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Ces traumatismes de l’enfance

Je viens de te déposer à un anniversaire, ton premier. Et force est de constater que je n’ai pas été à la hauteur. J’ai copié le modèle appris, celui de mon père. J’ai eu les mêmes mots que lui, ces mots qui m’ont si longtemps fait douté de moi. Il ne savait pas. Il pensait bien faire. Moi j’aurais dû savoir. A peine sortis que je les regrettais déjà.

Qu’est-ce qui m’angoisse tant à l’idée que tu mettes du temps à t’habituer à un nouvel environnement, que tu ne rentres pas dans les jeux à la même vitesse que les autres, que tu ai besoin que je reste, quand d’autres parents passent la porte sans un regard de leur enfant de 4 ans?

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Une peur qui remonte à l’enfance. On croit avoir guérit de ses blessures, avoir passé l’éponge. Et puis, un jour on a un enfant. Et comme un boomerang les souvenirs du passé se mêlent au présent. Les images se superposent. On perd ses moyens devant l’enfant qui n’a besoin que d’une chose, être rassuré.

Mon enfance. L’école. La solitude. Ma timidité. Il y a tellement de moi en lui. Puis il y a lui, unique, différent. Comme chaque enfant. Moi, j’étais celle qu’on invitait parce qu’elle était calme et gentille. J’étais celle qui restait dans mon coin, qui ne se mélangeait pas. J’étais celle dont on se moquait à l’école primaire et qui encaissait sans élever la voix. J’étais celle qui ne parlait pas en classe, qui tremblait de tous ses membres quand il fallait passer au tableau, celle dont on riait avec ses vêtements inadaptés à sa taille, à l’époque. Je n’étais jamais à ma place nulle part. Je croyais avoir pardonné, dépassé tout ça. Je trouvais que je m’en étais bien tiré, que j’avais bien rectifié ma trajectoire.

J’ai réussi à m’éclipser. Il m’a regardé partir, confiant. Il avait juste besoin que je reste, que je l’accompagne dans cette nouvelle aventure. Et moi je n’ai eu de cesse que de le gronder, d’avoir recours à des menaces complètement disproportionnées pour le faire plier. Mon erreur c’est d’avoir peur, peur qu’il vive ce que je moi j’ai vécu et qui m’a profondément affectée. A ce goûter d’anniversaire, j’étais redevenue une petit fille de 4 ans, une petite fille que son papa gronde parce qu’elle met trop de temps à aller jouer avec les autres, les autres qui eux, sont si heureux de se retrouver et sautent dans tous les sens…

A la différence près que lui, à l’école, il se sent comme un poisson dans l’eau, il joue, il rit, il a des amis.

Aujourd’hui un gouter d’anniversaire banal m’a mis en face d’une nouvelle réalité. Il devient essentiel que je fasse le deuil de mon passé, des traumatismes tenaces de l’enfance, pour accompagner au mieux mon enfant sur son chemin de vie.

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Le coup de blues de la blogueuse

Je m’essouffle. J’écris avec toujours autant de passion mais je ne sais plus où j’en suis avec ce blog, ce que je souhaite partager, ce que j’attends. Quand je fais le chemin en arrière, je me rends compte que j’ai parlé de beaucoup de choses, que je me suis livrée sans limite sur plusieurs sujets qui me tenaient à cœur. Je tiens un blog depuis près de 10 ans, ce n’est pas rien. Et celui-là depuis déjà 4 ans. J’ai changé des dizaines de fois d’avis et eu des dizaines d’envies.

Est-ce qu’un blog a une date de péremption ?

Peut-être. Je n’ai pas la réponse. Je pense que je suis juste dans une phase, comme beaucoup, une phase de questionnements qui revient toujours, à intervalles plus ou moins réguliers. Et quand on est bien calé dans cette phase, difficile de faire la part de choses. La patience n’est pas mon fort mais avec le temps j’ai appris à lâcher prise et accepté de ne pas toujours pouvoir tout contrôler.

Est-ce que c’est l’énergie mise ces dernières semaines dans l’achèvement de mon recueil de textes courts, la prise de conscience qu’au-delà de la douceur que je partage souvent ici, il y avait aussi une part de moi, plus sombre, qui s’impatiente d’être regardée avec plus d’indulgence que par le passé ou bien cette course effrénée (via les réseaux sociaux notamment) au bonheur, à la zen attitude, la méditation, le manger sain, l’équilibre, le développement personnel qui me pèse ?

J’ai parfois l’impression d’être déconnectée de moi-même. Je sais qu’il ne s’agit que d’une phase, que mon corps et mon esprit me disent juste d’appuyer sur pause, de ne pas me laisser emporter par mes états d’âme. Ces états d’âme, autrefois si tumultueux, me laissaient dévastée, en proie à de terribles doutes sur l’avenir. Aujourd’hui je les regarde différemment, je sais qu’ils cherchent à me dire quelque chose. Ils me conseillent de faire le silence en moi, de me nourrir d’un peu plus de bienveillance et de tendresse, juste le temps que l’orage passe. Il va passer.

