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Défi Liste : Mes envies

Cécile du blog Zenopia nous invite, dans ce nouveau défi, à lister nos envies. Je me lance, le cœur léger et l’esprit ouvert:

  • Avoir un coin “bureau” dans mon chez moi
  • Créer une association de soutien aux femmes / mamans
  • Animer des ateliers d’écriture
  • Terminer mon roman autobiographique
  • Me former à la Psychologie Positive, au Coaching, à la PNL et à la Communication Non Violente
  • Avoir un coin jardin (à cultiver avec l’escargot)
  • Avoir un lieu de vie avec deux chambres, une pour l’escargot et une pour moi
  • Animer des groupes de parole
  • Maîtriser parfaitement la langue Française
  • Retourner au Maroc, en Egypte
  • Découvrir l’Inde
  • Faire le tour de France, du Monde pour rencontrer toutes mes amies blogueuses et les serrer fort dans mes bras.
  • Perfectionner ma technique photographique
  • Tricoter de jolies choses pour mes proches
  • Trouver mon équilibre vie de femme / vie de maman
  • Rire davantage
  • Me faire tatouer (symbole à définir)
  • Partir en vacances en gîte ou chambre d’hôtes
  • Rendre visite à ma famille dans le Périgord
  • Profitez pleinement de mes deux grands-mères
  • M’offrir un soin Rebozzo
  • Parler une deuxième langue étrangère (Arabe ou Espagnol)
  • Ecrire des dizaines de recueils de poésie, nouvelles et des romans

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Les meilleures, ce sont mes amies!

Elles sont rares et précieuses.

Elles sont vraies et essentielles.

Elles sont présentes et aimantes.

Elles sont dans l’air que je respire.

Elles sont vivantes et vibrantes

Elles sont des étoiles qui brillent passionnément.

Elles sont généreuses et rebelles.

Elles sont belles et chacune d’elle à sa manière change ma vie au quotidien.

Elles sont proches ou elles vivent loin.

Elles écrivent ou elles appellent.

Elles sont mes amies, mes rayons de soleil.

Je leur dis souvent que je les aime.

Je leur dis surtout MERCI d’être ce qu’elles sont.

Et d’être là pour moi, d’écrire une belle histoire avec moi.

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Posted in Emprise et Renaissance

Sur le chemin du pardon…

Vous croyez que tout va mieux, que vous avez fait votre deuil, que vous avez pardonné, que vous vous êtes pardonné. Quelle libération !

Et quelqu’un arrive, vous parle et met le doigt sur un ressenti, un sentiment. Et voilà que vous vous trouvez confronté à vos vieux démons. Tout n’est pas réglé. Pourtant selon certains, c’est aussi simple que lâcher prise et voir la vie en couleurs. Vous vous le dites aussi. La réalité est tout autre.

La réalité c’est que vous avez encore beaucoup de colère en vous, beaucoup de culpabilité, de honte, de chagrin. La réalité c’est que quand on vous demande de vous regarder dans le miroir et de vous dire, les yeux dans les yeux « je te pardonne », vous vous retrouvez submergé par un flot d’images, de souvenirs, qui vous brassent. Un nœud se forme dans votre gorge, au creux de votre ventre. Et quelques larmes se glissent même.

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La tentation est grande de vous dire que vous êtes nul, que vous n’avez toujours pas dépassé des choses du passé justement, que vous avancez pour mieux reculer ensuite. Vous entrevoyez un bilan en demi-teintes. Ou vous vous reprenez en jetant un coup d’œil en arrière, histoire de voir d’où vous venez, où vous êtes et où vous souhaitez aller. D’accord, il reste encore pas mal de pages à écrire pour que vous puissiez parler de cet épisode de votre vie, sans émotion, sans regret, sans colère ni ressentiment, avec plein d’amour pour vous, pour l’autre. Vous vous regardez à nouveau et vous vous promettez de vous atteler à la tâche, de vous offrir à vous-mêmes ce beau cadeau : pardon, paix et liberté. Ca prendra le temps que ça prendra. Le changement est en marche.

