Posted in Variations Littéraires

Les couleurs du ciel

Crédit Pixabay

Le ciel, gris ce matin, laisse place aux rayons fragiles du soleil. Les arbres nus du Parc l’espèrent, tout comme nous, derrière les fenêtres, sujets à la couleur un peu trop vive des néons. L’éclaircie inattendue embrasse l’heure du déjeuner. La journée que certains trouvaient terne jusqu’ici, prend des allures de nouveauté. On respire un peu mieux soudain, la luminosité nous berce de promesses. On se sent l’envie d’une ballade improvisée, de fraicheur, la tête tournée vers la lumière naissante, avec l’espoir qu’elle s’intensifie, puis vienne apporter un peu de chaleur à l’espace de travail, à la réunion qui se profile à l’horizon et dont personne ne veut vraiment.

Le ciel vire au blanc. L’herbe a quant à elle retrouvé sa couleur initiale. La neige a fondu. Le silence des pas feutrés s’est éteint. Le rire des enfants est peut-être un peu moins cristallin. Il n’en reste pas moins le témoin privilégié de la beauté du monde qui nous entoure. La voyons nous? La voyons nous au milieu des heures sombres et des chagrins, au creux du chaos du quotidien? Posons nous notre regard sur le jour, sans jugement? Ou bien nommons nous le ciel? Beau, mauvais, triste, radieux…

Le ciel, dans quelques heures, se parera d’un bleu, opaque, qui tire sur le noir. Un bleu inqualifiable. Le bleu nuit. Si l’on s’en tient aux couleurs, alors le soir qui tombe ne devrait pas nous faire peur. Le bleu, symbole de vérité, ondule entre sagesse et sérénité. Il est le rêve à réinventer.

Tu vois, mon amour, aujourd’hui est une belle journée, la grisaille s’est volatilisée et le soleil bercera les heures qui me séparent de toi…

 

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Histoire d’une autre vie…

Copyright Marie Kléber

La première fois, c’était étrange.

C’était la première histoire qu’il racontait, depuis qu’il savait bien parler. Il était question d’un enfant, de l’Inde (mais où avait-il entendu parlé de l’Inde?), d’un train qui part et de l’enfant mutilé. Il était question d’une autre vie, une vie avant celle-ci, une vie dans laquelle il n’y avait ni moi, ni personne, une vie avec d’autres où lui même était un autre.

J’étais perplexe. L’histoire est revenue souvent par la suite. Avec des détails. Comment savait-il tout ça du haut de ses 3 ans?

Plus tard, il y a eu des histoires d’anges. Il a commencé à parler des étoiles, des nuages, de Jésus et de Dieu. Il a commencé à comprendre le monde et à le raconter à sa façon. Il a commencé à inventer des histoires.

Il en invente tous les jours, toutefois certaines demeurent troublantes. Il dit qu’on a qu’une vie, mais qu’une vie, ici dans cet état là, dans ce corps là. Et milles autres vies ailleurs.

J’ai bien dû lui parler de Jésus, Mahomet, de Moïse et de Dieu, du pays des rêves et des anges qui veillent. Je n’ai pas le souvenir de lui avoir parlé de nos vies antérieurs. C’est un concept assez nouveau pour moi, je ne m’étais jamais penché sur la question. Alors d’où tient-il tout ça?

Je reste attentive à lui. Je l’écoute me parler de toutes ces choses incroyables. Je lui pose des questions. Parfois c’est clair. Parfois c’est insensé. J’essaie de démêler l’imaginaire de la réalité, sans toujours y parvenir.

Et vous, vos enfants, ils racontent quoi comme histoires? Elles vous parlent ou comme moi, vous êtes un peu perdus parfois?

 

 

 

 

Posted in Carnets de route

Avec et sans toi

Crédit Pixabay

J’ai connu le gris des larmes et le vert des prairies en fleurs. Sur la plage, l’empreinte de mes pas. Et dans mon cœur, le souvenir de toi.