Cette semaine j’ai reçu une adorable carte de bonne année et ça a fait tilt en moi. Beaucoup de projets encore pour 2017. C’est un moteur inspirant. Mais le message disait aussi de garder du temps pour moi. J’avais oublié. Je m’étais oublié encore une fois. Alors doucement je fais le vide, je note mes objectifs. Il y est question d’écriture mais pas que, de yoga, de câlins, de moments à partager, de gâteaux à confectionner et de planning à laisser tomber, de nouvelles routines à créer, d’attentes à redéfinir, de principes à laisser tomber, de souvenirs à bazarder.

Alors ici reste – c’est un peu mon coin de liberté, un espace aménagé avec soin, pour me permettre de m’évader, de grandir, d’apprendre et surtout de partager, avec vous, mes lectrices et lecteurs enthousiastes et passionné(e)s  – sans obligations à remplir, sans deadline à respecter.

Au plaisir !

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Tous les hommes de ma vie #6

Il y a les hommes qui m’aiment bien mais que je n’aime pas. Je les apprécie parfois. Ou bien ils me donnent des boutons. Ils me suivent comme des toutous et me font des déclarations d’amour. Ils me font un peu peur ces hommes-là. Trop présents. Trop demandeurs.

Il y a ceux prêts à me porter mon sac à main, à me tenir la porte. Un sourire et ils croient déjà que c’est dans la poche. Il faut que j’apprenne à moins sourire aux hommes. Un comble.

Il y a ceux qui m’encouragent, qui se baladent main dans la main avec moi, mais qui n’envisagent rien, qui sont juste là pour être là. C’est vrai qu’on est bien, juste comme ça, eux et moi, sans arrière-pensée, sans faux-semblant.

François Valéry chantait : « Aimons-nous vivants ! »

Je me repasse la chanson quand le coup de blues me guette. Je me remets sur les rails entre deux couplets.

Avec les hommes bien, ça finit mal. Avec les autres aussi d’ailleurs. Mais avec les autres ce n’est pas grave, c’est mieux. Avec les mecs bien, c’est dommage. Surtout que les hommes bien ne courent pas les rues. A moins qu’ils soient plus nombreux mais ne s’aventurent pas dans ma rue. Tout est possible. Et surtout rien ne m’étonne plus.

Si j’avais eu la bonne idée de dresser la liste de tous les hommes qui ont traversé ma vie, j’aurai pu sortir une étude de marché sur la manière dont ils ôtent leurs chaussures, nouent leur cravate ou laissent leurs slips trainer un peu partout dans la maison. Comme des petits poucets craintifs à l’idée d’oublier le chemin vers le lit.

J’aurais pu souligner ce qu’ils détestent le plus chez les femmes et ce qui les fait craquer au premier coup d’œil. J’aurais même pu me faire un peu de blé sur leur dos. Ils m’auraient au moins servis à quelque chose. A défaut de me servir tout court.

Peu d’hommes ont pris soin de moi. C’était plutôt moi qui me coupais en quatre pour eux. Moi qui sortais du lit au milieu de la nuit pour leur faire chauffer une bouillotte quand ils avaient pris froid. Moi qui arpentais les allées de magasins pour leur trouver un cadeau digne de ce nom pour leur anniversaire. Ils demandaient, ils avaient. A leur décharge, moi je ne demandais jamais rien. La peur de passer pour une chieuse certainement. Ou bien l’idée farfelue de ne rien mériter. Je pencherais pour la deuxième hypothèse. Ne rien espérer. Ne rien demander.

Ceux qui ont pris soin de moi s’y sont pris comme des manches. Mais ils ont le mérite d’avoir essayé. Il faut leur reconnaître cette qualité-là.

Il existe des types bien. Bien sûr. Heureusement ! Cela donne un peu d’espoir pour la suite. Mais eux et moi n’avons jamais fait un bout de chemin ensemble. Nous en sommes restés à l’apéro.

Qu’est-ce que je pouvais bien leur dire qui les faisait fuir à peine l’entrée proposée ?

Je me suis enregistrée. J’ai analysé chacun de mes mots, à tête reposée. Je n’ai toujours pas trouvé. C’est sûrement pour cela qu’entre eux et moi, ça cloche à chaque fois.

Les hommes de ma vie sont moins volages que jaloux. Ils prennent un malin plaisir à vérifier tout ce que je reçois, à tenter de décoder même les messages les plus anodins. Ils se croient tout permis par-dessus le marché. Et ne me laissent tranquilles qu’une fois que je leur ai promis, juré, à genoux, craché dans les mains, le cœur par terre que je les aime à la folie.

Ils scrutent l’horizon à chaque fois que nous sortons. Ils sont à l’affût du moindre faux-pas que je pourrais faire. Ils regardent mes tenues, la façon dont je me tiens, la façon dont j’ouvre la bouche, analysent mes rictus, considèrent mes tics comme une invitation à les tromper.

