Avec toute mon amitié…

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Pour cet article, je suis allée fureter dans mes archives. Les extraits de textes qui suivent ont été écrits entre 2003 et 2007. Je voulais les partager pour une amie chère qui me lit chaque soir, pour lui dire qu’il n’y a pas de recette miracle pour vivre une séparation. Pour certains, ça prendra trois semaines, pour d’autres quelques années. Certains aimeront en diagonale, d’autres passionnément. Certains auront droit à un au revoir quand d’autres devront faire face au silence. Il n’y a pas de règle non plus. Nous aimons tous si différemment. Écrire m’a toujours libérée. J’espère qu’il en sera de même pour toi P. Avec toute mon amitié…

“Plus le choix de rejeter en bloc ce qui revient comme un boomerang torturer mon paisible quotidien, à chaque fois qu’un regard se pose sur ma faiblesse, décortique les miettes bien cachées de mes incertitudes. Il me faut tout reprendre depuis le début, m’immerger dans ce long et sombre escalier pour comprendre où tout a commencé, pourquoi tout a pris si peu de temps. Que pourrais-je dire de moi après toi que tu ne devines pas? De la peine, de l’incompréhension et ce mur qui s’élève un peu plus chaque jour entre le monde et moi. La douleur comme un fardeau désespérant, l’envie de crier, de déchirer les fragments de nos souvenirs, d’abattre la muraille d’indifférence qui annonce nos prochaines tranches de vie. Mes yeux rougis par les larmes et les nuits sans sommeil, peuplées de rêves inquiétants, offrant à notre séparation une interprétation qui ne me convient guère. Des images qui reviennent sans cesse comme un film qui se déroulerait à l’infini, mais qui n’expliquent jamais rien. “

“Le premier matin. A quoi cela sert-il ? Le premier du tout et du rien. Tout à effacer. Tout à reconstruire. Mais comment reconstruire sur des fondements brisés, sur des pierres abîmées? Comment être sûre que rien ne va s’effondrer et réduire à néant nos efforts? Je suis rentrée découragée à l’idée de devoir affronter les visages du quotidien, les prochains matins sans toi. J’ai caché mon désarroi derrière mon sourire de tous les jours. Je leur ai dit plus tard, que je ne te reverrai plus. Quand j’ai eu assimilé, quand mes messages sont restés sans réponse plus d’une semaine.”

“Tu es partout, dans mes rêves, mes pensées, mes idées, mes doutes. Tout me rappelle à toi comme une obsession. Tout est toi. Dans chaque instant de ma vie, tu vis avec moi. Tout ce que je fais en pensant à toi, peut-être le fais tu en pensant à moi ? C’est sûrement l’unique idée qui me permet d’envisager le reste de ma vie sans toi.”

“Qu’aurais-je donné pour m’accoutumer à ton absence, pour apprendre à marcher sans ta main. Je ne peux qu’être cruelle en écrivant cela, mais j’aurai préféré te voir mort que d’avoir à continuer la vie, en sachant que toi aussi tu avançais sur ce chemin quelque part, ailleurs, si loin  de moi. J’aurai eu des égards. On aurait compris ma souffrance. On m’aurait offert du temps pour effacer, reprendre mes marques, pour repartir. On ne m’aurait pas jugé.”

“Comment puis-je vivre ainsi dans l’ombre qu’a laissé ton sillage dans mon existence ? Je dois être folle pour m’accrocher de la sorte à notre passé, pour me laisser broyer par cet odieux souvenir. Je suis folle, je le crois vraiment. Je vais finir par tomber puisque aucun lien ne semble me retenir. Mais ne suis-je pas la seule à m’imposer ce vertige, à m’obliger à ressentir encore quelque chose pour toi ? Si je ne ressens plus rien, j’aurai l’impression que notre relation ne représente plus rien. Comment puis-je rayer cela de la carte existentielle ? Je demeure pourtant la seule à pouvoir détruire ce processus qui m’enchaîne à ton souvenir. Quelle est cette autre vie que je me refuse de connaître, ces autres yeux que je me condamne de croiser ? “

