Tag: Ecriture

Dans ma bulle #1

Il y a quelques années, sur un autre blog, je partageais mes articles, blogs et sites coups de cœur. Parfois on lit de belles choses ou des lignes qui nous interrogent, nous inspirent et nous donnent envie de les partager aussi. Alors je me suis dis que de temps en temps ce serait bien de vous parler ici de ce qui me touche, m’émeut, me plait, au gré des mes vagabondages sur le net. Comme une porte ouverte sur mon monde et une invitation à la découverte de nouveaux espaces d’expression.

La première édition de “dans ma bulle” est donc ouverte…

Pour commencer on va parler d’amour. Et oui on ne se refait pas! Et de l’article d’Ornella – respecter ses anciennes amours. Ce texte rappelle en effet que bien souvent on a tendance à dire beaucoup de mal de celles et ceux qui ont quitté nos vies. On a tendance a oublié qu’il s’agit de notre histoire aussi et que l’issue ne remet pas en cause ce que nous avons vécu à deux. Je vous le conseille vivement, pour le sujet et pour la plume aussi!

On va poursuivre avec l’article d’une femme passionnée également – j’aime les passionnés. Ces mots “vivement vendredi!” vous diront peut-être quelque chose, que ce soit vous qui les prononciez ou vous qui les entendiez à longueur de journée. Virginie nous parle du bonheur, de la joie de débuter une nouvelle semaine. A force d’attendre vendredi, on oublie de vivre pleinement les autres jours.

Je vous propose ensuite un texte de Cléa Cassia – penser son chemin. Des pensées posées et de belles images. Un texte à lire en prenant le temps.

Et un article du blog “23h50 de moins” qui parle de la peur de souffrir et de la difficulté que nous avons à partager nos zones d’ombres, à nous montrer tels que nous sommes. Est-ce que le monde a besoin de gens qui font semblant ou de vérité? Et si “se dire” pouvait aussi aider les autres à en faire autant?

Je ne vais pas laisser les hommes sur le carreau, ne vous inquiéter pas. Je voudrais juste terminer ma série “inspiratrices” avec un article sur un mal qu’on connait peu et un témoignage très émouvant – l’agoraphobie racontée par Les Petites Jasettes.

Sinon, j’ai aimé les mots d’Ibonoco sur l’amitié. Le temps des copains si joliment raconté. Des souvenirs qui en appellent d’autres et voilà qu’on part en voyage. Une histoire de cœur.

Et un autre voyage proposé par Nowowak dans son article Je me prends pour JK Rowling. Asseyez-vous confortablement et profitez! Si vous êtes fan d’Harry Potter c’est un plus mais même sans ça, la magie opère!

Pour terminer, je vous laisse avec les créations inspirantes et bienveillantes de Nathalie qui débute son activité d’illustratrice freelance – La bulle zen – et requiert soutient et partage pour se lancer. Encore une fois, la passion est au cœur de son action. Rien que pour ça, ça vaut le coup de l’encourager.

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Dans la malle aux souvenirs

Crédit Pixabay

J’ai reconnu le pont. Il y avait d’autres endroits de cette ville, d’autres rues, d’autres espaces dans lesquels nous avions vécu des choses, jolies, moins jolies. Mais c’est le pont qui a retenu mon attention.

Je n’ai pas pu arrêter la vague de souvenirs.
Un soir d’été. Nous traversions ce pont, la ville, pour rentrer après un dîner. Je souriais sûrement comme je souris souvent et j’ai dit “bonjour” aux clochards sur le bord, juste à l’entrée du pont. Rien que du naturel. Qui t’a paru déplacé. Un peu trop naïf, complètement inapproprié. Je ne me suis pas laissée abattre. Tu avais des “et si” plein la bouche. Tu voyais du danger quand je voyais l’humanité.
On a disserté sur ce “bonjour” un peu. Et puis on est passé à autre chose. Parce que je ne voulais pas te voir rentrer dans un mutisme duquel je ne pourrais pas te tirer. Auquel tu ne pouvais rien je crois. Pas quand on ne se voyait que deux jours par mois.

Je me suis endormie dans tes bras en pensant que tu ne me comprenais pas, que ce n’était pas grave. Pas assez. Pour quelques heures de plein contre des jours d’attente. Pour un réveil aux aurores le lundi matin et le ventre en vrac. Pour un dernier baiser sur le quai devant un TGV bondé qui à mesure qu’il filait nous éloignait l’un de l’autre. Pas assez pour qu’on se dispute alors que chaque minute était comptée, dans une construction dont les bases friables ne nous apparaissaient pas encore comme telles.

Est-ce qu’on était trop jeunes pour s’accepter avec nos différences.Tu n’as pas compris mes envies et je n’ai saisi compris les tiennes. Tu n’as pas accueilli mon insouciance et j’ai eu du mal avec cette façon que tu avais de t’absenter de nous. Peut-être que tu avais perdu la tienne au milieu des accrocs de la vie – déjà. J’ai détesté Goldorak (je ne faisais pas toujours le poids). Et tous ces moments où tu étais là sans être là.

