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Réflexions d’un jeune écrivain en herbe #2

Je vous livre aujourd’hui la suite de mes réflexions…Et je vous laisse la parole à la fin.

On veut écrire. On se dit peut-être ou pas. La plume file. Au bout du compte, rien. Le vide. L’inspiration se faufile, se défile. Les mots s’ajoutent les uns aux autres. Tout est fade, sans âme. C’est étrange comme parfois on veut dire quelque chose mais les mots ne sortent pas. Ils restent coincés quelque part. Ils décrochent. On s’accroche. L’idée est là. Les personnages ont un nom. On a des lieux, des descriptions en tête. Mais quand on se lance, tout flanche. C’est fatal. On se relit. On efface. Ca ne sert à rien de continuer.

Les mots ont sûrement besoin de repos. Nous aussi peut-être. Mais qu’il est dur de se résoudre à ne rien écrire.

On poursuit sans grande conviction. Et le résultat est banal. Pourtant les mots cognent. On se sent prêt à faire le vide, à les laisser sortir, à les voir envahir l’espace. On voudrait qu’ils glissent sous nos doigts, qu’ils caressent le papier. Mais rien ne se passe.

A force de contrarier le destin, on passe des heures à élaborer des plans qui ne verront jamais le jour. On se force à essayer, rien qu’une fois et les secondes se transforment en minutes et les minutes se chamaillent. Et le temps passe. Ca nous agace.

La vie est ainsi faite qu’on peut ici et là trouver des idées de dialogue, des situations à décrire, des personnages à faire vivre sous notre plume. Les penser et les faire exister. Mais comment les faire sortir de notre esprit et leur donner vie ?

Nous pensons parfois y arriver, le temps de quelques lignes bien huilées. Et puis le crayon s’arrête. Il n’y a plus rien. Ni idée. Ni mots. Le vide sous nos mains. Il faut se résigner, nous n’avons pas le talent des grands écrivains. C’est même très facile à admettre. C’est même ce qui nous sauve d’un éventuel fiasco littéraire. Nous ne souhaitons pas creuser plus loin et nous abandonnons d’un coup nos projets et nos rêves.

A suivre lundi prochain…

Crédit Photo – Tina Smithers Tumblr

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Instantanés Singuliers 2016 – Février

J’ai mis un peu de temps à éditer ce billet, je m’en excuse. Mais voilà le résultat. Je ne suis pas déçue. Vous avez été sept à répondre à l’appel de ce premier thème de 2016 et je vous en remercie. Place aux participations:

Ils avancent Main dans la Main Chez Julie

Sabine nous régale avec quelques Petits travaux manuels

Pidiaime nous fait découvrir L’inukshuk

Petite Yaye nous dit aimer Les cases 

Chez Ezellega nous voyageons au pays Des formes et des couleurs

Les Genévriers de Catwoman ressemblent à des sculptures vivantes (Mon coup de ♥ pour cette édition)

Enfin nous retrouvons Nathalie et ses chats rigolos

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Lorsqu’elle referma sa valise, elle était persuadée que sa vie allait changer. Ce qu’elle ignorait, c’est qu’on l’observait dans un recoin de la chambre. Bien à l’abri derrière le rideau, Edgar ne ratait pas une miette de ses préparatifs soignés. Elle ne le voyait pas. Elle avait oublié qu’il se tenait là, elle avait oublié jusqu’à son existence. Il était devenu un meuble, devant lequel on passe sans s’en apercevoir, une chose banale du quotidien, qui fait partie du décor et dont on ne se soucie guère. Il avait perdu de son aura, de son caractère sacré. Il restait à la même place nuit et jour, profitant de sa présence, se sentant démuni en son absence. Il pouvait la regarder pendant des heures sans ciller. Il connaissait par cœur les boucles blondes qui coulaient le long de sa nuque ainsi que l’emplacement de son tatouage en bas du dos, au creux de ses reins, dessiné à l’encre bleue sur sa peau blanche. Il se souvenait de leurs nuits d’insomnie, des longues soirées d’hiver au coin du feu, des voyages dans lesquels elle l’embarquait à la dernière minute, juste avant le lever du jour. Il était le dernier témoin de la chute du temps, des rides naissantes au coin de ses yeux, du sourire qui se fane sous des apparences trompeuses, des souvenirs qui s’accrochent quand la mémoire décroche.

