Posted in O bonheur des sens, Tout un poème

L’attente de l’été

Photo by Pok Rie on Pexels.com

Quelques larmes pour quelques vies
Quelques maux accrochés aux jours
Je ne changerais rien
Je changerais tout

Puis les larmes apaisent le tumulte

Je tremble parfois entre les draps
De ne pas avoir assez
Assez de temps
Assez de toi

Je tremble pour les moments
Où tu n’es pas
Pour tout ce qui se joue ailleurs
Pour les mystères autour
Ce qui ne se sait
Ce qui se tait

Pour tout ce qui m’empêche
Je tremble comme un oiseau surpris par le froid
Un hiver arrivé trop tôt

Je veux l’été, moi
Les jupes qui volent
Les possibles de tes doigts
Sur ma peau offerte

Je veux le soleil brûlant
Le désir ardent au creux des reins
La nuit si bleue de Paris
Ton sourire qui s’accroche à mes mains

Je veux la liberté et le voyage
De ton cœur au mien
Cette sensation d’être invincibles
Qui nous tient

Je veux la lumière choquante du matin
Sur nos corps enlacés
L’effluve de ton désir sur ma bouche ouverte
Pour accueillir le nectar de tes plus intimes pensées

Je veux jouir du jour
De la joie d’heures volées
A l’horloge de nos vies
Ne rien regretté, si ce n’est,
D’en avoir abusé !

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Empreintes…

Credit Kaboompics

Ma peau
Qu’un simple frôlement vient réveillée
Muette dans la nuit
Et soudain éveillée

Ma peau
Il suffit d’un souffle, un murmure
Pour qu’elle tremble
Feuille étanche

Ma peau
Si sensible au toucher
Si fragile du passé
Territoire abandonné

Ma peau
Comme un être chargé de promesses
Une toile à peindre
Instrument dont les accords vacillent

Ma peau
Entre deux histoires
Vibrations intemporelles
Entre tes mains se glisse
Se laisse aller au délice

Ma peau
Aux contours mystérieux
Chante le plaisir
Sans cesse à réinventer

Ma peau
Encore se cherche
Loin du chaos du passé
Par le présent embrassée

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Les hommes ne pensent qu’à ça!

Crédit Pixabay

Je n’aime pas du tout cette phrase!

Premièrement pour le “ça”, comme si la sexualité n’était que ça, un truc dont on ne parle pas, un truc pas si net au final. Comme si la sexualité était encore un mot, un sujet tabou. On a beau me dire qu’on a évolué, pas tant que ça finalement!

Deuxièmement pour le “ne pensent qu’à”, une autre façon de dire “obsédé par”. Et l’obsession c’est un peu comme le sexe, ça n’a pas bonne presse! Et pourquoi ne pensez qu’à ça serait si mal? Après tout, dans cette vie, rien ne nous appartient sinon notre corps. Nous naissons avec et nous partons avec.

Regardez un enfant vivre et vous verrez que chez lui tout est lié à la pulsion sexuelle (si chère à Freud). L’enfant vit dans son corps, c’est d’ailleurs son terrain de jeu favori. C’est à travers ses sens, ses sensations, son plaisir, son désir, sa créativité qu’il s’épanouit, qu’il s’apprend.

Troisièmement pour “les hommes”, comme si nous les femmes nous étions hors jeu. Comme si la sexualité ce n’était qu’un truc purement masculin. Alors que, soyons clairs, la sexualité c’est quand même la base, le début et la fin, la naissance et la mort, notre énergie vitale, notre souffle sacré, notre force créatrice. Tout part de là. La femme comme l’homme a du désir, la femme comme l’homme se masturbe, la femme comme l’homme jouit.

Dans ma vision des choses, tout est sexuel, parce que le sexuel est vie. J’ai passé des années à me faire des tas de nœuds au cerveau et des années à tenter de me détacher de cette idée, parce que je pensais que c’était mauvais. Bah oui, “les hommes ne pensent qu’à ça”, ça fait un peu animal, bestial quand même. Et nous les femmes, on nous inculque dès notre plus jeune âge le “prendre soin”, le “maternant”. Or la mère c’est la douceur, le rose layette. C’est rarement la femme fatale ou l’amante, en guêpière! Même si on est d’accord les deux sont compatibles. Mais s’affranchir des modèles et conditionnements, ça ne se fait pas en 1 jour!

