Sauter le pas #6

Le temps passe, le temps passe. Et je vous dois quelques nouvelles au sujet de mes projets, vous qui n’avez de cesse que d’apprécier mes mots et de me soutenir, de m’encourager au quotidien.

Je me fais un peu plus rare par ici car je suis prise ailleurs. Je ne vous oublie pas pour autant, je travaille juste un peu plus dans l’ombre en ce moment.

Commençons par le commencement, mon recueil de poésie devrait vraisemblablement sortir mi-octobre. J’ai pris un peu de retard car entre temps j’ai décidé d’envoyer le manuscrit à quelques maisons d’édition.

En attendant, je ne me roule pas les pouces. Après avoir discuté avec quelques amies et confié les premières pages de mon roman autobiographique à l’une d’entre elles, je me suis replongée dans son écriture. Cela implique beaucoup de retours en arrière, un plongeon dans un passé, dans mes mots & maux de l’époque. J’écris un ou deux chapitres puis je fais une pause. Et je repars à l’assaut. Cela me fait un bien fou et m’aide aussi à mieux comprendre, à retranscrire les choses, les évènements tels qu’ils se sont réellement passés et non avec le filtre du temps qui les rendus moins jolis, plus ratés. Je sais que je ne suis pas au bout de mes peines avec ce roman, que je ne prévois pas de publier avant 2017. Mais partager mon histoire est une belle façon pour moi de la transformer et qui sait d’aider d’autres femmes dans la tourmente.

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En parallèle, je continue de participer à certains concours, notamment sur Short Edition. Vous avez déjà pu lire et apprécier Mauvaise Pioche, en compétition pour le Grand Prix Hiver. J’ai également publié deux autres textes pour le prix Livres en Tête – Drôle de zèbre & L’humoriste de l’année. Encore une fois merci de lire, de commenter/de voter si le cœur vous en dit et de partager autour de vous.

N’hésitez pas à aimer ma page Facebook. Je m’y mets très doucement ! Mais on va y arriver.

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Visiter une ville, s’imprégner de son état d’esprit

Ce que j’aime, quand je visite une ville, c’est partir un simple plan en poche, mon appareil photo en bandoulière, un carnet dans mon sac à main. C’est la meilleure façon pour moi de découvrir. Je fais rarement les musées, les monuments principaux, du moins les premiers jours. J’attends d’avoir quelques repères avant de me lancer dans la course effrénée du touriste.

Je préfère de loin me perdre dans des ruelles peu fréquentées, peu fréquentables parfois aussi, mais jusqu’à aujourd’hui, je n’ai eu aucun problème. Je préfère m’arrêter sur une place, regarder le monde tourner autour de moi, m’imprégner des odeurs, des paysages, de l’esprit de la ville, remonter le temps quand c’est possible et griffonner quelques mots, quelques sensations qui viennent me chatouiller le corps tout entier.

20150920_112257[1]Paris n’échappe pas à la règle.

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Vivre une vie qui a du sens en plein coeur de Paris

L’autre jour, en partant déjeuner avec des collègues, nous nous sommes faits la réflexion « où serons-nous dans 20 / 30 ans », en regardant les femmes d’âge mûr boire un thé en terrasse.

J’ai pensé qu’on serait peut-être au même endroit, vue sur le parc, en train de siroter un thé en regardant le monde tourner.

Puis une de mes collègues a dit « l’horreur ! »

Je me suis demandée pourquoi.

Elle a ajouté « j’espère que dans 20 / 30 ans, j’aurai une vie loin de Paris, une vie qui aura du sens ».

J’ai répliqué qu’on pouvait avoir une vie heureuse à Paris.

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Elle a tremblé à cette évocation. Pour elle, une vie à Paris était dénuée de sens. Elle se voyait vieillir à la campagne, proche de la nature, des siens peut-être aussi. Tout mais pas Paris.

Est-ce le lieu où l’on vit qui donne un sens à notre vie ? Ou bien est-ce nous qui lui en donnons un, peu importe l’endroit où l’on pose ses valises ?

J’apprécie la campagne moi aussi, son calme, sa fraîcheur. J’apprécie de me réveiller en entendant le chant des oiseaux, le bruit du vent chatouillant les branches des arbres, le murmure des vagues au loin. J’apprécie de prendre le temps de vivre et vivre au rythme des saisons.

Mais je pense qu’une vie pleine, remplie, sensée, une vie pleine d’idées, de projets, de réalisations, une vie saine, épanouie est possible en plein cœur de la Capitale. Ce n’est pas une vie qui convient à tout le monde, mais ceux qui y trouvent leur bonheur ne sont pas moins bien, moins intéressants que les autres.

