Le maître du jeu

Crédit Pixabay

Je ne suis pas celui qu’elle croit. Je suis le vent, les flammes. L’humeur variable. Je suis le voleur de sentiments, l’amant insaisissable. Elle me regarde avec ses yeux conquis. Mon allure de Dandy me donne le charme nécessaire pour investir son univers.

Voilà qu’elle croit que je suis mes déclarations d’amour éternel. La bague au doigt. Puis les enfants. Et quelques chats. Maison fleurie et décoration impeccable. Cadre de haut niveau dans une multinationale. Chef de projet et portefeuille confortable. Elle me pare de qualités qui n’existent que dans les contes de fées.

Je suis le ciel d’orage, l”amoureux impétueux. Elle me voit gentleman, terriblement épris d’elle, prêt à me battre en duel, l’épée sur le cœur. Je la berce d’illusions dans lesquelles elle se noie. Je respire le mensonge. Elle n’a d’yeux que pour moi.

Je suis le noir, l’esquive. Je joue l’adorateur pour le plaisir de voir son corps se plier au moindre de mes désirs. Ma palette de talents se décline à l’infini.

Je suis le peintre et le savant, le maitre du jeu. Je suis le fou chantant, le sourire radieux. Je connais les mots qui la font chavirer, les gestes qui la font se pâmer. Je lui donne ce qu’elle attend, scrute son imagination qui dessine des lendemains complices. Matins poètes et nuits fiévreuses. Un “nous deux” plein de promesses.

Je loue chaque jour les délices qu’elle cuisine, déguste du bout des lèvres le fruit de ses passions. Acteur et spectateur.

Elle me croit intègre. Elle me dit honnête. Elle y mettrait sa main à couper. Elle livrerait sa tête. Sa confiance règne en maître.

Je ne peux la contredire. J’acquiesce avant de l’embrasser, le corps en liesse, le cœur légèrement tourmenté. Je suis une énigme, un point d’interrogation. Peu me connaissent. Je gagne ma vie ainsi. Sa richesse est la mienne. Et si je triche, ce n’est qu’une question de survie.

Ce texte a été écrit dans le cadre d’un atelier d’écriture sur le thème du mensonge. Il fallait se placer du côté de la personne qui ment et rédiger un récit en 25/30 minutes.

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Une évidence

Crédit Pixabay

Son sourire. Qui prend tout l’espace. Un sourire grandeur nature. Pour lui. Juste lui. Elle le sait, elle le sent. C’est lui. Il suffit qu’il tourne la tête, qu’il accroche son regard. Toutes ses amies suivent le manège avec intérêt. Il met un peu de temps à lui retourner son sourire. Éclatant. Une évidence.

Le début d’une histoire d’amour. Les premiers sentiments et l’attente. L’impression que tout est possible. Ils n’ont que vingt ans, alors oui tout est possible. On n’a pas ou peu de tabous à vingt ans. On se sent libre de tout. Et on se dit que tout est éternel. Alors on vit. On n’a pas peur. On se lance à cœur, à corps perdu dans l’aventure, riche d’insouciance. Et on s’aime. On fait l’amour. Souvent. On se laisse porter par le courant.

Jusqu’à ce que le courant dévie et que l’amour se fane. Un courant d’air. Et l’amour s’éteint. Il n’a rien dit. N’a même pas osé un geste de la main.Pas un mot. Rien. Trois ans et le silence. Elle appelle. Elle fait face au vide. Elle comprend et elle craque. Elle esquive les coups. Elle se rattrape aux branches d’une année universitaire. Réussir au moins ça et oublier. Faire le deuil comme ils disent. Mais comment fait-on le deuil d’une histoire qui garde comme un gout d’inachevé en elle?

Elle se questionne. L’évidence la rattrape. Elle a vu. Elle a su pourtant. Alors pourquoi? L’évidence la tourmente. Elle la garde prisonnière. Mais l’histoire est belle et bien terminée. L’évidence vit dans le passé, à l’instant de leurs regards croisés. Depuis ils ont évolué. Dans des directions opposées. L’évidence n’a plus de valeur. Il est l’heure.

Y-en aura t’il d’autres? Surement. Mais elle prendra des gants. Elle restera sur ses gardes. Ou alors elle tombera pour des bras pas faits pour elle, qui la convaincront que l’amour la fuit. Depuis lui.

