Les hommes ne pensent qu’à ça!

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Je n’aime pas du tout cette phrase!

Premièrement pour le “ça”, comme si la sexualité n’était que ça, un truc dont on ne parle pas, un truc pas si net au final. Comme si la sexualité était encore un mot, un sujet tabou. On a beau me dire qu’on a évolué, pas tant que ça finalement!

Deuxièmement pour le “ne pensent qu’à”, une autre façon de dire “obsédé par”. Et l’obsession c’est un peu comme le sexe, ça n’a pas bonne presse! Et pourquoi ne pensez qu’à ça serait si mal? Après tout, dans cette vie, rien ne nous appartient sinon notre corps. Nous naissons avec et nous partons avec.

Regardez un enfant vivre et vous verrez que chez lui tout est lié à la pulsion sexuelle (si chère à Freud). L’enfant vit dans son corps, c’est d’ailleurs son terrain de jeu favori. C’est à travers ses sens, ses sensations, son plaisir, son désir, sa créativité qu’il s’épanouit, qu’il s’apprend.

Troisièmement pour “les hommes”, comme si nous les femmes nous étions hors jeu. Comme si la sexualité ce n’était qu’un truc purement masculin. Alors que, soyons clairs, la sexualité c’est quand même la base, le début et la fin, la naissance et la mort, notre énergie vitale, notre souffle sacré, notre force créatrice. Tout part de là. La femme comme l’homme a du désir, la femme comme l’homme se masturbe, la femme comme l’homme jouit.

Dans ma vision des choses, tout est sexuel, parce que le sexuel est vie. J’ai passé des années à me faire des tas de nœuds au cerveau et des années à tenter de me détacher de cette idée, parce que je pensais que c’était mauvais. Bah oui, “les hommes ne pensent qu’à ça”, ça fait un peu animal, bestial quand même. Et nous les femmes, on nous inculque dès notre plus jeune âge le “prendre soin”, le “maternant”. Or la mère c’est la douceur, le rose layette. C’est rarement la femme fatale ou l’amante, en guêpière! Même si on est d’accord les deux sont compatibles. Mais s’affranchir des modèles et conditionnements, ça ne se fait pas en 1 jour!

Le monde a beau avoir évolué, le sujet reste, je trouve, encore assez marginal. On en rigole ou on l’évite. Bien sûr, la parole se libère. Notamment avec la “nouvelle pornographie, qui n’est plus réservée aux abonnés de Canal + le dimanche soir, et qui a ses vertus (on parle plus souvent de ses vices) , le marché des “sex toys” (ou quand la sexualité devient ce qu’elle a toujours été, ludique! ), l’inclusion de pratiques sexuelles variées (on pense ce qu’on veut de “cinquante nuances de grey” , ça a eu le mérite de montrer qu’il existait autre chose et d’une certaine façon de stimuler nos sens).

Pourtant je suis toujours aussi effarée quand j’entends un parent dire à un enfant de deux ans, qui se caresse, “arrête tout de suite!”. Je suis toujours abasourdie quand je vois la violence de certains sur le sujet de l’homosexualité, de la bisexualité et autres.

Pour moi tout est sensuel, tout est érotisme, pas seulement dans la rencontre à l’autre. Notre corps en lui-même est cette source de plaisir, nos cinq sens, notre joie, notre intuition, notre inspiration, notre respiration. On pense toujours sexualité et couple mais la sexualité existe en soi.

J’ai moi même longtemps été déconnectée de mon corps, j’y reviens doucement. Je me demande souvent comment quelque chose de naturel est devenu si codé, comment quelque chose d’inné a perdu de sa spontanéité. Je crois que la connaissance individuelle de son corps, de ce qu’il exprime, de ce qu’il ressent est essentielle. Je sais aussi que cela peut-être douloureux, que cela peut prendre du temps. Mais que sans ça, nous perdons une certaine connexion primordiale avec le vivant en nous. Je pense que c’est quelque chose que je développerai dans un autre article…

Vous en êtes où vous, de votre corps, de vos envies, de votre sexualité, de la sexualité en général?