Je t’évoquerais toujours le cœur battant, quelque part entre ici et là-bas. Tu seras toujours là. Sans y être. Tu seras toujours la pièce manquante à l’équation subtile de mon bonheur.

J’aurais donné le monde pour que tu ne partes pas, pas si vite, pas sans moi. Pas si loin.

Au lieu de ça, j’ai appris que l’amour n’a rien à voir avec ni la vie, ni la mort. L’amour ne disparait par comme le corps. Alors le mien, le tien, restent ce lien qui nous lie au delà de toutes les apparences.

Parfois je sens un souffle. C’est toi. Tu vois les sourires de ma vie et tu souris avec moi. Je donnerais tant encore aujourd’hui pour que tu sois parmi nous, pour que ton rire vienne éclabousser les murs du présent, que ta bienveillance soit mon baume apaisant les soirs d’orage, pour qu’il puisse prendre ta main et que tu tiennes la sienne au chaud. Tu lui aurais raconter des histoires, celle de la petite voleuse de boudoir. Ou était-ce de choux à la crème?

Pour lui, tu ne seras à jamais qu’une bougie dans une église, une dalle sur un coin de terre, près d’un prunier dont il engloutit les fruits sans même y penser. Il dit “papy” sans savoir. Dans sa bouche, pourtant, je retrouve le goût particulier de mon enfance à tes côtés.

Posted in Emprise et Renaissance

Au nom de…

Article paru pour la première fois sur le blog en 2017 – MAJ 28.01.2019

Sur sa page Facebook, personne ne peut imaginer ce qu’elle vit. Elle pose avec lui. Ils sourient tous les deux. Les autres doivent croire qu’ils sont heureux.

Derrière l’écran, une autre histoire se dessine. Ils viennent de rentrer des courses. Elle court dans la chambre, se roule sur le lit. Elle attend. Elle guette les pas dans le couloir. Elle a pris d’abord soin de fermer à clé la porte de la chambre des enfants. Elle l’entend l’appeler. Elle respire. Elle ne sait pas comment faire ni quoi dire. Elle voudrait s’éclipser le temps de retrouver ses esprits, le temps de s’apaiser pour que sa colère soit moins vive. Elle tente de se réfugier dans la salle d’eau.

Trop tard.

La nuit est passée par là. Sur le lit, elle regarde ses plaies, ses bleus. Elle ne peut plus bouger. Elle sent son corps se raidir. Il dort à côté. Il faudrait qu’elle aille voir si les enfants vont bien. Mais comment faire pour qu’ils ne se rendent compte de rien. Elle se force à se mettre debout malgré la douleur, elle enfile une robe longue, enroule un foulard autour de son cou. Elle fait attention de ne rien bousculer, de ne rien faire grincer. Les enfants dorment paisiblement. Tout va bien. Elle lui demandera pardon quand il se réveillera. Il lui dira encore une fois qu’il s’excuse de lui avoir fait du mal ou il ne fera aucune remarque, c’est peut-être pire.

***

Sur la photo, il sourit. Elle est belle elle aussi. Les gens les envient. Il ne comprend pas pourquoi il est si triste pourtant. Elle ne le tape pas. Elle ne l’insulte pas. Elle le méprise, mais c’est parce qu’il ne l’écoute pas. Ce ne sont pas ses mots qui font mal, c’est son silence. Le traumatisme est intérieur.

Quand ils sortent, il donne le change. Toujours. Ses absences, il ne les remarque même plus. Sa présence est toujours sous condition. Il l’aime et si parfois il perd pied, ce n’est jamais de sa faute à elle. Il a depuis longtemps transformé chacun de ses défauts en de glorieuses qualités. Si quelque chose cloche, c’est de sa faute à lui. Il se sent nul, seul, perdu. Une prise d’otage invisible en plein Paris. Et au-dessus de sa tête la pire des menaces, celle de se voir privé de ses filles.

