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Auto-Portrait – Un défi ou un écrit #13

 

J’ai peu suivi les défis créatifs d’Agaoye en mars. Mais j’ai avancé sur d’autres projets. On ne peut pas toujours tout faire. Toutefois le dernier thème a attiré mon attention, une tentative d’Auto-portrait. Comme je n’ai ni l’âme d’une dessinatrice et que je ne souhaite pas partager de photos de moi ici, le poème s’est imposé à moi. Voilà le résultat:

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Je porte

Mon sourire en bandoulière

Consciente

Que la vie est une chance

Idéaliste engagée

Rêveuse devant l’Eternel

Un tantinet rebelle

Ca me plait !

Je marie toujours

Le noir

Avec quelques couleurs

Electriques

Mes goûts sont

Eclectiques

La mode et moi

Sommes rarement amies

Je crois

En l’amour

Ou je crois

Tout court

J’ai foi

En Dieu

En toi

En moi

Décalée mais heureuse

Impatiente

Inconsciente parfois

Passionnée

Amoureuse

Je lis la vie des autres

D’un simple regard

Leurs émois

Chamboulent mon cœur

A fleur de peau

Généreuse

Sans être audacieuse

Ecorchée vive

Quand le destin s’en mêle

Et se permet de jouer avec mes rêves

Grande

Elancée

Sur mes deux pieds

Rarement nus et pourtant

Souvent bien à l’abri dans des bottes

En cuir noir

Ou des sandales

Argentées, l’été

La tête en l’air

Cheveux courts

Couleur naturelle

Châtain clair

Quelques rondeurs passagères

Au creux de mes reins

De femme déjà mère

Mes grands yeux

Font des envieuses

Changent de couleur

Selon mon humeur

Une bague à l’annulaire

Une montre à mon poignet

Un bijou autour du cou

Toujours choisi avec goût

Souvent offert

Par un ou une amie particulière

Eprise de justice

De liberté

D’envie de croire

De désir d’oser

Je porte

Mes valeurs

Chevillées au corps

Tolérance

Respect

Justice

Mes points de repères

Quand tout va de travers

Amoureuse des mots

Inspirée

Inspirante

Si vous le dites

Je vous crois

Ecrivain en devenir

Je jette ma plume

Confiante

Sur les pages blanches

Qui m’attendent

A la recherche de mon équilibre

Parfois secrète

Presque intouchable

J’ai appris à lâcher les vannes

Oser me dire

Me raconter

Laisser les maux s’échapper

Et les mots des autres

Me soutenir et m’apaiser

Parfois solitaire

Sans cesse solidaire

Un brin absente

Je bulle en marchant

Je m’écris en chantant

Et je danse

Je danse

Je danse

Macaron

Crédit Image – EnjoyTheKiss Blog

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Une parole bienveillante envers les autres – un défi ou un écrit #6

La bienveillance inclut soi et les autres. C’est pourquoi cette semaine, Agoaye nous invitait à être bienveillants envers ceux qui nous entourent. J’avoue que pour moi il ne s’agit pas réellement d’un défi, puisque, sans me lancer de fleurs, je m’estime assez bienveillante envers les autres. C’est d’ailleurs un de mes points forts qui a parfois tendance à se retourner contre moi.

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♥ Je fais souvent des commentaires agréables aux personnes qui m’entourent, même si c’est juste pour leur dire qu’elles sont bien habillées ou que leur nouvelle coupe leur va à ravir, ou que leur sourire met du baume au cœur. J’arrive assez souvent à noter les qualités des gens qui m’entourent et si j’ai du mal à dire « je t’aime » de vive voix, j’arrive plus facilement à leur dire à quel point ils sont de belles personnes.

♥ Pour ce qui est du sourire, c’est presque instinctif. Je souris comme je respire presque. Mêmes les jours de cafard. J’ai conscience qu’un sourire peut faire une grande différence. Et puis c’est si agréable d’associer un sourire à un « bonjour ». C’est aussi pour moi un moyen de dire merci aux autres, merci à la vie.

Même si ce défi a été plus aisé à réaliser que certains des précédents, je l’ai accueilli à bras ouverts. Cela m’a permis également de faire une pause. J’attends le prochain avec impatience, en espérant qu’il sera plus coriace !