Après l’emprise

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Source Pinterest

Les fantasmes ne sont que des vertiges
Les vestiges d’un imaginaire fécond
Chacun tient la liberté de les réaliser tous
Comme de n’en réaliser aucun

Ils n’ont pas de nom
Ni de patrie
Ceux que l’on écrit nous sont proches
Ou bien appartiennent à d’autres

Derrière les mots
Une identité que chacun façonne à sa guise
Une femme libre
Qui se souvient…

Un jour la femme s’assume
Puis un jour elle devient un fantôme
Un souffle rauque
Impuissant
Parce que l’homme a pris le pouvoir
Il a posé son regard sur sa liberté
Il l’a jugé comme une invitation
A entrer dans un espace qui n’est pas le sien
À faire de son corps un terrain de jeu
De ses jeux
Un objet
Un objectif
Un jour elle ne dira plus rien
Elle lui donnera ce qu’il attend
Elle sera son fantasme éveillé
Sa poupée malléable à merci
Elle nourrira ses rêves de toute puissance

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On peut dire le plein
Mais comment dit on le néant?

Face au corps dénudé libéré
Comment dit on le corps caché entaché par le dégoût?

On peut dire les frissons jouissifs
Mais comment dit on la peur glaçante?

Face au silence
Que reste t’il du consentement?

La violence n’est pas cruelle. Elle est sourde, étouffée. Une violence plus noire que la nuit. Une violence qui piétine puis laisse le corps tomber, sombrer, en apnée.

Il a plaqué son corps contre le sien. Rien. Pas un bruit. Pas un geste. Comme si l’absence de mouvement pouvait la protéger.
Il a remonté sa chemise de nuit. Elle a retenu sa respiration. Il a ouvert ses cuisses sans cérémonie. A t’elle résisté? Peut-être.
Un rite. Passage obligé.
Une routine. Celle de la nuit. Celle du silence. Celle de l’absence.

Un jour la femme renaîtra de ses cendres
Elle ne donnera sa confiance
Qu’à ceux qui sauront respecter sa liberté
Ne remettront pas en question ses limites
Qui aimeront son corps, encenseront son audace, glorifieront son désir
Avec le respect qui est dû à chaque être humain
Tout en sachant que jamais rien ne nous appartient.

Arrêtons de voir le mal (mâle) partout…

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J’entends souvent des mamans qui s’offusquent des petits garçons qui regardent sous les jupes des filles.

Je ne vais pas partir dans un débat sur les grandes “causes” de l’instant, la composition du nouveau gouvernement, la lutte pour l’égalité des sexes ou la main mise de la société patriarcale sur la vie des femmes. 

Un petit garçon comme une petite fille, ça découvre sa sexualité, rien de plus naturel. Il n’y a pas de perversion dans ce geste, ce jeu comme il n’y en a pas quand à l’école maternelle les enfants regardent les parties génitales de leurs camarades ou se masturbent pendant la sieste. L’enfant, qu’on le veuille ou non, part très tôt à la découverte de ses zones érogènes, de son plaisir. Il est curieux du monde, des autres. Il s’interroge et pose plein de questions. Il s’apprend dans le modèle et la différence.

Bien sûr il faut apprendre aux enfants que certaines choses ne se font pas en public par exemple, que pour jouer à un “jeu” il faut que l’autre soit d’accord. Mais c’est valable pour tout. Et quand une situation ne nous parait pas juste, en tant que parents, en discuter, en parler tranquillement, sans faire peser sur l’enfant le poids de normes, de limites, de frustrations qui ne le concernent absolument pas.

Je crois aussi qu’il faut arrêter de voir l’homme comme un prédateur et la femme comme une victime. Il faut sortir des schémas, des idées toutes faites. Je suis toujours surprise quand j’entends, encore une fois, des mamans dire qu’elles préfèrent que leur fille fasse du judo plutôt que de la danse, parce que dans la société elles auront besoin de savoir se défendre. Surprise et choquée. Je sais que ça part d’un bon sentiment mais je ne suis pas certaine que le résultat soit celui escompté.