Ils deviennent fous dès qu’un homme ose m’approcher. Et ne supportent pas que j’ai des amis sans « e » à la fin. Ils sont fous à lier.

 

 

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Les états d’esprit du vendredi 17.02.2017

Cela fait trois semaines que je manque le RDV “les états d’esprit de Zenopia et du Postman”. Me voilà de retour!

Le principe est simple, il suffit de copier le formulaire, en le remplissant à ta sauce. Il faut ensuite laisser un commentaire sur leurs deux blogs respectifs afin qu’ils puissent faire un édit de leurs billets avec notre participation. Retrouvez le tableau pinterest collectif et la playlist sur youtube.

Début –  15h14

Fatigue : comme après deux soirs de fiesta

Humeur : au beau fixe

Estomac : pâtes aux champignons et thé à la menthe

Condition physique : sport annulé. Porter les courses ça compte ?

Esprit : enfin libéré

Boulot : on ne s’ennuie pas

Culture : Et les mistrals gagnants (touchant) et La la land (extra)

Penser à : commander des cartes à écrire

Avis perso : l’autoédition c’est génial, mais qu’est-ce que c’est compliqué de tout gérer de la relecture à la mise en page, de la publication à la communication, de la promotion à…

Loulou : a soufflé ses 4 bougies, prépare les valises, a pris des couleurs, a hâte de rentrer

Message perso: (1) J’ai conscience que ça fait la trentième fois que je te dis merci mais MERCI encore pour ton temps, ta patience et ton aide précieuse (2) Ca fait du bien de se parler au téléphone (3) Merci pour tous vos messages aussi adorables les uns que les autres pour loulou.

Amitiés : au téléphone c’est déjà ça…

Love: prend son temps, a sûrement des petites choses à régler comme moi.

Sorties : demain matin pour la dernière matinée en solo, sûrement dimanche avec loulou

Divers: recueil terminé et validé – j’ai vraiment hâte de pouvoir préparer les commandes et dédicaces.

Courses : faites ce midi, à la place du sport

Envie de: danser comme une folle dans mon salon et retrouver loulou

Pic: des écossais dans le métro

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Fin –  15h33

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The wedding ring

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The flickering sound of a bird nearby told me to stop listening to old thoughts. It was time, to let go, time to erase the shot:  me and you buying the wedding ring.

Saturday afternoon, crowded place, tangled hair, no makeup, friends all around – your friends, spring is on the way. We are in May.

We haven’t talked to each other for 3 days now. I cry. You call me stupid. You threaten to leave, this place, me. We are engaged. The wedding is planned for July. A tear, just one, a need, simple one, a word, not the good one, could ignite a terrible rage within you. I know. I will smile. It’s better for me. You like it. You like when I shut up and smile. You think I want to please you. You love when I play the good wife. Shut up and listen to your man. you know best. I just want peace. I stand firm against the need to shout and tell the world how messy my life is with you, how crazy you are. Your smile is fake. Mine is a self-denial one.

I open my jewelry box, take out the ring. I am ready to let it go. I sold it for 20€. I don’t want it anymore. It’s the last thing that links us together as husband & wife. We are back being two strangers that will never meet again. The image – me and you buying the wedding ring – is fading away. It’s blurry. I can now say something like this, out loud: you are an asshole, a crazy bastard!

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Album de senteurs : Viennoiseries

C’est l’odeur du beurre, coulant, chaud, sa texture crémeuse et sa couleur or qui me séduisent dans un premier temps. La première bouchée me prend presque par surprise. Ca fond sous la langue. Mélange onctueux et savoureux. Son parfum se répand dans la bouche à une vitesse incroyable. Tous mes sens sont en éveil. Mon palais se délecte. Ca croustille juste ce qu’il faut. Il faut s’arrêter le temps de déguster. Ca ne se fait pas à la va-vite. Ca ne s’avale pas comme un vulgaire gâteau empaqueté. Ca se savoure au ralenti. Ca se croque à pleine dents.

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Ma viennoiserie préférée c’est le croissant, au beurre s’il vous plait. Un croissant qui respire, transpire. Un plaisir si particulier que je m’octroie rarement. Mais quand je le fais, alors le croissant doit être parfait et avoir cette odeur si particulière, celle de l’enfance, celle des sourires, celle du nez humant la pâte feuilletée – odeur ensorcelante – celle des mains s’affairant minutieusement autour du précieux trésor.

Il s’invite le matin au petit déjeuner, encore tout chaud. Il se glisse dans un chocolat au lait. Ou au goûter, à l’heure du partage d’une friandise dans la cour de récré.

Il se fait de plus en plus rare à mesure que l’enfance s’éloigne. Alors il reste dans l’air un effluve satiné, un souvenir au goût de blé.

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Ceci est ma  participation au rendez-vous Album de Senteurs de Marie du blog “A l’encre bleu lavande”. Pour le prochain thème, je propose : Herbe.