Il la regarde attraper son manteau et sortir de la chambre. Il l’imagine dans l’escalier, la main sur la rampe pour ne pas trébucher. Il sent son cœur battre la chamade, bien à l’abri entre ses deux seins encore vigoureux. Il la regarde par la fenêtre tendre la main pour voir si la pluie s’est arrêtée, puis faire un pas dehors, sous un crachin d’automne. Il la voit s’engouffrer dans le taxi, heureuse, déjà partie pour cet autre ailleurs dans lequel il s’était projeté avec elle, un ailleurs lumineux, un ailleurs de sable fin et de cocktails colorés face à une mer calme, d’un bleu éclatant, un ailleurs apaisé, loin des secrets verrouillés depuis trop longtemps, qui détruisent de l’intérieur et font vieillir avant l’âge. La voiture s’éloigne. Il se retrouve seul. Seul face au vide, à l’angoissante terreur de sa fuite. Il pensait qu’au dernier moment elle soulèverait le voile pour le regarder une dernière fois dans les yeux, qu’elle le glisserait peut-être dans ses bagages, dernière occasion pour lui de voir du paysage.

Dans le taxi, elle respire à nouveau. Son rêve est désormais à portée de main, vibrant, éclatant, mystérieux. Elle n’en pouvait plus de cette maison, de cette présence de tous les instants, de ce regard braqué sur elle en toute circonstance, à qui elle devait rendre des comptes quand elle se couchait trop tard ou qu’elle mangeait son poulet avec les mains, quand elle utilisait trop d’eau pour son bain ou lisait un bon livre dans le jardin. Elle se sentait épiée en permanence, prisonnière d’un souvenir qui ne se taisait pas et qui lui rappelait à chaque instant le sacrifice auquel elle s’était résolue à vingt ans. En regardant à travers la vitre, elle croit apercevoir une lumière à l’étage. Est-ce un effet d’optique, un jeu d’ombre et de lumière ? Elle réalise enfin qu’il a dû la regarder partir, à travers le carreau du cadre photo. Elle se dit qu’il doit se sentir seul, perdu sans elle, sans sa présence rassurante. Elle se dit que la lumière s’éteindra d’elle-même au gré des semaines, des mois et des années. Ou bien elle brillera toujours pour rappeler qu’elle avait vécu ici, qu’elle avait aimé, qu’elle avait été aimée et qu’elle avait tourné la page.

Ceci est ma participation au projet génialissime d’Agoaye – Un mois pour écrire un texte libre mais tous les textes de ce mois doivent commencer par la même phrase!

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Je me pose des questions

Je tiens à vous rassurer…
Non, je ne compte pas ouvrir un nouveau blog !
C’est chose faite, vous pouvez donc vous installer tranquillement et lire sereinement ce qui va suivre.

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Comme annoncé le jour où je vous ai fait part de mon envie de sauter le pas, d’écrire, bien au-delà du blog, je travaille sur plusieurs projets. Dont un qui a trait à ma relation tumultueuse avec mon ex. Après plusieurs heures de discussion avec des amies sur la meilleure manière d’aborder les choses, j’ai opté pour l’autobiographie, style qui passe très bien aujourd’hui et qui marque assez bien les esprits aussi je trouve. On s’identifie davantage.