Dans nos combats, nous oublions souvent que nos enfants ne sont pas nous, qu’ils ne sont pas notre prolongement non plus, qu’ils ne sont pas là pour réaliser les rêves que nous n’avons pas mené à terme, qu’ils sont juste des enfants qui découvrent le monde, leur monde, intérieur, leur corps, le corps de l’autre, explorent l’inconnu. Et pour le petit garçon comme pour la petite fille, l’espace intime de l’autre reste et restera pendant longtemps un mystère à percer.

Je préfère sincèrement savoir qu’ils s’apprennent ensemble (à la condition bien entendu que le sujet soit libre) plutôt que de s’initier à la sexualité à travers des médiums qui ne seraient pas adaptés à leur âge!

Et vous, ça vous choque, ça vous fait sourire, vous interroger?

Quand la sexualité fait mal & quelques pistes de réflexions

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Ça fait un bail qu’on n’a pas parlé de sexualité ici! J’avais une idée en tête mais j’ai changé de ligne directrice. Et du coup, je vais m’orienter vers un sujet peut-être un peu tabou pour certains, mais, comme on dit chacun est libre de lire ou pas. Et puis, bon, les tabous, c’est fait pour être levés, non?!

Il y a les personnes pour qui la sexualité a toujours été liée à quelque chose de violent, que l’on parle attouchements, pédophilie, agressions, viol, inceste. Et puis il y a les personnes qui n’ont jamais vécu ce type de drames et qui pourtant se trouvent aux prises avec des maux, que ce soit pendant ou après l’acte sexuel. Il y a des gens très libres sur le sujet, d’autres qui ne veulent surtout pas en entendre parler et des personnes qui, comme moi, entretiennent avec la sexualité un lien très particulier, où le bien et le mal se livrent une guerre sans merci, où joie et honte se côtoient dans un ballet tantôt euphorisant, tantôt étouffant.

La sexualité est un terrain de jeu fantastique dans lequel le corps devrait pleinement s’épanouir et non se sentir tiraillé. Les maux qui naissent alors sont synonymes d’un blocage intérieur, dont nous n’avons pas toujours conscience, qui met à mal la rencontre.

J’ai souffert pendant des années de maux terribles au niveau des ovaires, de crampes, de contractions qui mettaient parfois 48 heures à disparaître, pendant ou après avoir fait l’amour. C’était chronique et très handicapant. Que la rencontre se soit bien passée ou pas, d’ailleurs, que j’ai eu du plaisir ou pas. Ma vie sexuelle n’a pas toujours été à la hauteur de mes espérances mais bon, c’est du passé! La douleur me faisait souffrir physiquement et psychologiquement.

Avec le recul, je me rends compte que j’ai été dans deux relations où la sexualité était assez tabou justement, où le plaisir devait être quelque chose de contenu, où l’expression même de ce plaisir devait être tue ou tempérée, dans laquelle ma place aussi était entourée d’interdits. Les maux n’étaient pas seulement liés à cette vision, mais cette vision a grandement altérée la mienne. Et comme je voguais déjà entre deux eaux, je me suis vite laissée emporter par ce tourbillon de “désamour” de mon corps, de l’autre corps, par cette sensation d’être “sale”, “salie”, de devoir avoir “honte”. Il y a plein d’autres données, que j’ai saisi avec le temps, au niveau de mon histoire familiale, au niveau de mon attirance pour des choses que je jugeais “contre nature”, étant donné que j’ai longtemps baigné dans une culture religieuse qui prône la procréation avant tout. Plus les idées de la société, l’image de la femme, je pense que vous voyez très bien de quoi je veux parler…

Etre dans une relation avec quelqu’un pour qui la sexualité est un sujet qui a toute sa place m’aide vraiment à envisager les choses différemment. Je vois désormais les maux comme un signal. Les deux notions ne vont plus ensemble. Un signal pour aller chercher ce qui empêche la rencontre d’être pleinement épanouissante. Un signal comme un appel à lâcher mes résistances, à embrasser ce qui se présente, à vivre la joie de ce rendez-vous hors du commun, cet échange qui ne ressemble à aucun autre. A oser, à assumer mes désirs, mes pulsions, mes fantasmes. Même si je n’arrive pas encore à les verbaliser.