Le monde a beau avoir évolué, le sujet reste, je trouve, encore assez marginal. On en rigole ou on l’évite. Bien sûr, la parole se libère. Notamment avec la “nouvelle pornographie, qui n’est plus réservée aux abonnés de Canal + le dimanche soir, et qui a ses vertus (on parle plus souvent de ses vices) , le marché des “sex toys” (ou quand la sexualité devient ce qu’elle a toujours été, ludique! ), l’inclusion de pratiques sexuelles variées (on pense ce qu’on veut de “cinquante nuances de grey” , ça a eu le mérite de montrer qu’il existait autre chose et d’une certaine façon de stimuler nos sens).

Pourtant je suis toujours aussi effarée quand j’entends un parent dire à un enfant de deux ans, qui se caresse, “arrête tout de suite!”. Je suis toujours abasourdie quand je vois la violence de certains sur le sujet de l’homosexualité, de la bisexualité et autres.

Pour moi tout est sensuel, tout est érotisme, pas seulement dans la rencontre à l’autre. Notre corps en lui-même est cette source de plaisir, nos cinq sens, notre joie, notre intuition, notre inspiration, notre respiration. On pense toujours sexualité et couple mais la sexualité existe en soi.

J’ai moi même longtemps été déconnectée de mon corps, j’y reviens doucement. Je me demande souvent comment quelque chose de naturel est devenu si codé, comment quelque chose d’inné a perdu de sa spontanéité. Je crois que la connaissance individuelle de son corps, de ce qu’il exprime, de ce qu’il ressent est essentielle. Je sais aussi que cela peut-être douloureux, que cela peut prendre du temps. Mais que sans ça, nous perdons une certaine connexion primordiale avec le vivant en nous. Je pense que c’est quelque chose que je développerai dans un autre article…

Vous en êtes où vous, de votre corps, de vos envies, de votre sexualité, de la sexualité en général?

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A la surface de l’eau

Photo by Francesca Zama on Pexels.com

Ses doigts à la surface de l’eau, qui se floute et tremble. La piscine est comme prise de frissons. Et sur son corps s’échouent quelques gouttes translucides. Elle se souvient du film visionné hier soir, du regard perçant de Jeremy Irons et de la tension érotique qui s’en dégageait. De l’autre côté de la piscine, des yeux la fixent, c’en est troublant. La même audace, comme une révélation.

Elle revient au clapotis familier de l’eau. Et glissent ses doigts sur les dessins qui se forment et déforment la réalité. Ici et là des points qui reliés les uns aux autres racontent une histoire. Le vert se brouille encore davantage au contact de deux autres mains qui s’accordent au ballet des siennes. Elle sent ses doigts suivre un autre rythme. Sa respiration se fait dense. L’illusion impose sa cadence. Puis plus rien. Comme si tout venait d’un imaginaire fécond et indomptable.

L’eau a retrouvé sa légèreté. Quand tout son corps n’est que tension. Le génie dans sa lampe sort et entre selon son bon vouloir. Les images dans sa tête se mélangent. Elle se lasse de l’eau qu’elle ne fait que frôler. Elle ferme les yeux et voilà que le visage revient, que des mains la surprennent, que ses hanches se fondent dans l’atmosphère suave.

Elle se laisse faire, ses sens absorbés par l’impact étranger. Une autre caresse pour redonner vie à son ennui. Sous le regard discret de l’eau dans laquelle se reflète un corps à corps dont elle ne saurait dire où il commence, ni où il se termine.

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Je pourrais vous dire…

Crédit Pixabay

Je pourrais vous dire que nos nuits d’amour gagnèrent en intensité, celle de nos contrastes, que j’adorais la prendre sur la table au milieu des miettes, le matin surtout, avant que nos journées de boulot respectives ne nous séparent pendant des heures inconfortables.

Et qu’elle criait aussi, que c’était bon de l’entendre jouir, les fenêtres ouvertes, pour que tout le monde sache combien c’est ravissant une femme riche de délices, que j’en voulais plus, que je lui donnais plus. Qu’elle enfilait sa robe sur les miettes juste après et que le soir on faisait chauffer du chocolat au bain-marie, noir de préférence, corsé, au caramel au beurre salé parfois, au piment aussi, pour changer, et qu’elle adorait m’en enduire le corps et venir ensuite le lécher, à califourchon sur moi telle une guerrière en plein rituel sacré.