La vie la rattrapera. Elle. Quelque part. Un soir. Un matin. Une autre évidence, c’est certain. La confiance s’imprimera sur les pavés. Et sur son cœur encore un peu embarrassé, ses peurs bien ancrées, ses failles non maîtrisées. Elle saura que l’évidence n’est pas un gage d’éternité, qu’il n’existe aucune certitude, ni en amour, ni dans la vie. Que tout se joue au jour le jour.

 

L’ultime au revoir

Le cahot soudain de la voiture sur la route de campagne la réveilla. Elle se frotta les yeux, pencha son nez sur son doudou « phlegmon », respira son odeur sucrée.  Puis rassurée par la présence de visages familiers, sombra de nouveau dans le sommeil, un sourire angélique au bord des lèvres.

A l’heure où les brins de muguet – excellent cru d’après les spécialistes – fleurissaient un peu partout, dispersant leurs vœux de bonheur aux quatre vents, l’atmosphère dans l’habitacle exigu était au recueillement. Chacun sentait son cœur, malaxé comme de l’argile, se tordre au moindre souvenir d’elle. La mère. L’enfant. L’épouse.

L’amie aussi.  

L’élan de solidarité dont tous avaient fait preuve avait quelque peu apaisé cet ultime rendez-vous. Tous avaient bravé les bouchons d’un weekend férié pour un dernier hommage, plein de larmes et d’amour.

L’enfant dans les bras de son père ne comprenait pas. Les fleurs, le cercueil, la musique, les images, les yeux humides, les visages graves. Sa grâce et son enthousiasme, comme autant d’espérance non contenue, venaient défier l’évidence de ce qui était et ne serait plus.

Ce texte est ma participation au rendez-vous d’Olivia. Les mots imposés étaient: excellent – férié – présence – solidarité – argile – muguet – cahot – espérance – phlegmon – évidence.

Duel

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La flamme de la bougie vacillait dans l’obscurité de la chambre sommairement meublée. Le combat était sur le point de commencer. Les corps se faisaient face, contemplant le mystère de toute éternité qui vibrait comme les cordes de l’arc, bandé à l’extrême.
L’atmosphère tendue ne laissait place à aucune improvisation. Il fallait viser juste. Ou l’élan serait brisé, les fragilités exposées aux rapaces. Qui les decortiqueraient jusqu’à ce qu’il ne reste que des lambeaux de chaire meurtrie sur le lit aux draps blancs.

L’heure n’était plus à la contemplation de ces forces sourdes. Point de générosité dans ce duel à mains nues. Se souvenir de l’essentiel et se jeter confiant dans l’arène, certain de remporter la victoire. Forcer les barrages. Faire face aux soubresauts violents. Défier les ténèbres.

Il en allait de la vie de l’enfant…

Ce texte est ma participation à l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots imposés étaient: flamme – briser – fragilité – contempler – combat – essentiel – générosité

Par amour pour toi

Je serai parti en croisade pour toi. J’aurai gravi les monts d’ici et d’ailleurs. J’aurai mendié aux cieux, aux étoiles et à tous les poissons de la mer quelque recette magique pour que tu daignes poser les yeux sur moi. Je serai allé voir ce savant fou qui vit dans les Montagnes du Nord et de son Almanach j’aurai tiré le savoir, celui de l’amour au premier regard. J’aurai suivi le rythme des lunes et des saisons avec l’intime conviction  de pouvoir un jour te prendre par la main pour, ensemble, admirer le soleil couchant embrasser les flots moqueurs. Je me serai fier à mon instinct pour débusquer la cachette secrète de tes rêves accidentés. Et je les aurai fait revivre avec pour seule arme, la palette variée de mes sentiments inavoués.

Je te vois, tu prends des notes au loin, là-bas, dans une réalité qui ne m’appartient pas. La mienne est pleine de toi. La tienne est vide de moi.

Ce texte est ma participation à l’atelier d’Olivia. Les mots récoltés étaient: croisade – instinct – almanach – réalité – rythme – poisson – (note) – convictions

Bordel Chagrin

Voix 1

Nous faisons un sacré boucan. Tout le monde nous regarde. Les enfants surtout. Il faut dire qu’ils s’en donnent à cœur joie. Sauter, monter sur les sièges, se bousculer, parler fort, se trainer par terre. C’est grotesque. Dans la rame, pas bondée, juste bien remplie, je scrute les regards, de travers. Paupières qui se lèvent et s’écroulent, souffles fatigués, soupirs exaspérés.
Beaucoup de grimaces semblent dire « quel sorte de père êtes-vous, pour les laisser agir ainsi ? »
Comment leur donner tort. A leur place, je fulminerais. Je ne me gênerais pour partager mon point de vue sur ce comportement inacceptable. Le respect bordel !
Quel père je peux bien être d’ailleurs. Qu’importe. Je m’en fous bien de ce que pensent les autres. Surtout aujourd’hui. Surtout à ce moment-là. Je regarde mes mômes – vivants. Je les vois rire, chanter à tue-tête. Je les remercierais presque de tout ce chaos. Vital.

