Si vous voulez me faire plaisir

Aimez-vous

Aimez-vous tout simplement

Arrêtez de vous mentir, de vous trahir

Arrêter de vous ignorer, de vous insulter

Arrêtez de vous faire peur, de vous entre-tuer

Aimez-vous

Sans faux-semblant

Aimer vous vraiment

Comme le font si bien les jeunes enfants

Arrêtez de perdre votre temps

Arrêtez les connections futiles

Arrêtez les paris insensés

Arrêtez de vouloir que le monde change

Et donnez-vous les moyens d’être les premiers à le changer

Aimer vous

Et partagez

Apprenez à donner

Apprenez à pardonner

Donnez-vous une chance de réaliser vos rêves

De bâtir vos destinées

De construire demain

Un demain serein et juste

Un demain plein d’espérance

Un demain tolérant et humain

Aimez-vous

Là,

Maintenant,

Et surtout

Dites-le vous

Chantez-le

Criez-le haut et fort

Seul l’amour a le pouvoir de tout changer

De transformer le Monde

De lui donner un nouveau souffle

D’irriguer votre cœur

De vous donner la force de croire

Et de vivre

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 « Et l’amour est la plus belle tuile qui puisse tomber sur quelqu’un.

Avant l’amour, il n’y a pas grand-chose.

Après l’amour, il ne reste plus rien. »

Yasmina Khadra – L’Olympe des Infortunes

Ce billet participe au projet d’Agoaye – 53 billets en 2015.

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Sauter le pas #1

Pour réaliser ses rêves, il faut un jour ou l’autre se lancer, oser, mettre la machine en marche pour que ceux-ci ait une chance d’aboutir. Il faut s’en donner les moyens. Vous l’aurez sûrement remarqué j’écris un peu moins sur mon blog. Pas par manque d’envie. Le plaisir est toujours là, intact. Ni par manque de temps d’ailleurs. Plutôt parce que j’ai justement décidé de donner de l’énergie à mes rêves, au lieu d’attendre, mais d’attendre quoi au juste ?

Des projets, j’en ai des tonnes. Mais je crois qu’un jour il est nécessaire de se donner à fond dans quelques-uns, de ne pas trop se disperser, au risque de passer sa vie à brasser de l’air, à ne rien faire.

Un beau matin, j’ai décidé de faire du tri dans mes archives. J’ai mis le nez dans mes écrits, dans mes débuts d’histoire, à classer ou bien à peaufiner, à détailler. J’ai classé. J’ai mis de côté.

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Sur Internet, j’ai sélectionné quelques concours d’écriture intéressants, dont les thèmes me parlaient. J’ai commencé à écrire à partir de rien, à imaginer des histoires qui ne termineraient pas leur vie sur un billet de blog, qui auraient un autre destin. J’ai proposé des textes, des poèmes, n’attendant ni la gloire, ni la victoire. Juste oser pour une fois, oser aller plus loin, oser affronter d’autres critiques, d’autres regards sur mon écriture, mon style, mes idées. J’ai cru en certains textes qui ont été refusés. J’ai encaissé. J’ai continué.

Et puis j’ai eu envie d’aller encore plus loin. Depuis que j’écris, je n’ai jamais envoyé de manuscrits à des éditions. La peur m’a toujours bloquée, paralysée. J’avais toujours une bonne excuse. J’attendais toujours un meilleur moment. J’ai toute une liste de « après-ci, après-ça, je me lance ». Une liste sans fin et qui grossit de mois en mois par-dessus le marché.

Un autre matin, inspirée, je me suis donc décidée à sauter le pas…

Non je ne vais pas ouvrir un autre blog (quoi ça vous étonne !), mais chaque semaine je vais continuer à écrire cette histoire, vous dire où j’en suis, comment j’avance dans ce projet qui me tient à cœur depuis de nombreuses années. Je ne vais pas vous livrer de recette miracle, ni de recette tout court. Je vais juste partager cette aventure avec vous. Car au fond c’est aussi un peu grâce à vous si j’ai décidé de me lancer, grâce à vos encouragements, votre soutien sans faille, vos mots, vos partages, et vos rêves.