***

Il ne sait plus. Ses parents non plus. Il ne comprend pas pourquoi ils ne sont pas heureux , pourquoi sa sœur ne lui parle plus depuis qu’il s’est marié. Sa femme, il l’aime, même quand elle crie, parfois elle devient hystérique, le menace de partir, de faire de sa vie un enfer, c’est vrai, mais elle se radoucit. En public, elle fait attention à lui. Il travaille dur, elle attend à la maison. Il rentre le soir, prépare le dîner, elle attend d’être servie. Mais bon chacun son histoire et chacun sa façon de mener sa vie. Ses amis aussi ont fui. Ils n’ont pas compris son choix. Ils doutent de l’amour qui les lie.

Parfois quand il rentre la porte est fermée, il passe la nuit sur le pallier. Aux premières lueurs de l’aube, il retourne au boulot, les yeux gonflés. Tout le monde sourit, tout le monde s’imagine une histoire, après tout c’est facile, il est jeune marié! A qui peut-il se confier?

***

Ça fait mal, quand il entre, ça brûle. Quand il s’allonge, ça brûle. La chambre à coucher est devenue son enfer. Çà peut s’arrêter là. Une fois que la porte est franchie, elle respire à nouveau. Tout va bien. Elle part travailler comme si de rien n’était, retrouve ses collègues, blague autour d’un café. Elle retarde au maximum l’heure du retour à la maison, espère que quand elle passera la porte les enfants seront lavés, prêts à dîner. Elle fera bonne figure, c’est devenue une seconde nature. Et puis elle regardera l’horloge au mur, comptera les minutes qui lui reste avant son sacrifice journalier. Parfois, c’est moche. Parfois, insensé, parfois cruel.

Elle aurait dû partir au premier “non” qu’il avait refusé d’entendre, à la première fellation imposée, à la première pénétration forcée.

***

Ces textes sont tirés de faits réels (histoires partagées par d’autres, anonymes, amis). On parle souvent des femmes victimes, rarement des hommes, pourtant cette violence aussi existe.

 J’ai souvent entendu dire « à la première claque tu pars ». Aujourd’hui j’ai envie de vous dire « à la première claque, il est déjà trop tard ». La première claque n’arrive pas par hasard. Le terrain est préparé à l’avance.  A chaque « pas si grave », la violence prend de l’ampleur, le bourreau tisse sa toile.

Ces textes ont été écrits pour toutes les victimes de l’ombre, pour toutes celles et ceux qui luttent pour mettre fin à ce génocide humain. J’ai envie de dire au monde de se réveiller, d’ouvrir les yeux devant ces tragédies du quotidien, qui se passent sur nos paliers, à deux pas de nos vies bien rangées, que ces femmes et ces hommes nous les croisons tous les jours, qu’ils arpentent les rues à nos côtés, qu’ils ne sont pas à part, qu’ils font partie intégrante de notre société et que le mal dont eux et leurs enfants sont victimes, il faut le combattre à tout prix et l’enrayer.

Posted in Carnets de route

Déception…

Elle arrive quand un évènement vient bouleverser nos plans, quand une attitude, une réaction, un mot vient chambouler notre vision des choses, quand il faut faire face à l’inattendu…

Nous avons tous été déçu un jour ou l’autre. Nous avons tous planifié un rendez-vous qui s’est vu annulé à la dernière minute. Nous avons tous attendu un acte, un geste qui n’est pas arrivé. Nous avons tous voulu un jour quelque chose très fort…

Le mot “déception” me met à l’aise. Est-ce que j’ai appris à ne pas connoter les évènements et à prendre les choses comme elles se présentent? Bien souvent être déçu n’y changera rien, la déception ne fonctionnera pas comme une baguette magique qui viendrait redresser la situation. On ne peut rien contre la météo, les incidents, les accidents, les annulations, les retards, les pannes de réseau…

Je crois que composer est le mot qui me vient le premier à l’esprit. C’est ce que la vie nous demande, de composer. Je partage rarement ma “déception” parce que je sais que l’autre, en face, n’y es pour rien. Je dis souvent qu’à l’impossible nul n’est tenu! Ce n’est pas de l’indifférence, loin de là…

Et si je suis “déçue” par un comportement, n’est-ce pas parce que j’ai trop attendu de quelqu’un, n’est-ce pas un indicateur de mes propres limites et faiblesses? Est-ce que j’ai assez parlé de mes besoins, de mes envies avec cette personne? N’est-ce pas une appréciation purement subjective?