“J’ai appris récemment que tu venais de refaire ta vie. Je ne m’y attendais pas. Tout ce qu’on m’a dit m’a fait terriblement mal. La page se tourne. Quatre ans de joies, de peurs échangées, de projets, de rêves, de déceptions, de vie tout simplement, quatre ans rayés de la carte du monde comme si nous nous étions endormis quelque temps. Il n’y a donc plus aucun espoir. Il faut que je t’oublie définitivement. Au fond, à bien y réfléchir, c’est la chance de ma vie. Cette rencontre, c’est la rupture du lien qui nous unit, la possibilité d’envisager quelque chose après toi.”

“J’ai vécu ces  dernières années avec ton fantôme collé à ma peau. Dans toutes ces soirées où j’ai cru pouvoir l’abandonner sur un fauteuil, près d’une déesse aux cheveux d’or, il n’a cessé de me rappeler à chaque regard croisé, chaque corps un peu trop serré, chaque sourire un peu trop facile, chaque danse un peu trop sensuelle, qu’il ne fallait pas replonger. Quand mon cœur disait oui, ma raison peut-être, sa voix me murmurait non. Et c’était son conseil que je suivais. Comme si je n’existais plus moi-même, au point de me retrancher derrière l’image de ton absence. Je lui ai laissé l’amplitude de contrôler ma vie, de bloquer les vaisseaux irriguant mon cœur. Je l’ai laissé détruire ce qu’il me restait d’espérance, broyer les maigres efforts que je m’imposais pour refaire surface.”

“le temps est venu de ne plus m’encombrer l’esprit, de me gâcher l’existence avec cet adieu sordide que fut la fin de notre histoire. Je ne remets rien en cause. Je n’accuse personne. Je tente juste de comprendre ce que le silence  nous a volé. Elle revient sans cesse depuis ce matin de janvier cette même interrogation. Que nous est-il arrivé que je n’ai su discerner avant qu’il ne soit trop tard ? Quelle étape avons nous manqué ? Je n’ai toujours pas la réponse. Tout est flou et ce qui me trouble encore plus, c’est sûrement le fait de savoir que je n’aurai jamais aucune explication. “

“Je suis enfin revenue de cette longue agonie. Ta voix s’est perdue, les musiques que tu aimais tant s’élèvent comme autant de petites lumières dans mon ciel chargé de rayons lunaires, tes yeux ne remplacent plus ceux que je croise et qui me troublent, tes mains ne laissent plus de caresses décevantes sur mon corps prisonnier de ton ombre. Si la vie nous a séparés, c’est sûrement pour le meilleur.”

 

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Un souffle

Crédit Pixabay

Il s’est posé là, dans le creux de mon cou, il s’est glissé frôlant le grain de ma peau. Un souffle si doux que j’aurai pu le perdre, ne pas savoir, j’aurai pu le manquer. Et le souffle se serait tu.

Il s’est posé, je l’attendais presque. Et puis le souffle a pris vie. Et la vie a pris des couleurs. Le souffle s’est accordé au mien.

Il a fait basculer mon cœur. Il a fait ressurgir mes peurs. Et mon souffle a pris froid. Il a tenté de retenir le flot des sentiments naissants et les barrages ont cédé. Un à un. L’armure s’est fissurée, brisée. Il n’y avait plus rien à cacher.

Le souffle s’est imposé, patient, aimant. Il s’est donné en vérité, sans promesse.

Posé là dans le creux de mon cou, ce souffle avait une âme, il parlait ma langue, il entendait ma voix, il savait ce que je ne savais pas.

Depuis, il embellit mes jours, jour après jour. Et mon souffle à trouver sa paix.

Dans ses bras

Des bras qui étreignent mal, oppressants, qui retiennent des caresses jugées inadaptées à un comportement jugé incorrect.

De ces bras, j’en suis revenue.

