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Mots doux

Un merci s’impose pour toutes celles (et ceux) qui m’ont laissé un message sur mon billet d’hier. Votre soutien m’est précieux. Vous le savez – je me répète – mais qu’il est agréable pour moi de recevoir ici et là ces jolis témoignages d’amitié.

Juste quelques mots pour vous rappeler que jusqu’au 30 avril, Chuchotis et Ricochets est à moitié prix (avec dédicace), soit 4.50€ (+3€ de frais de port pour la France et l’Europe). Plus besoin de m’envoyer un mail (sauf si vous le souhaitez bien évidemment!), vous pouvez le commander directement en cliquant sur l’image ci-dessous et vous serez directement connectés à paypal (c’est simple, rapide et efficace).

Les retours sont juste à l’image de ce troisième recueil, empreints de douceur et de chaleur humaine. Merci à chacune des 25 personnes qui l’ont déjà commandé – j’espère qu’il y en aura d’autres très prochainement. Ce livre n’attend que vous!

Je vous souhaite une belle fin de journée et vous dit à très vite pour de nouvelles aventures.

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En passant…

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Le froid est revenu et j’ai dû ressortir mon manteau d’hiver. J’avais besoin de chaleur aujourd’hui. Je ne m’imaginais pas passer la journée les bras autour du corps pour me réchauffer. Il y a des jours comme ça. Des jours où tout commence de travers, où la fatigue est telle que les nuits n’arrivent même pas à l’apaiser. Mes rêves biscornus ont repris du service depuis quelques jours. Je m’en serais passée.

Un petit creux de vague, sans trop d’importance. Un petit creux qui donne envie d’hiberner. Ce petit creux que nous connaissons tous un peu, plus ou moins, qui vient réveiller des blessures mal cicatrisées (quand on croit qu’il n’y en a plus, une nouvelle surgit et nous demande de travailler encore sur nous et nos pensées erronées). Un petit creux que j’apprends à accepter. En gérant mon impulsivité qui me donne parfois envie de tout envoyer balader. J’ai muri. Je ne me laisse moins dépasser par cette vague d’indécision qui auparavant m’aurait fait prendre des décisions un peu trop radicales – que j’aurais regrettées.

Je me demande toutefois si je ne suis pas arrivée au bout d’un chapitre sur ce blog. Ou si ma présence ici, pour le moment, ne me détourne pas de mon gros projet autobiographique. Ce récit terminé vient de passer de la phase d’écriture à la phase de relecture. Le chantier est conséquent. Je souhaite m’y consacrer davantage dans les mois à venir, afin d’y mettre aussi rapidement que possible un point final.

Je me laisse le temps de la réflexion. D’ici quelques jours, je sais que l’énergie sera revenue, j’aurais à nouveau envie de partager quelques bribes de vies, je me sentirais plus légère et pleine d’énergie. J’aurais de nouvelles idées, de charmants projets à partager. Je ne me sentirais plus engourdie par tous ces mots accusateurs qui fleurissent ici et là sur qui à voter pour qui – pour quoi.

A très vite mes ami(e)s…

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Et si…

Je me sens un peu là, un peu ailleurs. Je me sens partir ou du moins m’éloigner. D’ici. De cet endroit tant aimé qui m’appelle de moins en moins. Je me sens poussée vers l’extérieur, vers la vie qui bat ailleurs. Parfois je me dis – et si?

Et si je partais, si je laissais les choses telles qu’elles, les meubles en place?

Et si je claquais la porte d’un coup franc?

Et si je partais découvrir d’autres espaces?

Et si…

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Dites moi que nous allons réagir…

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Il y a 15 ans…

Le temps passe. Mais est-ce que le monde change, est-ce que les hommes apprennent de leurs erreurs ?

Il y a 15 ans…

Souvenons-nous. La grande douche froide. Un parti d’extrême-droite au deuxième tour de l’élection présidentielle. Le chaos.