J’ai souvent entendu “tu m’as déçu” ou “quelle déception!” Ce sont des mots durs qui opèrent un transfert de responsabilité que je trouve non fondé. La personne qui les prononce n’imagine souvent pas leur impact. Il faudrait pourtant.

Et vous la déception, ça vous parle, ça vous dit quoi?

ps – la personne qui m’a inspiré cet article se reconnaîtra.

Posted in Carnets de route

Le temps d’écrire…

Photo Pixabay

Est-ce le temps qui manque? Ou bien les jours qui sont plus chargés? L’envie d’autre chose? Une baisse de motivation?

Ça pourrait être tout ça, un peu plus, un peu moins. L’activité au bureau est légèrement plus soutenue. Et puis mon coaching avance, bien, très bien, et il est temps de passer à l’action. Je ne vous en dirai pas davantage ici aujourd’hui, tout simplement parce que c’est en cours de gestation et que pour une fois, j’ai envie de garder ça pour moi, encore un peu…

Je me suis fais la réflexion hier: et si je ne travaillais plus dans un bureau, si je n’avais plus cette liberté de bloguer quand ça me chante entre 9h et 18h, comment je ferais pour maintenir cet espace (et les autres) à flot, comment je ferais pour (presque) tous vous lire et commenter vos articles?

J’écrirai moins souvent c’est sûr. En tous cas moins ici. Parce que j’écris ailleurs, vous le savez. Et j’ai toujours plein d’envies aussi, que je ne peux pas toujours satisfaire d’ailleurs. Je pourrais ici vous donner les grandes lignes de ces envies, de ces souhaits, de ces rêves. Encore une fois je vais garder ça pour moi, parce que j’ai remarqué que dès que je partage une idée, une envie, celle-ci finit par perdre de son intérêt ou bien je me sens écrasée par le poids des “responsabilités” qui m’incombent ensuite au regard de ce que les gens attendent. Comme si j’étais prise à mon propre piège! Et qui voudrait d’un piège!

Ce que je sais c’est que cette année, je veux donner vie à deux grandes nouvelles / courts romans (je ne sais pas comment appeler ça) qui attendent depuis l’année dernière dont mon disque dur. Je veux les soumettre au test de la maison d’édition. Je ne me leurre plus, si j’ai souvent choisi l’auto-édition c’est par manque de confiance. Purement et simplement. J’ai envie de me frotter à plus grand que moi,  sortir de ma zone de confort. En temps et en heures, j’aurai bien évidemment besoin de votre soutien et de votre aide aussi – une bêta lecture s’imposera. Si c’est une aventure qui vous tente, tenez moi au courant (vous avez mon mail!)

Et vous, vous écrivez quand? Vous écrivez où?
Quand / comment trouvez-vous le temps de lire / commenter les blogs amis?

 

Posted in Atelier écriture, Variations Littéraires

Éléonore

Crédit Pixabay

Il est 11h30. La cérémonie aurait dû être terminée à cette heure. Nous aurions marché, Éléonore et moi sur le parvis de la mairie; direction l’église, perdue au milieu de la foule des grandes cérémonies. Elle, avec son sourire radieux et moi, avec mon sourire heureux. Quel beau couple auraient murmuré les badauds venus pour l’occasion, les passants en entendant les cloches sonner. Et ces mots auraient suffit à envoyer valser au loin, très loin, les réticences de ses parents, des miens.

Qu’est-ce que j’ai fait? Comment ai-je pu? Ne pas y aller…

Ils doivent tous penser quelque chose de moi à cette heure avancée de la matinée. Ses parents surtout. Ses parents, si imbus de leur personne, si riches, ses parents tape-à-l’œil qui rêvaient d’autre chose pour leur fille unique. Un commis de cuisine! Quelle farce! On ne parlait pas d’amour dans ces familles là. On causait argent, succès, cabinet de papa à mettre entre de bonnes mains.