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Tous les hommes de ma vie #5

On continue l’exploration, tantôt autobiographique, tantôt fictive du monde des Hommes de ma vie…

Les hommes de ma vie fument, beaucoup. Ils fument comme ils respirent et m’empêchent de respirer. Ils fument sans s’arrêter. Ils se perdent dans la fumée de leurs cigarettes. La fumée les calme et les apaise. Elle me fait sortir de moi et ils ne comprennent pas. Ils fument le matin au petit déjeuner. Ils fument sans perdre une miette de cette précieuse drogue qui les ensorcelle, les maltraite, leur bousille le corps et rend leur cœur insensible au mal qu’ils propagent autour d’eux. Ils fument pour se donner de la constance, de l’importance, pour se sentir exister, pour la forme, pour la sensation de liberté que la cigarette leur procure, juste le temps de les tuer. Ils fument et se moquent de mes craintes, de mes conseils d’inexpérimentée.

Ils fument sans se soucier de moi. Si je n’aime pas, c’est mon choix. Ils fument de l’aube au coucher du soleil, à table, sur le bord de la fenêtre, même au lit parfois. Ils disent qu’entre elle et eux, c’est encore plus fort qu’une histoire d’amour. Ils fument et ne connaissent rien à l’amour. C’est la passion qui les consume.

Et ma passion pour eux m’interdit de les contredire. J’avale la fumée de leurs désirs. Je me sens partir, me flétrir. Mais qu’importe puisque mon cœur a jeté son dévolu sur eux. J’entretiens la flamme. Un drôle d’histoire nait entre eux, moi et leur cigarette. Un triangle amoureux terrifiant.

Je me mens si bien à moi-même. Navrant.

Certains hommes s’attachent. Etrange phénomène. Complètement surréaliste. Surtout quand on ne s’y attend pas. On ne s’y attend jamais. Ils s’attachent avec la férocité de leurs jeunes années ou l’ombre muette des rides qui les guettent. Certains sont transis d’amour. Ils se coupent en quatre, se plient en deux, ouvrent leur portefeuille aussi vite qu’un cow-boy dégaine son arme dans les westerns à succès. Ils n’ont aucune limite.

Je n’ai jamais rencontré d’hommes comme ça.

Ceux qui ont partagé ma vie étaient plutôt du genre radin. Du genre à compter, à partager la note, à avoir oublié leur code de Carte Bleue, à commander en fonction du prix, à réserver un hôtel miteux, sous prétexte que c’est prêt de la gare, que ça sera plus facile d’accès en arrivant à onze heures du soir. Radins au point de m’offrir les cadeaux dont leurs mères n’ont pas voulu à Noël. Ou bien au point de recycler des cadeaux destinés à d’autres, au point de taper dans leurs vieux souvenirs pour m’en créer de nouveaux, sans me demander mon avis.

Les hommes de ma vie me mènent en bateau. Ils me racontent des salades. Ils en font des tonnes pour réparer leurs oublis, pour me prouver par A + B qu’ils n’ont pas téléphoné parce qu’ils étaient coincés sur un chantier de haute importance. Ils en inventent des belles pour que je passe l’éponge. Ils se réjouissent de réussir à me faire gober tout et n’importe quoi. Le téléphone oublié dans la boîte à gants alors qu’ils ne peuvent pas faire un pas sans ce précieux instrument, ils l’ont greffé à l’oreille 24h/24h. Ils dorment avec, pissent avec, boivent leur café du matin avec, répondent instantanément aux appels et messages annoncés par un bip strident. Presque une relation extra-conjugale, qui me laisse dépitée. Je devrais les larguer.

Parfois c’est moi qui mène la danse, les poussant dans leurs plus profonds retranchements, histoire de voir jusqu’où ils sont prêts à pousser le vice, jusqu’où ils peuvent aller pour me faire croire n’importe quoi, n’importe comment.

A force de cumuler les déboires, j’ai bien cru que j’allais devenir cruelle. J’ai cru que j’allais pouvoir à mon tour utiliser les hommes sans les aimer, les faire plier. Certaines filles sont fortes. Elles ont tous les hommes à leurs pieds. Ils ne jurent que par elles. Et elles les mènent par le bout du nez. J’ai cru que j’allais pouvoir les posséder, les soumettre à mes moindres désirs. Que j’allais pouvoir les collectionner à mon tour, noter leurs performances sexuelles dans un cahier, les rendre fous de moi.

Je me suis plantée. Je ne fonctionne pas comme ça.

Certains ont abusé de moi, de mes bras, de mes sourires, de mes rêves de gamine, de mon argent, de ma gentillesse, de mes idéaux. Ils se sont installés dans ma vie et je leur ai laissé toute la place. Ils l’ont pris sans hésiter. Ils ont tout liquidé sur leur passage. Ils n’ont même pas remarqué mon absence.

Il ne restait plus qu’en fond d’écran : moi, mon ombre et mes tourments.