Le premier jet contient une vingtaine de chapitres et compte plus de 120 pages. A côté, j’ai des journaux intimes de l’époque, des écrits de blog essentiels, qui viennent me rappeler qu’au-delà du chaos inhérent à cette histoire, à un moment donné, j’y ai cru, dur comme fer et l’amour n’était pas feint.
Depuis juin 2015, je retravaille chaque chapitre. J’en suis au 12e et je viens de passer le cap des 60 pages. C’est très prenant et très lourd aussi. Pas évident de faire un bond dans le passé et de se replonger dans une telle histoire. J’écris par phase. Avec le recul, c’est d’autant plus délicat je trouve, car il me faut me remettre dans la peau de celle que j’étais au moment des faits.

C’est au terme d’un chapitre relu et corrigé que les premières questions sont venues chatouiller mon esprit. Ce livre vaut-il le coup d’être écrit ?

J’entends déjà les cris (quasi hystériques) de mes amies qui l’attendent avec impatience, sans compter ceux de celles qui m’encouragent depuis le début à partager mon vécu, pour pouvoir aider d’autres femmes dans une situation similaire, à s’en sortir.

Je m’interroge sur son bien-fondé. Mais surtout sur la manière de présenter les choses. Car à la base de cette relation destructrice, de cette histoire d’amour chaotique, il y a nous deux. Et si lui n’est pas blanc comme neige, loin de là, cette relation a pu exister car j’y ai adhéré.

Je crois que je ne veux pas tout lui mettre sur le dos, même si je ne remets pas en cause ni sa responsabilité ni son égoïsme, ni son côté manipulateur. Je veux aussi montrer que mon manque de confiance, ma dépendance affective, l’idée fausse qu’en amour on souffre et que c’est tout à fait normal, m’ont entraînée sur des chemins de traverse, sur lesquels je me suis totalement perdue.

Je ne souhaite pas dresser le portrait d’un type sans importance, ni lui donner de l’importance d’ailleurs, à travers mes lignes, mais plutôt montrer comment des êtres humains peuvent croire aimer, peuvent se faire du mal, peuvent faire des choix sans écouter leurs intuitions, comment on peut passer l’éponge sur des choses qui à nos yeux étaient interdites et non négociables avant une relation, la manière dont on peut changer pour coller à une image, la manière dont quelqu’un peut vous retourner la tête jusqu’à vous faire perdre toute estime de vous-même, peut vous pousser à la folie, tout en vous tenant responsable de tout. Je souhaite aussi montrer qu’on a toujours le choix, qu’on peut s’en sortir, qu’on peut briser les liens qui nous maintiennent prisonniers, qu’on à la force nécessaire pour reconstruire, se reconstruire.

Je continue à écrire avec ces idées en tête. Partager ces mots avec vous m’aident déjà à y voir plus clair…Sinon, vous, vous en pensez quoi?

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Un cœur dans mon café

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Un cœur dans mon café, une bulle dans mes idées.

Il suffit de peu de choses pour que les sens s’éveillent, que la symphonie des mots s’impose à nous. Une musique douce, des souvenirs heureux, une tasse de thé, des pensées griffonnées sur un morceau de papier bleu.

Une graine semée devient une fleur que la pluie arrose et fait grandir. L’herbe coupée dégage un parfum sublime, un parfum d’enfance et de tartines beurrées. Le vent du sud balaye la terre et emporte avec lui les légendes du désert. Les oiseaux traversent le ciel, les nénuphars s’ouvrent et se ferment au gré des saisons, la mer apaise les esprits, fait danser les vagues au rythme des marées.

Le monde est beau, la nature nous offre des merveilles. Il nous faut jute regarder, poser des yeux remplis d’amour sur l’invisible, se laisser charmer par la nouveauté, accepter de ne pas tout dominer, tout posséder.
 
Voir le soleil se lever. La lumière, les couleurs, l’éclat. Beauté éphémère. Le soir caresse le ciel et apporte la lune, les étoiles. Beauté instantanée.  Demain le soleil se lèvera toujours mais jamais de la même façon. Chaque instant est unique, gravé dans l’éternel.  
Oser s’approcher de l’inconnu. Palper le silence, respirer la douceur, s’imprégner de l’essence des choses. Tout est si bien crée.
 