Que j’aimais le chaud, très chaud et le froid, très froid. Qu’elle préférait sentir couler sur son corps, entre ses seins, si jolis et si ronds, les glaçons. Chacun ses passions. Et que j’aimais beaucoup le moment d’attente, l’espièglerie dans ses prunelles, quand c’était moi à califourchon sur son corps, qui tenait les rênes d’un nouveau scénario.

Je pourrais vous dire qu’elle me dévorait toujours avec le même enthousiasme que celui des premiers jours. Qu’elle adorait jouer avec sa bouche tout entière, ses lèvres, sa langue, ses mains. Que j’aimais la regarder faire, aller et venir sur mon membre tendu. Que j’appréciais sa générosité en la matière, que c’était chaque fois différent, chaque fois enivrant. Qu’elle me disait y penser toute la journée.

Extraits Livres Blog (3)

Je pourrais vous dire les marques sur ses jolies fesses. Un peu de rose pour les jours gris. Et son corps qui en redemandait. Mes mains qui honoraient sa peau en cadence. Et parfois le cuir d’une ceinture, d’un fouet, des traversées que nous faisions ensemble, à notre rythme. Et son cou que je découvrais chaque fois plus en profondeur, son cou détendu entre mes mains expertes, sa respiration bridée par une pression précise, sa confiance acquise. Un transfert de pouvoir qui me laissait libre d’agir à ma guise, de la pousser dans ses retranchements, tout en connaissant ses limites.

Et ses jambes pliées, repliées, ses cuisses écartées, son intimité visitée par mes doigts affamés, ses cheveux saisis sur le vif, sa tête rejetée en arrière, ses poignets enserrés, ses pieds maintenus par des rubans de soie, son être tout entier souple, qui n’en avait jamais assez, et sa petite voix, qui disait « encore, encore » et ne voulait jamais que ça s’arrête.

Je pourrais vous dire encore tant de choses à son sujet, continuer comme ça sur des pages et des pages…

Extrait de mon roman La Fille Exquise (disponible en Papier et PDF sur The Book Edition et en EBOOK sur Amazon)

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La fille exquise: les dessous de l’histoire

 

 

Si vous n’êtes pas abonnés à ma newsletter et si vous ne me suivez pas sur Instagram, vous êtes passés à côté de la grande nouvelle de la semaine: la sortie de mon nouveau livre “La Fille Exquise!

 

Ce court roman est disponible sur Amazon en pré-commande au format Kindle et le sera très prochainement en format papier. Je ne manquerai pas de vous en informer.

 

 

Qui est-elle quand elle n’est pas avec moi ? Qui est-elle dans toutes ces vies qu’elle vit, qui me touchent de près, de loin ? Est-elle-la même ? Vibre-t-elle avec la même intensité au contact des autres ? Fait-elle semblant ? Un peu ? Souvent ? Avec qui ? Porte-t-elle un masque, comme nous tous ? Ou bien évolue-t-elle toujours de manière si authentique, voir inattendue ?

En débutant ce texte, je n’avais aucune idée de son potentiel avenir. Quelques pages tout au plus. Un texte court, un brin d’audace, un challenge dans lequel je me suis sentie à l’aise au fil des mots posés, de l’histoire qui prend forme. C’est le plaisir qui m’a donné envie de le poursuivre. Il s’est transformé en cadeau de Saint Valentin. Et puis en récit un peu plus fourni. Jusqu’à devenir un manuscrit, envoyé à une dizaine de maisons d’éditions.

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J’ai reçu quelques propositions d’éditeurs qui pour moi n’en portent que le nom. Payer des sommes colossales pour voir mon roman édité par l’un d’eux, non merci. J’ai décliné et je me suis tournée vers ce que je connaissais le mieux: l’auto-édition.

Ecrire, c’est bien. Partager, c’est mieux. Je pense que tous les gens qui écrivent des histoires seront d’accord avec moi. Je sais ce que certains pensent de l’auto-édition. Chacun a le droit d’avoir un avis et que celui-ci ne soit pas partagé!

Ce texte a été relu, maintes fois corrigé. Il n’attendait plus que l’été pour voir enfin le jour. Après des mois chaotiques, je vous apporte un peu de légèreté. Les premières personnes qui l’ont lu le qualifie de: sensuel, sucré, envoûtant, magnétique, poétique.