D’où l’idée d’un blog qui vous parle de mon amour pour Paris. Petite quand je rendais visite à mes grands-parents, je me disais que jamais je ne pourrai vivre à Paris. Ma sœur, elle, en rêvait. Et puis j’ai quitté la Province la première et Paris m’a envoutée, charmée, m’a donnée envie de la découvrir, d’arpenter ses rues, de m’émerveiller. Alors que ma sœur y est venue à reculons et qu’elle n’a qu’une envie, partir vers d’autres horizons.

Et vous Paris, vous l’aimez un peu, beaucoup, A la folie ou non merci!

L’automne, ma saison-paradis

L’automne est ma saison préférée, celle qui m’a accueillie dans la vie, par une douce journée d’Octobre.

L’automne m’offre le cadre idéal pour profiter de chaque instant. En regardant la nature changer et se débarrasser du superflu, je ressens le besoin de faire le vide, de me séparer de tout ce qui ne me convient plus, de tout ce qui m’empêche d’avancer.

Au-delà du bonheur de voir les feuilles tomber, de les voir changer de couleurs, de les sentir craquer sous mes bottes, au-delà de l’odeur d’épices qui flotte dans l’air, des boissons chaudes que l’on déguste bien blottis au fond de note canapé, au-delà des vêtements doux et chaud qui viennent repeupler notre garde-robe, l’automne m’invite à regarder en arrière pour voir le chemin parcouru, me prend par la main pour me montrer tous les possibles, m’offre de nouveaux projets que je garde sous silence, que je bichonne en attendant la prochaine saison qui leur donnera vie.

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L’automne m’aide à relativiser, à me concentrer sur l’essentiel, à reprendre confiance.

L’automne est ma saison-paradis, mon coin du feu, à l’abri des intempéries, un cocon dans lequel je prends plaisir à passer du temps, la saison qui me rappelle qu’il faut prendre soin de soi, pour pouvoir prendre soin des autres.

Ceci est ma participation au thème de la semaine 30 du projet d’Agoaye – Mon automne à moi.

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Demi-saison

Du coin de l’œil je regarde Paris se parer de ses vêtements de mi saison. Quelques feuilles tombent déjà des arbres ou bien changent de couleur, en se cramponnant aux branches pour retarder l’heure du changement. Les flaques d’eau dans lesquelles les enfants, bottes aux pieds, se jettent en souriant, se multiplient et les grands iraient bien jusqu’à s’offrir de jolies bottes de pluie eux aussi.

Paris se pavane, grignote par ci par là quelques grains de peau, quelques jambes nues, quelques lunettes noires couvrant de beaux yeux bleus, comme pour se rassurer, se dire qu’il reste encore un peu d’été dans l’air, qu’il faut en profiter.

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Paris s’habille de couleurs sombres, de noir, de prune, de gris. Les ballerines vivent leurs dernières heures. Les dossiers « mode » sont de sortie pour nous donner envie de ranger nos couleurs vives et nous tenter avec de jolies vestes chaudes, des pantalons velours, des jupes à plis, des pulls à cols roulés, tous doux, dorés.

Paris se met à rêver, le nez collé aux vitres mouillées des autobus. Demain, l’été sera une pluie de souvenirs à mettre à l’abri dans une jolie boîte en fer, glissée dans un placard. L’automne approche et décroche un beau sourire à Paris.

Paris inspire. Paris respire.

Paris haut en couleurs!

Une journée rien que pour nous deux. Une journée entre sourires et câlins. Se sentir bien.

Et voir Paris, main dans la main. Retrouver des quartiers que j’aimais. Retrouver des sensations. Découvrir des nouveautés. Déambuler, sans but précis. Juste être là et savoureux l’instant. Se perdre un peu et retrouver son chemin. S’arrêter devant une fontaine, à peine visible et laisser l’eau couler sur nos mains.

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Vers la lumière

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Remonter le fil du temps. Sous un beau ciel bleu, du côté de Malte.

Elle monte chaque marche, le coeur un peu lourd, le corps un peu fatigué. La vie autour l’aide à garder le cap. Plus elle avance, plus la lumière devient saisissante. Elle marche vers la lumière. C’est l’image qui s’attache. Le reste, elle le largue. Les souvenirs amers restent derrière.

Elle marche vers sa nouvelle vie, le coeur un peu moins fatigué et le corps plus léger.

