira pas, ce que nous ne souhaitons pas emporter avec nous pour l’année à venir.

Décembre, le compte à rebours avant les fêtes de fin d’année. Noël d’abord et l’odeur particulière des sapins, des petits gâteaux fourrés aux épices. Noël et les décorations, les guirlandes lumineuses qui font battre un peu plus vite les cœurs des petits et des grands aussi. Noël ou le goût particulier des souvenirs.

Décembre, comme une parenthèse dans l’année, le temps de prendre la vie comme elle vient, de lâcher prise, de prendre soin des siens, de passer du temps entre amis, en famille, et se souvenir de ce qui compte, avant les doutes et les soucis, avant les problèmes et les envies, avant soi, avant les deuils et les nuits d’insomnie, avant ce qui nous peine et ce que l’on fuit.

Décembre est là et je vais tenter, non pas de retenir les jours, mais de noter le meilleur de l’année, de me remémorer comment 2016 a débuté, regarder avec bienveillance (Le mot choisi pour 2016) le chemin parcouru, les projets réalisés, relire vos mille et un petits mots déposés ici et ailleurs et qui chaque jour me rappellent combien ma vie est belle (et comme je l’aime), même quand elle est chaotique, même quand le moral n’y est pas, même quand je ressens l’envie de tout mettre par terre et tout reconstruire une énième fois. Je vais fermer le livre de l’année en mettant en lumière tout ce qui a compté, les petits comme les grands instants, les leçons apprises, les secrets murmurés par mon inconscient.

Décembre est là et j’ai envie de vous offrir quelque chose. Prenez ma main, suivez-moi. Mon cadeau se décline en livres. Un livre est un cadeau qui fait toujours plaisir à celui ou celle qui aime se plonger dans la découverte d’univers inconnus.

Je vous propose donc 3 formules toutes douces (commandes uniquement par mail via missk123@yahoo.com) :

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  • 1 livre acheté (au choix) : Dédicace personnalisée + frais de port offerts
  • 2 livres achetés (au choix) : Dédicace personnalisée + un marque-page offert
  • 3 livres achetés (au choix) : Dédicace personnalisée + un marque-page offert + emballage cadeau offert

Pour l’occasion, Iridescent Delight et L’essence de l’être sont à 6€. Ils avaient un prénom reste à 7€ (le bénéfice des ventes étant reversés à l’association IMAD). Merci de me dire en commentaire si vous êtes intéressé(e)s pour que je fasse une première commande générale (approximative).

Les commandes définitives devront être passées par mail avant le 14 décembre.

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