Posted in Humeurs d'Auteur

Ce qui doit être écrit

Photo by imustbedead on Pexels.com

J’ai débuté la lecture de ce livre conseillé par ma libraire. Il trônait dans la salon depuis dix jours. Il m’appelait de toutes ces forces et je reculais presque le moment de le commencer. Et j’ai plongé dedans, dans le drame et la vie en suspend.

Et je me suis souvenue pourquoi il était si important d’écrire, sur les silences et les failles, sur les tabous et les silences, sur toutes ces absences figées. Sur les mains qui font l’enfance éclatée et les doigts qui maquillent les cris. Sur les mères qui blessent et les grands qui trahissent. Sur la mémoire et les blessures, les peurs du noir, les secrets planqués derrière le masque des jours de joie, les secrets calfeutrés, qui pourrissent dans l’obscurité et qui se révèlent et brisent l’éternité.

Ecrire comme un archéologue fouille les viscères de la terre, comme un médecin s’acharne à déceler et anéantir le mal. Aller là où est l’ombre pour au grand jour la mener et la voir se disloquer devant la clarté éblouissante du jour.

Je n’aime pas beaucoup le lisse, je m’en rends compte. Il est souvent mirage, masque, image. Derrière tout s’effondre et se brise. Et les morceaux écorchent les visages, ils s’incrustent là où on pose la poudre, la couleur, là où on croit s’en sortir avec des apparences.

Ecrire tous ces non-dits pour tous ceux en apnée, en survie, tous ceux qui tentent d’esquisser un peu de côté pour un nouveau chemin, un autre destin. Ecrire tous ces mystères qui enflent sous la croute de la terre et qui dans l’abime creusent l’oubli. Ecrire pour les faire exister, au-delà d’un déni, au-delà des fissures qui hurlent. Ecrire pour extraire le pire et dans un demi-souffle redonner à ces êtres en déséquilibre le droit de prendre leur place dans le grand et formidable chaos de l’existence.

Posted in Extraits Livres Publiés

Une invitation à la méditation

Je regarde les bulles se perdre, monter et descendre, en cadence, se cogner et s’éloigner, se faire la cour en douce, se chercher, se frôler, se trouver, s’ignorer puis s’embrasser. Elles collent leur museau contre la membrane qui les sépare du reste du monde, histoire de voir ce qui se passe ailleurs, sans pouvoir s’échapper, prisonnières de leur étui de verre.

Parfois elles sautillent, légères, pétillantes, mais si éphémères. Elles luttent pour gagner la première place, puis quand la bouche s’approche, elles se rétractent, imprévisibles, espérant sauver encore quelques secondes avant de s’évanouir pour toujours.
Je les étudie, séduite, nostalgique. Et si le verre se brisait, qu’adviendrait-il de ces bulles si fragiles ? S’envoleraient-elles dans l’air ou s’écraseraient-elles, solitaires, sur le bitume ? Seraient-elles complètement perdues en dehors de leur cocon ?
Je tourne les yeux vers toi, apaisé entre mes bras, avalant avec bonheur ton biberon, dont les bulles qui glissent dans un frisson, sont une invitation à la méditation.

Ce texte court fait partie de mon recueil Chuchotis et Ricochets disponible sur The Book Edition

Posted in Extraits Livres Publiés

Les amoureux du RER B

Là, sur la plateforme du RER B, j’observe du regard les deux amoureux enlacés à mes côtés. Il est huit heures du matin. Au bout de la ligne, mon bureau m’attend. Les dossiers qui s’entassent ne font que meubler l’espace. Je m’ennuie considérablement. Travailler pour faire un métier qui te plaira, mes parents m’ont bien eu. Ou bien, ils y ont cru. Pourtant, j’ai pris plaisir à étudier, à passer des heures dans des amphithéâtres surchargés, à lire et relire des cours donnés, tantôt par des professeurs passionnés, passionnants, tantôt par des survoltés, complètement barjos.