15 ans plus tard…

Le parti d’extrême-droite retrouve sa place au cœur du deuxième tour et pour beaucoup c’est presque un soulagement.

Quoi ? Oui, un soulagement. C’est ce que je lis sur les visages de mes concitoyens ce matin. Un soulagement – quelle horreur !

Comment pouvons-nous respirer normalement ce matin alors que l’extrême-droite, ce parti qui prône des valeurs qui sont contre celles de la dignité humaine, ce parti qui regarde vers l’arrière, qui promet un recul sans précédent pour notre beau pays de France, s’affiche comme l’un des deux gagnants de ce premier tour ?

15 ans plus tard…

Où sont passés nos combats, où est passée notre colère, vers quel avenir marchons-nous le nez au vent, d’un pas presque fier ?

Ce n’est pas tant l’issue de ce vote qui m’interpelle mais qu’un parti si cruel obtienne autant de voix – qui sont ces hommes et ces femmes qui rêvent d’un pays recroquevillé sur lui-même,  un pays fermé aux autres (quand c’est cette ouverture qui est une vraie chance), un pays de division et haine – et que personne ne réagisse .

15 ans plus tard…

Je n’ai pas peur. Je suis juste révoltée. Je me demande ce que nous dirons à nos enfants dans quelques années – que nous étions juste soulagés que deux extrêmes ne soient pas en lice pour le pouvoir!

Quand avons-nous lâché les armes? Quand avons-nous abdiqué? 

Quand avons-nous accepté l’inacceptable? Comment avons-nous pu en arriver là?

Allons-nous rester là les bras ballants à regarder la haine se frayer un chemin dans nos existences?

Non – Dites moi que nous allons réagir…

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Hier, demain et aujourd’hui

Aujourd’hui, il regarde l’étendue devant lui, l’eau calme caresser la plage et les rochers, sans un bruit, puis se retirer délicatement avant de disparaître au loin. La marée. Une histoire de va et vient, de donné et de pris. Une histoire de lâcher prise. Qui d’autre pouvait savoir ou comprendre ce besoin qu’il avait de se retrouver là, dans cet endroit et de contempler la mer, solitaire. Elle semblait être la seule à pouvoir garder ses secrets, à lui offrir sagesse et guérison, la seule à connaître les soubresauts de son cœur et tous les non-dits qu’il gardait accroché à chaque centimètre de lui.

Hier, la vie avait perdu sa saveur. Touché en plein cœur, le cœur d’Elsa avait lâché. Sans préavis, sans avertissement. Son corps froid s’était fondu dans l’abîme de l’éternité. Plus un son, plus un rire. Immobile, Elsa gagnait lentement les portes du Paradis. Et lui ? Il regardait l’étendue de son chagrin, n’arrivant pas à cacher ses larmes, les yeux accrochés à la peau blanche de celle qui, quelques jours auparavant, mangeait avec lui la première glace à la fraise de l’été en la lui faisant gouter du bout des doigts. Comment pouvait-on passer du rire aux larmes en si peu de temps ? Comment tout pouvait mourir si vite ?

Avant-hier, Elsa dansait nue dans le salon. Son corps entier épousait la musique et les notes accrochées aux accords de guitare. Il regardait au loin le jour se coucher, appréciait son bonheur, incertain de l’avenir, la confiance en bandoulière – Elsa et lui, à la vie !

Demain, il ouvrira les yeux sur un nouveau matin. Son corps tremblera. La lumière du jour ne le réchauffera pas comme elle le faisait avant. Tout partira de cette heure où le cœur d’Elsa a cessé de battre, où le sien a commencé à trembler. La mer sera toujours là. Le vide aussi.

Si tout a un sens comme on le dit, il ne sait lequel à cet instant précis.

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Maman solo (mais pas que!)

