Retrouver Paris

Retrouver les lumières des phares jaunes et rouges, pépites abondantes

Retrouver le nom des portes, d’Orléans à Versailles, de Boulogne à Champerret

Retrouver les longs couloirs du métro, dans lesquels le vent s’engouffre librement

Retrouver Paris sans bruit, Paris silencieux

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Une idée de Noël! SWAP EN COURS

INFORMATION IMPORTANTE

Pour le Swap « FAIT MAIN », les dates de préparation et d’envoi vont changer.

Pourquoi ? 

  1. Noël ne s’est pas passé comme prévu et j’ai besoin de prendre du recul sur pas mal de choses. L’énergie n’est pas au rendez-vous…
  2. Je n’ai pas assez anticipé les vacances de chacune d’entre vous

Vous m’excuserez, c’est mon premier Swap !

NOUVELLES DATES :

Date de préparation entre le 05 et le 16 Janvier

Date d’envoi entre le 19 et le 23 janvier

J’ai un petit questionnaire prêt pour vous aider à réaliser vos cadeaux. Merci de me le renvoyer complété dès que possible:

  1. Couleur(s) préférée(s)?
  2. Couleurs que tu n’apprécies pas?
  3. Goûts / odeurs / parfum préférés ?
  4. Goûts / odeurs / parfum que tu n’apprécies pas?
  5. Fantaisie ou classique ?
  6. Quel type d’accessoire aimes-tu ?
  7. Matières de prédilection ?
  8. Une de tes passions ?
  9. Collectionneuse ou pas ?
  10. Tes envies du moment ?
  11. Es-tu allergique ? Si oui, à quoi ?
  12. Quelque chose à ajouter…

Merci également aux personnes suivantes de me contacter rapidement sur missk123@yahoo.com:

Petite Yaye – http://petiteyaye.wordpress.com/

Cécilia – http://www.autourdecia.fr/

Lexie Swing – http://lexieswing.com/

Nine – http://www.les-elucubranines.fr/

Profitez pleinement des derniers jours de 2014 et Bon Réveillon !

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Vous retrouverez ici le joli macaron créé par La Fripouille pour l’occasion!

Merci Asmaa

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Ne jamais dire jamais

L’histoire s’écrit à l’encre brûlante. On la croit terminée avec le mot fin, avec le dernier souffle. Et puis la vie reprend dans un autre corps. Les « jamais » se transforment. Le cercle s’ouvre à nouveau et le fauve entre dans l’arène, prêt à semer le trouble. Déstabilisant. Inquisiteur.

Les « jamais » prennent des allures de toujours. Encore une fois, on cède. La peur d’être jugée, d’être abandonnée. On inverse la vapeur. On croit qu’on s’en sortira indemne. Et on plonge, le cœur en papier mâché et le corps en mille morceaux, avant même d’avoir commencé.

Les souvenirs douloureux de la femme humiliée, de l’enfance volée reviennent nous hanter, quand nos heures noires se multiplient à l’infini. Les « jamais » ne font plus le poids. Pourtant on y croyait dur comme fer quand on disait « ça ne m’arrivera pas à moi ».

Elle est là, fatiguée, anéantie. Elle est là, criant à qui veut bien l’entendre que « jamais » elle ne reviendra. Son corps ne la porte plus. Elle voudrait arrêter les heures, suspendre le temps à un fil solide qui lui permettrait de s’y accrocher pour refaire surface, pour ne pas succomber une énième fois à ses promesses mensongères. Elle tient debout. Elle est liée par une promesse, une de celles qu’on ne peut pas bafouer.

Les « jamais » prennent tout leur sens quand on peut à nouveau ouvrir les yeux et regarder le soleil en face. Les nuages gris se transforment en pluie. Les larmes lavent ces maux qui nous oppressent.

On voudrait croire que nous sommes liés au passé de ceux qui nous ont précédés, que ce qui existe existera toujours, qu’il n’y aucune sortie de secours pour échapper au poids intense des secrets enfouis, des coups en cascades, des silences lourds, du chaos initial.

« Jamais », un mot qui vient et revient, sans nous protéger vraiment. Mais « Jamais plus », lui, nous rend à la vie.

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S’aimer : Bilan de l’année 2014

L’année 2014 touche à sa fin. Et si vous vous souvenez bien, mon mot pour cette année était : M’aimer.

Vaste programme, me disiez-vous.

Il m’a fallu du temps pour comprendre la célèbre phrase de Gandhi « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ». Et surtout pour intégrer ce que la signifiait réellement pour moi, pour nous tous aussi, dans la vie de tous les jours.

