Posted in Carnets de route, Vie de Blogueuse

Quand le virtuel évince le réel, j’ai envie de…

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Je les regarde vivre, mais vivent-ils vraiment, le nez rivé sur ce petit écran, sur lequel défilent des scénarios qu’ils ne prennent même pas le temps de voir, déjà attirés par autre chose, une autre ligne, une autre photo.
Je les regarde passer dans la vie, sans lui prêter attention, se croyant à l’abri derrière le fil à sensations de la vie des autres, exposée, leur liberté filtrée. Ils marchent, mangent, se posent dans un silence plein de bruit. S’en rendent-ils compte?
Ils admirent puis haïssent aussi vite. Ils sont à côté de la vie qui bat, à côte de la ville animée. Ils ne saisissent pas la beauté ou alors juste, vite fait, un clic rapide sans prendre le temps de juger le bon angle, la luminosité appropriée. Juste un cliché de plus. Histoire de dire qu’on existe. Même un peu.

Je les regarde et j’ai envie de leur dire d’arrêter, d’éteindre leurs écrans, de revenir dans la réalité. J’ai envie de leur arracher des mains ces morceaux inhumains qui ne font que les éloigner du vivant. J’ai envie de leur dire de se réveiller avant que la mort ne les cueille, qu’il ne reste plus rien à sentir, ressentir, à créer, aucune rencontre à faire, aucun sentiment à exprimer.

Je les regarde tantôt conquérante, tantôt démunie.

J’ai envie que cesse cette course dramatique, ce plongeon vertigineux dans un virtuel qui nous éloigne, si on ne sait pas le maitriser, de nos potentiels, de nos rêves. J’ai envie qu’ils ouvrent les yeux sur le monde, pas celui formaté, mais celui qui hurle et crie, celui qui vibre et explose de joie. Qu’ils arrêtent de fermer les yeux sur le vrai, trop obnubilés par cette frénésie de transformé. Qu’ils se gavent d’authentique. Qu’ils se vautrent dans le luxe de la solitude.

Je sais qu’un déclic peut tout changer. Qu’il suffit de peu pour se reconnecter à ce qui compte comme il suffit d’un sourire pour redonner espoir aux plus désespérés.

Je continue d’espérer…

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La phrase qui m’a sauvée la vie

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Pour comprendre, il faut revenir en 2012, le 24 octobre 2012 pour être plus précis. A l’époque je suis dans une relation idyllique avec un homme adorable – ça c’est pour vous donner envie de lire l’article – en fait je suis dans une relation merdique avec un type qui dès que je m’assois cinq minutes dans un canapé me traite de feignasse et passe le doigt sur tous les meubles à sa portée pour évaluer ma maitrise des outils ménagers – mention passable.

Moi, j’ai fait les choses en grand, je me suis mariée avec ce type. Si tu as lu mon article d’hier sur mon héritage familial, tu comprendras presque facilement pourquoi cette situation et pourquoi j’en suis presque fière. Et oui, je souffre. Pas un peu. Je ne souffre pas encore à la hauteur de ma mère ou de ma grand-mère mais quand même. Je ne suis plus seulement une postulante au podium de tête, j’en grimpe désormais les marches. Je suis la digne héritière de cette lignée de femmes nées pour souffrir. Ok, je n’ai pas les coups mais j’ai les portes qui claquent, la trouille au ventre, le repas balancé dans l’évier parce qu’il n’est pas assez salé, la gueule parce que je suis sortie sans dire où j’allais. Et puis le silence. Chez nous on ne crie pas, on s’ignore. On passe sans se regarder. On est plus poli avec le clochard saoul du coin qui vient pisser dans la cage d’escalier. C’est pour dire à quel point on se méprise. On baise dans le noir et ensuite on se sépare, chacun son côté du lit, le plus loin possible l’un de l’autre.
Un bonheur que tout le monde nous envie. Je n’ai jamais autant entendu “qu’est-ce que vous êtes beaux!” En plus d’exceller dans l’art de marcher sur des œufs, je sais aussi très bien faire semblant. La preuve, tout le monde est tombé dans le panneau.

Revenons en au 24 octobre 2012, sinon on en est encore là demain! Ce jour là, c’est le jour du grand retour. Après un petit séjour de deux mois sur la terre mère, histoire de se refaire une santé (à coups de fiestas, de copains et de shit), Monsieur daigne rentré chez lui, où sa femme enceinte de cinq mois l’attend avec le sourire.
Ce jour là, les retrouvailles, tout le tralala, tu t’attends à quelque chose d’un peu magique quand même. Tu es épuisée, tu pleurs un jour sur deux, la faute aux hormones, tu te poses plein de questions sur votre avenir commun, avenir tout court. Tu tentes coute que coute de garder le moral et tu te dis qu’après cette parenthèse, le bonheur, tant de fois promis (juré), va enfin se manifester.
Sauf que ça commence mal. Le type qui a trois heures pour faire son transfert à Paris CDG trouve le moyen de rater son avion. On est en droit de se poser des questions. On évite de s’en poser. Ce sont les retrouvailles après tout. On attend encore sept heures. Et enfin il est là. Et il a l’air heureux en plus. Il faut dire que la maison est nickel et qu’on a le sourire de circonstance malgré l’envie de foncer se coucher. Tout se passe bien jusqu’au moment d’aller au lit. Là, dans la fraicheur – très fraiche, un brin humide – des draps, il sort LA phrase qui va changer votre vie.
Vous ne le savez pas encore. Mais là, à cet instant précis, il vous offre une chance. Insaisissable sur le moment.

