Category: Humeurs d’Auteur

Écriture, idées, doutes et motivation!

Crédit Pixabay

Je suis admirative de ces gens qui tiennent une idée de A à Z et qui nous embarquent à travers leurs histoires et personnages dans une aventure formidable. Je perds vite, très vite le fil des miennes. Elles ne manquent pas pourtant, elles investissent mon univers à une vitesse incroyable. Les gérer reste un véritable défi. Que je tente de mener au quotidien, puis vient un jour où tous ces brouillons de 3, 10, 15, 30 pages pèsent si lourds que j’ai du mal à y voir clair.

Les doutes s’accumulent. Des envies de tout liquider m’assaillent – je suis assez forte pour ça mais je le regrette souvent après. Faire table rase n’est peut-être pas la solution. Classer dans un dossier sans suite me parait plus raisonnable.

Les questions reviennent. Les mêmes. Pas sur ma capacité à écrire mais plutôt sur mon aptitude à trouver ma voix, au milieu de toutes les autres, qui finissent pas prendre plein de place, trop et m’embrouillent l’esprit.

Je sais que les idées qui nous traversent n’ont pas toutes à être exploitées. Certaines vont et viennent. Il faudrait juste que j’arrête de les attraper, que j’arrête de penser en les voyant que je tiens là un sujet qui m’emmènera loin. A chaque fois que je pense ça, je m’essouffle vite.

Je me vois piétiner et je vois aussi tous mes projets qui m’attendent et s’impatientent. A force de procrastiner je n’ai plus le courage de revenir dans mes histoires. Ni le goût. Je laisse mes personnages en suspens. Comme si ils allaient se réinventer tous seuls.

Je crois surtout que je suis admirative des gens qui vont au bout des choses, qui n’abandonnent pas à la première contrariété. Et puis peut-être bien que je suis fascinée par les gens qui écoutent ce qui bat à l’intérieur d’eux, sans se soucier de savoir si ça plaira ou pas. Ceux qui ont trouvé leur voie. Je sais aussi que c’est principalement une question de temps, de volonté, de persévérance, d’essais, d’échecs, de refus et de confiance en soi.

Alors au travail!

Nouveau livre, Fragments d’âme et Octobre rose

Copyright Marie Kléber

Je le dis souvent mais tenir son livre entre ses mains, c’est un grand moment. Je ne m’en lasse pas. Il y a beaucoup de moi dans mes écrits. Pas toujours. Mais dans celui-là, si.

Je l’ai imaginé il y a longtemps ce petit livre aux allures de grand. Je lui ai cherché un nom. Je l’ai imaginé différent, avec des photos, mais le prix de fabrication dépassait un peu mes prévisions. Alors je suis restée sur les mots.

Ici, je ne raconte pas une histoire, je ne fais pas de vers, je vous livre juste des pensées glanées pendant mes moments de méditation ou de pause. Que ce soit dehors, au grand jour ou face à la nuit qui tombe. Des pensées qui viennent comme ça, comme un absolu que je ne peux toucher du doigt.

Des fragments de moi. Des questions que je me pose et que je vous pose. Des interrogations face à la vie. Quelques idées que je tiens pour des vérités. Et puis de la beauté aussi, des instants de vie qui m’ont marquée. Des fragments d’âme comme une invitation…

Ce nouveau livre, je l’avais prévu pour la fin de l’été, un cadeau de rentrée puis d’autres projets sont venus retarder sa sortie. Octobre a pointé le bout de son nez et je me suis dit que c’était l’occasion rêvée pour, cette année, marquer le coup d’Octobre Rose, le mois de sensibilisation et de soutien au cancer du sein. Donc pour chaque livre acheté (soit en me contactant par mail – soit en achetant le livre directement sur le site The Book Edition), 1€ sera reversé à l’association Vivre comme Avant (dont je vous parlerais prochainement).