Alors oui au creux de vos nuits, à l’évocation de certaines histoires, de certains chagrins, en regardant les autres vivre des évènements similaires au vôtre, vous vous sentez vulnérables, vous ressentez le besoin de parler, de pleurer, de vous isoler ou bien de vous épancher sur une épaule amie, de prendre davantage soin de vous, de reprendre contact avec le présent. Chaque chose en son temps. Vous avancez vers un mieux-être avec chaque respiration, chaque prise de conscience. Et toujours avec bienveillance…

Posted in Les Instantanés Singuliers

Instantanés Singuliers 2016 – Juin

J’ai pris du retard comme souvent d’ailleurs. Je suis heureuse de voir que vous avez apprécié ce thème – même si j’imagine qu’on s’en serait tous passé. Un peu de pluie c’est bien. Mais arrive un moment où on en a ras la casquette.

Place aux participations:

Linette nous propose une vue sous son parapluie

Sophia danse sous la pluie (ou danse la pluie) – Coup de ♥ de l’édition

Nathalie a bravé la pluie (et le froid) pour ce RDV

Ezellega nous offre quelques gouttes en pleine nature

Pidiaime noue emmène en voyage à Tahiti

Miss Fujii nous emmène en balade – une balade pleine de rebondissements!

Cavalierrando nous dit que la pluie fait même pleurer les statues

***

Quant à moi, j’aurais aimé vous montrer les quelques clichés pris, un jour de pluie sur Dublin, en regardant les gouttes couler sur mes carreaux. Mais faute de temps et surtout de chercher où se cachent ces photos sur mes multiples clés USB, je me suis laissée tenter par la nature sous la pluie, que je trouve rayonnante et fabuleuse!

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Les vacances approchent pour certains, sont encore loin pour d’autres, c’est pourquoi je vous laisse jusqu’au 20 août pour plancher sur le thème de l’été (ne vous inquiétez pas, je vous ferais quelques rappels!)

Matière

(que ce soit celle que vous aimez porter ou la matière que vous préférez étudier, matière grasse, organique, grise ou bien matière première…Laissez vous porter par votre intuition en la matière.)

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Posted in Carnets de route

Message Personnel (et Universel)

Je dédie ce texte (déjà publié et remis au goût du jour) à toutes celles et ceux qui souffrent au cœur d’une relation qui les détruit (qu’elle soit amoureuse, familiale, amicale ou professionnelle)

A toi qui me lis, j’aimerais dire:

N’accepte jamais que quelqu’un te fasse du mal, te manque de respect, te maintienne en état de soumission. Si tu as peur de l’autre, c’est qu’il y a danger. Ton intuition doit toujours être ton meilleur conseiller.

Regarde tes forces, sans ramener tes faiblesses sur le devant de la scène.

Note tes victoires, sans surestimer tes échecs.

Souviens-toi de tous ces combats que tu as gagné et dont tu peux être fier.

Ne trouve pas tout un tas d’excuse à celui / celle qui te fait souffrir. Rien ne justifie la violence à ton encontre, ni la mort d’un proche, ni la maladie, ni la dureté de la vie.

Souviens-toi que face aux mêmes drames, certains restent humains et d’autres non.

Rien ne justifie la méchanceté, le mépris, les insultes qui pleuvent sur toi. Personne n’a le droit de t’humilier ou bien de se revendiquer ton ami alors qu’il n’a de cesse que de te blesser.

Personne n’a le droit de te trahir, de te mentir, de te tromper.

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Qu’aimer c’est regarder l’autre, l’écouter, l’encourager, le motiver, l’aider, être attentif à lui. Qu’aimer l’autre ce n’est pas le brusquer, le dénigrer, le mépriser, l’emprisonner.

Qu’on ne sort jamais indemne d’une relation abusive, qu’il faut accepter le facteur temps pour se reconstruire, faire son deuil, se pardonner, pardonner.