Et le phrase dit: “on va bientôt rentrer”.
Mais rentrer où?
C’est pas très clair – hors contexte – dans le contexte pas trop non plus, même si on a notre petite idée sur ce fameux où…
Alors il ajoute “au pays”.

Gloups!
Rien de tel pour plomber l’ambiance.
La magie s’est évanouit comme neige au soleil. Il aurait fallu de la poudre de perlimpinpin pour sauver cette soirée.

Ce n’est pas une question. C’est une décision unilatérale.
On n’en avait un peu parlé. Comme ça, en passant, histoire de. De prendre la température, de ne pas faire de mal, histoire de dire les choses sans vraiment les dire.
J’avais sûrement émis, fut un temps, l’idée de pourquoi pas. Avant de connaitre. Et puis aussi parce que le pays c’était une vie de sacrifices qui pour le coup m’aurait offert la première place du grand podium. J’aurais surpassé tout le monde en me planquant derrière un voile et en m’interdisant le droit d’exister. La grande classe!

Sauf que depuis cinq mois je n’étais plus seule. Et pour cette vie qui grandissait dans mon ventre, je voulais le meilleur. Comme tout parent censé!
Je savais ce que ça voulait dire “le pays”, ça voulait dire s’enterrer vivante – devoir demander la permission pour sortir ne serait-ce qu’acheter du pain – vivre avec ma belle famille 365 jours (et nuits) par an – voir mon enfant élevé par d’autres – me convertir sûrement à terme…
J’ai dit “non”. Enfin j’ai dit “non” et j’ai essayé d’étayer mes propos (thèse, antithèse, synthèse). Peine perdue. Il s’est refermé de suite – un bloc de béton armé – me traitant de menteuse, me menaçant de me quitter (la belle affaire!), me promettant presque de me pourrir la vie jusqu’à ce que je dise “oui”.

Je vous passe le chaos des semaines suivantes. Je vous passe le chaos des mois suivants, des années. Je vous passe les détails sordides du départ, du divorce.

Sept après – il m’aura fallut 7 ans quand même! – mais toujours dans cette ambiance “à qui revient la médaille d’or de la vie la plus ratée, de la douleur la plus profonde, de la cicatrice la plus incrustée, la blessure la plus sale?” – pour réaliser que cette phrase avait été le déclencheur d’une prise de conscience sans précédent. C’est cette épée de Damoclès au dessus de la tête qui m’a fait réagir. Sans le savoir, ce jour là, ses mots m’ont sauvée la vie.
Je peux même lui dire merci!

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Mon héritage

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Je viens d’une lignée de femmes avec comme empreinte génétique le gout du malheur.

Du moche on parle beaucoup.
Du beau on se garde. Chez nous le beau est tabou, la joie est montrée du doigt. Elle cessera. C’est peut-être la seule certitude que l’on a. La vie n’est vécue que dans la contrainte et la souffrance.

Chez nous les hommes sont des lâches, ils sont faibles et sans tact. Ils répondent à notre besoin de “trop peu” mais ça on l’ignore ou on le cache.
Il faut être sage ou un peu marabout pour se faire une place chez nous. Il faut être un peu fou pour croire que notre bonheur redonnera quelques couleurs à la grisaille dans laquelle on se complait.

Chez nous, on dissèque tout avec une frénésie malsaine. On mène des expériences. On déterre des secrets, des silences. On brandit des absences comme une énième preuve de notre statut de “victime” dans la marche implacable du temps.

On ne jure que par le triste, par les mariages qui ne fonctionnent pas, par les maladies, les pires maux de l’espèce humaine. Le chagrin est notre moteur, notre bouée de secours quand tout va un peu trop bien, quand il n’y a guère d’ombre à portée de regard – où se cache t’elle donc alors? – notre raison de vivre, notre insolente satisfaction.

Un coup de blues est presque synonyme de célébration. On va pouvoir aller creuser là où ça fait mal. On va pouvoir se vautrer dans le luxe de ce qu’on ferait à la place de. On va pouvoir s’empiffrer de nauséabond, de tristesse, de plaies à vif. Comme des camés en manque. Ça nous tue de l’intérieur, ça nous étouffe, ça bouffe toute notre énergie. Mais on est vivant. On survit. On a des raisons de se lever chaque matin. On a un but, une vision à long terme. On se sent utile, enfin.