Au creux des siens, la vie se décline en des teintes pour le moins différentes. Son étreinte est rassurante, elle soutient mon corps, apaise mon cœur. Elle s’imprègne des signaux que j’envoie pour juger de ce qu’il convient de faire, de ne pas faire, ce qui pourrait être tenté, ce qui prendra du temps.

Ses bras sont le rivage auprès duquel je me sens bien, libre, où je peux être moi-même, avec autant de failles que de forces, autant de peurs que d’envies de dépasser la peur, autant de pas que je n’ose pas, autant de paradoxes qu’il accueille avec cette sensibilité qui lui est propre.

Entre ses bras, je ne me pose pas de questions, je sais que je suis respectée, aimée, et les fantômes du passé s’évanouissent doucement dans la nuit.

Par moments j’ai besoin d’être tenue, maintenue dans cette étreinte puissante, j’ai besoin de ses bras autour de moi, comme un baume qui délierait tous mes secrets et me relierait à l’essence de ce que nous partageons, les sentiments et qui dans le tumulte de la vie de tous les jours ne se dit pas toujours. Même si on le sait. Même si on le sent. Même si un sourire dit tout.

Entre ses bras, je m’abandonne…

Le retour du héros

© Tama66

Je ne pouvais que m’en douter. Comment un type qui m’avait prouvé par A + B être né dans les choux – je t’assure la légende n’a rien à voir avec tout ça, mais oui bien sûr – pouvait terminer ses jours ailleurs que dans ce terrain vague, devant ce colosse de pierre et ses turbines infernales ?

Putain Romain, tu aurais pu me prévenir au moins. Le retour du héros. Tu parles ! Un héros de pacotille. Les vrais héros, ça se bat. Quoique peut-être que tu t’étais battu là-dedans. Personne n’en saurait jamais rien. Était-ce un pari insensé ? Ou juste une de tes folies passagères ? Que souhaitais-tu prouver au monde ?

Tu aurais quand même pu trouver autre chose. Quoi ? La mer par exemple, celle des golfes clairs, la mer qui danse avec ses reflets d’argent. Je sais tu n’aimais pas Trénet mais quand même. Ici, c’est glauque, tu ne trouves pas? Cet endroit me fiche la trouille. Tu le savais en plus. Je ne suis pas venue pour cette raison, à cause des fantômes qui grouillent sous cette terre, des souvenirs qui par vagues viennent hanter les nuits de nos mères. Qu’est-ce que va dire la tienne ?

Ne me dis pas qu’il faudra que je vienne devant ces pierres pour te voir, causer avec toi, te raconter nos vies sans toi ? Et quand le vent viendra, le bruit sera sidérant. Tu y as pensé ? Il faudra que je crie pour que tu m’entendes. Déjà que tu trouves que je parle fort.

Bien entendu, tu n’as pensé à rien de tout ça. Tu te fous de tout Romain. Bon allez je te laisse, je vais aller verser mes larmes ailleurs, loin de ce lieu maudit. Et je vais revenir pour te dire la seule chose que je retiens depuis le début. Tu veux savoir ? Hier, je t’aimais Romain. Aujourd’hui, je te déteste, je te déteste, je te déteste…

Ce texte a été écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture 310 de Bric a Book.

Instant de vie

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L’enfant regarde, attentif. Le camion s’est arrêté, il charge les poubelles au couvercle jaune. L’enfant s’intéresse. Les homes attendent. Obnubilé par le spectacle qui se joue devant lui, chaque jour, il cherche à comprendre la marche des choses, du monde. Un des hommes lui sourit. La fascination de l’enfant est  belle à voir. L’instant est simple et pourtant magique. Les hommes dont le métier est souvent négligé, considéré sans grand intérêt, deviennent une pièce du puzzle. Ils prennent leur place dans le grand bain de la vie.

La mère s’intéresse aux regards, aux sourires. Elle se dit que tout est simple, consciente que le bonheur n’est pas cette quête sans fin dont tout le monde parle sans cesse, mais bien présent dans son quotidien, pour peu qu’elle regarde l’enfant, regarde les gens interagir, pour peu qu’elle lâche toutes les croyances qui font parfois tourner le monde bizarrement.

