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Au commencement est le désir

Copyright Marie Kléber

Pour qui ne connait pas il s’agit d’un monde à part, d’une sensation extrême, qui ne s’invente pas, qui se vit plus qu’elle ne s’explique. Ce n’est ni une fin en soi, ni une victoire, juste un partage qui s’achève sur une communion parfaite, un corps à corps intense, une fusion totale des sens, une envolée singulière.. Vu de l’extérieur, ça peut paraitre violent et ça l’est, une violence rare et lumineuse, une éruption volcanique, la mer qui frappe les rochers avec férocité, une vague qui renverse tous les préjugés, un vide délicieux.

Au commencement est le désir. Brut, brûlant, insaisissable. Il s’invite à l’improviste, ravages les sens, se fait désirer, se dit ou se montre. Avant de rencontrer le désir de l’autre. Les deux désirs se toisent, s’approchent, s’accrochent, s’aspirent, se noient l’un dans l’autre.

Le tempo est donné et la danse, sensuelle, lascive peut commencer, une danse dont personne ne connait les codes, et si un seul devait être mis en avant ce serait celui du respect – de soi et de l’autre. Chacun pourra donner le meilleur de lui-même, ce n’est pas une course contre la montre qui s’est engagée, mais bien un dialogue au sein duquel tout peut se dire, chacun peut se dire, sans apriori ni jugement, chacun pourra oser un pas vers un territoire inconnu, qui n’aspire qu’à être découvert, entièrement, apprivoisé avec tendresse ou fermeté – chacun ses goûts. On ne saura pas d’emblée ce qui plait, ce qui a le pouvoir d’initier le plaisir, ce qui fait trembler ou ce qui fait peur. On tâtonnera, on sera à l’écoute de soi, de l’autre. Ce qui a fait son effet une fois d’une manière ne sera peut-être pas accueilli une seconde fois avec le même enthousiasme. On s’ajustera alors. On sera attentif au corps, aux signaux qu’il émet, à la manière dont il réagit aux initiatives.

Dans cet accord composé, rien ne se fera sans un abandon choisi, sans un lâcher prise consenti et total. A trop vouloir rester près des rives, on prend le risque de ne jamais voir autre chose que les paysages habituels. Le raz de marée tant espéré restera un rêve bien amarré.

Le final est souvent explosif. Quand deux désirs à leur paroxysme se rencontrent, la chute vertigineuse maintient les corps en extase pendant des secondes qui ont des goûts d’éternité. On saisit alors de parcelles de soi dont on ignorait l’existence. La pression descend d’un cran, les corps s’étreignent, se serrent, regagnent le port, heureux, confiants. La férocité des ébats laisse place à une tendresse particulière sur laquelle se dessine l’essentiel des sentiments qui unissent les amants.

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Les États d’Esprit du Vendredi 31.08.2018

Nous sommes le 31 aout déjà! Allez place aux états d’esprit, initiative  de The Posman  et Zenopia.  On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [14h49]

Fatigue : saine
Humeur : sensationnelle
Estomac: sandwich, compote, paille à la confiture de fraise, thé menthe
Esprit: libéré
Cond. phys. : footing, marche
Boulot : bonne ambiance, reprise calme
Culture: visite des cimetières parisiens – pas de lecture ni de films à mon actif
Penser à : réserver une séance de massage lundi
Avis perso (1) : pour se faire une idée des choses il faut en faire l’expérience (la peur fait trop de dégâts)
Avis perso (2) : on a le droit de changer d’avis. On a le droit d’aimer des choses qu’on ne pensait pas aimer. On peut se sentir libre et vulnérable à la fois.
Message perso: (1) on en revient, c’est plus ou moins long mais on en revient (2) cette expérience m’a bouleversée à plusieurs niveaux, seulement pas de la manière dont je l’imaginais (3) merci pour cette merveilleuse année et cette très agréable soirée / nuit
Loulou: profite de sa dernière journée et des ses cousines, attend le facteur, rejoint Paris demain
Amitiés : naissance (j’adore ces nouvelles là!)
Love : séduisant, attentif, sensuel, drôle, adore les avions (et moi!)
Sorties : obligations familiales dimanche
Essentiel: revenir à soi et s’assumer pleinement
Courses: nourriture et lampes pour la maison
Envie de: minutes d’éternité
Photo: paillettes!

Zic: Sexual Healing

Fin [15h09]

Bonne fin de journée ensoleillée et bon weekend à tous! Bonne rentrée aussi aux petits loups!

