La fille exquise: les dessous de l’histoire

 

 

Si vous n’êtes pas abonnés à ma newsletter et si vous ne me suivez pas sur Instagram, vous êtes passés à côté de la grande nouvelle de la semaine: la sortie de mon nouveau livre “La Fille Exquise!

 

Ce court roman est disponible sur Amazon en pré-commande au format Kindle et le sera très prochainement en format papier. Je ne manquerai pas de vous en informer.

 

 

Qui est-elle quand elle n’est pas avec moi ? Qui est-elle dans toutes ces vies qu’elle vit, qui me touchent de près, de loin ? Est-elle-la même ? Vibre-t-elle avec la même intensité au contact des autres ? Fait-elle semblant ? Un peu ? Souvent ? Avec qui ? Porte-t-elle un masque, comme nous tous ? Ou bien évolue-t-elle toujours de manière si authentique, voir inattendue ?

En débutant ce texte, je n’avais aucune idée de son potentiel avenir. Quelques pages tout au plus. Un texte court, un brin d’audace, un challenge dans lequel je me suis sentie à l’aise au fil des mots posés, de l’histoire qui prend forme. C’est le plaisir qui m’a donné envie de le poursuivre. Il s’est transformé en cadeau de Saint Valentin. Et puis en récit un peu plus fourni. Jusqu’à devenir un manuscrit, envoyé à une dizaine de maisons d’éditions.

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J’ai reçu quelques propositions d’éditeurs qui pour moi n’en portent que le nom. Payer des sommes colossales pour voir mon roman édité par l’un d’eux, non merci. J’ai décliné et je me suis tournée vers ce que je connaissais le mieux: l’auto-édition.

Ecrire, c’est bien. Partager, c’est mieux. Je pense que tous les gens qui écrivent des histoires seront d’accord avec moi. Je sais ce que certains pensent de l’auto-édition. Chacun a le droit d’avoir un avis et que celui-ci ne soit pas partagé!

Ce texte a été relu, maintes fois corrigé. Il n’attendait plus que l’été pour voir enfin le jour. Après des mois chaotiques, je vous apporte un peu de légèreté. Les premières personnes qui l’ont lu le qualifie de: sensuel, sucré, envoûtant, magnétique, poétique.

En longeant ses cuisses, j’arrive à l’endroit où le monde devient vice et vertu.Tous les secrets prennent racine dans ce périmètre protégé auquel elle me donne accès. Je me sens riche

C’est une histoire assez simple au fond, une histoire de rencontre mais n’est-ce pas dans la simplicité que se cache souvent l’extraordinaire! Je vous invite avec ce court roman à un voyage plein de promesses. Laissez-vous tenter, sans hésiter!

Vous pouvez le commander ICI. Bonne lecture! Et n’hésitez pas à partager vos avis. Ce sont tous vos mots qui bout à bout forment la belle toile de l’avenir de ces textes livrés au Monde

PS: ce récit, comportant certaines scènes érotiques, n’est pas adapté aux moins de 18 ans.

Les arnaqueurs de l’édition

Crédit Pixabay

La publication par une maison d’édition est la consécration ultime de l’auteur qui bosse comme un acharné sur son texte depuis x mois voir années, sans baisser les bras (même si il en a envie très souvent), croyant dur comme fer à son histoire! Il la défend avec ses tripes. Il se livre sans fard et dépense bien souvent quelques centaines d’euros rien que pour l’envoi, étant donné qu’il vise plusieurs maisons d’édition. Et il a le choix…

Dans le vaste champ de l’édition, il y a les grandes maisons qui reçoivent un nombre incalculable de manuscrits par jour, les plus petites qui publient deux titres maximum par an, celles qui affichent clairement qu’elles sont à compte participatif (l’auteur participe aux frais d’édition) ou carrément à compte d’auteur (l’auteur paie tous les frais). Et les autres qui vous racontent des bobards, jusqu’à ce que vous trouviez dans votre boite aux lettres un contrat qui vous demande de débourser 500, 1000, 1500, 2800€ pour votre manuscrit, lu en moins de deux semaines et qui a toutes les qualités de la maison en question. Mais bien sûr!!

Ce qui me gêne dans ce fonctionnement, c’est le mensonge. Faire croire que la maison d’édition est à compte d’éditeur (ce qui veut dire qu’elle prend tous les frais en charge). A la suite de ça, on est en droit de se demander quid de la communication, de la distribution.