En longeant ses cuisses, j’arrive à l’endroit où le monde devient vice et vertu.Tous les secrets prennent racine dans ce périmètre protégé auquel elle me donne accès. Je me sens riche

C’est une histoire assez simple au fond, une histoire de rencontre mais n’est-ce pas dans la simplicité que se cache souvent l’extraordinaire! Je vous invite avec ce court roman à un voyage plein de promesses. Laissez-vous tenter, sans hésiter!

Vous pouvez le commander ICI. Bonne lecture! Et n’hésitez pas à partager vos avis. Ce sont tous vos mots qui bout à bout forment la belle toile de l’avenir de ces textes livrés au Monde

PS: ce récit, comportant certaines scènes érotiques, n’est pas adapté aux moins de 18 ans.

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Quand la sexualité fait mal & quelques pistes de réflexions

Crédit Pixabay

Ça fait un bail qu’on n’a pas parlé de sexualité ici! J’avais une idée en tête mais j’ai changé de ligne directrice. Et du coup, je vais m’orienter vers un sujet peut-être un peu tabou pour certains, mais, comme on dit chacun est libre de lire ou pas. Et puis, bon, les tabous, c’est fait pour être levés, non?!

Il y a les personnes pour qui la sexualité a toujours été liée à quelque chose de violent, que l’on parle attouchements, pédophilie, agressions, viol, inceste. Et puis il y a les personnes qui n’ont jamais vécu ce type de drames et qui pourtant se trouvent aux prises avec des maux, que ce soit pendant ou après l’acte sexuel. Il y a des gens très libres sur le sujet, d’autres qui ne veulent surtout pas en entendre parler et des personnes qui, comme moi, entretiennent avec la sexualité un lien très particulier, où le bien et le mal se livrent une guerre sans merci, où joie et honte se côtoient dans un ballet tantôt euphorisant, tantôt étouffant.

La sexualité est un terrain de jeu fantastique dans lequel le corps devrait pleinement s’épanouir et non se sentir tiraillé. Les maux qui naissent alors sont synonymes d’un blocage intérieur, dont nous n’avons pas toujours conscience, qui met à mal la rencontre.

J’ai souffert pendant des années de maux terribles au niveau des ovaires, de crampes, de contractions qui mettaient parfois 48 heures à disparaître, pendant ou après avoir fait l’amour. C’était chronique et très handicapant. Que la rencontre se soit bien passée ou pas, d’ailleurs, que j’ai eu du plaisir ou pas. Ma vie sexuelle n’a pas toujours été à la hauteur de mes espérances mais bon, c’est du passé! La douleur me faisait souffrir physiquement et psychologiquement.

Avec le recul, je me rends compte que j’ai été dans deux relations où la sexualité était assez tabou justement, où le plaisir devait être quelque chose de contenu, où l’expression même de ce plaisir devait être tue ou tempérée, dans laquelle ma place aussi était entourée d’interdits. Les maux n’étaient pas seulement liés à cette vision, mais cette vision a grandement altérée la mienne. Et comme je voguais déjà entre deux eaux, je me suis vite laissée emporter par ce tourbillon de “désamour” de mon corps, de l’autre corps, par cette sensation d’être “sale”, “salie”, de devoir avoir “honte”. Il y a plein d’autres données, que j’ai saisi avec le temps, au niveau de mon histoire familiale, au niveau de mon attirance pour des choses que je jugeais “contre nature”, étant donné que j’ai longtemps baigné dans une culture religieuse qui prône la procréation avant tout. Plus les idées de la société, l’image de la femme, je pense que vous voyez très bien de quoi je veux parler…

Etre dans une relation avec quelqu’un pour qui la sexualité est un sujet qui a toute sa place m’aide vraiment à envisager les choses différemment. Je vois désormais les maux comme un signal. Les deux notions ne vont plus ensemble. Un signal pour aller chercher ce qui empêche la rencontre d’être pleinement épanouissante. Un signal comme un appel à lâcher mes résistances, à embrasser ce qui se présente, à vivre la joie de ce rendez-vous hors du commun, cet échange qui ne ressemble à aucun autre. A oser, à assumer mes désirs, mes pulsions, mes fantasmes. Même si je n’arrive pas encore à les verbaliser.