Un cœur dans mon café. Et vous des bulles à partager ?
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Ecrivains en herbe # 3

Je reviens avec l’envie de partager quelques textes qui m’ont marquée ces derniers mois. Nous sommes nombreux à aimer écrire, à vouloir le faire à temps partiel, à temps plein. Mais combien sommes-nous à être capable d’emporter, d’inspirer, de faire voyager nos lecteurs? Ecrire est un art qui sied à certains plus qu’à d’autres:

La vieille dame du rez-de-chaussée par Karine Tamara – Une belle histoire du quotidien, de ces personnes que l’on croise, que l’on ne regarde pas toujours, puis qui disparaissent en nous laissant un goût amer sur le cœur et l’envie de faire plus attention à ceux qui nous entoure.

Page Blanche par Marie – Nous nous sommes tous un jour ou l’autre trouvés face à cette page qui refuse de s’écrire. Comment le vivons-nous? Comment dépassons-nous ce moment chaotique?

Lettre aux vivants par Les Carnets de Laurie – Après les attentats, la vie a doucement repris, sans qu’on s’en rende compte. Il fallait avancer, aller de l’avant, ne pas regarder en arrière, garder espoir. Et si nous recevions quelques mots d’une femme qui a perdu la vie dans cette horreur?

Un cœur empli de Ton Amour par Sweetie Julie – La foi dans toute sa beauté et son universalité.

Elle est partie par Pidiaime – Un sujet douloureux évoqué à travers le regard d’une petite fille. Un contraste intéressant et une belle écriture.

Il pleuvait ce jour là par Laurie – Je l’ai lu et relu plusieurs fois car je trouve ce texte magnifique, troublant, poignant sur fond de drame très personnel. La plume de Laurie nous emmène sur un terrain douloureux mais on l’on perçoit, à  travers les gouttes, beaucoup de force face à l’inéluctable.

A mi-chemin par Lexie Swing – Une belle histoire d’amitié, qui défie le temps, l’espace, les océans et les frontières.

15 ans, deux fois par Fleur de Menthe – Une belle histoire d’amour comme on les aime et de souvenirs doux qui nous chatouillent le cœur.

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J’espère que cette sélection vous aura plu. A très vite pour d’autres perles à partager. Et bonne soirée à tous!

Crédit image – Brittanickel Tumblr

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Réflexions d’un jeune écrivain en herbe

Qu’est-ce qu’un écrivain?

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« Un être habile dans l’art d’écrire. »

La définition du dictionnaire est succincte. Elle ne nous apporte pas de précision. Sommes-nous tous des écrivains en herbe ?

Nous sommes souvent des écrivains en recherche, écrivains en devenir, écrivains en puissance, écrivains passionnés. Des écrivains du dimanche, qui attendons la gloire sans jamais oser aller plus loin que nos pages de cahiers usagés, usés, rangés. Nous nous cachons facilement derrière un pseudo, un écran.

Une idée. Un mot. Et nous pouvons prétendre l’être. Un mot jeté avec passion. Un mot de départ pour lancer la machine. Un mot qui fait irruption dans notre quotidien de manière anodine.

Existe-t-il une façon d’écrire, une trame à suivre ? Des règles ou des interdits ? Existe-t-il des chemins de traverse possibles ? Des pièges ou encore des erreurs à éviter ?

Lire un livre nous donne parfois l’illusion qu’écrire est un acte simple, qu’il suffit de peu de choses pour créer des personnages, pour accoucher d’une histoire. Nous aurions pu écrire tous ces livres que nous lisons. Ou du moins c’est ce que nous pensons face à un récit qui aurait pu être le nôtre.