Macaron

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De la Bienveillance envers soi – Un défi ou un écrit #5

Depuis le début de la semaine nous sommes passés à un nouveau mois et pour Février Agoaye nous invite à dévoiler la sincérité. Le titres est joli et laisse présager un mois riche en positif et en émotions. Pour cette première semaine, il est question d’une parole bienveillante envers soi. Et de listes! En rapport avec soi.

Tout d’abord ♥ lister tout ce qu’on nous a dit et qui nous a fait plaisir:

  • C’est agréable, tu as toujours le sourire.
  • Vous avez des yeux magnifiques.
  • Tu es une belle personne.
  • Ta sincérité me touche.
  • Tes mots sont toujours simples et si justes.
  • Merci pour ta bienveillance.
  • Tu es belle maman ! (mon cœur fond…)
  • Tu / Vous êtes épatante
  • Merci pour ta gentillesse et ton amitié sincère
  • Toujours la classe !
  • Tu vas y arriver, j’ai confiance en toi.
  • Bravo pour tout le chemin parcouru. Sois fière de toi.
  • Tes mots m’inspirent.

Je remarque en faisant cette liste qu’ils sont nombreux autour de moi à m’entourer de mots tendres et sincères, de bienveillance et d’amour. Du coup je me trouve un peu en rade pour le deuxième cœur. Mais j’ai quand même une petite idée !

Belles phrases ou compliments que j’aimerais entendre :

  • Je t’aime telle que tu es

♥  Mes mantras pour cette semaine (et les semaines à venir, histoire de faire durer le plaisir!)

  • Bravo pour tout le chemin parcouru. Sois fière de toi. (C’est important pour moi de voir d’où je viens et de célébrer mes victoires, sans sans cesse avoir l’œil sur ce qu’il reste à parcourir – un peu comme une pause méritée.)
  • Je t’aime telle que tu es. (L’amour commence par soi…)

Macaron

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Sur le chemin du pardon – Un défi ou un écrit #4

J’avoue que pour cette fin de mois, après un weekend et une discussion houleuse, qui a remis quelques doutes dans mon esprit et m’a mise hors de moi (ou presque), ce thème vient à point nommé.

Savoir pardonner. J’ai appris sur le tard. J’ai appris surtout qu’il faut savoir se pardonner à soi, avant de pouvoir pardonner à l’autre. Pendant longtemps je me suis sentie coupable de beaucoup de choses, j’avais pris une décision unilatérale qui impactait trois vies directement et des tonnes d’autres. Cette décision je l’ai remise en question plus d’une fois. Et à chaque fois je m’en voulais presque de l’avoir prise, mais surtout je ne me pardonnais pas de l’avoir prise. Et puis j’ai fini par prendre de la hauteur par rapport à ce choix de vie, j’ai accepté ce qui en a découlé, j’ai pris conscience que mon acte avait été motivé par une question de survie. J’ai pris conscience de l’impact d’une telle décision sur les autres. Mais j’ai aussi compris que j’étais humaine et qu’à un instant T cette décision était la seule que je pouvais prendre pour préserver ma vie et celle que je portais. Une fois pardonnée, il a fallu pardonner à l’autre. La colère du départ ne me servait plus à rien. Il était temps de la transformer. Lui en vouloir ne servait à rien non plus. Et j’avais surtout besoin de lâcher prise. Au fil du temps j’ai réalisé que nos torts dans cet échec étaient partagés. Lui comme moi avions soufferts de cette séparation, chacun à son niveau, chacun avec ses mots. Il était temps pour moi d’avancer, sans regrets, sans lui en vouloir à mort. Je n’ai rien oublié mais petit à petit j’arrive à lui pardonner ces années cauchemardesques.

Agoaye nous demandait tout d’abord de choisir quelques citations de Gandhi qui nous touchent. Mon choix s’est porté sur ces trois-là :

  • “La vie est un mystère qu’il faut vivre, et non un problème à résoudre.”
  • “Le bonheur c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles.”
  • “Un pas à la fois me suffit.”