Même si la rencontre a été une évidence, elle n’a pas agit comme une baguette magique. Elle a par contre mis en lumière les zones d’ombre. Elle a posé des bases de réflexion. Elle a fait éclater des vérités, elle m’a offert de reprendre contact avec mon corps, d’apprendre à l’aimer et d’apprendre à l’offrir sans crainte. Tout ça est un apprentissage de chaque instant. Ça demande de la confiance en l’autre et en soi. Je me suis livrée pas à pas et je suis certaine que je n’ai pas encore atteint ma pleine libération. Les maux sont les verrous qui nous maintiennent loin de nos sens. Ils sont à prendre au sérieux car au delà de l’impact qu’ils ont dans notre quotidien, ils nous montrent aussi que nous ne sommes pas alignés avec qui nous sommes vraiment.

Il n’est pas toujours évident de s’exprimer en général, de trouver sa place, d’être en phase avec les autres, le monde, la vie quoi et je crois sincèrement que la sexualité nous offre justement cet espace pour être pleinement nous-mêmes, que ce soit dans une relation ou en solo. La sexualité existe avant le couple et elle existe en dehors également. Une excuse en moins! J’ai lu récemment une enquête qui disait que beaucoup de femmes ne savaient pas à quoi ressemblait leur vagin. C’est quand même la base, la source, le temple de notre créativité, de notre féminité. Je pense qu’en apprenant son corps, on s’ouvre déjà à plus grand que soi. On se libère déjà. On s’approprie ce qui nous appartient. On est plus à même aussi de savoir ce qui acceptable, pour nous, de ce qui ne l’est pas. On est moins dans le jugement, davantage dans l’accueil.

J’ai expérimenté aussi le lâcher prise au niveau mental. Tout rationaliser, tout comprendre, tout disséquer, c’est bien mon truc. Oui, mais faire l’amour avec un esprit 100 % connecté, avec un mental en perpétuel mouvement, c’est loin d’être extatique! Ça vient nous couper de nos ressentis. On est dans l’avant, dans l’après, jamais dans l’instant. Et il y a forcément une culpabilité qui naît de ne pas avoir su profiter. Les maux ne sont jamais loin si on leur laisse une chance de passer. Et ils viennent sans cesse nous faire douter.

Il n’y a sûrement pas de remède miracle. Mais un travail sur soi, une visite intérieure, une approche différente, une ouverture, en parler aussi, toutes ces pistes peuvent nous aider je pense à y voir plus clair et à pouvoir profiter de ce temps, hors du temps, en toute sérénité, confiance, nous permettre aussi de nous ouvrir à notre beauté, notre force, notre identité, notre sensualité, notre vulnérabilité. Nous sommes ce tout qui n’attend qu’une chose: expérimenter la joie, une joie pure et profonde.

N’hésitez pas à partager vos avis, vos pensées, vos réflexions sur le sujet! Au plaisir de vous lire…

 

 

 

 

 

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Challenge Ecriture #23 (16.06.2020)

Les secondes seront des heures dans cette attente. Je serai la sagesse qui patiente, le regard tourné vers l’intérieur, comme un saltimbanque épris de solitude. Je ne te volerai rien, sinon quelques sourires pour que tes lèvres et les miennes soient unies dans un tourbillon de douceur. Je serai dans la sublimation du désir, je transformerai l’évidence en pluie d’azur, l’absence en terrain fertile, riche d’une sensualité qui se lit sur chaque centimètre de ta peau au repos. Je poserai mes yeux sur la courbe sensible des frissons des étoiles, je goûterai du bout des cils au nectar sucré du cœur de ta féminité. Je t’offrirai dans un silence, tout juste perturbé par nos souffles distincts, le sacre de la nuit.

Retrouvez les autres participations (magiques!) ici: Plaisirs d’Orient chez Nina – Vénération chez Mébul – Une nouvelle pause thé chez Josée – Tourbillon libertin chez Sweet Things – Une phrase, dix mots chez Marie – Chez Sandra

***

Pour la semaine prochaine, j’ai envie de légèreté, j’en ai besoin en ce moment. Du coup, pas de règles, pas de thème, un seul mot d’ordre, faites moi / faites-nous rire! Au plaisir de vous lire.