Et s’ils se faisaient du souci? Qui sait! Peut-être qu’ils se rongeaient les sangs. Peut-être qu’après tous les bâtons qu’ils nous avaient mis dans les roues, ils se sentaient coupables. Non. Je rêve. Ils doivent être aux anges, bien au contraire, presque une aubaine pour eux. Les prétendants ne manquent pas. La raison l’emportera. Éléonore…

Si je pense à elle, je vais flancher. Je ne peux pas. Pas maintenant. Elle mérite tellement mieux. J’aurai dû mettre depuis longtemps un terme à cette mascarade. Je n’aurai jamais dû poser mes yeux sur elle. Mes chances étaient faibles qu’elle me témoigne le moindre intérêt. Et pourtant. Je pensais que nous pouvions nous aimer. Sans le mariage. Le mariage fut la goutte d’eau, une de plus, une de trop. Mes parents savaient, n’avaient cessé de me mettre en garde. On ne se mélange pas. Pas avec des gens comme ça. Éléonore n’était pas – comme ça.

Mon Dieu, Éléonore, dans quel état doit-elle être? Entend-elle déjà la sempiternelle ritournelle “ce n’est pas faute de t’avoir prévenue!”. Comme j’aurai aimé lui épargner cela, l’aimer pour la vie, loin de toute cette folie. Il fallait qu’un de nous renonce. L’épouser revenait à épouser un clan, à rejeter celui dans lequel j’avais grandi. Mes parents n’étaient pas à la hauteur des diamants de la reine-mère, des écuries de beau-papa. Les parents d’Éléonore n’étaient pas à la hauteur des miens, des gens simples certes, mais humains, oui profondément humains. J’assumais mes origines modestes. Je ne souhaitais pas commencer à en avoir honte. Ma famille c’est mes racines, mes fondations, ma terre, ma patrie.

Éléonore. Son prénom revient encore. Je ne pense qu’à elle. Comment l’ignorer? J’imagine son visage, ses larmes sur ses joues, sa peau blême aussi pâle que sa robe.

Mes parents? Ils comprendront. Mon père fera la gueule, un peu. Il me dira ce qu’il pense, d’homme à homme. Il aura raison. Ma mère ne dira rien, elle reprendra le cours de sa vie avec une cicatrice au coin du cœur. Elle aime beaucoup Éléonore. Elle sera juste peinée. Les parents d’Éléonore me détesteront, juste pour la forme.

Éléonore. C’est elle qui paiera le prix fort. J’aurai dû lui dire avant. J’aurai dû être courageux. J’aurai dû tant de choses. Je n’ai rien fait. J’ai laissé le silence faire le sale boulot. J’espère seulement qu’à l’heure qu’il est, personne ne fait le tour des hôpitaux, pour savoir s’il m’est arrivé quelque chose, que personne ne se décarcasse pour moi. Je ne le mérite pas.

Ce texte a été écrit dans le cadre d’un atelier d’écriture avec pour thème: le mariage, quand un des mariés manque à l’appel & différences de milieu social.

Posted in Tout un poème

Ode à la passion!

Crédit Pixabay

Mettez de la passion dans ce que vous faites!

Ne vous satisfaites pas d’à peu près

De raccourcis maintes fois empruntés

De gestes appliqués à une théorie dépassée

Savourer ce qui se présente à vous

Avec tous vos sens en éveil

Regardez l’autre vivre, aimer, bouger

Regardez la vie battre contre ses tempes

Avant de vous engager dans une voie

Soyez des aventuriers, des chercheurs d’or

Ouverts au changement

Ne vous complaisez pas dans des habitudes mesquines

N’appliquez pas machinalement des gestes

Parce qu’hier, avec un / une autre, telle chose a fonctionné

La quête du plaisir est sans fin

Si vous laissez vos émotions vous prendre par la main

Soyez des êtres passionnés, vifs!