Pour passer le temps, je déambule entre les étages, m’arrête chez une collègue pour papoter, échanger quelques anecdotes qui feront le tour des services en un rien de temps. Je reviens à mon poste, sans grande conviction et tente de m’atteler à une tâche compliquée. Je me dis parfois que je pourrais reprendre des études, demander un congé formation ou partir à l’étranger pour parfaire mes langues, puisque rien ne me retient à Paris.

Je vois d’ici la routine de ma journée à venir. Le téléphone sonne. Horreur. Je déteste la musique assassine de l’appareil. Elle perturbe mon rythme. Elle vient interrompre ma maigre concentration. Elle me force à arrêter mon travail. Elle stoppe ma pensée en action. Le téléphone continue de sonner. Le mien ou celui d’un autre. Dans mon bureau ouvert sur le monde, on dirait que je n’entends que le staccato qu’il produit, à longueur de temps. J’attends. Je compte les secondes entre chaque sonnerie. Je me fige. La musique continue. Je tente de me concentrer sur autre chose, sans vraiment y arriver. Rien ne m’intéresse. Le téléphone s’arrête enfin. Je reprends mon souffle. J’écoute le silence. Je m’en délecte. J’en abuse. Jusqu’à la prochaine sonnerie. Il faudra que je décroche cette fois pour régler un énième conflit administratif.

Au loin, j’aperçois le signal qui indique qu’il y a un problème sur une des lignes du réseau. Encore un. Toujours à l’heure de pointe. Souvent le matin. Je suis contente de ne pas être coincée dans un métro à l’arrêt, entourée de personnes, qui au fur et à mesure du retard pris, se crispent, s’énervent, se mettent à chercher frénétiquement un autre moyen d’être dans les temps à destination, sans y parvenir. Sans compter l’odeur des corps en chaleur qui devient vite insupportable.

Regarder les couples se retrouver, se quitter, se dire au revoir pour quelques heures, peut-être plus, se dire adieu des fois, c’est mon péché mignon. C’est très cliché une plateforme ou un quai de gare, mais je les envie parfois, moi à l’étroit dans ma vie de célibataire, trop souvent confrontée à moi-même, à mes doutes de fille seule.

Je me prête alors à mon jeu favori : imaginer leur vie, deviner leurs pensées. Je les décortique, les scrute, les assomme de mots silencieux, d’adjectifs subjectifs, à l’abri derrière mon livre. Je les dessine ailleurs, au bureau, dans leur quotidien, avec leurs familles, leurs amis, leur patron. Je me demande bien ce qu’ils font dans la vie, ce qu’ils ont comme envie, à quoi ils rêvent, la tête sur l’oreiller, la nuit, les plans qu’ils tirent pour les années à venir.

Ce matin, les deux pieds sur la plateforme, je ne sens pas le sol. Je plane quelque part entre mon espace et leurs deux corps en fusion. Ils se serrent, se boivent, parlent peu. Leurs regards se croisent, se perdent. Leurs yeux s’habituent mal à la lumière froide des néons. Leurs mains se frôlent quand elles ne se fondent pas l’une dans l’autre. Leurs bouches s’entrouvrent légèrement pour laisser passer l’air. Juste un peu d’air, le minimum vital pour ne pas perdre l’équilibre Ils ne guettent même pas les minutes qu’il leur reste. A cet instant, nimbé de lumière, leur univers est en suspens. Le RER approche et je sais que, d’ici peu, cette image aura disparu de la surface de la terre, se sera perdue. Leurs mains dessinent des formes qui viennent mourir sur les murs gris de la station. En l’espace d’une seconde, ils ne sont plus un corps mais deux êtres qui s’éloignent du présent.

Je voudrais détourner mon regard mais je n’y parviens pas. Elle referme son manteau sur sa fragile personne, s’apprête à monter dans le RER, puis s’élance à son cou, un baiser fougueux au bord du cœur. Il la saisit au vol et je me plais à m’imaginer dans les bras de cet anonyme. Juste pour ressentir à nouveau cette passion d’autrefois, ce bouillonnant vertige et me dire que je peux encore faire tomber les hommes, avoir des amants, pour à nouveau avoir le corps fiévreux, me sentir belle dans le regard d’un autre miroir, plus délicat que le mien. Quand il s’agit de faire mal, je suis la première à me porter le coup de grâce. Dommage.