Le bonheur c’est un peu trop plat pour nous. Pas assez d’épices. Pas assez de saveur. Ça ne blesse pas le bonheur. C’est un peu vide aussi. On le dit, et après?
C’est une illusion, qui ne dure qu’un temps. Un mensonge qui nous fait croire que, et puis la chute, fatale. Forcément.
Il nous faut un fil sur lequel tirer, un morceau de peau à triturer. Il nous faut des blessures à panser. La vie c’est sale et compliqué. Alors quand c’est léger et doux, c’est forcément voué à l’échec.

Mon héritage est un bateau qui prend l’eau, un navire pillé de ses plus belles parures. Soit on coule avec lui. Nos repères en la matière sont faussés. Alors on préfère parfois aller vers ce qu’on connait le mieux, même si ça nous brise. Soit on s’en détache. Difficilement. Parce que la lignée tient à nous. On est la pérennité de son système de pensée. Sans nous, elle vacille. Notre adhésion lui donne encore du pouvoir. Alors on arrache doucement le pansement. Ça tire, ça tiraille. Mais à mesure qu’on arrache, à mesure que les verrous sautent, à mesure que les voiles se lèvent, on se sent mieux, plus serein, plus en phase avec sa vie.

J’ai longtemps souhaité me soustraire à cette pression, à l’amertume, à la violence de cette vision de la vie. J’ai lutté et j’ai plongé aussi. J’ai pris la tasse. J’ai pensé que j’étais voué à souffrir pour exister. Fut un temps plus je souffrais, plus j’existais. J’étais devenue le pure modèle de ce que je fuyais. Mais je voulais être digne de ma lignée, ne pas décevoir. J’avais besoin de leur aval pour avancer.

J’ai encore en moi quelques mémoires incrustées qui refusent de céder la place. Je ne rejette pas ce modèle, loin de là. Je ne me rebelle plus contre cet ordre établi. J’ai intégré que je n’ai pas vocation à le changer. Les femmes de ma lignée se sont construites sur ces identités. Elles ont fait du mieux qu’elles ont pu. Elles sont ma source, pas ma destination. Elles sont mon lieu, pas l’unique. Elles sont l’origine mais ne déterminent pas mon avenir.

Je tremble encore quand je le perds dans la foule opaque d’un grand magasin, quand je crie son prénom et que seul le vide me retient.
Je tremble encore quand on se sépare, pour quelques heures, quelques jours, les vacances. Quand je lui dis au revoir et que j’aimerai être magicienne pour retenir les secondes, quand j’aimerai qu’il n’ai pas à partir tout en étant en phase avec mes choix.
Je tremble à l’annonce d’une naissance. J’ai fait le deuil de cet autre enfant que je n’aurai pas. Comme une grande, un jour après l’autre. De cette famille qui se résume à nous deux. Et l’infini…
Je tremble à l’annonce de la mort qui emporte ceux que j’aime. Et pourtant je sais que la nuit, dans chaque étoile, me les ramène.

Je tremble mais je ne cède plus à la tentation des pires scénarios.
A toutes ces pensées tourmentées.
A tout ce chaos qui, entretenu, s’incruste dans le quotidien et vient jouer avec nos failles.
C’est un combat encore délicat. Je sais aujourd’hui que toutes ces blessures que je porte ne m’appartiennent pas. Je les rends à qui de droit.

Je suis née pour le beau.

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les États d’Esprit du Vendredi 25.10.2019

@Marie Kléber

Je reviens avec mes états d’esprit pour ce dernier vendredi du mois – déjà! Avec une pensée encore et toujours pour les fondateurs de ce moment privilégié de la semaine.

Début [20h51]

Photo: souvenir d’été…

Fatigue : pas du tout, des nuits de 8h forcément!
Humeur : très bonne
Estomac: pizza, thé, cake au chocolat, raisin
Esprit: serein et focus
Cond. phys. : kiné, abdos, yoga
Projet/boulot: premier module de ma formation: done. Préparation du Nanowrite et lecture finale d’un manuscrit en cours
Culture: sur le chemin de Compostelle de Paulo Coelho – Ocean Rose de Maude Perrier – du merveilleux dans l’ordinaire de Sophie Selliez – En attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut (pas vraiment séduite)

Penser à: prendre du temps pour moi
Avis perso (1): c’est bien de se rendre compte qu’on ne sait pas garder les bons éléments, encore mieux de trouver des solutions pour les garder!
Avis perso (2): tout le monde a l’air déprimé en ce moment, c’est bizarre, non, d’habitude c’est novembre qui fait cet effet là…
Avis perso (3): les blessures des autres ne m’appartiennent pas

Message perso (1): crois en toi tu as du talent! (2) c’est pas long une semaine mais c’est bien quand tu reviens (3) je mets toujours trois plombes à répondre à mes messages d’ailleurs mes amis me charrient beaucoup là-dessus (4) j’ai envie / besoin de te retrouver (5) écrire de l’érotisme m’a quelque peu laissé un goût amer, je reprendrai peut-être la plume, il ne faut jamais s’avouer vaincu

Loulou: est en vacances, fait du poney, est charmeur parait il, va à la plage et va faire du savon aussi
Amitiés : cartes, mails
Love : là, loin, occupé, présent
Sorties : zumba, yoga, déjeuner chez mémé, hammam, en amoureux
Essentiel: avoir des idées, écrire, et écrire encore
Courses: pour la déco de l’appartement
Envie de: temps avec lui, sans regarder la montre, les heures qui tournent, le moment où il faudra le laisser partir…
Zic: je n’ai pas écouté de musique de la semaine mais bon j’ai cherché dans mes archives…

Fin [21h25]

Très bon weekend à tous! Profitez de la vie, elle ne repasse pas!