Voix 2

Putain ! Ce mec et ses gosses m’exaspèrent. J’en peux plus de les voir sauter à droite, à gauche. Ils sont deux et foutent un souk d’enfer dans la rame surpeuplée. Les autres voyageurs semblent complètement déboussolés devant ce manque cruel de savoir vivre et de civisme. Impossible de se concentrer sur un bouquin, impossible de finir une conversation. Les cris couvrent même Led Zeppelin dans mes oreilles – un comble ! Je me demande qui va sortir de ses gonds le premier.
Le père sourit bêtement à sa progéniture, comme si il avait pondu les septième et huitième merveilles du Monde. Il doit être Miro pour ne pas réagir ou complètement désabusé. C’est peut-être ça le pire.

Voix 1

Le grand échalas avec ses écouteurs sur les oreilles est à deux doigts de me foutre son poing dans la tronche, ça se sent. Je passe de mes mômes à la limite de la décence au jeune à la limite de l’implosion. Qui va craquer le premier ?

Voix 2

Je craque. Je dis enfin tout haut ce que tout le monde pense tout bas depuis le début du voyage. Je prends sur moi pour ne pas hurler, inutile d’en rajouter niveau décibel. Le père est complètement à l’ouest. Il me regarde l’air hagard. Quel con !

Voix 1

Le type n’en peut plus. Il me lance mes quatre vérités, sans peser ses mots. Incapable. Les mômes, de futurs inadaptés. On emmerde tout le monde. Pas besoin de me faire un dessin. Il y aussi quelques grammes de mépris dans sa tirade. Je ne peux même pas lui en vouloir. En temps normal, mes mômes sont calmes. Le respect c’est une valeur phare chez nous.

Voix 2

Toute la rame me toise désormais, presque gênée. Les mômes se sont arrêtés de brailler. Ils se tiennent derrière le père, soudés. Les autres sont bien contents de ne pas l’avoir ramené au final. Le père me sourit comme pour me dire « t’inquiète vieux, j’aurai fait comme toi dans la même situation ». Par contre, j’échangerai pour rien au monde ma place contre la sienne.

Voix 1

Je l’ai scié. Sur place. Il me regarde incertain. Quoi dire ? Quoi faire ? C’est pas de sa faute. Il ne pouvait pas savoir. Il retourne s’asseoir avec Led Zeppelin. J’aurais pu lui dire que j’aimais bien. Peut-être même que j’aurai dû lui demander de partager ses écouteurs. Juste pour passer mon chagrin, ne plus entendre celui de mes mômes marteler le sol du métro aérien.

Voix  2

« Ils viennent de perdre leur mère »
J’ai encore du mal à m’en remettre. De cette annonce. La belle claque!
J’aurai presque envie qu’ils fassent encore plus de bruit. Celui de la vie. Pour que je n’entende pas mon cœur se faire la malle.

Ce texte est inspiré d’une discussion que nous avons eu hier soir sur le thème de la communication…

 

Contempler le Monde

Crédit Ornella Petit

A la question: “tu as envie de quoi?” ou ” qu’est-ce qui te ferait plaisir?”, elle n’avait jamais su quoi répondre. Non pas qu’elle ne sache pas. Si elle avait dit, s’asseoir et regarder le monde, qu’auraient-ils pensé? D’elle et de ses idées. Un peu puéril tout ça!

Elle l’avait dit. Plein de fois en fait. Oui être là, juste là, avec toi et contempler le monde, le refaire peut-être. Juste savourer cet instant là qui ne ressemblerait à aucun autre. Et si un autre venait, il serait différent. Il n’y aurait jamais les mêmes personnes, ni le même chant d’oiseaux. Les fleurs siffleraient une autre mélodie sous un ciel, pas le même que le jour d’avant, pas le même que la minute d’après. Un instant au carrefour de mille vies, destins croisés et humeurs froissées. Juste regarder les étoiles ou la mer. Ou les toits à l’endroit, à l’envers. Faire et défaire le fil du temps sur lequel dansent les hémisphères.