Ce qui me chagrine, c’est que des gens paient ces sommes astronomiques pour voir leurs textes sur un catalogue en ligne et éventuellement disponible sur Amazon et dans les librairies. Pour vous donner un exemple, j’ai reçu un de ces contrats, on me demandait de verser 2500€ et on m’offrait (généreusement) 10%  sur les ventes de mes livres. Il fallait que j’en vende environ 1000 pour ne serait-ce que rentrer dans mes frais. Vous la voyez l’arnaque…

Je sais que certains méprisent l’auto-edition, c’est leur choix, mais au regard de ce que propose le marché, je trouve que c’est une voie qui doit être étudiée. Il y a de très bons auteurs qui ont choisi ce chemin. Là encore, il y a des personnes qui en profitent en proposant des formules hors de prix pour une présence quasi inexistante en numérique et des prix assez élevés pour l’impression papier.

Tout auteur écrit pour son plaisir et pour être lu. Peu vivent de leur art. Certains ont la chance de plaire à des maisons d’édition, d’autres pas. Parfois il faut du temps avant qu’un talent ne soit repéré, parfois un talent restera dans l’ombre, réjouissant un cercle d’intimes. Je pense qu’il faut oser, oser se confronter au monde, oser se livrer, se faire confiance et ne pas marchander ce en quoi nous croyons. Il y aura toujours des personnes pour abuser, surtout dans un contexte comme celui-ci.

Un auteur qui n’est pas édité n’est pas un rebut ni quelqu’un de peu intéressant. Il peut choisir de relever la tête et de continuer l’aventure en partageant ses textes autour de lui. Comme il y aura toujours des gens qui écriront, il y aura toujours des gens qui liront!

Et le roman, c’est pour quand?

Crédit Pixabay

Combien de fois j’ai lu, entendu cette phrase? Combien de fois j’ai répondu que ce n’était pas mon créneau?

J’ai cru tenir le début de quelque chose en écrivant le récit des années noires. Et puis une fois le dernier point posé, j’ai préféré le garder pour moi. On ne romance pas sa vie. On ne choisit pas de l’agrémenter pour qu’elle soit susceptible d’intéresser des lecteurs. Enfin moi je n’y tiens pas.

Je suis passée, comme tant d’autres, par différents stades. J’ai eu pendant longtemps accroché à mes basques un besoin de reconnaissance. Qui dépassait la côte d’alerte “tempête”. C’est peut-être pour cela que je me suis lancée dans l’auto-édition. Poussée tout de même par l’envie de partager. Oui le partage a toujours été au centre de tout. Tout comme le plaisir. Je ne me suis jamais forcée ni pliée à une quelconque règle en la matière. Restée authentique surtout. Si il y avait bien un endroit où je pouvais être moi, c’était là, sur le papier. Coucher les mots et raconter des histoires.

J’ai rêvé comme tant d’autres du Saint Graal de la maison d’édition. J’ai tenté et essuyé des refus. Certains diront pas assez. Peut-être. Mais la vie est courte et se prendre des claques ne nous motive pas toujours sur le long terme.

Aujourd’hui, je suis à une autre étape du parcours. L’expérience de l’auto-édition m’a montré que si j’avais les mots, je n’avais pas l’âme d’une commerciale. Ce n’est pas tant sortir de ma zone de confort qui me pose problème, ni une histoire de manque de confiance, plutôt l’idée de faire payer les gens pour ce que je peux partager librement ici. J’écris, oui. Pas pour en vivre. Et c’est une chance. Je ne me sens pas prise au piège d’un quelconque minimum à avoir pour gérer le quotidien. Je vis ma passion en toute sérénité.

Quant au roman, je confirme, ce n’est pas mon style. Mais si j’adore en lire. Je préfère de loin la brièveté des instants de vie, que je livre ici et ailleurs. Je préfère les poèmes et les histoires courtes. Peut-être que je retenterais l’édition, mais juste pour voir, sans quête de quoi que ce soit, comme un entrainement. Rien de plus.

Et vous, comment envisagez-vous l’écriture en général, la vôtre en particulier? Les maisons d’édition vous avez déjà essayé? Ça vous attire ou pas du tout? Comment vivez-vous votre passion au quotidien? Qu’est-ce que ça vous apporte?