Cet article est le premier d’une réflexion posée sur le papier courant 2013 et que je décide de partager avec vous aujourd’hui, car vous êtes de nombreux écrivains en herbe à me suivre au quotidien. Rendez-vous lundi prochain…

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Ces petits riens qui me font aimer la vie

Chaque jour, j’apprends à apprécier ces petits moments de douceur que la vie nous offre, ces petits scintillements au milieu de l’hiver, ces caresses du temps qui passe. J’apprends à contempler, prendre le temps, à faire de beaux rêves.
Je trouve une certaine grâce à enfiler une robe que j’aime, regarder le soleil se lever, prendre une douche chaude et parfumer mon corps. Je reste en admiration devant la chance que j’ai de voir, de sentir. Je prends plaisir à toucher, caresser. Je m’enivre de ces sensations si naturelles. 
Un thé brulant, un dîner improvisé, une carte, une citation soufie, un coup de fil inattendu, une lecture partagée, un colis postal, un baiser mouillé, deux mains qui se serrent, de la confiture maison, un chocolat chaud, de l’encens d’Inde, une bougie au Jasmin, une photo…
Des petits plaisirs quotidiens, des petits plaisirs qui donnent a la vie un coup de pouce quand tout semble tourner de travers.
Des petits riens qui font toute la différence, qui font aimer la vie pour ce qu’elle est. Des petits instants qui font comprendre que le bonheur est a portée de main, la, maintenant.

Combien sommes nous à encore les voir quand le ciel se charge de nuages gris, combien sommes nous à rendre les armes devant les scènes d’horreur du journal du soir.
Combien sommes nous à profiter de chaque minute du présent. Combien sommes nous à ne pas nous perdre dans les méandres d’un passé que nous préférerions oublier ou dans les brouillons d’un avenir qui ne commencera que la minute d’après.
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Ces petits riens sont mes plus grands amis. Ils me protègent contre la morosité ambiante, ils me prouvent que la vie vaut la peine d’être vécue, ils m’ouvrent les portes des cœurs, des souvenirs éblouissants, des matins ensoleillés et des nuits envoûtantes. Précieux, ces petits riens sont des cadeaux.
Prenez en un ou deux, posez vous quelques minutes et savourez. Partagez avec moi votre ressenti, vos idées.
Rêvez un peu plus aujourd’hui. Tout vous est permis, vous êtes en vie. Célébrez !
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Dis papa, pourquoi t’es pas à la maison?

Dis papa, pourquoi je te voyais, deux fois par mois, deux heures toutes les deux semaines ? Pourquoi je te voyais dans un endroit fermé ? Pourquoi on n’avait pas le droit de sortir tous les deux, d’aller au parc ? C’était juste en face de la rue.

Dis papa, pourquoi je ne te vois plus ? Maman parle de papiers. Au début tu disais qu’ils arrivaient, que c’était une question de jours. Les jours se sont transformés en semaines, les semaines en mois. Dans quelques mois à peine, ça fera une année. Tu te rends compte papa.

Dis papa, pourquoi tu ne m’appelles jamais par mon prénom ? Habibi c’est joli. Mais mon prénom à moi aussi. Pourquoi tu dis « lui » quand tu parles de moi à maman ?

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Dis papa, pourquoi tu veux toujours que j’ai besoin de quelque chose ? Tu sais, je suis gâté, j’ai tout ce qu’il me faut pour vivre bien. Et si tu veux vraiment savoir, ce que je veux, ça ne s’achète pas. Je ne sais pas si tu es prêt à l’entendre. Tu peux bien me construite un bateau, quel usage vais-je en faire ? Quand je serais grand, il sera trop tard pour m’offrir ce dont j’ai besoin aujourd’hui.

Dis papa, pourquoi tu es le dernier à m’avoir souhaité mon anniversaire, un jour en retard, en plus? Pourquoi tu n’as pas envoyé même un petit message ? Cette année je n’ai pas de carte de toi. Alors même que j’ai reçu plein d’amour de la part des amies de maman, même de la part de dames dont je ne connais que les prénoms mais qui ont pensé fort à moi ?