Qu’on peut s’en sortir seul, mais qu’à deux, à plusieurs, on s’en sort mieux, plus vite, plus forts. Alors n’hésite pas à parler, te confier, demander de l’aide ou accepter celle qui vient à toi.

Arrête de culpabiliser et commence par t’aimer. Sincèrement et Inconditionnellement. Aujourd’hui, ici, c’est toi qui comptes, ta vie qui importe.

Que tu es une belle personne, que ton cœur est bon, que tu es plein de talent et que tu mérites le meilleur.

Que certains ne reconnaissent le bonheur que beaucoup trop tard, que d’autres ne remarquent même pas qu’il est sous leur nez, qu’ils l’espèrent encore, une fois qu’il est passé.

Qu’on ne peut pas être heureux à la place des autres, ni rendre quelqu’un heureux contre son gré.

Que si j’en avais le pouvoir, j’effacerais tous tes chagrins, je sècherais toutes ces larmes qui envahissent ton visage, je chasserais tous ces individus qui te font souffrir. Mais je sais que ça ne servirait à rien. Car tu es seul maître à bord.

Tu es créateur des tes rires comme de tes larmes. Tu peux tout. C’est ta vie, elle n’appartient qu’à toi.

Alors je t’offre ces mots, avec toute ma tendresse et mon amitié !

Credit Image – This is the Life Blog

Posted in Carnets de route

Imbroglio amoureux

Je l’ai croisée à un carrefour. Porte Maillot ou Place de l’Etoile. Un de ses imbroglios parisiens, rond-point incertain dans lequel je me glisse sur la pointe des pieds. Chaque route se croise avant de tracer tout droit, à gauche ou à droite. Au milieu de ce brouhaha, je saisis enfin l’occasion de respirer profondément – prendre le tempo de la foule qui s’agglutine de chaque côté de mon véhicule immobilisé.

Je cherche une musique agréable pour patienter, pianote quelques notes sur le clavier tactile, machine futuriste imaginée par un ingénieur fou, et me retrouve né à né avec un vieux tube du passé. Les images surgissent à la vitesse de l’éclair sans y avoir été invitées. Les images se fichent bien de mes états d’âme, de paumé. Quelques boucles blondes, une cigarette roulée, J’adore de Dior et des baisers mouillés. Notre première escapade en pleine campagne. Au loin l’orage gronde. Nous ne pourrons pas rentrer ce soir. Sa mère va s’inquiéter. La mienne appellera la sienne et notre secret bien gardé durant l’été sera découvert. L’amour ne me porte pas dans son cœur. A la fin de la saison, elle m’a largué pour un autre Robinson.

J’ouvre les yeux. Nous n’avons guère progressé. Je dirais même que les bouchons se sont intensifiés. Je voudrais pouvoir ouvrir la fenêtre, à défaut d’avoir l’air climatisé. Mais ne me sens guère prêt à renifler l’odeur nauséabonde des gaz d’échappement et de l’air pollué. Je reste dans mon habitacle poisseux et tente de dénicher une nouvelle musique pour m’accompagner. L’attente me semblera moins longue. J’attrape le premier CD dans la boite à gants. Les images reviennent chatouiller mes souvenirs. De longs cheveux bruns, lunettes de soleil argentées, un pendentif en forme de cœur tombant sur un charmant décolleté et nos mains qui s’envolent dans l’air frais de la fin du mois de juillet. L’amour me transporte et m’abandonne. Je n’y crois plus.

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J’ouvre les yeux et regarde autour de moi. Marre de voir l’amour me faire la cour et me fuir, sans explication. Le mouvement d’une silhouette me surprend, alors que le flot de voitures stationnées, dociles créatures, assommées par une journée de travail et le soleil qui tape, se disperse lentement. Je me retrouve à la hauteur d’une vieille Peugeot, toutes vitres ouvertes. Cheveux courts auburn, cannette de Coca Cola dans une main, l’autre battant la cadence d’une musique afro-cubaine tendance et sur le siège arrière quelques restes d’un séjour à la mer. Elle me donne envie de sourire au milieu des embouteillages qui s’éternisent. Elle tourne les yeux vers moi. Je tourne les yeux vers elle. Nous sommes là tous les deux, à nous dévorer du regard, sans faire attention aux klaxons qui hurlent derrière nous.