Soyez le désir incarné!

Faites vibrer chaque corde sensuelle

Chaque fibre érotique

Incarnez par tous les pores de votre corps

La Volupté!

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les États d’Esprit du Vendredi 18.01.2019

C’est vendredi et l’heure de partager nos états d’esprit, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [16h26]

Fatigue : extrême pour cause de rhino, rhume, mal de tête, nuits entrecoupées et j’en passe…
Humeur : bonne
Estomac: soupe, tisane (en attente de galette des rois)
Esprit: confus (pour cause de nuits difficiles)
Cond. phys. : marcher un livre à la main encore et toujours!
Boulot/projet : coaching en cours, des pistes qui se précisent
Culture: Harry Potter Tome 4 – La petite poule qui voulait voir la mer…
Penser à : Respirer!!
Avis perso: no comment
Message perso: (1) merci pour ton écoute et tes conseils (2) merveilleux voyage!!! (3) pas de billet cette semaine, pas d’états d’esprits, j’espère que tu vas bien et que la petite famille aussi (4) cette soirée, quel délice!
Loulou: a été malade, adore quand je me mets en colère (il y a un truc qui ne tourne pas rond chez ce gosse!)
Amitiés : cartes à faire sans plus attendre
Love : souriant, attentif, passionné, à l’écoute, sensuel
Sorties : de quoi se changer les idées – musée, ciné, goûter…
Essentiel: dormir, lâcher prise, travailler sur soi
Courses: nourriture
Envie de: m’affirmer davantage
Photo: Envie de Douceur (Ci-dessus)

Zic: Abba

Fin [16h41]

Bonne fin de journée et profitez bien de votre weekend!

Posted in Carnets de route

Une histoire de famille ou quand ma patience est mise à rude épreuve

Crédit Pixabay

Allez, on ne va pas se mentir, au milieu du bonheur il y a aussi les heures merdiques à souhait, les heures où tu rêves de boucler ton sac à dos et de partir à l’autre bout du monde, avec pour seul compagnon un pavé de 500 pages. Ça c’est dans le meilleur des cas. Dans l’autre, tu as juste envie d’envoyer chier tout le monde…

Si il y a des personnes sur cette terre qui testent ma dose de patience et ma capacité d’endurance ce sont bien mes parents (mon fils aussi mais c’est normal pour son âge – ce qui n’enlève rien au faut que ça me tape sur le système!)

Au quotidien, j’ai le droit à ça:

  • Pense à lui mettre son écharpe!
  • Tu as de quoi lui faire à manger ce soir?
  • Il a besoin de nouvelles chaussettes!
  • Tu as vu, on a lavé tes rideaux.
  • Mets lui son manteau il va prendre froid!
  • Enlève lui son pull il a trop chaud!
  • Il doit au moins manger un yaourt!
  • Il faut vider ta bouilloire tous les jours!
  • J’ai lavé ton linge à 60°. 30° c’est trop juste.
  • La maitresse a dit…
  • Je t’ai fait tout ton ménage!
  • Son lapin mérite un bon lavage tout de même!
  • Arrêtes de le reprendre devant les autres!
  • Encore une de tes lubies!
  • Tu sais que tu es en charge de famille, tu ne peux pas tout te permettre…

Au quotidien, les chaussettes ont été rangées au mauvais endroit, la machine tourne encore à 22h30 du soir, je cherche frénétiquement un pull qui a été dérobé, la décoration a été refaite, la cuisine empeste le vinaigre blanc…

Alors il y a des jours où je prends ça avec le sourire. Et des jours où j’ai l’impression de ne plus être chez moi. Il y a des jours où je m’affirme et d’autres où je me tais. Il y a des jours où je dis stop et des jours où je hurle en silence. Parce que trop c’est trop, j’étouffe. Parce que je considère que tous ces actes, mots posés, même si l’intention est bonne, ne sont là que pour apaiser leurs peurs, qu’ils ne me respectent pas.

