SOS d’une maman en détresse

Attention, attention, ne prenez pas cela à la rigolade. Ceci est un article SOS, maman en détresse !

J’ai besoin de vos lumières.

Depuis qu’il est en vacances, l’escargot a décidé de hurler dès qu’on l’allonge sur la table à langer, dès qu’on a l’idée de lui mettre une couche. Déjà à Paris, il commençait à rouspéter. Mais là, il refuse catégoriquement et a décidé de commencer à faire sur son pot. Comme un grand.

Tout à l’air de bien se passer. Les transmissions journalières font état de deux nouveaux mots appris. Il demande. Bien sûr, il y a quelques accidents, mais c’est tout à fait normal.

Le hic, c’est quand on part en balade. Autant à la maison, on peut le laisser en culotte, sans couche et si accident, il y a, on gère. Mais en balade, c’est déjà beaucoup plus compliquer. On ne va pas trimballer notre pot avec nous. Ce serait faisable parce qu’il est tout beau ce petit pot. Et qu’il l’adore par-dessus le marché. Après Mr Lapin, c’est sa deuxième grande histoire d’amour. Le souci, c’est qu’il est un peu encombrant quand même.

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Alors, vous allez me dire en balade, on peut faire un effort et le coincer dans la poussette. Si, si, on peut le faire. On ne va quand même pas le gronder parce qu’il veut faire sur son pot, ce serait le monde à l’envers !

Mais quand on part en voyage, on fait comment ?

Si on voyageait en voiture il n’y aurait pas de souci. Mais manque de bol, nous c’est le train notre moyen de locomotion. Ca y est, vous captez le dilemme. On est dans la merde (c’est le cas de le dire !)

C’est là que vous intervenez. Vous avez même l’obligation d’intervenir et de me donner vos recettes miracles. C’est presque une question de vie ou de mort, parce que dans 10 jours, on prend le train. Vous voyez, la marge de manœuvre est délicate et j’ai ABSOLUMENT besoin d’une solution de rechange.

Autant vous dire que j’ai déjà épluché plus d’une cinquantaine de sites sans pour autant trouver la perle rare du pot de voyage (qui convienne à un petit garçon – une question de rebord, si on veut éviter de tapisser les toilettes du train de pipi !)

Alors allez-y, lâchez-vous et dites-moi ce que vous feriez à ma place. Donnez-moi vos tuyaux, même les plus fous, je suis preneuse !

Et d’avance merci à toutes celles qui auront répondu présentes à ce SOS. Vous allez peut-être être CELLE qui va me sauver la mise (la vie) !

 Crédit Photo – Super parents.com

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C’est notre Histoire

Comment rester insensible à ce qui se passe autour de nous ?

Aujourd’hui, on parle beaucoup de la Palestine, de ses victimes innocentes qui tombent sous les bombes de l’Etat d’Israël. On oublie un peu trop que le Hamas laisse sa population se faire massacrer pour protéger ses propres intérêts.

Aujourd’hui, on descend dans la rue. On veut crier notre indignation contre ce conflit insensé. On a déjà oublié le peuple Syrien et tous les opprimés du monde, ceux qui ne mangeront pas ce soir, ceux que l’on oublie, que l’on insulte, que l’on prive de leurs droits les plus élémentaires.

Aujourd’hui, la France est en deuil. Un deuil national de trois jours pour les victimes d’un crash aérien. On oublie qu’ils sont des centaines à mourir chaque jour dans l’indifférence la plus totale. Toutes ces victimes du quotidien mériteraient bien plus que quelques lignes dans un journal.

Aujourd’hui, on en veut à Israël, on dénonce sa folie, on lui fait porter le poids de ce conflit sans âge. On oublie que Bachar El Asad continue à tuer impunément ses semblables. On oublie que la mafia continue à assassiner des gosses dans les quartiers de Rio.

Aujourd’hui, on stigmatise les religions. Les médias font peur aux peuples. Les islamistes embrigadent des jeunes en manque de repère. Les fanatiques de tous bords déchaînent des montagnes de haine. On oublie que les prophètes des trois grandes religions monothéistes nous ont laissé le même message d’amour, de tolérance et de paix.

Aujourd’hui, on met l’accent sur ce qui ne va pas, sur ce qui gangrène la société, sur les problèmes. On oublie les héros ordinaires, ces femmes et ces hommes qui se battent et luttent pour offrir un bel avenir à leurs enfants, qui se dépassent jour après jour. Ils sont l’avenir de notre société, de notre monde.