Je l’ai croisée à un carrefour. Porte Maillot ou Place de l’Etoile. Un de ses imbroglios parisiens, vous connaissez l’histoire. Mais pas la fin.

Au milieu de ce brouhaha infernal, faisant fi des yeux noirs braqués sur moi, je suis sorti de ma voiture gris métallisé et à travers la vitre ouverte, je l’ai embrassée. Elle n’a pas dit oui. Elle n’a pas dit non. Elle a souri et m’a retourné mon baiser. Doublement sucré.

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les états d’esprit du vendredi 24 juin 2016

Quoi de mieux pour changer de la routine que de tenter une nouvelle expérience. Alors je me lance. Et rejoins le rendez-vous de Fedora et The Postman qui a lieu une fois par semaine le vendredi. Pour participer c’est aussi simple que: copier le formulaire – noter l’heure de début et de fin – laisser un commentaire sur leurs blogs respectifs pour la mise à jour des participations!

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Vendredi [12h45]

Fatigue : Terrassant. J’ai l’impression d’avoir fait la fête toute la nuit.
Humeur :  Plutôt bonne, plus que quelques heures avant le weekend
Estomac : Réclame quelque chose de doux et sucré
Cond. phys. : A défaut d’avoir pu reprendre le sport, je marche.
Esprit :  Confus – c’est horrible de ne pas avoir une once de patience…
Boulot :  Ma collègue m’épuise à se plaindre sans arrêt – Mon patron m’a filé un nouveau projet (il ne faut jamais désespérer)
Culture : Au point mort – je compte m’y remettre dès le départ en vacances de petit loup
Penser à : Inscrire l’escargot aux activités pour l’année prochaine
Avis perso : Entre le foot et le Brexit, les nouvelles me saoulent.
Loulou : passe sa dernière journée à la crèche, va prendre le train avec ses grands-parents, n’a pas envie de se coucher le soir.
Msg pers : Je compte les jours!
Amitiés : le weekend prochain, au soleil, les doigts de pieds en éventail
Love : C’est quoi déjà?
Sorties : Demain pour le cours de musique de l’escargot..
Divers :  Il est temps que je me remette à écrire…
Courses : Des pois chiches et de la glace
Envie de : Danser dans mon salon
‘zic : Twinkle Twinkle Little Star (on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a) – On l’apprend avec l’escargot…

Vendredi [12h57]

Je vous le conseille – très sympa à faire! En attendant de vous lire, bonne journée et très bon weekend!

Credit image – Stelladot.fr

Posted in Carnets de route

L’amour a sens unique (ou comment ne pas passer à côté de sa vie)

L’autre jour je regardais pour la énième fois, sans me lasser, le film Plan de Table. Et je me faisais la réflexion suivante : quel effet cela fait-il de voir quelqu’un qu’on aime en épouser un ou une autre ?

Alors bien sûr, l’amour est libre. Et quiconque essayerait de le mettre en cage, de le garder pour lui/elle, s’en mordrait les doigts après coup. L’autre aussi est donc libre de faire ses choix. Et nous, comment gérons-nous ces choix imposés, face auxquels nous nous trouvons contraints, avec notre dose d’amour à sens unique ?

Lâcher prise et laisser le passé au passé. Ca semble évident. Et la meilleure chose à faire. Dans la pratique, c’est un peu plus compliqué.

D’abord il y a les souvenirs. A un moment donné dans l’équation subtile de nos vies, nous nous sommes forcément croisés. Nous étions amants ou amis. Nous avons hésité à déclarer notre flamme. Ou bien les choses étaient claires dès le début, l’autre nous aimait bien mais ne nous aimait pas.