Le RER s’éloigne, son visage collé contre la vitre, son corps épouse la porte à la propreté douteuse. Elle s’en moque. Il ne la quitte pas des yeux, sa main tremble. Il regarde autour de lui, la plateforme est presque vide. Il saisit sa valise, hésite, marche en direction de la sortie, ose un coup d’œil en arrière, comme pour s’assurer qu’elle est bien partie. Son visage se ferme, dans ses yeux une larme s’invite. Trop tard, il la balaye d’un coup de manche, c’est vrai qu’on oublie souvent qu’un homme ça ne pleure pas. Dire qu’il y a encore des personnes pour croire à ces inepties-là !


Je le regarde s’engouffrer dans les couloirs sans fin de la gare, c’est alors que je me rends compte que je viens de manquer le deuxième RER B de la matinée. L’écran s’allume et annonce un prochain train dans vingt minutes. Il est neuf heures, en retard comme d’habitude, il va falloir trouver un nouvel alibi : regarder les amoureux se quitter, ça devient louche !

Nouvelle extraite de mon recueil La Vraie Vie disponible sur le site The Book Edition

Posted in Extraits Livres Publiés

Ces étés là…

Au fil des mois, les saisons se déshabillent, perdent de leur charme
Il n’y a plus ni printemps, ni automne, ni hiver
Il n’y a que des étés sans toi

Ce sont des étés à part, des étés sans âme
Des étés éteints
Des étés qui s’embrasent à partir de rien
Des étés sans perle de sueur pour calmer mes sanglots
Des étés où le ciel s’engouffre dans la terre et se perd
Des étés où mes pieds glissent sur l’asphalte humide

J’ai recherché des pièces de toi dans les étés d’autrefois
Des histoires, des passages de nos vies
J’ai cherché des projets écrits sur le bord d’une table en fer
Des restes de voyage dessinés sur la pierre
J’ai erré sur les sentiers fleuris
J’ai vu les fleurs perdre de leur éclat, brûlées par la chaleur
Celle de ton corps qui entre dans le feu
Et brûle tout sur son passage

Voilà à quoi je suis réduite
A des étés sans toi
Des étés plongés dans le noir

Poème extrait de l’Essence de l’Etre, recueil de poésie disponible sur The Book Edition

Posted in Extraits Livres Publiés, Variations Littéraires

Balade poétique

A l’heure où le jour baisse ou se lève, je suis à ma table, crayon en main, carnet ouvert sur une page lignée. Un rituel d’il y a longtemps. Que ce soit pour noter les rêves de la nuit, pour mettre de l’ordre dans mes pensées ou juste mettre en forme ce qui me passe par la tête.

J’ai renoué avec la poésie, pas celle du coin de table, entre deux émotions. J’ai renoué avec celle des débuts, celle des premières rimes, celle né du déclin du jour sur un air de Van Morrison, dans une petite chambre d’un quartier Dublinois. La poésie aux accents anglais, la virevoltante dans l’air frais, la poésie de la pluie et des saisons.

J’ai retrouvé l’envie, celle d’écrire et de décrire le monde devant moi avec les vers d’autrefois. Ne plus seulement dire ce qui est mais le faire danser sous mes doigts et me joindre au ballet des mots.

J’ai décoré la couverture de mon carnet. Un écrin pour poser là tout ce qui passe. Un peu moins de chaos et un peu plus de paix. Tout ou presque de ce qui m’émeut et en plein cœur me touche. Un brin de nostalgie à l’écoute d’une chanson, les feuilles des arbres qui se transforment, les nuages en mouvement, un thé fumant.

Et si j’y arrive un jour, le sourire qui se dessine quand je le regarde vivre, rire surtout, oui rire aux éclats, inventer des monde à partir de trois fois rien. Et si je le peux, peut-être, la force élégante de ses mains, ce quelque chose d’insaisissable que je ressens quand mon regard se pose sur la contracture, le tracé des veines, la peau voyageuse.

