On écrira nos rêves sur un morceau d’azur…

sunset-3364658_640

On écrira nos rêves sur un morceau d’azur…

Ce sont les mots qui s’imposent quand je la vois. Juliette a grandi. En sortant l’autre jour, j’ai croisé son sourire de l’autre côté de la rue. Elle a grandi, si vite. La petite fille a disparu. Il reste dans ses yeux cette pointe de malice. Et puis ses mains. Elle a fait comme elle faisait avant, depuis ce jour de mars il y a trois ans, elle a pris ma main. J’ai souri.

Nos visages se sont reconnus. Ils se sont souvenus des matins gris éclairés de sa joie de vivre. Se sont imposés alors à nous tous les silences que nous ne percerons pas. Juliette ne parle pas. Juste quelques mots. Elle vit dans un monde dans lequel je passe, un monde qui n’appartient qu’à elle. Pour peu qu’on s’y intéresse, son monde nous est accessible le temps d’un trajet, le temps de la regarder être au monde, à la vie. Dans une simplicité déconcertante.

Advertisements

Les minutes qui m’éloignent et me rapprochent

20180803_211048.jpgLes minutes qui m’éloignent de ses rires, du câlin matinal, des cris de joie, de l’excitation parfois compliquée à gérer. Qui m’éloignent de nos baignades, de la plage, des vagues, des couchers de soleil, de la cueillette des mûres, des retrouvailles familiales. Qui m’éloignent de lui et de ses jeux farfelus, de ses prises de position, de ses envies de tout comprendre, de ses pourquoi à répétition, de ses idées, de le voir grandir plus sûr de lui, moins réservé. Qui m’éloignent des chevauchées intermibables, de la simplicité retrouvée le temps d’évoquer les souvenirs. Qui m’éloignent de mes racines, de ces carrés de terre où reposent en paix des personnes que j’aime. Qui m’éloignent du temps béni des vacances, des balades à vélo, des chaises longues, des pieds nus sur le sol brûlant, du vent qui vient caresser mes bras. Les minutes qui m’éloignent des miens, de cette mélodie que nous composons un peu plus harmonieuse à chaque fois. Et qui gonfle nos coeurs de joie.

Les minutes me rapprochent de ses bras, de ce manque de lui perdu dans l’intensité de l’été, des heures riches de tant de choses. Me rapprochent de son regard, de sa voix, de la chaleur de son univers. Me rapprochent de l’envie de lui, de passer du temps à partager, se raconter, écrire la suite de l’histoire. Les minutes me rapprochent de son sourire, de la chance de sa présence dans ma vie, de tout ce qu’il est et qui me fait du bien.

 

Depuis toi

20180731_154014

Je danse le manque
Dans les heures d’effervescence
Les longues balades le nez au vent
Les vagues d’éclats de rire
Les fruits mûrs, juteux dévorés à pleine bouche
Les mûres cueillies sur le bord du chemin qui mène à l’amitie retrouvée
L’euphorie des rendez vous familiaux, le passé repassé, les anecdotes maintes fois partagées
Le galop sur la plage déserte, ce sentiment d’absolue liberté saisissant
Je trace le manque
Dans les embruns
Dans la mer gorgée d’eau salée
Dans le souffle du vent qui fait tanguer les haubans
Dans la fraîcheur du petit matin
Dans le temps suspendu aux souvenirs
Qui dévalent les pentes à toute vitesse
Dans l’instant qui défie les années écoulées
Dans la nouvelle histoire que nous écrivons
Au fil des étés que nous passons côte à côte
Coeur contre coeur
Le manque depuis toi a une autre saveur

Les sourires du lundi #10

Cela fait longtemps que je n’ai pas partagé ici mes sourires de la semaine, du mois, des jours qui passent, parfois un peu chaotiques, parfois juste fabuleux. Je reprends le fil avec grand plaisir. Les vacances ont débuté le 1er avril sur Paris et le soleil s’est invité pour notre plus grand bonheur :