L’homme se réveille. Elle imagine sa peau. Elle se laisse aller à toucher son corps juste par le pouvoir de sa pensée. Elle ressent l’étreinte, la douceur l’envelopper. Elle sait ce qui se trame.  Son cœur parle à son cœur dans la clarté du matin.

L’enfant lui prend la main et ils avancent ensemble vers le jour riche de promesses…

Tactile

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Il l’a vu au premier coup d’œil.

Et pourtant autour de moi, beaucoup vous diront que je ne le suis pas. Et pour cause, c’est quelque que chose que je n’ai pas assumé pendant longtemps.

Pourquoi me direz-vous ?

Déjà parce que chez moi on ne l’était pas. Les effusions de tendresse, très peu pour nous. Certains diront qu’un enfant ne s’adapte pas à son environnement. Je me suis sur-adaptée au mien.

J’ai besoin de toucher, de sentir. J’ai besoin de poser mes mains. Ce contact avec l’autre, les choses, les éléments est très important pour moi. Je suis par exemple une grande amatrice de câlins, de caresses, de chatouilles. Il suffit de sa main qui m’effleure, passe délicatement dans mon dos pour que tout mon corps réagisse. C’est aussi subtil que ça. Aussi subtil que le vent ou le soleil sur mes bras, recevoir un massage, le sable qui coule entre mes doigts, marcher pieds nus, sentir le contact de l’eau sur ma peau. J’ai un rapport prononcé à la sensualité, que j’ai beaucoup appréhendé à travers la danse et que je développe avec l’écriture aujourd’hui. Comme les enfants, j’apprécie aussi de manger avec les doigts – en société je me tiens, ne vous en faites pas !

Beaucoup d’hommes qui ont partagé ma vie, pour ne pas dire tous, ne l’étaient pas du tout et trouvaient d’ailleurs ce besoin assez puéril.

Beaucoup de mes amies y sont plutôt réfractaires. Dans ma famille, on se prend rarement dans les bras les uns des autres. Quand ça arrive on se sentirait presque gênés.

J’ai caché cette vérité sur moi pendant des années. Je pensais même que c’était « mal ». J’avais des idées un peu particulières sur le « bien » et le « mal ».  Si j’avais été un peu trop proche d’une amie, on aurait pu croire…Si j’avais dit que j’aimais bien laisser mes mains gambader sur ma peau  (sans y voir une connotation sexuelle), on aurait dit que…

L’Irlande a été le premier déclencheur. C’est un pays où les gens, pour le coup, sont très chaleureux, très « grandes embrassades ». Je pouvais donc être moi sans être mal vue. Niveau câlin, j’ai rattrapé mon retard. J’ai aussi rencontré des personnes tactiles pour la première fois de ma vie (ou du moins je les ai reconnues comme telles avec ma nouvelle ouverture d’esprit) et je me suis finalement dit que d’être ainsi n’était ni une malédiction, ni une tare. Par exemple j’ai une amie qui adore les chatouilles/caresses sur le corps. Étant donné que c’est quelque chose que j’aime faire, dès qu’on se voit, on se planifie une séance. Ça fait rire Loulou, qui  est un grand amateur également ! Ce sont souvent les autres qui sont gênés, jamais nous.

Le toucher est un vecteur incroyable de sensations, également pour moi un moyen d’exprimer ce que je ressens. Même si je considère que les mots sont importants, que les regards en disent long sur les sentiments, le toucher est ma manière à moi d’être au monde. On sous-estime souvent l’impact d’un câlin. Son pouvoir est immense pourtant!