Vivre en accord avec ses principes, ses valeurs, et vivre pleinement en prenant le temps de mettre les choses en place. Tout ne se passe pas d’un claquement de doigts. Mais à partir du moment où l’on veut vraiment quelque chose, on agit pas à pas pour que le projet prenne forme. Le pardon, c’est un peu ça, un long chemin de libération.

Ensuite Agoaye nous proposait de remplir la fiche de pardon ci-jointe, créée par ses soins. Un bon moyen pour nous de comprendre le processus. Une aide précieuse pour aller plus loin.

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  • Je suis en colère car je m’étais projetée dans une nouvelle vie et que tout d’un coup une discussion remet tous ces projets en cause. Revenue depuis plus de 3 ans en France, voilà près de 3 ans que nous vivons tous ensemble, avec mon escargot et mes parents. Au départ, leur présence était essentielle, une protection permanente qui m’a permis de reprendre pied et d’avancer sans crainte. Pour l’escargot, c’est le bonheur, tous les professionnels me disent que cette situation n’est que positive et émotionnellement très bonne pour le petit homme. Aujourd’hui c’est lourd pour moi : aucune intimité, aucun moment seule, difficile d’inviter mes amies et difficile aussi de prendre du temps pour moi, en dehors de la maison. Beaucoup de compromis sur beaucoup de choses. Et puis les mots et les « menaces » ont été durs et m’ont blessée. Comme si je devais ad-vitam aeternam me sentir responsable de ce qui est arrivé.
  • Comment ne pas souffrir de cette situation: Prendre sur moi et réaliser tout le positif que la présence de mes parents m’apporte au quotidien. Lâcher prise car je n’ai aucun contrôle sur cette situation. Prendre mon mal en patience, même si la patience n’est pas mon fort.
  • Comment expliquer ma colère / peine: Je lui dirais que j’ai désormais besoin d’indépendance, de me retrouver seule avec mon escargot, pour construire cette relation qui a mis du temps à s’installer, que j’ai envie de solitude, de créer une relation plus sereine et apaisée avec lui (mon père) et ma mère, que j’ai envie d’avoir une vie « normale » enfin.
  • Je ne suis pas coupable parce que ce désir est juste humain.
  • Je comprends la personne qui m’a blessée. C’est difficile de quitter une ville, une vie qu’on connaissait. Même si c’est un choix réfléchi, c’est un peu un choix imposé par la situation, mon retour précipité. Nous avons tous payé cher cet évènement troublant de notre vie de famille. Tout le monde a souffert. Chacun à sa manière, chacun de son côté. Il faut s’en remettre. Ca prend peut-être plus de temps aux uns qu’aux autres.

Entamer le dialogue, c’est encore trop tôt. Ou bien même c’est quasi impossible, connaissant la personne. Souvent les hommes passent vite à autre chose. Et ne veulent pas revenir sur le passé. Ce qui est dit est dit, ce qui est fait est fait. Je passe ce troisième cœur, et je continue le travail de mon côté pour me libérer de ce qui pèse depuis quelques jours. Ou quelques années. Quand j’aurais regagné mon indépendance, peut-être que le dialogue sera plus aisé ou bien que nos relations seront plus libres. Nous verrons. Je suis en selle pour l’aventure. C’est déjà un premier pas vers une nouvelle vie.

Macaron

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Petite Marie – Un défi ou un écrit #2

Cette semaine Agoaye nous proposait de retrouver notre enfant intérieur.

J’ai débuté l’exercice en piquant dans la liste de messages positifs d’Agoaye. Et ai repris ma pratique des affirmations positives. C’est quelque chose que j’avais découvert l’année dernière en lisant le livre de Louise Hay – Heal your Life.
Chaque matin et chaque soir, j’ai instauré un rituel devant ma glace pour reprendre ces 4 pensées positives (Je t’aime exactement telle que tu es / Tu n’es pas responsable de ta mère / Tu n’es pas responsable de ton père / Tu mérites d’avoir ce que tu désires). Un besoin de me détacher d’un sentiment de culpabilité et de m’accepter telle que je suis.

Pour les moments de détente, j’ai opté pour l’option « rire et jouer avec mon escargot », ce qui m’a fait le plus grand bien.

