Pseudo et Liberté d’expression

Crédit Pixabay

On dit toujours que derrière un pseudo on se sent libre.

Cela fait six ans que je suis sur cet espace, que je suis Marie Kléber. Six ans c’est presque un record pour moi. Mes blogs (et j’en ai eu) ont rarement duré dans le temps. Soit je ne m’y retrouvais plus. Que ce soit au niveau de mes articles ou de mes lecteurs. Soit j’avais envie de changement. Alors je bazardais tout et je recommençais sur du neuf, ailleurs. Tout ou rien.

Ici, j’ai créé quelque chose qui me ressemble. Je ne me restreins pas ou peu. Je suis comblée par tous les échanges quotidiens avec vous. J’ai eu des « crises existentielles » mais je n’ai jamais remis complètement en question ma présence ici.

On dit toujours que derrière un pseudo on se sent libre.  

Et bien pas toujours. J’en ai fait l’expérience récemment. J’ai écrit ailleurs. J’ai pris un nouveau nom et je me suis lancée. Comme ça. Pour voir. Et j’ai senti, petit à petit, quelque chose enfler, comme un malaise. J’ai effacé – impulsivité quand tu nous tiens – puis j’ai essayé à nouveau. Mais le malaise est toujours là, bien ancré. Cette sensation de me cacher, d’œuvrer en souterrain. Pourtant personne ne me connait. Je suis sur cet espace incognito. J’ai beau y mettre mes mots, j’ai beau aimer les mots que j’y mets, il y a toujours quelque chose qui me dérange.

Je ne me sens pas libre.

Alors changer ? Tout réinventer ? Ou garder cela pour moi ? Certains mots n’existent que par et pour eux-mêmes. Ceux à qui ils sont destinés évoluent dans un espace très limité. Nos audaces se confrontent parfois à d’autres audaces, qui loin de nous nourrir, nous font perdre notre équilibre.

Dites-moi, vous, vous sentez vous libres  sur votre blog? Totalement libres ? Ou bien vous vous limitez ? Un peu, beaucoup ? Jamais ?

Advertisements

Toutes ces questions…

Crédit Pixabay

Je me pose beaucoup de questions. Ce n’est pas nouveau. Et c’est ce qui m’a toujours permis d’avancer. Parfois j’aurai voulu en avoir moins, pour pouvoir me poser un peu plus, un peu plus souvent. Parfois ces questions me laissent vide, elles me bouleversent, elles viennent titiller quelque chose à l’intérieur de moi dont j’ignorais l’existence. Ou que je ne veux pas voir. Mes vertiges sont toujours suivis de réponses qui me percutent par leur évidence.

J’ai ces moments où tout m’apparait limpide. Où ce retour à moi me donne énergie et envie. Mais je ne peux pas, je ne souhaite pas rester loin du monde. Le monde est ma nourriture. Écrire ici et ailleurs, partager, vous lire, tout cela participe à mon évolution. Cet espace de vie fait partie intégrante de mon quotidien. Je ne le vois pas comme quelque chose de dissocié, comme je le lis souvent autour de moi es questions sont surement ma plus grande richesse. Même si je reste secouée quand elles arrivent à l’improviste, souvent juste au moment où ma vie est équilibre. Elles viennent par vagues et le vent souffle. Je perds vite mes repères. Le passé revient en force et alors même que je tente de le maintenir à distance, il s’impose. Je me bats à mains nues avec lui. Je le regarde dans les yeux, mon corps tremble, les larmes coulent. Et alors je descends dans un espace où je tente de faire la paix avec tout ce que j’ai vécu.

Comment vivre pleinement le présent si le passé n’est pas digéré – complètement? Mes questions sont ma thérapie.

Et vous, vous vous posez beaucoup de questions? Vous êtes ouverts aux réponses que vous recevez?

 

Les États D’esprit du vendredi 21.06.2019

Premier jour de l’été et dernier jour d’une semaine loin, très loin d’être occupée au bureau. Ayant tout mon temps, j’en profite pour partager mes États d’Esprits du Vendredi, avec une pensée pour The Posman et Zenopia .

Début [10h53]

Photo: Flower Power
Fatigue : je n’y pense même pas, j’avance…
Humeur : enchantée
Estomac: biscottes, carré de chocolat, thé
Esprit: en mode déco d’intérieur
Cond. phys. : marche surtout et cartons
Boulot/ projet: semaine grand calme (et ça semble être pareil pour beaucoup de monde donc c’est rassurant!)
Culture:  Lecture: I let you go de Clare Mackintosh (prise au dépourvue quand j’ai compris le thème principal du livre)
Penser à: aux anniversaires qui approchent à grands pas…
Avis perso (1): dire à l’autre “je comprends” apaise bien des conflits
Avis perso (2): pourquoi ne pas accepter les gens tels qu’ils sont?
Avis perso (3): Le “tu” tue, alors sortons de ce cycle et parlons de ce que nous vivons / ressentons

Message perso: (1) j’ai l’impression qu’il n’est question que de moi en ce moment… (2) merci mille fois pour tout (3) il y a des tonnes de façons d’écrire, le tout est de trouver ce qui nous convient le mieux (4) partager avec vous est un bonheur de chaque instant, je ne pourrais pas m’en passer!
Loulou: m’aide à faire les cartons, est super chou, récite ses lignes et poèmes pour le spectacle de fin d’année, adore Rabbi Jacob…
Amitiés : cartes, préparation de vacances en commun
Love : tellement attentif, attentionné, prévenant, présent. Tellement loin et tellement là…
Sorties : chez ma sœur, avec les loulous
Essentiel: vivre, aimer, apprendre sur soi, grandir, ressentir, évoluer, rire, aimer…
Courses: cadeau de fête des pères (en retard) et cadeaux d’anniversaire
Envie de: me poser dans notre nouveau “chez nous”
Zic: LA chanson du moment à la maison (la préférée de loulou)

Fin [11h12]

Bonne journée, bonne fête de la musique et agréable weekend à tous, sous le soleil!

Brouillard

On peut dire que je suis en plein dedans. J’ai sous-estimé le poids d’un déménagement et de tout ce que cela implique. L’attachement à un endroit, à des habitudes. J’ai pensé que je serais plus à même de faire face aux avis – pretendus conseils des uns et des autres. Je me suis plantée. Ça arrive!

J’ai perdu ma connection aux essentiels. Je navigue à vue en tentant de garder la tête froide. Mes projets dorment dans des dossiers. Je me demande même si ils ont un quelconque intérêt. Je me sens épuisée.

Je vais donc faire une pause, ici. Je publierais mes états d’esprit, peut-être. Je vais tenter de retrouver un semblant de “normalité” dans mon quotidien.

Je vous retrouve très vite. Prenez soin de vous, avant tout.