Même si la rencontre a été une évidence, elle n’a pas agit comme une baguette magique. Elle a par contre mis en lumière les zones d’ombre. Elle a posé des bases de réflexion. Elle a fait éclater des vérités, elle m’a offert de reprendre contact avec mon corps, d’apprendre à l’aimer et d’apprendre à l’offrir sans crainte. Tout ça est un apprentissage de chaque instant. Ça demande de la confiance en l’autre et en soi. Je me suis livrée pas à pas et je suis certaine que je n’ai pas encore atteint ma pleine libération. Les maux sont les verrous qui nous maintiennent loin de nos sens. Ils sont à prendre au sérieux car au delà de l’impact qu’ils ont dans notre quotidien, ils nous montrent aussi que nous ne sommes pas alignés avec qui nous sommes vraiment.

Il n’est pas toujours évident de s’exprimer en général, de trouver sa place, d’être en phase avec les autres, le monde, la vie quoi et je crois sincèrement que la sexualité nous offre justement cet espace pour être pleinement nous-mêmes, que ce soit dans une relation ou en solo. La sexualité existe avant le couple et elle existe en dehors également. Une excuse en moins! J’ai lu récemment une enquête qui disait que beaucoup de femmes ne savaient pas à quoi ressemblait leur vagin. C’est quand même la base, la source, le temple de notre créativité, de notre féminité. Je pense qu’en apprenant son corps, on s’ouvre déjà à plus grand que soi. On se libère déjà. On s’approprie ce qui nous appartient. On est plus à même aussi de savoir ce qui acceptable, pour nous, de ce qui ne l’est pas. On est moins dans le jugement, davantage dans l’accueil.

J’ai expérimenté aussi le lâcher prise au niveau mental. Tout rationaliser, tout comprendre, tout disséquer, c’est bien mon truc. Oui, mais faire l’amour avec un esprit 100 % connecté, avec un mental en perpétuel mouvement, c’est loin d’être extatique! Ça vient nous couper de nos ressentis. On est dans l’avant, dans l’après, jamais dans l’instant. Et il y a forcément une culpabilité qui naît de ne pas avoir su profiter. Les maux ne sont jamais loin si on leur laisse une chance de passer. Et ils viennent sans cesse nous faire douter.

Il n’y a sûrement pas de remède miracle. Mais un travail sur soi, une visite intérieure, une approche différente, une ouverture, en parler aussi, toutes ces pistes peuvent nous aider je pense à y voir plus clair et à pouvoir profiter de ce temps, hors du temps, en toute sérénité, confiance, nous permettre aussi de nous ouvrir à notre beauté, notre force, notre identité, notre sensualité, notre vulnérabilité. Nous sommes ce tout qui n’attend qu’une chose: expérimenter la joie, une joie pure et profonde.

N’hésitez pas à partager vos avis, vos pensées, vos réflexions sur le sujet! Au plaisir de vous lire…

 

 

 

 

 

De la sexualité et du plaisir (sans culpabilité)!

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Je ne sais pas si vous avez remarqué mais souvent quand on parle de sexualité, la notion de culpabilité n’est pas bien loin. Je me suis toujours demandé pourquoi?
Oui pourquoi on se sent coupable pour quelque chose de si naturel.

Il y a sûrement une part d’histoire, de “conventions”, de religieux, une question de morale. Je ne vais pas vous dire que je ne me suis jamais sentie coupable, ni d’avoir du désir, ni d’exprimer mon plaisir. Loin de là. Je peux même dire que pendant longtemps j’ai vu ça comme quelque chose de “pas normal”, voir “vicieux”.