A suivre mercredi prochain…

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Chuchotis et Ricochets (je vous dis tout ou presque sur mon nouveau livre)

Chose promise, chose due. Je vous avais, ici et là, donné rendez-vous pour le 14 février. Cette date est importante pour moi – en effet le 14 février 2013 à 4h33, la sage-femme posait le petit escargot sur mon corps épuisé mais heureux d’avoir mené cette grossesse à terme. La St Valentin a alors pris toute sa signification pour nous deux. C’était vraiment un beau jour pour célébrer l’Amour.

Aujourd’hui, j’ai donc envie de vous présenter mon nouveau livre.

Les Origines

J’ai débuté son écriture courant juin 2016. J’avais des velléités de vous l’offrir en rentrant des grandes vacances, mais celles-ci ont été employées à tant d’autres choses que j’ai du repousser la date maintes et maintes fois. Et puis il a fallut se positionner afin de mettre un terme à ce projet, dont j’avais hâte de vous parler.

L’été m’a inspirée. Je me suis sentie pousser des ailes. C’est peut-être notre rencontre au sommet avec Laurie et Laurie dans la cité des Papes ou bien la joie qui s’est glissée dans chaque instant vécu ou encore le profond désir d’écrire qui accompagne chaque retour du soleil et laisse quelques pépites dorées sur mes bras nus. J’ai regardé l’été s’écouler avec grâce, humant l’air frais, me laissant bercer par le doux va et vient des vagues sur les plages de mon enfance. J’ai engrangé des rires en cascade. J’ai fais le plein d’amitié et de tendresse.

A l’intérieur

L’idée de départ était de partager des textes courts sur la vie, sur ses moments simples et pourtant magiques. Puis j’ai changé d’avis, j’ai écris au feeling. J’ai oublié la trame. Je me suis laissée porter par ma plume. Et je me suis retrouvée à évoquer la maternité, l’amour, les plaisirs du quotidien, les souvenirs, l’évasion, les belles rencontres, l’enfance.

Ce livre est dédié à quatre petits garçons. Dont un est parti un peu tôt (même si je sais qu’il est en paix aujourd’hui). C’est pour cette raison qu’il est aussi dédié à tous les enfants du monde et à tous les anges du ciel. Parce que qu’au final c’est l’enfance, ses rires, ses rêves, ses envies, sa curiosité, ses mimiques, sa généreuse vitalité qui m’a donné les clés de ce troisième “regard sur le monde” avant la plongée dans les abysses d’années moins glorieuses (!)

Au total, c’est 14 textes dont 2 poèmes. Les personnes qui me suivent depuis plusieurs années retrouveront quelques textes remaniés. 9 toutefois sont inédits et n’ont jamais été partagés, ni ici, ni ailleurs.

A l’extérieur

Cette fois-ci, j’ai fais appel à une aide extérieure pour réaliser ma couverture. Aline a accepté avec enthousiasme ma proposition et elle a tout de suite perçue mes envies et intégré l’âme de ce recueil. La collaboration a été à la hauteur de mes souhaits et attentes. Sans plus tarder, je vous montre le rendu – très poétique et qui colle parfaitement à l’atmosphère de mon livre. Vous pouvez d’ailleurs découvrir son article sur le sujet ICI.

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Pour conclure

Le livre sera disponible très prochainement * je finalise quelques détails techniques* sur The Book Edition au tarif de 9€. Vous pourrez bien entendu vous le procurer directement en passant sur le site ou si vous souhaitez recevoir une copie (avec dédicace) me contacter sur latmospherique [at] gmail [.] com.

J’espère que cet aperçu vous aura donné envie de tenir ce petit morceau de moi entre vos mains et qu’il trouvera une place de choix dans vos bibliothèques et tout près de vos cœurs, comme un rappel que la vie, bien que chaotique et parfois incertaine, est aussi remplie d’instants simples et précieux.

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Renaître Femme

Ce billet est très personnel, intime. Je ressens le besoin de coucher les mots, de les exposer. Peut-être que l’article sera mis en brouillon ensuite. Je ne sais pas. Pour le moment j’écris et par avance je vous remercie pour la bienveillance avec laquelle vous lirez ces lignes.

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Impossible de dormir. Ces dernières semaines les nuits sont mouvementées, courtes, troublées. Que se passe t-il en moi que je ne peux approcher?

Elle me demande si j’ai pardonné. Je crois, oui. Le pardon c’est une notion compliquée qui ne me parle guère. Elle me demande alors ce que je ferais si il était là, en face de moi. Qu’est ce que je ressentirais. Indifférence. Plus de colère. Plus d’envie de le secouer comme un cocotier. Plus envie de lui hurler au visage “pourquoi?”. Je le regarderais dans les yeux et je tournerais les talons. Je n’ai rien à lui dire et je sais qu’il n’a rien à m’apporter, nous apporter. Il ne fait plus partie de nos vies. Une page se tourne. Ou bien je ferme la parenthèse. Parce qu’il n’est que ça, une parenthèse sur le chemin, presque rien.