Le début d’année a été plus ou moins chaotique. J’ai cherché un peu partout une méthode imparable pour s’aimer soi-même.

Aimer les autres, ça m’a toujours paru très facile. Faites ce que je dis et pas ce que je fais surtout. J’ai toujours plus ou moins eu les mots justes pour les autres, pour les soutenir dans les épreuves, les aider dans les coups durs, les réconforter, les accompagner dans les moments heureux. J’ai toujours plus ou moins su leur dire qu’ils étaient formidables tels qu’ils étaient. J’ai toujours plus ou moins réussi à les motiver, à les pousser vers l’avant.

Mais alors ce que je faisais pour les autres, j’ai toujours été incapable de le faire pour moi. J’utilisais toujours à mon égard des mots injustes, voir peu sympathiques. J’étais quiche, cruche, je n’arrivais à rien, je n’avais pas de volonté, j’étais une petite chose, qui finirait par suivre une voie pas faite pour moi mais dans laquelle je pourrais me reposer tranquillement en attendant la fin de mon existence terrestre.

Avec les autres, j’étais au taquet.

Avec moi-même, j’étais vache, très vache même.

Un jour ou l’autre, tôt ou tard, je peux vous dire on se prend le boomerang dans la figure. On ne peut pas construire sa vie sur les autres, si à la base, on n’a pas pris soin de s’occuper de soi. J’ai nié cette évidence pendant des tas d’années. J’ai vécu sur mon nuage, en pensant que je n’aurai jamais à vraiment m’occuper de moi, que moi je réussirai (forcément) là où tous les autres avaient lamentablement échoués. Mais quand je suis tombée de mon nuage, j’ai été sonnée pendant un bon moment et j’ai eu un peu de mal à refaire surface.

Il a donc fallut à un moment donné que je me regarde dans une glace et que je me rende compte qu’il était grand temps de faire quelque chose, de passer à la vitesse supérieure, si je ne voulais pas passer à côté de ma vie.

M’aimer. J’étais prête. Ca faisait déjà 4 ans que j’avais l’idée en tête. Mais je n’étais pas encore arrivée à la phase « action ». C’était l’occasion.

Donc le début d’année a été rude. C’était comme repartir à zéro, réapprendre à lire, à déchiffrer. Je me suis un peu perdue dans pas mal de lectures. J’ai tenté de mettre des techniques en application sans grand succès. Comme je ne suis pas de nature patiente, je voulais m’aimer, là, tout de suite. C’était un peu naïf de ma part.

J’ai donc accepté de me perdre un peu pour mieux me retrouver. Et pendant longtemps j’ai eu l’impression que rien ne se passait. Je faisais du sur place. J’attendais le déclic. Parlez-moi du déclic, ce fameux déclic que j’ai souvent attendu mais qui n’est jamais venu me sauver de quoi que ce soit.

J’ai commencé alors à me regarder différemment. J’ai commencé à noter au fur et à mesure tous ces principes sans queue ni tête que j’avais sur tout, sur tous. J’ai commencé à m’intéresser aux autres, sous un angle que je n’avais jamais osé auparavant. Et doucement, j’ai trouvé ma place, dans ma vie et avec les autres. Je me suis sentie plus légère. Un matin, je me suis trouvé jolie. Un autre, j’ai regardé la petite fille que j’étais avec bienveillance. Un autre jour, j’ai eu envie de prendre dans mes bras, la jeune maman que j’avais été, tremblante de peur à l’idée de devoir mettre au monde un enfant seule. Je me suis lentement apprivoisée.

Je suis désormais capable de rire avec quelqu’un, sans me demander si l’autre me trouve bête ou peu intéressante.

Je suis désormais capable de créer des liens avec des commerçants par exemple, de discuter avec des inconnus de banalités.

Je ne me sens plus à part. J’ai mes idées et mes idéaux. Certains les partagent, d’autres pas, mais je l’accepte. Et je ne me sens plus coupable quand quelqu’un n’est pas d’accord avec moi.

Mes valeurs restent inchangées. Mais je les maîtrise beaucoup mieux qu’avant. Elles ne m’apparaissent pas comme un poids lourd à porter, mais comme une part intégrante de ma personnalité.

Je suis une solitaire sociable. J’aime mon indépendance, j’aime me retrouver seule, j’aime le silence. J’aime tout autant refaire le monde avec mes amies ou papoter pendant des heures, rencontrer de nouvelles personnes, vivre de nouvelles aventures.

Durant tous ces mois où j’avais l’impression que rien ne se passait, tout se mettait en place à l’intérieur de moi. Le déclic a eu lieu sans que je m’en aperçoive. J’ai trouvé mon équilibre, celui qui me convient. Sans trop me torturer l’esprit, juste en me laissant une chance, enfin, d’être moi.