Voilà ce qu’on en a fait, au fil des générations, on a transformé la sexualité, on a fait de cet acte profondément humain quelque chose de profondément malsain.

A tel point que quand on pose la question, on se rend compte que c’est un sujet que beaucoup de gens évitent. Il est passé sous silence, vu comme tabou. On n’en parle qu’à demi-mots et on juge rapidement ceux qui s’expriment librement.

Et pourtant la sexualité est partie intégrante de notre identité. Elle est liée à notre corps et comme c’est tout ce que nous possédons sur cette terre, dans cette vie, autant l’honorer, non!

La sexualité commence par soi. Puis bien entendu prend en compte l’autre. Face à quelqu’un qui conçoit la sexualité comme quelque chose de sale, qui doit être caché, il y a fort à parier pour que l’épanouissement recherché soit fortement remis en question. Mais heureusement il y a des personnes pour qui les mots “désir”, “plaisir”, “partage”, “jouissance”, , “orgasme”, “toucher” et j’en passe veulent dire quelque chose et quelque chose de fort. Ce qui laisse la place à un vaste champ de possibles.

Je considère que la sexualité est un terrain libre dans lequel les codes n’existent pas, où seules les règles qui sont les vôtres (et elles diffèrent d’une personne à l’autre) priment. Le reste est découverte, expérience. Alors sentez-vous libres de vous faire du bien!

Nos corps sont nés pour le plaisir, si ce n’était pas le cas, nous ne ressentirions rien au contact de soi, de l’autre. Pour certains, ce plaisir ne serait présent que pour nous tester. Mais tester quoi? Il est temps d’en revenir de cette idée de sacrifice. Remplaçons là pour l’idée de plaisir! N’est-ce pas cette notion qui nous pousse en avant et nous donne envie de vivre, encore et toujours plus passionnément!

Vivez, respirez, osez! Faites confiance!
Apprenez votre corps et celui de l’autre! Nous n’en avons jamais fini de nous découvrir…
Soyez prêts pour une expérience sensorielle sans précédent!
Le plaisir est joie.
Explorez vos peaux, vos fantasmes. Jouez avec vos préférences, vos attirances. Essayez des choses, ne jugez rien, ni “bien”, ni “mal”. On se découvre parfois dans des expériences qui dénotent complètement avec ce que nous pensions être et vouloir. On se sent libre parfois en étant soumis à un autre désir que le sien.

Ne laissez plus la peur vous contraindre, mais devenez des êtres épanouis et heureux!

Est-ce que vous vous sentez prisonniers du duo “sexualité / culpabilité”? Ou est-ce un sujet facile pour vous? Ou bien c’est quelque chose que vous avez ressenti puis dépassé?

Pourquoi l’échangisme a si mauvaise réputation?

 

Il suffit d’étudier le visage, les expression, l’intonation, le choix des mots des personnes qui évoquent cette pratique pour se faire une idée. A les entendre, échangisme, proxénétisme, voir pire pédophilie répondraient aux mêmes codes. A la différence significative que l’échangisme est une affaire de grands et ne se pratique qu’entre adultes consentants. Donc en gros où est le problème?

Ça n’a pas besoin d’être notre tasse de thé – ce n’est pas la mienne – mais si il y a une chose qui me hérisse le poil, ce sont bien les codes en matière de sexualité. On en a déjà bien assez comme ça des cases toutes faites, vous ne pensez pas?

Ai-je toujours été aussi tolérante? Je ne donnerai pas ma main à couper. Parce que plus jeune  j’avais des idées sur l’amour, le sexe un peu différentes d’aujourd’hui. Je plaidais avec ferveur pour l’exclusivité. Et puis j’ai été élevée à la sauce religieuse du “les relations sexuelles c’est pour avoir des enfants”. Le désir, le plaisir ce n’était pas vraiment au programme. On va même dire que c’était la voie du péché. Et donc sujet à confession. Ou à damnation.