Et puis j’ai senti qu’il y avait quelque chose d’autre, quelque chose que je ne voulais pas m’avouer. Ou bien quelque chose à laquelle je n’avais pas eu le temps de m’intéresser jusqu’à aujourd’hui. Entre refaire surface, gérer l’intendance quotidienne, donner naissance, panser les blessures, chercher puis trouver du travail, gérer un divorce et toute la panoplie des démarches administratives interminables, reprendre ses marques dans une nouvelle vie, s’occuper d’un enfant, trouver sa place de maman. Et j’en passe encore de ces choses qu’il a fallut réapprendre à faire, de ces images qu’il a fallut chasser de ma mémoire, des connections qu’il a fallut rétablir, des liens qu’il a fallut tisser, des rêves qu’il a fallut aller déterrer pour ne pas sombrer.

Il y a bien quelque chose que je n’ai pas pardonné encore. Ce qu’il a fait de mon corps, la manière dont il s’en est servi. Ce qu’il a fait de ma féminité, ce qu’il m’a volé d’intimité.

A partir de quoi, de quand?

Où est la limite?

Qu’entend on par violence sexuelle?

Les images. C’est le plus difficile. Les restes. Et les souvenirs de la peur aussi. Bien coincée entre les draps.

Le corps recroquevillé. La clé dans la serrure et la porte qui claque. Le corps qui se glisse et se colle. Les peaux qui se frôlent dans la fraicheur d’une énième nuit morcelée. Il faut avoir envie là maintenant. Toujours. Forcément. Parce que ça fait longtemps. Parce que le corps a besoin de sa dose. Le soir. Le matin. Vite fait. Entre deux rendez-vous. Ne rien dire ou risquer le silence. Et l’enveloppe corporelle élastique qui sous la douche tente d’effacer les traces de la honte. C’est normal. C’est ça aussi être une femme. Se mentir si bien à soi-même. C’est ça être SA femme. Sa chose. Sa possession. Son objet.

Il est dit qu’il y a violence quand il y a absence de consentement. J’étais consentante. Donner de soi pour avoir la paix. Et si ça fait mal après, oublier. L’essentiel est maintenant. Il sourit. Il est heureux. La journée est sauvée.

La nuit cache si bien ce qui se meurt à l’intérieur. J’irais dormir sur le canapé. Là, je suis en sécurité. Il ouvrira la porte, allumera la lumière. Je ferais semblant. Il ira s’écrouler sur le lit conjugal. Et dormira jusqu’à midi. J’en viens même à espérer qu’il partira rejoindre un copain juste après le petit déjeuner. En plein jour, c’est pire. Alors je cache mon corps avec tout ce que je peux trouver. Je ne suis plus une femme. Je ne suis plus dans la lumière. Je pose des voiles sur mes courbes pour ne pas attirer l’attention. Je suis à lui, à personne d’autre. Il le pense. Mais n’en a que faire de mon plaisir, de mes envies. Il n’y a que lui, ses désirs, ses envies. Mon corps n’est plus qu’un vaste champ de bataille miné sur lequel il s’agite encore un peu, par habitude. Il ne remarque même pas que mon corps se meurt, que ses caresses m’oppressent, que mon dégoût grandit, que c’est la peur de lui qui me fait dire “oui”.

C’est sorti. C’est fou comme j’ai refoulé tant de choses. Pour me protéger sûrement. Parce que je ne pouvais pas tout régler en même temps. Parce qu’il y avait d’autres priorités. Parce que je n’étais pas ma priorité. L’intégrer va désormais me permettre de travailler sur moi – encore – pour me détacher de tout ça, pour réapprendre à aimer mon corps, à honorer ma féminité, à m’aimer intégralement.

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Rêves de mômes

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On pensait à quoi quand on était mômes? On rêvait de quoi?

De devenir pompier, astronaute, coiffeur, médecin, artiste, chanteur, peintre. On voulait décrocher la lune pour l’offrir sur un plateau à ceux qui en avaient moins que nous. On voulait partir sauver des vies à l’autre bout du monde. On voulait grandir en restant petits. On voulait faire “tout seul”. On n’y comprenait rien au monde des adultes qu’on trouvait un peu fade avec ses limites, ses interdits.

De devenir médecin du monde, danseur, conducteur de camion, magicien. On essayait d’ailleurs de temps en temps de transformer le papier de nos cahiers quadrillés en billet de banque. On l’avait vu faire. On rêvait de monter sur les planches, de saluer le public.

On avait plein d’envies, plein d’idées. Et on ne se demandait jamais si c’était possible, si on pouvait le faire. Ca ne nous venait pas à l’esprit

Quand avons-nous oublié nos rêves de mômes?

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Ma drogue dure – toute douce…

Ouf, Aileza a annoncé que nous avions jusqu’au 15 février pour participer aux Apéros Cosmiques – j’ai eu chaud aux miches! Je m’y étais prise à la dernière minute et mon texte ne me disait rien. Du coup je suis partie sur autre chose et je vous livre en coup de vent ma participation, avant la grande réunion de mercredi prochain!