Crédit image – http://www.clickandblossom.com

Halte au sexisme ordinaire!

Est-ce une chance que de vivre 8h par jour, 5 jours par semaine avec des machos, sexistes, vulgaires et puant la clope et la transpiration de surcroît ? Non, c’est un sacerdoce !

Sans rire, au quotidien, c’est un supplice. Ce genre de types me débecte. Purement et simplement. Je ne supporte pas leur humour à deux balles, leurs réflexions en dessous de la ceinture, leurs sous-entendus malsains et à la limite de l’acceptable bien souvent.

Tu lui dirais quoi toi à un type qui sortirait en pleine réunion de service « Une femme, tu lui fais un bisou ou tu lui files une claque. Elle finit toujours par faire ce que tu lui demandes. »

Ou encore à un type qui te demanderait « Vous m’avez commandé le dessert ? » KESAKO. Entendez une ou des Escort Girls. Et en plus, il se permet de vous faire un show parce que sa femme se barre en vacances avec ses copines !!

T’aurait pas des envies de liquidation immédiate quand t’entend « Elle dit qu’elle s’est fait violer. Mais fallait la voir la minette de 16 ans avec sa jupe ras la moule. Moi-même j’arrivai pas à décoller mes yeux de son beau petit cul.» Parfois, j’ai envie de lui casser la gueule. Pas vous?

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C’est bien de se dire que les mentalités changent. Et elles changent quand même, doucement mais sûrement.

Il n’empêche qu’il y a encore un ramassis de gros cons qui pensent qu’ils sont au-dessus des valeurs, des codes, des lois, au-dessus des combats. Il y a encore des nanas pour en rire, pour se trémousser comme des adolescentes en quête de reconnaissance.

C’est ce sexisme, ce machisme ordinaire qui tue tous les efforts de ceux qui refusent d’être tirés vers le bas, de tous ceux qui ont un idéal. Parce qu’on dit « c’est pas grave » une fois et qu’à force, plus rien ne devient grave.

Moi je dis simplement : Attention Danger. Disons le haut et fort que nous sommes choqués. Et si on nous rétorque que c’était juste de l’humour (un peu mal placé c’est vrai mais bon de l’humour quand même), ayons le courage de dire qu’il y a des choses avec lesquelles on ne rit pas.

Deuxième Naissance

Elles sont combien autour de moi à parler du deuxième, à évoquer le bonheur d’une nouvelle vie qui grandit au fond d’elles. Elles sont combien à espérer, planifier. Elles sont combien à m’annoncer une naissance. Un nouveau visage. Une joie à célébrer.

Chaque naissance est pour moi synonyme de tant de choses, de promesses, d’espoir. Il y a la vie qui bondit, qui fleurit ici et là, qui nous enveloppe, nous étreint dans sa beauté, sa légèreté, sa douceur.

Certaines naissances sont plus douloureuses que d’autres. Mais elles en sont toutes fières et pleines de reconnaissance pour cette chance qui leur est offerte, une seconde fois. Elles se souviennent. Elles disent que c’est plus facile. Elles disent qu’elles profitent davantage, qu’elles sont plus sereines.

Elles sont combien autour de moi à accueillir un petit être, à offrir un petit frère ou une petite sœur à un enfant qui a 1, 2 ou 3 ans. A peine plus bien souvent. Elles sont combien à se projeter, à regarder leur famille s’agrandir, réalisant un rêve d’enfant. Quand je serai grande, je serai maman.

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J’accueille chaque nouvelle avec bonheur. Je découvre des yeux rieurs derrière une photo de nouveau-né, encore si petit dans un berceau de maternité. Je me mélange un peu les pinceaux avec mes propres souvenirs.

Je me souviens. De tout. De la paix qui transpire de partout quand on pose ses yeux sur l’enfant que l’on vient de mettre au monde. Tout peut s’effondrer, l’espace de quelques secondes le temps s’arrête. L’enfant dort à côté de nous.

Je pense alors moi aussi à cette deuxième grossesse que j’aurai aimé annoncer, à ces pépites de joie dans les yeux de mes amies, de mes parents. Je pense alors à mes rêves, ceux que j’ai faits il y a longtemps, remplis de rires et de cris. Quand je serai grande, j’aurai six enfants.