Posted in Atelier écriture

Oser la nuit

Une camionnette sur un parking. Un homme qui en descend et une fille à l’intérieur. Ça commence comme n’importe quelle histoire sans avenir. Sans compter qu’on est le matin et que les araignées, à cette heure c’est bien connu, apportent le chagrin.

Une bouteille sur le trottoir. Le type assis à côté avec son air patibulaire fait peur à voir. Une énième nuit dehors dessine sur son corps une montagne de jugements, les regards imposants de ceux qui passent sans le voir vraiment.

Un tapis sur le sol. Une famille serrée autour d’un idéal qui s’est fait la malle. Juste des miettes dans un bocal, quelques pièces éparpillées et le cœur égratigné. Le souvenir d’un port qui a tout emporté.

Il faut oser la nuit pour se prendre en pleine figure la claque, une avalanche de drames humains, l’humanité piétinée. Il faut oser la nuit pour voir le monde à l’agonie. Il faut le choc pour sortir de sa bulle, ouvrir les yeux. Surtout quand notre préférence serait de les garder fermés.

Ce texte a été écrit dans le cadre de latelier d’écriture d’Olivia. Les mots étaient:  tapis – parking – araignée – avalanche – port – bouteille – bulle – préférence

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Ma nouvelle année commence le 28 octobre…

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Pendant longtemps, comme tout le monde, mes intentions (pas mes résolutions), souhaits, envies étaient posés au début de chaque nouvelle année. Le premier janvier marquait le début d’un ordre nouveau. J’ai pris l’habitude au fil des ans de me poser, histoire de faire le tri entre ce que je pouvais lâcher et ce que je désirais garder, de faire le point avant d’entamer un nouveau cycle en quelque sorte, de choisir un mot qui allait guider mes pas vers l’inconnu.

Récemment, c’est à dire pas plus tard que lundi, en prenant conscience que je me trouvais à une semaine de mon anniversaire, je me suis fait la réflexion que mon année commençait véritablement à cette date, celle de ma naissance. De l’année 1980, je n’ai vécu que les 65 derniers jours. Du moins dans le monde tel que je le connais. Bien sûr j’existais avant et j’ai même sûrement existé dans un autre corps, à d’autres époques, dans d’autres univers (mais ça devient compliqué alors on va en rester là pour aujourd’hui).

Ma vie sur terre dans mon corps, dans ma famille, a donc débuté le 28 octobre il y a bientôt 39 ans. Ce qui veut dire que je ne vais pas attendre le sacro-saint 1er janvier, du moins cette année, pour poser mes intentions. Mon année à moi commencera lundi prochain. Je ne suis pas une nostalgique du temps qui passe, j’enchaine les années avec le sourire. Je gagne en assurance, en maturité, en sagesse, en légèreté. Je ne regrette pas mes jeunes années, j’en ai profité – pleinement. J’ai des souvenirs à la pelle, des souvenirs heureux. J’évolue dans un sens qui me convient et j’ajuste quand ça ne me convient pas. J’ose un peu plus, je sors de ma zone de confort, je me confronte à mes peurs (aussi insignifiantes soient elles aux yeux des autres), j’apprends à  lâcher prise et peut-être que ce sont justement ces pas en avant, ces remises en question (un peu trop fréquentes à mon goût parfois) qui font que du haut de leur toute puissance, les regrets me foutent une paix royale.

J’ai déjà un mot qui sort du lot. Un mot qui sera le phare de mon année. Un mot qui me correspond bien, un guide pour me rappeler à chaque instant que si les autres sont importants (dans ma vie), je le suis tout autant.

Et vous, vous le vivez comment le jour de votre anniversaire? Vous faites quelque chose de particulier? Ça a un caractère spécial ou pas du tout?

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Les vertiges d’un “je t’aime”

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Je te sais loin. Je te sens près. Ton matin est mon après-midi et ma nuit ta journée. Ces quelques heures et ces milliers de kilomètres qui nous séparent. Juste la partie infime d’un tout. Tant de choses nous séparent sans qu’on en soit conscient. Et si on l’est, alors on l’oublie. Dans le charme de ce que le temps d’aujourd’hui nous offre.
Demain ne sera à jamais qu’une page d’un blanc non immaculé, tacheté de projets, de projections peut-être, d’évidences non acquises, d’envies gardées pour soi.
Je ne sais pas dire. Je ne sais qu’écrire ce que je ressens pour toi. Alors j’écris beaucoup. Je te dis tout, sans la voix.