S’aimer – Pari tenu et remporté !

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Récapitulatif – Swap Noël « fait main »

Merci à toutes celles qui ont répondu présentes pour ce Swap de Noël. Nous avons donc :

I feel Blue – http://ifeelblue.wordpress.com/

Sophia – http://ladanseorientale.fr/

Linette – http://tetedelinette.over-blog.com/

Petite Yaye – http://petiteyaye.wordpress.com/

Catwoman – http://lacasadicatwoman.blogspot.fr/

Cécilia – http://www.autourdecia.fr/

Kiwi Girl – http://unkiwienbretagne.wordpress.com/

Agoaye – http://www.agoaye.com/

Lexie Swing – http://lexieswing.com/

Nine – http://www.les-elucubranines.fr/

Asmaa – http://www.c0cooning.com/

Et moi-même, bien entendu (je n’allais quand même pas rater cette occasion !)

Donc je rappelle vite fait les règles, ultra simples :

  • A envoie à B qui envoie à C et ainsi de suite
  • Le présent (ou « les » si vous êtes inspirées) est « fait main »
  • Réalisation de votre ouvrage entre aujourd’hui et le 05 janvier
  • Envoi du colis entre le 05 et le 12 janvier

Si vous avez des questions, je suis joignable sur missk123@yahoo.com

Merci de m’envoyer vos adresses afin que je puisse créer la chaîne rapidement et vous envoyer les coordonnées de la personne destinataire de votre joli cadeau, fait avec amour.

Belle journée à toutes.

Mon blog, vous et moi – Une belle histoire d’amour

Avant d’avoir un blog, je noircissais des pages entières de cahiers, de carnets, de journaux intimes. J’avais des feuilles un peu partout, des dossiers, des chemises. Je prenais plaisir à écrire, entièrement et simplement.

Puis j’ai découvert le blog, un peu comme ça, par hasard. Une envie toute simple de partager un peu de ma vie avec ceux qui n’étaient pas là. J’étais loin d’imaginer ce qui allait suivre, les découvertes et les rencontres que j’allais faire. Je me suis lancée dans l’aventure sans idée précise. Je voulais juste changer de style, écrire aussi pour les autres, pour être lue, pour sortir de moi, de ma zone de confort, qui devenait de moins en moins confortable d’ailleurs. Pour être entendue aussi sûrement. Il faut savoir qu’en 2010, j’avais déjà rencontré Roger, que je connaissais déjà le poids des silences lourds de non-dits et le mépris dans ses yeux. Je crois que j’avais besoin de parler de ma vie, pour me sentir moins seule, j’avais besoin de sentir que quelque part quelqu’un pensait à moi.

Pendant longtemps je ne me suis pas posée de questions. Bloguer c’était ma manière d’être reliée aux autres, au monde.

Et puis récemment, travaillant sur d’autres choses, écrivant des textes que je décidais de garder pour moi, chose que j’avais rarement fait par le passé, je me suis posé la question : « pourquoi j’aime tant mon blog ? ».

On pourrait croire que je l’aime pour l’image qu’il me renvoie de moi (bonjour l’égo !). On pourrait croire que j’écris pour être lue (ce qui est quand même un peu le cas, mais pas que). On pourrait croire que je l’alimente pour l’après, pour m’en servir de tremplin pour la suite (pourquoi pas ?)

En fin de compte, je crois que j’aime mon blog pour tout ce qu’il m’offre, pour le partage avec mes lecteurs (je parle comme une star !) J’ai l’impression de vivre sur ce site une belle histoire d’amour, une histoire qui dure malgré le temps, les intempéries, les coups de blues, une histoire d’amour qui se dessine jour après jour, au fil des billets, des commentaires, des cœurs éparpillés ici et là. J’aime mon blog, car il me fait grandir, il m’aide à voir le chemin parcouru, à prendre conscience des pas dans le sable. J’aime mon blog parce que vous êtes là, présents dans ma vie et dans mon cœur.70c54ee46f986de7f44d37f7832e197d

Ici, c’est un peu comme une maison qui serait ouverte à tous, dans laquelle je souhaiterai que les gens qui s’y aventurent trouvent paix et chaleur humaine, s’installent avec un bon thé chaud et un biscuit le temps l’orage passe, que tous vous vous sentiez un peu comme chez vous.

Et si parfois j’ai l’impression que ce que j’écris n’est qu’une infime goutte d’eau dans le vaste océan du monde, les messages que je reçois, les encouragements, les mots que vous glissez entre mes lignes viennent me rappeler ce que Mère Thérésa disait « mais si cette goutte n’existait pas, elle manquerait à l’océan ».