Aujourd’hui, on oublie que vivre en frères est possible, qu’il n’y a pas si longtemps de ça, des femmes, un chapelet à la main, ont fait reculer des chars d’assaut, que Gandhi a gagné son combat par la non-violence, que Martin Luther King avait un rêve, que l’Histoire nous appartient, que nous sommes responsables de notre Histoire, de l’avenir du Monde.

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Crédit Image – Pinterest

L’espoir d’un avenir meilleur

On parle de ceux qui meurent

Des héros mutilés

On parle de ceux qui se battent

Des héros massacrés

On parle de ces haines ancestrales

Ces rancœurs infondées

On se délecte de tonnes d’images

De ces villes assiégées

On brandit des drapeaux

Des slogans scandés

On attise les haines

Des peuples opprimés

On dénonce un pouvoir

Une société gangrenée

On en appelle à l’humanité des hommes

Des hommes sans pitié

 ***

Mais est-ce qu’on se demande combien ils sont

                                   A attendre demain

A attendre qu’une bombe choisisse leur maison

                                        Un coin de leur jardin

A attendre que les hommes ai cessé de se haïr

A attendre que le monde ai cessé de les trahir

Combien sont-ils, à se demander

S’il existe encore quelque part

Un espoir

Pour les hommes

De s’aimer

Extrait de lESSENCE DE L’ETRE

Le miracle de ma vie

Un jour tu es né. Un 14 Février.

Tu as eu 1 an. Ta première bougie.

Tu as presque 18 mois.

On m’avait prévenue « profites en, ça passe vite, tu verras »

Tout le monde avait raison.

J’ai consigné tes premières fois dans un cahier.

J’ai noté tes premières dents, tes premiers chagrins, tes découvertes, tes bêtises, tes câlins qui se font plus fréquents.

Et aussi ce jour où tu as dit « maman ».

Tu marches, tu montes et tu descends les escaliers.

Tu dis déjà quelques mots.

Tu essayes de tenir ta cuillère, de manger tout seul.

Tu as même envie de faire pipi comme un grand.

Tu étais un bébé. Tu es un petit garçon.

Quand je m’arrête un moment pour regarder le monde autour de moi.

Je vois les enfants jouer, plein d’innocence, d’insouciance et de gaieté.

Et un avenir se dessine devant mes yeux.

Je t’imagine grandir.

Dans quelques mois, tu iras à la crèche.

Tu abandonneras ta poussette

Puis tu apprendras à compter, à lire et à écrire.

Tu joueras à « chat perché ».

Tu porteras ton cartable tout seul.

Tu te feras des copains.

Tu joueras au ballon dans le square d’à côté.

Tu auras l’impression que le monde t’appartient et tu auras raison.

Tu iras à l’école tout seul.

Tu auras des rêves et des envies.

Tu choisiras des études, un métier.

Tu tomberas amoureux.

Tu partiras en vacances sans moi.

Tu m’appelleras pour me dire que tu es heureux. Bien entendu, c’est tout ce que je te souhaite, le meilleur.

Et moi je resterais là, à tes côtés, pour toujours.

Les yeux rivés sur toi, je resterai là, à contempler le miracle de la vie,

Le miracle de ma vie.

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La femme parfaite est une connasse (où la énième critique d’un livre vendu à plus de 200 000 exemplaires)

Désolé pour ce titre à rallonge, mais bon, on ne va pas se mentir, depuis que ce livre est sorti, il a fait tout le tour de popotes! D’ailleurs, si tu ne l’as pas encore lu, je te conseille d’y jeter un œil, juste histoire d’être un minimum à la page.

Mon exemplaire c’est un cadeau. Bien sûr, en arpentant les allées de la FNAC, je l’avais déjà remarqué mais j’avais passé mon chemin. Et heureusement d’ailleurs!

En Juin dernier, j’ai participé à un swap, mais oui tu sais cet échange sur un thème précis entre personnes que tu ne connais ni d’Eve, ni d’Adam. Si tu es sur la blogosphère depuis un certain temps, tu en as forcément entendu parler. Et ce qui est sympa dans un swap, c’est bien entendu de préparer ton petit paquet, mais aussi de recevoir un joli colis de la part d’une parfaite inconnue, qui mérite d’être connue!

Grâce au Swap “Sea, swap and sun”, organisé par La Pirate, j’ai reçu, un samedi (ça ne pouvait pas mieux tomber) tout plein de jolies choses de la part de Katia.