Avant je disais “je t’aime” tout le temps comme pour retenir l’amour, que je voyais fuir comme du sable qui coule entre nos doigts. Un amour sans profondeur, si ce n’est celle des tunnels qui s’enfoncent dans la terre, qui nous enferment. Dans ma prison, l’amour me tenait compagnie, pour que je ne cède pas à la folie. Tenir encore quelques jours, quelques heures. Tenir l’amour contre mon cœur et sentir le silence le briser à chaque mot, chaque geste, vécu comme une infidélité.

Je ne t’imagine pas quand tu n’es pas là. Je ne laisse pas mes pensées écrire une histoire que je ne connais pas. Je me laisse tranquille le temps que tu reviennes. Le temps qu’un avion ou un weekend te ramène dans mon sillage. Bien sûr je voudrais voir, parfois, le sablier plier sous le poids de mes sentiments. Et alors il n’y aurait plus qu’un espace vide d’obligations, de compromis, un espace neutre sans a-priori, sans blessure.

Je garde mes “je t’aime” sans savoir vraiment pourquoi. L’excuse de l’instant qui ne s’y prête pas. Parce que je ne sais plus dire, en face, les yeux dans les yeux. Parce qu’un sourire en contient déjà tant. Comme le cœur qui s’apaise, comme le corps qui guérit, il se peut que les mots finissent par reprendre leur place. Et que ma bouche ne soit plus seulement la terre qui reçoit tes baisers. Mais aussi le canal qui véhicule mes désirs, mes plaisirs dans une légèreté proche de l’innocence, comme un retour aux sources.

L’idée de ce texte m’a été inspiré par cet article de Solène Vosse.

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Bienveillance, accueil, écoute et acceptation – et si on commençait par regarder à l’intérieur de soi?

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Ne pas être jugé par autrui, être accueilli, accepté pour qui l’on est.
Tout le monde dit “oui” sans hésiter! Forcément ça fait rêver!

Et si tout commençait par soi?
Et si nous regardions à l’intérieur pour voir comment, nous, nous regardons les autres? Comment nous les apprécions?
Les acceptons nous dans leur totalité? Ou souhaitons nous qu’ils changent un peu, juste un peu, pour rentrer dans nos cases – ne nous leurrons pas nous en avons tous – tant qu’elles restent souples.

J’ai été jugée, mal acceptée. Je ne suis pas rentrée dans beaucoup de cases. Ou plutôt si j’ai essayé. Je me suis changée un peu, beaucoup parfois. J’ai suivi la foule en m’assurant (un joli mensonge) que je restais libre de mes choix. Je me suis travestie pour un sourire, un regard.

J’ai jugé aussi, je ne me suis pas positionnée dans un débat par crainte d’être mise de côté. J’ai laissé d’autres se moquer, d’autres se faire moquer. Je n’ai pas défendu quand il le fallait.

J’ai souvent demandé à l’autre de m’accepter avec mes qualités et mes failles, ma vulnérabilité et mes idéaux. Avec le recul, je réalise que j’ai demandé beaucoup, en laissant l’autre se dépêtrer avec ses propres limites. Je voulais la reconnaissance sans reconnaitre, la bienveillance sans l’appliquer, l’accueil sans la réciproque.

Au fil du temps et des rencontres, des rendez-vous, j’ai appris l’autre. J’ai appris à le regarder, à le connaître, à l’apprécier. A le voir comme je souhaitais être vu. J’ai appris de nos divergences, de nos complémentarités. Je ne suis pas toujours juste, je tends à l’être. Je ne suis pas toujours d’accord, je tend à écouter davantage, à ne pas être trop catégorique dans mes avis, à laisser à l’autre la place de partager le sien. Sans animosité. Sans préjugé.

Je ne cherche plus à changer. Je suis plutôt en quête d’enrichissement que de jugement. Après tout, l’un apporte quand l’autre nous entraine dans un tourbillon négatif. J’évite les ragots. Je préfère le silence aux bruits de couloirs. Qui souvent condamnent à partir de suppositions. J’évite les raccourcis, les “si j’étais à sa place”. C’est toujours si facile…

Je prends de l’autre le meilleur, il y en a toujours. C’est ce qui fait la base de ce que nous créons ensemble. Je suis de moins en moins dans “ceci est la vérité, le bon chemin”, je sais aujourd’hui que chacun construit sa vie du mieux qu’il peut à l’instant T. Il n’y a pas de vérité, ni de bon chemin. Il n’y a que des êtres qui vivent, avancent, tombent, essayent, gagnent, se perdent, se retrouvent, grandissent. Je n’ai pas à aimer le monde (ni à le sauver d’ailleurs). Mais je n’ai pas à le juger non plus. Je ne suis pas exempt de fautes, pas vierge de péchés. Je suis en devenir aussi, en découverte toujours.

C’est aussi ça la magie de la vie!