L’échangisme n’est pas quelque chose qu’on s’impose, mais bien souvent un mode de fonctionnement qui convient au couple. Chacun envisage en effet sa sexualité comme bon lui semble. Il y a de multiples variantes en la matière et je suis d’avis de ne pas poser de jugement. Parce que c’est bien là le problème, le regard accusateur de l’autre qui ferait d’un choix personnel un acte presque malsain. Qui sait de quoi sont faits nos fantasmes, jardins secrets ou notre imaginaire érotique?

Les raccourcis sont souvent porteurs de préjugés qui condamnent. La sexualité libre est ce vers quoi nous devrions tendre car si il y a un espace dans lequel nous pouvons pleinement exprimer qui nous sommes, c’est bien celui là.

Si l’échangisme a mauvaise presse c’est qu’il vient très certainement tester nos limites et limitations en la matière et peut-être remettre en question notre vision du couple, de l’amour, de la place de la sexualité dans notre vie, dans nos relations à l’autre, à nous-mêmes. Encore une fois, accepter que cela puisse exister et plaire ne veut pas dire devoir nous aussi nous engager sur cette voie, loin de là. Chacun ses préférences et ses passions! Laissons parler notre corps et notre imagination! Il n’y a pas de chemin tout tracé, mais de multiples routes à découvrir selon nos gouts et nos attentes communes.

Est-ce que c’est quelque chose qui vous dérange? Ou ça vous est complètement égal? Ou bien même c’est une pratique qui vous tente ou vous a tenté à un moment donné?

Sexe, Religion, Mort & Rock’n’roll

Copyright © Ornella Petit

Rock’n’roll c’est pour le style. Quoi que je me souviens d’une collègue qui me disait tout le temps, j’aime ton côté Rock décalé, avec ton blouson en cuir et ton foulard en soie!

Pour détendre l’atmosphère. Vous avez vu le titre, vous avez ouvert une fenêtre. En vous attendant à quoi? Est-ce que ces mots vous ont inspirés, attirés, faits peur?

Ces trois mots me résument assez bien. Il faut très bien me connaître pour le savoir ou alors avoir une intuition et/ou une sensibilité très développées.

Je me suis souvent demandé quel était le point commun de ces trois thèmes majeurs de mon existence. Et hier soir j’ai eu une révélation! Ce qui m’attire c’est le mystère, le sacré, l’énigmatique, les origines, la fin, l’au-delà, le sublime…

Tout (ou presque) de ce qui n’a pas de consistance physique, qui ne peut être touché qu’en se détachant de la matière. D’où mon manque d’ancrage flagrant parfois. Et mon attrait pour la poésie qui permet de soulager mes vertiges, de partager ce qui ne se dit pas toujours avec aisance.

En y réfléchissant, je me suis aussi rendue compte que ces trois sujets étaient  “tabou” dans notre société actuelle. Encore. On n’en parle pas. Et si on en parle, on le fait à demi mots. On les survole comme si on pouvait les éviter. Alors même qu’ils sont l’essence de ce que nous sommes. Certains diront “non” pour Religion. Quand je parle Religion, j’entends Histoire, Spiritualité, Art, Civilisations, Identité, Dialogue.

Quand je parle Mort, je pense Vie, Fin, Début, Existence, Complétude, Cycle.

Quand je parle Sexe, je dis Fusion, Abandon, Absolu, Nature, Vérité, Volupté, Sensualité, Sacré, Divin.

Je ne sais pas vivre les choses à moitié. Je suis davantage dans la passion que la raison. Je ne saisis pas tout, loin de là, mais je continue à chercher et à me découvrir.