 

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L’intimité du cœur et l’intimité des corps

Nous sommes intimes. On s’aime. Et dans cet élan-là, nos cœurs s’accordent autant que nos corps.

Dans nos cœurs, les sentiments gonflent et se gorgent de la sensation d’amour. On n’a pas su quand ni comment tout a commencé. C’est juste une évidence, un bonheur qui grandit au fil des rendez-vous que nous partageons, tous ces moments dans lesquels nous nous sentons bien l’un avec l’autre.

Dans nos corps, c’est l’effervescence. On se cherche, on se désire, on se veut entièrement, sans artifice. Tout le temps. On se livre, insatiables, on s’abandonne au désir de l’autre, on se laisse emporter par l’extase, on jouit la peau en sueur et un sourire au bord des lèvres, qui résume tout ce qu’on ressent, à cet instant.

L’intimité du cœur n’appartient qu’à nous.

L’intimité du corps peut se livrer à d’autres intimités, cela ne changera rien. Ce qui changera c’est qu’on partagera différemment, on s’offrira dans un ballet qui mettra tous nos sens en éveil, on se donnera aux regards, aux mains, aux bouches des autres en se regardant dans les yeux. On prêtera nos regards, nos mains, nos bouches à d’autres corps. On goutera au plaisir de n’appartenir à personne qu’à nous-mêmes et dans cette liberté on s’offrira sans interdit, ni barrière. On se sentira libéré des peurs, des amalgames. On se découvrira dans un rapport à l’autre fait de gestes qui font du bien, sans jugement. On découvrira l’autre dans un désir plus fougueux. On renversera tous les « on dits », toutes nos fausses croyances, on fera fi des tabous et autres insécurités. Puis dans la confiance, face à d’autres désirs, différents, identiques on se livrera, au délice des corps qui célèbrent la jouissance, le plaisir, la vie.

On se trouvera au réveil, émus, plus complices. Et l’intimité du cœur n’en sera que renforcée.

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J’assume (ou pas)?

Photo pixabay

Assumer qui l’on est, ses idées, ses projets, son caractère, ses forces, ses faiblesses, ses choix de vie, c’est beau sur le papier, dans la réalité un peu plus compliqué. Assumer ses envies et ses fantasmes, je ne vous en parle même pas!

Pour assumer ses choix, s’assumer aussi, il faut déjà bien se connaître, se faire confiance et faire preuve de bienveillance envers soi-même. Nous préférons souvent nous dénigrer, voir le négatif, nous dire que nous devons progresser sur telle ou telle chose, plutôt que de nous féliciter sur ce nous accomplissons. Il faut aussi pouvoir se détacher du regard d’autrui – nous n’avons rien à prouver, ni à nos proches, ni à la société, ni à nous-mêmes d’ailleurs. Ou alors ne rechercher que le(s) regard(s) qui nous enveloppe(nt) de confiance et qui, la main tendue, nous aidera(ont), à notre rythme à passer les caps qui nous font tant douter.

Une citation que j’aime beaucoup dit:

“Tu es ce que tu t’autorise à être, rien de plus rien de moins. La limite de tes capacités, de ton potentiel s’arrête aux frontières de tes croyances. Tu es capable de ce que tu t’autorises à Libérer en Toi. Tout est une question de Choix.” Imré Simon.

Alors j’assume…

Pas tout.

J’assume davantage qui je suis (et tout ce que je ne suis pas), je tais moins de choses, j’ose un peu plus, pas toujours autant que je le voudrai.

Sur le papier, je peux assumer ce que je veux. Dans la vie de tous les jours, ça demande un peu plus de courage, un peu plus de confiance, un peu plus d’audace. Ça demande de faire taire tous les parasites de mon cerveau, de m’affranchir des idées reçues, des miennes aussi, surtout, d’envoyer valser la peur loin, très loin. Et de traverser la route…

Est-ce qu’on assume tout avec tout le monde? Ou est-ce qu’on réserve cela à quelques particuliers?

Est-ce qu’on est prêt à assumer même ce qu’une certaine “morale” réprouve – pas forcément la nôtre, celle avec laquelle nous avons grandi, celle des cours d’école, des rendez-vous paroissiaux?

Quand c’est le cas, il n’existe plus d’entrave à être soi, à expérimenter, à faire des choix sachant qu’aucun n’est ni bon ou ni mauvais, juste une opportunité de plus à saisir. Il ne reste alors que la sensation d’absolue liberté!