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Hier j’avais un dîner – phénomène exceptionnel – avec un homme – phénomène encore plus exceptionnel -étant donné que ma vie sentimentale est à l’arrêt depuis plus de quatre ans (même si à mon avis je pourrais rajouter quatre ans de plus, tellement ma dernière relation n’avait rien de sentimental mais bon on va faire simple). Oui je sais on peut aussi avoir des dîners aves des hommes en « ami » mais moi j’ai jamais vraiment eu d’ami sans e. Si, un,  qui j’ai déclaré ma flamme cet été – fiasco complet (normal il était déjà marié !). Ca m’a au moins permis de passer à autre chose.  A toute chose malheur est bon c’est bien connu !

J’arrête de blablater et je reviens au dîner d’hier. Et au pourquoi de cet article surtout – si tant est que cet article ait un but particulier – je me disperse encore. C’est l’effet que ça fait quand on ne parle qu’avec des petits hommes de moins de quatre ans depuis trop longtemps…

Hier soir, je me suis rendue compte de trois choses :

  • Un divorce ça fait de sacrés dégâts et ça se voit au premier coup d’oeil. On se croit à l’abri puis un jour c’est la guerre. Je sais pour certains ça se passe bien. Pas souvent quand même. C’est la débâcle en nous et à défaut de vivre, on survit. On tient le coup pour les enfants, ils donnent un sens à tout le reste. Un divorce c’est une lente descente aux enfers. Il faut faire son deuil et ça prend du temps.
  • J’ai dépassé ce stade. Je suis loin de la fille désemparée et paumée que j’étais à l’époque, pleine de doutes, de peurs, la tête remplie de mauvais films, le cœur complètement broyé, l’énergie à plat. J’ai retrouvé mon sourire, ma joie de vivre. J’ai fait mon deuil. Et s’en rendre compte, ça file la pêche.
  • J’ai davantage confiance en moi et en l’avenir. Et j’ai bien envie de partager ça avec quelqu’un. Je me sens prête – c’est assez relatif tant que tu n’as pas sauté le pas – à faire de nouvelles rencontres « comment ? » – That is the question ! J’ai envie dire « on verra ».

Hier j’avais un dîner et ce dîner m’a ouvert les yeux sur la vie que j’ai quittée, la page que j’ai tournée et m’a orienté vers l’avenir, un avenir lumineux, joyeux, serein et apaisé.

Et comme le disait ma prof d’histoire-géo de Terminal : “Y a qu’à, y a qu’à. Mais faut qu’on !”

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une très douce soirée !

Ps : Si il y a parmi vous des mamans (ou papas) solos qui ont des tuyaux à partager, n’hésitez pas!

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Arrêtons le massacre !

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Je sens déjà qu’avec cet article je ne vais pas me faire que des amis, mais qu’importe. Je ressens depuis plusieurs jours le besoin de l’écrire, alors je me lance.

Je ne vais pas vous parler des arbres qu’on assassine à longueur de journée – et pourtant il y en aurait des choses à dire sur le sujet – ni des guerres toutes aussi pourries les unes que les autres qui déciment des peuples entiers et réduisent des civilisations à néant.

Dans cet article, je vais te parler d’un massacre beaucoup plus caché, dont on n’entend guère parler, celui des enfants mais pas n’importe quels enfants, des enfants qu’on a, alors que tous les dés sont pipés.

Tu vas me dire que je ne suis pas la mieux placée pour parler de ça, moi qui ai fui une relation merdique, enceinte jusqu’aux dents. Pourtant je ne te parle pas non plus de cet enfant-là, de ces enfants-là, de ces enfants que nous portons au Monde dans des circonstances plus ou moins douteuses mais sur lesquelles nous n’avons aucune prise.

Je te parle de ces enfants que nous faisons alors que nous n’avons que des cartes pourries en main, que nous le savons, mais que nous décidons de passer outre. Je te parle de ces enfants ballotés, complètement paumés, autant certainement que leurs parents, ces enfants pris entre deux camps, ces enfants traumatisés, ces accidentés de la vie avant même que leurs vies n’aient commencé. Je te parle de ces deuxièmes, troisièmes, quatrièmes, de tous ceux qu’on a voulu avoir pour ressouder notre couple. Je te parle de ces enfants otages d’une séparation, d’un couple, non pas qui tangue, mais qui coule complètement, couple à la dérive, prisonniers de la violence au quotidien, de la folie parfois.