J’explore des territoires jusqu’alors inconnus, je me laisse porter par ce qui vient, cet air transparent, le tumulte, le silence profond, la grâce de cette nouvelle saison. Et les mots s’offrent à moi comme si ils attendaient depuis longtemps que je retrouve le chemin des poèmes d’antan…

Posted in Humeurs d'Auteur, Tout un poème

Le vent m’a soufflé…

Credit photo @mariekleber37

Les péniches d’un côté
Et les grands oiseaux blancs dans le ciel
Long-courriers solitaires attirant ton regard

Par un jour d’or
Aux rayons phosphorescents
Nous nous sommes retrouvés près de l’eau
Comme avant

Rien n’avait changé
Tout était à sa place
Comme si rien ne s’était passé
D’une pause à l’autre

J’avais la tête pleine d’idées nouvelles
L’envie surtout, l’impulsion des mots
Le désir des lettres qui sur la peau des jours
Chorégraphient un ballet

Je cherchais un titre qui parlerait
Des sentiments, leur mouvement imperceptible
Leurs émotions indescriptibles
Et de ces choses encore mystérieuses

Je flirtais avec le vent
Certaine qu’il me glisserait
Les premières notes
D’un nouvel essai

Et juste là où tu t’étais installé
Comme un clin d’œil à mes pensées
Un nom comme un poème
Sur la péniche d’à côté

Ce poème pour vous annoncer la sortie prochaine d’un nouveau recueil de poésie – Fin 2021 ou Début 2022. Son titre m’a été soufflé. Impossible donc d’y résister !

Posted in Humeurs d'Auteur, Variations Littéraires

Petites nouveautés!

Cette année, j’avais besoin de reprendre mon souffle, de me poser. C’était plus qu’essentiel, vital.

Après un début d’année chargé, je commence doucement à envisager de nouvelles choses. Mes envies reprennent vie. C’est peut-être les prémices d’une nouvelle saison.

J’ai fait énormément de choses en mode survie par le passé. Même quand ça n’allait pas si mal au final. Plein de choses pour me changer les idées, pour donner un sens à ma vie. Je me rends compte que j’ai passé plus de temps ces dernières années à essayer de me créer une vie plutôt que vivre ce qui se présentait.

J’ai gardé l’écriture mais j’ai coupé ici et là avec mes autres sources de plaisir. J’ai fait pour les uns, pour les autres, sans faire vraiment, entièrement pour moi. Est-ce un modèle calqué? Ou encore cette histoire de place, ma place?

Du coup, cette année, j’ai envie de reprendre contact avec ce qui me fait vibrer, j’ai envie de faire les choses par plaisir, pur et simple. De danser dans mon salon, reprendre une correspondance, comme de me former à plein de choses qui me passionnent, sans y greffer le sceau d’une quelconque obligation à faire, à être. Juste retrouver la joie de ces instants de vie! La joie de vivre l’instant!

Ecrire. Oui reprendre la plume pour raconter des histoires et les partager. J’adore écrire des histoires courtes. J’adore vous les faire lire. Bien sûr il y a mes livres publiés (que certains/certaines connaissent déjà! Il y en a même qui ont toute la collection! Promis j’en écrirai d’autres…). Mais il y a aussi plein de petites histoires que j’ai envie de vous confier, sans les mettre dans un recueil, parce que ça prend du temps et que j’ai envie de consacrer ce temps à autre chose!

Alors au cours des mois, ici, je partagerai au gré de mes envies, des lignes comme des petits cadeaux de moi à vous. Textes inédits ou partagés/retravaillés. J’espère que ça vous plaira! En tous cas, chez moi, là, je suis motivée!