Dis papa, pourquoi tu es loin ? Pourquoi tu parais toujours aussi absent quand on se parle le dimanche soir par Skype ? Pourquoi tu ne comprends pas ce que je dis ? Pourquoi tu ne me parles pas ? Pourquoi tu répètes à l’infini, comme sur un disque rayé « tu me manques, je t’aime » ? Maman me dit que tu ne connais que ces mots-là. J’aurai préféré que tu en apprennes d’autres, de ceux qu’on utilise tous les jours, de ceux qui disent « comment ça va ? », « quel est ton jeu préféré ? » ou bien « bonjour » ou « bonne nuit mon petit trésor ».

Tu en as du chemin à faire papa. Pour que toi et moi, nous apprenions à nous connaître. Es-tu seulement prêt à le faire?

Je ne sais pas. Juste un conseil: réveille-toi papa !

Crédit Photo – Today Magazine

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Bi-Cultural child & Single Motherhood @WMB

I think it’s important when raising a bi-cultural child to find a balance between both the mother’s and the father’s upbringing and cultural backgrounds. The truth is, it’s not always that simple. As a single mom who is raising a Half-French, Half-Egyptian boy, I can say it’s quite tricky most of the time. My son’s father is not very involved in his life. He is around, but Skype chats are not the best way to establish a peaceful and steady relationship while teaching a young child about a far-away culture.

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I decided that I could be the one talking about this other part of who he is. We started with a small photo book that I built from photos that I took on a trip when we were still married, showing the country, the village where his dad grew up, his dad’s family members and some nice spots around. Whenever he wants, he can ask me to have a look at it.

We have other resources at home, such as books and songs. Read full article HERE

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Une parole bienveillante envers les autres – un défi ou un écrit #6

La bienveillance inclut soi et les autres. C’est pourquoi cette semaine, Agoaye nous invitait à être bienveillants envers ceux qui nous entourent. J’avoue que pour moi il ne s’agit pas réellement d’un défi, puisque, sans me lancer de fleurs, je m’estime assez bienveillante envers les autres. C’est d’ailleurs un de mes points forts qui a parfois tendance à se retourner contre moi.

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♥ Je fais souvent des commentaires agréables aux personnes qui m’entourent, même si c’est juste pour leur dire qu’elles sont bien habillées ou que leur nouvelle coupe leur va à ravir, ou que leur sourire met du baume au cœur. J’arrive assez souvent à noter les qualités des gens qui m’entourent et si j’ai du mal à dire « je t’aime » de vive voix, j’arrive plus facilement à leur dire à quel point ils sont de belles personnes.

♥ Pour ce qui est du sourire, c’est presque instinctif. Je souris comme je respire presque. Mêmes les jours de cafard. J’ai conscience qu’un sourire peut faire une grande différence. Et puis c’est si agréable d’associer un sourire à un « bonjour ». C’est aussi pour moi un moyen de dire merci aux autres, merci à la vie.

Même si ce défi a été plus aisé à réaliser que certains des précédents, je l’ai accueilli à bras ouverts. Cela m’a permis également de faire une pause. J’attends le prochain avec impatience, en espérant qu’il sera plus coriace !

Macaron

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Nouvelles habitudes 2016: Loin des réseaux sociaux

J’avoue n’avoir jamais été passionnée par les réseaux sociaux. Mais dans mon désir d’appartenance et cette envie d’être “comme les autres”, j’ai rendu les armes. Facebook et Instagram sont devenus des amis du quotidien.

Je suis une personne entière. Quand je me lance dans quelque chose, je m’y lance à 100%. Ce qui fait que j’étais sans cesse sur mon téléphone à vérifier mes fils d’actualité. Je trouvais toujours à me justifier. J’étais en recherche de reconnaissance. J’avais l’impression d’avoir les deux pieds dans mon époque. C’était aussi rassurant qu’angoissant.