Elle avait dit, avec toi le monde prend des couleurs que je ne lui connaissais pas. Il vibre d’une passion que je ne devinais pas. Il bat entre nous, comme nos cœurs dans nos poitrines. On n’est pas bien là à savourer cet instant éphémère, qui n’existe que pour nous.

Elle avait proposé de s’asseoir sur le toit du monde et de ne rien faire. Juste se tenir la main. Juste se dire du bout des yeux, dans le tremblement des paupières, dans les paumes fusionnées. Être tout simplement. Elle voulait elle aussi les grands espaces et les sensations exquises. Elle voulait les expériences insensées et les joies sublimes, comme les autres. Elle savait toutefois que rien ne remplacerait cet instant du monde, avec lui, elle contre lui et lui contre elle. Peu de mots et plein d’émotions.

Le monde leur était étranger. Alors ils avaient ri. Beaucoup. Ils s’étaient moqués. De sa candeur et de ses idées qu’ils qualifiaient d’enfantines. Ils avaient attendu une autre réponse qui n’était pas venue. Elle s’était sentie toute petite avec ses envies, toute fragile avec ses kilos d’amour en trop. Pas adaptée. Pas rassurée.

A la question: “tu as envie de quoi?” ou ” qu’est-ce qui te ferait plaisir?”, elle ne répondait plus. Il faudrait deviner désormais. Il faudrait vouloir la connaître pour la comprendre. Et ne pas juste prendre ce qui plaisait, comme on fait son marché. Il faudrait la respecter pour l’apprivoiser.

Et marcher avec elle, le visage tourné vers le monde…

Loin d’elle

© Arthur Humeau

Qu’avait-elle dit déjà ?

Rien. Ou si que c’était terminé, c’est ça. Plus de sentiments. L’amour envolé. Ou bien un autre. Avait-elle mentionné un autre homme ? Et l’amour nouveau, embrassé. Peut-être.

A quoi bon se souvenir, puisque de toute façon, elle avait dit la fin. Et la fin ça se vit  dans le silence tragique de l’après. Ça n’a pas d’autre consistance que le vide. Une fin ne construit rien, elle ne se discute pas. Elle s’insinue en nous et il faut gérer.

Je voudrais ne plus penser, ne plus me souvenir. Je voudrais que son visage disparaisse entre deux stations ou presque, qu’il ne reste plus rien de sa bouche surlignée de rouge, de ses cils noirs recourbés, de ses mains gantées de crème aromatisée à la rose, de la mélodie sensuelle de son buste calé contre le mien.

Immobile au milieu de la foule compacte de l’heure de pointe, je me sens comme un fou perdu dans le bain de la vie, fou d’y avoir cru, fou de m’être laissé emporter par la vague bleue de ses yeux.

Je veux oublier. Tout. Me perdre quelque part dans un univers où la mémoire me quitterait pour me laisser guérir en paix. Un endroit loin du monde, de sa course, de son chaos. Loin de tout ce qui me rappelle. Elle.

Pourtant c’est le monde qui me tient, ce matin, dans cette rame bondée. Il me sert de tuteur, m’aide à rester debout, alors qu’à l’intérieur tout expose, les écrous sautent, les joints se brisent, la machine s’emballe et le cœur se dévisse.

Je suis là sans être. Je respire tout juste. En pilote automatique, je dérive, le regard braqué sur l’absente.

Ce texte est ma participation à l’atelier 325 de Bric A Book

 

Comme autrefois

Il regarde devant lui, en contrebas les maisons, petits points de poussière colorés, se détachent sur l’horizon. Il apprécie le silence de cet endroit, repère de bergers qui jadis venaient faire paître leurs troupeaux – en reste-t-il de ces hommes-là, alertes et aptes à travailler de longues heures, gestes précis et corps plongé dans une contemplation quasi monastique ?

Il savoure la quiétude de ce lieu comme oublié du temps, les yeux vissés sur l’ubac*. Son cœur bat la chamade, cette mélodie cruelle qui lui rappelle pourquoi il se trouve là, aujourd’hui, pourquoi il a parcouru tant de kilomètres en une nuit. Nuit d’orage et routes glissantes. Le fracas de la ville puis le froid de la campagne déserte. Au petit matin, un feu l’attendait dans la salle commune de la maison. Comme autrefois.

Le chien avait aboyé. Hurlé à la mort plutôt, réveillant le village, alertant les alentours. Un départ sans retour. Aussi simple que cela. La mort, on en fait tout un plat. Et puis elle débarque, c’est l’heure d’éteindre les lumières, d’égrener les regrets, de regarder la vie s’esquiver sans un mot, sans même un aurevoir.