Aujourd’hui, je ne suis pas gentille

En règle générale, je suis le genre de fille souriante, qui ne se prend pas la tête, qui ne répond pas aux agressions diverses et variées. J’ai des jours avec et des jours sans comme tout le monde, mais je suis d’humeur assez égale en général.

Sauf qu’aujourd’hui j’ai un peu trop de marmites sur le feu ou plutôt une énorme marmite que j’ai bien envie de balancer par la fenêtre. Aujourd’hui je ne suis pas gentille. J’ai envie d’envoyer chier le patron qui me raccroche au nez pour la cinquantième fois depuis le début du mois, ou l’automobiliste qui me voit jongler avec les flaques d’eau et qui passe tout feu tout flamme, m’éclaboussant sans un état d’âme. Aujourd’hui j’ai envie de dire à ma collègue qu’elle me saoule à m’appeler toutes les deux minutes pour me dire que son patron fait la gueule. Et j’ai surtout envie de dire à Roger que c’est un connard, un pauvre type, un mec vide, sans âme, sans pitié, une ordure de première classe, un inutile, un mec qui brasse de l’air, un imposteur.

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Roger revient en force. Depuis 15 jours, le voilà qui m’envoie des messages dans tous les sens mais c’est le dernier en date qui m’a mise très en colère. Au passage, on a le doit d’être en colère. C’est humain. Se mentir en se disant que tout va bien c’est rejeter cette colère, rejeter nos émotions et ça peut faire beaucoup de dégâts sur le long terme. J’en connais un rayon. Fin de la parenthèse.

Alors qu’est-ce que veut Roger ?

Qu’on devienne bons amis. C’est la meilleure de l’année. Il veut me prouver qu’il est un chic type. Il le répète tellement qu’il est un mec bien que ça en devient suspicieux. Il me dit même que le jour où il m’a hurlé dessus, où il m’a menacé de mort, il l’a fait parce qu’à cet instant il m’aimait trop. Drôle de façon d’aimer je trouve.

Roger veut que je réfléchisse avec lui. Je ne savais même pas qu’il en était capable, de réfléchir. Oui, je suis vache. Et alors ?

Il veut. Il veut des tonnes de choses. Il veut que j’oublie tout et qu’on reparte à zéro. Non, il ne me demande pas de revenir avec lui. Il me demande juste de lui donner sa chance. Et si je suis gentille, il me donnera le divorce que j’attends. Tiens entre temps il est devenu Juge d’Instruction. Intéressant !

Roger me saoule, me fatigue. Il m’épuise. Il me donne envie de lui vomir dessus tellement tout ça est navrant. Encore une fois je vous avais prévenu. Aujourd’hui je ne suis pas gentille. Et si ça en gêne certains, qu’ils passent leur chemin. Mais si vous êtes arrivés jusque-là, c’est que vous avez eu peut-être aussi à faire à un type comme Roger, un manipulateur qui croit toujours qu’il aura le dernier mot.

« Si tu es une bonne mère… » On y est. Après les compliments on passe à la phase d’intimidation. On croit qu’en jouant sur les sentiments, on pourra en tirer quelque chose.

C’est moche tout ça. Rien n’avance. Et on a beau se dire que tous ces mots, ces promesses, c’est que du flan, les mots s’accrochent et on décroche un peu. On a tellement envie que tout ça soit classé, archivé. Et voilà l’autre qui revient avec ses souvenirs vieux de trois ans, qu’on a depuis longtemps laissés sur le bord de la route. Parce qu’aujourd’hui on a décidé de miser sur la vie, le bonheur.

Aujourd’hui je suis en colère. Contre personne en particulier. Ou contre tous ceux qui croient que le monde leur appartient, qui pensent qu’en insistant un peu, ils obtiendront ce qu’ils veulent, qui croient qu’ils sont bons alors que ce sont les derniers des salauds et qui ont le culot de te faire passer pour le bourreau. Je suis en colère contre tous ceux qui font de l’ombre à la lumière.

Auto Portrait

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Flashback.

Une pause au milieu du jour. La lumière qui se glisse me donne des idées. L’appareil se pose et fixe le vide. Je peux tout arrêter, tout recommencer.

Il ne rentre pas ce soir. J’ai tout le temps devant moi. J’enfile un pull pour me protéger du froid. Je fixe l’objectif, j’enclenche le retardateur. Un, deux, trois. Le rendu est original. Je ne m’expose pas. Je dévoile juste quelques grammes de peau. Je fais mon autoportrait à ma manière.

Spirituel et léger