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Cet amour sans fin

Crédit Pixabay

La fin de l’été approchait. Il ne me restait plus que quelques jours pour aller pousser la lourde porte au bout de la rue. J’ai pris mon vélo un matin, seule, il fallait que je sois seule pour cette visite-là. La route se dessinait égale à elle-même, inchangée depuis des années. Ici et là apparaissaient des images, souvenirs. J’entendais nos rires d’enfant percer le silence du jour tout juste levé.

J’ai poussé la grille, posé mon vélo. Rien ne change si ce n’est l’espace qui se réduit d’année en année. D’autres noms, d’autres histoires posent leurs affaires sur ce carré de terre. Au milieu de cet alignement presque parfait, entre toutes, je la reconnais.

C’est un matin d’août que mon cœur a connu la première entaille, de taille, froide. Depuis ce jour, tu n’es plus là. Où es-tu ? Dans quel mystérieux univers vis-tu ?

Ton cœur à toi s’est arrêté de battre. Envolé l’espoir d’une rémission, d’un avenir dans lequel tu aurais pu continuer à me raconter des histoires, que j’aurai écouté, attentive, assise sur tes genoux. L’été s’est noyé dans un chagrin sans fin. Mes larmes ont remplacé les silences que nous aimions contempler, main dans la main, d’un bout à l’autre du jardin.

Je me suis assise entre les morts, j’ai changé les fleurs, nettoyé les restes de l’orage. J’ai laissé les mots sortir et les sanglots se déposer. Le souffle du vent comme un murmure de toi m’a apaisée. J’étais bien.

Quand je t’ai quitté, j’ai déambulé entre les allées. J’avais quelqu’un d’autre à aller voir. Je suis sortie de la tendre enfance pour aller me confronter aux premières heures de l’adolescence. Je l’aimais, je crois, il ne le savait pas ou il s’en fichait royalement. A 14 ans, on  se dit qu’on a la vie devant soi pour tant de choses. Et puis la vie nous fait faux bond. Je lui ai parlé comme on parle à un ami. Il passe parfois comme un fantôme dans un partage d’autrefois. Son image s’envole, il ne reste pas. Nous évitons d’en parler, nous faisons comme si et ça marche plutôt bien. Nous tentons de tenir à distance ce qui relève de l’incompréhensible. On réalise à peine qu’il n’est plus que poussière.

Face à la mort, je ressens encore plus pleinement la vie battre contre mes tempes, mon cœur se réveille, les morts ne sont jamais loin, ils vivent dans mon cœur comme un rappel certain que l’amour n’a pas de fin.

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Si je n’écrivais plus sur lui…

Copyright Marie Kléber

Est-ce que j’arriverai à ne plus parler de lui? A ne plus écrire sur lui surtout?

Est-ce que je pourrai vivre sans retranscrire mes ressentis, mes émotions, les sensations qui traversent mon corps, les pulsations qui font battre mon cœur, l’intensité de nos rendez-vous?

Est-ce que je pourrai arrêter de faire danser les mots qui décrivent si bien la courbe de nos envies, la sensualité de ses mains, la saveur de sa sueur après l’amour, l’enivrante chaleur de son sourire?

Est-ce que je devrai garder tout ça pour moi, dans un carnet secret que personne ne voit? Je le fais déjà…

Est-ce que je pourrai cesser de dire qu’il a chamboulé ma vie, qu’il est de ces rencontres rares qui jalonnent nos destins, sans que cela soit vu comme un aveuglement de ma part, un besoin de retenir le bonheur avant la fin?

Est-ce que je pourrai vraiment faire l’impasse sur cette partie de ma vie, ne vous livrer que le reste, quelques bribes du quotidien, dénué de l’essence même de ce qui bat à l’intérieur des entrailles, de ce qui fait vibrer la vie?

Parce que si je ne parlais plus de lui, je ne parlerai plus non plus du petit bout de chou de cinq ans et demi qui pose des centaines de questions pour comprendre la marche du monde, dont les rires peuplent mes jours, embellissent mes nuits et dont les “non” me font grandir. Je ne parlerai que du banal, de l’accessoire. Je laisserai au placard la beauté, les rêves. Je me laisserai aller à fermer les yeux devant la magie, les sourires, la clarté du jour qui se lève. Je me fondrai dans la masse de ceux qui ont choisi l’ombre pour que rien ne vienne les bousculer dans leurs habitudes. Je n’écrirai plus non plus. Je n’aurai plus de voix.

