Category: Humeurs d’Auteur

L’année 2020 sera littéraire…

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Nouvelle année, nouveaux projets! Pas que littéraires d’ailleurs. Mais nous parlerons de cela plus tard. 2019 a vu la concrétisation de deux novellas et d’un recueil de nouvelles. Deux de ces textes attendaient depuis belle lurette d’être relus, retravaillés, corrigés. Le dernier fut plus spontané. Deux ont été envoyés à des maisons d’éditions, le dernier est en cours de traitement avant envoi.

J’avais prévu plus grand et je me suis pas mal éparpillée, comme à mon habitude. Plein d’idées sont venues me titiller le bout des doigts et j’ai mis dix mois à savoir comment les gérer!

Alors, quoi de prévu pour 2020?

Dans un premier temps j’ai bien envie de proposer un “challenge écriture” sur le blog. A raison d’un thème par semaine. Beaucoup de personnes autour de moi me disent qu’elles aimeraient bien écrire davantage mais ne trouvent pas toujours l’inspiration ou manquent d’idées. Si cela vous tente, dites le moi en commentaires. Je réfléchis à quelques pistes pour le moment…

Je compte pour l’instant lâcher les concours littéraires et me concentrer sur mes textes, qui demandent organisation et concentration. J’en ai un en cours qui attend d’être étoffé, sur le sujet de la dépression, traitée du point de vue de différents protagonistes. Une nouvelle idée a germé dans mon esprit pendant les vacances et j’aimerai beaucoup la développer. J’ai également une nouvelle érotique qui attend une fin plus appropriée. Je pense que c’est amplement suffisant pour douze mois, sans compter que j’écris ailleurs, dans mon journal créatif, sur des blogs personnels, et en anglais pas très loin d’ici…

Je ne sais pas encore si il y aura un projet auto-édition cette année, peut-être, parce que j’aime que mes mots voyagent. Et que je suis toujours touchée par vos retours.

En attendant, je serais heureuse de connaître vos propres projets, qu’ils soient littéraires ou non. A vous de jouer!

Il y a les livres que j’aime, ceux que je n’aime pas et ceux auxquels je ne comprends rien!

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Je ne sais pas donner un avis éclairé sur mes lectures. Je suis binaire, j’aime ou je n’aime pas. Je suis dans un livre ou je n’y suis pas. Je vibre ou je m’ennuie. Une fois la dernière page tournée, j’ai déjà envie de le relire ou bien de l’abandonner.

Certains ont un talent, certains savent dire pourquoi, certains savent manier le verbe avec élégance et donner ainsi envie de lire tel ou tel ouvrage. Comme Nowowak par exemple (non cet article n’est pas sponsorisé! Vous pouvez poursuivre votre lecture!).

Certains savent doser le mystère, dire l’essentiel sans gâcher l’intrigue.

Je ne fais pas partie de ces gens là. Moi je lis et je laisse les autres mettre des mots sur mes coups de cœur. Ils le font très bien. Et sur mes dégoûts aussi.
Je ne sais pas dire qu’une œuvre est mauvaise, aucune ne l’est vraiment, elle n’est juste pas savoureuse à mes yeux. Elle en contentera d’autres.
Je crois à la littérature qui transporte, qui émeut, qui scandalise, qui me fait réfléchir et parfois tout oublier aussi. Je crois aux mots qui me font trembler, aux mots qui hurlent et à ceux qui caressent mon âme comme le ferait une plume d’ange.
J’admire les livres qui me parlent, qui font écho, qui me charment, m’envoutent, aux lignes qui m’invitent à la danse, même si celle-ci me fait parfois tanguer.

Je n’aime pas le mièvre, le trop sucré, le trop noir, le si stylé qu’on finit par s’y perdre.
Je n’aime pas les mots ampoulés, les phrases qui s’éternisent, les parenthèses à rallonge, les fins qui ne collent pas avec le début, les débuts qui sonnent comme des fins.
Je n’apprécie pas les énigmes qui se succèdent et qui font d’un livre un pavé qu’on ne peut pas emporter dans son sac à main, sous peine de se casser les épaules.

Je n’aime pas quitter les personnages d’un livre “chouchou” mais j’ai hâte de larguer ceux d’un livre sans attrait. Je m’attache ou je ne m’attache pas.

Les livres passent et mes goûts évoluent. Mais ce que je déteste par dessus tout ce sont ces livres que je tiens entre les mains, auxquels je ne comprends rien. Cette bouillie littéraire, ce chinois déguisé, cette suite de mots qui ne veut rien dire. Là, je me sens encore plus vide qu’après un livre “jugé” moyen. Je me sens abusée. Les critiques étaient pourtant élogieuses, l’auteur encensé. J’ai beau lire et relire des passages histoire de voir si, avec un peu moins de fatigue, un peu plus de patience, je peux peut-être capter quelque chose. Et puis, non, c’est le grand flou, le chaos le plus total, l’amertume en bouche. C’est une promesse non tenue qui me fait perdre mon temps, sape mon moral, fait descendre ma jauge d’énergie en un temps record. Soit je laisse tomber, parfois c’est vital, sois je compte les pages avant ma libération – aller au bout on ne sait jamais, pour donner sa chance, parfois les dernières pages sauvent le reste. Pas souvent. Parfois une phrase nous donne de terminer sur une note agréable. Pas souvent.