Et puis tu n’as plus été là. Un silence, un de plus au bout du fil. Trois ans envolés sur un calendrier hivernal bien triste. Noël a eu un goût amer cette année là. Le pont et tous nos déséquilibres. Même les bons souvenirs se sont pris le mur. Il a fallut du temps pour digérer. Au lieu de faire face j’ai voulu tout enfouir dans la terre. Pas de larme, pas d’émotion. Ne pas tomber, ne pas faillir. Ne surtout pas montrer au monde que j’avais fait un pari et que je l’avais perdu. J’ai continué à t’aimer longtemps, à m’accrocher à ton souvenir, à coups de “pourquoi”. J’aurai aimé des mots, que tu me dises en face, que la fin soit actée.

Mais bon l’amour tout le monde le sait ça arrive comme ça, on ne sait pas comment. Et puis ça part peut-être aussi comme ça. Je ne sais toujours pas.

Est-ce que ça s’envole sans qu’on s’en aperçoive? Est-ce que c’est comme le vent? Est-ce que c’est juste des bulles de savons dans l’air qu’on admire avant qu’elles n’éclatent, nous laissant sur le côté avec juste des étincelles qui finissent par nous brûler?

Tout ça à partir d’un pont vu dans un film. Je ferme la malle aux souvenirs. Ils sont bien où ils sont.

Vivante!

Elle se tenait debout, les bras le long du corps, poitrine en avant, pieds nus sur le sable mouillé, les yeux braqués sur l’immensité devant elle. La mer telle une furie, déchainée depuis les premières gouttes de jour, offrait un spectacle de fin du monde. Les gens qui passaient, capuche sur la tête, pressés de rentrer chez eux, la regardait d’un air soupçonneux. Ils se demandaient bien ce que faisait cette fille, là, par ce temps froid, ce qu’elle pouvait bien voir au milieu de ce brouillard oppressant. Eux, ils n’aspiraient qu’à un chocolat chaud, bien installés dans leur canapé, à l’abri des secousses du temps, leur gazette favorite ouverte sur leurs genoux recouverts d’une couverture en laine. Leur bulle de douceur.

Elle venait souvent là, quand le déséquilibre menaçait l’ordre fragile de son monde. Quand elle ne se sentait que faille et que la complicité d’une étreinte lui manquait pour refaire surface. Elle restait le temps qu’il fallait.
Ils n’étaient pas nombreux à comprendre ce lien particulier qui l’unissait à cet endroit. Peu nombreux à saisir pourquoi, cette fille au cœur plein d’espoir, se sentait parfois si vide, qu’elle partait loin, seule, se confronter de la sorte aux éléments.
Elle voulait juste se sentir vivante!

Ce texte a été écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots imposés étaient: souvent – ordre – soupçonneux – gazette – espoir – bulle – particulier – faille

Nouveau livre, Fragments d’âme et Octobre rose

Copyright Marie Kléber

Je le dis souvent mais tenir son livre entre ses mains, c’est un grand moment. Je ne m’en lasse pas. Il y a beaucoup de moi dans mes écrits. Pas toujours. Mais dans celui-là, si.

Je l’ai imaginé il y a longtemps ce petit livre aux allures de grand. Je lui ai cherché un nom. Je l’ai imaginé différent, avec des photos, mais le prix de fabrication dépassait un peu mes prévisions. Alors je suis restée sur les mots.

Ici, je ne raconte pas une histoire, je ne fais pas de vers, je vous livre juste des pensées glanées pendant mes moments de méditation ou de pause. Que ce soit dehors, au grand jour ou face à la nuit qui tombe. Des pensées qui viennent comme ça, comme un absolu que je ne peux toucher du doigt.

Des fragments de moi. Des questions que je me pose et que je vous pose. Des interrogations face à la vie. Quelques idées que je tiens pour des vérités. Et puis de la beauté aussi, des instants de vie qui m’ont marquée. Des fragments d’âme comme une invitation…

Ce nouveau livre, je l’avais prévu pour la fin de l’été, un cadeau de rentrée puis d’autres projets sont venus retarder sa sortie. Octobre a pointé le bout de son nez et je me suis dit que c’était l’occasion rêvée pour, cette année, marquer le coup d’Octobre Rose, le mois de sensibilisation et de soutien au cancer du sein. Donc pour chaque livre acheté (soit en me contactant par mail – soit en achetant le livre directement sur le site The Book Edition), 1€ sera reversé à l’association Vivre comme Avant (dont je vous parlerais prochainement).

Je vous laisse avec cet extrait:

Tout est dans la présence de l’autre à soi
De soi à l’autre
Dans l’être
Ici et maintenant