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J’ai terminé la semaine par une lettre à l’enfant que j’étais (j’ai d’ailleurs retrouvé une photo de moi, petite fille, une photo que j’aime beaucoup – quand je me regarde je me donne des forces pour vaincre tous les nuages noirs, pour créer cette vie dont j’ai toujours rêvée et qui se dessine jour après jour sous mes yeux, comme si un jour j’avais décidé que le bonheur était à portée de main et que j’y avais droit.)
Je remarque que je finis souvent par le premier cœur (esprit de contradiction oblige) et voilà ce que ça donne :

Petite Marie,
Je te regarde souvent à travers le filtre du temps. Des photos pas encore jaunies viennent me rappeler tes grands yeux bleus/verts à l’affût de la moindre trace de bonheur, tes envies de sauver le monde, de partir loin pour trouver une raison d’exister, au milieu de la détresse des uns et des autres, enfants traumatisés, vies maltraitées, rêves brisés.
Les autres te regardent de travers et toi, dans ta bulle, tu te sens à l’abri. Cet autre monde n’appartient qu’à toi. Tout y est possible. Tout y est vrai. Tout y est amour. A l’école, tes camarades se moquent de toi et dans ton coin, tu te protèges de leurs mots durs, de leurs menaces, de leurs rires qui se cognent contre la solide paroi de ton univers ouaté.
Je te regarde et je sais déjà que tu as en toi toutes les ressources nécessaires et une force vive intense pour faire de ta vie quelque chose de beau. Il y aura des chutes vertigineuses qui te laisseront vide et perdue. Tu remonteras à la surface. Tu verras que les autres peuvent aussi te projeter dans les étoiles. Tu ne le sais pas encore mais tout autour de toi, de belles âmes, des quatre coins du monde, sont sur le chemin. D’ici quelques années vous vous trouverez. Et l’amitié deviendra une force du quotidien.
Je te regarde et je sais, tu as peur pour maman. Son passé la poursuit. Tu voudrais l’aider. Sois heureuse, c’est tout ce qu’elle demande. Pour le reste, c’est à elle de s’en sortir. Tu ne pourras pas le faire à sa place. C’est dur mais tu apprendras vite, ou pas, tu apprendras à tes risques et périls, qu’on ne peut pas sauver les autres. Notre seul devoir est celui de mener une vie juste, heureuse et épanouie, de trouver notre voie, d’inspirer les autres, à notre manière et de tendre la main quand on le peut.
Tu aimeras. Tu auras mal. Tu croiras que c’est ça l’amour. Puis tu découvriras que ce n’est pas ça. L’amour c’est ce en quoi tu crois aujourd’hui. Il te faudra plus de 30 ans pour redécouvrir ta vraie nature. Au milieu de tout ça, tu mourras et tu renaîtras. Tu apprendras à t’aimer. Ce sera un des beaux cadeaux de la vie. En plus des autres. Je ne vais pas tout te dévoiler aujourd’hui, sinon à quoi bon.
Petite Marie,
Souris. La vie est belle. Elle t’attend pour jouer avec elle au cerf-volant. N’aie pas peur de quitter la plage sacrée de ton enfance. Après des allers et retours, des détours, tu la retrouveras.
Souris. Et continue à croire, à aimer passionnément l’Humanité, la Vie et ses cadeaux.

Macaron

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Un défi ou un écrit – Le projet 2016 d’Agoaye #1

Dans la lignée de 53 billets en 2015, Agoaye nous propose cette année de relever certains défis et de cette manière de reprendre contact avec nous-mêmes. Une année d’introspection et de changement. Le programme me convient parfaitement. Je me lance donc dans le premier défi de ce mois de janvier, le cœur en joie et prête à l’action.

Pour ce premier mois de l’année, il s’agit de renouer avec son passé. Il y a quelques mois encore, j’aurais préféré me cacher sous la couette plutôt que d’affronter « ce qui a été ». Et puis le temps a fait son œuvre, j’ai parcouru encore un peu de chemin et quand il m’arrive de me perdre dans le passé, c’est sans regret ni amertume que j’entreprends ce voyage.