  • Un sucette, qui n’a pas fait long feu!
  • Du thé aux agrumes, que je bois avec délice tous les matins.
  • Un joli verni bleu (et le bleu que j’aime par dessus le marché, et oui tous les bleus ne se ressemblent pas)
  • Deux beaux dessins réalisés par deux puces adorables (qui trônent dans notre chambre, les dessins pas les filles!)
  • Des douceurs pour le bain, pour prendre soin de moi.
  • Un “dépose thé”. Je ne connais pas le nom de cet ustensile, à avoir impérativement dans sa cuisine, quand on est consommatrice de thé (sans modération)
  • Et le fameux Livre!

Pourquoi j’ai aimé ce livre. Parce qu’il est drôle, que j’ai été soulagée quand j’ai lu que je n’étais pas la seule à transformer nos bons  vieux dictons français (chez moi, on dit “se faire engueuler comme du chat pourri”) et qu’il y avait encore des filles sur cette terre qui chantaient du Ophélie Winter!

J’ai appris que la théorie de l’indifférence ne marchait pas, en matière de rencontre et que donc ma mère m’avait menti pendant des années (merci maman). Et surtout que je ne suis pas parfaite. Dieu merci, sinon je rentrerai dans la grande catégorie des “connasses” dénoncées par ce livre.

Merci à Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard pour avoir enfin rendu hommage à toutes les femmes que nous sommes, imparfaites et fières de l’être. Après avoir ces 30 règles, on n’a même plus envie de faire semblant de tout assumer. On est prête à se vautrer dans le canapé et se regarder pour la cinquantième fois Dirty Dancing, sans culpabiliser…

Deux « moi » dans un seul corps

Depuis quelques temps, je me penche sur ma relation avec Roger, l’échec de notre mariage. Pas négativement du tout. Juste parce que je considère que c’est nécessaire, qu’il y a des leçons à tirer de cette expérience, qui m’a pas mal abîmée tout de même.

Roger n’est pas blanc, loin de là. Quant à moi. Qu’est-ce qui a pu clocher pour que je m’engage dans cette relation, biaisée depuis le début ?

J’ai ma part de responsabilité. Le statut de victime ne me convient pas. Cette histoire m’appartient autant qu’à lui. Il y avait une faille, il s’y ait engouffré. Reste à savoir pourquoi cette faille était là. Chercher, c’est ma manière de me réapproprier cette histoire et de me sortir de ce schéma qui m’a maintenu prisonnière pendant longtemps.

La faille, c’était ce peu d’estime que j’avais pour moi-même. La faille, c’était cette envie de devenir une autre pour lui plaire. Je me trouvais assez nulle, ridicule, naïve, trop rebelle. Je me demandais souvent comment quelqu’un de censé aurait pu décider de faire un bout de chemin avec moi. J’ai donc décidé de devenir quelqu’un d’autre. Sans qu’il me le demande forcément. J’ai même été jusqu’à nier mon identité et j’ai pris celle de quelqu’un d’autre.

Nous étions deux à partager mon corps. Mon « vrai moi ». Et mon « moi créé ». Il est souvent difficile de s’accepter tel que l’on est. Il parait alors plus facile de se créer une autre personnalité. On finit souvent par même oublier la personne que nous sommes, car nous nous satisfaisons pleinement de cette nouvelle créature, qui a tout pour plaire, surtout plaire à la personne aimée. Tout est parfait dans le meilleur des mondes !

Sauf que voilà, à l’intérieur de nous, notre « vrai moi » ne disparait jamais totalement. Il se fait tout petit, de plus en plus petit. Mais il reste là, dans son trou. Il ne fait pas de bruit. Il attend le moment propice pour sortir de l’ombre. Quoique l’on fasse, notre « vrai moi » finira toujours par revenir sur le devant de la scène. Tôt ou très tard.

Et quand les deux « moi » s’affrontent, je peux vous dire que ça fait mal. Le « moi créé » n’a pas de consistance. Il n’existe que par le pouvoir qu’on lui confère. Ses bases sont friables. Il ne fait pas le poids face au « vrai moi ». Quand le « vrai moi » reprend la main, au cœur d’un combat acharné, tout se mélange, notre monde tangue, on ne sait plus où on en est. On n’arrive même plus à distinguer le vrai du faux, le « vrai » du « créé ».

J’ai voulu me transformer, devenir quelqu’un que je n’étais pas. Pour rentrer dans ses cases. Pour ne pas avoir à affronter mon « vrai moi » qui me disait dès le début de prendre mes jambes à mon cou et de partir en courant. J’ai fait les choses pour lui, au lieu de les faire pour moi. Je me suis laissée entraînée sur des chemins qui ne me convenaient pas. J’ai fait des choix qui n’étaient ni en accord avec mes valeurs, mes principes. J’ai laissé tomber mes rêves. J’ai abandonné mes combats, mes idéaux. Je suis devenue une fille épuisée, sans saveur, sans rire. Je suis devenue une fille vide.