Je vous laisse avec cet extrait:

Tout est dans la présence de l’autre à soi
De soi à l’autre
Dans l’être
Ici et maintenant

Rentrée: Prix et Projets Littéraires

Crédit Pixabay

Les vacances sont passées. Contrairement à ce que beaucoup pensent, elles ne sont pas synonymes d’heures à lire et à écrire. D’abord parce qu’elles sont synonymes pour moi de détente et de famille. J’aime profiter de ces trois semaines pour faire plein de choses avec mon fils. Et retrouver des amies, prendre le temps de vivre, me balader, faire du sport, refaire le monde en dégustant une glace…

Je note tout de même des idées ici et là. On verra plus tard. Les idées ce n’est pas ce qui manque. Mais le temps de les approfondir, de leur donner de la consistance. Alors je note et on verra ensuite. Texte court ou nouvelle, novella ou poème. Ou juste des mots jolis, à mettre dans un carnet, à relire quand on en a envie, à poser sur une carte. Pour le plaisir.

La rentrée des classes est passée, place aux projets. Certains attendent patiemment une dernière lecture, pour traquer les dernières fautes d’orthographe. D’autres sont en court d’ajustement. D’autres encore doivent se faire une beauté avant d’être envoyés à des bêta lecteurs investis.

Pour deux d’entre eux, je vous en avais parlé dans cet article: “La fille exquise” et “les minutes translucides”.
Le troisième est un recueil de nouvelles “battements d’elles”, des destins de femmes d’aujourd’hui.
Le petit dernier est un recueil tout simple de pensées, vibrations, qui sortira en auto-édition à la fin du mois. Je souhaite redistribuer les bénéfices à une association – je cherche encore laquelle, je vous tiendrai bien entendu informés!

Et puis entre ces lignes que je connais maintenant par cœur, je continue à me faire plaisir, en participant à des ateliers d’écriture et de temps en temps à des prix. Parce qu’écrire, c’est aussi partager des instants de vie. Vous me trouverez principalement sur Short Edition qui propose des prix réguliers et éphémères. J’ai trois textes sélectionnés pour le moment dont un en finale: entre deux oragesAvant l’enfer –  Fantoche. Comme toujours, votre soutien et vos encouragements sont précieux!

A vous maintenant de me parler de vos idées, de vos projets…

Et le roman, c’est pour quand?

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Combien de fois j’ai lu, entendu cette phrase? Combien de fois j’ai répondu que ce n’était pas mon créneau?

J’ai cru tenir le début de quelque chose en écrivant le récit des années noires. Et puis une fois le dernier point posé, j’ai préféré le garder pour moi. On ne romance pas sa vie. On ne choisit pas de l’agrémenter pour qu’elle soit susceptible d’intéresser des lecteurs. Enfin moi je n’y tiens pas.

Je suis passée, comme tant d’autres, par différents stades. J’ai eu pendant longtemps accroché à mes basques un besoin de reconnaissance. Qui dépassait la côte d’alerte “tempête”. C’est peut-être pour cela que je me suis lancée dans l’auto-édition. Poussée tout de même par l’envie de partager. Oui le partage a toujours été au centre de tout. Tout comme le plaisir. Je ne me suis jamais forcée ni pliée à une quelconque règle en la matière. Restée authentique surtout. Si il y avait bien un endroit où je pouvais être moi, c’était là, sur le papier. Coucher les mots et raconter des histoires.

J’ai rêvé comme tant d’autres du Saint Graal de la maison d’édition. J’ai tenté et essuyé des refus. Certains diront pas assez. Peut-être. Mais la vie est courte et se prendre des claques ne nous motive pas toujours sur le long terme.

Aujourd’hui, je suis à une autre étape du parcours. L’expérience de l’auto-édition m’a montré que si j’avais les mots, je n’avais pas l’âme d’une commerciale. Ce n’est pas tant sortir de ma zone de confort qui me pose problème, ni une histoire de manque de confiance, plutôt l’idée de faire payer les gens pour ce que je peux partager librement ici. J’écris, oui. Pas pour en vivre. Et c’est une chance. Je ne me sens pas prise au piège d’un quelconque minimum à avoir pour gérer le quotidien. Je vis ma passion en toute sérénité.

Quant au roman, je confirme, ce n’est pas mon style. Mais si j’adore en lire. Je préfère de loin la brièveté des instants de vie, que je livre ici et ailleurs. Je préfère les poèmes et les histoires courtes. Peut-être que je retenterais l’édition, mais juste pour voir, sans quête de quoi que ce soit, comme un entrainement. Rien de plus.

Et vous, comment envisagez-vous l’écriture en général, la vôtre en particulier? Les maisons d’édition vous avez déjà essayé? Ça vous attire ou pas du tout? Comment vivez-vous votre passion au quotidien? Qu’est-ce que ça vous apporte?