Je préfère envoyer valser la pudeur et cette fausse morale qui voudrait qu’on garde l’intime pour soi. Je n’ai pas besoin de la nuit pour aimer, ni de l’enfer pour créer. Même si la nuit m’inspire et l’enfer me délivre. Je préfère saisir dans chaque mot ce qui me caractérise: l’urgence de vivre!

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Le syndrome de la page blanche – et moi

Crédit Pixabay

Pour tout vous dire ce matin je n’avais pas moins de quatre idées de sujets. J’ai choisi celui-ci car cela fait un moment que nous n’avons pas parlé écriture ici. Et pourtant c’est  l’essence même de ce blog.

Qui n’a pas entendu parler du syndrome de la page blanche, la hantise de tout écrivain. Quoi de pire en effet que de se mettre devant son ordinateur ou face à son cahier et de n’avoir rien à dire, de se sentir perdu face au vide.

Je peux dire en toute franchise que ça ne m’est pas souvent arrivé. D’une part parce que je ne n’impose aucune contrainte ni pression. Je reste à l’écoute de mon envie. D’autre part parce que je considère que les « mauvais textes » ont tout autant le droit d’exister que les « bons ». Parfois on est satisfait, voir fier (les écrivains ne sont pas tous des âmes torturées qui pensent que leurs écrits ne valent pas cher) de ce que l’on vient d’écrire. Et parfois on s’interroge sur le sens des mots mis bout à bout quand ce n’est pas plat et sans intérêt.

Quand les mots viennent c’est le bonheur, à l’état brut. On se réjouit de ce qu’on va pouvoir partager.

Quand les mots se font discrets, rien ne sert de les forcer. Le mieux pour moi est d’aller me balader, de me prendre un bain de foule, pas celui des supermarchés ou des grands magasins, celui de la rue, de la vie qui bat dans les quartiers, les jardins, les transports en commun. L’écriture se nourrit d’espaces, de nature, de rencontres, de conversations. Et si la foule ne nous tente pas, passer du temps avec ceux que l’on aime, les écouter, les regarder est tout aussi inspirant.

Certains diront que les mots me viennent aisément. Il est des cas où il suffit d’un souvenir, d’un coup d’œil dehors, d’un partage pour qu’une idée germe et devienne un texte en moins de quelques minutes. Mes poèmes par exemple naissent assez rapidement, ils traduisent un état d’esprit souvent, ils sont le reflet de mes ressentis, des émotions qui me traversent. Pour une nouvelle ou un hypothétique roman, cela demande plus de concentration et de rigueur, il me faut alors des plages horaires plus longues pour rester concentrée sur le sujet traité, les personnages, le cadre, les évènements. Cela demande aussi plus de recherches parfois. Ecrire sur ce que l’on connait c’est facile. La fiction quant à elle nous emmène un peu plus loin, il faut se sentir prêt à sortir de sa zone de confort.

Pour finir, je vous donne quelques nouvelles de mon projet en cours – un recueil de poésie, cela faisait longtemps. Il est bien avancé, presque terminé dans l’écriture. Puis il y aura la mise en page à faire, la photo à trouver et il pourra venir occuper une place particulière, je l’espère, dans vos bibliothèques, sacs à mains, sur vos étagères ou vos tables de chevet. Pour le décrire, je vous dirai qu’il parle d’amour, de passion, d’extase, de plaisir, de fantasmes, qu’il est tout en sensualité et en arabesques. Il est représentatif de la femme que l’homme que j’aime a révélée, moi qui avais tellement de mal à assumer mes goûts, mes envies, à m’affirmer. Il pourrait parler aux femmes qui se cherchent dans leur intimité, dans leur sexualité et qui souhaitent s’affranchir des tabous comme des interdits qui  les empêchent de pleinement s’épanouir. Il pourrait parler tout aussi bien aux hommes attirés par la poésie érotique. Le choix restera le vôtre.

Sinon la page blanche, vous connaissez? Comment réagissez-vous face à elle?

 

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Nos chères vacances 2018!

Les vacances ont débuté sous une pluie battante à la gare de Bercy. La chaleur des semaines de juillet cédaient sous le poids de l’orage menaçant et vif. A l’intérieur du car qui traçait vers le sud, chaussures mouillées et serviettes de plage entonnaient les premières notes de mes trois semaines de congés d’été annuels!