Et quand mon « vrai moi » a constaté que je dérivais trop loin, que je me perdais corps et âme dans une relation qui ne m’apportait rien, qui noyait mes forces, qui me consumait, il a jaillit de dessous les cendres, tel le Phoenix, royal et il m’a obligé à me remettre en question, à comprendre quand, où et comment je m’étais perdue. Il m’a offert une chance de le reconquérir, de redevenir « moi ».

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Depuis, j’ai juste une certitude. Je ne braderai jamais plus ma vie. Je suis comme je suis. Je suis bien comme je suis. Et celui à qui cela ne convient pas, ne mérite pas de faire partie de ma vie.

Et vous, vous êtes déjà devenu quelqu’un d’autre, par amour ?

 Crédit Photo Pinterest

Ni pour, ni contre, juste troublée, peinée, blessée…

« Israël a des armes pour protéger sa population, le Hamas utilise sa population pour protéger ses armes. » Article Le Monde 22.07.2014 (propos de Roger Cukierman)

Je n’ai pas l’habitude de faire de politique. D’ailleurs, est-ce de la politique à ce niveau ? Je ne sais pas. Je ne comprends rien à ce conflit.

Les années se suivent et se ressemblent. Mes cours de lycée ne sont plus très frais. Ma mémoire me fait faux bond.

Quelles sont les origines de ce conflit ? Une histoire de terres, de territoires ? Une envie d’avaler le monde, de repousser les frontières ?

Je me répète, je ne comprends rien à ce conflit. Je constate juste. Je regarde avec horreur les bombes tomber sur des maisons, obligeant des populations à fuir leurs villages, à vivre dans la crainte constante. Je vois juste des corps le long des routes, des corps d’enfants abattus en plein vol, je vois des mères en larmes et des pères en colère.

Je ne suis ni pour l’un, ni contre l’autre. Je l’ai dit, ce conflit me dépasse. Personne n’a raison ou personne n’a tort. C’est facile d’accuser un état, quand l’autre ne vaut pas mieux. Les roquettes et les canons se font écho. Si les victimes n’étaient pas des civils, si Gaza ne ressemblait pas à un cimetière humain, on pourrait croire que les gouvernements jouent au gendarme et au voleur dans une cour de récréation.

A l’autre bout du monde, les grandes puissances se réunissent et parlementent, sans se mettre d’accord. Mais se mettre d’accord sur quoi au juste ?

En France, on manifeste et on fait semblant de se battre contre des gaz lacrymogènes. On fait des amalgames. On fait germer la haine dans le cœur de ceux qui souffrent. Alors qu’un peu partout dans le monde, juifs et musulmans vivent en paix, ensemble, en frères.

Ce que je retiens, c’est que les hommes préfèrent tuer et laisser mourir des enfants plutôt que de prendre leurs responsabilités.

Il y a très longtemps de ça, j’ai lu une phrase qui résume bien ma pensée. Ce conflit ne pourra cesser qu’une fois que les hommes auront pris conscience que la vie d’un enfant palestinien vaut celle d’un enfant israélien (et vice versa).

En attendant, les enfants des deux camps servent de monnaie d’échange. Comme dans tous les conflits qui séparent les hommes.

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Sur ce sujet, allez lire le très bel article de Marie – Bleu Lavande 

Personne ne peut vous rabaisser sans votre consentement

La première fois que j’ai entendu cette phrase d’Eleanor Roosevelt, elle m’a fait le même effet que « tout ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort ». Je l’ai détestée.

Non mais qui sincèrement consentirait librement à ce qu’une autre personne lui fasse du mal. Personne n’a envie de souffrir. La vie est déjà bien assez compliquée comme ça. Pourquoi voudrions-nous nous en rajouter une couche ?

L’autre est capable du meilleur. Comme du pire. Et quand il est capable du pire, il est très fort pour nous ridiculiser, nous placer plus bas que terre, nous faire perdre nos moyens, nous infantiliser, nous opprimer.

Nous vivons tous ces moments douloureux, toutes ces aliénations. Et nous en serions en partie responsables. Non, mais c’est le comble !

Au premier coup d’œil, je me suis dit, encore une ineptie. J’ai abandonné l’idée de comprendre. Je n’y pensais même plus, pour vous dire.

Et grâce à Roger (il faut bien qu’il serve à quelque chose), j’ai compris. L’étincelle. Ce n’est pas une ineptie. C’est la vérité. Vérité pure, constante. Une Vérité difficile à intégrer mais une vérité libératrice.