Souvent, le texte reste un énorme point d’interrogation. Et dire qu’il y en a qui ont aimé! Comment sont-ils faits? Qu’ont ils compris? Pourraient-ils m’éclairer?

Et vous, des titres en tête qui rentrent dans cette catégorie, pas celle du succès énigmatique, mais du texte incompréhensible?

Quand aujourd’hui se fait l’écho d’hier

@ Marie Kléber Place de la République Paris

La date. Le 13. Novembre.

On se dit toujours, face au pire, que rien ne sera jamais comme avant. Et puis l’insouciance revient. Une évidence. La vie continue. Sans qu’on sache où l’on va vraiment. Nous posons chaque jour nos pieds sur l’asphalte des rues ou des milliers de pas se mêlent aux nôtres. Nous marchons vers un idéal peut-être ou tout simplement mus par le désir prégnant de vivre pleinement, chaque instant.

Une date. Identique à tant d’autres. Tant d’autres drames, tant d’autres arrêts sur image. Une pause pour prendre note du tragique, regarder la vie foutre le camp.

Et puis le temps reprend son cours, il file au gré du vent, des intempéries, de la foule en liesse, des joies, des chagrins. On oublie le pire dans l’élégance du lever du jour, chargé de promesses.

Une date. Des visages. Des prénoms comme autant de bulles de savon qui éclatent. Balayées nos certitudes. Évanouies l’insolence dans nos regards.

Quand tout vacille, les mots apaisent. Ils se font arme pour combattre les ténèbres. Ils brisent la loi du silence. Ils s’insurgent contre l’abominable. Ils deviennent notre salut, nos portes ouvertes sur l’espérance.

Le nouveau Phoenix  (extrait de mon livre Ils avaient un Prénom en mémoire des victimes des attentats du 13 novembre 2015 – les bénéfices sont reversés à l’association IMAD pour la Jeunesse et la Paix)

La Colombe cherche sa respiration
Ils lui ont ligoté les pattes
Ses ailes se raidissent
Au contact des fers qui la condamnent
Ils s’acharnent

Sa liberté, un scandale
Son vol léger, un outrage

Un masque noir tombe
Sur leurs visages
La colombe se débat
Ils la torturent
De leurs mains moites
Ils chassent le mal

Sa poésie, une ombre fugace
Sa paix, une menace

La Colombe cherche la faille
Fuir
Vivre
En vain
La Colombe se meurt
Ils lui ont ouvert le cœur
L’éclat des lames
Disperse le sang sur sa robe
Blanche immaculée

Son dernier cri
Comme un appel
Déchire le ciel

Le désert retient son souffle
Le vent se lève
La terre se couvre de poussière
Le sol tremble sous la pas cadencé des armées
Les drapeaux se dressent

Héros ordinaires
Contre
Martyrs sanguinaires

Dans la fraicheur d’un jour nouveau
La Colombe
Tel un Phoenix
Se relève
Invincible

D’autres extraits IciIci et Ici

Écriture, idées, doutes et motivation!

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Je suis admirative de ces gens qui tiennent une idée de A à Z et qui nous embarquent à travers leurs histoires et personnages dans une aventure formidable. Je perds vite, très vite le fil des miennes. Elles ne manquent pas pourtant, elles investissent mon univers à une vitesse incroyable. Les gérer reste un véritable défi. Que je tente de mener au quotidien, puis vient un jour où tous ces brouillons de 3, 10, 15, 30 pages pèsent si lourds que j’ai du mal à y voir clair.

Les doutes s’accumulent. Des envies de tout liquider m’assaillent – je suis assez forte pour ça mais je le regrette souvent après. Faire table rase n’est peut-être pas la solution. Classer dans un dossier sans suite me parait plus raisonnable.

Les questions reviennent. Les mêmes. Pas sur ma capacité à écrire mais plutôt sur mon aptitude à trouver ma voix, au milieu de toutes les autres, qui finissent pas prendre plein de place, trop et m’embrouillent l’esprit.

Je sais que les idées qui nous traversent n’ont pas toutes à être exploitées. Certaines vont et viennent. Il faudrait juste que j’arrête de les attraper, que j’arrête de penser en les voyant que je tiens là un sujet qui m’emmènera loin. A chaque fois que je pense ça, je m’essouffle vite.

Je me vois piétiner et je vois aussi tous mes projets qui m’attendent et s’impatientent. A force de procrastiner je n’ai plus le courage de revenir dans mes histoires. Ni le goût. Je laisse mes personnages en suspens. Comme si ils allaient se réinventer tous seuls.

Je crois surtout que je suis admirative des gens qui vont au bout des choses, qui n’abandonnent pas à la première contrariété. Et puis peut-être bien que je suis fascinée par les gens qui écoutent ce qui bat à l’intérieur d’eux, sans se soucier de savoir si ça plaira ou pas. Ceux qui ont trouvé leur voie. Je sais aussi que c’est principalement une question de temps, de volonté, de persévérance, d’essais, d’échecs, de refus et de confiance en soi.

Alors au travail!