Posted in Carnets de route

Toutes ces questions qui me font grandir!

Photo by Abdallah Maqboul on Pexels.com

Je me poses des questions. Beaucoup. Beaucoup trop?

Pour certains sûrement. Pourtant les questions, mes questions, qui n’ont d’ailleurs pas toujours de réponse et n’en attendent pas toujours non plus, sont ce qui me permet d’avancer, d’évoluer.

Questionner ma vie, mes choix, le monde. Questionner pour aller plus loin. Comment aller de l’avant si l’on ne sait pas d’où l’on vient, comment on fonctionne, pourquoi telle ou telle répétition? Comprendre pour moi c’est ce qui m’ouvre les portes de demain.

Certaines réponses viennent, presque qu’instantanément, peut-être parce que la question est déjà depuis longtemps en moi. D’autres restent en suspens, comme dans l’attente du moment propice pour ne pas me bousculer davantage. Certaines réponses viennent au fil des mots, quand je défais le fil justement, pas à pas, quand je mets de la conscience sur le caché, le mystérieux.

Il faudrait toujours se refaire, se défaire, de ce que d’autres jugent inadapté. Je me sens bien avec mes questionnements. Ce sont aussi eux qui me permettent de changer de voie quand celle empruntée n’est plus si juste pour moi. Ou de garder l’esprit ouvert, à l’autre, à la vie. D’accueillir la différence, l’éphémère, l’inattendu, le fragile. D’évoluer émotionnellement, psychologiquement, intellectuellement.

Mes questions me mènent sur la voie de la découverte du Soi. Peut-être même plus l’estime, l’amour, la valeur, les respect. Mes questions sont les bases d’une réflexion plus poussée qui me permet d’aller voir ce qui se passe dans les endroits reculés, de lever le voile sur des certitudes erronées.

Mes questions me poussent parfois dans mes plus profonds retranchements. Je fais du tri alors entre ce que je veux garder, ce qui compte moins, ce qui n’est plus. Ce n’est pas toujours un exercice simple. C’est même quelque chose d’assez déstabilisant au final. Pourtant c’est ce que je choisis pour aller plus loin, pour aimer plus fort.

Mes questions n’existent pas dans un but d’ultime savoir ou de compréhension totale. Non, elles sont comme mon moteur, comme une opportunité d’expérimenter la vie sous des angles multiples. Oui parfois, elles sont teintées de mélancolie, mais ça aussi ça fait partie de moi.

Ce sont elles qui accompagnent mes écrits, mes pensées, ma créativité, elles qui me guident à travers les chagrins et les bonheurs aussi. Ce sont comme des amies, des rappels, des lumières dans ma nuit et des sourires en plein jour.

Sans elles, je n’en serai pas là aujourd’hui. Mes questions font partie de moi, elles ont elles aussi changé avec le temps, mûri, elles sont faites de moins de “pourquoi”. Elles vont, elles viennent, elles s’installent puis s’éloignent. Leur source ne sera jamais tarie et heureusement. Parce qu’il y aura toujours de nouvelles choses à regarder, à découvrir, à imaginer, à rêver, à dépasser, à intégrer, à lâcher, à garder.

Elles m’accompagneront jusqu’à la fin et j’aurai peut-être résolu certaines énigmes d’ici là! Les autres resteront cette part d’inconnu que d’autres générations tenteront de percer ou pas.

Toute vie porte en elle la capacité à l’épanouissement, à l’émerveillement et à la sagesse. Si seulement on en fait le choix…

Et vous, qu’est-ce qui vous fait grandir, évoluer?

Posted in Humeurs d'Auteur

Écriture, idées, doutes et motivation!

Crédit Pixabay

Je suis admirative de ces gens qui tiennent une idée de A à Z et qui nous embarquent à travers leurs histoires et personnages dans une aventure formidable. Je perds vite, très vite le fil des miennes. Elles ne manquent pas pourtant, elles investissent mon univers à une vitesse incroyable. Les gérer reste un véritable défi. Que je tente de mener au quotidien, puis vient un jour où tous ces brouillons de 3, 10, 15, 30 pages pèsent si lourds que j’ai du mal à y voir clair.

Les doutes s’accumulent. Des envies de tout liquider m’assaillent – je suis assez forte pour ça mais je le regrette souvent après. Faire table rase n’est peut-être pas la solution. Classer dans un dossier sans suite me parait plus raisonnable.

Les questions reviennent. Les mêmes. Pas sur ma capacité à écrire mais plutôt sur mon aptitude à trouver ma voix, au milieu de toutes les autres, qui finissent pas prendre plein de place, trop et m’embrouillent l’esprit.

Je sais que les idées qui nous traversent n’ont pas toutes à être exploitées. Certaines vont et viennent. Il faudrait juste que j’arrête de les attraper, que j’arrête de penser en les voyant que je tiens là un sujet qui m’emmènera loin. A chaque fois que je pense ça, je m’essouffle vite.

Je me vois piétiner et je vois aussi tous mes projets qui m’attendent et s’impatientent. A force de procrastiner je n’ai plus le courage de revenir dans mes histoires. Ni le goût. Je laisse mes personnages en suspens. Comme si ils allaient se réinventer tous seuls.

Je crois surtout que je suis admirative des gens qui vont au bout des choses, qui n’abandonnent pas à la première contrariété. Et puis peut-être bien que je suis fascinée par les gens qui écoutent ce qui bat à l’intérieur d’eux, sans se soucier de savoir si ça plaira ou pas. Ceux qui ont trouvé leur voie. Je sais aussi que c’est principalement une question de temps, de volonté, de persévérance, d’essais, d’échecs, de refus et de confiance en soi.

Alors au travail!