Parfois je ne me vois pas vivre une autre grossesse. Je suis heureuse avec mon petit homme. Comblée. Et puis souvent quelque chose au fond de moi me fait trépigner. D’autres fois je me dis que je serai peut-être un jour à la tête d’une grande famille, avec des enfants qui ne viendront pas de moi, mais que j’aiderai à grandir. A deux, je pense qu’on voit les choses différemment. J’ai le temps. De me projeter. De me décider. Rien n’est écrit d’avance. Et puis j’ai déjà porté la vie, une chance que beaucoup de femmes n’ont pas, des femmes qui ont pourtant tant d’amour à offrir, tant de générosité à partager.

Alors même si quelques fois j’ai un pincement au cœur en lisant vos messages, en voyant vos yeux scintillants, en découvrant vos ventres ronds, si pleins de vie, sachez que je partage votre joie, que dans mon coin je lève les mains au ciel et je dépose au creux d’une église une bougie pour ce deuxième miracle de la vie.

Crédit Photo – All Woman’s Talk

Instantanés Singuliers #6

Comme promis, je reviens avec le nouveau thème pour le dernier rendez-vous avant les grandes vacances. Le blog sera en pause en Août et les Instantanés Singuliers reviendront en Septembre!

Ce mois-ci je vous invite à méditer sur le thème:

GOURMANDISE

Présentez moi vos favoris de l’été, les recettes que vous aimez, celles que vous souhaitez tenter cette année

Ou tout simplement les petits plaisirs qui vous font du bien

Les bonbons que vous dévorez devant la télé

….

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Dans mes veines…

Coule le sang de la vie, celui qui unit, qui bénit, un sang rempli de contradictions mais un sang pur et bienveillant.

Coule la vie, pleine, entière, vraie, authentique.

Coule la passion, la fureur de vivre à 100%, sans peur, sans entrave.

Coule l’envie de tout connaître, de tout imaginer, de tout rêver.

Coulent les mots qui guérissent mes maux.

Coulent les saisons qui changent la chenille en papillon.

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Coule l’amour, celui qui donne, celui qui s’offre, celui qui se partage et s’abandonne.

Coule la foi qui apaise mon cœur.

Coule cette envie féroce de dépasser les clichés, d’abattre les préjugés, de bâtir un monde lumineux et fraternel.

Dans mes veines coule la vie, vraie, entière et pleine d’espérance.

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Aileza nous a concocté un nouvel Apéro cosmique ! Avec un thème qui en a séduit plus d’un “Ce qui coule dans mes veines”. Il s’agit là de ma participation. Belle journée à tous et rendez-vous vite sur son blog pour trinquer avec nous le 26 juin prochain!

Splendeur & Décadence – Le grand retour de Roger!

Nous sommes en avance pour une fois. Il nous regarde arriver, derrière ses lunettes de soleil. Le petit homme s’avance, fier, avec son lapin bien en évidence dans ses petits bras potelés. C’est samedi, le jour de papa.

Il aura apporté des gâteaux, des jeux et du chocolat. Il murmure un vague bonjour. Et prend son fils dans ses bras. “Habibi bossa Habibi”. L’escargot lui colle un bisou sur la joue. Je regarde la scène, imperturbable. Il y a quelques minutes à peine, ses yeux étaient encore remplis du mépris de celui qui juge, qui croit être mieux que les autres. Je m’en fiche.

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On ne se dit pas grand-chose. On ne s’est jamais rien dit d’exceptionnel d’ailleurs. C’est lui qui commence pour une fois. Il baragouine quelque chose que je ne comprends pas, au sujet d’une aide que je ne veux pas lui apporter ou quelque chose dans ce genre-là. Je n’ai encore rien dit. Il n’a encore rien demandé. Peut-être qu’il lit dans mes pensées, qu’il sait que je n’ai aucune envie de faire quoi que ce soit pour lui. Qui sait!

J’attends la question. Elle arrive. Elle me fait rire. Je ne pensais pas qu’un jour une de ses questions me ferait autant rire et que j’y répondrai sans culpabilité aucune, sûre de moi.