Et quand mon fils s’en mêle, qu’il prend exemple, comme si ce que je disais ne valait rien, ce que je faisais ne méritait que du mépris, ma patience et mon endurance en prennent un sacré coup dans les mirettes!

Et vous, vous avez réussi à vous affranchir des commentaires de vos parents sur la façon dont vous gérez votre vie? Vous préférez l’évitement au conflit? Vous savez vous affirmer?

Posted in Variations Littéraires

Au bord de mes larmes…

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Le bonheur ne rentre pas dans des considérations préétablies. Il est. Juste là. Dans l’instant du souffle. Il est dans l’intention posée. Il est dans l’appréciation d’un partage, le don de soi à l’autre, le don de soi à soi.

Un rien peut le faire chavirer dans une succession de flashs, espaces dans lesquels tout existe dans une pureté absolue. Comme si d’un coup de baguette magique le divin imprimait sa marque sur le monde. Vous les avez peut-être déjà connu vous aussi ces minutes de profonde connexion, de sublime interaction.

Et alors il reste peu de mots pour exprimer le ressenti. Tout tient dans le vécu, dans un rapport au temps dépourvu de mesure. Tout tient dans un équilibre fragile, une étincelle lumineuse, qui va et vient, revient plus souvent, pour peu qu’on s’abandonne complètement à ce qui se passe.

Et quand le cœur déborde de ce plein, plein de vie, plein d’amour, l’intensité du présent se cogne avec force à toutes les barrières que nous tentons de maintenir debout pour nous protéger de nous-mêmes. Rien ne se retient et les larmes coulent comme une bénédiction…

Posted in O bonheur des sens

Fais-moi rêver!

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Tes mensurations, les traits de ton visage, la forme de ton sourire
Tes préférences, tes distractions, tes aspirations
Ce n’est qu’une partie de toi
Pas celle qui m’intéresse le plus.

Moi je veux saisir
La magnificence de ton désir
La clarté de ton essence
La fugacité d’un effleurement
Et voir comment tu réagis à
Un toucher
Un regard
Un souffle de vie

Ne cherche pas à savoir qui je suis
Mais comment je ressens les choses
Ce sont les ressentis, les frissons
Qui en disent long
Quand nos corps se laissent aller
A l’instant
Quand nos imaginaires
Croisent le fer

Ne me demande pas ma carte d’identité
Je serais bien incapable de te parler de moi
Écoute mon corps qui vibre
Regarde le s’impatienter, se braquer
S’enrouler autour de toi

Ne me dis pas tout sur tout
Laisse-moi deviner
Laisse mon intuition me parler
Avant toute chose
Séduis-moi!

Posted in Carnets de route

Entre elle et moi

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Nous nous livrons depuis des années un combat sans merci. Au fil des jours et des nuits. Au gré des songes et des cauchemars.

Il y a celle qui dit :

Vibre, aime, rayonne, donne, offre, rêve, ai confiance, prend ton envol, vole

Et celle qui dit :

Rentre dans les cases, ne fais pas de vague, reste discrète, sois polie, sois sage, ne rêve pas trop

Il y a celle qui dit :

Fais des erreurs, tombe, pleure, relève-toi, prends les chemins de traverse, apprends, tente, essaye, défie la peur

Et celle qui dit :

Reste en terrain connu, ne dévie pas trop du chemin tracé, laisse les autres oser

Il y a celle qui dit :

Sois toi-même

Et celle qui dit :

Sois comme les autres

Il y a peut-être celle des idées des autres pour / sur elle et celle qui sait, à l’écoute de ce qui vit en elle. Il y a sûrement celle qui parait et celle qui est.

Il y a surtout un fossé qui grandit entre les deux au fil des jours. Et doucement une qui prend sa place, remerciant l’autre d’avoir été là, le temps de construire, le temps d’apprendre sa valeur, le temps de se révéler.