Rappelez-vous en toujours, vous qui écrivez et n’abandonnez jamais. Je vous souhaite sincèrement de connaître cette immense joie qui me remplit le cœur chaque jour quand je m’aventure sur mon blog, chez vous, chez moi.

Noël autrement

Décembre est enfin arrivé et avec lui le froid. Même si Noël n’est qu’à la fin du mois, tout le monde est sur le pied de guerre pour préparer les fêtes comme il se doit. Les idées de cadeaux, de décorations, de repas circulent dans tous les sens et on a déjà la tête qui tourne.

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Source Image – Pinterest

Pour moi Noël, c’est encore plus que les cadeaux, plus qu’un repas copieux, plus qu’une maison brillant de mille feux. Noël pour moi, c’est un moment de partage. Donc voilà aujourd’hui, je vous invite à sortir des boutiques surchargées, à ranger votre portefeuille dans votre sac, à stopper net la liste des courses qui ne diminue pas. Je vous invite à voir Noël avec de nouvelles lunettes en quelque sorte.

  • Donnez de votre temps, de votre bonne humeur, de votre joie. Donnez à ceux qui vous entourent, à ceux qui manquent d’un petit quelque chose, à ceux qui ont besoin de réconfort, de chaleur humaine.
  • Donnez ce qui ne vous sert plus, vos couvertures en trop, vos manteaux passés de mode, vos vêtements chauds trop petits.
  • Passez du temps avec une personne âgée ou seule, que vous connaissez ou peu, pour qui un moment avec vous vaudra tout l’or du monde.
  • Faites travailler vos mains et concocter des cadeaux « fait-maison ». Vous n’imaginez même pas l’amour que vous offrez à la personne qui reçoit votre présent.
  • Ouvrez les portes de chez-vous pour un goûter de Noël entre amis, avant l’heure.
  • Participez à l’emballage des cadeaux de Noël et collectez des fonds pour une association.
  • Contactez les hôpitaux pour enfants et allez déposer vos jouets. Leurs sourires sont magiques.
  • Allez servir la soupe aux sans-abris et passez un moment avec eux à refaire le monde.
  • Décorez votre hall d’immeuble et déposez des cartes de vœux dans la boîte aux lettres de vos voisins, même ceux que vous ne connaissez pas.
  • Organisez des swaps entre bloggeuses …

Ce ne sont que des idées parmi tant d’autres. Noël pour moi c’est ça, une infinité de possibilités de se connecter aux autres, de faire un don gratuit, d’apprécier la vie et ses bonheurs simples.

Et vous quelque chose à partager ?

 
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Dis maman, c’est quoi la vraie vie ?

Cet article débute par une dédicace spéciale aux trois bloggeuses qui m’ont inspiré ces quelques lignes :

La Galette Masquée

Di-Day

Wondersissi

On nous vend du rêve avec la famille ricorée, des filles capables de s’enchaîner des journées et des soirées perchées sur 10 cm de talons, des enfants nickel du matin au soir, des boulots de rêve, des mecs adorables et romantiques par-dessus le marché, des maisons décorées avec gout et des vacances insolites à l’autre bout du monde. Du rêve qui nous donne l’impression que notre vie est une vaste fumisterie, à l’apogée de la décadence. Pour faire simple, on a l’impression d’être des vrais loosers…

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Quand une petite voix nous murmure au creux de l’oreille :

Mais dis maman, c’est quoi la vraie vie ?

 

La vraie vie, c’est le rimmel qui coule, après avoir couru sous la pluie pour attraper le bus en vol.

C’est avoir manqué plus d’une fois de se casser la figure sur le pavé luisant.

C’est laisser son parapluie au bureau ou l’oublier dans un café.

C’est se mettre à rire pour rien, parce qu’on est au bout du rouleau.

***

La vraie vie, c’est se lever à 3h du matin pour nettoyer le vomi de son bébé d’amour.

C’est le calmer en lui faisant des câlins, dans une chambre qui empeste la bouillie de clémentines.

C’est rester zen alors qu’on a juste envie de craquer, parce que trop c’est trop. Mais quelle journée de merde…

C’est ne pas arriver à refermer l’œil de la nuit, guettant le moindre bruit venant de la chambre d’à côté.

***

La vraie vie, c’est passer des heures à essayer des chaussures et sortir bredouille du magasin.

C’est passer en revue tous les magasins qui vendront peut-être enfin une taille bien taillée.