Ses papiers arrivent à expiration et il a besoin de moi. Comme il a eu besoin de moi il y a 6 ans pour avoir ces fichus papiers. Il me dit qu’il sait déjà que je vais lui dire non, qu’il n’ose pas me demander, que ça ne sert à rien de toute façon. Mais j’insiste. Je suis curieuse. Je veux savoir. Le mépris s’est dissipé. Il affiche un large sourire. L’escargot dans ses bras ne comprend pas. Il le regarde bizarrement et demande à revenir dans mes bras.

Il me demande de venir une journée en Irlande pour le renouvellement de ses papiers, rien qu’une journée. Il ne peut en effet obtenir le prolongement de sa carte familiale que si je viens avec lui au bureau d’immigration. Je dis non. Ca coule de source. Ce type est incroyable ! Il me regarde presque surpris. Il croyait peut-être que son numéro de charme allait agir. Ca ne fonctionne plus. Je le regarde et je souris. J’y crois à peine moi aussi. Il insiste un peu, juste un peu pour voir jusqu’où il peut aller, pour voir jusqu’à quel point je suis déterminée.

Puis il se ferme. Je ne suis bonne qu’à faire un enfant et me barrer (avec l’enfant) Bien sûr. C’est lui qui le dit. Moi, je tourne les talons, avec le sourire et je le laisse seul face au vide. Je suis fière de moi. J’ai résisté. J’ai un peu pitié, peut-être parce que je l’ai aimé. Puis en un éclair, je me souviens et je laisse tomber.

L’heure de la visite a sonné.

Faites moi rire!

Rire est bon pour la santé. Bon pour l’âme. Bon pour le corps. Rire est essentiel à la vie, les enfants le savent et s’en lèchent les babines. Moi la première ! Que voulez-vous, j’ai gardé mon âme d’enfant !

Après chacun son humour. Certaines blagues en ravissent certains quand d’autres comme moi restent sur le carreau. Sois je ne comprends pas et j’indique à mon interlocuteur que j’ai du mal avec son sens de l’humour. Sois, je ris à gorge déployée en priant tous les saints de la terre pour que personne ne se tourne vers moi et ne me demande d’expliquer la blague en question.

Mon patron en est très friand. Et comme vous connaissez déjà un peu mon patron, vous vous dites que ça ne doit pas voler bien haut et vous n’avez pas tort. Un exemple, je parie que vous en mourrez d’envie…

Marie Ravioli.

Au premier jet j’ai rien compris. J’ai juste trouvé ça rigolo. Je préfère les raviolis aux courgettes ! Au deuxième, au troisième non plus.

Alors il a détaillé (grand sourire lubrique au coin des lèvres)

Marie Ravie au Lit

J’ai souris (et levé les yeux au ciel), l’air de dire « ah oui quand même – on n’est pas sorti de l’auberge ! »

L’humour c’est comme l’art, assez subjectif. Par exemple, moi je craque pour Florence Foresti et Jamel Debouze me fait rire avant même d’avoir ouvert la bouche. Je voue un culte à Elie Kakou. Mais pour rien au monde je n’irai voir un spectacle de Dieudonné, même si on me payait très cher, pas plus qu’un de Jean-Marie Bigard.

Avec mon patron (ou mon oncle – à croire qu’ils ont été à la même école « comment faire des blagues lourdes et en être fier »), je ris jaune.

Avec mon Escargot, je ris aux éclats.

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Avec ma sœur, je me tords de rire (je t’assure qu’elle pourra toujours se recycler – je la verrai bien monter sur les planches pour un One Woman Show)

Avec Roger, je pleure de rire (attends que je te parle de sa dernière requête…A venir)

Avec mes amies, je ris sans pouvoir m’arrêter parfois (et si je m’arrête c’est que l’incontinence me guette au coin – rééducation périnéale mes fesses !)

Je me fais aussi rire. Ca fait du bien et ça ne mange pas de pain.

Et toi, l’humour, ça te cause ou pas ? Bon public ou toujours en train de te demander pourquoi tout le monde a compris avant toi ?