Il y a eu une / des époques pendant lesquelles j’ai passé plus de temps à me sentir coupable de mes centres d’intérêt qu’à vivre selon mes aspirations. C’est vrai aujourd’hui ce qui a le vent en poupe c’est le Féminisme, l’Écologie, les Médecines Douces, le Feel Good…

Toutefois aujourd’hui, j’apprends à accueillir toutes les facettes de ma personnalité. Et si cela peut en choquer certains, c’est peut-être qu’il y a matière à aller plus loin…

Et vous, qu’est-ce qui vous passionne? Qu’est-ce qui vous attire – vous motive? Quel est ce sujet sur lequel vous pourriez échanger pendant des heures?

 

Peut-on vraiment TOUT dire à ses ami(e)s?

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Il y a 15 jours, je suis partie en Bretagne pour l’EVJF d’une amie. Une très bonne amie. Nous avons parlé mariage,  il arrive vite, souvenirs et sexe. Et bien oui, si on ne peut pas parler sexe avec ses amies, où va le monde!

Au cours de nos discussions, je me suis quand même demandée jusqu’à quel point on pouvait partager certaines données de sa vie. Est-ce que sur ce sujet il est de bon ton de rester superficiel? Ou peut-on se permettre des confidences un peu plus intimes?

Peut-on dire, par exemple, qu’on se pose des questions sur son orientation sexuelle, qu’on est bi/trans/homo, qu’on pratique l’échangisme, qu’on est fétichiste, que le BDSM n’a presque plus de secret pour nous, que nous fréquentons les clubs libertins? Peut-on avouer que le sexe ne nous intéresse plus, qu’on n’y adhère une fois par mois, par habitude? Peut-on dire qu’on se masturbe une fois par jour, qu’on visionne des films pornographiques? Qu’on trompe son conjoint, qu’on aime un homme (une femme) marié(e), qu’on ne jure que par le polyamour? Peut-on évoquer nos fantasmes, même et surtout les plus osés?

Ou bien tout cela doit-il resté une part cachée de nous? Même pour les plus proches? Devons-nous taire nos préférences pour ne pas gêner? Est-ce une marque de respect? Un manque de confiance? En nous. En l’autre. De quoi avons-nous peur? D’un potentiel jugement? De l’incompréhension? D’un éventuel rejet?

Ou alors, tout simplement, nous considérons que ça ne regarde personne. Mais alors, quand un regard, un mot nous dérange, nous devons resté de marbre et faire comme si. Est-ce la solution?

Qu’en pensez-vous?

Au sein du couple, on parle de…

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Il y a quelques mois j’avais réalisé un sondage sur les sujets dont chacun se sentait libre ou pas de parler au sein de son couple. J’avoue que les résultats m’avaient quelque peu surprise. Et pour cause. Sur les 80 votes, le sujet de la sexualité arrive en dernière position, à égalité avec la religion / la politique.

Parler de ses peurs, doutes, angoisses, colères arrive en première position, suivis de près par le travail, la famille, les rêves et aspirations, la santé.

Je n’irai pas jusqu’à dire que la sexualité est la base du couple, toutefois je considère (et cela n’engage que moi) qu’elle est une donnée essentielle. Et clairement un sujet sur lequel il est important de pouvoir communiquer.

Alors dites-moi si vous ne parlez pas de sexualité avec votre partenaire, avec qui en parlez-vous?

Si vous n’en parlez pas avec lui ou elle, pourquoi? Parce que c’est un sujet qui vous met mal à l’aise? Qui le ou la met mal à l’aise? Parce que vous considérez que c’est accessoire, qu’il y a d’autres choses plus importantes qui méritent votre attention?

Ou parce que vous avez grandi avec l’idée que la sexualité est un sujet tabou? Parce que vous vous sentez mal à l’aise avec vos envies, fantasmes? Parce que votre partenaire n’apprécie pas quand vous abordez le sujet?