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A quelques heures de vol, entre les montagnes Russes et le désert de Gobi (toute ressemblance avec une situation ayant déjà existé est purement fortuite !), l’image de l’être aimé ressurgit tel un Phoenix. Avec le fameux credo qui ne rime à rien et ne mène à rien « et si ? » Mais qui nous donne l’illusion de maîtriser notre vie, nos sentiments. C’est plus rassurant d’aimer un souvenir que de se jeter dans le bain et s’en créer d’autres (l’amour on a donné…)

En toute sincérité, on ne sait pas ce que ça aurait donné. Cinq ans, dix ans après, c’est facile de vivre avec des images. Qui nous dit que la personne n’a pas changé –  peut-être qu’elle ne ressemble en rien à celle que nous avons connu et apprécié. Peut-être que nous n’aurions pas été heureux ensemble. Peut-être que si, et alors ? Nous n’y pouvons rien, l’autre est heureux (se) avec un autre que nous. Il nous faut accepter. Ou choisir de passer le reste de notre vie à végéter, nous morfondre (en nous répétant combien la vie est injuste).

A moins que nous nous mentions à nous-même, comme Scarlett dans Autant en emporte le vent ou Julia Roberts dans Le mariage de mon meilleur ami, une manière de ne pas regarder la vérité en face (nous avons un problème de taille avec les choses du cœur) et de choisir la facilité (le statut de victime, quelle aubaine!)

Au fond à force de regarder dans la mauvaise direction, nous courons le risque de laisser le/la prochain (e) prétendant(e) nous passer sous le nez. Pour le coup on aura tout raté!

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Se vendre ou l’importance de se faire confiance

Je souhaiterais dire qu’il est facile de parler de soi. Ce n’est pas le cas. Se vendre est un acte de courage et une profession de foi de la confiance que nous avons en nous-même. J’apprends. Non sans prendre de drôles de routes, des chemins de traverse, non sans perdre patience aussi – ce n’est pas mon fort de toute façon.

L’acte d’écrire, de faire le premier pas semble alors d’une simplicité déconcertante. Après coup, bien entendu. C’est toute la complexité de l’autoédition : d’un côté, la liberté d’écrire ce que bon nous semble  et de le livrer au monde, d’un coup de clics – de l’autre, gérer seuls la promotion de notre œuvre. Beaucoup moins aisé qu’il n’y parait.

En parler autour de soi ne suffit pas. Il faut trouver des idées, faire parler de soi, présenter son projet de façon à susciter l’intérêt d’inconnus. Ne pas lâcher. Ne pas hésiter à relancer, à mettre les mains dans le cambouis de Facebook pour promouvoir son travail.

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Se vendre, c’est s’exposer. Au bon. Comme au moins bon. C’est prendre le risque de déplaire. Se vendre, c’est affirmer que nos mots valent quelque chose, qu’ils ont du poids, qu’ils méritent qu’on les regarde de plus près. C’est faire un pas dans le vide, accepter nos limites, notre vulnérabilité mais ne pas avoir peur de dire « j’écris – C’est ma vérité »

Tout ça pour dire que j’essaye chaque jour d’aller plus loin dans l’audace. Que chaque semaine, en faisant un point sur le progrès des ventes, je tente d’analyser le résultat avec le maximum de bienveillance possible et je me fixe de nouveaux objectifs plus raisonnables.

Oser se vendre, c’est aussi une manière de dire « j’ai une voix – j’en suis fière – écoutez là et partagez. »

Crédit Image – Fitness is Pink

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Aux quatre coins des souvenirs

Je t’écris des lettres que le vent emmène aux quatre coins des souvenirs. Ceux de l’été qui pointe, de la route qui défile, des histoires que je me raconte, avant d’apercevoir ta silhouette se dessiner sur les murs blancs du village. Ceux qui montrent du doigt la vague caressant le sable fin de la plage de notre enfance.