Après une virée éclair sur Toulon, je reprenais la route du bord de mer, un peu plus au Nord. L’Atlantique m’attendait et mon Loulou aussi, qui comptait depuis une semaine déjà les dodos qui nous séparaient.

Ces vacances tant attendues furent – comment dire – très différentes des années précédentes. Et pour cause, cette année, nous n’étions plus quatre (mes parents, loulou et moi) mais six, puis sept. La fratrie au complet. Les cousins ensemble. Cohabiter sereinement en famille est un rêve, qui quand il se matérialise, laisse planer quelques doutes sur la capacité de chacun à accepter l’autre tel qu’il est et à laisser critiques et jugements de côté pour profiter du plaisir d’être réunis.

Entre les manies de l’un qui agacent, les idées de l’autre sur l’éducation des enfants, les envies divergentes, les habitudes de vie, j’ai pris le parti de ne prendre celui de personne. Et quand j’ai senti qu’il suffirait d’un rien pour que les choses se délitent et que le conflit éclate, j’ai pris la poudre d’escampette avec Loulou.

Avec de bien belles aventures au programme:  plage et baignade, journées entre cousines et amis, des rires, la cueillette des mûres pour faire de bons crumbles ou les déguster à peine cueillies le nez dans les ronces, des balades à poney, à vélo aussi – maintenant que Loulou n’a plus de petites roulettes, vive la liberté, des pique-niques sur la plage et de beaux couchers de soleil à admirer, une nuit d’étoiles filantes, déguster des glaces faites avec du bon lait de la ferme et de la menthe fraiche, regarder Loulou de plus en plus à l’aise dans ses activités, des sourires, des batailles d’eau dans le jardin, des cakes et des babines pleines de chocolat, des parties de foot endiablées, deux journées à Nantes…

Se serait mentir de dire qu’il n’y a pas eu d’heures creuses. Elles m’ont un peu chamboulée d’ailleurs. J’ai été énervée parfois, je me suis retenue, j’ai beaucoup pris sur moi aussi, tout en essayant de me dire que chacun faisait de son mieux. Il a fallut rappeler quelques bases et les heures pleines vinrent vite chasser les quelques grammes de blues.

Je me suis octroyée quelques plages en solo, pendant que Loulou s’amusait au poney, puis offert deux balades à cheval, trois footing à l’heure où les vacanciers émergent tout juste de leur précieux sommeil. J’ai retrouvé la mer et le plaisir de la regarder, tantôt calme, tantôt agitée. Je me suis promis que l’année prochaine je me remettrais à la voile, que j’irais me confronter au vent et à cette sensation suprême de liberté quand la coque d’un dériveur fend les flots moqueurs.

Puis il y a eu la dernière journée, celle qui tente de retenir le temps au maximum. C’est déjà finit. Les bagages sont prêts. On passe pour les “au revoir, à l’année prochaine”, on fait durer le plaisir jusqu’à la dernière minute. On se repasse les photos qui marquent les souvenirs. Voilà, il faut repartir. Au bout de la ligne de train, le bureau et Paris désert. Ça ne durera pas. Pour la première fois depuis six ans, quelqu’un m’attend. Le retour est plus doux, les retrouvailles intenses et émouvantes.

Trois semaines c’est long et court en même temps. Que c’est bon de profiter du temps sans impératif, sans montre, sans horaire à respecter. Que c’est bon de marcher nus pieds, de faire des châteaux de sable, de passer du temps en pleine nature, ensemble. Que c’est bon de retrouver ceux que l’on aime et que l’on ne voit qu’une fois par an, pour ce temps béni de nos chères vacances!

Et vous vos vacances, quel gout ont-elles eu?

 

 

 

 

 

 

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Les États du Vendredi 24.08.2018

Je reviens de vacances et je me remets avec plaisir aux états d’esprit, initiative  de The Posman  et Zenopia.  On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [10h53]