Dites-moi! Le sujet m’intéresse! Je dirais même qu’il me passionne! Ce n’est pas pour rien que je lui ai dédié un  livre. Je veux comprendre comment quelque chose de si naturel est devenu si problématique. Et surtout pourquoi nous n’osons pas en parler avec la personne qui partage notre vie, notre intimité, cette personne en qui nous devrions avoir confiance (même si ce n’est pas toujours le cas malheureusement et la confiance ébranlée, c’est sûrement le pire cauchemar d’un couple), avec laquelle nous devrions pouvoir nous abandonner complètement afin de nous rencontrer dans cette autre dimension, libérés de tous schémas, barrières, jugements.

 

De l’écriture érotique: entre peurs et libération (+extrait)

 

Tout a commencé par un « petit » défi.

Écris-moi un texte érotique.
Quoi ? Non je n’y arriverai pas. Et puis je n’ai pas d’idées.
Parle de tes fantasmes.
Oh mon Dieu ! Non, je n’oserai jamais.
Essaye !

Un soir, je me suis collée derrière mon PC et j’ai écrit. Deux pages. Et je les lui ai envoyées. Pour moi c’était un grand pas.

Tout a commencé avec Estelle et Marc. Et tout aurait pu s’arrêter là. Seulement, je me suis prise au jeu. Il trouvait que c’était un bon moyen pour moi d’explorer des facettes de ma féminité que j’avais longtemps mises de côté, d’oser davantage. Il avait raison. L’occasion aussi de m’exprimer sur un sujet qui m’intéressait mais dès qu’il fallait en parler, je devenais timide et mal à l’aise. J’ai pris ça comme une thérapie et c’est devenu un plaisir !

L’histoire de Marc et Estelle fait aujourd’hui près de cinquante pages. Une grande nouvelle ou un micro roman.

Pour celles et ceux qui suivent, j’avais d’ailleurs ouvert un blog – un de plus – pour partager mes textes. J’ai fermé ce dernier suite à la lecture de propos que je trouvais inadaptés et irrespectueux. Je me suis rendue compte que l’écriture érotique était vue par certains comme une porte ouverte – non messieurs, ce n’est pas parce que j’écris de l’érotisme que je suis ouverte à toute proposition indécente. Mon cœur est déjà pris et mon corps m’appartient.

Devant le peu d’enthousiasme (3 ventes) à la sortie de mon dernier recueil de poésie, je me suis bien entendue remise en question et me suis rendue à l’évidence que l’écriture érotique pouvait aussi faire peur.

Pourquoi?
Vous serez peut-être plus à-mêmes de répondre à cette question – je vous laisse la parole dans les commentaires

En ce qui me concerne je pense qu’elle fait peur parce qu’elle touche à quelque chose d’intime, une partie de nous-mêmes que nous ne connaissons pas toujours vraiment, dont nous parlons à de très rares occasions. Elle est liée à nos envies, nos désirs, nos fantasmes, nos zones d’ombres principalement, tout ce que l’on s’interdit à être, dire, vivre. La sexualité est un des sujets les plus tabous de notre société. Même si les mœurs ont évolué, qui parle de sexualité librement aujourd’hui ? Avoir une sexualité affirmée, épanouie et j’insiste que l’on soit seul ou à deux, n’est pas la priorité de beaucoup de personnes. C’est bien dommage ! Pourtant cela fait partie intégrante de notre vie d’hommes et de femmes et je dirai même que c’est notre essence.

Pour ma part, sortir de ma zone de confort pour aller toucher du doigt cette partie de moi bien enfouie a été un révélateur puissant. J’hésite encore parfois, je ne le clame pas sur tous les toits. J’avance avec les histoires que je crée, je m’affirme davantage, je lâche petit à petit mes peurs. Alors si le cœur vous en dit, n’hésitez plus et aller découvrir mon recueil l’appel des sens que vous trouverez ICI ou que vous pouvez commander en m’envoyant un mail. Je vous laisse avec un court extrait – pour le plaisir…

Extraits Livres Blog (1)

Jouir
De la saveur des effluves
A l’exaltation des papilles

De la fusion des substances
A l’élévation des âmes
Jouir

Extrait de mon recueil de poésie érotique L’appel des sens (disponible en Papier et PDF sur The Book Edition)

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