J’écris les sentiments du bout de ma plume, empreinte de la tendresse de notre amour platonique et des signes que je laisse sur le chemin pour guider tes pas vers moi. Dans le silence de la nuit, je revois les traits de ton visage, la ligne de ton corps, si fin, à peine musclé, prêt à faire chavirer mon cœur d’adolescente. J’aperçois un sourire au fond de tes yeux bleus et les miens décrochent.

J’écris ce qu’il me reste de toi, de moi, de ce que nous étions, ni amis, ni ennemis. On se cherchait. On se plaisait. On s’essayait à la vie. Je planais. Et tu faisais les yeux doux à une autre. Puis côte à côté sur la photo, dans le journal du village, pour une régate que nous avions gagné. Séparément. Elle ne m’a jamais quittée, comme un plaisir à consommer avec modération. Juste ce qu’il faut pour faire revivre ce moment, le temps de mes yeux posés sur le passé.

J’écris l’après, les étés qui s’enchainent. J’écris l’envie et nos regards qui dévient de leur trajectoire. Premier essai de l’amour. Et nos rires, entre filles. J’étais un peu trop jeune pour toi.

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J’écris les rires fanés, les étés que nous ne passons plus dans cet endroit cher à notre cœur, où nos destins se sont frôlés tant de fois, où nos vies se sont croisées. L’amour s’est envolé.

J’écris devant ce qu’il reste de toi. Une pierre avec ton nom dans ce cimetière où mon grand-père est enterré. Je ne pensais pas qu’un jour je t’y retrouverais. Corps sous terre. Et que les lettres de ce qui fut jadis le plus joli prénom que la terre ait porté, danseraient devant mes yeux baignés de larmes.

J’écris l’innocence qui se fait la malle. Mon manque d’audace. J’aurais pu au moins garder le souvenir brûlant du premier baiser.

Cet été, j’irais déposer quelques fleurs, je te parlerais à travers l’épais mur de pierre qui te tient prisonnier. D’avant. De ce qu’il me reste de toi. De ce que tu m’as donné sans le savoir. Et si elle est là, encore abattue par ce chagrin qui rien ne pourrait soulager, je lui dirais que je t’ai connu, je lui parlerais de toi, encore et pour toujours, émue.

Je remercie Célie qui m’a inspiré ce texte / Crédit image

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Je Suis un, Je suis tous

Je suis un. Je suis tous.

Je suis toi. Je suis l’autre à côté de moi. Je suis l’inconnu perdu. Je suis celui qui aime, celui qui pleure. Je suis celui qui espère, celui qui cri dans le noir.

Je suis l’amour au milieu des ténèbres. Je suis celui qui dénonce et celui qui plaide. En faveur de la vie même au cœur de la haine.

Je suis un. Je suis tous.

Je suis la lumière. Je suis le chaos. Je regarde le monde prendre l’eau.  Je suis une main tendue. Je suis un pont entre deux rives. Je suis un sourire au creux d’une vallée de larmes qui n’en finissent plus de couler. Je suis la foi qui sauve.

Je suis la vie. Je suis l’envie de créer. Je suis la mort qui surgit par hasard. Je suis contre, le fanatisme, la démence. Je suis celui qui prie. Je suis celui qui perd espoir, qui sombre dans la folie.

Je suis la vie. Je suis avec toi. Je ris avec toi. Je prends les armes avec toi. Des armes pacifiques. Je suis contre les fusils d’assauts et  les assauts tragiques.

Je suis l’enfant oublié. Je suis l’enfant massacré. Je suis celui qui cherche la porte de sortie. Je suis celui qui oublie qu’autour les hommes choisissent de se déchirer plutôt que de s’aimer.

Je suis l’angoisse qui pointe. Je suis le flot de sang qui jaillit des cœurs innocents. Je suis la flèche qui transperce le corps du bourreau. Je suis la lame tranchante du couteau.

Je suis toi en plein désert. Je suis celui qui cherche l’eau vive. Je suis le jour qui pointe, la nuit qui plonge dans le vide.