Tu vas me dire qu’on a tous nos valises, nos cartons mal ficelés à porter, qu’au final on s’en sort. Comment ? Amoché, apeuré, meurtri.

Pour le coup, là je peux parler. J’ai matière à prouver qu’un enfant dont on a volé l’enfance est un être humain blessé à vie, un adulte en sursis. J’ai l’exemple de ma mère depuis 36 ans sous les yeux. Je l’ai vu lutter, se dépasser pour nous, perdre pied, avoir envie de se flinguer. Pourtant elle a toujours tenu à nous offrir le meilleur. Elle l’a fait. A sa manière, en mode survie sans arrêt.

Pour moi c’est sans appel. Avoir un enfant c’est pour la vie, ça ne s’arrête pas à la majorité. Ca ne s’arrête pas le jour où il sait voler de ses propres ailes. C’est comme un tatouage imprimé sur la peau à l’encre indélébile. On ne joue pas avec la vie d’un enfant.

Bien sûr pour certaines femmes dans le monde aujourd’hui, ce n’est pas un choix. Je ne te parle pas de ces femmes-là, ni de ces couples-là d’ailleurs. Parce que ce n’est pas qu’une histoire de femmes, c’est une histoire d’hommes aussi, une histoire de pères en devenir, d’éducateur, de modèle aussi à suivre.

Je te parle de toutes celles et ceux qui ont envie, qui veulent un autre enfant comme on voudrait une nouvelle voiture ou un autre appartement. Je te parle de toutes celles et ceux qui ont déjà des enfants en grande difficulté ou pas, qui ne sont déjà plus à l’écoute, qui n’arrivent pas à gérer le quotidien, parce que parfois le quotidien est angoissant, pesant, destructeur (et je ne les juge pas d’ailleurs) et qui envers et contre tout décide tout de même de récidiver. Je te parle de tous ces enfants qui voient le jour dans des familles où tout s’effrite, de la peinture au plafond au corps des mères, auprès de femmes qui n’ont plus d’énergie, auprès d’hommes absents, violents, auprès de parents eux-mêmes blessés, désespérés. Je te parle de tous ces enfants désirés mais déjà écartelés, sujet principal des disputes entre leurs deux parents. Je te parle de ce sixième qui arrive en pleine bataille judiciaire, de ce deuxième dont la sœur est une adolescente suicidaire, de cet enfant qu’on appelle « accident ».

Je sais qu’on ne peut pas toujours tout contrôler et que parfois la vie décide pour nous, sans que nous ayons le temps de dire stop. Je sais qu’on se trouve parfois pris contre notre gré dans une spirale qui nous empêche de prendre des décisions rationnelles.

Mais essayons tant que faire se peut de préserver nos enfants. Nous leur souhaitons un avenir plus lumineux, plus paisible. Mais comment faire quand nous ne leur léguons que des valises pleines de peurs, de colère, de frustration, de violence, de regrets, de larmes ? Comment peuvent-ils avancer sereins quand leur enfance n’a été qu’un champ de mines ?

Bien sûr nous ne leur épargnerons pas la vie telle qu’elle est et heureusement. Mais essayons quand même, quand c’est possible, de les protéger et de leur offrir ce qu’il y a de mieux. Pour qu’à leur tour, riche d’une enfance heureuse, ils s’accomplissent pleinement.

Arrêtons le massacre, arrêtons de condamner les couples qui ne souhaitent pas d’enfants (pour les raisons qui sont les leurs), arrêtons de fermer les yeux sur l’enfance torturée, violentée, soumise à tant d’injustice et si peu de respect. Arrêtons cette extermination silencieuse, qui ne fait pas de vagues et qui condamne chaque année tant d’innocents.