CLICK SUR L’IMAGE POUR LIRE LA NOUVELLE

 

Posted in Humeurs d'Auteur, Tout un poème

Les fantômes de 2010

Crédit Marie Kléber

Il faudra…
Une conversation anodine
Et la révélation
Il faudra…
Il est l’heure…

L’évidence au cœur d’un matin doux
Idées blanchies par les vagues
Maux tatoués dans le corps
Marques invisibles
Traces et tracés
Que les mots viennent libérer

Il faudra…
Cette année là
Ce que le temps n’efface pas
Sans la parole

Il faudra…
Il est l’heure…
De tout ce qui fut caché
Pour un pas de plus
Pour un peu de paix

L’évidence comme un couperet
Mettre à nu la peau
Mettre à jour la brûlure
Regarder en face l’imperméable déchirure
Eclairer l’ombre
Pour que la lumière transformatrice puisse opérer

Il faudra parler de 2010

J’ai écrit il y a quelques mois un article sur mon désir de ne plus faire d’autoédition. Et bien, je crois que je viens de changer d’avis! Et pour une fois j’accueille ce changement avec le sourire. Parce que j’ai compris que la vie était cycle et mouvement! Et que le mieux était d’être à chaque instant ouvert à toute proposition.

Voilà le premier poème d’un recueil qui s’est imposé à moi. Un matin, au détour d’une conversation. Un recueil comme une libération de toutes les fantômes de 2010 qui sont encore bien là et qu’il est temps de laisser partir. Pour pouvoir avancer vers demain…

Posted in Carnets de route, Humeurs d'Auteur

Le chemin des mots

Photo by Gabby K on Pexels.com

Comment j’ai pu oublier?

Le chemin des mots. Autre que celui qui se dessine ici, quand j’ai le temps, autre que celui qui crée quelque chose. Juste le chemin de ce qui est là à l’intérieur et qui attend de sortir.

Je dois le dire. J’avais oublié. Je n’écrivais plus que pour partager. Mon carnet était pourtant là, posé, à portée de main. Il ne servait plus que pour quelques moments clés, pleines ou nouvelles lunes, instants posés au coeur d’un déséquilibre constant.

Je tournais en rond autour des mots. Et voilà, je suis revenue à la feuille. J’ai repris le fil de mon regard intérieur. Je dépose chaque matin mes pensées sur le cahier ligné. Ca me fait du bien. Et les idées viennent. Pas des idées qu’il faudrait absolument saisir. Non, juste des idées qui passent et méritent d’être notées. Peut-être que plus tard, une histoire naîtra de ces lignes détricotées, peut-être pas.

Peu importe, j’ai retrouvé quelque chose que j’avais perdu. Parce que ça ne se fait pas ou plus. Parce qu’il y a déjà trop de choses à faire. Parce que la fatigue et le réveil qui sonne la fin d’une nuit trop courte. Parce que j’avais perdu de vue l’essentiel. Dans ma course effrénée à une quelconque reconnaissance de mes mots imprimés sur le papier.

Au lever du jour, désormais, il y a moi, l’encre, la feuille et le plein que ça crée en dedans.

Posted in Carnets de route, Humeurs d'Auteur

Libération!

Photo by Corentin HENRY on Pexels.com

J’en avais déjà parlé, sur un coup de tête. J’ai eu le temps depuis d’y réfléchir.

Écrire, ce fantasme, ce grand rêve. Etre édité, ce Graal tant recherché.

Ecrire pour se faire plaisir, avant tout. Et, arrêtons de nous mentir, pour être lu! Sinon on écrit dans son coin, et c’est très bien aussi!.

En 2015 quand je me suis lancée dans l’auto-édition, ma vie avait besoin de projets pour tenir debout. La plupart de mes manuscrits étaient restés sans réponse et quand réponse il y avait eu, elles étaient négatives.

Je me suis interrogée récemment sur ce qui me plaisait dans l’écriture, ce qui est ressorti c’est vraiment le partage, et avant tout, l’échange. C’est la raison pour laquelle je tiens ce blog. Je suis riche de ce que je vis avec mes lecteurs/lectrices.

Ecrire seule, ce n’est pas ma tasse de thé. Sauf dans mon journal, mon carnet créatif, en écriture intuitive ou pour faire le tri dans mes pensées, mes idées. C’est un outil merveilleux!!
Ecrire c’est comme mon souffle, c’est ce qui me fait vibrer intérieurement. Je ne le cache pas, j’ai cherché la reconnaissance que j’étais incapable de me donner. J’ai associé “vente de mes livres” à “valeur personnelle” et devant le nombre riquiqui de ventes je me suis dit que je ne valais pas grand chose. Cela m’a un temps confortée dans l’idée erronée que je me trimbale depuis belle lurette que je n’étais pas assez!