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Challenge Ecriture #22 (09.06.2020)

Que dire de la vision de ce palais des glaces si silencieux

Cachez-vous des secrets au plus profond de ce temple

Vous, dont le regard me trouble et m’offense

Derrière les voiles et les tentures, d’autres vies, peut-être aveux

La où je me tiens, j’entendrais presque, murmures, souffles et voix

Porte ouverte, oserais-je un pas?

Découvrez les autres participations: Chez Sweet Things – Chez Sandra – Chez Josée – Chez Marie – Chez Erby – Chez Mébul – Chez Nina

***

Je me rends compte que les explications du dernier challenge n’étaient pas très claires. Du coup je vais essayer d’être plus précise à l’avenir.

Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte à partir de la citation suivante de Christian Bobin: “Je m’allongerai sous tes paupières. Lorsque tu les baisseras pour t’endormir, je lancerai de l’or dans ton sommeil. De l’or et des songes pareils à des nuages”, en utilisant TOUS les mots suivants: sacre, sensualité, sucré, sensible, sublimation, solitude, saltimbanque, sagesse, sourires, secondes.

Merci et au plaisir de vous lire!

Posted in O bonheur des sens, Tout un poème

Une et Plurielle

Crédit Pixabay

Quand ses mains se font les messagers d’une histoire à conter
Qui débute au crépuscule d’un mystère à dévoiler…

Elle s’ouvre à la puissance de son désir
Gourmand, puissant, vulnérable, presque animal
Elle, dont les sens captent l’essence de ce qui se trame derrière les persiennes
Le voile dont elle se couvre n’aspire qu’à être levé

Elle se plaît à penser à ce que serait le monde si…
Toutes les mains ressemblaient aux siennes
Tous les hommes aspiraient à écouter, offrir autant

Elle se plait à imaginer ce que serait le monde si…
Chacun laissait s’exprimer son corps
Libre de tout code et libéré de tout principe

Elle se plait à envisager ce que serait le monde si…
Chacun aspirait au “je” à l’intérieur du “nous”
Sans jalousie, en toute confiance

Elle se plait à visualiser ce que serait le monde si…
La séduction était partout, en tout
En tout être, en toute chose

Elle sait que derrière les portes closes
Une autre histoire s’écrit parfois

Mélange d’habitudes
De temps calculé
Sensation d’étouffement
Impression d’être acculé
A une fidélité qui emprisonne

Alors quand elle se cambre et jouit
Elle est une et plurielle
Un cri dans lequel se tiennent
Les femmes du monde avant l’éveil

Posted in O bonheur des sens, Tout un poème

Les nuits de feu

Crédit Pixabay

Les courbes, le noir
Et le rouge aussi. Le désir
Et les arcs, les dentelles qui se froissent
Les mains qui effleurent les murs
Comme s’ils avaient une histoire à raconter

Les bruits, les cris
Et les caresses sur la peau
Les traces du choc des corps
Contrastes des ombres
Silhouettes vagabondes invitées
Au grand bal des folies

L’obscurité des nuits de feu
Palais des glaces à ciel ouvert
Où les fantasmes nous entrainent
Dans les creux des vagues d’une mer calme ou agitée
Se mirent les destins croisés de ceux qui osent
S’offrir à l’extase du plaisir partagé

Posted in Carnets de route

De la sexualité et du plaisir (sans culpabilité)!

Crédit Pixabay

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais souvent quand on parle de sexualité, la notion de culpabilité n’est pas bien loin. Je me suis toujours demandé pourquoi?
Oui pourquoi on se sent coupable pour quelque chose de si naturel.

Il y a sûrement une part d’histoire, de “conventions”, de religieux, une question de morale. Je ne vais pas vous dire que je ne me suis jamais sentie coupable, ni d’avoir du désir, ni d’exprimer mon plaisir. Loin de là. Je peux même dire que pendant longtemps j’ai vu ça comme quelque chose de “pas normal”, voir “vicieux”.

Voilà ce qu’on en a fait, au fil des générations, on a transformé la sexualité, on a fait de cet acte profondément humain quelque chose de profondément malsain.

A tel point que quand on pose la question, on se rend compte que c’est un sujet que beaucoup de gens évitent. Il est passé sous silence, vu comme tabou. On n’en parle qu’à demi-mots et on juge rapidement ceux qui s’expriment librement.

Et pourtant la sexualité est partie intégrante de notre identité. Elle est liée à notre corps et comme c’est tout ce que nous possédons sur cette terre, dans cette vie, autant l’honorer, non!