Le deuxième déclencheur a été bien entendu de rencontrer un homme tactile. Dans cette relation, je n’ai plus rien à cacher. Je peux même exploiter tout un panel d’expériences que je m’interdisais jusqu’alors. La honte, la peur ont au fil du temps disparu pour laisser place à l’épanouissement, un épanouissement auquel il a largement contribué (il a insuffler un nouveau souffle à ma vie, il m’a rendu à moi-même et pour moi c’est une des plus belles preuves d’amour – toutes mes excuses pour la digression!). Mes notions de « bien » et « mal » ont évolué, on peut même dire qu’elles sont sur le point de ne plus avoir de valeur. La seule que je revendique désormais est la liberté d’être soi ! Même si dans la vie de tous les jours je m’adapte un tant soit peu à mon environnement…

Et vous, tactile, un peu, beaucoup, pas du tout ? Comment entrez-vous en contact avec les autres ? Qu’est-ce que vous inspirent les personnes tactiles ?

On écrira nos rêves sur un morceau d’azur…

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On écrira nos rêves sur un morceau d’azur…

Ce sont les mots qui s’imposent quand je la vois. Juliette a grandi. En sortant l’autre jour, j’ai croisé son sourire de l’autre côté de la rue. Elle a grandi, si vite. La petite fille a disparu. Il reste dans ses yeux cette pointe de malice. Et puis ses mains. Elle a fait comme elle faisait avant, depuis ce jour de mars il y a trois ans, elle a pris ma main. J’ai souri.

Nos visages se sont reconnus. Ils se sont souvenus des matins gris éclairés de sa joie de vivre. Se sont imposés alors à nous tous les silences que nous ne percerons pas. Juliette ne parle pas. Juste quelques mots. Elle vit dans un monde dans lequel je passe, un monde qui n’appartient qu’à elle. Pour peu qu’on s’y intéresse, son monde nous est accessible le temps d’un trajet, le temps de la regarder être au monde, à la vie. Dans une simplicité déconcertante.

Et toi, tu es “officiellement” en couple ?

C’est un commentaire sur l’article d’Angie (même si on te dit tout un tas de conneries que tu n’as pas envie d’entendre, tu sais on pense à toi et en fait ça nous fait mal de te savoir mal…) qui m’a fait réagir.

  • Si tu as changé ton statut Facebook.
  • Si, au bout de 3 jours tu as abreuvé la terre entière (enfin tes amis, proches, lointains, les amis de tes amis, tes connaissances, tes collègues de bureau, le postier, tes voisins, l’ex de ta meilleure amie, ta grand-mère que tu ne vois qu’une fois par an) de la grande nouvelle que ça y est, enfin, tu as rencontré quelqu’un.
  • Si, la semaine suivante, tu as fait les présentations aux potes, aux enfants, aux parents, à la famille étendue, belle-famille, aux oncles, aux tantes, aux poissons rouges.
  • Si tu as déjà parlé déménagement, emménagement, avenir, maison à acheter, compte commun, famille, bébé(s), Pacs, mariage…

Si tu as fait tout ça, j’ai l’heureux honneur de te dire que toi et ton/ta cher(ère) et tendre, vous êtes officiellement en couple. Et être officiellement en couple, c’est quoi ? Assumer ses choix, pardi ! Il faut suivre…

Par contre pour tous ceux qui ne cochent que la moitié des cases, voir aucune, et bien, je ne sais pas. Vous errez dans un no man’s land qui ne veut pas de vous. Désolé.

Vous avez le choix :

  • De vous poser des questions, des plus simples ou plus abracadabrantes possibles, la première étant : est-ce qu’il / elle m’aime vraiment ? En moins de deux votre belle histoire risque fort de virer au cauchemar.
  • De repartir à la case départ. Allez un petit effort. Rien de bien compliqué la dedans. Facebook, c’est à portée de clic. Pour l’annoncer à tout le monde, créez un groupe WhatsApp – pratique et efficace. Les présentations, ça se complique, mais qui a dit que l’amour c’était simple ? Sinon un compte commun ce n’est pas compliqué à ouvrir, un Pacs ça se termine, une famille ça met du temps à se construire…
  • Ou bien d’accepter de ne pas être reconnu comme un « couple ». Et si vous l’assumez, vous pouvez même dire à qui veut bien l’entendre que vous n’êtes officiellement pas en couple ! Ça en jette non ?