L’auto-édition a été une aventure fantastique jusqu’à ce qu’elle me coupe de moi-même, qu’elle devienne anxiogène presque destructrice.

Alors voilà, je pose les valises, je m’arrête là. Parce que ça ne me convient plus. Parce que je ne me reconnais plus dans cette dynamique.
J’ai plein de textes, plein d’idées, plein d’envies. Je laisse tout ça mûrir. Sans pression, en me fiant à mon intuition, en prenant en considération mon rythme intérieur, mon tempo personnel.

Mes mots d’ordre sont désormais: plaisir et authenticité. Je ne veux plus faire les choses pour faire les choses, ni pour gagner quelques vues. Je souhaite remettre du sens là où il n’y en n’a plus depuis un peu trop longtemps à mon goût!

Posted in Carnets de route, Humeurs d'Auteur

J’ai ré-ouvert les portes de la maison…

Crédit Kaboompics

Je vais être franche avec vous, je me suis demandée si j’allais revenir! Si j’allais rouvrir les portes de la maison, fermée un peu rapidement, sans préavis. Si je n’allais pas profiter de l’occasion pour me carapater en douce, pour filer vers de nouveaux horizons.

Je suis venue ici et je me suis demandée ce que j’allais écrire, vous dire, partager. Ce mois de septembre est très particulier. Intérieurement, beaucoup de choses bougent. Je ne sais pas encore comment mettre des mots dessus, quels mots poser.

Je sens que quelque chose de plus grand que moi se dessine dans l’espace immatériel et je bosse mon ancrage pour ne pas perdre contact avec la réalité. C’est très apaisant et étrange en même temps.

J’ai plein d’idées, plein de projets. Comme toujours, vous allez me dire! Oui mais là je me mets un peu plus en mouvement et au final l’éloignement du blog a été salutaire. Je pense que ralentir le rythme ici s’impose.

Ecrire moins mais mieux. Ou du moins permettre à mes projets de prendre leur envol, à mes livres de voyager davantage et de conquérir d’autres cœurs. Dans chacun il y a un peu du mien!! D’ailleurs vous pouvez tous les retrouver sur ma Page Auteur. Profitez-en, les prix de certains vont changer à la fin du mois!

Et sinon, vous, comment vous allez? 

Posted in Humeurs d'Auteur

L’auto-édition et moi, c’est terminé!

Crédit Pixabay

C’est venu comme ça, dans mon rêve, l’évidence. L’aventure a débuté en 2015. Je vous offre un petit flashback pour l’occasion.

Mars 2015

Cela fait un peu plus de deux ans que j’ai tout quitté pour sauver ma peau. Je suis en plein divorce, un divorce qui m’oblige à revivre une histoire douloureuse, mon fils vient de fêter ses 2 ans, j’ai commencé un nouveau travail (pas fait pour moi mais quand il faut gagner sa vie on ne se pose pas trop de questions). Je vois tous les 15 jours le père de mon fils dans le cadre de visites médiatisées et c’est comme si je me prenais un coup de poing dans le ventre à chaque fois. Je vis avec mes parents et là aussi c’est loin d’être simple. Je me retrouve au moins une fois par semaine en larmes dans le hall de mon immeuble en me demandant comment je vais tenir un jour de plus.

Il me faut quelque chose. Ma vie est un fiasco total. Heureusement j’ai des amies hors-paires, sans elles je ne sais pas si je tiendrais le coup. Mais au quotidien je suis seule, seule face à mon mal être de maman, seule face à l’emprise qui sévit toujours, seule face à la souffrance de mes parents, seule avec mes émotions, mes souvenirs, mes cauchemars, mes peurs, ma colère.

En mars 2015, écrire encore et encore a été ma bouée de secours. J’avais un projet, un projet dans lequel je me sentais un temps soit peu à l’aise, quelque chose qui me parlait en tous cas. Écrire m’a permis de sortir tout ce que j’avais sur le cœur, sans emmerder personne. Nous ne sommes pas tous égaux devant le chagrin. Certains peuvent l’écouter. D’autres moins. Au bout d’un certain temps, tout le monde a envie que ça passe et quand ça ne passe pas, on en prend plein la gueule, une fois de plus.