La sexualité commence par soi. Puis bien entendu prend en compte l’autre. Face à quelqu’un qui conçoit la sexualité comme quelque chose de sale, qui doit être caché, il y a fort à parier pour que l’épanouissement recherché soit fortement remis en question. Mais heureusement il y a des personnes pour qui les mots “désir”, “plaisir”, “partage”, “jouissance”, , “orgasme”, “toucher” et j’en passe veulent dire quelque chose et quelque chose de fort. Ce qui laisse la place à un vaste champ de possibles.

Je considère que la sexualité est un terrain libre dans lequel les codes n’existent pas, où seules les règles qui sont les vôtres (et elles diffèrent d’une personne à l’autre) priment. Le reste est découverte, expérience. Alors sentez-vous libres de vous faire du bien!

Nos corps sont nés pour le plaisir, si ce n’était pas le cas, nous ne ressentirions rien au contact de soi, de l’autre. Pour certains, ce plaisir ne serait présent que pour nous tester. Mais tester quoi? Il est temps d’en revenir de cette idée de sacrifice. Remplaçons là pour l’idée de plaisir! N’est-ce pas cette notion qui nous pousse en avant et nous donne envie de vivre, encore et toujours plus passionnément!

Vivez, respirez, osez! Faites confiance!
Apprenez votre corps et celui de l’autre! Nous n’en avons jamais fini de nous découvrir…
Soyez prêts pour une expérience sensorielle sans précédent!
Le plaisir est joie.
Explorez vos peaux, vos fantasmes. Jouez avec vos préférences, vos attirances. Essayez des choses, ne jugez rien, ni “bien”, ni “mal”. On se découvre parfois dans des expériences qui dénotent complètement avec ce que nous pensions être et vouloir. On se sent libre parfois en étant soumis à un autre désir que le sien.

Ne laissez plus la peur vous contraindre, mais devenez des êtres épanouis et heureux!

Est-ce que vous vous sentez prisonniers du duo “sexualité / culpabilité”? Ou est-ce un sujet facile pour vous? Ou bien c’est quelque chose que vous avez ressenti puis dépassé?

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Plaisir par procuration

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Elle vient d’arriver, comme la rosée, toute légère dans sa robe bleue à manches courtes, les jambes nues. Loin des stéréotypes habituels. Je remarque ses lèvres dessinées, au rouge, un trait de crayon tout fin. Ses cheveux disciplinés sont retenus par une barrette peinte, de celles qu’on trouve sur les marchés d’artistes, l’été, au gré d’escapades improvisées. Elle porte des escarpins à talon, pas trop hauts, juste de quoi affiner le galbe de la jambe.

Je l’ai choisie. Pas au hasard. Après l’avoir croisée dans le train un matin. J’aimais la façon dont elle posait ses mains, l’une sur l’autre et son regard absent, perdu dans le paysage. Son livre reposait sur ses genoux. Elle faisait une pause. Je savais son dos bien droit, son cou tendu, ses pommettes rosées. Quand elle s’est levée, j’ai saisi son déhanché avant qu’il ne se perde dans la foule compacte. Elle m’avait fait grande impression.

Elle a accepté ma proposition, sans poser de questions, comme si c’était naturel. Alors même que c’était bien loin de l’être. Un rendez-vous a été pris dans la foulée. Le lieu, l’heure et rien de plus. Un plan tout simple, une demande testée dans les moindres détails. Je voulais être certaine de ne pas me tromper.

Je suis arrivée en avance pour pouvoir encore l’admirer, sous toutes les coutures, accueillir sa présence dans un lieu familier. Son enveloppe, charmante, prédisait une rencontre enivrante. Elle porta ses mains à son cou, défit l’attache de sa robe et la laissa glisser au sol. Son corps alors s’offrit à ma vue, entier, plein, un corps gracieux, rond juste ce qu’il faut. Elle se pencha pour prendre sa robe qui telle une corolle repose à ses pieds. Je ne perdais pas une miette de cet effeuillage que je trouvait magnifique. Je me demandais alors, un instant, si elle procédait toujours de la même manière quand elle se déshabillait ou bien si elle disait souvent oui à ce genre d’idées, quelque peu indécentes.