 

 

Interview Femmes Inspirantes Saison #2 – Maude Perrier, Autrice

Nous sommes mercredi et comme vous le savez si vous suivez la série, le mercredi est désormais consacré aux interviews de femmes inspirantes. Aujourd’hui, c’est au tour de Maude Perrier de venir nous parler écriture. C’est la première autrice interviewée sur ce blog et j’en suis ravie! Allez, c’est parti…

Bonjour Maude, une présentation rapide, avant de passer aux choses sérieuses :

Bonjour Marie, alors pour me présenter rapidement, j’ai 41 ans, je travaille à plein temps dans un cabinet comptable et j’écris des romans depuis 2014/2015, après une espèce de crise existentielle. Je suis également femme et maman d’un petit garçon de 7 ans, bientôt 8.

Quel(s) type(s) de romans écris-tu ?

J’écris des portraits de femmes, qui au départ sont souvent dans une situation compliquée voire douloureuse (alcoolisme, prostitution, sans domicile etc) et qui tentent de s’en sortir. La romance a également une part belle dans mes histoires ainsi que les voyages.

Comme dirait Attali, j’écris des romans que j’aimerais lire.

Quelles sont tes principales sources d’inspiration ?

C’est un peu cliché que de dire que tout m’inspire et cependant, c’est très vrai. Une personne, une discussion, une situation, un fait d’actualité, une chanson, une émotion… je me nourris de tout pour créer mes personnages et mes histoires.

Je suis aussi ma propre source d’inspiration. Quand un sujet m’intéresse ou me touche, je décide d’en faire le thème central de mon roman. Quand j’ai envie de voyage à l’autre bout au monde, je la choisis pour y emmener mes personnages.

Pour te donner un exemple concret, je travaille sur un nouveau roman. Le thème, je l’ai décidé après être tombée sur une interview de Marsha Elle, une femme que je ne connaissais absolument pas mais qui m’a fait forte impression. Elle a beau avoir une jambe en moins, elle n’en est pas moins très “successful” en tant que chanteuse, mannequin, conférencière inspirante… Je me suis tout de suite vue écrire un roman dont l’héroïne serait, comme elle, une femme amputée. A partir de là, j’ai commencé à regarder des reportages et des témoignages de personnes dans pareille situation et j’ai pris une claque. Nous sommes tellement loin de l’apitoiement sur soi ! J’adore.

Tu as toujours eu ça en toi, l’envie d’écrire, de raconter des histoires ?

Carrément ! Et pourtant, contrairement à beaucoup de mes consœurs, je n’ai pas d’abord été une fan de lecture. Plus jeune, c’était ma sœur qui bouquinait, moi pas trop. L’amour des livres est venu un peu plus tard mais après, je n’ai plus décroché. En revanche, raconter des histoires, ça a toujours été mon truc, même avec des poupées ou des Playmobils.

J’ai commencé assez jeune avec quelques nouvelles griffonnées sur des feuilles blanches, puis suis passée à des choses plus sérieuses vers 15/16 ans. L’écriture m’a toujours apporté un sentiment extraordinaire de bien être, de liberté, d’épanouissement. Je me sens tellement moi avec un stylo ou un clavier ! En parfait accord avec qui je suis lorsque tous les masques imposés par la société tombent.

Quand t’es-tu vraiment lancée dans l’aventure ? Qu’est-ce qui t’a poussée, motivée ?

La première fois c’est vers 16 ans. J’avais écrit cette histoire courte que j’ai ensuite transformée en roman. J’ai mis des années à l’écrire, sur papier, sur machine, sur ordinateur.

Et puis pendant des années, je suis passée à autre chose. J’écrivais toujours mais des documents professionnels, pas de la fiction.

C’est en 2014, que le tournant a eu lieu. Après une crise existentielle, j’ai découvert à peu près simultanément le développement personnel et l’autoédition. J’ai alors repensé à cette histoire que j’avais écrite des années plus tôt et l’ai remise au goût du jour (Une rencontre inattendue).

En renouant avec l’écriture, j’ai comme redonné de l’air à mes poumons. Les idées, les romans se sont succédés à un rythme fou l’année suivante. Je me suis retrouvée.

Peux-tu nous parler de ton premier roman – de l’idée de départ au point final ? Qu’as-tu ressenti une fois celui-ci terminé ?

Mon premier roman, j’en ai parlé un peu plus tôt, il s’agit d’Une rencontre inattendue.