Posted in Dans ma bulle, Vie de Blogueuse

Dans ma bulle #1

Il y a quelques années, sur un autre blog, je partageais mes articles, blogs et sites coups de cœur. Parfois on lit de belles choses ou des lignes qui nous interrogent, nous inspirent et nous donnent envie de les partager aussi. Alors je me suis dis que de temps en temps ce serait bien de vous parler ici de ce qui me touche, m’émeut, me plait, au gré des mes vagabondages sur le net. Comme une porte ouverte sur mon monde et une invitation à la découverte de nouveaux espaces d’expression.

La première édition de “dans ma bulle” est donc ouverte…

Pour commencer on va parler d’amour. Et oui on ne se refait pas! Et de l’article d’Ornella – respecter ses anciennes amours. Ce texte rappelle en effet que bien souvent on a tendance à dire beaucoup de mal de celles et ceux qui ont quitté nos vies. On a tendance a oublié qu’il s’agit de notre histoire aussi et que l’issue ne remet pas en cause ce que nous avons vécu à deux. Je vous le conseille vivement, pour le sujet et pour la plume aussi!

On va poursuivre avec l’article d’une femme passionnée également – j’aime les passionnés. Ces mots “vivement vendredi!” vous diront peut-être quelque chose, que ce soit vous qui les prononciez ou vous qui les entendiez à longueur de journée. Virginie nous parle du bonheur, de la joie de débuter une nouvelle semaine. A force d’attendre vendredi, on oublie de vivre pleinement les autres jours.

Je vous propose ensuite un texte de Cléa Cassia – penser son chemin. Des pensées posées et de belles images. Un texte à lire en prenant le temps.

Et un article du blog “23h50 de moins” qui parle de la peur de souffrir et de la difficulté que nous avons à partager nos zones d’ombres, à nous montrer tels que nous sommes. Est-ce que le monde a besoin de gens qui font semblant ou de vérité? Et si “se dire” pouvait aussi aider les autres à en faire autant?

Je ne vais pas laisser les hommes sur le carreau, ne vous inquiéter pas. Je voudrais juste terminer ma série “inspiratrices” avec un article sur un mal qu’on connait peu et un témoignage très émouvant – l’agoraphobie racontée par Les Petites Jasettes.

Sinon, j’ai aimé les mots d’Ibonoco sur l’amitié. Le temps des copains si joliment raconté. Des souvenirs qui en appellent d’autres et voilà qu’on part en voyage. Une histoire de cœur.

Et un autre voyage proposé par Nowowak dans son article Je me prends pour JK Rowling. Asseyez-vous confortablement et profitez! Si vous êtes fan d’Harry Potter c’est un plus mais même sans ça, la magie opère!

Pour terminer, je vous laisse avec les créations inspirantes et bienveillantes de Nathalie qui débute son activité d’illustratrice freelance – La bulle zen – et requiert soutient et partage pour se lancer. Encore une fois, la passion est au cœur de son action. Rien que pour ça, ça vaut le coup de l’encourager.

Posted in Variations Littéraires

Dans la malle aux souvenirs

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J’ai reconnu le pont. Il y avait d’autres endroits de cette ville, d’autres rues, d’autres espaces dans lesquels nous avions vécu des choses, jolies, moins jolies. Mais c’est le pont qui a retenu mon attention.

Je n’ai pas pu arrêter la vague de souvenirs.
Un soir d’été. Nous traversions ce pont, la ville, pour rentrer après un dîner. Je souriais sûrement comme je souris souvent et j’ai dit “bonjour” aux clochards sur le bord, juste à l’entrée du pont. Rien que du naturel. Qui t’a paru déplacé. Un peu trop naïf, complètement inapproprié. Je ne me suis pas laissée abattre. Tu avais des “et si” plein la bouche. Tu voyais du danger quand je voyais l’humanité.
On a disserté sur ce “bonjour” un peu. Et puis on est passé à autre chose. Parce que je ne voulais pas te voir rentrer dans un mutisme duquel je ne pourrais pas te tirer. Auquel tu ne pouvais rien je crois. Pas quand on ne se voyait que deux jours par mois.

Je me suis endormie dans tes bras en pensant que tu ne me comprenais pas, que ce n’était pas grave. Pas assez. Pour quelques heures de plein contre des jours d’attente. Pour un réveil aux aurores le lundi matin et le ventre en vrac. Pour un dernier baiser sur le quai devant un TGV bondé qui à mesure qu’il filait nous éloignait l’un de l’autre. Pas assez pour qu’on se dispute alors que chaque minute était comptée, dans une construction dont les bases friables ne nous apparaissaient pas encore comme telles.

Est-ce qu’on était trop jeunes pour s’accepter avec nos différences.Tu n’as pas compris mes envies et je n’ai saisi compris les tiennes. Tu n’as pas accueilli mon insouciance et j’ai eu du mal avec cette façon que tu avais de t’absenter de nous. Peut-être que tu avais perdu la tienne au milieu des accrocs de la vie – déjà. J’ai détesté Goldorak (je ne faisais pas toujours le poids). Et tous ces moments où tu étais là sans être là.