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Fin janvier, j’ai clôturer mes comptes, sur un coup de tête. Je me suis dit que je me laissais quelques semaines pour y penser et pourquoi pas revenir sur ma décision. Mais depuis que je n’ai plus de flux d’actualité à mettre à jour, à faire défiler, je me sens plus légère, plus libre. Je profite pleinement des instants que je passe, sans me demander ce que je vais partager et/ou comment. J’ai l’impression de reprendre les rênes de ma vie, de respirer plus facilement.

Je ne critique pas les réseaux sociaux. Je pense que leur existence est utile, à bien des égards. Mais je réalise que cette manière de communiquer ne me convient pas. Je me sens comme guérie d’une addiction néfaste au bon déroulement de ma vie!

Et vous, quels liens avez-vous avec les réseaux sociaux? Combien de temps par jour passez-vous sur vos différents fils d’actualité?

Crédit Image – Herpaperweight Tumblr

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De la Bienveillance envers soi – Un défi ou un écrit #5

Depuis le début de la semaine nous sommes passés à un nouveau mois et pour Février Agoaye nous invite à dévoiler la sincérité. Le titres est joli et laisse présager un mois riche en positif et en émotions. Pour cette première semaine, il est question d’une parole bienveillante envers soi. Et de listes! En rapport avec soi.

Tout d’abord ♥ lister tout ce qu’on nous a dit et qui nous a fait plaisir:

  • C’est agréable, tu as toujours le sourire.
  • Vous avez des yeux magnifiques.
  • Tu es une belle personne.
  • Ta sincérité me touche.
  • Tes mots sont toujours simples et si justes.
  • Merci pour ta bienveillance.
  • Tu es belle maman ! (mon cœur fond…)
  • Tu / Vous êtes épatante
  • Merci pour ta gentillesse et ton amitié sincère
  • Toujours la classe !
  • Tu vas y arriver, j’ai confiance en toi.
  • Bravo pour tout le chemin parcouru. Sois fière de toi.
  • Tes mots m’inspirent.

Je remarque en faisant cette liste qu’ils sont nombreux autour de moi à m’entourer de mots tendres et sincères, de bienveillance et d’amour. Du coup je me trouve un peu en rade pour le deuxième cœur. Mais j’ai quand même une petite idée !

Belles phrases ou compliments que j’aimerais entendre :

  • Je t’aime telle que tu es

♥  Mes mantras pour cette semaine (et les semaines à venir, histoire de faire durer le plaisir!)

  • Bravo pour tout le chemin parcouru. Sois fière de toi. (C’est important pour moi de voir d’où je viens et de célébrer mes victoires, sans sans cesse avoir l’œil sur ce qu’il reste à parcourir – un peu comme une pause méritée.)
  • Je t’aime telle que tu es. (L’amour commence par soi…)

Macaron

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Je suis moins présente…

Parce que j’écris. J’écris beaucoup. Je fignole un recueil de nouvelles. Je prépare un recueil de poèmes. J’écris tous les jours. Quelques lignes. J’écris pour moi, pour vous, pour plus tard. J’écris pour lui, je laisse des traces de nous pour l’avenir, de toutes ces étapes qui le construisent, qui me construisent, qui nous font grandir et avancer, main dans la main, les yeux vissés sur le présent, sur chaque moment qu’il nous est donné de vivre ensemble. J’écris mon amour sur le livre des jours. Je crée. Des histoires, des personnages, des situations, des transfigurations, des quêtes.

Parce que j’ai pris la sage décision de me connecter moins mais mieux. Fini la quête de reconnaissance, fini l’envie de plaire. Le temps d’écrire pour le simple plaisir de partager est revenu. Il vit. Il respire plus librement ce plaisir de l’instant.

Parce que je ne regarde plus le monde de la même manière. Je ne me demande plus comment ou quand je vais partager ci ou ça. Je vis les choses. Je suis avec les gens à 100%, avec moi-même à 200 !

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Parce que la vie passe et que derrière mon écran je perds parfois sa trace.