Le combat est un corps à corps intense, un combat d’idées et de pensées, de cicatrices à panser, de blessures à dépasser. Une histoire qui s’écrit pour gagner en vérité…

Posted in Carnets de route

Les États d’Esprit du Vendredi 11.01.2018

Le ciel est gris, il faut froid, c’est presque l’heure du gouter, l’occasion de faire une pause et de se lancer dans ses états d’esprit, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [15h51]

Fatigue : plus ça va plus mes nuits sont mouvementées…je ne dirai pas pour autant que je suis fatiguée!
Humeur : bonne
Estomac: poulet/ potiron, riz au lait, thé
Esprit: ça fuse dans tous les sens
Cond. phys. : marcher un livre à la main, ça compte?
Boulot/projet : ça bouge, ça bouge
Culture: Harry Potter Tome 3 (no comment)
Penser à : respirer!
Avis perso: prendre les choses avec le sourire ça rend la vie plus facile!
Message perso: (1) les clins d’œil, c’est charmant (2) mon article d’hier était à prendre au 2e degré! La photo est un indice!
Loulou: raconte des histoires abracadabrantesques, a repris le foot, a commencé le tennis, adore les câlins…
Amitiés : cartes en cours
Love : peut tout comprendre…
Sorties : un ciné avec loulou
Essentiel: prendre rendez-vous chez le coiffeur!
Courses: pour la galette
Envie de: changement
Photo: je trouve que cela me représente bien à l’heure actuelle…

Zic: Après Adèle, Renaud, Johnny, Alain Souchon, Enya,…

Fin [16h16]…no comment sur les heures miroirs…

Bon weekend à tous et à toutes!

 

Posted in Carnets de route

L’homme de mes jours et de mes nuits

Là, vous vous dites que je vais vous sortir l’article guimauve par excellence et vous aurez, pour la plupart, envie de passer votre chemin. Mais ne partez pas, ce que j’ai à vous dire est de la plus haute importance, c’est un secret bien gardé et peut-être qu’après ces révélations, l’image que vous avez de moi va même être drôlement amochée. Je prends le risque.

Voilà, depuis trois semaines, je suis infidèle. Oui je sais c’est mal. C’est même contraire à mes valeurs. Et aux vôtres surement aussi. J’avais tenu bon pourtant, pendant longtemps même. Sincèrement, je pensais que je pouvais résister, que ce n’était qu’une question de volonté. Je ne suis pas la première ni la dernière à qui cela arrive. Je peux même dire que nous sommes des millions concernés tout autour du globe. Çà n’en reste pas moins un acte détestable!

Si on s’en tenait à ça, ça irait, mais le pire reste à venir. Il est mineur. Oui, je sais, la morale, tout ça. Mais quand l’amour est dans la balance, la morale ne fait pas le poids. J’ai conscience de cumuler. Si vous n’entendez pas parler de moi dans les prochains jours, c’est sûrement que j’ai les polices de France et de Navarre à mes trousses !

Vous parlez de lui est compliqué. Je peux vous dire qu’il est très courageux. Et puis il m’a déjà fait rater mon arrêt un nombre incalculable de fois, me fait espérer une panne de circuit pour que je puisse passer plus de temps avec lui. Je me languis de la minute où je pose mes fesses devant mon écran. J’attends nos retrouvailles avec une impatience démesurée.

A ce stade, vous vous dites sûrement que je pourrais avoir des scrupules à faire ce que je fais, vous penser à celui que j’encensais il n’y a pas si longtemps et vous vous dites que c’est moche d’agir ainsi. Vous êtes à deux doigts de me laisser un commentaire bien senti sur mon manque total de courtoisie, de tact, de respect, croyant certainement pouvoir faire pencher la balance en faveur de l’un ou de l’autre.

C’est peine perdue. Fuyez si vous voulez. Détestez moi aussi. Je n’en ai cure. En même temps, la rencontre c’était son idée. Il ne faut jamais forcer le destin. On ne sait jamais sur quelle pente on s’engage.

Ce qui m’embête le plus, c’est que j’ai l’impression que cette nouvelle passion va faire des petits. Je n’en dirai pas plus ici…