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Les sourires du lundi #10

Cela fait longtemps que je n’ai pas partagé ici mes sourires de la semaine, du mois, des jours qui passent, parfois un peu chaotiques, parfois juste fabuleux. Je reprends le fil avec grand plaisir. Les vacances ont débuté le 1er avril sur Paris et le soleil s’est invité pour notre plus grand bonheur :

  • Déposer l’escargot à son deuxième anniversaire et le sentir juste content d’être avec ses copains / copines (après le fiasco du premier c’était une belle victoire partagée !) Éduquer un enfant c’est aussi travailler sur soi et grandir.
  • Le premier pique-nique de l’année partagé avec une maman et son petit garçon. Voir nos fils s’amuser ensemble comme si ils se connaissaient depuis toujours. Les enfants sont épatants ! Les voir se disputer juste quelques secondes puis se dire pardon en se faisant un gros câlin. Rire et sourire à la vie qui nous offre de belles rencontres.
  • Profiter d’une semaine en solo, rentrer chez soi et faire du yoga en compagnie de Cécile, se concocter de bons petits plats frais (vive les salades composées !), débuter la journée avec une recette de fée (Le syndrome de l’intestin irritable), méditer davantage, acheter mes premières pierres (améthyste – quartz) et papoter au téléphone avec mes amies (elles me manquent toutes tellement)
  • Depuis plusieurs mois je faisais le même rêve – je quittais mon ex dans la précipitation (celles et ceux qui me suivent depuis longtemps savent combien le soir où je suis passée chercher mes affaires pour partir a été traumatisant et combien j’ai encore du mal à effacer les images associées de ma mémoire) en pensant à tout ce qu’il me fallait emporter. Je préparais mon départ dans l’angoisse et la peur. Je me réveillais en sursaut apeurée et tremblante. Puis un matin, j’ai compris. En partant, j’ai tout laissé. J’ai appris que tous les biens matériels avaient peu d’importance face à la vie qu’il faut protéger et sauver. Mais la vie a repris et j’ai vite oublié les leçons apprises. Jusqu’à ce que je prenne conscience de ce rêve. Et que je fasse un nouveau grand tri. Mon intérieur est désormais plus léger et je m’y sens mieux. Les intérieurs trop pleins m’angoissent. J’ai besoin de clarté et d’espaces vides chez moi. Du coup j’ai donné, jeté, partagé ce qui ne me servait plus.

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  • Découvrir de nouveaux comptes Instagram et de belles personnes. J’avance bien entourée sur le chemin de la vie et de ma reconstruction.
  • M’offrir de jolis bracelets créés par la douce et talentueuse Marie – c’est elle qui m’a redonnée l’envie de me faire plaisir, ce qui n’était pas arrivé depuis des lustres.
  • Recevoir de charmants retours positifs sur mon dernier livre, déjà vendu à 25 exemplaires. Il décolle doucement. Je ne me mets aucune pression. Je le laisse vivre sa vie et toucher le cœur des personnes qui le lisent.
  • Partager de bons moments avec mes collègues, travailler dans une ambiance saine et sereine. Et oser dire quand ça ne va pas.
  • Rencontrer de nouvelles personnes et parler anglais (ça aussi ça me manque) – prévoir un weekend entre filles à Marseille en mai, un voyage sur Lyon avec l’escargot en juin et quelques jours à Dublin en juillet.
  • Ecrire chaque jour, me tenir à mon projet et apprécier vos messages, commentaires, être comblée de voir votre fidélité. Reprendre mon manuscrit autobiographique en cours et mieux comprendre au fil des pages, des mots toute cette histoire.

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  • Prendre soin de moi, un peu, une première étape. Une première aussi car en 36 ans j’ai si peu pris soin de moi. Cette semaine, me faire les ongles des mains, un matin sur deux m’offrir un massage à l’huile de sésame vierge (sur les bons conseils de Cécile), être attentive aux messages de mon corps, ralentir pour mieux vivre mon cycle par exemple, tester la coupe menstruelle (et être conquise), m’acheter de jolis dessous (enfin !), apprécier mes nouveaux rituels de nouvelle et pleine lune. Prendre mon temps.