Libératrice car elle nous permet de passer à autre chose, de nous en sortir. Si l’autre ne peut pas nous rabaisser, nous réduire à néant sans notre accord, c’est que nous avons une marge de manoeuvre. Une marge de manoeuvre calibrée, j’en conviens. Une marge de manoeuvre limitée aussi. Mais NOUS pouvons faite quelque chose. Nous n’avons pas à subir et acquiescer.

Mais bien entendu, tout ça ne se fait pas d’un claquement de doigts, ce serait trop facile.

Il faut dans un premier temps intégrer que l’autre nous rabaisse. Quand on est pris dans un cycle pervers ou manipulateur, quand on est sous emprise, c’est un concept avec lequel nous avons du mal à composer. Il n’est pas toujours évident d’intégrer que l’autre nous diminue, alors même qu’il dit nous aimer.

La deuxième étape, c’est prendre du recul face à la situation et sortir de l’emprise. Là encore, il faut prendre en compte le facteur temps. Et beaucoup de soutien est nécessaire, pour ne pas replonger.

Ensuite, il faut se reconstruire, travailler sur l’estime de soi, se pardonner, se faire confiance, s’autoriser à s’effondrer et reprendre des forces pour l’étape suivante. C’est un travail de longue haleine.

Puis un jour, on se retrouve en face d’un Roger, un ex-mari, un ex-amant, une ex-épouse, une ex-ami, une personne qui nous a fait du mal, qui nous a laissé nous faire du mal aussi sans riposter, quelqu’un qui a abusé de notre confiance, de notre amour, de notre amitié, qui a bafoué nos rêves et nos espoirs, qui a joué avec nos vies, notre présent.

On se retrouve en face d’un visage, en face de deux yeux remplis de haine et de rancoeur. Un jour, ce regard, qui nous a fait plier bien des fois, n’a plus d’impact sur nous. Ce regard ne nous renvoi plus à nos faiblesses. Ce regard nous dit juste que l’autre nous déteste. Très bien, c’est son choix. Nous, nous avons fait un autre choix, le choix d’une vie meilleure. Et ce regard chargé de colère ne nous fait plus rien. Nous valons mieux. Nous sommes conscients que ce regard ne s’adresse pas à nous. C’est un regard perdu, un regard qui accuse. Mais nous ne sommes ni coupables, ni responsables de ce regard.

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Un jour, l’autre ne peut plus nous faire de mal. Parce que nous l’avons décidé. Parce que nous sommes sortis de l’asservissement. Parce que nous sommes fiers de nous, nous avons appris à nous connaître et personne d’autre que nous-même ne peut plus nous dire ce qui est bien ou mal, ne peut plus décider de ce qui est bon pour nous. Nous sommes désormais les seuls maîtres à bord.

 Et vous, une citation à partager qui vous trouble mais qui finalement vous colle bien à la peau ?

Crédit Photo

Bonnes vacances!

Nous y sommes.

Il fait très chaud. Déjà dans la voiture, nous avions du mal à respirer. La route a été longue, peuplée de jérémiades et de l’intempestive réplique « c’est quand qu’on arrive ». Personne n’y échappe.

Nous voulions partir de bonne heure mais nous avons quitté la maison bien tard, comme d’habitude. Nous avons des paquets partout, entre les jambes, derrière la tête.

Nos vêtements nous collent à la peau. Nos peaux adhèrent aux sièges. Nous avons bien fait escale, le temps d’une pause pipi et d’un café. Mais ça n’a pas suffit à nous requinquer.

Nous y sommes.

La porte s’ouvre. La voiture s’engouffre dans l’allée. On voit des bras s’agiter en l’air. Les nôtres sont engourdis. Les yeux s’ouvrent difficilement, la clarté fait mal. Les visages se décontractent.

A l’intérieur de la maison, le lave-vaisselle achève sa dernière tournée de la journée. On entend des rires d’enfants sortir d’un peu partout. Le chat s’étire sur la terrasse. Les adultes ont un verre à la main, d’autres se sont endormis sur leurs chaises longues.

Papi et Mamie sont là, ils courent presque vers nous, un sourire béat au coin des lèvres, ce même sourire qui nous rassure quand tout va de travers.

Nous y sommes.

Nous sortons de la voiture, non sans mal. Les enfants émergent, les cheveux en bataille. On s’embrasse. On s’embrasse longtemps. On laisse la voiture pleine derrière nous. On la videra plus tard. On a bien le temps. On a tout le temps.

Nous y sommes.

Les vacances vont pouvoir commencer.

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Crédit Image – Site Fais le Toi Même