Cette semaine, il s’agissait d’écrire pour renouer. Ecrire, ça me connait. Chaque année, je prends plaisir à envoyer mes vœux à chaque personne qui compte dans ma vie. Chaque année j’ai l’impression d’écrire plus ou moins la même chose, mais l’intention est bonne et juste. Et cela suffit.

Les membres de ma famille sont les premiers à avoir reçu mes vœux de vive voix. Je me suis dit, pourquoi me limiter à ma famille, restreinte au demeurant, quand je peux envoyer mes vœux à d’autres personnes, des personnes que je ne vois pas souvent ou qui sont loin. Alors j’ai fait une liste de tous ceux et celles à qui je souhaitais adresser un petit mot. Et je me suis mise à l’ouvrage. Heureusement on a tout le mois de janvier !!

Et puis, je suis allée faire un tour sur mes boites mails et ma pile de courrier en attente de réponse de ma part. Même si j’essaye au maximum de répondre rapidement aux nouvelles que je reçois, certains messages passent entre les mailles du filet. J’ai pris le parti en début de semaine d’apporter une réponse à tous les messages reçus, par mail ou par écrit. Cela prend du temps mais qu’il est bon de reprendre contact avec des êtres chers, famille ou amis.

Pari tenu pour cette semaine. Il ne me reste plus qu’à aller faire un tour sur les blogs des autres participants, pour voir comment s’est passé cette première semaine de l’année! Bon weekend à tous!

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Les mots que je préfère

Je pourrais vous parler des mots qui représentent les valeurs qui sont les miennes ou bien celles que je défends : bienveillance, justice, respect, tolérance, liberté, générosité, altruisme, espérance, compassion, partage, amour, amitié. Ou bien les mots qui m’apaisent : paix, sérénité, calme, foi, prière, pensée, être. Ou encore les mots qui me donnent des ailes : rêver, vibrer, oser, avancer, grandir, espérer.

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Si vous voulez me faire plaisir

Aimez-vous

Aimez-vous tout simplement

Arrêtez de vous mentir, de vous trahir

Arrêter de vous ignorer, de vous insulter

Arrêtez de vous faire peur, de vous entre-tuer

Aimez-vous

Sans faux-semblant

Aimer vous vraiment

Comme le font si bien les jeunes enfants

Arrêtez de perdre votre temps

Arrêtez les connections futiles

Arrêtez les paris insensés

Arrêtez de vouloir que le monde change

Et donnez-vous les moyens d’être les premiers à le changer

Aimer vous

Et partagez

Apprenez à donner

Apprenez à pardonner

Donnez-vous une chance de réaliser vos rêves

De bâtir vos destinées

De construire demain

Un demain serein et juste

Un demain plein d’espérance

Un demain tolérant et humain

Aimez-vous

Là,

Maintenant,

Et surtout

Dites-le vous

Chantez-le

Criez-le haut et fort

Seul l’amour a le pouvoir de tout changer

De transformer le Monde

De lui donner un nouveau souffle

D’irriguer votre cœur

De vous donner la force de croire

Et de vivre

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 « Et l’amour est la plus belle tuile qui puisse tomber sur quelqu’un.

Avant l’amour, il n’y a pas grand-chose.

Après l’amour, il ne reste plus rien. »

Yasmina Khadra – L’Olympe des Infortunes

Ce billet participe au projet d’Agoaye – 53 billets en 2015.

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Un jour qui a changé ma vie

C’était un jeudi. J’ai la mémoire des jours, des heures et des secondes. Je ne vais pas vous parler de mon accouchement, qui a eu lieu un jeudi aussi. Ni du soir où j’ai compris qu’il fallait réagir face à ma vie qui foutait le camp. C’était encore un jeudi.

Je vais vous parler de ce jour, de ce soir pour être plus exact, où la peur au ventre et les boyaux en vrac, je me suis rendue à mon premier cours d’équitation. J’avais 14 ans et j’avais peur des autres. Le médecin m’avait demandé de choisir. Equitation ou Théâtre. Nous avions un club à deux pas de chez nous, de l’autre côté du pont. C’était pratique. Moi, je ne voulais ni l’un ni l’autre. C’était pour prendre confiance en moi. C’était comme une thérapie pour m’aider à aller vers les autres. Entre quatre murs, en face d’un psy, ça n’aurait rien donné.