Et vous, quels sourires à partager en ce début de mois?

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Mes lectures de Mars

Le mois d’avril a déjà commencé depuis près d’une semaine – quel rythme! Il est donc grand temps pour moi de vous parler de mes lectures de mars, au nombre de 6. J’ai dévoré les livres ce mois-ci.

J’ai commencé avec un Policier / Thriller d’Olivier Norek – Territoires. Au bureau on s’est fait une mini-bibliothèque, une belle occasion de partager nos coups de coeur. J’ai découvert Olivier Norek avec Code 93. Ce deuxième livre ne m’a pas déçue, je crois que je peux même dire qu’il m’a envoûtée! Pourtant l’histoire n’est pas des plus douces – le livre débute par l’exécution de trois caïds de la drogue dans un quartier du 93. Une plongée violente dans le monde fermé des banlieues et d’une classe politique qui tire les ficelles d’une manière écœurante. Ames sensibles s’abstenir!

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Après un tel récit, il me fallait de la légèreté, j’ai donc opté pour The Life List (en VO) de Lori Nelson Spielman (Demain est un autre jour). Au départ ça ne laissait rien présager de sensationnel. A la mort de sa mère, Brett Bohlinger apprend qu’elle ne touchera l’héritage de sa mère que le jour où elle aura réaliser tous les objectifs écrits sur une liste qu’elle a faite à 14 ans! Je me suis prise au jeu assez rapidement et me suis attachée à cette fille qui voit sa vie prendre un virage à 360° sans y avoir été préparée. Rien n’est jamais linéaire dans la vie. Nos plus grosses déceptions peuvent devenir nos plus belles chances. Ce livre donne aussi à réfléchir sur nos rêves de gosse auxquels nous croyions dur comme fer et que nous avons laissé au fil des années sur le bord de la route. Il est toujours temps de renverser la vapeur pour peu que nous prenions conscience que la vie que nous menons ne nous convient pas – plus. Je l’ai donc nommé le Feel Good Book du mois.

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J’ai enchainé sur Pars avec lui d’Agnès Ledig. J’avais gardé un émouvant souvenir de “avant le bonheur”. Et puis tout le monde autour de moi lisait un de ses romans alors j’ai pris le premier trouvé à la Médiathèque. C’est l’histoire de deux (et plus) cabossés de la vie dont les destins se croisent suite à un accident. Ca se lit bien, c’est une belle ode à la générosité, l’amour, l’amitié. Toutefois j’ai trouvé que ça allait trop vite, que les émotions, les chagrins dont certains assez compliqués, étaient digérés trop vite. Et puis on s’y attend, au prochain chapitre, à la fin. Ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable mais si il a un don, c’est bien celui de vous redonner goût à la vie si vous la trouviez un peu fade ou trop chaotique ces derniers temps!

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Le même jour à la Médiathèque je suis tombée sur 13 à Table!, le collectif de nouvelles sur un thème donné – le repas pour cette édition – dont les bénéfices sont reversés aux Restos du Coeur. J’aime le format “nouvelles”, d’ailleurs ça m’a permis de revoir un peu la manière dont j’écris les miennes. Et puis c’est vraiment intéressant de voir la manière dont chacun traite un sujet donné. Un peu d’horreur, de l’humanité et beaucoup de sourires.

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J’ai opté ensuite pour un roman de Tatiana de Rosnay, un que je n’avais pas encore lu – j’aime vraiment ce qu’elle écrit – Rose. Le livre se décline sous forme de lettres de Rose à son époux décédé. Elle évoque la refonte de Paris (immeubles détruits – rues supprimées – quartiers rasés) sous le Second Empire et la création des Grands Boulevards que nous connaissons aujourd’hui, obligeant de nombreuses personnes à quitter leurs logements, leur commerces. Rose, quant à elle, refuse de quitter son appartement et au fil des lettres égrène ses souvenirs, qui cachent un terrible secret. Séduite la aussi!

