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2020 à la hauteur de vos plus belles espérances!

Crédit Pixabay

Revenir, ce passage délicat. L’arrivée de 2020 m’offre une opportunité que je saisis sans peine.

En faisant un come-back nécessaire sur l’année 2019, que j’ai trouvé assez difficile, vers la fin mais pas que, je me suis souvenue de ce jour de mai – elle avait un visage qui me faisait penser au printemps, aux bourgeons qui s’ouvrent laissant les fleurs doucement s’épanouir – ce jour de mai qui l’a emporté loin, très loin, loin des siens, loin de la vie, à la mort qui a éclaboussé le début de cette saison de renaissance.

Face à ce qui s’en va, on se dit souvent qu’on sera plus, plus présent, plus vivant, qu’on sera plus à soi, aux autres, qu’on ne laissera plus le temps nous filer entre les doigts, que c’est aujourd’hui le vivant. Mais ça ne dure pas. Parce qu’on croit qu’en oubliant la mort on peut s’en sortir sans blessure. C’est faux. On ne fait qu’enterrer nos maux au lieu de les prendre à bras le corps. On avance sur un brasier prêt à s’embraser à chaque instant.

Le temps n’est pas à ce que nous avons manqué de voir mais bien à ce que nous avons appris, compris. En miroir avec le premier message reçu ce jour venant d’une personne qui compte énormément et qui comme moi n’arrive pas souvent à énoncer ses sentiments, je vous souhaite pour 2020:

De dire les choses, d’écrire, de chanter, de danser les mots et de laisser s’échapper ce qui vous semble faux.
De vibrer, de ressentir, d’oser, de rayonner, de lâcher ce qui vous incommode, vous chagrine, de laisser passer le spleen.
De guérir, de panser vos plaies, de vous laisser le temps, d’intégrer vos apprentissages.
De profiter de ceux qui comptent, de les accepter dans leur tout, de les laisser être tout simplement.
De regarder le monde avec des yeux avides de découvertes, de voir le beau même et surtout dans les moments les plus ordinaires.
De prendre soin de vos pensées, de votre parole, de la seule chose qui vous appartient sur cette terre: votre corps.
De vous souvenir dans les creux de vague que chaque jour est un nouveau départ, que vos “mauvais” choix ne vous définissent pas, que les échecs sont porteurs de lumière, aussi.
De vous occuper de vous, de poser votre regard sur l’autre à côté, pas un regard d’habitude, un regard qui va au-delà, qui va toucher au plus profond – c’est là que nous sommes tous liés.
De partager vos talents, votre lumière, votre sensibilité avec le plus grand nombre.
De vous révolter si vous le jugez nécessaire mais d’agir surtout, d’agir dans le sens qui correspond à vos aspirations les plus profondes, à vos rêves les plus fous.
De dessiner demain, de rêver grand et fort, d’avoir confiance, en vous, en l’autre, en la vie.
De rire aux éclats, beaucoup, de vous autoriser à pleurer, à avoir de la peine, à ne plus savoir qu’en faire.
De rebondir, de renouer le dialogue avec l’intérieur de vous.
De revenir des profondeurs les plus sombres.
De faire face à vos peurs les plus tenaces.
De briser les chaines qui vous lient à une histoire qui ne vous appartient pas.
D’envoyer valser les limites qui vous pèsent.
De ne vous limiter dans rien, de tout vivre et entreprendre avec une passion débordante.
De faire fi de toutes ces lois du silence qui nous tiennent éloignés de ce qui est le cœur de notre existence.
De vous connaître mieux de jour en jour, d’apprendre à vous aimer sans condition, d’apprendre à aimer l’autre de la même manière.
D’être. Essentiellement. D’être qui vous êtes. Et d’en être fier.

Que cette année, que cette décennie même, soit à la hauteur de vos plus belles espérances!