Alors contre mon gré je me suis lancée. Je suis arrivée dans le box, mains tendues et pieds prêts à détaler au moindre mouvement du cheval que j’allais monter. Il s’appelait César. Dans tous les clubs, il y a un cheval pour les débutants, un doux, un gentil, qui se laisse faire, qui t’apprend les rudiments, avant que tu aies un peu plus confiance pour t’attaquer aux plus coriaces. Et puis il y avait Catherine, la monitrice, tout sourire. Alors que moi je claquais des dents. Catherine, je ne sais pas si je la recroiserai mais si j’avais cette chance, je lui dirai de vive voix, combien sa générosité et sa confiance m’ont apporté.

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Les six premiers mois ont été un calvaire. J’y allais avec des pieds de plomb. Je m’ouvrais davantage aux autres, mais je ne prenais toujours pas confiance. Je pouvais rester des heures face un obstacle, figée, incapable de le passer, incapable de bouger, tout juste capable de respirer. Catherine ne me ménageait pas. Elle avait confiance en moi. C’était toute la différence.

Au bout d’un an, les cours du jeudi soir devinrent des rendez-vous immanquables. Driver est venu remplacer César. J’ai commencé à monter le samedi après-midi, dans un cours avec des jeunes de mon âge. Le cheval était devenu une passion. Monter à cheval me rendait libre, invulnérable. J’avais gagné mon combat contre ma timidité maladive. J’étais guérie.

Les circonstances de la vie m’ont empêché de monter à cheval ces 10 dernières années. Mais je compte bien vite me rattraper !

Ce texte est ma participation au défi d’Agoaye – 53 billets en 2015. Et vous, quel jour, un jour, a changé votre vie?

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Dans mes nuits

Il y en aurait des choses à dire sur mes nuits. Rêves ou cauchemars, je me souviens de tout. Parfois, il est doux de voir le matin arriver. Parfois mes nuits me poursuivent jusque tard dans la journée. Je crois que les rêves expliquent bien des choses et nous aident à évacuer, à nous construire.

Je pourrai vous dire que pendant des années j’ai rêvé de toilettes. Des toilettes toujours ouverts d’une manière ou d’une autre. Des toilettes aux vitres transparentes ou avec des ouvertures sur les côtés. Des toilettes publiques, communes. S’il y a bien un endroit où l’on aime être seul, c’est aux toilettes. Et bien dans mes nuits, je n’étais jamais seule et j’avais toujours peur d’aller aux toilettes.

Une nuit, nue sous un jet d’eau tiède, devant une salle comble, le rêve des toilettes s’est évanoui. J’étais libérée.

Puis est venu le temps des courses folles, poursuivie par des individus sombres. Toutes ces courses atroces se terminaient inéluctablement par un saut dans le vide, souvent une piscine sans eau à l’intérieur. Je me réveillais en pleine nuit, apeurée à l’idée de m’endormir à nouveau.

Il y a ensuite eu les nuits où je tentais coûte que coûte d’attraper un train, un avion. Je le ratais inéluctablement. Je trimballais alors mes bagages dans les rues désertes de villes fantômes. Au fur et à mesure, j’ai commencé à courir après des trains, des avions, que je savais perdus d’avance.

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Et puis celles, peuplées de sang, de courses contre la montre, d’enfant perdu ou volé, de peurs, d’angoisses, d’entrailles puantes.

Ensuite il y a eu les nuits d’insomnies.

Puis les rêves sont revenus, ceux au cours desquels je tentais tant bien que mal d’échapper à l’agresseur, celui-là même qui m’avait dit « je t’aime ». On dit que ce sont ces rêves qui aident à faire le deuil. J’y crois. En ce moment, je rêve de choses plus faciles.

Et dire que quand j’étais petite je rêvais de notes de musique qui dansaient dans des bulles de couleur…

Et toutes les nuits en plus…

Ceci est ma participation au défi d’Agoaye – 53 billets en 2015. Pour en savoir plus, c’est par Ici – http://www.agoaye.com/53-billets-en-2015-le-reve-de-cette-nuit/

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