Je me suis lancée et beaucoup de personnes m’ont suivie dans cette aventure. Mon premier recueil est sûrement celui qui s’est le plus vendu, pourtant c’est loin d’être le meilleur! J’ai enchainé, les idées ce n’est pas ce qui manque. J’ai tout lâché sur le papier. L’auto-édition, une bonne option, après avoir envoyé les manuscrits de chacun de mes livres à des maisons d’édition et reçu des retours négatifs.

Six livres plus tard, force est de constater que la mayonnaise ne prend pas. C’est un peu comme quand on a passé des heures en cuisine pour réaliser un super repas et que les invités répondent “c’est pas mal ton truc.”   Beaucoup, beaucoup de travail pour un résultat “pas mal”. C’est mieux que rien mais pas assez pour avoir envie de continuer, surtout avec mes projets du moment. Je suis heureuse d’avoir essayé, d’avoir eu le courage de sauter ce pas. Les retours que j’ai eu ont toujours été très positifs. Je sais que beaucoup de personnes aiment ma façon d’écrire. Un style ne suffit pas !

Il est temps de raccrocher. Je vais continuer à écrire bien sûr, ici, puis des romans, des nouvelles, des pensées, ce que j’aime, de proposer mes manuscrits à des maisons d’édition. Mon amie Laurie me dit que ça paiera un jour. J’ai envie de la croire!

Je remercie chaleureusement toutes les personnes qui m’ont accompagné au long de ces 5 années. Ma vie a repris des couleurs et j’ai du mal à réaliser que j’en sois arrivée là. Comme quoi tout est possible. Je remercie aussi énormément mes plus lectrices fidèles, pour leur soutien sans faille, elles se reconnaitront!

Posted in Extraits Livres Publiés, O bonheur des sens

Je pourrais vous dire…

Crédit Pixabay

Je pourrais vous dire que nos nuits d’amour gagnèrent en intensité, celle de nos contrastes, que j’adorais la prendre sur la table au milieu des miettes, le matin surtout, avant que nos journées de boulot respectives ne nous séparent pendant des heures inconfortables.

Et qu’elle criait aussi, que c’était bon de l’entendre jouir, les fenêtres ouvertes, pour que tout le monde sache combien c’est ravissant une femme riche de délices, que j’en voulais plus, que je lui donnais plus. Qu’elle enfilait sa robe sur les miettes juste après et que le soir on faisait chauffer du chocolat au bain-marie, noir de préférence, corsé, au caramel au beurre salé parfois, au piment aussi, pour changer, et qu’elle adorait m’en enduire le corps et venir ensuite le lécher, à califourchon sur moi telle une guerrière en plein rituel sacré.

Que j’aimais le chaud, très chaud et le froid, très froid. Qu’elle préférait sentir couler sur son corps, entre ses seins, si jolis et si ronds, les glaçons. Chacun ses passions. Et que j’aimais beaucoup le moment d’attente, l’espièglerie dans ses prunelles, quand c’était moi à califourchon sur son corps, qui tenait les rênes d’un nouveau scénario.

Je pourrais vous dire qu’elle me dévorait toujours avec le même enthousiasme que celui des premiers jours. Qu’elle adorait jouer avec sa bouche tout entière, ses lèvres, sa langue, ses mains. Que j’aimais la regarder faire, aller et venir sur mon membre tendu. Que j’appréciais sa générosité en la matière, que c’était chaque fois différent, chaque fois enivrant. Qu’elle me disait y penser toute la journée.

Extraits Livres Blog (3)

Je pourrais vous dire les marques sur ses jolies fesses. Un peu de rose pour les jours gris. Et son corps qui en redemandait. Mes mains qui honoraient sa peau en cadence. Et parfois le cuir d’une ceinture, d’un fouet, des traversées que nous faisions ensemble, à notre rythme. Et son cou que je découvrais chaque fois plus en profondeur, son cou détendu entre mes mains expertes, sa respiration bridée par une pression précise, sa confiance acquise. Un transfert de pouvoir qui me laissait libre d’agir à ma guise, de la pousser dans ses retranchements, tout en connaissant ses limites.