Je suis l’enfer et le paradis. Je suis ombre et lumière.

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Je suis un. Je suis tous.

Je suis toi. Je suis moi.

Je prie. Je vis.

Et tant que je vivrais je dirais non à la terreur, à l’horreur, à la folie qui piétine la vie, à l’innocence qu’on trahit, à la haine, à la violence, à l’obscurantisme, à toute idée de vengeance.

Tant que je vivrais je dirais oui à la vie, à l’espoir infini, à l’amour, à la compassion, aux ponts qu’on construit, aux rêves qui nous lient, à la lumière qui jaillit de l’obscurité la plus totale, à la paix, à l’enfance qui brandit haut les couleurs de l’espérance.

Crédit Image – Les lubies de Louise

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Quelques grammes de douceur

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Belle est la vie

Qui se glisse avec envie

Entre tes draps

Belle est l’envie

Qui court après la vie

Entre tes bras

Doux sont les draps

Qui se rappellent

Nos promesses

Douces sont les promesses

Qui m’attirent

Entre tes bras

Marie Kléber (Ce poème a participé au prix RATP 2016)

Crédit photo – Ana Rosa

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Un bruit mystérieux

 Toc Toc

Un bruit léger. Je ne bouge pas. Je tends l’oreille. Plus rien. Juste le silence de la nuit et les gargouillis de mon ventre.

Toc Toc

Le bruit se fait plus lourd. Mon corps tremble. Je déteste ces coups dans la nuit, qui viennent disperser mes rêves aux quatre coins du lit. Je laisse le soin à Guillaume d’aller voir ce qu’il se passe.

Toc Toc

Guillaume n’a pas dû se lever. Peut-être bien qu’il n’a rien entendu. Il dort en effet comme une souche à côté de moi. Le bruit est maintenant tout doux, comme une caresse.

Toc Toc

Je m’y colle. Je n’arrive pas à dormir avec cette musique qui n’en finit plus. Et puis je veux savoir d’où elle vient. Peut-être une porte mal fermée ou le robinet qui goutte.

Toc Toc

L’examen minutieux n’a rien donné. Je m’allonge soucieuse avant de secouer Guillaume, histoire de partager avec lui cet instant mystérieux. Peut-être qu’il aura une idée.

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Toc Toc

Il n’entend rien. Etrange.

Toc Toc

Toc Toc

Je laisse mes doigts dessiner des ronds sur mon ventre. Deux petits pieds se calent contre mes paumes de mains. Je tends l’oreille. Je comprends.

L’enfant m’attend.

Ceci est ma participation à l’atelier des Jolies Plumes de Fabienne et Célie – sur le thème suivant: Toc Toc. Est-ce le facteur avec un colis, un ancien amour, un nouveau voisin qui vient d’arriver, un autre qui souhaiterait des œufs, un admirateur secret qui a laissé quelque chose sur le palier ? Que se passe-t-il sur le pas de votre porte?”
Posted in Carnets de route

Les sourires du lundi #1

Ici et là, les bonheurs du quotidien s’égrènent comme autant de sourires éclatants à faire revivre les jours de pluie ou de blues. Envie de rejoindre la caravane de celles et ceux qui disent merci à la vie. Nos jours, nos semaines, nos mois sont peuplés de joie et d’instants plus délicats. Accepter ce qui se présente et en tirer le meilleur, voilà mon mantra.

Place aux doux moments de ma semaine :

  • Accompagner l’escargot à la crèche. Ce moment ensemble a changé beaucoup de choses dans notre quotidien. Auparavant il partait avec son grand-père et je m’envolais en courant, après lui avoir déposé un baiser sur ses joues pleines de confiture. Depuis 4 semaines, c’est plus ou moins la course, quoique notre routine commence à être rodée, pour se préparer et décoller tous les deux de la maison, main dans la main et le sourire aux lèvres. Pourtant je n’échangerais ce moment pour rien au monde. Nous marchons en regardant ce qui se passe dans la rue (l’escargot est très curieux), parfois nous courrons un peu, surtout pour éviter les gouttes. Débuter la journée par un moment ensemble, c’est sacré !