Et puis tu n’as plus été là. Un silence, un de plus au bout du fil. Trois ans envolés sur un calendrier hivernal bien triste. Noël a eu un goût amer cette année là. Le pont et tous nos déséquilibres. Même les bons souvenirs se sont pris le mur. Il a fallut du temps pour digérer. Au lieu de faire face j’ai voulu tout enfouir dans la terre. Pas de larme, pas d’émotion. Ne pas tomber, ne pas faillir. Ne surtout pas montrer au monde que j’avais fait un pari et que je l’avais perdu. J’ai continué à t’aimer longtemps, à m’accrocher à ton souvenir, à coups de “pourquoi”. J’aurai aimé des mots, que tu me dises en face, que la fin soit actée.

Mais bon l’amour tout le monde le sait ça arrive comme ça, on ne sait pas comment. Et puis ça part peut-être aussi comme ça. Je ne sais toujours pas.

Est-ce que ça s’envole sans qu’on s’en aperçoive? Est-ce que c’est comme le vent? Est-ce que c’est juste des bulles de savons dans l’air qu’on admire avant qu’elles n’éclatent, nous laissant sur le côté avec juste des étincelles qui finissent par nous brûler?

Tout ça à partir d’un pont vu dans un film. Je ferme la malle aux souvenirs. Ils sont bien où ils sont.

Posted in Carnets de route

Dans ce monde de “tabous”, vive les personnes qui osent!

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Tabou

Rien que ce mot me file des sueurs froides!
Je le déteste tout simplement. Parce qu’il enferme et qu’il laisse un bon nombre de personnes sur le carreau. Il rend “anormal” ce qui est “naturel” et appose le filtre “coupable” à tout action ou comportement qui ne rentre pas dans la case “bien”.

Lisez les journaux, passez sur les réseaux sociaux, écoutez la radio. Tout est tabou. Le deuil périnatal c’est tabou, les règles c’est tabou, le corps c’est tabou, le plaisir c’est tabou, la mort c’est tabou, l’érotisme c’est tabou, l’homosexualité – la bisexualité (enfin la sexualité en général) c’est tabou, les mutilations c’est tabou, le viol c’est tabou, la maladie c’est tabou, la violence conjugale envers les hommes c’est tabou, la masturbation c’est tabou, la différence c’est tabou, l’endométriose c’est tabou, la représentation du sexe féminin c’est tabou, l’argent c’est tabou, la religion c’est tabou, la dépression c’est tabou, l’euthanasie c’est tabou, Alzheimer c’est tabou, la spiritualité c’est tabou, l’infidélité c’est tabou, la misère c’est tabou, la nudité c’est tabou, l’immigration c’est tabou, le handicap c’est tabou…je vous laisse avec ça, il y a tellement de tabous qu’il est impossible de tous les énumérer. Vous en aurez bien d’autres à ajouter.

Mieux vaudrait le secret, le silence à la parole libre? Mieux vaudrait le mensonge à la vérité? Mieux vaudrait fermer les yeux face à des choses indignes de notre humanité?
Et nous nous prenons pour une société évoluée!

On ne veut pas choquer alors on pose des barrières et des codes, histoire de se protéger. Mais se protéger de quoi? De la vie, des choix de chacun, de la différence, des questions sans réponse? D’une réalité qu’on ne veut pas regarder en face? De la vie dans tout ce qu’elle a beau et parfois de moins beau à nous offrir? De nous-mêmes, de ce qui fait notre identité, ce qui fait notre singularité?

A l’origine, en ethnologie, un tabou est un acte interdit parce que touchant au sacré, et dont la transgression est susceptible d’entraîner un châtiment surnaturel. Aujourd’hui cela désigne un sujet dont on ne doit pas parler, par crainte ou par pudeur.

Le problème c’est qu’on ne peut plus parler de rien. On se limite, on se censure. On garde tout pour soi. Et quand on s’expose, c’est pour se prendre le jugement des soit-disant “bien pensants” en pleine figure. Où est passé le débat d’idées? Où est passé l’échange?

Je regarde parfois cette société avec énormément de points d’interrogation. Et puis il y a un article, ou deux, une personne qui ose, qui vient lever le voile sur un de ces tabous, qui dit qu’il est temps d’ouvrir le débat, qu’il est temps de poser les mots, là où il n’y avait que du vide, un pas posé vers moins de préjugés, plus de liberté. Et je ne peux qu’encourager cette ouverture, ce don gratuit, cette audace. Je ne peux que souhaiter que d’autres osent, que les choses bougent, que la parole se libère…

Cet article m’a été inspiré par les articles de Ninoute  et Sophie.

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Les États d’Esprit du Vendredi 11.10.2019

J’ai zappé la semaine dernière pour cause de fatigue mais je reviens cette semaine avec plaisir. Avec une pensée encore et toujours pour les fondateurs de ce moment privilégié de la semaine.