Fatigue : aucune
Humeur : heureuse
Estomac: nectar maison, raisins, biscotte
Esprit: léger
Cond. phys. : si on compte les vacances (vélo, équitation, footing, baignades)
Boulot : reprise calme
Culture: pas lu un livre ni vu un film en 3 semaines
Penser à : inscrire loulou au foot
Avis perso (1) : pour les vacances en famille, il faut s’armer de patience, faire preuve d’adaptation et accepter les différences pour que ça fonctionne bien. Tout un programme…
Avis perso (2) : parfois on ne peut pas aider les gens et il faut savoir se retirer des discussions qui ne mènent nulle part
Avis perso (3) : si vous ne voulez pas de commentaires sur vos articles, ce que je comprends très bien, désactivez-les. A terme ça fera gagner du temps à tout le monde. Et ne likez pas non plus des commentaires que vous trouvez sans intérêt – ça ne rime à rien.
Message perso: (1) belle surprise! (2) merci pour la jolie carte (3) j’ai plus qu’apprécié, j’ai trouvé ça terriblement sensuel et envoutant (4) plein d’énergie pour la suite, ça finira par payer.
Loulou: super vacances passées avec lui, est toujours au bord de la mer, fait du poney le matin, mange de la mousse au chocolat
Amitiés : ai fais le plein pendant les vacances, hier soir, au téléphone
Love : est revenu de vacances, manie l’art du toucher avec dextérité, parait heureux
Sorties : Willie Ronis ce weekend, la semaine prochaine
Essentiel: écrire mes émotions, mes envies, des histoires, le bonheur et la vie
Courses: des choses pour la maison
Envie de: une soirée avec lui (si je peux avoir deux envies, j’ajoute une nuit aussi!)
Photo: souvenir de vacances

Zic: Emmanuel Moire – Beau malheur

Fin [11h40]

Posted in Carnets de route

Je ne dors pas, je rêve de toi

Et quand je ne rêve pas de toi, j’ai ton prénom sur le bord des lèvres. Ta silhouette se détache dans mon hémisphère. Mon corps frémit des possibles que ta présence fait naître.

Je t’imagine là quand tu n’y es pas. Ton cœur offert est un présent qui chaque jour me prend pour me transporter ailleurs.

Je mords la vie à pleines dents, pleine de toi, de ton énergie, de ta force, de tes douces folies réjouissantes. J’en veux encore.

Je ne sais plus quand ça a commencé, quand je me suis sentie emportée, quand est-ce que ce sourire béat qui embrasse le monde entier est né, quand est-ce que j’ai cessé de douter pour ne retenir que l’essentiel, les moments passés à se découvrir, à s’apprivoiser, s’aimer.

C’est un tremblement de terre, la sensation que mon cœur va lâcher. C’est l’envie omniprésente de toi qui me fait vaciller.

De tes mains autant que de ta peau. De ton contact et de ton sourire. De tes rêves et de ta raison. De toutes ces idées qui traversent ton esprit à la vitesse d’un supersonique. De ton regard pénétrant et doux en même temps. De ton corps tout entier. De la manière dont tu t’appliques à me donner du plaisir. De la manière dont tu réagis au plaisir.

Avec toi tout prend une autre saveur. La confiance fait reculer la peur.

Quand je suis là contre toi, quand je te respire le nez collé dans la chaleur de ton cou, quand tes bras m’enlacent, ton corps pénètre le mien, ton énergie se diffuse comme un feu sacré, je lâche tout, je me sens prête à tout. Tout dépasser. Tout oser.

Posted in O bonheur des sens

La douce folie de mes envies

Elle est là, posée sur le lit, inoffensive.

Quand il est arrivé, il a posé un baiser sur mes lèvres puis a enlevé la boucle, ça a fait un petit bruit, celui qui annonce la suite des festivités. Il aurait pu s’arrêter là, comme d’habitude. Puis défaire le bouton de son pantalon, le quitter, se mettre à l’aise. Là, il l’a fait glisser entre les passants, délicatement, sans me quitter des yeux. J’ai soutenu son regard, incertaine de l’issue de la manœuvre. Puis il l’a enroulée autour de sa paume de main, lentement, en prenant soin de bien lisser les contours, caressant le cuir noir avec une once de volupté. Arrivé à la boucle, il a souri, j’ai imaginé un scénario que ma morale en d’autres temps, avec un autre que lui, m’aurait interdit. Puis, en prenant son temps, encore, encore plus que d’habitude, il a posé l’objet de mes fantasmes les plus fous sur le bord du lit, sans rien dire.

Il m’a prise dans ses bras, comme si de rien n’était, comme si c’était moi qui avait de drôles d’idées en tête.

Elle est là, posée sur le lit, inutilisée. Mes yeux font des va et vient entre elle et lui.

Est-ce que j’oserai lui dire ce dont j’ai envie ?