Et ses jambes pliées, repliées, ses cuisses écartées, son intimité visitée par mes doigts affamés, ses cheveux saisis sur le vif, sa tête rejetée en arrière, ses poignets enserrés, ses pieds maintenus par des rubans de soie, son être tout entier souple, qui n’en avait jamais assez, et sa petite voix, qui disait « encore, encore » et ne voulait jamais que ça s’arrête.

Je pourrais vous dire encore tant de choses à son sujet, continuer comme ça sur des pages et des pages…

Extrait de mon roman La Fille Exquise (disponible en Papier et PDF sur The Book Edition et en EBOOK sur Amazon)

Pour encore plus d’inspiration, abonne toi à ma newsletter ou rejoins moi sur Pinterest / Instagram 

 

Posted in Extraits Livres Publiés, Humeurs d'Auteur

La fille exquise: les dessous de l’histoire

 

 

Si vous n’êtes pas abonnés à ma newsletter et si vous ne me suivez pas sur Instagram, vous êtes passés à côté de la grande nouvelle de la semaine: la sortie de mon nouveau livre “La Fille Exquise!

 

Ce court roman est disponible sur Amazon en pré-commande au format Kindle et le sera très prochainement en format papier. Je ne manquerai pas de vous en informer.

 

 

Qui est-elle quand elle n’est pas avec moi ? Qui est-elle dans toutes ces vies qu’elle vit, qui me touchent de près, de loin ? Est-elle-la même ? Vibre-t-elle avec la même intensité au contact des autres ? Fait-elle semblant ? Un peu ? Souvent ? Avec qui ? Porte-t-elle un masque, comme nous tous ? Ou bien évolue-t-elle toujours de manière si authentique, voir inattendue ?

En débutant ce texte, je n’avais aucune idée de son potentiel avenir. Quelques pages tout au plus. Un texte court, un brin d’audace, un challenge dans lequel je me suis sentie à l’aise au fil des mots posés, de l’histoire qui prend forme. C’est le plaisir qui m’a donné envie de le poursuivre. Il s’est transformé en cadeau de Saint Valentin. Et puis en récit un peu plus fourni. Jusqu’à devenir un manuscrit, envoyé à une dizaine de maisons d’éditions.

Pinterest Blog 3

J’ai reçu quelques propositions d’éditeurs qui pour moi n’en portent que le nom. Payer des sommes colossales pour voir mon roman édité par l’un d’eux, non merci. J’ai décliné et je me suis tournée vers ce que je connaissais le mieux: l’auto-édition.

Ecrire, c’est bien. Partager, c’est mieux. Je pense que tous les gens qui écrivent des histoires seront d’accord avec moi. Je sais ce que certains pensent de l’auto-édition. Chacun a le droit d’avoir un avis et que celui-ci ne soit pas partagé!

Ce texte a été relu, maintes fois corrigé. Il n’attendait plus que l’été pour voir enfin le jour. Après des mois chaotiques, je vous apporte un peu de légèreté. Les premières personnes qui l’ont lu le qualifie de: sensuel, sucré, envoûtant, magnétique, poétique.

En longeant ses cuisses, j’arrive à l’endroit où le monde devient vice et vertu.Tous les secrets prennent racine dans ce périmètre protégé auquel elle me donne accès. Je me sens riche

C’est une histoire assez simple au fond, une histoire de rencontre mais n’est-ce pas dans la simplicité que se cache souvent l’extraordinaire! Je vous invite avec ce court roman à un voyage plein de promesses. Laissez-vous tenter, sans hésiter!

Vous pouvez le commander ICI. Bonne lecture! Et n’hésitez pas à partager vos avis. Ce sont tous vos mots qui bout à bout forment la belle toile de l’avenir de ces textes livrés au Monde

PS: ce récit, comportant certaines scènes érotiques, n’est pas adapté aux moins de 18 ans.