  • Déposer l’escargot à son deuxième anniversaire et le sentir juste content d’être avec ses copains / copines (après le fiasco du premier c’était une belle victoire partagée !) Éduquer un enfant c’est aussi travailler sur soi et grandir.
  • Le premier pique-nique de l’année partagé avec une maman et son petit garçon. Voir nos fils s’amuser ensemble comme si ils se connaissaient depuis toujours. Les enfants sont épatants ! Les voir se disputer juste quelques secondes puis se dire pardon en se faisant un gros câlin. Rire et sourire à la vie qui nous offre de belles rencontres.
  • Profiter d’une semaine en solo, rentrer chez soi et faire du yoga en compagnie de Cécile, se concocter de bons petits plats frais (vive les salades composées !), débuter la journée avec une recette de fée (Le syndrome de l’intestin irritable), méditer davantage, acheter mes premières pierres (améthyste – quartz) et papoter au téléphone avec mes amies (elles me manquent toutes tellement)
  • Depuis plusieurs mois je faisais le même rêve – je quittais mon ex dans la précipitation (celles et ceux qui me suivent depuis longtemps savent combien le soir où je suis passée chercher mes affaires pour partir a été traumatisant et combien j’ai encore du mal à effacer les images associées de ma mémoire) en pensant à tout ce qu’il me fallait emporter. Je préparais mon départ dans l’angoisse et la peur. Je me réveillais en sursaut apeurée et tremblante. Puis un matin, j’ai compris. En partant, j’ai tout laissé. J’ai appris que tous les biens matériels avaient peu d’importance face à la vie qu’il faut protéger et sauver. Mais la vie a repris et j’ai vite oublié les leçons apprises. Jusqu’à ce que je prenne conscience de ce rêve. Et que je fasse un nouveau grand tri. Mon intérieur est désormais plus léger et je m’y sens mieux. Les intérieurs trop pleins m’angoissent. J’ai besoin de clarté et d’espaces vides chez moi. Du coup j’ai donné, jeté, partagé ce qui ne me servait plus.

20170410_103034_resized

  • Découvrir de nouveaux comptes Instagram et de belles personnes. J’avance bien entourée sur le chemin de la vie et de ma reconstruction.
  • M’offrir de jolis bracelets créés par la douce et talentueuse Marie – c’est elle qui m’a redonnée l’envie de me faire plaisir, ce qui n’était pas arrivé depuis des lustres.
  • Recevoir de charmants retours positifs sur mon dernier livre, déjà vendu à 25 exemplaires. Il décolle doucement. Je ne me mets aucune pression. Je le laisse vivre sa vie et toucher le cœur des personnes qui le lisent.
  • Partager de bons moments avec mes collègues, travailler dans une ambiance saine et sereine. Et oser dire quand ça ne va pas.
  • Rencontrer de nouvelles personnes et parler anglais (ça aussi ça me manque) – prévoir un weekend entre filles à Marseille en mai, un voyage sur Lyon avec l’escargot en juin et quelques jours à Dublin en juillet.
  • Ecrire chaque jour, me tenir à mon projet et apprécier vos messages, commentaires, être comblée de voir votre fidélité. Reprendre mon manuscrit autobiographique en cours et mieux comprendre au fil des pages, des mots toute cette histoire.

20170410_120803_resized.jpg

  • Prendre soin de moi, un peu, une première étape. Une première aussi car en 36 ans j’ai si peu pris soin de moi. Cette semaine, me faire les ongles des mains, un matin sur deux m’offrir un massage à l’huile de sésame vierge (sur les bons conseils de Cécile), être attentive aux messages de mon corps, ralentir pour mieux vivre mon cycle par exemple, tester la coupe menstruelle (et être conquise), m’acheter de jolis dessous (enfin !), apprécier mes nouveaux rituels de nouvelle et pleine lune. Prendre mon temps.