Ça vous dit quoi à vous cette expression “officiellement en couple”?

Combien de…?

“Ce sont souvent des possibles « imaginaires » que naissent  les impossibles qui blessent”

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Combien de routes avons-nous pris, sans savoir qu’il s’agissait d’impasses ?

Combien d’espoirs avons-nous nourri, retournements de situation envisageables, qui ne nous auraient apporté qu’un apaisement fugace ?

Combien d’heures avons-nous gâché à élaborer des scénarios, faits de « si les choses avaient été différentes » ?

Combien de peurs avons-nous bravé pour être là où nous en sommes ?

Combien de blessures avons-nous surmonté, combien de chagrins avons-nous dépassé, en pensant que c’était les derniers, que le prochain nous anéantirait totalement?

Combien de pas avons-nous fait vers l’inconnu ?

Combien de marches avons-nous gravi pour un idéal, un projet, un rêve, inconscients de nos ressources ?

Combien de trahisons, de déceptions avons-nous encaissé?

Combien de mots avons-nous gardé pour nous, de crainte qu’ils ne soient à l’origine de la fin de quelque chose qui avait pourtant bon goût ?

Combien de personnes avons-nous rencontré, qui nous ont élevé, avec lesquelles nous avons construits du beau, du durable, du vrai ?

Combien de temps avons-nous pris pour apprendre à nous aimer, à nous regarder, à nous accepter, à ne pas nous juger, à nous accueillir parfaits et imparfaits ?

Combien de regrets nous ont assailli en pleine nuit, d’insomnies nous ont tenu éveillé pour tenter de recoller les morceaux d’un hypothétique final, différent?

Combien d’histoires ont attendu d’éclore, alors même que nous avancions tête baissée, incapables de discerner le jour de la nuit ?

Combien de fois avons-nous dit « jamais plus », le cœur au bord d’un vide que personne ne semblait pouvoir atteindre ?

Combien de fois nous sommes nous sentis seuls et perdus, et pourtant, enclins à nous livrer pour être entendus, épaulés ?

Combien de fois avons-nous cru ne jamais en revenir ?

Et combien de fois avons-nous repris vie, au milieu du chaos, de la peine, de la haine, de la colère, de tous ces instants froissés, de tous ces sentiments effacés, de ces évènements fracassants, ces départs prématurés qui ne nous ont jamais brisés ?

Rétrospective Littéraire

Oser se vendre, savoir se vendre, se faire confiance, tout ça c’est très joli sur le papier. Pas trop joli, juste un peu trop pour moi, encore. Et pourtant je ne m’avoue pas vaincue. J’ai essayé le site auteur, mais force est de constater à part beaucoup de travail et beaucoup d’argent, cela ne m’a pas apporté plus de visibilité ni davantage de confiance. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de revenir à mes premières amours – ici – et je peux dire que je suis comblée par tous vos messages et commentaires.

Certains d’entre vous possèdent déjà tous mes livres, m’ont laissé des retours très positifs, en ont parlé sur leurs blogs, ont partagé sur les réseaux sociaux (terrain sur lequel je ne suis pas et n’arrive pas à être non plus – ce n’est pas faute d’avoir essayé).   D’autres ont pris le train en cours de route et je remercie chacun / chacune de sa présence bienveillante. Je reconnais que je suis chanceuse d’avoir un lectorat tel que vous !

Pour la peine, j’ai eu envie de vous présenter mes cinq livres, tous différents les uns des autres, histoire de vous donner des idées de (ou juste pour le plaisir de faire un cadeau !).

L’essence de l’être

C’est mon premier né, celui avec lequel j’ai sauté le pas. Avec le recul, je me rends compte qu’il y aurait pas mal de retouches à faire mais il est tel qu’il est, avec ses défauts et surtout ses mots qui ont touché un très grand nombre de personnes. Il m’a servi d’exutoire dans une période de ma vie douloureuse. Il m’a surtout permis de sortir de l’ombre et d’avancer dans la lumière, discrète au départ puis plus franche avec le temps.