J’aurais pu vous dire mille choses. J’ai mille drogues (!). L’écriture, le thé, l’Amour, la vie, les cartes postales, les carnets, l’encre bleue, la danse, les rêves,…

Mais une seule drogue dure. La seule et unique dont je ne peux pas me passer. J’en ai besoin le matin au réveil et le soir au coucher. Le weekend, j’en ajoute une dans la journée. Sans ma dose journalière je dépéris un peu, je dors moins bien. Mon réservoir intérieur doit être plein pour affronter sereinement toute nouvelle journée.

Mais attention ma drogue dure est toute douce. Elle n’est que tendresse et bonne humeur. Il parait même qu’elle s’offre gratuitement et qu’elle a déjà convertie plus d’un récalcitrant.

Le problème avec ma drogue est qu’elle se partage. C’est super mais du coup quand je suis seule, je me sens un peu perdue. Il faut que je trouve des subterfuges pour faire passer la pilule. Il me suffit d’un coin calme, à l’abri des regards, pour visualiser des images (rien de sexuel je vous rassure !)

Cette drogue a fait son entrée dans ma vie il y a quelques années à peine. Je n’ai jamais été très tactile comme fille. Mais tout change. J’ai changé. Bon allez j’arrête de faire durer le suspense.

Ma drogue dure à moi c’est le câlin !

Que ce soit un câlin amical et un câlin de petit loup, je ne résiste pas à l’envie de serrer quelqu’un dans mes bras et à être serrée moi aussi. Un câlin donne de l’énergie et console. Un câlin dit tout quand les mots ne viennent pas ou qu’ils ne suffisent plus. Un câlin est comme une baguette magique sortie au moment propice. Un câlin est universel et donne des ailes. Un câlin apaise et rééquilibre les énergies. Les câlins c’est la vie !

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Tous les hommes de ma vie #4

Pour me faire pardonner la non-publication de la suite de cet essai mercredi dernier, j’en mets un peu plus. Si vous avez raté le début je vous invite à vous mettre à la page en lisant la première partie, la deuxième, puis la troisième...

Les hommes sont parfois discrets. Ils passent inaperçus. Je les vois puis je ne les vois plus. Ils jouent à cache-cache. Je crois qu’ils m’évitent. Ou peut-être qu’ils sont juste timides. Comme moi. C’est bien ma veine !

Ils attendent que je fasse le premier pas. Quand moi j’attends qu’ils fassent un pas vers moi. A ce rythme-là, on s’attend encore. Moi, sur l’esplanade des Invalides ou dans un café donnant sur un parc, les mains serrées autour d’un café chaud, certaine de m’être trompée d’heure. Eux, sur un banc du jardin des Tuileries ou sur un vieux tabouret dans un pub Irlandais des grands boulevards, certains de s’être trompés de lieu de rendez-vous.

Les rendez-vous ratés. J’en ai un palmarès étonnant.

Ou bien des rendez-vous décommandés au dernier moment. Rendez-vous raturés sur mon bel agenda bleu. Rendez-vous manqués pour cause de pluie, ou de mise-en-plie. Rendez-vous rangés dans un coin de ma mémoire.

On passe à autre chose.

Un premier rendez-vous, ça ne s’oublie pas. Le cœur bat vite. Tout est possible. On donne l’impression d’être un ange arrivé sur terre par hasard. Tout est bizarre mais si naturel. On se sent bien et effrayé à la fois. On se demande déjà si on sera à la hauteur. A la hauteur de quoi déjà ?

Tout part de là. Tout est lié à cet instant. On veut faire impression et les trois quart du temps on perd le nord, on se laisse aller à être quelqu’un d’autre, certaine de pouvoir reprendre les rênes à tout moment.

Quelque chose nous échappe pourtant.

Et quand on s’en rend compte, il est souvent trop tard pour faire marche arrière. La machine est lancée.

Gros manque d’authenticité pour subjuguer l’être aimé. Pourquoi faut-il sans cesse que l’on porte un masque, que l’on se fasse passer pour quelqu’un d’autre ? Pourquoi toujours mentir pour se donner une chance d’être acceptée ?

Quand j’aime, je m’attache vite. Je deviens l’autre. Je me fonds en lui. J’investis son univers à la vitesse de l’éclair. Je ne connais aucune limite. Je vis en l’autre, pour l’autre. Je rêve en l’autre. Je passe mon temps à calmer ses angoisses, à anticiper ses demandes, à régler ses conflits, à payer de ma personne à toute heure du jour et de la nuit. Je respire à la même vitesse que lui, me prive pour son bien-être, m’oublie pour son bonheur. Je passe à côté de moi. Et j’attends inconsciemment un retour sur investissement qui ne vient pas. Je deviens un double de leur mère, la copie conforme de leur idéal féminin. Je ne leur pose aucun problème et je place leurs intérêts au milieu de ma vie, oubliant les miens sur le bas-côté.

C’est complètement crétin.