Maintenant, son visage me fait face et je remarque le khôl sous ses yeux. Des yeux d’un vert profond, semblable à l’herbe fraichement arrosée et baignée de soleil. Ses dessous blancs mettent en valeur sa peau, légèrement dorée. Elle libère ses cheveux qui viennent s’échouer sur sa taille. De longs cheveux châtains. De légères ondulations. Comme des vagues caressant le sable par temps calme. Je n’arrive pas à détacher mon regard d’elle. J’ignore l’heure qu’il est. Je me perds dans la contemplation de sa beauté. Je l’ai parfaitement choisie. Sans savoir ce qui se cachait derrière ses habits de tous les jours. Juste une intuition.

On sonne. C’est lui, il sait, notre secret. Elle comprend alors. Mon visage s’impose. Une image nette qu’elle chasse d’un coup en faisant un pas vers lui. Je le vois, la peur de la toucher, de me trahir. Puis il se souvient que je suis le chef d’orchestre de cette symphonie. Il a tout de même fallu un ultimatum pour qu’il se plie à mon envie, qu’il qualifia de farfelue, d’impensable, de funeste. Il ne craignait rien, ni jalousie, ni représailles. Il pouvait oser un pas franc vers elle.

Je les regarde s’approcher l’un de l’autre, s’attacher l’un à l’autre. Je m’attarde sur leurs mains qui se découvrent et leur corps qui se dévoilent jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que deux territoires sauvages faits de collines et de gorges, de roches et de caves mystérieuses, de désir latent à conquérir. Je les regarde dessiner des histoires sur les murs et sur le sol. Ils vont bien ensemble. Leurs peaux s’accordent parfaitement comme faites pour s’unir. Ils s’offrent l’un à l’autre avec délicatesse et audace.

Mon souhait prend vie, le retrouver comme je l’ai connu, avide, tendu, le corps transi, l’esprit abandonné aux sens éveillés. Capter son souffle, le regarder s’évanouir dans la jouissance. Regarder ses mains danser sur son corps à elle, se délecter de ses gestes, connus sur le bout des doigts, écris et imaginés tant de fois depuis…

Derrière la vitre sans tain, je reprends quelques couleurs, malgré les larmes qui coulent. Elle ne font pas de bruit, elles roulent juste sur ma joue puis sur ma chair assassinée. Rien ne me peut me rendre à la vie, si ce n’est de le savoir, lui, vivant dans son corps, dans le délice de la rencontre charnelle. Mon plaisir ne vit plus que dans et par le sien.

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Lise et les corps des femmes

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Lise aimait les hommes. Rien à redire. Comme les autres en somme. Une existence dans la norme, rassurante.

Puis il y avait eu Eve. Et ce soir d’été. Un prénom presque prédestiné. L’été du sud, chaud. La chaleur étouffante des nuits. Portes ouvertes sur la nature. Et sur les draps, les corps tout juste recouverts d’un voile, qui laissaient voir à travers.

Lise avait senti quelque chose, comme un appel. A ses côtés, Eve, son amie. Et soudain son envie. Frissons en dehors et frayeurs à l’intérieur. Elle se sentait démunie face à cette soudaine impulsion. Faire courir son index sur l’inconnu.

Elle contemplait en toute discrétion les mouvements du corps d’Eve, sa respiration qui faisait monter et descendre sa poitrine dans une danse aux accents aphrodisiaques. Elle imaginait sa bouche envoyer de l’air et faire se dresser le duvet discret sur ses jambes et ses bras. Elle traçait des possibles en se demandant ce qui lui arrivait.

La nuit était passée. Dans le sommeil d’Eve, insensible aux émois de Lise. Et Lise, assoiffée d’une étreinte, même légère, même juste un chatouillement, une brise. Le jour levé, les corps aussi. Les voiles qui tombent et s’expose le nu. Comme la vie qui nait au monde.  Une ligne pas très droite et dévient les fantasmes. Lise avait préféré s’éclipser plutôt que de regarder l’objet de ses tourments. Sous le filet d’eau fraiche, la brûlure s’apaisait.

Eve n’avait jamais su. Préserver l’amitié surtout. Mais depuis Lise regardait le corps des femmes. Elle ne pouvait décrocher ses yeux de tous leurs vides et leurs pleins. Elle s’appréhendait à travers leurs silhouettes, leurs manques, leurs gestes et attitudes. Elle se découvrait pleine et coupable d’une richesse jusqu’alors invisible.