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J’ai terminé le mois comme je l’avais débuté, ou presque, avec un Policier – La cour des secrets de Tana French. J’ai découvert cette auteur Irlandaise avec “les lieux infidèles” que j’ai lu deux fois (!). Cette fois-ci, elle nous entraîne dans le quotidien d’un pensionnat huppé de Dublin. Un an auparavant un meurtre à été commis, le coupable n’a jamais été identifié, l’enquête abandonnée. Un an plus tard, une jeune fille apporte au Commissaire Stephen une carte épinglée mentionnant “je sais qui a tué Chris”. L’enquête reprend. Le tour de force de Tana French c’est de concentrer son enquête (près de 400 pages) sur une seule journée dans l’enceinte même du collège. En parallèle, on suit les protagonistes sous forme de flash-back, ce qui nous amène progressivement, au même rythme que l’enquête, à comprendre ce qui s’est réellement passé. Un livre difficile à poser et une plume à découvrir si vous ne la connaissez pas déjà.

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A votre tour de partager vos coups de coeur (ou pas d’ailleurs) de ce mois. Et en attendant, Bonne lecture!

 

 

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Pourquoi l’as-tu épousé ?

Mon discours n’est pas encore sûr. J’hésite encore parfois quand la fameuse question du « pourquoi l’as-tu épousé ? » arrive dans la conversation. Elle me déroute toujours. Je devrais y être préparée depuis le temps. Mon patron dirait qu’il est essentiel d’anticiper. Il aurait raison pour le coup – pour une fois !

Je bafouille, je sors quelques phrases un peu bancales, sans grande conviction. Je réponds « c’est une histoire compliquée ». Ca ne suffit pas toujours. Il y a ceux qui rétorquent « aucune histoire d’amour n’est facile » et j’aimerais leur dire « nous ce n’était pas une histoire d’amour ». Ou ceux qui renchérissent « dans quel sens ? » et là les seuls synonymes qui me viennent à l’esprit sont chaotique – éreintante – catastrophique – peu épanouissante – une histoire remplie d’états d’âme.

Je suis encore mal à l’aise avec cette idée même si parfois j’aimerais lancée à la cantonade « je l’ai épousé parce que j’ai eu peur, je l’ai quitté parce que j’ai eu peur ». En fait toute notre histoire se résume à ça – la peur. Quand il y a de la peur il n’y a pas d’amour, même si l’autre ne cesse de te dire qu’il t’aime à la folie, qu’il ne te fera jamais de mal, que tout ce qu’il te dit, te demande de faire, c’est pour ton bien. Évidemment.

Et c’est étrange parce que plus j’avance et plus je me remercie d’avoir vécu cette histoire. J’ai l’impression qu’il me fallait tomber pour pouvoir m’élever encore plus haut, qu’il me fallait les vraies ténèbres pour pouvoir réellement voir la lumière, sans être effrayée.

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Un jour, je pourrais le dire, en toute franchise, haut et fort, sans douter, sans me dire que je ne suis pas juste  – dire qu’il n’était qu’un menteur, un tricheur, qu’il a joué avec mes sentiments, qu’il a abusé de mes faiblesses, qu’il m’a réduite à néant, qu’il a toujours refusé d’entendre mes « non », qu’il n’est pas intéressant. J’oserais même dire que la violence des mots laisse des cicatrices invisibles et que le silence tue.

Un jour, à la question « pourquoi l’as-tu épousé ? », je répondrais tout simplement que j’étais perdue, la proie facile, que je suis tombée dans le panneau, que je me suis retrouvée prisonnière d’une relation dont je n’ai pas réussi à sortir sans m’esquinter. Je ne dirais pas que c’est un connard ou un pauvre type. Trop facile. Je dirais juste la vérité. Sans fard. Et tant pis si certains me trouvent impudique ou pensent que j’aurais dû rester – une histoire de morale religieuse. A la vie A la mort. J’ai choisi la VIE.

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