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Mes lectures de Janvier

Je n’excelle guère en critique littéraire, mais j’aime découvrir de nouveaux auteurs, de belles histoires. J’aime lire aussi, voyager, m’évader, imaginer, me perdre dans d’autres vies que la mienne, comprendre un peu plus le monde et appréhender d’autres styles, toucher du doigt des destins hors du commun ou tout à fait ordinaires. J’apprécie l’art du récit, l’art de l’intrigue, des énigmes. J’admire la capacité qu’on certains auteurs pour nous embarquer dans de fascinantes aventures tout en nous tenant en haleine.

C’est pourquoi cette année, j’ai choisi de partager avec vous mes découvertes littéraires à la fin de chaque mois. Je n’écrirais que quelques lignes sur chaque livre, ce qu’il m’a offert (ou pas d’ailleurs), ce que j’ai ressenti en le lisant. Et en commentaires je vous demanderais juste de citer un livre qui vous a touché (pour que je puisse moi aussi en profiter!)

C’est parti pour Janvier…

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  • Dans le jardin de l’ogre de Leïla Slimani

Un livre qui prend aux tripes – sur la sexualité compulsive féminine. Adèle est malade, son corps est un tyran qui recherche sans cesse le plaisir physique. Elle multiplie les amants, les infidélités. Elle souffre, se perd, se détruit à petit feu. On sent à travers les lignes de l’auteur toutes les émotions contradictoires qui traversent son quotidien. Le sujet m’a paru dans un premier temps trop délicat pour moi, mais la plume est tellement belle et juste qu’on ne peut qu’être touché(e) par cette lente descente au enfers.

  • Le confident de Hélène Grémillon

On change de style. Entre récit historique et drame / suspens psychologique, l’auteur nous entraine à la suite de Camille qui vient de perdre sa mère et qui au milieu des lettres de condoléances, reçoit des courriers manuscrits qui parlent d’une histoire d’amour impossible et laissent présager un secret que Camille devra percer pour découvrir la vérité sur ses origines. Une plume légère, une intrigue passionnante, une fin inattendue. Touchant et cruel.

  • Chanson douce de Leïla Slimani

Celui ci est son second roman, qui a reçu le Prix Goncourt 2016. Le roman s’ouvre sur la scène finale – tragique. Au fil des pages l’auteur dissèque les sentiments, émotions des protagonistes. D’un côté Myriam et son mari, jeunes parents de deux enfants. De l’autre, Louise, nounou. Leurs destins ne vont pas seulement se croiser, ils vont fusionner les uns dans les autres, jusqu’à ce que la limite entre leurs deux univers ne soient plus qu’une simple illusion. Un roman féroce sur les différences et relations sociales, sur une réalité sordide, porté par une écriture authentique, glaçante, nerveuse et parfois terriblement poétique, comme pour adoucir la dureté de la chute.

  • Eureka Street de Robert Mc Liam Wilson

Je ne pouvais pas passer à côté d’un voyage en Irlande. Ce livre se situe en Irlande du Nord, à Belfast, ville marquée par de terribles affrontements, un conflit religieux interminable. A travers les destins de plusieurs amis, l’auteur nous emmène dans un Belfast méconnu, dévasté, sensible, violent, plein d’espérance. Ce qui m’a séduite, c’est la façon dont l’auteur nous tient en haleine, sur plus de 400 pages, mêlant grande histoire et récit de destins ordinaires.

  • D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan

Si il y a des livres qui ont un impact sur nos vies et les changent, celui-ci en fait partie. Ce n’est pas tant le style de D de Vigan qui m’a séduite, mais l’histoire, un traitement juste de l’emprise – plongée abyssale dans de ténèbres connus. Même incapacité à dire-avouer-s’avouer-se dire. Ce roman est il autobiographique ou s’agit t-il d’une fiction? Le mystère reste entier. Qu’importe. J’ai également énormément apprécié la prestation sur l’essence de l’écriture (les dialogues sont percutants), sur le travail de l’écrivain, son devoir de vérité. Ce livre m’a permis de mieux appréhender mes doutes et questions sur mon devoir de transmission personnel, et de la nécessité pour moi d’aller au bout de mon manuscrit.

  • Billie de Anna Gavalda

Il s’agit de ma seule déception du mois. Je suis pourtant une inconditionnelle d’Anna Gavalda. J’ai dévoré tous ses livres. Mais là, je n’ai pas tellement accroché. L’histoire, celle de deux écorchés vifs, Billie et Frank, qui vont se rencontrés, alors que tout ou  presque les sépare. Le style m’a paru fade par rapport au reste. Mais ça se lit facilement et rapidement.

Vous en avez lu parmi ces six là? Vos réactions?

A vous de me confier vos coups de coeur de Janvier…

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Brand New Day

Today is a new day.

Today is a day of Love – Peace – Light and Joy

Today is a day about

Sharing the Magic

Enjoying the Moment

Today is a day of

Magical encounters

Infinite power

Today is a good day

Today is a beautiful day!