Je sais que la poésie est un style peu apprécié ou plutôt méconnu. J’ai envie de vous dire que c’est l’occasion d’y gouter !

Iridescent Delight

Il faut savoir que la poésie est devenue une forme d’expression alors même que je participais à un atelier d’écriture en Irlande. Force est de constater que je n’écrivais pas les mêmes choses en anglais et en français. Je me suis souvent et longtemps sentie plus libre dans cette langue qui n’était pas ma langue maternelle.

Ici j’ai regroupé quelques-uns des textes auxquels je tiens. Pas de fil conducteur particulier. Juste une envie de partager aussi ces textes-là.

 Ils avaient un prénom

Ce recueil s’est imposé à moi. Le 13 novembre 2015 a fait basculé la France dans l’horreur. Je me souviendrai éternellement de nos visages ce soir-là, du lendemain, de nos pas dans Paris, ville déserte, des regards des gens, entre eux, du silence de ce lundi matin, du cœur qui sursaute au détour d’une conversation. Ce n’est pas la peur qui m’a saisi, ce sont toutes ces vies brisées, cette liberté assassinée, ces rires qui se sont fanés au bout d’un tir de Kalachnikov. Des gens célébraient juste le bonheur d’être en vie et des hommes en choisi de tuer la vie. Devant l’indifférence de beaucoup, le cœur au bord d’un vide que peu semblaient prêts à entendre, j’ai fait ce que je fais toujours quand le poids est trop lourd, j’ai noirci des pages et des pages.

La poésie encore une fois m’a prise par la main. Tous les bénéfices des ventes de ce livre sont reversés à l’Association IMAD pour la Jeunesse et la Paix.

Chuchotis et Ricochets

L’été est passé par là. En regardant mon fils jouer, en prenant le temps de vivre, en vacances, au soleil, j’ai eu envie de légèreté. Les premières notes furent composées au rythme des éclats de rire des enfants sur la place d’un village avant l’orage.

J’ai laissé ma plume dire le beau, la joie, égrener les souvenirs, dire l’amour, la maternité, l’évasion, le doux gout d’un thé à la menthe ou d’un chocolat chaud. Je pouvais donc aussi écrire sur le bonheur et cela pouvait même avoir bon goût. Je pouvais aussi écrire autre chose que des poèmes.

 J’ai choisi de faire faire ma couverture par une graphiste talentueuse et j’ai décidé de le sortir un 14 février, en souvenir d’un anniversaire particulier.

La vraie vie

Un recueil de nouvelles, j’en rêvais depuis longtemps. Les textes avaient été maintes fois retravaillés, envoyés à des maisons d’édition, refusés. Je pouvais continuer sur ma lancée, en envoyer d’autres ou bien le publier tel quel. Après tout ce n’est pas parce mon style ne plaisait pas à certains qu’il ne plairait pas à d’autres.

Et puis la vraie vie faisait référence à un instant particulier, un brunch entre bloggeuses imaginatives. J’avais promis à Sandra que ce livre-là serait pour elle.  J’honorais par là-même une promesse.

Je suis en ce moment en train de finaliser mon troisième recueil de poésie – je vous en parlais ici même. Et vous en reparlerai très prochainement. Pour acheter mes livres, rien de plus simple, envoyez-moi un mail et je me ferai un plaisir de vous faire parvenir un exemplaire dédicacé. A noter que les frais de port sont offerts pour les envois en France.

Encore merci pour votre soutien, sans faille, depuis le début de cette aventure. En regardant dans mes archives je me suis rendu compte que certaines personnes me lisaient depuis bientôt dix ans, avec tout ce que cela compte de changements – et on peut dire qu’il y en a eu ! Merci de m’avoir suivi dans mes errances, mes heures de doute, mes quarts d’heures fous et d’avoir participé à cette aventure extraordinaire, qui n’est pas prête de s’arrêter.