Le téléphone avait sonné. Hurlé la fin dans le grand appartement du 5e étage. Instant gravé dans le marbre des dalles du hall d’entrée. Il avait décroché, inquiet, impatient. La nouvelle telle une onde s’était faufilée entre les interstices de ses pensées et c’est avec une fluidité quasi surnaturelle qu’il s’était habillé, puis dirigé vers sa voiture.

Pas le temps de réfléchir. L’urgence. La gérer. Et puis après aviser.

Il se tient toujours là, à flanc de montagne, incertain des maux qui le travaillent. Il ne sait rien de la fin de ceux que l’on aime. Alors il se tait et respire la chaleur de la terre. Sa terre.

Ce texte est ma participation à l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots à insérer dans le texte étaient les suivants: ubac – fluidité – aboyer – berger – geste – feu – poussière – onde – retour – éteindre – chamade.

* Aucune certitude sur la bonne utilisation du mot “ubac”…

Appel à bêta-lecture

Nous y voilà…

A un moment donné, il faut se lancer. Sortir, enfin, ses textes du disque dur et se risquer au “jugement” d’autrui. C’est loin d’être une étape simple. Mais comment espérer évoluer si on reste dans sa zone de confort.

Voilà un point rapide sur la bêta-lecture. Il s’agit d’une lecture qui va aider l’auteur à savoir ce qui colle ou pas dans son ouvrage, qui va proposer (à partir de questions sur la trame, l’histoire, les personnages, les rebondissements, le temps…) des pistes de réflexions pour la réécriture de son texte. A l’heure actuelle, il m’est impossible, après avoir passé tant de temps sur (et dans) mes textes, d’avoir le recul nécessaire pour réaliser seule ce travail. Un regard extérieur est nécessaire.

Notez qu’il ne s’agit ni de me dire que j’ai écris un chef d’œuvre (je sais que ce n’est pas le cas!) ni la plus grosse daube que la terre ait portée non plus (quand je vois les critiques de certaines personnes, je me dis qu’elles doivent avoir un trop plein de colère à sortir pour manquer d’autant de bienveillance à l’égard d’autrui). Il ne s’agit pas non plus de noter toutes les fautes d’orthographe et de syntaxe (pour ça, j’ai les bonnes personnes à mes côtés). J’attends un retour juste sur mes écrits, qui me permette de passer à l’étape supérieure et de retravailler ce qui doit l’être pour ensuite pouvoir les proposer à des maisons d’édition.

Afin que vous ne vous lanciez pas dans l’aventure à l’aveugle, je vous partage quelques informations sur mes trois textes. Il s’agit de novellas (romans courts) et de fiction (ça c’est pour tous les potentiels problèmes d’identification!). 

  • Novella érotique (34 pages – 67 890 Signes Espaces Compris) – elle ne s’appelle pas la fille exquise pour rien, elle l’est, attirante, charmante, sensuelle et imprévisible surtout. Face à elle, il perd ses moyens, se pose des questions sur l’amour, apprend à aimer le chocolat, autrement qu’en tablettes, se perd aussi un peu et devient philosophe…
  • Novella érotique (47 pages – 99 423 Signes Espaces Compris) – Marc est agent immobilier, passionné par la jouissance féminine, Estelle a eu des tonnes d’aventures sans jamais atteindre le 7e ciel, Diane aime le sexe mais se tient éloignée de l’amour, Geneviève est vieille fille avec une libido aussi fournie que le désert de l’Atlas. Au détour d’une maison, dont les murs gardent la mémoire des passions charnelles, leurs destins vont se croiser…
  • Novella dramatique (45 pages – 84 817 Signes Espaces Compris) – Ils sont amis d’enfance, se retrouvent l’été, jouissent de ce sentiment absolu de liberté que leur offrent ces deux mois à ciel ouvert. Ils sont la vie, jusqu’à ce que la maladie de l’un d’entre eux vienne bousculer leurs certitudes et leur amitié. Sauront-ils préserver ce qui leur est cher? Devront-ils faire le deuil de leur enfance ou bien celle-ci sera t’elle la base qui les aidera à faire face au pire?

Certains d’entre vous semblaient déjà intéressés. Si c’est toujours le cas et si d’autres veulent faire partie de l’aventure, merci tout simplement d’inscrire votre mail en commentaire (ou en m’envoyant vos coordonnées sur mon mail latmospherique[at]gmail[.]com) et je reviendrai vers vous courant de semaine prochaine. N’hésitez pas à partager autour de vous également.

Mille Merci et douce soirée à vous!