Je pourrais en discuter pendant des heures tant l’écriture fut épique. Je me revois dans ma chambre chez mes parents, avec la musique de Richard Clayderman en fond sonore. J’écrivais pendant des heures sur des feuilles de papier. J’allais à la bibliothèque prendre des livres sur le Brésil et le sida (à l’époque, pas d’Internet 🙂 ). J’écrivais au feeling, sans plan ni rien, mais j’avais l’impression que ça tenait la route.

Ensuite mes parents m’ont offert un cadeau juste extraordinaire : une machine à écrire électronique. Elle fonctionnait avec des disquettes. Du coup, je pouvais écrire chez moi mais aussi à la fac, pendant les temps morts. C’était génial.

Quand je l’ai eu fini dans sa première version, je ne me souviens plus trop du contexte mais je sais que je l’avais envoyé à un concours et qu’il avait eu un prix (sans valeur) . Après, on a proposé de l’éditer, à compte d’auteur. J’ai beaucoup hésité mais je ne voulais pas que ma sœur ni mes parents mettent près de 10000 francs à l’époque dans une pareille aventure, d’autant que vraiment, je n’y connaissais absolument rien.

Il n’empêche, ce premier roman m’a procuré un plaisir indescriptible pendant tout le temps qu’a duré sa rédaction, même pendant les phases d’agacement, quand j’avais oublié de sauvegarder un chapitre par exemple. Et quand j’y ai mis le mot fin… j’ai eu mal de quitter l’histoire, les personnages, les émotions éprouvées tout le long, à émerger en somme. J’étais aussi fière de moi parce que c’était vraiment la chose à laquelle je tenais par-dessus tout. Je voulais la mener à terme et je l’ai fait.

Que dirais-tu à une personne qui a envie d’écrire mais n’ose pas, qui a peur de ne pas « être capable » ?

Je dirais qu’il n’y a aucune raison objective d’avoir peur. Écrire ne veut pas dire être publié, lu, gagner de l’argent etc. Écrire c’est avant tout entre toi et toi. Personne ne t’oblige à le montrer aux autres.

Quant à avoir peur de ne pas y arriver… eh bien ce n’est qu’en essayant qu’on s’en rend compte n’est-ce pas ? Pourquoi mettre des bâtons dans les roues d’un vélo avant même de monter sur sa selle ?

A ces personnes, je dirais juste écrivez, sans vous poser la moindre question. Prenez un crayon ou votre ordinateur et allez-y, mettez un mot après l’autre. Eclatez-vous sans penser à rien d‘autre qu’à ce que vous avez envie de raconter. Il sera toujours temps ensuite de vous poser toutes les questions du monde.

Si je te dis que tes romans sont de belles sources d’inspiration pour les femmes d’aujourd’hui, qu’en penses-tu ?

Je ne sais pas si c’est le cas mais entre nous, ce serait un compliment magnifique !

Les autres m’inspirent tout le temps alors si à mon tour, je pouvais faire pareil avec mes romans, je me dirais que je rends ce que j’ai reçois… euh…je ne suis pas certaine d’avoir été claire 🙂

J’ai conscience aussi que ce ne sont pas les sans-abris, les alcooliques ou les femmes qui sortent de prison qui vont me lire, mais si l’une d’entre elles le faisait et si, d’une manière ou d’une autre, elle puisait dans mes écrits un tout petit peu de force, là, je serais un milliard de fois plus heureuse encore.

 Il va falloir s’arrêter. Un mot, une citation, une envie particulière, un projet à partager :

Un mot ? Hum, faire court n’est pas vraiment dans ma nature 🙂

Je pourrais parler de ce projet de roman qui verra, j’espère, le jour avant l’été, avec cette héroïne unijambiste. De cet autre projet qui est dans un coin de ma tête depuis des mois et qui est revenu brutalement sur le devant de la scène quand je dormais.

Je terminerai alors simplement par cette phrase de Jim Rohn qui m’accompagne depuis que j’ai commencé l’aventure Maude Perrier “if you quit you lose. You lose automatically if you quit”. Si tu renonces, tu perds. Tu perds automatiquement si tu abandonnes.
Je ne renoncerai pas.

Ne renonce surtout pas Maude et enchante nous encore avec ces destins de femmes qui ne peuvent que nous toucher. Je te souhaite encore de beaux projets, de belles histoires à nous raconter. Merci beaucoup pour cet interview pleine de peps!

Pour découvrir l’univers de Maude, c’est par ICI.