Posted in Carnets de route

De la beauté dans l’éphémère

Crédit Pixabay

On entend le tic-tac régulier de l’horloge, les babillages des enfants, quelques mots échangés ici et là sans qu’on en saisisse la portée. Le jour dévoile ses attributs, les volets remontés laissent la lumière filtrer et l’air passer.

Il y a le monde, la routine matinale, les draps que l’on repousse, le réveil qui sonne, les bols du petit déjeuner qui s’entrechoquent, le travail qui attend au bout de la ligne de bus, de train, de métro. Il y a des gens qui partent, d’autres qui reviennent, des bombes qui éclatent à l’autre extrémité de la planète, des naufrages, des abîmes dont on croit ne jamais pouvoir revenir. Il y a la peur, la terreur, l’angoisse au fond des tripes, les déceptions, l’amour qui fout le camp, l’argent qui fait défaut, le ras le bol, les tensions, les parcours du combattant sans fin, les chagrins, les deuils, les pardons impossibles.

Et puis il y a toi et moi, enlacés, peau contre peau. Il y a cet instant savouré jusqu’à la dernière seconde. Il y a cette énergie qui passe entre nos corps, cette impression que rien n’est plus fort, que le monde peut s’écrouler tout autour, que dans les bras l’un de l’autre nous sommes en sécurité, bien, apaisés.

Face à l’absurdité de tout ce qui nous dépasse, la folie des hommes, il y a la beauté de cet instant, fugace et pourtant riche d’un bonheur sans faille qui nous rappelle que l’amour est ce qu’il reste de plus magique au monde.

Merci mon amour.

 

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Quand je serai grand(e)…

Crédit Pixabay

Combien d’entre nous pensent que nous sommes trop « tellement de choses » pour ne pas pouvoir vivre une vie en accord avec nos aspirations, pour ne pas avoir le droit de rêver, d’aimer, d’être aimé. On s’est tous dit un jour ou l’autre « à tel âge je serais ici ou là, j’aurais réussi  ci ou ça, j’aurais telle ou telle chose ». Le constat n’est pas toujours à la hauteur de nos idéaux. Est-ce un mal ?

Nous ne voulons surtout pas rentrer dans des cases, en pensant que nous valons mieux, mais quand les cases ne veulent pas de nous, nous nous sentons frustrés, bons à rien, sans intérêt, inaptes au bonheur.

Tout le monde ne souhaite pas la même chose. Nos valeurs nous sont propres comme ce qui a de l’importance à nos yeux. Il n’existe pas de modèle à suivre, ni de guide pratique pour avoir la vie d’un tel, vie qu’on imagine le plus souvent mais dont nous ne connaissons rien. Derrière le masque, le sourire de façade, il y a tout ce que l’on cache si bien pour que les autres ne s’y attardent surtout pas.

On se dira parfois qu’une vie fait envie et puis en se rappelant qui nous sommes, nous comprendrons que ce chemin-là, pris par d’autres, ne nous conviendrait pas. Il n’existe pas de bons ou de mauvais choix, juste des expériences tentées, avortées ou réussies, des expériences qui nous forgent à chaque instant.

Comment vouloir avancer au même rythme quand on n’a pas la même histoire, ni la même donne de départ ? Comment vouloir dépasser ce qui nous empêche d’avancer sans y faire face une bonne fois pour toute ?

Tant de gens prennent tant de voies déjà conquises, balisées par peur. Tant de gens ne prennent la mesure de la vie qu’une fois au bord du précipice. Tant de gens fuient, s’excusent d’exister, vivent en marge, se lassent face à un combat qu’ils croient perdu d’avance. Parce qu’à tel âge, ils ne sont pas ici ou là, ils n’ont pas réussi ci ou ça, ils n’ont pas telle et telle chose ou telle ou telle personne à leurs côtés.

Notre parcours de vie n’appartient qu’à nous. Il est le fruit de nos errances et de nos chances, de nos espoirs et notre chaos, de nos histoires personnelles, de nos passés, de nos choix et de nos défaites, des sentiers pris, communs ou de traverse. Rien n’est linéaire. Rien n’est mieux qu’autre chose. Rien n’est parfait. Tout est à écrire chaque jour, selon ce qui nous semble juste pour nous, sans s’occuper de ce que le reste du monde pense ou juge « bon » ou pas.

Nous n’avons pas de date limite pour faire telle ou telle expérience. Nous pouvons tout nous permettre, tout essayer, tout oser, tout créer. Le tout est juste de ne pas baisser les bras. Même quand tout nous pousse à le faire. Le tout est d’y croire sans relâche et de se dire que ce dont nous rêvons, nous le méritons. Comme tout un chacun.