C’est se demander si il existe autre chose que des jeans slim, des jeans pour les filles comme nous, avec des formes, quoi…

C’est en vouloir à la terre entière de ne pas penser à nous, même une minute sur 365 jours.

***

La vraie vie, c’est se taper la honte dans les transports en commun, quand votre enfant braille comme si on l’égorgeait parce qu’il ne veut pas s’asseoir sur vos genoux.

C’est l’assistance maternelle qui vous jure par A+B que votre enfant est le seul à encore manger avec ses doigts.

C’est se coltiner les commentaires de Pierre, Paule et Jacqueline sur la façon dont on éduque nos mouflets.

C’est foutre par la fenêtre tous les beaux principes qu’on avait avant d’avoir des enfants.

***

La vraie vie, c’est rentrer chez soi et enfiler son jogging et ses chaussons en peau de mouton.

C’est ressortir une fois l’an l’unique nuisette qu’on a dans sa garde-robe, pour raviver la flamme (c’est bien comme ça qu’on dit !)

C’est s’enrouler dans un plaid et faire la gueule parce que chéri a préféré une fois de plus le film d’action avec Bruce Willis, le soir même où ils repassaient Sex & the City à la télé.

C’est oser une grasse matinée, laissant les enfants livrés à eux-mêmes dans la maison…

***

La vraie vie, c’est rire à s’en faire pipi dessus.

C’est créer des plans B en 60 secondes top chrono.

C’est refaire le monde, de A à Z et de Z à A.

C’est rêver de pouvoir disposer de quelques minutes dans la journée pour être enfin seule aux toilettes et souffler.

***

La vraie vie, c’est admirer la capacité qu’on les enfants pour vous saccager deux heures de ménage en un rien de temps.

C’est constater que les hommes ont toujours un train de retard quand il s’agit des cadeaux de Noël.

C’est se chamailler pour des broutilles et se réconcilier autour d’un bon repas.

C’est tenter de reproduire les créations qui s’affichent sur votre board Pinterest et les rater complètement

***

La vraie vie, c’est du rire, des larmes, du brûlé, du pas assez décongelé, des retards, des angoisses, des envies de se barrer mille fois à l’autre bout du monde, des trains manqués à une seconde près, des enfants barbouillés, des vêtements tachés, des belles-mères chiantes à mourir, des copines déprimées, des silences un peu lourds parfois, des matins à l’arrache, des engueulades salées, des souvenirs accrochés sur tous les murs de la maison…

Rien de mieux que la vraie vie, mes ami(e)s… Qu’en pensez-vous ?

 

Ma plus belle victoire

Quand je fais un retour un arrière, que je fouille un peu dans mon passé, enfin surtout dans ces 4 années qui m’ont privé de moi, mais qui au fond n’étaient que le résultat d’une longue agonie, d’une place que je ne trouvais pas depuis trop longtemps, dans mon époque, mon univers.

Quand je pose un pied dans mes souvenirs, sans amertume, ni regrets, je prends conscience de certaines choses, de ces principes un peu futiles auxquels je tenais, mais je constate surtout une chose, une chose forte et importante.

J’ai longtemps pensé, en posant cette fois le pied sur le sol français, le visage fatigué de trop de larmes versées, le cœur lourd de promesses bafouées, le corps anéanti, que cet homme que j’aimais avait tout brisé en moi, que la violence de ses mots avait détruit mes maigres forces, que le poids de ses silences avait fait mourir mon cœur.

Il n’en est rien.

Cet homme que j’ai aimé m’a dépossédé de moi, il m’a volé ma liberté, il a minimisé mes rêves, il m’a privé de mes pensées, il a violé ma confiance en lui, en moi.

Mais il ne m’a pas brisée. Il n’a pas atteint mes idéaux. Il n’a pas changé mon fond. Il n’a pas touché à mon âme.

Mon cœur a tenu le cap, alors que je dérivais. Il savait certainement que j’allais revenir à moi, que je n’étais pas morte, que je ne le serais jamais vraiment.

Cet homme que j’ai un jour détesté n’a pas remplacé l’amour que j’avais dans mon cœur par de la haine, ma souffrance par de l’indifférence, mes envies par des angoisses. Je suis restée celle que j’étais, malgré tout. Je suis restée cette fille avec mes idées de tolérance et d’amour universel attachées à mon être tout entier.

Il ne m’a pas vidée de ma substance profonde. Il a juste joué avec ce qu’il avait entre les mains, pensant qu’il pouvait peut-être me détruite.

Mais il n’en est rien.

Et aujourd’hui, je suis encore plus vivante qu’hier. Cette victoire, c’est à moi que je la dois !

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Source Pinterest