Et vous, quels sourires à partager en ce début de mois?

De moi à vous et de vous à moi

Le 14 février, je vous annonçais sa venue imminente et il est là, il attend d’être saisi, il attend que vos mains le serrent, que vos yeux le contemplent, que vous partagiez son arrivée comme on le fait d’une naissance. C’est un peu comme une naissance d’ailleurs, comme une mise au monde, une délivrance.

Le 14 février, il attendait d’être relu, mis à jour, corrigé, ficelé, empaqueté avant d’être livré au Monde. Aujourd’hui il n’attend plus que vous, d’être entouré de bienveillance, de douceur et d’amour, à l’abri dans votre sac ou bien entouré sur votre étagère.

Le 14 février, j’avais hâte de vous en parler. Aujourd’hui, j’attends presque que ce soit vous qui me parliez de lui, ce que vous aimez, ce qui vous plait moins. J’attends que vous me disiez ce qui vous émeut ou vous fait sourire quand vous parcourez mes mots, ce à quoi vous pensez entre les lignes.

Le mardi 14 février, il était encore mon livre. Aujourd’hui, mardi 7 mars, il est à vous. Prenez en soin, partagez le (#mariekleber #chuchotisetricochets), offrez le et laissez-moi ici et là des mots qui me diront comment il va!

Les sourires du lundi #9

C’est un mail inattendu reçu la semaine dernière qui m’a rappelé que fut un temps le lundi je partageais avec vous mes sourires et autres bonheurs de la semaine écoulée. C’est donc avec grand plaisir que je vous parle aujourd’hui douceur de vivre et petits plaisir à partager, sans modération.

Cette semaine fut riche, bien remplie, épuisante et toute de même agréable.

Riche en prises de conscience. J’ai accueilli chaque pensée, chaque doute avec bienveillance, sans me mettre de pression ou du moins en m’en mettant moins que d’habitude. J’ai réussi à tirer des leçons sans pour autant enfiler mon costume de Calimero !

img_20170304_145327_577_resized

Bien remplie. Entre le travail, les objectifs, les réunions, la pluie, les transports au ralenti, les histoires du soir (enfin l’histoire du soir car quand on aime on redemande toujours la même !), les rires, la préparation d’un anniversaire « home made », les courses en tous genres, les commandes retardées et enfin passées, les câlins du soir et du matin, la danse des chaussettes, les repas préparés à quatre mains, les déjeuners en anglais, l’envoi de mon dernier livre à la BNF, la correction des dernières coquilles et la lecture d’un livre hyper addictif.

Riche en sourires, rires, éclats de voix, de joie, gâteaux préparés avec amour, partagés. Riche en histoires d’enfants, en cadeaux, en bisous échangés, en nouvelles rencontres à organiser. Riche en chansons, en histoires abracadabrantes.

img_20170225_183235_816

Heureuse aussi. C’est bien d’être bien. C’est bien de se sentir bien. C’est d’autant plus extra que je n’aurais jamais pensé pouvoir dire ça, combien c’est bien d’être tous les deux, combien même le soir, même fatiguée, je prends plaisir à être avec lui, même quand ça tire, même quand je n’ai qu’une envie m’effondrer dans mon lit.

Remplie de mots. Vous savez comme je les aime ces mots, les vôtres mais aussi ceux qui s’invitent au hasard, au détour d’un regard, d’une conversation. Des mots partagés lors de mon deuxième atelier d’écriture, avec des écrivains talentueux – chacun a son style, chacun a sa manière de manier les mots, de leur donner vie. On apprend aussi des mots des autres, des rêves en devenir.

img_20170210_190623_398

Apaisée, apaisante. Se reconnecter à mon cycle, au cycle féminin, aux phases de la lune m’a beaucoup aidé cette semaine. Moi qui suis toujours à cran à cette période, irritable, particulièrement fatiguée et pleine d’interrogations, j’ai réussi à m’imposer une certaine ligne de conduite, sans pression. Le temps était au repos et à l’élimination.