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  • Deuxième Rencontre Pastel, organisée par la douce Mély de Chaudron Pastel. Si vous ne connaissez pas son univers, je vous invite à aller jeter un coup d’œil à son site, rempli de belles recettes, de poésie et de magie. Rencontre chez Sol Semilla, cantine du 10e arrondissement, spécialisée dans les super-aliments. Un délicieux moment, autant pour les papilles comme pour le cœur, l’esprit.
  • La sortie de mon deuxième recueil de poèmes. Et le bonheur de le tenir entre mes mains et de vous l’offrir. L’envie de croire encore plus en mes rêves et d’en voir d’autres se réaliser. L’envie de vous voir, vous aussi, donner vie aux vôtres.
  • Vos messages tendres, vos encouragements, les premières commandes. A chaque fois c’est un moment d’intense émotion que de découvrir vos mots, que de vous lire, ici, ailleurs, de savoir que vous êtes là, que vous me soutenez pleinement, que mes mots vous guident, vous bercent, vous inspirent. Un sentiment de profonde reconnaissance envers chacun et chacune d’entre vous me submerge et me donne envie de traverser la France, l’Europe, le Monde pour vous serrer dans mes bras.
  • Avoir des idées pour se faire connaître, faire connaître l’association Imad Ibn Ziaten. Oser s’ouvrir au monde. Oser dire « j’ai écrit ce livre ». Aller vers l’autre. S’exposer.

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  • Après un samedi très rock avec l’escargot, profitez pleinement d’un dimanche serein ensemble, entre match de foot, fous rires, câlins et course de trottinette.
  • Retrouver Instagram et quelques comptes amis. Reprendre contact avec certaines blogueuses perdues de vue. Ressortir l’appareil photo le weekend et utiliser le smartphone pour immortaliser les moments doux du quotidien sur le trajet maison / travail.

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  • Préparer les vacances. Prévoir un voyage seule, vers le sud. Prévoir des voyages avec l’escargot, des sorties plages. Prévoir des soirées entre amies et des déjeuners avec les enfants. Regarder les cours proposés par The School of Life. Rejoindre un groupe Meetup pour parler anglais (un peu plus que d’habitude) et se faire plaisir.

A vous, quels sourires à partager cette semaine?

Posted in Humeurs d'Auteur

C’est Officiel!

Comment vous dire ?

Comment vous décrire le premier regard, le picotement chaleureux au bout de mes doigts, le sourire qui se dessine sur mon visage, le cœur qui s’emballe devant le colis livré au moment de partir travailler ?

Comment vous raconter mon emballement, la joie qui m’envahit, m’étourdit en écrivant ces lignes ?

Comment vous avouer qu’il est disponible depuis la semaine dernière mais que j’ai tenu à l’avoir entre les mains avant de vous en parler ?

Voilà, c’est officiel, il est là. Mon deuxième recueil de poésie “Ils avaient un prénom”, fruit de six mois de travail, de maux à sortir après des attentats sanglants, de mots douloureux à laisser s’envoler et d’espoirs à dessiner au cœur de nuits d’insomnie sans précédent. Ne pas laisser la peur s’insinuer dans nos cœurs. Mais faire de la place pour la Lumière.

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Il est là et je le regarde, émue, fière aussi. Je le garde contre moi avant de vous le confier. Je vous laisse avec mes mots, prenez en soin, partagez les, offrez les à votre tour.

Et comme je vous le disais précédemment, le fruit des ventes de chacun de ces livres sera reversé à l’association Imad Ibn Ziaten. Une raison de plus pour le crier fort sur les toits.

MERCI (Encore et Toujours)

Je vous laisse avec la quatrième de couverture et remercie mon amie Laurie pour ses mots lumineux!

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