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Le mythe de la cravache!

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Çà y est je reviens de vacances et à défaut d’avoir eu le temps d’écrire pendant ces trois belles et riches semaines, j’ai pris soin de noter tout ce dont je comptais vous parler en rentrant. Bien sûr, je vous conterai mes vacances, tous ces instants gravés dans le sable mouillé. Laissez-moi juste le temps de trier mes photos, de faire le point, car si chaque été est différent, celui-ci l’est encore plus que les précédents.

L’idée de cet article est née d’un commentaire sur mon poème « L’Amazone ». En un mot comme en cent, la cravache fait rêver, elle est au cœur de nombreuses fantaisies. Comme peut-être l’est la cavalière ou le cavalier, son allure, sa tenue, son assise, ses talons bas en contact permanent avec l’animal.

De mon expérience personnelle, je considère que le cavalier n’a pas besoin d’artifice pour diriger sa monture. Son corps tout entier fait très bien le travail, c’est tout l’enjeu de la pratique, apprendre à utiliser son corps pour amener le cheval à faire ce que nous voulons qu’il fasse. Je mentirai si je vous disais que je n’ai jamais utilisé de cravache. J’en ai une d’ailleurs. Comme j’ai déjà utilisé des éperons. La pratique en club permet justement de se faire à ces aides artificielles, qui à un instant T peuvent être précieuses, un cheval réticent face à un obstacle ou une rivière à franchir par exemple.

Les utiliser avec parcimonie est ma devise, pour encourager ou soutenir ses aides de base, ou quand le besoin s’en fait sentir, certains chevaux sont plus rebelles, revêches que d’autres. Certains ont un peu plus besoin d’être matés que les autres. Apprendre à maitriser ces instruments est également primordial, le but n’étant pas de faire mal ou de punir sa monture. Le cheval ne mérite pas plus de mauvais traitement qu’un être humain. Les cavaliers qui en abusent me donnent la nausée, ils installent un rapport de force qui n’a pas lieu d’être et ne nourrit que leurs pulsions dominatrices ou destructrices. La relation cheval – cavalier est une relation de respect, de partage et de confiance. Sans ces ingrédients, la relation est biaisée et le résultat improductif, quand il n’est pas synonyme de ravages sur le long terme.

On peut aussi monter avec une cravache, juste pour nourrir les fantasmes de celles et ceux pour qui cet instrument représente un potentiel objet de jeu érotique – un conseil prenez la de bonne qualité, mieux vaut la morsure d’un bon cuir sur la peau – quitte à se faire plaisir, autant faire les choses bien !

Et vous, ça vous inspire quoi la cravache? Si vous montez à cheval, en utilisez-vous une ou pas? Pourquoi?

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Je me souviens

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Quand un mot, un geste avaient le pouvoir de déclencher ce que je redoutais le plus, la punition ultime, un silence insondable.

Rien que ça. Souvent un mot simple, presque rien. Souvent un geste anodin, un rictus. Quelques secondes d’inattention, puis le couperet tombait, la sentence était glaçante.

Il n’y avait pas que le silence, il y avait le mépris aussi, l’humiliation. Et devant son regard froid je redevenais cette petit chose fragile, les yeux qui dérivent et décrivent des cercles vers le bas, pour ne pas offenser celui qui sait, qui dit, qui dicte sa loi.

L’atmosphère qui devient épaisse, le silence qui inonde l’espace, la peur qui s’immisce, fait des vagues, anéantit tout sur ton passage. Et viennent les heures d’angoisses, à se croiser sans se parler, à se fuir, à s’ignorer, à se demander quoi faire, quoi dire pour que cesse l’agonie.

Revenir, comme une petite fille qui aurait mal appris sa leçon, et demander pardon.  Plusieurs fois, lui demander pardon sans savoir pourquoi. Juste ce mot là pour que l’autre mette fin au supplice. Qui gangrène les jours et asphyxie les nuits.

Je ne parlerai pas des nuits, elles sont mortes. J’ai chassé les images, elles ne viennent plus me hanter. Je sais juste qu’elles ont existé. Dans une autre vie.

C’est terminé et toujours là, un peu, parfois.

Quand je me souviens qu’un jour un mot, un geste avaient le pouvoir du pire. Et que le pire est derrière moi.