Et vous, les sourires de votre semaine ? Vous pouvez bien entendu écrire un article en me citant ou juste partager quelques-uns de vos bons moments en commentaires.

Les sourires du lundi #1

Ici et là, les bonheurs du quotidien s’égrènent comme autant de sourires éclatants à faire revivre les jours de pluie ou de blues. Envie de rejoindre la caravane de celles et ceux qui disent merci à la vie. Nos jours, nos semaines, nos mois sont peuplés de joie et d’instants plus délicats. Accepter ce qui se présente et en tirer le meilleur, voilà mon mantra.

Place aux doux moments de ma semaine :

  • Accompagner l’escargot à la crèche. Ce moment ensemble a changé beaucoup de choses dans notre quotidien. Auparavant il partait avec son grand-père et je m’envolais en courant, après lui avoir déposé un baiser sur ses joues pleines de confiture. Depuis 4 semaines, c’est plus ou moins la course, quoique notre routine commence à être rodée, pour se préparer et décoller tous les deux de la maison, main dans la main et le sourire aux lèvres. Pourtant je n’échangerais ce moment pour rien au monde. Nous marchons en regardant ce qui se passe dans la rue (l’escargot est très curieux), parfois nous courrons un peu, surtout pour éviter les gouttes. Débuter la journée par un moment ensemble, c’est sacré !

2016-06-06 17 51 56_resized

  • Deuxième Rencontre Pastel, organisée par la douce Mély de Chaudron Pastel. Si vous ne connaissez pas son univers, je vous invite à aller jeter un coup d’œil à son site, rempli de belles recettes, de poésie et de magie. Rencontre chez Sol Semilla, cantine du 10e arrondissement, spécialisée dans les super-aliments. Un délicieux moment, autant pour les papilles comme pour le cœur, l’esprit.
  • La sortie de mon deuxième recueil de poèmes. Et le bonheur de le tenir entre mes mains et de vous l’offrir. L’envie de croire encore plus en mes rêves et d’en voir d’autres se réaliser. L’envie de vous voir, vous aussi, donner vie aux vôtres.
  • Vos messages tendres, vos encouragements, les premières commandes. A chaque fois c’est un moment d’intense émotion que de découvrir vos mots, que de vous lire, ici, ailleurs, de savoir que vous êtes là, que vous me soutenez pleinement, que mes mots vous guident, vous bercent, vous inspirent. Un sentiment de profonde reconnaissance envers chacun et chacune d’entre vous me submerge et me donne envie de traverser la France, l’Europe, le Monde pour vous serrer dans mes bras.
  • Avoir des idées pour se faire connaître, faire connaître l’association Imad Ibn Ziaten. Oser s’ouvrir au monde. Oser dire « j’ai écrit ce livre ». Aller vers l’autre. S’exposer.

2016-06-06 17 53 35_resized

  • Après un samedi très rock avec l’escargot, profitez pleinement d’un dimanche serein ensemble, entre match de foot, fous rires, câlins et course de trottinette.
  • Retrouver Instagram et quelques comptes amis. Reprendre contact avec certaines blogueuses perdues de vue. Ressortir l’appareil photo le weekend et utiliser le smartphone pour immortaliser les moments doux du quotidien sur le trajet maison / travail.

2016-06-06 17 52 53_resized

  • Préparer les vacances. Prévoir un voyage seule, vers le sud. Prévoir des voyages avec l’escargot, des sorties plages. Prévoir des soirées entre amies et des déjeuners avec les enfants. Regarder les cours proposés par The School of Life. Rejoindre un groupe Meetup pour parler anglais (un peu plus que d’habitude) et se faire plaisir.

A vous, quels sourires à partager cette semaine?