Début [18h45]

Photo: Octobre rose

Fatigue : pas tant que ça
Humeur : excellente
Estomac: libanais, tisane, fruits
Esprit: heureux
Cond. phys. : kiné, abdos, yoga
Projet/boulot: un manuscrit envoyé aux maisons d’édition, un en cours de relecture finale, un livre sorti et un manuscrit en cours de réécriture après retour de bêta lectrice.
Culture:  Livres: terminé Fugitive parce que reine – En cours: Amours sorcières de Tahar Ben Jelloul TV: un téléfilm sur Alzheimer et un autre sur la pornographie et les jeunes

Penser à:  préparer les vacances de loulou
Avis perso (1): constat glaçant de l’impact de la pornographie sur les enfants et les adolescents
Avis perso (2): mettons fin au tabou sur la sexualité et parlons avec nos enfants. Avant qu’il ne soit trop tard.
Avis perso (3): idem parler menstruations et cycles à ses enfants c’est quand même mieux que de leur mentir
Avis perso (4): il est temps de se détacher des angoisses des autres, de couper le cordon…

Message perso (1): bravo d’avoir osé ce premier pas et bravo pour ton projet aussi (2) tu fais de très belles choses (3) merci de toujours trouver du temps au milieu de semaines très chargées (4) merci pour ton écoute aussi (5) ils ont de la chance tes enfants (même si c’est normal, c’est pas courant)

Loulou: chante Jean Ferrat, fait du yoga avec moi, presse son jus d’orange tout seul, s’endort un peu mieux
Amitiés : mail, cartes envoyées, colis aussi, au téléphone
Love : Love
Sorties : match de volley d’une amie et chez mémé
Essentiel: s’aimer et se le dire (ou l’écrire)
Courses: cadeau pour le départ d’une collègue
Envie de: écrire encore et encore…
Zic: Demis Roussos (j’avoue j’adore!)

Fin [19h10]

Sur ce bon weekend à tous et à toutes. Prenez soin de vous et profitez de cette belle saison qu’est l’automne!

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Vivante!

Elle se tenait debout, les bras le long du corps, poitrine en avant, pieds nus sur le sable mouillé, les yeux braqués sur l’immensité devant elle. La mer telle une furie, déchainée depuis les premières gouttes de jour, offrait un spectacle de fin du monde. Les gens qui passaient, capuche sur la tête, pressés de rentrer chez eux, la regardait d’un air soupçonneux. Ils se demandaient bien ce que faisait cette fille, là, par ce temps froid, ce qu’elle pouvait bien voir au milieu de ce brouillard oppressant. Eux, ils n’aspiraient qu’à un chocolat chaud, bien installés dans leur canapé, à l’abri des secousses du temps, leur gazette favorite ouverte sur leurs genoux recouverts d’une couverture en laine. Leur bulle de douceur.

Elle venait souvent là, quand le déséquilibre menaçait l’ordre fragile de son monde. Quand elle ne se sentait que faille et que la complicité d’une étreinte lui manquait pour refaire surface. Elle restait le temps qu’il fallait.
Ils n’étaient pas nombreux à comprendre ce lien particulier qui l’unissait à cet endroit. Peu nombreux à saisir pourquoi, cette fille au cœur plein d’espoir, se sentait parfois si vide, qu’elle partait loin, seule, se confronter de la sorte aux éléments.
Elle voulait juste se sentir vivante!

Ce texte a été écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots imposés étaient: souvent – ordre – soupçonneux – gazette – espoir – bulle – particulier – faille

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Nouveau livre, Fragments d’âme et Octobre rose

Copyright Marie Kléber

Je le dis souvent mais tenir son livre entre ses mains, c’est un grand moment. Je ne m’en lasse pas. Il y a beaucoup de moi dans mes écrits. Pas toujours. Mais dans celui-là, si.

Je l’ai imaginé il y a longtemps ce petit livre aux allures de grand. Je lui ai cherché un nom. Je l’ai imaginé différent, avec des photos, mais le prix de fabrication dépassait un peu mes prévisions. Alors je suis restée sur les mots.

Ici, je ne raconte pas une histoire, je ne fais pas de vers, je vous livre juste des pensées glanées pendant mes moments de méditation ou de pause. Que ce soit dehors, au grand jour ou face à la nuit qui tombe. Des pensées qui viennent comme ça, comme un absolu que je ne peux toucher du doigt.

Des fragments de moi. Des questions que je me pose et que je vous pose. Des interrogations face à la vie. Quelques idées que je tiens pour des vérités. Et puis de la beauté aussi, des instants de vie qui m’ont marquée. Des fragments d’âme comme une invitation…

Ce nouveau livre, je l’avais prévu pour la fin de l’été, un cadeau de rentrée puis d’autres projets sont venus retarder sa sortie. Octobre a pointé le bout de son nez et je me suis dit que c’était l’occasion rêvée pour, cette année, marquer le coup d’Octobre Rose, le mois de sensibilisation et de soutien au cancer du sein. Donc pour chaque livre acheté (soit en me contactant par mail – soit en achetant le livre directement sur le site The Book Edition), 1€ sera reversé à l’association Vivre comme Avant (dont je vous parlerais prochainement).

Je vous laisse avec cet extrait:

Tout est dans la présence de l’autre à soi
De soi à l’autre
Dans l’être
Ici et maintenant